mardi 16 mai - par Aimé FAY

La banque d’affaires !

Entreprise agréée en qualité de banque 1, la banque d'affaires occupe une place importante dans la galaxie financière − mais discrète… avant qu'Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires durant 3 ans, soit devenu, le 14 mai 2017, le 26ème président de la République française 2.

La banque d'affaires est spécialisée dans les services et conseils spécifiques, dits de haut de bilan 3 − fusion-acquisition, restructuration, émission d'actions ou d'obligations, introduction en Bourse (IPO), offre publique d'achat (OPA), offre publique de vente (OPV)… prise de participation. Elle a pour clientèle des acteurs majeurs de l'économie nationale et/ou internationale : entreprises, institutions du secteur public ou privé, principalement.

Le business de cette banque 4 s'inscrit notamment dans le terme des opérations bancaires, dites connexes, des articles L311-2 (3° et 5°) et L321-1 sqq. du Code monétaire et financier (CMF). Son business est, soit l'œuvre de banques d'affaires stricto sensu 5 bénéficiant d'une renommée mondiale, soit intégré à un groupe bancaire international de "banque à tout faire" dit aussi "banque universelle", dans une direction dédiée comme le CIB (corporate and investment banking) ou la BFI (banque de financement et d'investissement).

La banque d'affaires − proche du concept d'investment bank du monde anglo-saxon − a longtemps été opposée à la banque de dépôt − proche du concept de commercial bank. La première, dite la "haute banque" ou la "banque noble", s'occupant des grosses affaires, des clients importants… relevant d'opérations limitées en nombre, mais de montant unitaire élevé. La seconde, s'occupant des opérations de masse de faibles montants, vendues au détail (d'où le nom de "banque de détail") à de très nombreux clients aux typologies socio-économiques hétérogènes. Ce cloisonnement des deux métiers, le noble et le moins noble, n'a pas disparu, surtout quand ces 2 métiers sont logés dans un même groupe bancaire.

Quelques grandes banques d'affaires anglo-saxonnes : Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Morgan Stanley, Lazard Ltd… Barclays Capital (ayant repris une partie de Lehman Brothers après sa faillite). En France, des banques indépendantes comme : Rothschild & Cie, Lazard France… et les grands groupes bancaires qui ont, business et renommée obligent, une activité banque d'affaires, filialisée ou non : BNP Paribas, SG CIB (groupe Société générale), CA CIB (groupe Crédit agricole)… Natixis (groupe Banque populaire et Caisse d'épargne).

 

1. La liste des banques est fournie par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Les articles L511-9 sqq. du Code monétaire et financier déclinent leur agrément.

2. Le premier a été Napoléon III, en 1848.

3. Le haut de bilan : "[...] tout ce qui est représenté − chez les sociétés non financières − par la masse des immobilisations côté actif et celle des capitaux permanents inscrits du côté passif." (Le Capital en quelques mots, p. 92).

4. En France, la loi du 2 décembre 1945 avait institué 3 catégories de banques : la banque de dépôt, la banque d'affaires et la banque de crédit à moyen et long terme. La loi du 25 janvier 1966 avait supprimé certaines de leurs spécificités… favorisant de fait leur rapprochement, puis finalement l'absence de distinction, de frontière, pour aboutir, à travers la loi du 24 janvier 1984, au concept de "banque à tout faire", tel que nous le connaissons aujourd'hui, à quelques détails près. Déjà aux États-Unis, le Glass-Steagall Act de 1933, séparait clairement les banques de dépôt (commercial banks) des banques d'affaires (investment banks) avant d'être considérablement assoupli dans les années 1980 et d'être aboli, le 12 novembre 1999, par le Gramm-Leach-Bliley Act. Les réglementations tirées de la crise de 2008 (voir page 90 : la Crise en quelques mots) ne sont pas revenues sur le Gramm-Leach-Bliley Act.

5. Qui travaillent généralement avec leurs fonds propres et des emprunts à long terme.

Crédit photo : rothschild.com



3 réactions


  • julius 1ER 16 mai 15:25

    Tant qu’on ne remettra pas en place « un Glass-Steagal Act » on n’est pas sorti de l’ auberge !!!


  • pallas 16 mai 18:59

    bonsoir Aimé FAY

    Les gens font des erreurs en incriminent cette banque de tous les complots et domination mondial, du n’importe quoi !!.

    Les Rothschild n’ont aucuns intérêt avoir La France disparaitre, sa serai purement suicidaire, car ils sont en concurrences mondial, ils sont dans le Concert des Banques, qui est en vérité le Concert des Nations se cachant derrière.

    ils cherchent à survivent, mais il faudrait mettre des hommes et femmes d’état à la hauteur, et là le peuple est responsable.

    Le peuple à toujours les élites qu’il mérite, qui n’est rien d’autre le reflet de son propre miroir.

    Si Macron est le fer de lance de l’intelligence Française, alors nous sommes foutus. Il ne pèse pas beaucoup face à d’autres, tel le Roi du Maroc, dirigeants Chinois, Russes.

    Maintenant il est sur que l’avenir de notre nation s’effondre, mais cela est du à la corruption généralisé de notre société qui touche l’ensemble des classes sociales, tout le monde est victime mais chacun en est le bourreau.

    Je ne sais pas que penser.

    Notre nation est dans le mur, et pratiquement en guerre civil.

    Salut


  • kader kader 16 mai 21:03

    nous avons au pouvoir l’ex associé du ...

    mais toutes ces banques ont les mêmes actionnaires Vanguard group, Blackrock, FMR, ou State Street

    Actionnaires principaux de la Fed, Monsanto, Apple, Google, Microsoft, IBM, Exxon, Mac Donald’s, Pepsico, Mondelez International (n*1 de l’agroalimentaire mondial), Paramount, Goldman Sachs, Bank of New York Mellon, City Group, Jp Morgan Chase, Honda, US Bancorp, Philip Morris, Imperial Tobaco, Bank of America (les banques possèdent elles même des milliers de participations partout)

    Actionnaires de : Nasdaq, Facebook, Altice (Patrick Drahi), Yahoo, Wells Fargo, Deutche Bank, Banque Lazard, Morgan Stanley, HSBC, Lockheed Martin, Alcoa Inc. Altria Group, AT&T, Boeing, Washington Post, The New York Time, E bay, Amazone, Caterpillar, Coca- Cola, Pepsi co, General Electric, Rolls Royce, Trip Advisor, Unilever, Nestlé, Siemens, Allianz, General Motors, Ford, Renault, Daimler, Chrysler, Fiat, Bmw, V A G, Harley Davinson, Halliburton, Hewlett-Packard, BASF, Intel, Motorola, Nokia, Cisco, Xerox, 3M, Johnson & Johnson, Novatis, Merck & Co, Pfizer, Bayer, Roche, Teva, Sanofi, Procter & Gamble, Time Warner, Walt Disney, Viacom, CBS Corporation, NBC Universal, E-bay,Samsung, Mitsubishi, LG, Vivendi, Nestle,Total, BP, Publicis, AirBus Eads, Axa, Bnp Paribas, Illiad, Havas, etc, et de la plupart des sociétés européennes cotés en bourse et des agences de notation. Il n’est pas possible de les dire toutes il y a en des milliers.

    Quand on nous parle « des marchés financiers, on sait mieux de qui on parle ». Mais le plus troublant, c’est que les propriétaires, les dirigeants de ces 4 grands groupes n’existent pas. Ils sont les uns propriétaires des autres. Ce qui est étonnant et tout à fait suspect.

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-strategie-du-stress-permanent-171180


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