samedi 4 février - par ddacoudre

L’horreur n’est pas économique, elle est politique

En réalité, autant la théorie économique que la réalité économique démontre à l’envi que l’économie de marché sans régulation politique efficace conduit au chaos. Et les citoyens n’ont pas besoin d’être experts pour savoir qu’ils ne veulent pas d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être le « meilleur » pour être « compétitif », où la loi du plus fort, déguisée « en loi de l’économie », remplacerait les lois politiques.

Aussi, même si les médias s’entêtent à présenter l’idéologie libérale comme dominante, les foules prêtent plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique, spéculateurs, patrons… Mais cette « contre pensée unique » antimondiale, antieuropéenne, antiéconomique, abrutit plus le citoyen qu’elle ne l’éclaire, parce qu’elle se trompe de cible. En effet, une société horrible nous guette peut-être, mais l’horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte avant tout, des stratégies de pouvoir des gouvernements.

Car la pauvreté, le chômage, l’exclusion sociale ne sont inscrits nulle part dans les fameuses « lois de l’économie » ; ces fléaux résultent des lois des hommes que la politique a justement vocation à redéfinir en fonction des choix collectifs issus du débat démocratique. L’exclusion sociale a commencé de caractériser nos sociétés démocratiques bien avant la « mondialisation », bien avant la tyrannie des marchés financiers », avant le système monétaire européen et vingt ans avant le traité de Maastricht. Notre incapacité à combattre la montée du chômage était flagrante alors même que nous disposions encore des marges de manœuvres politiques qui se sont trouvées ensuite limitées par la nouvelle organisation de l’économie mondiale.

L’impuissance des politiques est un mythe, en partie élaborée et instrumentalisé par les politiques eux-mêmes, pour justifier l’immobilisme tant qu’il constitue la stratégie électorale la plus payante. Nous sommes puissants, c’est peut-être par-là que se dissimule la véritable horreur. Nous sommes encore et toujours dans la période de relative prospérité économique et de progrès technologiques prodigieux. Mais le bénéfice de ces progrès est de plus en plus inégalement partagé entre les hommes.

Notre crise n’est pas d’abord une crise de l’économie, mais une crise de la volonté politique, du courage politique, du débat politique, une crise de la démocratie.



14 réactions


  • rogal 4 février 11:03

    D’accord globalement, ddacoudre, mais ne faudrait-il pas que le débat démocratique s’oriente pour de bon vers l’analyse des rapports de force entre les peuples et le capital ? Quelle voie emprunter : nationalismes coopérants ou internationalisme marxiste ? Économie mixte ou entièrement étatisée ?


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 13:13

      @rogal

      @rogal

      bonjour je n’ai pas de réponse à cela, je veut seulement souligner qu’il ne faut pas que les hommes renvoient leur responsabilité à de concepts.
      j’ai écris ceci il y a très long temps,

      Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

      Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

      De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides, mais le reconnaître ne le rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du « louage de service », donc du marchandisage. Je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

      pour parvenir à cela ce n’est pas sur le hasard , ni sur un éclair de génie qu’il faut compter mais sur l’accumulation de Savoirs par les hommes, alors ayant de quoi cogiter il en ressortira forcément autre chose qu’une pensée unique dans laquelle nous sommes entre tenu.
      cordialement
      ddacoudre.over-blog.com.


  • howahkan howahkan 4 février 11:43

    Salut à toi.. smiley

     l’horreur est humaine , humain qui fait des lois...la loi du plus mensonger, du plus vaniteux, du plus déments, du plus taré , du plus pervers narcissique , du plus en souffrance aussi donc etc .... !! cela vient de notre cerveau qui dysfonctionne depuis genre 3 à 5000 voir +++ ans selon le degré de mensonge de l’histoire qui est énorme..je le sais par expériences non transmissibles aux autres, ce qui fait que je suis peut être dément dans le sens médical...peut être pas

    nous fumes nécessairement intelligents à nos débuts qui sont totalement ignorés, à moins de croire aux balivernes racontées par nos menteurs de profession qui dirigent...par la violence , par la récompense...tout le monde sait çà, ce qui indique bien que de savoir cela n’est pas du tout le moteur d’un changement radical ..mais pourquoi donc ??

    parce que cette connaissance est totalement superficielle,superficielle non pas dans le sens pas bien du tout mais dans le sens voila ce qu’elle fait.. ,ne concerne que la partie superficielle de ce qui nous reste en marche dans notre cerveau, la pensée analytique , partie tout à fait valable et absolument vitale pour la vie superficielle mais vitale donc de tous les jours au niveau physique , manger, dormir, boire, s’abriter, se déplacer etc ....mais qui n’a pas vocation à aller au delà..

    ah !!!! bon on fait quoi..ben rien que la même chose que depuis 3000 ans c’est à dire que je refuse de cooperer et de partager équitablement , et que de toutes façons on est vraiment occupé car là , nous les esclaves volontaires, volontaires car on le devient en refusant de cooperer et en déléguant sa vie au maître ,on va aller choisir le représentant du maître..

    Ainsi l’horreur vient de nos cerveaux, plus exactement de la pensée analytique qui est un programme qui comprends la mémoire quelque elle soit , l’analyse de cette mémoire processus pousser par le désir aléatoire à atteindre et le désir de bien faire etc , la planification du futur , etc où merde zut bordel, la pensée rencontre l’inconnue qu’est la mort qui dit ceci à la pensée : ne cherche pas la continuité car tu y vois la mort, la fin, que tu ne peux enregistrer , tu n’as pas de capacités avec l’inconnu donc avec la mort..tu ne peux que analyser ce que tu connais qui est mémorisé y compris la mémoire de ton futur idéal , elle qui ne peut que analyser ce qu’elle a déjà mémorisé...

    la pensée n’est pas programmée ( par qui, par quoi ?) pour rencontrer l’inconnu et va à ce moment commettre la faute majeure, elle va transformer ce qu’elle ne connaît pas, ce qui lui est inconnu , en quelque chose qui lui sera connu, elle va créer une illusion mentale qui n’est pas réel sauf que cela a le goût du réel pour la pensée ce qui est normal car c’est un outil conceptuel qui ne sait pas qu’il est un outil , il se voit en tant que être humain ,elle va donc créer une illusion mentale mémorisée qu’elle va analyser ....et là çà y est on a quitté le monde réel pour l’illusion...

    alors que si la pensée n’agit pas DU TOUT en présence de l’inconnu, cela va ouvrir nos autres capacités aujourd’hui endormies sauf exceptions, moments d’exception comme aussi les dites NDE ou EMI ..capacités que nous avons tous..L’Origine n’est pas comme nous..enfin tels que nous sommes devenus . voir ici..

    Pour apprendre cela nous avons très jeune des moyens que L’Origine a inclus en nous tous...la sensation que l’on appelle souffrance ’ dukkha chez les pseudo bouddhistes, le bouddha n’était pas bouddhiste, notion qui est plus juste et complet que le mot souffrance) que la pensée ne peut résoudre, elle peut juste essayer de fuir, mais je ne peu me fuir moi même donc cela ne marche jamais..

    souffrance il y a , ceci doit être résolu mais la pensée essaye de fuir en ne la vivant pas ce qui est impossible car la pensée est la souffrance , la souffrance ne va alors plus jouer son rôle de symptôme d’erreur et de catalyseur qui doit à sa manière ouvrir comme elle l’entends car je n’a aucune prise dessus, nos autres capacités... qui ne sont pas analytiques, marchent elles aussi toutes seules etc..elle sont naturellement consciente en profondeur de l’unité de la vie...elles en reçoivent + ou - , parfois , des messages au delà de l’humain issus de ??? , cela procure des états de contentement absolu sans rien chercher, si je cherche je ne trouve que mes désirs , des moments ou la question du sens ne se pose plus...

    la pensée humaine comme animale est un outil, chez l’animal c’est La Création elle même qui s’occupe de cela donc d’utiliser cet outil créé par ...elle même , par contre chez l’humain pour que nous soyons aussi guidés , pour une raison que je ne perçois que vaguement mais çà vient, nous devons accepter car vaincus nous sommes cette guidance sans même le savoir , en vivant la souffrance sans la fuir,sans y faire face, sans rien en attendre , sans aucun désir caché derriere

    la vie c’est par là..nous autres capacités influent et-ou utilisent alors la pensée qui retrouve son rôle réel d’outil..un outil doit être utilisé par une « main »..

    ceci n’a rien à voir avec la main invisible du marché qui est pure démence de la pensée liée à la souffrance et au non sens total d’une non vie ..

    cette « main » dont je ne sais rien de la nature ni de l’origine et dont je connais certains effets non recherchés sinon ils n’arrive jamais, impossibles a dire aux autres cette main est bonté, contentement,sens, est une sorte de nourriture pour l’être entier..

    elle est naturellement coopérative ,aidante, partageuse, non hiérarchique, ne divise pas, ne crée pas de valeur ...et bien plus que nos mots ne peuvent dire....elle est le sens que nous cherchons dans la matière..or la matière ,vitale bien sur, est le contenant, pas le contenu ...

    ceci a pour effet que l’humain ne fonctionne que sur la pensée et encore que sur la partie qui nous est aujourd’hui accessible et superficielle tellement nous avons régressé

    il y a une énorme partie appelée inconscient dont je connais par expériences la présence réelle quand elle se révèle d’elle même en vivant la pseudo souffrance.

    nous sommes en fait dirigés mentalement par cet inconscient qui est beaucoup plus puisant que le conscient , comme nous sommes dirigés dans le monde pseudo extérieur par des gens qui sont caché et donc les buts sont cachés...ce qui est en haut est en bas,....

    etc..y en a pour une vie...


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 13:21

      @howahkan

      merci pour ce l’on commentaire. bien sur il est clair que pour quelqu’un qui se livre à une difficile introspection et que l’on examine l’histoire humaine comme l’exercice d’une vie aléatoire il devient évident que sur les millions d’actions que nous percevons, plus celles dont nous ignorons tout psychiquement parce que nos sens ne sont pas assez affutés, nous ne pouvons développer en première approche qu’une existence dites artificielle ou culturelle car nous sommes sensible au matérialisme. s’il pose problème ce n’est pas tant ses créations que l’égotisme humain.
      cordialement. ddacoudre.over-blog.com.


    • howahkan howahkan 4 février 14:19

      @ddacoudre

       smiley


  • fred fred 4 février 12:36

    L’intelligence humaine nous à permis de descendre des arbres...mais en touchant le sol nous l’avons perdue.. !


  • Odin Odin 4 février 15:04

    La pensée unique de nos politiques est, continuer d’obéir aveuglément à l’oligarchie financière afin d’obtenir, ou de conserver, une position sociale et économique avec les privilèges afférents à la fonction. Même conscients de la paupérisation croissante de la population, ils ne peuvent rien faire, les orientations économiques et sociales ne sont plus, dans ce monde unipolaire, de leurs responsabilités. 

    Seul un changement, au niveau mondial, principalement du paradigme monétaire, pourra nous faire retrouver notre souveraineté nationale et des politiques dirigées vers et pour le peuple. Sans ce monde multipolaire, chaque élection sera dirigée par et pour les ploutocrates et rien ne changera. 

     


    • ddacoudre ddacoudre 4 février 18:50

      @Odin
       bonjour changer de paradigme voila une t^ache bien difficile quand ceux sont ceux qui le soutiennent qui dirigent. lutter contre cela même si nous y parvenions au niveau national s’il n’y a pas derrière un engouement dans cette voie nous serions marginalisé car notre seule puissance est militaire économiquement nous dépendons du pétrole et de l’uranium pour l’énergie que nous ne produisons pas, et je ne sais pas si le peuple habitué au confort suivrait.
      cordialement. ddacoudre.over-blog.com.


  • Olivier MONTULET Montulet 4 février 17:01
    « L’horreur n’est pas économique, elle est politique » certes si (et seulement si) l’on considère que les politicien(ne)s et médias sans exception ont réduit la politique à l’économique orthodoxe (c’est à dire le néolibéralisme dont une face est le capitaliste) prônée par leurs gourous les économistes dont la pseudo-science n’a de de scientificité que l’allure du à l’usage simpliste (même s’il semble obscure au large public donc, en déduisent-ils, sérieux) du langage mathématique. Le confort de laisser le choix aux « experts » (ce qui vaut aussi souvent pour les juges) est le renoncement innacceptable et anti-démocratique des politiciens à faire de la politique. Tous les problèmes sociaux (au sens le plus large et sur l’ensemble de la planète) contemporains sont du à se renoncement et sa soumission à une idéologie obscurantiste au surplus abjecte puisqu’elle ne sert que les dominants détenteur du capital ou de parcelles de pouvoir (de ne soumettre tout le monde à la docte sacrée). La publicité et le sport, ce qui explique les flots gigantesques d’argent qui les inonde, sont, dans ce monde de bas instant d’égocentrisme et maximalisation amorale de son profit égoïste, les deux principaux vecteurs de l’idéologie, les médias, tous confondus y compris le cinéma, en étant au surplus les relais serviles. C’est donc bien l’économie prise comme un modèle idéologique naturel indépassable qui est seule responsable de tous les désastres contemporains mondiaux, les politicien lui ayant abandonné absolument le pouvoir politique qui est celui de défendre le bien être, au sens le plus large, de tous les citoyens de par le monde, l’économie n’étant pas cause mais conséquence des échanges, et pas que matériels, de la vie sociale humaine. L’économie n’est qu’un fait social parmi d’autre historique et local. Prétendre le contraire est une hérésie fondement de la pseudo-science économique que toutes les analyses épistémologies sérieuses révoquent. Même les fondements et l’usage des mathématiques en économies ont été jugés comme nuls et non-avenus par les épistémologues et philosophes des sciences sérieux. Multitudes de références sont disponibles. C’est sans doute la seule raison pour laquelle les pseudo-scientifiques nommés économistes méconnaissent la pratique de cette discipline, l’épistémologie, pourtant fondement de la recherche scientifique objective. Nous devons cesser de donné le pouvoir aux économistes et aux financiers. Il est urgent de le leur reprendre, c’est peut-être la seule révolution à entreprendre car seule prémisse nécessaire et indispensable pour faire émerger du corps social les solutions aux problèmes actuels (dont environnementaux, problèmes très secondaires aux vu de l’importance des problèmes sociaux et démocratiques).
     

    • ddacoudre ddacoudre 4 février 18:58

      @Montulet
      bonjour analyse très juste. je sépare toujours le libéralisme du capitalisme ou alors je parle comme tu l’écris du libéralisme capitalistique. celui-ci effectivement repose sur des idéologies. ce n’est pas grave quand l’on a conscience que le capitalisme n’est que cela ,mais quand l’on crois dur comme fer qu’il s’agit d’une organisation irréversible le bas blesse. il est facile tout de même de comprendre que si c’était le cas nous serions dans l’impossibilité de développer tout autre idéologie et nous aurions même pas a définir le capitalisme car il serait une partie intégrante déterministe de notre existence qui ne nous interrogerait pas.
      cordialement.ddacoudre.over-blog.com.


  • soi même 4 février 21:26

    ( En réalité, autant la théorie économique que la réalité économique démontre à l’envi que l’économie de marché sans régulation politique efficace conduit au chaos. )

    Bon comment répondre à cela, quand l’on voie comment les politiques de tous bords sont submerger par la pollution financière qui depuis plus d’un siècle dictes leurs lois ?

    Voter à droite voter à gauche et même les extrêmse sur le fond cela ne règle rien si se n’est qu’empiré cette maffia..

    Il y a bien une solution, et tant que l’on a pas le courage de se remettre en cause il est vain de l’exposer, en définitif ,il peut être que le chaos qui nous rendrons peut êtres un peut plus responsable de nos actes..


    • ddacoudre ddacoudre 5 février 09:07

      @soi même

      bonjour toute société tend vers le chaos et doit en permanence s’ajuster, cela implique de trouver en permanence le juste à propos des choses, ce qui est loin d’être facile quand c’est l’égotisme qui est la règle, cela suppose des rapports de confiance réciproque et d’écoute, nous sommes bien loin de cela, d’autant plus qu’il faut disposer d’un sens critique pour analyser les événements que nous pouvons saisir car c’est de leurs déroulements et leur accrétions que surgirons les événements nouveaux parmi lesquels il nous faudra faire des choix. ce serait mieux que d’attendre l’implosion cyclique du système capitaliste.
      cordialement. ddacoudre.over-blog.com.


    • soi même 6 février 19:40

      @ddacoudre bonsoir ( nous sommes bien loin de cela, ) c’est que vous n’avez pas de nez pour sentir le souffre.
       smiley 


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