lundi 17 juillet - par Sigismond

La continuité par la repentance. Quand Jupiter crache sur l’Olympe (propos sur la commémoration du Vel d’Hiv)

"Si tu n'aimes pas ton pays, dégage mais ne souhaite pas en devenir le président."

C'est ce principe auquel aurait dû s'en tenir le président Macron, mais pas que lui d'ailleurs tant il s'inscrit dans une lignée inaugurée par Chirac, et à laquelle il se conforme avec un rare zèle. Il aurait été curieux que notre nouveau président ne saisisse pas cette occasion en or qui lui était offerte le jour de la commémoration du 75ème anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv de salir une nouvelle fois le pays qu'il prétend diriger.

Eh oui, la France est un "pays de merde", enfin pour parler correctement un pays coupable de tous les maux qui ont ravagé l'humanité à travers les siècles. La France fut esclavagiste, colonisatrice, coupable de la shoah, et puis de plein d'autres choses. Cela commença sans doute avec sa création mythique, correspondant au baptême de Clovis qui, ne l'oublions pas, fracassa du tranchant de sa francisque le crâne du trouffion qui brisa la vase de Soissons au nom du rejet des privilèges que voulait s'accorder son roi, donc un révolutionnaire avant l'heure en même temps qu'un membre honoraire à titre posthume de la France insoumise, et dont la famille attend toujours un juste dédommagement. Mais ça viendra sans doute. Quand les problèmes de budget auront été réglés.

Depuis une bonne vingtaine d'années, on assiste en effet à un phénomène, non pas curieux car dans le temps et l'espace il fut amplement observable, mais dont on pourrait penser qu'il n'a pas sa place dans une société qui se prétend démocratique. Ce phénomène, c'est la confiscation de pans entiers de l'histoire par les politiques pour des raisons sans doutes variées, mais toutes suspectes et surtout méprisables. Il y a évidemment les petits calculs électoraux, chaque déplacement à Alger étant l'occasion de capitaliser davantage certains types de votes, il y a évidemment cette tentation de céder à un certain air du temps, à une mode impulsée par une frange certes minoritaire de la société mais tellement puissante en termes d'audience, et il y a surtout cette entreprise continue décrédibiliser la France aux yeux des Français, cette injonction qui leur est faite de rompre avec une histoire dont ils devraient avoir honte pour mieux se couler dans un monde nouveau, un monde dont l'effacement des frontières serait le prélude à celui des fautes pesant sur leurs épaules en tant qu'héritiers. Ces gens, ces Chirac, ces Sarkozy, ces Hollande, ces Macron, car tous ont participé à salir leur pays, sont les antithèses de Renan, de son propos sur la nation dont je citerai juste ce court extrait : "Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis." Ne souhaitant pas entrer dans une analyse fouillée du texte de Renan, je me contenterai de poser deux questions : qui pourrait avoir envie de faire vivre un héritage tel que celui que nous présente Macron et les autres ? Qui pourrait avoir envie, venant d'ailleurs de s'intégrer et mieux de s'assimiler (vivre ensemble, et pas à côté) en prenant cet héritage comme référence ?

Eh oui, c'est ainsi, comment pourrais-je avoir, moi l'étranger, même si j'ai les papiers qui prétendent que je ne le suis pas, l'envie de faire corps avec ce peuple non seulement héritier de tant de mauvaises choses, mais cultivant en plus la honte d'être ce qu'il est ? Et moi le Français, comment pourrais garder la tête haute et affirmer l'amour de mon pays tandis que l'histoire de ce dernier est jonché d'ignominies ? Pour mieux situer les enjeux et surtout les risques à court terme, n'oublions pas que le président actuel s'est déclaré favorable à l'accueil de migrants, notamment en multipliant les éloges à l'intention de Merkel sur sa politique migratoire, alors qu'il leur donne simultanément une image déplorable de leur pays d'accueil.

 

Alors une chose est sure : quand ces gens qui ne manquent jamais une occasion, un déplacement, une commémoration, un événement particulier, un fait divers pour salir leur pays, et qui plus est le pays qu'ils dirigent, ne les croyez jamais quand ils vous disent qu'ils aiment la France. Ils aiment la France comme le souteneur aime la pute qu'ils ont mise sur le trottoir, ou le vampire la victime dont il aspire le sang, pour ce qu'elle leur rapporte à eux et à leurs courtisans en honneurs symboliques et en avantages concrets. C'est peut-être et même certainement pire avec le dernier en date, l'homme installé par les ces riches capitalistes aux yeux desquels l'idée de frontière apparait comme odieuse tant elle peut encore constituer un frein à leurs affaires.

 

Et il faut avouer qu'il ne manque pas de zèle dans son entreprise de démolition de la France en tant que nation, donc en tant qu'ensemble dont la cohérence, dont les piliers sont essentiellement constitués de son histoire et de sa culture. En à peine quelques mois il aura accusé son pays de crimes contre l'humanité, aura nié sa culture, puis son art, avant aujourd'hui d'affirmer avec vigueur que c'est la France qui est seule responsable de la rafle du Vel d'Hiv en s'appuya sur cet argument "fort" qu'aucun allemand ne participa à l'opération, oubliant au passage qu'une opération avant d'être menée est pensée en fonction d'objectifs. En fait c'est tout juste si on se souvient que la France était vaincue et occupée, et que le gouvernement de Vichy, même s'il prit soin de s'offrir une façade légale, selon un processus d'om l'intimidation n'était pas absente, n'était qu'un gouvernement fantoche dont les membres étaient des traitres à leur patrie.

Mais peut-être que certains trouveront ma vision, ou mon interprétation excessive ou fausse. Mais sur quels critères ? Le propos de Macron en utilise-t-il d'autres supérieurs. Est-il meilleur que le général de Gaulle qui dès octobre 1940 déclarait dans son manifeste de Brazzaville que "il n'existe plus de gouvernement proprement français", et que "l'organisme sis à Vichy et qui prétend porter ce nom est inconstitutionnel et soumis à l'envahisseur" ? Sur quel texte s'appuie-t-il pour déclarer nulle et non avenue l'ordonnance du 9 août 1944 déclarant nulles et illégales toutes les mesures législatives et administratives prises depuis le 10 juillet 1940 inclus (loi constitutionnelle) et précisant la continuité de la République incarnée par le GPRF. Légalement donc, et même si la loi est dictée par le vainqueur, la France était à Londres puis Alger, en fait là où était de Gaulle. Et qui donc, qu'il s'appelle Chirac, Hollande ou Macron pourrait donc s'arroger le droit de nier ça et surtout de faire du contraire une vérité officielle.

Car certes les juristes pourront s'écharper sur le sujet, en même temps que les historiens, mais que se poursuive donc cette polémique entre spécialistes sans que s'en emparent un ou des individus, se drapant derrière leur dignité présidentielle pour dire ce qui est vrai. Etre président ne rend pas omniscient, mais comme on le voit ça rend capable de dire n'importe quoi publiquement dès lors qu'on rejette toute mesure de soi-même. Après tout que Macron croit en ce qu'il dit, c'est son problème. C'est le fait qu'il le dise et surtout l'assène comme une vérité, sans pouvoir être contredit au moment où il l'exprime qui est scandaleux, et qui est même un abus de pouvoir. La même chose pour ceux qui ont initié cette mascarade déshonorante pour leur pays sur ce sujet et sur d'autres.

Macron en faisant fusionner la France avec Vichy ne profère-t-il pas une insulte suprême contre ceux, connus ou anonymes qui dans leur combat contre les Allemands et contre les forces du Vichy avaient cette conviction ancrée dans leur cœur d'être la France ? Et d'ailleurs que penser de cette France métropolitaine des années de guerre que Eichmann maudissait parce qu'il ne parvenait pas à attendre ces objectifs macabres (voir Hannah Arendt "Eichmann à Jerusalem, rapport du la banalité du mal"), que penser de cette France qui perdit 26% de ses juifs victimes de la Shoah tandis que la Belgique en perdait 60% et les Pays-Bas 75. Certes, c'est trop, une seule victime aurait été trop, mais ne peut-on pas trouver dans cette France maudite quelques motifs de fierté à mettre en avant, non pas pour contrebalancer les crimes de ceux qui suivirent servilement la politique de l'occupant, mais juste pour montrer qu'un pays ce n'est pas seulement l'administration qui le dirige, qu'elle soit légale ou pas, légitime ou pas.

Mais évidemment cette nuance, même si elle n'échappe pas à Macron, comme elle n'a pas échappé à ses prédécesseurs, n'a aucune place dans un discours qui se veut culpabilisant. Elle n'a rien à faire, ni aucune autre considération, qu'elle soit historique ou juridique dans le discours de quelqu'un qui n'aime pas la France, et qui l'a déjà amplement prouvé pas d'autres déclarations honteuses.



48 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 juillet 09:22

    copié/collé du commentaire d’un article sur le même sujet :


    « Trouduku affirme que c’est sa caste qui était au pouvoir au moment de la rafle du Veldiv et que la longue parenthèse qui a suivi l’armistice de 1945 vient enfin de se terminer : ils ont récupéré toutes les manettes qu’ils avaient perdues et il entend assumer les actes de ses aîné pour capter l’ensemble de l’héritage. »

    • Sigismond Sigismond 17 juillet 10:21

      @Jeussey de Sourcesûre
      Oui, c’est à peu près ça. A moins qu’en fait la France, la vraie, commence avec Macron. Avant ce n’était qu’un brouillon avec plein d’erreurs que grâce à sa clairvoyance et sa brillance olympienne nous allons corriger ou dénoncer s’il est trop tard pour les réparer. Après des siècles de tâtonnements et d’obscurité, enfin la lumière survint. Enfin Dieu est avec nous. Gott mit uns !


  • bob14 bob14 17 juillet 09:38

    Jupiter ?...non JUDAS...Judas, le traître de la chrétienté !


    • baldis30 17 juillet 16:52

      @bob14
      bonjour,

      Judas , Judas ... toujours Judas ...

      Mais vous oubliez que Judas est l’apôtre le plus prolifique de tous les apôtres du Christ, vu le nombre de ses descendants ... présents à toutes les heures à la radio, à la télé, au cinéma, au théâtre ....

      Par contre Saint Thomas n’est pas crédible parce que je ne le vois pas à la télé ... ni lui ni ses descendants ...


    • bob14 bob14 17 juillet 17:26

      @baldis30....Je connais que les « seins » des femmes !


  • ZenZoe ZenZoe 17 juillet 09:43

    Votre article est le meilleur que j’ai lu sur le sujet ! Il n’y a rien à retrancher, rien à ajouter ni à corriger. Presque chaque phrase est à recopier et à garder précieusement.


  • cevennevive cevennevive 17 juillet 10:42

    Sigismond, bonjour,


    Bon article, bon raisonnement, merci !

    Puisque nous baignons dans la repentance pour des actes perpétrés avant même que nous soyons nés, croyez-vous qu’un jour nos descendants entendront des excuses pour le foutoir que l’on a mis en Libye ? (et ailleurs hélas !).

    Lamentable...

    Il n’y eu pas seulement la rafle du vél’ d’hiv comme fait ignoble de la guerre, il y eut Oradour sur Glane et bien d’autres horreurs.

    Combien de fadaises, de cérémonies ruisselantes de bons sentiments, pour arriver à de buts très éloignés des faits et causes ?

    Bien à vous.






    • Sigismond Sigismond 17 juillet 11:29

      Bonjour cevennevive,


      Merci.
      Effectivement la fonction commémorative en France s’est déportée depuis quelques années, depuis Chirac en fait, le même qui refusa de célébrer a bataille d’Austerlitz mais envoya le Charles-de-Gaulle participer à la parade britannique célébrant Trafalgar, vers la stigmatisation de la France.
      Nous connaissons notre histoire, ses heures lumineuses et les autres plus sombres et n’avons pas besoin de « guides moraux » pour juger la France devant un tribunal d’emblée hostile à l’accusé puisqu’il ne tient compte que des preuves à charge. Le legs indivis de Renan n’existe plus puisqu’il est de bon ton désormais que de n’en garder que la partie obscure. Et il est triste de constater que l’image de la France est désormais souvent plus belle à l’étranger que dans ses frontières.
      ,

    • Carte Senior Carte Senior 18 juillet 15:43
      @cevennevive
      Vous ne pouvez pas mettre dans le même sac, pardon : panier, les deux semaines de la remontée de Montauban au front normand de Das Reich (Gal Lammerding) avec moult massacres dont Oradour, Tulle et Maillé, crimes de guerre (crimes contre l’humanité de fait mais non reconnus judiciairement comme tels) et l’action des autorités françaises entreprise, administrativement et policièrement, dans le cadre de « la rafle du Vel d’Hiv ».
      Écrivant cela, il ne s’agit nullement pour moi de hiérarchiser, voire seulement de comparer (on est dans l’horreur dans les deux cas), mais seulement de cibler une action bien française, politiquement « légale » eu égard aux textes et actions du régime de Vichy dit « État français ».

      Mitterrand a refusé que la République assume une quelconque responsabilité donc une reconnaissance de fait (qui serait un acte de repentance) ; Chirac a estimé que le régime de Vichy et le gouvernement de collaboration représentaient administrativement la France, politiquement sur le territoire hexagonal, et a donc officiellement adopté une attitude inverse de celle dans laquelle Mitterrand s’était drapé.
      Il me semble tout de même plus vrai et plus équitable d’accepter le discours de Chirac dans la mesure où, se rattachant tout de même au « gaullisme », il ne fait pas l’amalgame entre les Français, la France donc, et le régime issu de l’armistice de juin 1940.

      Macron ne fait plus dans la nuance, lui : c’est LA France, et sans la présence d’aucun Allemand. Ayant invité Netanyahou, il en a « fait de trop ».
      Fallait-il qu’il empiète sur le judiciaire en citant le meurtre de Sarah Halimi ? Je ne crois pas. En revanche, cela lui a fourni l’occasion de rappeler -à juste titre- l’antisémitisme toujours vivace dans notre société, soit « à bas bruit » (jusqu’au silence sur des crimes antisémites manifestes), soit de temps à autre manifesté avec virulence et même violence (par exemple par des mouvances se réclamant de l’islam).

      Politiquement, j’ose croire qu’il lançait ainsi un message à Netanyahou « pas la peine d’inciter des Français de confession ou de tradition juive à émigrer vers Israël ; nous sommes conscients et luttons... ».

  • Taverne Taverne 17 juillet 11:45

    Le président Chirac a fort bien rappelé la responsabilité de l’Etat français dans la rafle du Vel d’Hiv. Il n’y avait rien à y ajouter. A l’écoute du discours de Macron, je me pose quelques questions dont celles-ci :

    - Pourquoi avoir cité le cas de la collaboration des fonctionnaires et des journalistes ? Est-ce un choix personnel (on sait que le président prise peu ces deux catégories) ? Comme d’autres auraient choisi des boucs-émissaires différents : les politiciens et les grands industriels par exemple !

    - Macron a parlé de « réparation » : va-t-on devoir mettre la main à la poche, payer des impôts nouveaux pour indemniser les Juifs ?

    - Il a demandé que la justice fasse « toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi » : cela veut-il dire que, si la justice n’a estimé n’y voir qu’un acte de folie au sens psychiatrique, elle a intérêt à en faire un acte antisémite ? (par ordre du président de la République) ou que la justice ne fait pas son travail correctement ?

    Questions certes un peu provocatrices mais qui me viennent du trouble que je ressens à certains passages du discours.



    • Sigismond Sigismond 17 juillet 15:55

      @Taverne
      Quel Etat français ? Le régime qui se faisait appeler ainsi ? Ou l’autre ? ou les deux ? 

      Ne pas considérer que c’est de Gaulle qui représentait la France, c’est en faire un général déserteur et qui méritait la condamnation à mort qui le frappait. Ensuite on se demande comment la France, cette France immonde, selon Macron, a pu se placer au rang des vainquers de la seconde guerre mondiale et même obtenir un siège de membre permanent au siège de sécurité. Tandis que nos alliés, donc américains, anglais, soviétiques et chinois, voyaient en nous un nation vainqueur, on des dirigeants, depuis Chirac qui disent : « eh les mecs ! vous vous êtes trompés, La France c’était Vichy et pas Londres ! »

      Même si je pense que le meurtre de Sarah Halimi a pour raisons l’antisémitisme de son assassin, vous avez raison de dire que ce n’est pas au président de la république, qui d’ailleurs s’était bien gardé d’en faire mention quand il était candidat et soutenu par les frères musulmans, d’orienter publiquement l’action de la justice. C’est juste de l’opportunisme dont ce garçon est un habitué.

  • mmbbb 17 juillet 12:40

    Macron a un sens particulier de l histoire. Vel d Hiv, on ne peut ne pas citer Bousquet, Celui ci travaillait de concert avec les Allemands. Macron semble le nier . D’ailleurs son bureau jouxtait celui des SS . Bousquet amitié avec Mittérrand , Mittérrand élu , en 1981 , il me semble que les journalistes ne furent pas tres loquaces et s’acharnerent  avec les diamants de Giscard, En 1981 la gauche a ete frappée d’ amnésie et la droite francaise ne se chargea pas de rappeler les relations douteuses de Mittérrand. Son parcours fut l un des plus tordu des président de la 5 eme .Bousquet comme tant d ’autres ont eu une belle carriere ; il fut president de la banque indo francaise. Pean eut ce courage mais tardivement. Une partie de l élite francaise s’était avachie devant l ennemi et se protégea par la suite. Macron utilise cette histoire a dessein, l histoire est connue, qu il se taise . Chirac idem . L Etat francais non , il y eut une polémique Vichy était un état d’exception. Vichy n ’était pas la france. En revanche il eut raison d honorer le peuple de france, les « Justes » au Panthéon ce peuple de France qui sauva tant de juifs. Ce peuple simple n’ayant pas le savoir d ’ un Brasilach ou celle d un Drieu de la Rochelle mais ayant le courage qui manqua tant a cette élite pourtant tant si vénérée. Honneur aux aviateurs francais . Pilotant leur Dewoitine 520 ,ils abattirent 350 avions allemands . En 1940 c’est la faillite de l élite, cela devra être inscrit dans ce « devoir de mémoire » .


    • Sigismond Sigismond 17 juillet 15:58

      @mmbbb
      Même si j’ai une opinion proche de la vôtre concernant Mitterrand, reconnaissons-lui au moins cette posture gaullienne de ne jamais remettre en cause l’honneur de son pays, ce que ces successeurs ont tous fait depuis.


    • mmbbb 17 juillet 16:21

      @Sigismond Certes, mais je veux rajouter que Mitterrand a eu aussi une relation tres ambigue en Algerie .Il fut élu dans un contexte particulier ou la gauche avait le vent en poupe et que cette france etait quelque peu figéee. Quant à Macron , homme ayant fait l ENA et desormais chef d ’ETAT francais, il devrait avoir une approche plus nuancée de l histoire.Il est inadmissible qu il professe des contre-vérités historiques. Ce que rappelle précisément R BOUCHARD dans son commentaire. Et je me répète Honneur aux aviateurs francais qui se sont engagés dès que les troupes allemandes ont enfoncé les Ardennes. 


    • baldis30 17 juillet 16:57

      @mmbbb

      bonjour
      Et aucun président de la République, vivant ou en fonction ne se déplaça lorsque la Russie commémora Normandie-Niemen ...


    • mmbbb 17 juillet 17:53

      @baldis30 merci de cette précision Quel courage ces aviateurs ont eu . Quant aux Dewoitine, ce furent des avions honorables. D ailleurs le dernier Science et Vie hors serie le bourget, des ingénieurs de toulouse sont en train de reconstituer le dernier modele d apres plan Cet avion etait bourré d astuces techniques et dont la devise reprise par Dassault faire le plus simple mais le plus efficace


    • Esprit Critique 17 juillet 20:17

      @baldis30
      Votre remarque sur les aviateurs Français engagés avec des pilotes russes, démontre a l’envie, que tous les commémorations dont on nous abreuvent ne sont que des manipulations.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 juillet 14:15

    A l’auteur.
    Bonjour Sigismond. Très bon billet.

    Vous avez amplement raison lorsque vous écrivez en réponse à un commentaire de l’un de vos lecteurs que :

    "Nous connaissons notre histoire, ses heures lumineuses et les autres plus sombres et n’avons pas besoin de « guides moraux » pour juger la France devant un tribunal d’emblée hostile à l’accusé puisqu’il ne tient compte que des preuves à charge. Le legs indivis de Renan n’existe plus puisqu’il est de bon ton désormais que de n’en garder que la partie obscure. Et il est triste de constater que l’image de la France est désormais souvent plus belle à l’étranger que dans ses frontières."

    «  Pas un seul Allemand  » ne participa à l’organisation de cette rafle, a donc déclaré le chef de l’État, qui a dit être «  ici pour que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac  », le premier président de la République à reconnaître en 1995 la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites et non celle du seul régime de Vichy.« 

    Il est des moments où l’exercice de certaines fonctions devrait conduire à un minimum de prudence dans la tenue de déclarations publiques sur un sujet aussi sensible.

    Le désir de M. Macron comme de ses prédécesseurs de complaire à tout prix (et je pèse mes mots) au risque de fausser l’histoire présente un danger certain, outre le fait qu’il conduit son auteur à témoigner et faire preuve une fois de plus soit de son ignorance crasse, soit de sa volonté affichée de privilégier une interprétation au détriment de faits incontestables.

    Comment M. Macron peut-il en effet méconnaître ou donner l’impression de le faire en les passant sous silence les rôles indiscutables joués par des personnages majeurs tels que Jean Leguay, Emile Hennequin, André Tulard, René Bousquet, Darquier de Pellepoix et naturellement Theodor Dannecker ?

    -Jean Leguay, haut fonctionnaire de Vichy, délégué à Paris, en zone occupée, du Secrétaire général à la Police nationale René Bousquet, et participant avec Theodor Dannecker aux préparatifs de la rafle du Vél d’Hiv.des 16 et 17 juillet 1942.

    -Emile Hennequin, directeur général de la Police municipale de Paris et qui organisa les opérations techniques de ladite rafle du Vél d’Hiv en mobilisant 6000 policiers.

    -André Tulard,  sous-directeur de la direction des étrangers et des affaires juives jusqu’en juillet 1943, concepteur du »Fichier Tulard« (initialement destiné à recenser avant-guerre les menées communistes) et transformé en plusieurs fichiers) recensant 600000 fiches concernant les seuls israélites français et d’origine étrangère.

    -Theodor Dannecker, officier SS, directeur de la Section IV J de la Gestapo à Paris et auteur du fameux »Rapport Dannecker" sur « Le traitement de la question juive en France », en date du 1er juillet 1941.

    On rappellera que c’est bien le régime de Vichy qui a promulgué le premier Statut des juifs le 3 octobre 1940.

    On rappellera encore pour mémoire - ce que semble ignorer M. Macron -, qu’il y eût aussi une France qui sut ne pas se reconnaître dans ce régime intermédiaire et qui ne saurait se voir imputer quoi que ce soit comme responsabilité, tels ces héroseux aussi fonctionnaires de Police qui eurent le courage de désobéir et de ne pas salir leurs uniformes et de préserver l’honneur de la France, celle qui ne collaborait pas avec l’ennemi.

    Je pense ici à Edouard Vigneron, Pierre-Marie-Charles Bouy, Henri Lespinasse, Charles Thouron, Emike Thiébaut, François Pinet, fonctionnaires membres du Service des Etrangers de la Police de Nancy qui décidèrent de ne pas exécuter l’ordre reçu le 18 juillet 1942 du préfet de Meurthe et Moselle de lui transmettre une liste de 400 juifs étrangers.

    Déjà sensibilisés à la détresse de ces victimes qu’ils connaissaient, dont ils visaient les titres de séjour et auxquelles ils avaient prodigué faux papiers et conseils pour se cacher, ils n’hésitèrent pas à prendre sciemment le risque fou de faire du porte-à-porte pour faire échapper et soustraire ainsi aux arrestations près de 385 personnes.

    Renaud Bouchard

    http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/rafle_vel_d-hiv.htm
    http://www.consistoire.org/pdf/nancy_18%20juillet%202012.pdf


    • Sigismond Sigismond 17 juillet 16:08

      @Renaud Bouchard
      Bonjour à vous,


      je vous remercie pour ce développement particulièrement informatif.
      Mais, hélas, de la complexité historique et même des simples faits, des gens comme Macron ou ses derniers prédécesseurs n’en ont que faire dès lors que quelques raccourcis dont l’objectif, comme vous le signalez fort justement, est de complaire, même si dans le cas de Macron je crois qu’il souhaite aller plus loin dans la souillure d’un pays que manifestement il n’aime guère, sont de nature à les servir. 
      Il y a effectivement, et j’ai tenté de le souligner, assez d’actes de résistance ou de désobéissance, et donc sans même se référer à de Gaulle et la France libre, pour ne pas réduire la France qui fut celle des années 40 à 44 à cette pourriture décrite par Macron.

  • baldis30 17 juillet 17:04

    Bonjour,

    Au fond je me demande quelle partie de l’électorat Macron vise-t-il en tant que futurs électeurs, lorsque sa majorité vacillera sous l’effet des contraintes comme un pilier finit par s’effondrer sous son propre poids s’il est trop haut ? 

    De plus en plus curieux ces rapprochements avec un pan de l’Histoire qui n’est pas à l’honneur des élites politiciennes françaises.

    Que se passera-t-il lors des célébrations de certains épisodes de la guerre de 1914-1918 alors que certains réclament .... façon de poser des jalons en vu de récupération d’un électorat ...


    • Sigismond Sigismond 17 juillet 21:14

      @baldis30
      A mon avis il ne vise aucun électorat en particulier, sinon le sien déjà acquis, libéral-libertaire. ce qu’il fait est de la manipulation à des fins idéologiques, à savoir la poursuite de cette démarche continue depuis au moins 20 ans de pourrir la France auprès des Français. Ce n’est que la pièce d’un vaste puzzle dont beaucoup d’éléments se trouvent au niveau de l’école où l’enseignement de l’histoire a été adapté à la défrancisation des esprits.

      Quelqu’un l’a dit ailleurs, il y a des récurrences dans certaines commémorations qui ne laissent pas de doute sur l’entreprise. Tandis qu’il fut une époque où la gloire de la France était célébrée, ce sont désormais les côtés obscurs, vus évidemment à travers un prisme actuel et certainement pas contemporain des faits, qui font l’objet de commémorations où il est de bon ton de s’auto-flageller et de promettre réparation. Le prochain voyage présidentiel en Algérie va être prometteur.
      A titre indicatif, on a complétement squeezé le bicentenaire de cette époque particulière, notamment en termes institutionnels, pour ceux que rebutent la gloire militaire, puisque c’est à cette époque que beaucoup de bases furent jetées, que furent le Consulat et le Premier Empire. Quant à la première guerre mondiale, on ne pourra pas dire q’on aura été submergé par les commémoration, ce qui au demeurant n’est peut-être pas plus mal quand on voit comment fut commémoré Verdun. Mais la traite négrière et le Vel d’hiv, on risque pas d’oublier. Et la liste s’allongera, n’en doutez pas, même avec des trucs aussi bidon que « le massacre » du 17 octobre 1961 où on jeta, parai-il plein d’Algériens dans la Seine qu’on ne retrouva pourtant pas, sans doute à cause des piranhas qu’y jetèrent les forces de l’ordre pour camoufler leurs crimes.

  • izarn izarn 17 juillet 18:48

    Il faudrait surtout arreter de nous gonfler avec ce genre commémoration, tous les dix ans je veux bien, mais ça commence à lasser d’aller cirer les pompes d’ Israel.
    Quand au Vel d’hiv, ce sont bien ces connards de députailles pourries de l’époque qui ont donné illégalement les pleins pouvoirs à Pétain. Mais ce n’était pas la France.
    Pas les français, des mecs comme « En marche » hyper sympa avec l’Allemagne ; voyez ?
    Ce pov’con de jupitonien se met à dos meme l’armée en la personne de son chef d’Etat Major.
    Soit Micron se retire de l’Alliance américaine contre le terrorisme, soit il finance l’armée.
    Soit c’est un con encore plus minable que Hollande...Avoir ça comme chef des armées, il y a de quoi pleurer...
    Vous verrez, on va regretter Hollande !
    En fait, Macron vu l’énorme abstention est aussi légitime que Pétain.
    Il aurait surtout le droit de fermer sa grande gueule.
    Pour ce qu’il raconte, ça nous reposerait.


    • izarn izarn 17 juillet 18:54

      @izarn
      On comprendra que vu le comportement de Macron, qu’ il n’est pas du tout sur de lui, ni de sa pseudo autorité...Bref après hollandouille, macronouille.


    • Esprit Critique 17 juillet 19:27

      @izarn
      Vous aussi vous avez remarqué qu’on nous bourre le fion et qu’on nous lave le cerveau avec des commémoritudes manipulatoires a répétitions !

      Je me sens moins seul.

      « MarcronOuille » ça me plait bien, J’ai encore appris quelque chose.


  • Esprit Critique 17 juillet 19:02

    Excellent et très nécessaire article.

    Macron n’est qu’ un parfait Jésuite fortement inspiré par la pensée Pétainiste.

    Il nous amène je le crains vers des heures plus sombres et plus nauséabondes encore, que celles de Pétain. Le nazisme n’a duré que 12 ans. Le communisme un siècle.

    Le nazislamisme c’est encore combien, si c’est des Macrons qui s’en occupent ?


    • Sigismond Sigismond 17 juillet 21:26

      @Esprit Critique
      C’est absolument certain que la lutte contre l’islamisme est très loin des préoccupations de celui qui n’hésita pas à fricoter avec certains de ses représentants, trouvant même que l’un d’eux était un type bien tandis qu’il croyait le micro coupé, quand il était candidat. De toute façon il a résolu le problème puisque selon lui, c’est en luttant contre le réchauffement climatique qu’on aura une action efficace contre le terrorisme (peut-être islamique ?). C’est tellement simple que personne n’y avait pensé. C’est même sans doute pour cela qu’il est inutile de veiller à l’équipement de nos forces au Mali puisque ça n’entre pas dans le cadre de cette lutte pour « make our planet great again ».


  • bonalors 17 juillet 22:44

    il va se servir de cet argument pour bouffer du fonctionnaire et du budget il a les dents longues le petit jeune


  • atmos atmos 18 juillet 02:42

    « Car la France, c’est Pétain. Pétain, c’est la France »
    Ainsi chantaient les pétainistes. Ainsi chante Macron lorsqu’il nous serine : « Oui, je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle »
    Non ! bougre d’abruti, la France ne peut se confondre avec ceux qui l’ont trahie. Nier cette évidence, c’est compter pour rien tous ces Français qui choisirent de risquer leur peau pour libérer leur patrie. C’est commettre cette injustice répétée des millions de fois : condamner pour collaborationnisme l’immense majorité des Français qui ne collaborèrent pas. C’est même commettre la pire des injustices : vouer à l’infamie toute notre histoire, tout notre avenir ; car si l’accusation était légitime, que penser d’une civilisation qui en arriva à un tel crime collectif, que penser d’un peuple héritier de tels criminels ?
    Non ! petit félon morveux, la France ce n’était pas Pétain, pas plus que tu n’es la France, heureusement. Faux messie, vrai Judas ; entre Bousquet et Mitterrand, voilà ta place réservée.


    • chantecler chantecler 18 juillet 06:20

      @atmos
      Vous oubliez un simple détail .
      La France en juin 40 est écrasée par l’Allemagne nazie et occupée .
      Des millions de réfugiés sur les routes bombardés par l’aviation allemande .D
      Des millions de prisonniers .
      Des destructions .
      A partir de là , sur place , P. Pétain , « le sauveur de Verdun » qui arrête les combats,demande l’armistice , acclamé par 99 % des Français .
      Et De Gaulle réfugié à Londres qui propose de continuer le combat avec les alliés .
      Il n’était pas évident de continuer à se battre sur le territoire : 20 ans auparavant nous sortions des massacres de la guerre de 14/18 ...
      Et nous n’en n’étions pas remis ....(2 millions de morts , 5 de blessés et mutilés les destructions et les dettes )
      Ce n’est pas si simple .
      Pétain avait un projet politique (germanophile , ordre TFP, de collaboration , ?) : c’est pour ça qu’il a été appelé au pouvoir ou qu’il s’est imposé .
      La résistance a mis des années à s’organiser, dans des conditions effroyables .
      C’est de l’histoire , tragique .
      Mais aujourd’hui , que se passe t’il ?


    • Sigismond Sigismond 18 juillet 10:27

      @atmos
      C’est dit avec virulence, mais bien dit


    • Sigismond Sigismond 18 juillet 11:36

      @chantecler

      Ce n’est pas le peuple français qui a appelé Pétain mais le président Albert Lebrun dont de Gaulle disait "Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat." D’ailleurs il n’en fut pas directement l’initiateur inspiré par Raynaud qui espérait qu’il échoue dans les négociations d’armistice et soutenu par les partisans de la paix, souvent des collaborationnistes avant l’heure. Mais le peuple français n’y est pour rien.

      Reste, et il serait malhonnête de le nier, Pétain disposait d’une aura auprès du peuple français. Par une transposition hasardeuse, le vainqueur de Verdun allait devenir le sauveur de la France. L’histoire n’est pas avare de ces transpositions. Par exemple ceux qui ramenèrent l’homme du 18 juin au pouvoir en 1958 pour que l’Algérie reste française se sont aussi fourvoyés.

      Il y a comme ça des images qui se créent d’hommes et qui sont erronées. Pétain par exemple fut un chef timoré qui prolongea sans doute la première guerre mondiale par son attitude attentiste (des USA), ce qui évidemment ne retire rien à ses autres mérites, notamment celui de vouloir préserver la vie de ses hommes. Il fut surtout populaire après d’eux et pas très considéré par ses pairs et Clémenceau. Son attitude timorée, et un certain défaitisme, se retrouvent ensuite à l’approche de la seconde guerre mondiale et au moment où elle se déroule. Mais finalement peut-être était-t-il à l’image d’une France qui n’avait peut-être pas envie de remettre ça et misa sur la ligne Maginot, même si ses soldats ne manquèrent pas de courage pendant la courte période de la guerre en 1940 atteignant un taux de mortalité équivalent à celui de la guerre précédente. 

      Quant au programme politique de Pétain, c’est vraiment du rudimentaire, même du primaire. ça pourrait être un écolo de droite si on osait une transposition. Vraiment rien de transcendant et aucune perspective d’avenir. Bon soyons sérieux, c’est un vieillard sans grande consistance, mais d’autant plus nuisible que son imaginaire est étriqué qui arrive au pouvoir en 40, et se fait remettre les pleins pouvoirs dans des conditions douteuses et qui n’ a rien à voir avec l’image qu’en ont les Français quand il prend la tête d’un Etat qui n’existe plus dans les faits, puisque soumis à son vainqueur. Mais sans doute fut-ce moins dommageable pour la France, même si l’honneur est absent de cela, que comme pour la Belgique ou les Pays-Bas par exemple, qu’elle soit soumise à une administration directe de la part des nazis.

      Mais confondre ce régime avec la France, c’est un crachat jeté à cette dernière et à son histoire. C’est juste un triste épisode de son histoire qui devrait au passage faire réfléchir sur l’exercice du pouvoir par ceux auquel il est confié et se prennent une fois élu pour Jupiter, clamant là où ils passent qu’ils sont le chef et que l’alternative qui reste aux autres est de se soumettre ou se démettre (voir mon précédent billet). Le chef militaire timoré de la première guerre fit preuve d’autoritarisme une fois installé à la tête de l’Etat. C’est souvent la marque des faibles et des insuffisants.


    • Carte Senior Carte Senior 18 juillet 15:05

      @atmos
      Marrant : vous condamnez le gars qui affirme que la France s’est rendue coupable de, et vous le renvoyez dans le même sac que Mitterrand... qui a toujours refusé de reconnaître un tel truc, jugeant que la République n’avait pas à culpabiliser sur une pratique de l’ « Etat français ».


    • atmos atmos 19 juillet 04:23

      @Carte Senior

      Oui, contrairement à Macron, Mitterrand était suffisamment intelligent et cultivé pour distinguer état et nation, et il ne poursuivait pas la France d’une haine imbécile. Cela étant, il n’avait pas intérêt à s’étendre sur certains sujets, certaines fréquentations, et il ne me paraît pas absurde de réunir Bousquet et Mitterrand ; ils ne se sont jamais fâchés en ce monde, ils devraient continuer à bien s’entendre dans l’autre. Mais bon, si vous préférez, on collera le jupiter offenbachien entre Bousquet et Chirac.


    • chantecler chantecler 20 juillet 08:39

      @Sigismond
      En attendant « l’état français » c’est bien en France qu’il a été décrété .
      Et certes ce n’était plus la République .
      Quant à P.Pétain dont je ne suis pas un admirateur ,il n’a pas eu une attitude « attentiste » en 17 : il attendait les renforts américains, seuls à même de terminer la guerre sans massacres d’offensive supplémentaires ..
      Les troupes alliées , anglo françaises ,.., étaient décimées , épuisées , les troupes allemandes aussi sauf qu’elles bénéficiaient d’une quarantaine de divisions et des armements , issus du front de l’est qui avait cessé les combats .
      ....


    • Sigismond Sigismond 20 juillet 17:07

      @chantecler
      Rien que le nom Etat français marque une rupture constitutionnelle, donc un changement de régime et qui s’est fait pas des moyens illégaux. On a certes beaucoup glosé sur ces parlementaires issus de la chambre du front populaire qui ont voté les plein pouvoirs à Pétain ’sans parler évidemment des absents, retenus en mer). Mais on n’oublie de rappeler l’ambiance à Vichy ce jour-là et ces gens qui crevaient de trouille, sûr de finir a journée en taule s’ils ne votaient pas en faveur de Pétain. Ceux qui ont voté contre n’en sont que davantage admirables. Bon on pourrait se dire qu’il ont manqué de courage, mais de là où nous sommes, derrière nos claviers, c’est quand même fastoche, non ? C’est comme ces gens qui n’intervienent pas quand quelqu’un se fait agresser dans le métro ou le RER, c’est pas bien, mais c’est aussi absurde de critiquer tant qu’on a pas été confronté à la chose. Tout ça pour vous dire que ce régime m’apparait comme illégal même s’il s’est livré à une parodie des formes devant lui assurer une légalité de façade.


      S’agissant du Pétain de la première guerre, vous confirmez ce que je disais : il était attentiste. Car effectivement il attendait les américains. Le mieux aurait quand même été de s’en passer, car avec un nombre de victimes réduit (120 000 morts dont moins de la moitié au combat à comparer au 1,4 millions de Français, et aux 890 000 britanniques) on a vu Wilson parader et nous pondre un traité de Versailles et un redécoupage de l’Europe qui allait nous permettre de remettre ça 20 ans plus tard. En fait l’action des Américains fut davantage déterminante pour la victoire parce qu’ils nous ravitaillèrent et nous prêtèrent beaucoup d’argent tandis qu’ils en prêtaient très peu aux empires centraux qui se sont écroulés davantage de l’intérieur que militairement.
      Mais pour en revenir à Pétain et a son attentisme, cette théorie n’a pas attendu pour se développer puisque c’était aussi une opinion répandue à l’époque et qui a empêché sa nomination en tant que généralissime, commandant en chef des forces alliées, poste que lui rafle Foch.
      Il n’est évidemment pas question de nier à Pétain les qualités militaires qu’il possédait et qu’il prouva au cours de la guerre, ni la popularité acquise auprès des soldats dont il se préoccupa des conditions de vie et qu’il ne considérait pas comme de la chair à canon, contrairement à d’autres (en un sens Pétain c’est l’antithèse de Nivelle), mais son tempérament limita les effets qu’il aurait pu obtenir et prolonge peut-être la guerre. C’est du moins l’opinion qu’ont certains spécialistes de cela.

  • flourens flourens 18 juillet 09:11

    ce que je voudrais savoir c’est ce que sont devenus les policiers ayant perpétré ce forfait, ont-ils été à minima révoqués à la libération ???
    que nenni mon brave, la plupart ont été médaillés par la République et pour deux raisons, peut être trois
    la 1ere c’est qu’ils ont acheté un brevet de résistants en août 44 avec quelques litres de sang, le leur mais beaucoup celui des autres, ils ont crié vive le maréchal jusqu’en juillet 44 et les amerloques aux portes de Paris, hop on change son fusil d’épaule
    la 2emme, c’est que la police reste la police, elle n’est pas au service du peuple mais du régime, les régimes passent, la police reste, le plus célèbre exemple étant Fouché, révolutionnaire, républicain, bonapartiste, royaliste, re bonapartiste et enfin royaliste
    la dernière c’est qu’il fallait bien des forces de l’ordre pour combattre le danger de révolution communiste, comme en 1871 ou Bismark avait fait libérer des prisonniers pour ramener « l’ordre » à Paris
    bref la police reste la police, après les juifs en 42 ce furent les arabes en 62, en attendant les syndicalistes sous Jupiter 1er


  • flourens flourens 18 juillet 14:34

    ça c’est malin comme réponse et en plus complètement idiot, la police oui ou non est elle au service du pouvoir, là est la question, si cette police n’est pas au service du peuple, il faut la changer, mais j’ai bien compris que cela ne vous dérange pas que les mêmes qui ont arrêté les juifs et les résistants soient aussi ceux qui ont arrêté les collabos en 44, police partout, justice nulle part, c’est prouvé depuis des siècles


    • Sigismond Sigismond 18 juillet 15:11

      @flourens
      « c’est malin comme réponse et en plus complètement idiot »Va falloir faire un choix entre les deux parce que  je sens une incompatibilité.


      Evidemment que la police est à la botte du pouvoir politique. C’est ainsi partout avec des nuances évidemment, car il est de lieux où la police doit agir en vertu des lois et donc est sommée de désobéir le cas échéant, et d’autres où ceci n’est qu’un détail facultatif. C’était d’ailleurs comme ça dans ce qu’on appelait les démocraties populaires où tout était ,comme chacun s’en souvient,au service du peuple.

      Maintenant j’aimerais comprendre ce que signifie une police au service du peuple. Si elle fait respecter la loi, c’est en principe ce qu’elle est. 
      En plus il aurait été compliqué de faire juger ces policiers par des magistrats qui, tous sauf un, avaient prêté serment d’allégeance au maréchal Pétain.
      Mais on aurait pu laisser ça au peuple, enfin à cette partie du peuple qui voulut se faire justicier, et qui selon des critères parfois curieux fit preuve comme chacun sait d’une totale clairvoyance et d’une objectivité remarquable dans l’application de sa justice sauvage. 

    • mmbbb 18 juillet 21:15

      @Sigismond voir le livre de Henry Amouroux " l épuration sauvage


    • Sigismond Sigismond 18 juillet 21:38

      @mmbbb
      Merci de rappeler cette référence. Mais c’est de Philippe Bourdrel, même si le thème est présent chez Amouroux.


  • Carte Senior Carte Senior 18 juillet 15:02
    @Sigismond
    Votre dernier paragraphe « Pour mieux situer les enjeux et surtout les risques à court terme, n’oublions pas que le président actuel s’est déclaré favorable à l’accueil de migrants, notamment en multipliant les éloges à l’intention de Merkel sur sa politique migratoire, alors qu’il leur donne simultanément une image déplorable de leur pays d’accueil. » m’amène à vous dire, et je ne suis pas dans la simple lecture de faits mais dans l’action, que la politique réellement menée va à l’inverse de ce genre de déclarations. En l’occurrence, ce n’est pas Macron qu’il faut écouter mais Collomb.

    • Sigismond Sigismond 18 juillet 22:04

      @Carte Senior
      C’est vrai, mais c’est déjà une constante dans cette macronie naissante, que les discours des uns se heurtent à ceux des autres et que le jour même où Collomb tient un discours de rigiuer à propos de Calais, Macron au conseil européen reprend les thèses de Merkel (auxquelles elle-même n’ose plus se référer).

      Alors qui croire ? Le président ou son ministre ? Si c’est comme pour le reste, c’est la parole « jupitérienne » à laquelle il faut se référer..
      Mais de toute façon, et pour être honnête, je ne m’attendais à rien à ce niveau, quel que soit l’élu. On est incapable de faire respecter simplement la loi qui est d’expulser ceux qui n’ont pas obtenu le droit d’asile, ou si peu. Pour un tas de raisons au demeurant et qui ne sont pas toutes inhérentes à la France, cela prouvant qu’elle a perdu sa souveraineté. Evidemment, un chef d’Etat digne de ce nom, ayant pour objectif l’intérêt de son pays, et ne se réfugiant pas dans la pleurnicherie usuelle pour justifier l’injustifiable, comme par exemple l’AME tandis que des cotisants depuis des dizaines d’années renoncent à es soins trop chers, pourrait rompre avec cela, refuser toute immigration illégale, comme l’ont fait les Australiens, et compenser l’inconvénient dans ce domaine de ne pas être une île, même si c’en est un très grande, en pourchassant sans merci tous ces illégaux, ou refoulés du droit d’asile, et surtout en ne leur offrant RIEN. Un pays où l’on sait qu’on sera mal reçu a cette tendance à ne pas attirer beaucoup de monde. Etonnant, non ?

      Quant à ceux qu’on accueille puise que c’est quand même là le cœur de ma réflexion dans mon billet, ce ne serait pas mal de leur dire que chez nous ils ne sont pas chez eux, et que nous accepterons de les recevoir durablement dès lors que nos lois et nous coutumes sont deux choses auxquels ils doivent se plier sans restriction aucune, et que leurs particularités culturelles ou religieuses, on n’en a rien à foutre et que seul un exercice raisonnable de ces dernières sera toléré mais chez eux ou dans les lieux définis, notamment les lieux de culte.
      Voilà comment devraient être les choses. Comme d’ailleurs elles le sont souvent dans les pays d’où viennent ces gens, sauf que chez nous on se contentera d’une expulsion et qu’on évitera pendaison, amputation ou lapidation.
      Si vous allez faire du tourisme en Arabie Saoudite, vous ne sortirez pas votre flasque de whisky de votre poche dans la rue pour en boire une gorgée. Eh ben chez nous ça doit être pareil. On ne prie pas dans la rue, on ne se masque pas le visage quand on est une femme, etc.
      Et si on a quelques scrupules parce que la conception qu’on a de la libre expression culturelle de chacun n’est pas la mienne, on pourrait au moins avoir cette exigence de la réciprocité. Se dire par exemple qu’il est un peu con de construire des mosquées en France (ou en Europe) tandis qu’on n’oserait y songer dans les pays musulmans.

    • Sigismond Sigismond 18 juillet 22:09

      @Sigismond
      Désolé pour l’ambiguïté dans ma dernière phrase. Je voulais dire évidemment qu’on ne peut songer à construire des lieux de cultes qui ne sont pas musulmans dans les pays musulmans. Mais évidemment tout le monde avait compris.


  • Ad Honorem 19 juillet 00:24

    Nous en sommes en pays conquit.Nous sommes déjà des propres Palestiniens dans notre propre pays.Un jour ça se passera mal pour eux.La roue finit toujours par tourner.

    Etudier le sionisme,étudier qui sont ces gens.Quels sont leurs buts et leurs plans.Pour l’instant faites ça.Le reste viendra tout seul.
    Parlez mais pas trop.Apprenez surtout ! Etudiez notre ennemi.

  • Christian 24 juillet 07:02

    « En fait c’est tout juste si on se souvient que la France était vaincue et occupée »

    ça c’est l’essentiel car effectivement lorsqu’un pays est occupé, qui plus est par une monstruosité telle que le nazisme, comment donc encore oser dire que ce pays existe encore en tant que nation responsable de ses actes ? Ce qui a existé ce sont des comportements différents....héroïsme, lâcheté, collaboration, résistance, ça oui.
    Par contre la défaite, cela oui ce fut la France et question histoire il est bien plus intéressant de se pencher encore du pourquoi et des responsabilités et donc du comportement de certains.


  • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 00:31

    Sigismond STP : fais fermer le sujet où le pseudo « Alcyon » déferle d’insultes et de malveillance. C’est à toi à faire cette police de proximité.


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