mercredi 14 septembre 2011 - par Amaury Watremez

L’étrange fascination des « nouveaux mâles » pour les anciens

 « Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer. »

Groucho Marx dans ses « Mémoires Capitales »

image ci-dessous prise ici

ca_pere_et_fils.jpgOn me dira encore pour ce texte, tu exagères, tu es outrancier, tu systématise des cas particuliers, tu es trop caustique, voire méchant, à cela je répondrai que ce texte ressort de la caricature et qu'il grossit de ci de là quelques traits, mais pas tous, afin de faire émerger une esquisse de portrait des « nouveaux mâles » et des « nouvelles femmes ».

On croise les nouveaux mâles en ville, dans les grandes agglomérations, et aussi à la campagne, pas seulement à Paris dans les coins « bobos » de la Capitale.

Ils se reconnaissent souvent au fait qu'ils portent un bébé sur leur ventre, comme les kangourous, ou poussent la poussette de leur progéniture, alors que madame est à côté le portable à la main, ou la clope, en essayant de se persuader combien c'est sympathique d'être un nouveau mâle.

On les voit attendre à la sortie des magasins de fringues leur douce et tendre moitié, tenant la main d'un petit garçon ou d'une petite fille habillés comme Papa et Maman en coton équitable bien entendu. Il garde très longtemps l'allure « adulescente » car au fond c'est un grand gosse qui rêve encore de se marier avec sa mère.

Madame a conservé son nom de jeune fille qu'elle appose au nom de Monsieur, souvent en deuxième, car ne porter que son nom de femme mariée équivaudrait pour elle à un signe d'oppression masculine et phallocrate, tout comme pour certaines « nouvelles » femmes, l'épilation est également un de ces signes (je n'exagère pas, voir à ce lien).

Monsieur ne comprend pas toujours ce genre de point de vue mais il accepte, non pas qu'il soit parfaitement d'accord, mais surtout parce qu'il a peur de se faire engueuler.

A la maison, il s'occupe de la plupart des tâches ménagères, il change les couches du bébé, se réveille la nuit pour donner le biberon, nourrit le chat, sort le chien. Sa femme, ou plutôt sa compagne, sa partenaire, a mieux à faire, elle « chatte » sur le net avec ses copines, ou choisit le papier-peint sur un super-site internet qu'elle a repéré, qui en plus pratique son commerce selon les normes de développement durable les plus stricts car c'est important à ses yeux.

Le nouveau mâle ne s'occupe pas de ces tâches simplement pour rendre service et partager le travail, c'est parce que sa femme, mais aussi sa mère, qui fait « 68 » et l'a éduqué dans le mépris de son pénis et de son identité sexuelle, lui ont bien dit et répété que demander ça à sa femme serait un symbole d'arbitraire masculin.

Ce que ne sait pas son compagnon, c'est qu'elle a un amant, un sale type viril et un rien brutal pendant l'effort, mais elle le trouve tellement moins mollasson que son mari, pacsé, partenaire de couple.

Parfois, elle va jusqu'à quitter son nouveau mâle pour aller avec le sale type qui la traitera comme une loque, se moquera d'elle, mais c'est ça au fond qu'elle recherche. Et comme elle est moderne, parfois c'est pour une autre femme, souvent une « camionneuse » compréhensive mais ferme qu'elle quitte son nouveau mâle, nouveau père...

Au café, on la voit avec son amant, dont elle boit les paroles, qu'elle inonde de SMS brûlants de passion finalement bourgeoise. Elle fait tout ce qu'il demande, lui obéit au doigt et à l'œil.

Elle aime bien son mari, qui est aussi sa « meilleure copine », mais elle aimerait bien que de temps, il soit aussi un homme, un vrai, un dur, un tatoué, même si au fond, elle recherche un stéréotype, et qu'elle est toujours en quête du prince charmant. Elle sait bien qu'elle se comporte souvent en virago.

Le nouveau mâle s'en doute plus ou moins. Souvent il rêve à se comporter en « phallocrate », en « macho », en « sale type », parfois lors des conférences sur les théories du « Gender » où le traine sa femme qui trouve cela génial. Il s'occupe de la sono, et parfois quand la conférencière évoque la dictature masculine qui a eu cours pendant des siècles, ce sont des paires d'yeux réprobateurs qui se tournent vers lui et les deux ou trois hommes présents, qui baissent alors la tête.

Le plus souvent, la conférencière les console en parlant aussi des mâles qui ont pris conscience de tout cela, et là les visages dans le public exclusivement féminin deviennent souriants et pleins de commisération envers ces gentils garçons qui expient les péchés de leurs ancêtres.

Les nouveaux mâles ne sont ni de droite ni de gauche, on en trouve de toutes les opinions, à la différence qu'à droite ils se mettront en ménage de préférence avec des femmes ayant le genre cheftaine qui aiment désigner hommes et femmes comme « mecs » et « nanas ».

photo ci-dessous prise ici

scenes-de-menage.jpgElle est souvent plus « mec » que son homme il est vrai.

Ce genre cheftaine aimera bien discuter à longueur de temps sur les défauts des « mecs ».

Pourtant, le nouveau mâle aime à défendre le « Gender », le féminisme et tutti quanti, même s'il perçoit son couple selon des critères de « sitcom » ou de publicité. Il qualifie tout contradicteur de ces nouveaux dogmes de fachos, frustrés, réacs, séides de Zemmour, et j'en passe, tout en rêvant de se comporter comme il s'imagine que ces affreux personnages, selon lui, se comportent. D'ailleurs, le plus souvent, il en vient très vite à évoquer la taille de l'appareil génital de ceux qui le contredisent pour se défendre, à se lancer dans des comparaisons parfois hasardeuses, ce qui en dit long sur son inconscient au bout du compte.


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