lundi 31 août 2015 - par Aimé FAY

L’État-providence en quelques mots… dont parle Yánis Varoufákis

Pour l'ex-ministre des Finances d'Alexis Tsipras, l'État-providence français serait la cible du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble. Pas facile d'imager un seul instant Schäuble se confier à Varoufákis ! Alors, contentons-nous d'essayer de définir l'État-providence.

L'État-providence est le concept d'État qui prend en charge, grâce à une partie des prélèvements obligatoires, le financement d'interventions de solidarité nationale du type protection sociale.

Si l'origine du terme fait encore débat, notons que dès 1748, Montesquieu (1689-1755) mentionnait que "Quelques aumônes que l'on fait à un homme nu, dans les rues, ne remplissent point les obligations de l'État, qui doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable, et un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé." 1

En 1791, dans l'Angleterre où s'appliquait déjà les Lois élisabéthaines sur les pauvres (1601), Thomas Paine (1737-1809) fut le premier a imaginé un État-providence, c'est-à-dire une "méthode de soulagement ou de distribution" 2 qui viendrait aider les familles pauvres et les vieux. Il écrit aussi : "À cinquante ans [...] l'homme [...] tombe rapidement, et se voit comme un vieux cheval que l'on envoie paître. À soixante ans, il ne doit plus avoir besoin de travailler, au moins pour vivre. Il est réellement pénible de voir la vieillesse se tuer de fatigue, dans ce que l'on appelle les pays civilisés, pour un morceau de pain." 3

Otto von Bismarck (1815-1898), alors chancelier d'Allemagne, met en œuvre de 1883 à 1889 des systèmes corporatistes d'assurance au profit des travailleurs, pour la maladie, les accidents du travail, la vieillesse et l'invalidité. Ces lois "relevaient à la fois de la promotion du bien-être des travailleurs, afin de permettre à l'économie allemande de fonctionner avec le maximum d'efficacité, et de la volonté d'écarter les appels en faveur d'alternatives socialistes plus radicales." 4

Puis, en 1925, inspiré par le Parti libéral anglais, dont la figure de proue était John Maynard Keynes (1883-1946), le besoin de financement de la réforme sociale apparaît : "[...] c'est-à-dire la prise en charge sociale de la maladie, du chômage, de la retraite, de l'éducation, du logement et de la santé publique − [...]." 5. Ainsi :

- aux États-Unis, en 1933, suite aux dégâts sociaux de la crise de 1929, le président Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) crée, par l'intermédiaire du New Deal, la première pierre embryonnaire et réelle du Welfare State 6 − État du bien-être, autre nom de l'État-providence − concomitamment à l'État purement interventionniste ;

- le 20 novembre 1942, William Henry Beveridge (1879-1963), dans son "Report on Social Insurance and Allied Services", déclina le concept de base du système britannique de Sécurité sociale 7. Concept repris dans l'article 22 de la Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 ;

- le 4 octobre 1945, la Sécurité sociale française 8 est créée, financée par les cotisations sociales ;

- le 27 mars 1957, le Traité de Rome est signé. Dans son titre III (La politique sociale) il intègre des principes de l'État-providence.

Aujourd'hui, l'ensemble des pays riches et démocratiques ont tous intégré, à des degrés divers selon leur sensibilité politique (libérale ou sociale démocrate), l'État-providence… devenu, peu ou prou, à travers les lois qui le fondent, un droit acquis pour l'ensemble de la population. Les pays scandinaves servent encore souvent de référence.

L'État-providence fournit des revenus aux personnes qu'il prend en charge. Ces revenus sont entièrement dépensés, consommés, car une grande partie du public touché n'est normalement pas celui qui épargne. Ces dépenses participent aussi à la croissance économique du pays… si, et seulement si, la plupart des biens achetés sont produits sur le territoire national. Cela est malheureusement loin d'être le cas aujourd'hui avec la mondialisation et l'immensité des produits provenant des pays à bas coûts !

L'État-providence a pour ressources financières les prélèvements obligatoires. Or, ces prélèvements ont pour assiette les éléments du PIB (somme des valeurs ajoutées des entreprises). Éléments qui varient proportionnellement au taux de croissance économique. Ainsi, en période d'expansion, les recettes de l'État-providence augmentent. En période d'atonie économique ou de récession, elles diminuent, engendrant des besoins de financement à combler par des emprunts… qui vont augmenter la dette publique, déjà bien lourde dans beaucoup de pays.

En France, jusqu'à la fin des Trente Glorieuses, la croissance économique et la modestie de l'État-providence (peu de chômage, peu de retraités par rapport à la population active, etc.) avaient permis à ses comptes − ceux des administrations de Sécurité sociale notamment − d'être généralement excédentaires. Depuis la fin des années 1970, l'explosion puis l'avènement et la persistance du chômage de masse, l'accroissement du nombre de retraités, l'augmentation du recours au système de santé… ont déconnecté la croissance des dépenses (rigides par nature) de l'État-providence, de la croissance économique. Creusant ainsi inexorablement les déficits de ses comptes. Aujourd'hui, la légitimité de l'État-providence est remise en cause. Pour valider cela, certains politiques et économistes libéraux mettent désormais en doute son efficacité. De fait, si les méfaits de la pauvreté… et des accidents de la vie restent quand même bien supérieurs aux méfaits supposés de l'État-providence, celui-ci doit-il évoluer en absence persistante d'une croissance économique retrouvée et durable… afin que ses déficits, financés par des emprunts à long terme, n'obèrent pas de manière illégitime le bien-être des générations futures ?

Comment maintenir notre niveau de la solidarité nationale sans pénaliser celui de notre descendance ?

Faudra-t-il réduire l'État-providence et laisser les inégalités se poursuivre sans correcteur, voire aller vers plus de laisser-faire, comme de plus en plus de femmes et d'hommes politiques, d'obédience libérale et/ou malthusienne 9, le prônent ?

N.B. : l'État-providence n'est pas seulement une émanation centrale. Il existe aussi au niveau inférieur, celui des collectivités territoriales : la commune, le département, la région.

Exemple  : entre 1960 et 2011, le montant des prestations sociales (et autres transferts) est passé, de 32% de la dépense publique, à 46%. En pourcentage du PIB, la progression a été la suivante :

1960-1970

1970-1980

1980-1990

1990-2000

2000-2011

19,2%

21,2%

25,1%

27,1%

28,8%

(source : Rapport sur la dépense publique et son évolution 2013, p. 15).

1. De l'esprit des lois II, 4ème partie, Livre 23, Chap. 29 : Des hôpitaux, p. 134.

2. Les Droits de l'Homme, Seconde partie, p. 340.

3. Id. p. 341.

4. Organisation internationale du travail : "De Bismarck à Beveridge : la sécurité sociale pour tous" (site : ilo.org).

5. The end of laissez-faire : Suis-je un liberal ?, p. 39.

6. Notamment : Social Security Act (1935) modifié en 1939 par une aide aux chômeurs et celle pour les enfants à charge (l'AFDC : Aid to Families with Dependent Children).

7. "In the Report on Social Insurance and Allied Services, I set out a Plan for Social Security…" (Full employment in free society ("Misery generates hate"), Part I, Plan for social security − policy for employment, p. 38, item 48).

8. Le gouvernement provisoire de Charles de Gaulle (1890-1970) charge le ministre du Travail Alexandre Parodi (1901-1979) de concevoir une Sécurité sociale à la française. Le haut fonctionnaire Pierre Laroque (1907-1997) fut chargé de ce projet (source : le Conseil d'État).

9. Thomas-Robert Malthus (1766-1834, pasteur protestant et économiste) : "Rien ne peut contrarier plus efficacement les mauvais effets produits par les Droits de l'Homme chers à M. Paine, que la diffusion de la connaissance des véritables droits de l'homme. Il n'entre pas dans mon propos de les énumérer. Mais il en est un qu'on confère généralement à tout homme, et qu'à mon avis il ne peut ni ne doit posséder : celui d'être nourri lorsque son travail ne lui en fournit pas les moyens. À la vérité, les lois anglaises lui accordent ce droit et obligent la collectivité à fournir un emploi et des moyens de subsistance à ceux qui ne peuvent les trouver par des moyens normaux. Mais ces procédés contrarient les lois de la nature (celle de dieu (NdA)). Il s'ensuit qu'on peut non seulement prévoir leur échec, mais que les pauvres - au lieu d'être soulagés - risquent de souffrir cruellement de l'inhumaine supercherie dont ils ont été les victimes." Dans Essai sur le principe de population, p. 170, édition Médiation, Paris, 1963.

 

Crédit photo : Irishtime.com



23 réactions


  • Onecinikiou 31 août 2015 10:51

    « Comment maintenir notre niveau de la solidarité nationale sans pénaliser celui de notre descendance ? »


    Et bien en commençant par ne plus accepter chez nous des torrents d’immigration incontrôlée - volontairement incontrôlée par nos élites traitres et soumises au mondialisme mortifère - et en réservant les prestations sociales aux seuls vrais légitimes descendants et héritiers issus du peuple de France. 

    Plusieurs priorités donc, et mesures de bon sens : 
    - recouvrer nos frontières politiques et économiques, sortir de l’espace Schengen,
    - stopper l’immigration légale et clandestine (proposition de Marchais dès la find es années 70), 
    - instauration de la préférence nationale (ou plus exactement extension de celle-ci dont profite de larges pans de la fonction publique, ce que nos cégétistes bedonnants partisans d’ouvrir nos frontières pour les autres oublient de rappeler), 
    - suppression droit du sol qui équivaut à une distribution automatique de la nationalité aux premiers pouilleux venus et qui est une révoltante conception de la nationalité.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 août 2015 12:28

      @Onecinikiou
      Vous allez devoir vous recycler, il semble que la Russie commence à intervenir en Syrie contre les djihadistes... Je souhaite que tous ces survivants des guerres de pillage de l’ OTAN, puisse retourner chez eux. Vous allez vous retrouver au chômage, mes condoléances.


    • Onecinikiou 31 août 2015 14:58

      @Fifi Brind_acier


      Le Front National a été l’un des rares, et peut-etre même le seul parti de tout l’éventail politique français à avoir condamné les guerres d’ingérences de l’Empire américain et de ses supplétifs (dont la France notamment dans l’affire libyenne), et ce depuis au moins 1991 et la première guerre d’Irak. Pouvez-vous en direz autant ?

      Le Front national n’est donc absolument pas comptable de la situation en effet désastreuse qui a suivi ces interventions iniques au proche et moyen-Orient.

      En revanche, et il fut que vous vous convaquiez de la chose si vous prétendez accéder un jour aux responsabilités et au pouvoir suprème : autant les va-nu-pieds du quart monde sont légitimes à fuir la misère de leurs contrées dévastées (et dont on ne peut pas dire que même les pays dont ils sont issus et qui ne sont pas en guerre ne se portent pas de manière florissante), autant les pays d’Europe et la France - ainsi qu’en premier lieu leurs peuples historiques respectifs - sont absolument légitimes pour décider de les acceuillir ou non. 

      Il s’agit d’un arbitrage à opérer, et d’un rapport de force. Où sont les priorités de nos grands humanistes aux poches vides ? Sauver les miséreux du monde entiers, ou bien protéger leur peuple, leur patrie, leurs frontières, leur patrimoine et modèle social ? Des fossoyeurs, voilà ce que vous êtes. 

    • capobianco 1er septembre 2015 07:24

      @Onecinikiou
      « condamné les guerres d’ingérences de l’Empire américain et de ses supplétifs » et n’avoir de cesse de s’en prendre aux victimes de cet empire... Incohérence, facilité, peur, calcul, haine ... ?


    • Onecinikiou 1er septembre 2015 16:23

      @capobianco


      Ou est l’articulation logique dans votre propos ? Le Front National s’est systématiquement opposé aux guerres d’ingérence sous faux drapeau humanitaire behachelo-kouchnerien depuis comme je l’ai dit la première guerre d’Irak, qui coïncidait alors avec la chute de l’URSS et une reconfiguration des rapports de force géopolitiques mondiaux. Cela, c’est un fait incontestable. 

      Où voyez-vous une contradiction dans le fait de ne pas cautionner ces ingérences, et donc dans le même temps de refuser d’en subir les conséquences désastreuses induites, pas seulement d’ailleurs pour ces pays (même si en première ligne) mais aussi, nous le voyons à présent chaque jour, pour les pays d’Europe ? Il n’y a pas de contradiction, il y a au contraire une cohérence politique totale. 

      Refuser d’être envahi, submergé, subverti, remplacé par les masses tiers-mondiste en déshérence, et quelque en soi la cause, n’est évidemment pas du racisme, il est un réflexe de survie spontané, un instinct de conservation élémentaire et salvateur, ce qui suppose tout de même de ne pas être totalement abruti par la propagande humanitaro-universaliste, c’est à dire la même qui au demeurant a justifié, et continue de justifier, l’ingérence précitée. L’incohérence de façade - en réalité le cynisme et la manipulation pour des causes qu’il conviendra à l’avenir d’élucider - fait donc partie intégrante du discours dominant euro-mondialiste, elle lui est même consubstantielle.

      Je terminerai en vous disant ceci : votre référence au faux concept de « haine », qui un qualificatif visant à disqualifier votre adversaire et à tuer tout débat démocratique, usité de surcroît jusqu’à la nausée par l’ensemble de la caste et idéologie dominante (en avez-vous seulement conscience... ?), vous démasque. Il faut en effet être un gauchiste de la pire espèce, manipulé jusqu’au trognon, pour encore devoir y recourir dans le contexte actuel. Un gauchiste inculte et décervelé du type de ceux qui, tout en se donnant des faux airs de révolutionnaires de claviers, ont voté des deux mains pour nos maîtres socialistes depuis 1981. 

      C’est à dire pour ceux-là même qui n’ont cessé de botter le cul, ou de cautionner ces bottages de cul, des pays et peuples du tiers monde non alignés sur les désidératas et diktats de l’Empire atlanto-sioniste. Les véritables prêcheurs de haine, les pourvoyeurs de guerre et du chaos généralisé, les vrais responsables et co-responsables de la situation actuelle, ce sont donc ceux que VOUS, personnellement, ainsi que vos semblables médiocres, avez porté au pouvoir ces dernières décennies. Voyez le renversement de perspective, qui ruine vos postulats et vous fait passer pour ce que vous êtes en réalité : au mieux un analphabète manipulé sans conscience politique aucune, au pire un immonde tartuffe à la solde de la ploutocratie transnationale.

  • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 31 août 2015 11:15

    les mots sont traîtres

    le pseudo etat providence , mot qui cherche de suite à dénigrer sans rien prouver , ni dire ouvertement, c’est la reconnaissance d’un collectif comme base pour vivre ensemble, le voleur qui essaye de diriger lui doit casser cela pour voler peinard.....le dénigrer, genre vilain pas beau avec n’importe quels arguments car les mots peuvent tout dire ,tout démontrer comme aussi leur exact opposé....

    ainsi ce qui est alors important est l’intention réelle derriere les mots..

    si on a compris que aujourd’hui comme hier ce sont des gangsters,des mafieux qui dirigent,alors l’intention est claire..

    comme d’ hab ces gens essayent le contrôle total qui ne marchera jamais..la vie est tout sauf statique...

    ces gens sont pur moi des idiots congénitaux qu’il faut a tout prix arrêter...simple non ? smiley

    ôtez donc de votre vue tout ce qui a nécessité un collectif pour exister...et vous verrez ,en fait vous ne verrez rien car alors vous n’existez meme plus ...

    le collectif qui est la base a besoin des talents divers et variés, des capacités comme dans tout l’univers ,talents qui ne sont pas les nôtres mais ceux que mère nature a donné, là il y a diversité vitale car 7 milliards de matheux,de mafieux, de politicien, de juges, de policiers, de militaire etc etc et là aussi on est tous mort.....

    vous faire croire que l’individuel est ce qui fait L’univers est le but de ces mafieux neocons entre autre et surtout donc siouxnistes aussi et leurs amis..ça fait du monde partout ,tout ça..

    pour dire cela il faut avoir « vu » comme dans vision que L’Origine est UN....tout est relié, il n’y a ni temps, ni espace absolu dans ce sens ou tout est relié, il y a un temps et un espace relatif pour lé pensée humaine qui n’est pas dans le présent ,pas dans la vie......et la diversité alors est bien sur ce qui vient dans la création de matière donc d’humains......

    là aussi tout est inversé pour une névrose simple et criminelle,celle du voleur qui dirige...

    nous sommes condamné à comprendre cette unité dont nous sommes une des milliards de milliards de composantes, ce qui commence avant tout en soi meme, ceci n’est pas perçu sauf exceptions,mais en moi meme je suis deja divisé...ce qui nous reste de cerveau , la pensée analytique,vitale pour survive et un danger mortel pour la vie, divise tout en deux conceptuellement, pour penser la survie..

    ceci est inhérent à la vie physique, il y a toujours un analyseur ,y compris chez le plus simple et minuscule etre « vivant » qui analyse par besoin vital son environnement....

    chez l’humain nous avions d’autres capacités que n’ont pas les autres animaux....on les a perdu....la pensée ne peut vivre car elle n’était pas prévue pour fonctionner sans les autres capacités à l’age dit d’adulte...pour l’enfant ça va si il est entoure par des adultes intelligents, ce qui doit etre très rare..etc..

    le voleur veut détruire l’état pour liquider définitivement le fait absolu que le collectif est ce qui prime en absolu...pour un pouvoir total en jouant sur le pire en chacun de nous meme...

    il y va de sa survie...vous avez peut etre peur mais le voleur lui a la trouille de ce qui va se passer pour lui... smiley

    certains en attrape meme la tremblotte


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 août 2015 12:31

      @howahkan Hotah
      Bonjour,
      Une conférence de Xavier Vershave, de l’ Association « Survie », qui devrait vous plaire. Il y a tout un chapitre sur l’importance des biens publics. Texte complet de la conférence.


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 1er septembre 2015 08:51

      @Fifi Brind_acier

      salut, intéressant à propos des 3 niveaux, local famille, médian et le niveau supérieur.(socialement parlant) ..ou en sport comme en business on essaye de supprimer toute incertitude,celle du sport comme celle du business...c’est effectivement ce qui est en cours..

      on saisi ce que je vois pour moi que le bordel créé par un monde mafieux est la seule chose qui puisse encore éveiller le terrien....va t’ il saisir que etre collectif partageur sur toutes les nécessités vitales volontairement s’entend est la seule issue..au pire.. ?? je ne sais pas du tout...car cela étant un effet indirect d’une « éveil » à soi..ce qui est un non sujet absolu devant le succès du matérialisme qui va apprendre à l’univers qui est le maître ????

       devant un tel etre dont certains sont totalement dément et ce sont ceux la que l’on suit...va falloir faire du poutine ou du chavez un peu partout...qui survivra verre...

      sur ces niveaux on se rejoint globalement...c’est juste que mon parcours et ces événements impossible qui me font savoir que L’Origine, la Bonté universelle, la paix, le contentement absolu ne sont pas des illusions mais c’est bien notre monde qui l’est m’amène vers la source du mal en moi donc en chacun,car au fond nous sommes "fabriqués de la meme façon.., la source est en nous meme...la pensée analytique étant LE problème,si elle fonctionne seule ,elle devient ce que nous voyons dans le monde extérieur..

      André Malraux avait plus que raison ..et tant d’autres aussi bien sur....

      Après tout le destin auto infligé des homes est peut etre de devenir une sorte de mollusque ??? du à leur incapacité d’être eux mêmes...

      autre sujet, d’une vie..

      merci..


  • Spartacus Spartacus 31 août 2015 11:46

    En fait l’état providence trouve sa source dans une philosophie Ponsi et l’illusion que tout le monde peut vivre aux dépens de tout le monde....


    L’état providence prétend « aider les pauvres » mais en vérité ne profite qu’aux corporations de petits bourgeois de l’état qui l’accapare....

    L’état providence est juste la providentiel pour la caste de l’état et la gamelle de ses obligés....

    —Bismark pour fiancer ses guerres a besoin d’argent....
    Il met fin à la démocratie et plusieurs loi anti-sociales.
    Il propose une « sécurité sociale » pour tous à partir de 70 ans, en ponctionnant les caisses de solidarité existantes pour financer l’effort de guerre. Il sait que des gens de + de 70 ans, à cette époque il n’y en pas beaucoup.

    -La « répartition » a été instaurée le 15 mars 1941 par Philippe Pétain pour les mêmes raisons. Ponctionner les réserves des caisses privées pour financer les conséquences de l’occupation et de la guerre.
    La « sécurité sociale » a été simplement confirmée en 1945 par les communistes qui ont profité du bordel juste après guerre pour engendrer le totalitarisme d’état. 
    La sécurité sociale engendre la dépendance à l’état et donc la bienveillance au socialisme...


    « Ces dépenses participent aussi à la croissance économique du pays ».
    En fait cette analyse est erronée. Ce n’est pas une analyse économique mais une analyse de ressenti.
    Ceux qui l’affirment sont ignorants de ce qu’ils payent....

    Les lois économiques sont claires. La dépense contrainte apporte 2 fois moins de croissance que les dépenses volontaires. 
    La dépense contrainte se dirige vers les groupes de pression, là ou la dépense micro-économique se dirige vers les vrais besoins et donc l’efficience économique donnant de la croissance.

    La grande erreur de ce texte est de partir d’un postulat faux.....Sur un état d’esprit de l’illusion socialiste que chacun peut vivre aux dépens des autres et en premier lieu soi-même...

    L’état providence serait FOR-MI-DABLE et moults fausses réalités enrobées dans du papier de soie avec des jolis mots « social » « solidaire » « bien commun » « inégalités » « pauvreté » qui ne sont que des excuses de la caste des accapareurs sociaux.

    La sécurité « sociale » n’a rien de « social » sauf le nom. 
    C’est qu’une vulgaire assurance qui n’a jamais soigné personne, elle prend de l’argent pour le redistribuer et c’est tout.
    Ceux qui ne cotisent pas n’y ont tout simplement pas droit...

    L’assurance retraite est tout sauf « égalitaire ou solidaire », régimes spéciaux pour les « grands » défenseurs zélés de l’état providence, mais qui pour eux ne voudraient jamais de la répartition qu’ils imposent aux autres.

    L« assurance chômage est tout sauf »solidaire« 35% de la population n’y cotise pas, sous prétexte d’avoir »plus de droits" que les autres, EDF, RATP fonctionnaires et la clique de la caste des accapareurs sociaux....

    les ziiinégalités est un concept de la jalousie et une marotte du 19eme siècle marxiste totalement hass been, qui voudrait faire croire que les gens sont plus heureux dans une misère égale que dans une richesse inégalitaire mais plus élevée pour toute la population. Pour ces gens la jalousie est plus importante que la pauvreté....


    • rotule 31 août 2015 21:23

      @Spartacus
      Si on regarde bien les dépenses sociales et les dépenses fiscales (les niches), on peut voir que la providence est bien plus pour ceux qui détiennent du capital que pour ceux qui survivent.
      Et, sauf à retomber dans l’univers de Zola, une société doit s’assurer que les vieux (notamment) ne crèvent pas de misère.
      J’anticipe votre argument sur une éventuelle retraite par capitalisation : on verra le cours des bourses dans 6 mois ... rendez-vous est pris.


    • Spartacus Spartacus 31 août 2015 21:56

      @rotule

      Les « niches » fiscales sont souvent données pour des « excuses » sociales....
      Une niche n’est pas non plus pour celui qui dispose de « capital » mais surtout pour celui qui est dans la bonne case ou corporation....

      La capitalisation se mesure sur une durée de 40 ans. Pas sur des soubresaut boursiers tous les 6 mois...
      Le capital est tellement taxé en France que bien souvent la capitalisation se résume a un bien immobilier qui sert d’appoint.

      La capitalisation est bien meilleure que la répartition et plus adapté a une dynamique de vie actuelle et les diversités qu’une répartition qui favorise ceux qui choisissent le mimétisme et l’immobilisme.

    • samuel 31 août 2015 22:07

      @Spartacus
      « La capitalisation se mesure sur une durée de 40 ans. Pas sur des soubresaut boursiers tous les 6 mois... »

      Va dire ça aux gens qui ont voulu retirer leurcash de 40 ans d’épargne lorsque le marché a eu quelques « soubresauts » ! Tu auras surement un excellent accueil.

      Et le marché il fait pas dans la charité lui. Il te dira « Vous avez joué, vous avez perdu. Bonne retraite ! »


    • Spartacus Spartacus 1er septembre 2015 08:42

      @samuel


      C’est un raisonnement sur le ressenti ou la posture qui n’a rien de mathématique...

      Le rendement de la répartition bien entendu inférieur à la capitalisation....

      La répartition ne fait pas dans la charité, elle fait dans le collectivisme. Pas de contrat écrit, pas de transparence, et posture.

      Comme tu ignores ce que tu payes directement pour la répartition, tu imagines la répartition comme plus favorable que si cet argent avait été placé sur du capital...

      La différence étant que le rendement faible de la répartition est caché par un abondement de l’état qui comble les trous et des taxes de plus en plus nombreuses qui pallient la faillite...

      Le marché lui annonce la couleur, la répartition, la première génération n’a pas payé et laisse sa dette sur la génération qui ne pourra plus emprunter pour combler les déficits...


    • samuel 1er septembre 2015 09:28

      @Spartacus

      La répartition n’a besoin d’aucun « rendement ». Si tu l’ignores encore, le système par répartition prélève sur la richesse à l’instant T pour financer les inactifs.

      Son grand avantage est d’être complètement déconnecté des marchés financiers. Ses frais de gestion sont extrêmement faibles. Il s’agit ni plus ni moins que d’une caisse où les actifs déposent leurs cotisation et où les inactifs ayant acquis des droits touchent leur salaire.

      Les seuls qui ont à y perdre dans ce système, ce sont les actuaires, gestionnaires privés d’assurance retraite complémentaire qui ne verront jamais cet argent pour justifier leur emploi. 

      Toute cette caste de financier qui ne produisent rien mais coûtent beaucoup ferait mieux d’utiliser leur cerveau dans la recherche public plutôt que de se faire des cou... en OR sur le dos de la population.

      Quant à votre fameux système ponsi... C’est simplement une grossière erreur de logique de votre part. 
      La société française à un instant T a décidé que les actifs allaient directement payer pour les inactifs via la création d’une caisse. Il n’y a aucune notion de « génération » là-dedans qui n’aurait pas payé pour d’autres ou d’une quelconque dette.

      La seule dette qui existe, c’est celle créée par les grandes entreprises qui en l’espace de 10 ans ont réussi à détourner 3% PIB de l’impôt. 

      Starving the beast comme disent les Libéraux !

    • slave1802 slave1802 1er septembre 2015 12:24

      @Spartacus

      Bonne nouvelle pour les détenteurs d’actions Euortunnel : Plus que 20 ans à attendre....


  • JL JL 31 août 2015 11:48

    Bon tableau, bonnes questions.


    Je voudrais réagir sur ça :
    ’’ L’État-providence fournit des revenus aux personnes qu’il prend en charge. Ces revenus sont entièrement dépensés, consommés, car une grande partie du public touché n’est normalement pas celui qui épargne. Ces dépenses participent aussi à la croissance économique du pays… si, et seulement si, la plupart des biens achetés sont produits sur le territoire national. Cela est malheureusement loin d’être le cas aujourd’hui avec la mondialisation et l’immensité des produits provenant des pays à bas coûts !’’

    La première phrase est à marquer en lettres d’or aux frontons de la République.

    Le reste est hors sujet : il n’y a pas que les pauvres qui achètent des produits made in ailleurs. Et c’est peu de choses comparé à l’évasion fiscale des riches, pour n’évoquer que ce pb.



  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 août 2015 12:23

    L’Etat providence. le modèle social français a été mis en place grâce au Conseil National de la Résistance. Les Français y sont très attachés, il redistribue, (au grand dam d’asparagus) 46 % de la richesse nationale, sous forme de services publics, de santé, d’écoles, de solidarités nationales, de biens publics etc.
    « L’importance des biens publics » en 2 minutes par Xavier Vershave


    L’euro a été mis en place, de manière délibérée, pour en finir avec « les Etats providence ». L’euro ne peut pas être dévalué, il convient, pour faire baisser le prix du travail, de procéder « à une dévaluation interne », une contraction de la masse salariale, en supprimant les acquis et les dépenses publiques.

    ** NB : Si tous les pays de la zone euro font pareil, les effets s’annulent.


    Mais comme l’euro ne suffit pas, la Commission européenne exige « des réformes structurelles ». C’est l’article 121 du TFUE, qui lui donne le droit d’élaborer les politiques économiques des 28 pays européens. Mises en place par les mesures idiotes des Lois Macron, qui ne feront qu’aggraver la situation.

    • Spartacus Spartacus 31 août 2015 12:46

      @Fifi Brind_acier

      Les français y sont « attachés »....Tellement qu’ils ne peuvent en sortir...


      Amie brin d’acier tu partages ton régime spécial ?

      Explique nous ce joyeux concept de l’égalité, de la fraternité, du social et de la SO-LI-DA-RI-TE.

      Allez c’est une question ouverte....Explique nous pourquoi les uns ont plus de "droit sociaux que les autres ? 

      Explique nous pourquoi tu veux pas payer pareil que les autres ?
      Explique nous cette solidarité sôôôôciale quand t’as 8 fois plus à la retraite qu’un agriculteur ? 
      Explique donc pourquoi ta carence c’est zero jours et le médecin c’est 3 mois ? 

      Alors explique nous les régimes spéciaux par taxation que les répartis contraints par ta caste se marre d’entendre vos hypocrisies de statutaires réunis....


      Ceci est factuel ta caste se gave de la solidarité et se torche le cul sur les pauvres qu’elle prend en exemple pour se justifier.....
      Ta corporation se gave de l’argent des générations suivantes. Votre caste corporatiste est une honte....


    • elpepe elpepe 1er septembre 2015 03:51

      @Spartacus
      Il faut reconnaitre que Spartacus a plutot raison
      Etat social en France est celui de la caste des fonctionnaires
      Cela empeche d ailleurs une vraie solidarite d etre mise en place


    • capobianco 1er septembre 2015 08:06

      @Spartacus
      « 

      Explique donc pourquoi ta carence c’est zero jours et le médecin c’est 3 mois ?  » Peut-être la différence des revenus et le choix des médecins libéraux qui assument ainsi leur idéologie ! Il me semble qu’ils étaient plus attirés par une augmentation de leurs confortables revenus ( garantis par la sécu) que par la « carence ».
      J’imagine que « fifi » est fonctionnaire d’où l’attaque et le « se gave de l’argent des générations suivantes ». Quel verbe pour nos élites politiques, financières, économiques, se goinfre, s’étouffe, s’empiffre ? Et là c’est sur les générations actuelles comme sur les suivantes et à un autre niveau, non ? 

    • Spartacus Spartacus 1er septembre 2015 08:50

      @capobianco

      Les médecins n’ont pas le « choix » de la carence.....C’est coercitif...
      Les élites politiques sont dans le même profit social que les fonctionnaires....
      Les fonctionnaires étant des « millions », 1000 milliards sur les 2000 de dette correspond à leur social financé à crédit et leur retraites ne sont pas provisionnées, et ne pourront être payées que par la dette....

      Je persiste et signe l’abjection est cette fonction publique qui accapare la redistribution sociale..

  • Marc Chinal Marc Chinal 31 août 2015 13:33

    C’est beau l’espoir de « sauver » un monde monétiste qui est arrivé à saturation totale... smiley


  • BA 6 septembre 2015 13:38

    En 2017, au Royaume-Uni, un référendum sera organisé à propos de la sortie ou du maintien dans l’Union Européenne.

    Aujourd’hui, coup de tonnerre ! Un sondage explosif à propos du Brexit ( = Britain Exit) :

    43 % des personnes interrogées veulent sortir de l’Union Européenne.

    40 % des personnes interrogées veulent rester dans l’Union Européenne.

    17 % sont indécis.

    Dimanche 6 septembre 2015 :

    La Grande-Bretagne voterait pour sortir de l’UE.

    Pour la première fois, un sondage a indiqué dimanche que les Britanniques voteraient pour une sortie de l’Union européenne. Le référendum aura lieu d’ici fin 2017 au plus tard.

    Au total, alors que les députés doivent se pencher à nouveau sur le projet de loi sur le référendum lundi, 43 % des personnes interrogées par l’institut Survation pour le compte du Mail on Sunday estiment que la Grande-Bretagne devrait quitter l’UE.

    Elles sont 40 % à préférer rester dans l’UE et les 17 % restants sont indécis.

    Ce sondage, réalisé via l’internet sur un échantillon de 1004 personnes, marque une rupture avec les précédentes enquêtes d’opinion qui ont toujours conclu à un avantage du « oui » à l’Union européenne.

    http://www.romandie.com/news/La-GrandeBretagne-voterait-pour-sortir-de-lUE/627450.rom


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