En France, les « humanités » dites « bourgeoises », en particulier les Lettres, et un peu plus les Lettres Classiques, ont peu à peu perdu du terrain en quarante ans, après « Mai 68 » (vous savez, « Soissantuite », quand la France e »st passée une première fois de l'ombre à la lumière », pour reprendre une formule qui a fait florès). La culture générale serait en plus ethno-centriste, entretenant l'orgueil de la culture française, et ça être fier de son pays, c'est mâââl.
Du passé il fallait faire table rase, donc qu'est-ce que l'on avait à fiche par exemple de ce tragédien certainement « snob » qui mettait en scène des aristocrates antiques, de ce « théâtreux » qui se moque des travers humains (ils n'ont guère changé) : l'avarice, l'hypocrisie, les prétentions, de cet écrivain, c'est certain narcissique, qui part de sa nostalgie enfantine pour raconter finalement son époque, de cet autre enfin qui racontait dans ses contes la vie des petites gens de son quartier, Montmartre, en la magnifiant (mais de quoi se mêle-t-il ?), et de cet autre encore qui écrivait en dilettante et qui buvait trop, etc.. ?
Les humanités comme la culture générale « ne servent à rien », ne sont pas quantifiables dans la mentalité commune, aux yeux de la majorité, la culture générale n'a, semble-t-il, pas d'utilité immédiate pour trouver du travail et encore moins pour gagner de l'argent, encore un peu moins depuis l'invasion médiatique des F.F.N (« Famous For Nothing » ou « célèbres pour rien »).
Ce résultat a pu être obtenu grâce aux réformes successives de l'Enseignement, en particulier de l'enseignement du français, et à l'union sacrée et objective des libéraux, pour qui la culture et les « humanités » sont nocives car elles ne servent qu'à rendre le salarié et le consommateur moins docile, taillable et corvéable à merci, tandis que pour la gauche et les libertaires c'était de l'élitisme social.
Et lire lui permet de développer son vocabulaire, de mieux exprimer ses désirs et donc de ne plus se plier à ceux que la société spectaculaire lui impose, de réfléchir.
Croire que c'était de l'élitisme est d'ailleurs une grossière erreur, il suffisait pour un quadragénaire d'interroger ses grands-parents sur tel classique dont l'un connaissait encore des vers par cœur quarante ans après, quand l'autre pouvait discuter sans aucune difficultés des mérites comparées de l'œuvre de Dali et de celle de Picasso, alors que l'un et l'autre avaient arrêté l'école tôt.
C'était donc tout le contraire de l'élitisme. A cela, on répond qu'il ne faut surtout pas dire que c'était mieux avant, l'être cultivé moderne vit comme tout le monde dans un perpétuel présent mouvant et bruyant.
En fait d'anéantissement de l'élitisme supposé de la littérature, de la musique et des arts, cela a engendré un sur-élitisme dans lequel la culture ou assimilée est réservée à un tout petit milieu selon des codes et un jargon particulier, ce qui permet de donner l'impression d'avoir « la carte ».
On constate d'ailleurs que même dans ce microcosme, il s'agit moins de paraître cultivé que de l'être vraiment et que le relativisme y est une pratique répandue ainsi que le « name dropping » ou l'« art dropping ». Dans ce milieu parfois grotesque, on est persuadé que se balader en ville avec « le monde » plié sous le bras suffit pour se prétendre intellectuel (de choc).
On jette aussi des noms célèbres à l'interlocuteur afin de provoquer son ébahissement voire son envie :
Soulages, qui a peint rappelons le avec ses excréments, Damien Hirst, qui coupe les animaux en tranches fines et crucifie les moutons est réputé tellement audââcieux (c'est toujours audacieux de conchier la religion catholique dans les arts, quant aux autre religions les artistes à la page sont des plus prudents), sans parler des « Arts premiers ».
Quant à cette appellation, on note au passage que celle-ci, qui est censée effacer toute idée de hiérarchie entre les arts occidentaux et les autres en recrée une, puisque tous les autres arts deviennent donc des arts seconds, moins chimiquement purs en somme.
On aurait pu croire que finalement la culture générale devient un signe de stigmatisation sociale alors qu'en fait il n'en est rien, encore un peu plus malgré sa déshérence, la culture générale implique des complexes sociaux très forts pour celui qui n'en a pas ou croit qu'il n'en a pas, même s'il plastronnera par ailleurs en ricanant contre les prétentieux « qui ont lu des bouquins et se croivent mieux que les autres ».
On lui oppose sans cesse l'expérience personnelle et des témoignages réputés vrais, que l'on montre comme beaucoup plus sérieux.
La plupart du temps on oublie que nombre d'écrivains se sont mis à écrire aussi pour partager leurs expériences fût-ce à travers des récits imaginaires et que leurs histoires ouvrent des portes sur tous les mondes possibles.
Amaury, à moins que votre titre ne soit au second degré, la culture générale ça ne sert à rien, merci ...
Tonton, la faute sur la négation c’est fait exprès, mais merci...
La première règle lorsque l’on veut réduire une population en esclavage c’est de l’abrutir, la priver de toute valeur éthique ou morale, lui donner honte de son passé et la culpabiliser.
D’où la propagande ambiante qui nous pousse à penser qu’être sans culture générale, sans religion et sans attache nationale c’est "cool", "fun" et "génial".
Ce que souhaitent nos esclavagistes, c’est nous transformer tous en néo-libéraux, sans culture et sans histoire, habillés en sportswear, écoutant du rap à longueur de journée, collectionnant les chaines en or (avec la forme "$" de préférance) et dont le seul but dans la vie sera de prendre la maille, tirer des gonzesses et arnaquer ses semblables.
Et si en plus on parvient à leur faire haïr leur pays et à les convaincre que cracher sur leur drapeau c’est tendance, alors là c’est Jackpot !
"Toute tyrannie commence par un décervelage intensif", c’est de Sollers, qu’on l’aime ou pas, il a raison.
"D’où la propagande ambiante qui nous pousse à penser qu’être sans
culture générale, sans religion et sans attache nationale c’est "cool", "fun" et "génial".
Cf le commentaire irresponsable ci-dessous
Par Amaury Watremez (xxx.xxx.xxx.49) 13 février 15:49
"Cf le commentaire irresponsable ci-dessous"
C-dessous ou ci-dessus ?
ci-dessus...pardon
Rien à voir avec la religion seulement, C’est simplement que l’absence de culture, de repères, permet au système de mieux vous asservir, mais visiblement vous vous en foutez. C’est d’ailleurs votre droit, certains trouvent leur bonheur dans l’esclavage.
Shamika n’a pas dit qu’il faut être sans culture générale.
Elle a dit qu’elle est sans religion et sans attache nationale.
En quoi est-ce irresponsable ?
Parlez du fond de l’article, ce sera mieux, je ne vais perdre mon temps non plus.
On ne nait pas "ex nihilo", toute personne a derrière elle une histoire, une culture, une spiritualité, des valeurs, des choses à offrir. La société consumériste nous rêve sans attaches, rêve que l’individu se croit "ex nihilo" car ainsi elle peut vendre sa camelote. Tout comme les partis totalitaires nous rêvent détachés de notre milieu, de notre passé pour mieux nous asservir.
"Parce que je suis sans attache nationale et sans religion, je suis totalement vide et facilement manipulable ?"
Ca j’en sais rien... Par contre ce dont je suis sûr c’est qu’avec l’idéologie qui est la tienne on peut être certain que tu feras partie du premier contingent de lâches à se barrer en Suisse si jamais un jour ton pays et tes compatriotes sont en danger !
Moi personnellement j’appelle ça "l’Esprit Jacques Attali"... Du nom de ce triste sire qui considère que les états ne sont rien de plus que des hôtels et qu’en cas de coup dur il suffit simplement d’en changer en se lavant les mains du destin de ses compatriotes.
Un pays c’est avant tout une communauté de destin. On n’impose à personne de le partager, mais dans ce cas là la moindre des décence c’est :
1-De ne pas cracher dans la soupe,
2-Puisqu’on ne se sent aucune attache, d’aller jusqu’au bout de sa logique et de se barrer ailleurs au lieu de bénéficier des largesse de cette société qui repose sur la solidarité de citoyens envers lesquels on ne se sent justement pas la moindre solidarité.
Parce que je suis sans attache nationale et sans religion
Vous avez pourtant tenue à mettre dans votre présentation une phrase dans une langue que je présume être le croate. Sans attaches nationales, vraiment ?
"Si un jour la France subit un embargo puis un bombardement de l’Otan, tu aura une autre vision de la "lâcheté"
Principe que tu illustres en t’étant barré de ton pays non pas par adhésion aux valeurs de ton pays d’accueil, mais afin de ne pas partager le sort de ceux qui parmi tes compatriotes n’avaient pas les moyens de fuir...
Ca se passe de commentaire.
Je suis peut-être vieux jeu, mais à mes yeux ce genre de comportement c’est le summum de la lâcheté... Je conçois qu’on envoie sa femme et ses gosses à l’abri (et éventuellement à l’étranger), mais pas qu’on puisse s’enfuir avec eux en laissant son pays et ses compatriotes brûler derrière sois.
Personnellement je préfèrerai mourir les armes à la main...
Et même en imaginant que le courage m’ait fait défaut, je perçois assez mal ce qui peut encourager quelqu’un à venir s’installer dans le pays dont les armées sont justement celles qui m’ont bombardé...
Il me semble que la France fait partie de l’OTAN et que le comportement de ce pays vis a vis des yougoslaves (qui ont pourtant été historiquement nos plus fidèles alliés) a été plus que dégueulasse.
Mais bon, je dis ça, je dis rien...
"Quand à la France proprement dite, c’est un pays sans identité, un larbin des USA, l’oncle Sam dit fait ça, la France s’exécute sans se poser de questions afin d’avoir droit à un susucre. Ne me demande pas d’être fière d’un tel pays."
Je n’arrive pas à comprendre comment on peut être cons au point d’accueillir de tels ingrats et hypocrites chez nous...
J’aurais plus de respect pour toi si tu avais déclaré cela depuis Belgrade... Ou Moscou !... Là au moins cela aurait été consistant de nous traiter de larbins...
Par contre le seul droit qu’à une personne qui a fui son pays pour venir se réfugier chez ses agresseur, c’est de fermer sa grande gueule et de se dispenser de donner des leçons de morale !
Il y a encore des patriotes chez nous contrairement à ce que donne à penser le petit nombre de ploutocrate qui se relaient sans discontinuer sur nos plateaux TV et qui ont trahi notre pays en en piétinant le principe de souveraineté cher à De Gaulle... Et on goute assez peu les leçon de vertu données par ceux qui ne sont pas bien placés pour les dispenser.
Qu’un russe nous traite de "larbins" depuis Moscou... OK... J’ai rien à lui reprocher.
Qu’un Serbe nous traite de "Judas" depuis Belgrade... Là non plus j’aurai du mal à le lui reprocher...
Par contre qu’un serbo-croate nous traite de "larbins" alors même qu’il bénéficie des largesses de notre nation (que pour le coup je trouve bien trop accueillante...)... Là pas d’accord !
Il y a une incohérence profonde entre les actes et le discours.
On ne crache pas à la gueule de quelqu’un dont on a accepté la main qu’il vous tendait.
Soit on refuse la main tendu et on lui crache à la gueule, soit on l’accepte et on la ferme.
Venant de la part d’une personne qui a bien précisé qu’elle ne considérait aucun des habitants de son pays d’accueil comme ses compatriotes, ce genre de déclaration doit être jugée à la mesure de l’hypocrisie de son auteur.
Pourquoi tu ne retournes pas en Croatie ou en Serbie puisque les Français ne sont à tes yeux rien de plus que des "larbins" ?... Soit logique avec tes positions et dégage d’ici : Ton vrai pays (puisqu’apparemment la France ne l’a jamais été) a besoin de bras participant à sa reconstruction.
Qui plus est je me dispenserai de tes appréciations et jugement de courage vu que tu as personnellement détallée comme un lapin et que visiblement pour toi un pays n’est guère plus qu’un hôtel (de passes peut-être ?).
Il est certain que ce sera au delà de tes forces de comprendre les raisons qui peuvent pousser quelqu’un à se sacrifier pour son pays et ses semblables.
Le fait d’avoir fuis t’enlève le droit de porter un certain nombre de jugement.
Bref, pour résumer, on évite de grimper aux arbres lorsque l’on a pas le fond de la culotte propre.
"Tu n’as pas compris ce que ça signifie d’être serbe/croate, mais ce n’est pas grave, sache simplement que je suis née en France et que je dis ce que je veux de ce pays. Je paye mon loyer, mes impôts et j’ai autant de droit que toi."
C’est pas l’impression que tu as donné vu que d’après tes propres déclarations "tu ne considères pas les français comme tes compatriotes".
Elle est ou la logique ?...
Soit tu es française et alors que ça te plaise ou non nous sommes tes compatriotes... Soit tu n’es pas française et alors nous te remercions tous de cesser de nous insulter ou de te barrer dans un pays dont les habitants trouveront plus de grâce à tes yeux !
Merci !
Evites quand même de dire que pour toi les français ne sont non pas tes compatriotes, que la France est un pays de larbins, mais que malgré cela tu résides quand même en métropole... Il y a de quoi très mal le prendre parce que dit ainsi cela donne l’impression que tu profites tout en nous crachant tous à la gueule.
Certains ici ont peut-être des membres de leur famille qui ont versé leur sang pour notre drapeau... Cracher dessus c’est un petit peu comme aller pisser sur les tombes de nos ainés.
Imagine un français qui habiterait à Sarajevo ou a Belgrade et qui s’autoriserait avec un certain culot à dire que les pays de l’ex-Yougoslavie sont des nations de branquignoles et de châtrés vis à vis desquels il ne se considère aucunement solidaire... Les serbo-croates le prendraient bien ?...
C’était juste pour que tu comprennes qu’il y a des français qui aiment leur pays et qui déteste les imbéciles qui ne respectent pas un minimum leur compatriotes.
C’est un petit peu comme si je disais que tous les athées comme toi sont des pauvres cons... Je l’ai à peu près aussi bien pris.
La France est un peu trop bonne fille avec ces gens qui la conchient, la rejettent, mais se servent avec enthousiasme sur la bête. Car je ne pense pas que Shamika refuse les allocations que lui versent la République.
Mais je ne vis pas en ascète...
Mais pourquoi te justifier ? A la rigueur, on s’en fout, et c’est totalement hors sujet...
Mais de quoi tu parles ??? Je m’en fiche, tes commentaires tiennent comme à chaque fois du trollage, tu ne lis pas les articles, ça se voit.
C’est logique, les français eux mêmes profitent du système et n’aiment pas leur pays.
Tu le dis toute seule, ce qui est ton droit d’ailleurs, que tu n’aimes pas ce pays...
Tu n’es pas la seule à profiter du système, c’est même un problème à tous les niveaux, et quelle que soit l’origine.
Les impôts sont fait pour la communauté car on ne vit pas tout seul. Et vous êtes dans une communauté qui est la communauté française, que d’ailleurs vous haïsssez. Je ne comprend pas donc une chose, moi quand je hais quelqu’un je n’accepte pas son aide.
Shamika
Vous perdez toute crédibilité avec de tels propos excessifs, et fallacieux, qui vous décrébilisent
La France a bien sur une identité.
Si vous ne l’avez pas ressentie, il y a problème, ou blocage, haine qui s’est systématisée, à partir d’une expérience que je ne connais pas.
Mais vos qualités d’analyse ne vous rendent pas stupide
Ou alors vous n’avez pas assez voyagé sur le territoire, qui en font les états unis d’europe.
Paris n’est pas la france
Il n’y a pas qu’une identité, d’ailleurs, mais plusieurs, dans ce pays qui est tout de même le carrefour de ’l’Europe, et où la multiplicité des langues, illustre bien le coté pluriel, de civilisations dissemblables et qui ont fondé un pays mythique, mais qui existe bien, dans son esprit de laïcité obligatoire,qui s’est construit comme une nécessite, après moultes guerres de religion, qui manifestement n’amène pas les gens à l’esprit de tolérance.
L’histoire récente nous en a donné des illustrations
Shamika
Merci pour cette réponse qui vous honore
Ma mère née en 1904 et ayant pour tout diplôme le fameux "certificat d’études primaires" récitait par coeur 75 ans après, la plupart des fables de la Fontaine y compris celles dont la plupart d’entre nous ne connaissent même pas l’existence, savait dire pour chaque département Français la préfecture, les sous préfectures et ce qui était qualifié de "villes principales, soit en gros au moins cinq villes par département, comptait de tête en même temps que le commerçant imprimait sur sa caisse calculatrice et avait sinon le montant exact au moins l’ordre de grandeur de ce qu’elle allait lui devoir en partant du magasin,connaissait parfaitement la chronologie des rois de France et les faits marquants pendant leur règne, bref avait une "connaissance de base" bien supérieure sans doute à bien des bacs plus cinq d’aujourd’hui qui savent à peu près tout sur presque rien tellement ils sont spécialisés et à peu près rien sur presque tout le reste ...
Je suis tout à fait d’accord, maintenant cette connaissance de base passe pour élitiste, alors qu’en fait, ce n’était pas extraordinaire auparavant.
Pas si loin que ça, je me souviens d’un ami complexé parce qu’il se croyait nul en orthographe et découvrant des copies d’élèves de maintenant, qui s’aperçut que finalement non...
Quel est l’abruit qui a pu moinser ce post de "oncle Archibald" !!!! :-((
A moins que ce ne soit une erreur.. :-)
sinon trés bon exemple oncle archibald,
mais certainement aussi qu’à l’époque, le niveau de travail exigé des enfants était d’un tout autre ordre.. ;-)
Le niveau de travail et d’exigence, oui exactement, c’est ce qui manque aujourd’hui aussi effectivement.
Ignorer les structures grammaticales, avoir un vocabulaire des plus pauvres : en bref, être incapable de penser, de réfléchir, de raisonner ...quoi de mieux qu’une population ignorante
qu’on peut manipuler, asservir à la sacro-sainte consommation ?
Novlangue 1984.. ;-)
discours de Nicolas Sarkozy ...... :-)) casse toi pov’con ...
"Croire que c’était de l’élitisme est d’ailleurs une grossière erreur, il suffisait pour un quadragénaire d’interroger ses grands-parents sur tel classique dont l’un connaissait encore des vers par cœur quarante ans après, quand l’autre pouvait discuter sans aucune difficultés des mérites comparées de l’œuvre de Dali et de celle de Picasso, alors que l’un et l’autre avaient arrêté l’école tôt."
c’est pas un peu exagere ?
Pas du tout, je parle de mes deux grands pères en fait, ils avaient tous les deux commencé à travailler très tôt, et tous les deux avaient cette connaissance.
Je confirme. Je connais une femme de 88 ans qui a commencé à travailler à 14 ans en usine par nécessité. Beaucoup de personnes de 40 ans sont impressionnées par sa culture générale qui leur semble très étendue et qui pour elle est très basique.
ceux que je connais sont pas du tout dans ce cas
on est plutot proche de zero
Pour mes deux grands pères c’était en effet de la culture générale de base, et non quoi que ce soit d’extraordinaire.
Ben oui, apparemment ça sert à rien : maintenant , en 3ème, on étudie en latin des auteurs obscurs qui ont une langue pitoyable comme Florus, parce que Spartacus c’est quand même plus fun que Jugurtha (Salluste) ou Veres (Ciceron)... et qu’on est à peu près sûr que les malheureux apprentis latinistes n’en tireront aucun bénéfice .
si le latin sert
mais pas tous les jours
Merci foufouille...
Ne tirez pas sur Florus, auteur pas si obscur puisqu’il nous permit en tant qu’historien d’avoir une vision globale- et plutôt neutre pour l’époque- sur l’histoire de Rome, complétant ainsi les témoignages d’autres auteurs plus célèbres mais un peu trop imbus de leur gloire...
Peut-être. Le problème est qu’il écrit d’une manière qui n’est déjà plus vraiment "classique", l’analyse logique est très dure. En tout cas pour moi, qui fut une excellente latiniste à l’école, et qui essaye d’aider mes enfants.
le latin et le grec, servent aussi a se rappeler le sens d’un mot
voire a le comprendre
Le latin et le grec apprennent aussi la rigueur...
Foufoulle
Sans le latin, sans le latin.
La messe nous emmerde
comme disait Brassens.
pfui.. pardon pour le pluriel malencontreux : une bonne connaissance, bien sûr.
D’accord avec la tonalité générale de l’article.
Oui, mais c’est une base et cette basse ils ne l’ont plus.
Ce que vous et vos collègues avaient oublié est que l’école est comme un "booster", une fusée d’appoint pour que la culture décolle plus tard.
Pour mon compte je me suis remis à réapprendre par cœur des poèmes, que je me récite ensuite à voix haute, trouvant dans cette pratique démodée beaucoup de plaisir.
Et d’ivresse !
Au delà des avantages liées à la meilleure compréhension du texte, et au travail de mémoire, c’est la musique de l’enfance, des apprentissages difficiles qu’on apprend à dominer, et de l’enchantement.
Les gens connaîssaient les préfecures, les sous-préfectures, les canaux, les fleuves et rivières, les noeuds ferroviaires, les provinces et leurs productions (tels les fameux draps d’Elbeuf, etc.) et plein de choses utiles pour travailler dans un bureau. Mais guère pour faire autre chose. Ces savoirs montraient tout au plus qu’on était dociles.
Et ils connaîssaient les colonies dont ils ne soupçonnaient pas les abus, et ses symboles folkloriques sur les timbres-poste, et ils méprisaient joyeusement tout ce qui ne venait pas de France. Et ils se méfiaient de tout, y compris les uns des autres, ceux qui n’étaient pas de...
Cette "culture" corsettée, cocardiére et chauvine ne me fait pas envie. Le passéisme a toujours senti le moisi.
Mouais mais faut pas non plus tomber dans le travers opposé...
Ne pas connaitre l’histoire des colonies, et en surestimer les abus.... mépriser tout ce qui vient de france au nom de l’ouverture aux autres... ne se méfier de personne y compris celui qui revendique qu’on devrait se méfier de lui...
A Jason, vous avez sur la culture un point de vue quantitatif, elle n’a pas à être utile socialement. C’est sur un tout autre plan qu’elle forme l’esprit.
Je n’avais pas vu l’autre tarte à la crème dans lequel ne peut s’empêcher de tomber Jason, en somme la culture générale c’est être de droite et réac, et c’est sûr une bouture de fââchiiste.
Watremez,
Vous n’avez pas tout vu. Votre bien-pensance vous égarera toujours.
Lisez un peu le testament du curé Meslier, ou, plus conventionnel, le traité sur la dîme royale de Vauban, ou encore ce que disait Gracchus Babeuf. De quoi alimenter vos programmes de littérature classique et de vous faire réfléchir. Sans oublier le code noir insitué sous Louis XIV et approuvé par l’Eglise. Un détail de l’histoire, comme disait un certain...
Parmi les presque contemporains, le talon d’acier de Jack London, ça vous changera de Barry chien loup, de la très correcte bibliothèque verte pour nos très correctes chères têtes blondes.
Vous êtes d’une autre époque. Qui s’en étonnerait ?
J’ai lu Jack London dés mon enfance, pas besoin de vous...
Le Curé Meslier, j’ai étudié ses écrits en deuxième année de DEUG.
Je ne m’interdis aucune lecture, je lis Céline ET Aragon, Proust ET Bernanos etc...
A vous relire, qu’est-ce que vous êtes doctrinaire en fait...
Quant au reste, vous enfilez les perles habituelles des "beaux esprits", que de docilité !
Le Code Noir, censé représenter pour les belles âmes le comble de l’ignominie.
Si vous l’avez LU, vous aurez constaté que ses dispositions étaient une belle avancée à une époque où en métropole le vol d’un pain était passible de 3 ans de prison et une agression physique n’ayant pas entraîné la mort de la peine capitale par pendaison.
Le problème principal pour le dit Code est que la loi n’était pas toujours respectée.
Jason
j’ai bien peur que vous n’ayez pas une vision très objective de cette époque,
où les savoirs étaient encore emprunts de magie.
Les sous préfectures résonnaient comme les capitales de l’empire inca.
Le monde n’était pas clos, et roulait en nous,.
Par son absence d’images, il fallait le créer en imagination.
Pour ça
Il n’était pas besoin d’aller au bout du monde et de parler de ce que l’on ne connaissait pas !
Je vous conseillerais de prendre une gélule d’Alexandre Vialatte chaque soir.
Un comprimé de Joseph Delteuil.
Quelques gouttes de Jean Giono.
Pour ceux qui s’en rappellent.
Voilà des écrivains bien de chez nous qui tendent vers l’universalisme.
De "l’éléphant est irréfutable ! " au chant du monde, en passant par le fleuve amour, vous vous baladerez dans une époque où les différences n’avaient pas encore été gommé, et où un voyage à Saint-Flour était plus exotique qu’un autre à Pékin, de nos jours.
Tropismes de l’ennui, cultures aseptisées par le modèle anglo saxon.
De Pékin à Rio, voilà les nouvelles sous préfectures du libéralisme et du libre échangisme, ou une centaine de mots suffisent à vous exprimer, et surtout à acheter des choses.
Le monde a rétréci avec cette méchante lessive !
Quant aux couleurs, les pauvres, elle sont bien passées !
Rendez nous le savon de Marseille !
Vélosolex,
L’école publique que j’ai fréquentée ne m’a pas fait beaucoup rêver. Et la France de la IIIème et de la IVème n’a pas eu besoin du modèle anglo-saxon pour inventer le conformisme et la bien pensance. Sans parler de la Vème.
Bien plus que les classiques pasteurisés dans les Lagarde et Michard ou les Castex et Surer (On les appelait les Castor et Pollux), ce sont les contestataires de tous les temps qui m’ont ouvert l’esprit. Heureusement pour tous, il y en a beaucoup. Et contrairement à ce qui se dit sur ce fil, je ne regrette pas ces époques anciennes.
Quant à Vialatte, je le relis toujours avec grand plaisir.
Jason
Reçu 5 sur 5
J’avoue que je fais plus référence à la connaissance en général, qu’à l’école.
Il faut lire, c’est la curiosité, et la connaissance, et l’esprit de découverte qui sont en régression.
Il est vrai qu’à l’époque, les bibliothèques étaient tristes, les livres couverts de papier kraft.
Et un adjudant regardait d’un air méfiant les bouquins que vous preniez
On se refilait l’amant de lady chatterley sous le manteau.
Peut être faudrait il de nouveau interdire certains livres, pour inciter à l’esprit de transgression.
Sarko n’a t’il pas réussi le miracle de faire repartir la princesse de Clèves !
si la culture était plus rependue, les gens comprendraient plus facilement certaines choses et seraient moins taillables et corvéables.
Arobase
Pour reprendre ce que je disais plus haut.
Permettez d’avoir de la réserve par rapport à votre réflexion
A mon avis, jamais l’accès à la culture n’a été aussi facile.
N’importe quel village a maintenant une bibliothèque, un centre socio culturel bien garni
Internet permet de lire n’importe quel classique, et d’écouter n’importe quelle œuvre.
Mais le livre et la culture ont perdu leur magie.
Dans certains milieu, le terme "intello" est une insulte.
Dernièrement, dans un vide grenier, j’ai acheté pour 50 centimes d’euro des bouquins super, même pas dépareillées, dont personne ne s’intéressait.
J’aurais préféré les payer plus chers !
Mais personne pour me les disputer.
On n’est loin de cette photo datant de 1917, où l’on voit des soviets illettrés poser un livre à la main, et montrant à travers ce symbole qu’ils veulent accéder à l’alphabétisation et à la culture.
Lisez les mémoires d’un bas breton, ou l’auteur raconte qu’il apprend à lire tout seul, sur une vieille bible usagée, dans une langue quasi inconnue, le français.
Expérience par laquelle mon père passa lui aussi, ainsi que beaucoup de petits gardiens de vache qui n’allaient pas à l’école.
Il y a donc qu’au royaume du Danemark qu’il y a quelque chose de pourri !
Les codes de réussite par la culture semblent perdus pour beaucoup.
La faute à qui ? Trop facile de désigner un seul coupable. Et d’ailleurs à quoi bon.
Il faudrait trouver peut être des solutions.
Notre bon président en avait trouver une : Interdire la princesse de Clèves.
C’est fou, depuis, ce que cette "meuf" est revenue au premier plan !
Vous avez une définition très restrictive de la culture générale qui selon vous consiste seulement à avoir des lettres, c’est-à-dire à connaître des auteurs.
Cette culture, celle des humanités était celle de la bourgeoisie jusqu’aux années 1960, celle de ceux qui fréquentaient les lycées. Elle était un marqueur social puissant et un signe de distinction.
La notion s’est considérablement élargie depuis 50 ans. Etre cultivé, c’est comprendre un discours économique, maîtriser des notions d’Histoire, de Géographie, de Philosophie, de Politique, de Sociologie, d’Ethnologie, parler une ou deux langues étrangères etc... plus seulement discourir sur la littérature ou les arts.
Cela signifie que, plus que jamais la culture générale contribue à la distinction sociale entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.
Le véritable problème n’est pas la disparition de la culture générale ( vous ne faites que déplorer la perte de pouvoir des humanités classiques), c’est au contraire son pouvoir de distinction redoublé, ce véritable plafond de verre qui isole ceux qui n’ont pas fait d’études ou n’appartiennent pas aux milieux qui la façonnent.
En somme, vous menez un combat d’arrière-garde.
Enfin, à ma connaissance, Soulages n’a jamais peint avec ses excréments. Je peux me tromper car ils sont nombreux à avoir joué avec leur caca, mais je n’ai jamais rien lu de tel le concernant.
Vous avez sur la culture le discours officiel, pourquoi ça ne m’étonne pas ? Et vous n’avez pas lu l’article car je suis loin la restreindre aux lettres. Si c’était comme vous dîtes un marqueur social puissant, ça l’est encore plus après quarante ans de diverses réformes pédagogiques censés mettre fin à l’élitisme, la culture est de nos jours encore plus élitiste. C’est toujours étrange chez les gens ayant vos opinions ce pouvoir de négation du réel ? Comme il est dit dans les commentaires aussi, la culture générale de nos ascendants, ce qu’ils apprenaient passe maintenant pour élitiste alors qu’auparavant c’était la base, une base que beaucoup n’ont même plus.
Vous avez raison, la culture générale isole, mais aujourd’hui peu de gens se sentent seuls je vous rassure.
@Pie 3,14
" plus que jamais la culture générale contribue à la distinction sociale"
...Et avoir la possibilité d’identifier un mensonge.
Je rajoute cette précision qui me parait importante.
J’aime bien la dernière précision d’arobase, c’est très répandue cette suspicion de prétention sur les gens cultivés. C’est l’excuse généralement des personnes incultes : "moi je suis inculte mais je ne suis pas prétentieux au moins".
Arobase nous prouve chaque jour à quel point il l’est .... :-)) :-)) :-))
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les chances d’y participer sont encore moins élevées que de gagner au tiercé , je sais , et perso je suis nul sur les questions people ( pas le temps ni l’envie de me farcir Closer et Voici ) , mais la culture c’est important ! faut avoir le courage de lire des bouquins , et de regarder autre chose que TF1 ...........
Les jeux que vous citez ne sont pas basés sur la culture mais sur l’humiliation des candidats.
Sinon, oui, il vaut mieux éviter de regarder TF1 en fait.
Oui , franchement , des Nagui ou des Dechavanne qui demandent aux gens leur avis sur les sex toys , ça peut être gênant et c’est complétement déplacé !
Un verbe comme ’servir à’ ou bien ’être utile à’ ne prend son sens que relativement à un but.
En somme quelque chose (comme la culture) doit servir ou ne pas servir à quelque chose qui doit être précisé pour que la phrase prenne tout son sens.
Ainsi une affirmation comme celle du titre ’La culture ça sert à rien’ (y compris la licence style banlieue) n’a aucun sens dans l’absolu.
Pour visser des boulons ou réparer des télés la culture (classique) ça sert à rien.
Pour briller en société, faire le malin, draguer des nénettes genre intello, ça peut être utile.
La remarque la plus intéressante me parait celle de Pie 3.14 qui a fait (pseudo oblige) le tour de la question.
La culture d’un individu c’est la somme des connaissances dont il dispose à tout moment, et cela n’est pas forcément lié aux arts , aux lettres ou aux sciences dites humaines. La notion de personne cultivée dépend donc des époques, la notion d’honnête homme évoluant avec le temps.
On ne peut conclure sans citer Desproges :
"La culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale"
"La culture c’est comme l’amour. Il faut y aller par petits coups au début pour bien en jouir plus tard"
Et bien sûr Selma Lagerlöf (ou Edouard Herriot) mais je penche pour la première, car si les hommes politiques étaient capables d’avoir des pensées profondes ça se saurait.
"La culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié".
Je vous rejoins sur un point, la culture ça sert aussi à draguer les filles
Je trouve quant à moi que la culture telle que prodiguée ou acquise à Science-Po par exemple procure un moyen de sélectionner les élèves, et permet à certains par la suite de se développer culturellement mais davandage dans le sens d’un divertissement pascalien.
En effet je cherche encore quelle est la profondeur d’esprit de cette génération d’Enarques, HEC, voire hélas parfois normal sup etc... Leur édification est largement technique ou intellectuelle...
Mon verdict est sévère mais j’ai été marqué par la réplique de Monseigneur Vingt Trois à Olivier Giesbert clamant sa foi du charbonnier indéboulonable sur tous les plateaux... Je respecte Olivier Giesbert ...et Monseigneur Vingt Trois sans doute dubitatif l’a finalement interpelé sur son chemin de sainteté....
Ces diplômés ne sont pas vraiment cultivés, ils lisent et raisonnent selon le moule qu’ils acceptent docilement.
Je trouve quant à moi que la culture telle que prodiguée ou acquise à
Science-Po par exemple procure un moyen de sélectionner les élèves, et
permet à certains par la suite de se développer culturellement mais
davandage dans le sens d’un divertissement pascalien.
J’apprends ce soir sur Sarko-News que l’épreuve de culture générale est supprimée pour les concours d’entrée à S.P. et ENA.
Au moins comme ça, l’auteur a le point de vue ’officiel’ sur la question.
Cela ne me choquait pas qu’on exige des rudiments de culture franco-française, quand on veut être journaliste ou grand serviteur de l’état, mais il parait que cela défavorise certaines classes sociales.
Soit mais pourquoi ne pas pousser maintenant cette logique jusqu’au bout. Si on veut une égalité absolue devant les concours de recrutement aux grandes écoles il faut instaurer le tirage au sort (la justice divine en quelque sorte), car sinon quels que soient les critères de sélection retenus une partie de la population sera toujours désavantagée. De toutes façons en procédant de la sorte (je veux dire au hasard) on ne peut guère trouver plus con que ce qu’on fabrique actuellement dans la classe politique et celle des valets (les lèches-culs des médias mainstream). En plus on fera l’économie de l’organisation d’un concours (résorption de la dette).
Je propose donc que pour les concours idiots de Julien Lepers au lieu de gagner un écran plat ou 500 € ou une bagnole on gagne une place à l’ENA à SP ou à l’X.
"J’apprends ce soir sur Sarko-News que l’épreuve de culture générale est supprimée pour les concours d’entrée à S.P. et ENA.
Au moins comme ça, l’auteur a le point de vue ’officiel’ sur la question."
C’est tout l’inverse, mais peut-être ne savez vous pas lire ?
Vous ne pouvez pas vous empêcher de calomnier lorsque vous ne savez trop quoi dire....
La culture G à Sciences po ce n’est pas de la culture mais des connaissances que l’on estime de base pour avoir de hauts fonctionnaires dociles. Quant à la culture quizz télé ce n’est pas ça non plus la culture.
Vous avez sur le sujet un point de vue quantitatif...Comme sarko quant à vous par contre.
On va avoir besoin d’une explication de texte. Si je ne sais pas lire, il semble que vous, vous ne compreniez rien.
Question logique vous me paraissez un peu à la ramasse aussi.
Alors on s’y colle.
La ’citation’ que vous invoquez comporte deux affirmations.
la première concerne une annonce faite au J.T. hier soir. Soit cette info est vraie (enfin je veux dire cette info a bien été diffusée) soit elle est fausse.
Partant du fait que je n’ai pas déliré, j’en conclus que le pouvoir a tranché en la défaveur de la culture générale, donc cela apporterait de l’eau à votre moulin.
De là vous affirmez que "c’est tout le contraire !". Le contraire de quoi s’il vous plait ?
On a effectivement maintenu Culture Gé. aux concours et je n’ai rien compris.
S’agit-il d’un problème d’antériorité ?
Les autorités se sont-elles inspiré ( a contrario) de votre article avant de prendre une décision ?
J’avoue que je m’y perd.
Et du temps qu’on y est, arrêtez d’inonder ce blog d’articles de 4 sous qui ne sont que des ramassis de lieux communs. Pour ça on a le Café du Commerce.
Vous avez un contrat avec la rédac d’AV, ils vous ont fait un prix ?
Vous le faites exprès ou c’est naturel ?
Je ne défends pas une seconde l’abandon de l’examen de culture gé prôné par Sarkozy à Sciences po.
Sur votre remarque finale, comme vous avez raison, sur ce site ne devrait apparaître que des articles avec lesquels vous êtes d’accord...
Quelle belle leçon de tolérance dites ...
^^
Sinon faut pas les lire cher ami, vous n’êtes pas maso ?
On dépossède les esclaves de leur culture pour dissoudre leur identité. Ce n’est pas nouveau.
Et en plus certains esclaves sont volontaires et en redemandent.
Excellent idée que de défendre la culture générale et les Humanités, car il s’agit d’acquisitions culturelles qui permettent d’entretenir un point de vue critique et de ne pas s’en laisser conter.
Il est vrai qu’une certaine anomie libérale très à la mode voudrait que le moteur de l’existence consiste à faire du pognon en s’habillant en costard cravate et en faisant des sourires en coin pour se donner l’air malin. Or, la culture, c’est quelque chose qui nous rappelle qu’il y a dans l’existence des choses plus intéressantes que le pognon, et ces choses sont notamment la philosophie, la littérature, la création artistique, etc. Ceux qui proclament la culture générale obsolète sont de sinistres cons qui ne voient pas plus loin que leur utilitarisme dénué de mémoire et d’affects.
" il s’agit d’acquisitions culturelles qui permettent d’entretenir un point de vue critique et de ne pas s’en laisser conter."
Nous sommes tout à fait d’accord.
Et merci à vous
La culture est un élément essentiel dans le mécanisme de perpétuation des élites.
Le privilège de la progéniture des riches sera d’être riche à son tour, tandis que les gosses de pauv’s ben y restr’ons pauv’s.
Bien fait pour eux, z’on qu’a causer meilleur.
La caque sent le hareng.
Erreur majeure de croire que seuls les riches ont accès à la culture, nos grands parents, nos parents la possèdaient sans pour autant être forcément des privilégiés...
Ma mère qui a arrêté l’école à 16 ans pour travailler en sait autant qu’un étudiant de Lettres, et ce n’est pas le seul exemple...
@Alexis Barecq... ça sent le coco...
Totalement d’accord avec le commentaire de lulupipistrelle...
Quand on a un marteau en main, tout ressemble à un clou. Watremez a en main de la nationalisme, et donc tout devient prétexte à propagande nationaliste.
La culture générale serait donc "ethno-centriste". Comme si en France, on pouvait considérer avoir de la culture en méconnaissant Shakespeare, Hemingway, Goethe, Yeats, Botticelli, Hokusai, Turner et tant d’autres...
Ohlala, oui, et si ça se trouve, je suis un un nostalgique des HLPSDNH (TM)°.. ;
;-)
C’est sûrement très drôle, j’imagine...
Ce qui est fou avec les belles consciences c’est qu’elles sont tellement doctrinaires et incapables de second degré, et ensuite après votre com, vous nous suggérez quoi ? La révolution culturelle ? Brûler les livres ?
Shamika répond
""""" Sans religion et sans attache nationale, c’est cool et fun, je confirme, cela permet de voir clair à ce qui passe en matière de géopolitique. """"
Et de fil en aiguille, elle se retrouve accusée de mille lâchetés
Alors qu’elle ne l’est pas
La culture c’est d’abord une chose basique qui nous tombe dessus comme le climat
C’est ensuite, par le biais de la scolarisation homogène et planifiée, quelque chose d’un peu plus complexe qu’il faut apprendre par coeur et laborieusement
Et c’est enfin quelque chose d’encore plus complexe que certains poursuivent de façon acharnée parce qu’elle offre davantage encore un des moyens d’établir, de faire remarquer sa différence. (Différence entre nationaux et différence vis-à-vis des étrangers). C’est alors une culture très saillante que son porteur ne manque pas d’arborer comme d’autres arborent une kippa, une croix ou une barbe.
Dans l’espace du culturisme qu’est la culture +, il y a cependant deux voies possibles.
Soit une voie purement nationale aboutissant à une vision plutôt nationalo centriste
Soit une voie universelle dont un des accomplissements extraordinaires a été réalisé par l’orientalisme (à l’intérieur duquel il y avait, pour certains, une tendance à la récupération utilitaire, opportuniste, relativiste et transcendantiste en ’’Ohh les harems !", pour d’autres une tendance plus scientifique et immanentiste allant dans la traduction littérale des cultures et textes exotiques
Ce courant orientaliste (à entendre plus largement internationaliste), quand il était de tendance immanentiste, permettait à chaque Français, Russe ou Allemand, d’étudier de manière scientifique et le moins possible relativiste les visions des autres (C L Strauss). Ceux qui étaient ainsi instruits étaient certainement perdus pour tout nombrilisme.
Hormis ceux-là, les autres culturistes ne versaient et ne versent toujours que dans une logique d’entre-soi pyramidal. Entre-Français on se comprend. Entre Parisiens on se comprend mieux, entre rive gauchistes on se comprend encore mieux, entre maraiscageux encore mieux, entre sorbonneux, entre Immortels on se comprend parfaitement. Elitisme alors, évidemment élitisme.
Mais entendons-nous bien, élitisme ne veut pas du tout dire à porte barricadées. Quasiment tous les élitismes républicains sont à portes entrouvertes et n’importe quel camionneur ferait l’effort d’apprendre l’astronomie en roulant pourrait accéder au panthéon.
La culture n’est pas du tout élitiste alors que l’hyper culture que prône le culturisme l’est, tout en restant -difficilement, c’est de logique pyralidaliste- accessible à tous. Je crois important de souligner ce côté accessible car il fut un temps où le culturisme était réservé à une élite barricadée (Il fut un temps où, nonobstant la question pécuniaire, le port de bijoux et de certaines fourrures était réservé à une élite)
Bien que le culturisme ne soit plus d’accès réservé (ce qu’énonce clairement le principe des cours du Collège de France), s’il ne tient qu’au tripotage de nos propres livres et reliques, il nous conduit fatalement à un entre-soi national.
Je suis persuadé qu’on peut parfaitement vivre d’un entre-soiisme national (Cf Victor Hugo) mais, ce n’est en rien un reproche, on est forcément nationaliste pour protéger ces richesses nationales sur lesquelles on a installé sa position dans la pyramide.
Il n’y a vraiment pas grand chose à médire des nationalismes et même des pyramides culturistes intranationales (à noter que la culture efficace, celle qui permet d’occuper une bonne place dans la pyramide, tient de plus en plus d’une bonne information en temps réel et donc moins d’une connaissance des vieux livres et vieux vases) mais il ne faut pas dénier qu’elles sont nationalistes, pyramidalistes et nombrilistes
Face à cette pyramide culturaliste constituée, il est logique et de bonne stratégie que ceux qui n’en sont pas fassent de leur mise à distance non une humiliation mais une valeur et de poser alors que n’importe quoi est génial.
Je ne suis pas en train de dire que les génialistes ont choisi cette voie du dénigrement de la pyramide par incapacité de l’escalader. Ca peut parfois être vrai mais c’est le plus souvent un choix très volontaire de leur part et souvent en manière d’être fidèle à ses parents non cultiuriste.
Par analogie, nous avons pu observer dans une vidéo passée sur Agora Vox TV hier que des gens qui étaient d’abord communistes comme leurs parents, ont eu un mal fou, en raison de cette fidélité, à passer au FN. Certains ont dû rompre avec leur famille pour sortir du communisme.
Dans la famille Dati, Rachida avait fait le choix du culturisme bien français. Son père et sa mère y étaient probablement favorables. Mais elle a eu des frères (certainement aussi intelligents qu’elle) qui ont estimé qu’elle francisait trop, donc qu’elle trahissait et ils ont préféré verser dans le génialisme où n’importe quoi a plus de valeur que les panthéons de la république.
"Hormis ceux-là, les autres culturistes ne versaient et ne versent toujours que dans une logique d’entre-soi pyramidal"
Même remarque que pour arobase
Sinon, la culture ça ne s’apprend pas, ça se vit, ça se transmet, c’est un ensemble, c’est une passion qui se vit.
Je partage certaines de vos révoltes, mais trouve douteux de mettre dans la même enveloppe art contemporain (souvent art d’opportuniste sans aucun talent, si ce n’est que commercial) et les arts premiers.
Pas anodin, puisqu’on accroche le débat de ce foireux choc des cultures.
Pas question de faire une hiérarchie entre les arts authentiques, issus de la culture des peuples, que ce soit le notre ou celui des Doguons ou de aborigènes australiens.
Pas question de faire une hiérarchie entre les peuples. (Mais on peut avoir une critique politique, à un autre niveau)
Au moins, que l’apprentissage (puisqu’il est question de ça) de l’histoire et des arts nous apprennent cette notion élémentaire.
La culture, c’est comme le voyage, normalement ça rend modeste.
Vous faites lé hiérarchisation, et votre commentaire, je dis mon opinion, rien de perso, c’est "c’est exotique donc c’est de l’art".
OK. ET que pensez-vous du programme d’Histoire de l’Art de 3ème qui met sur un plan d’égalité par exemple : l’expressionisme, Otto Dix et cie d’un côté, la House music et le rap de l’autre ?
Lisez mon com, il dit ce que j’en pense, de ce relativisme, ainsi que l’article.
