jeudi 18 septembre 2014 - par GéraldCursoux

L’immobilier

Inutile de brûler Cécile Duflot en Place de Grève !

L'immobilier Quand le bâtiment va, tout va ! Peut-être pas, mais quand le bâtiment va mal, ça ne va pas bien ! Tout a-t-il été dit sur ce dossier, avant, pendant et après le passage de Cécile Duflot au ministère ? Non. Sur les réglementations qui accroissent les coûts a-t-on abordé de vrais sujets comme celles concernant les handicapés ? Non ! Même l'immobilier de loisir de montagne doit répondre à ces « règles handicapés », pour des logements construits à 2300 mètres d'altitude (par exemple à Tignes ou Val d'Isère), alors même que la clientèle qui souffre d'un handicap y est infinitésimale. Je sais qu'on considère que derrière tout un homme valide il y a un handicapé potentiel, et que l'appartement qu'il achète ou loue doit pouvoir répondre aux aléas de la vie, mais ce type de raisonnement nous a conduit à la situation ubuesque actuelle : construire pour 65 millions handicapés ! Et l'on peut analyser les autres règles avec le même regard pour relever des aberrations manifestes dont il faut assumer le coût – soit à l'achat, soit à la location. Pas étonnant qu'on construise guère plus de la moitié de ce qu'il faudrait ! Et si on ne construit que la moitié de ce qu'il faudrait, les loyers flambent, c'est mécanique. Sur les recours qui rallongent les délais de mise en chantier et accroissent donc aussi les coûts, a-t-on abordé de vrais sujets comme ces recours par convenance personnelle ?, – le NIMBY (not in my back yard : pas dans mon jardin). Non !, on se lamente et on passe à autre chose. Or il faut pénaliser et frapper d'amendes ces recours abusifs, et revoir la législation pour empêcher leur empilement. Et la décision de justice doit être rapide, trois mois au plus. Pas étonnant qu'on construise guère plus de la moitié de ce qu'il faudrait !Et si on ne construit que la moitié de ce qu'il faudrait, les loyers flambent, c'est mécanique. La limitation des honoraires d'agence immobilière pour certaines prestations est une bonne chose, mais il faut aussi s’intéresser aux syndics qui bien souvent ne trouvent la justification de leurs honoraires que dans le travail comptable qu'ils font pour les répartir sur les millièmes de copropriété ! Etre propriétaire ou locataire... ce n'est pas une sinécure ! Et quand on est les deux... Qui aura le courage de donner un coup de pied dans ce « tas réglementaire » ? C'est un sujet bien trop casse-gueule pour un politique qui aura dès le premier mot des dizaines de lobbies et d'associations de défense de ceci et cela sur le dos ! Les promoteurs – ces salauds qui s'en mettent plein les poches - n'ont qu'à faire leur boulot ! Ben voyons... Les investisseurs institutionnels – les Zinzins - se sont détournés de l'immobilier, on comprend pourquoi. Mais il faut pour prendre toute l'ampleur du phénomène revenir aux bilans financiers des opérations immobilières, car l'origine de tous les maux est là. Mais quel est le politique qui s'est livré à un exercice d'analyse de ces bilans ? Personne. Or que nous apprennent ces bilans concernant le logement ? Premièrement, que le coût de construction (y compris honoraires d'architectes, de bureaux d'études, d'organismes de contrôle et d'assurance) ne représente que 50 % du prix de vente : que le foncier est l'autre poste important avec notamment des taxes diverses ; que les fais de commercialisation et de publicité sont au moins de 20 % du prix de vente ; que les frais financiers – qui augmentent symétriquement avec la diminution du rythme des ventes – pèsent souvent pour plus de 10 % ; qu'une TVA au taux maximum vient compléter l'édifice. Trouver des acquéreurs solvables relèvent donc d'une alchimie complexe, et ce ne sont pas les bas taux d'intérêts sur les prêts bancaires qui vont modifier l'équation ! Pas étonnant qu'on construise guère plus de la moitié de ce qu'il faudrait ! Et si on ne construit que la moitié de ce qu'il faudrait, les loyers flambent, c'est mécanique. Deuxièmement que le foncier est trop cher (rare et donc cher !), et que ce ne sont pas les règles d'urbanisme qui améliorent les choses – ni l'offre, ni les prix ! On sait qu'en ville il faut construire en hauteur, mais qui osera toucher, par exemple à Paris, aux immeubles haussmanniens qui ont un très mauvais rendement ? Là encore le politique regarde ailleurs ! Pas étonnant qu'on construise guère plus de la moitié de ce qu'il faudrait ! Et si on ne construit que la moitié de ce qu'il faudrait, les loyers flambent, c'est mécanique. Il est facile de construire des musées, des bibliothèques etc., mais du logement au juste prix, ça c'est difficile ! Bien évidemment si on n'y arrive pas c'est que ces salauds de promoteurs s'en mettent plein les poches ! Ben voyons... Pas étonnant qu'on construise guère plus de la moitié de ce qu'il faudrait ! Et si on ne construit que la moitié de ce qu'il faudrait, les loyers flambent, c'est mécanique, n'est-il pas ?



4 réactions


  • credohumanisme credohumanisme 18 septembre 2014 15:38

    @ l’auteur.
    Si je peux me permettre ...
    En ajoutant quelques changements de paragraphe, voire, soyons fous, quelques sauts de ligne on vous lirait mieux ... c’est mécanique !


  • Croa Croa 19 septembre 2014 00:08

    Certes, il y a abus de réglementations, c’est vrai mais le problème n’est pas le coût ou plutôt que le coût n’est pas ce qui bloque. Le prix de l’immobilier dépend de l’offre et de la demande alors que le coût de la construction dépend de prix objectifs. Si de nouvelles normes font augmenter le coût de la construction le prix de l’immobilier ne va pas augmenter pour autant et c’est donc les profits qui seront rognés mais ils sont si gros qu’il restera de la marge ! (D’autant que le prix de l’immobilier a longtemps flambé alors même que, longtemps, le coût de la construction n’augmentait pas !)  


    • titi 19 septembre 2014 00:31

      Si les profits étaient élevés, alors tous ceux qui ont de l’argent à faire fructifier se lancerait dans l’immobilier.

      Or ce n’est pas le cas.

      Mieux que ca, si l’Etat n’incite pas fiscalement, alors personne ne se lance dans le locatif.

      La réalité c’est que le locatif ca rapporte très peu comparativement à d’autres placements.

      Ce sont des emmerdes et des résultats pas terrible.

      Mais voilà : les Français confondent recettes et bénéfices.
      Ca aide pas...


  • sleeping-zombie 19 septembre 2014 13:26

    Hello,
    D’après ce journal de gauchistes qu’est L’Express, il y a trois fois plus de logements vide que de SDF. Ou est l’intérêt de construire ?
    Répéter un mantra n’en fait pas une vérité...


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