Dans une bibliothèque, pardon une médiathèque si l'on utiliser le vocabulaire post-moderne correct, (il ne faut pas privilégier « l'objet-livre » c'est être ou fétichiste ou réactionnaire selon la doctrine post-moderne de la « société des loisirs »), une mère, qui erre avec son fils entre les rayons visiblement perdue tout comme sa progéniture en « survêts », ou en « djeans » « baggys » avec la marque brodée à l'emplacement stratégique, le téléphone « portable » vissé à la main, présente uniquement pour la forme comme sa génitrice, l'entend qui demande (ça la soulage car elle peut alors se distraire en discutant avec lui) :
- Maman, qu'est-ce que ces trucs bizarres sur les étagères ?
- J'en ai jamais vu à la télé, sauf dans les émissions rien chiantes que grand-père il regarde ?
Et chez nous, y'en a pas...
- Ce sont des livres mon chéri, je crois que ça s'écrit « l-i-v-r-e », dedans il y a des lettres et des mots, et parfois des images mais c'est pénible à utiliser, on ne peut pas zapper comme à la télévision, et puis c'est quand même moins pratique qu'Internet.
- A l'école, ils veulent qu'on en achète Maman, mais c'est trop trop dur, y disent que sinon on aura pas une bonne syntaxe et qu'on parlera mal. Et puis ça coûte trop cher pour ce que c'est, tu te rends pas compte !
La prof elle voulait qu'on achète un livre à deux euros ! Trop dare !
- Ils se trompent complètement mon chéri, malgré que on lise peu à la maison, ça le fait, on parle trop trop bien chez nous.
- Il faut pas les laisser dire, à l'école ils veulent te farcir la tête de choses qui ne servent à rien quand on travaille plus tard.
Et puis ceux qui lisent tu sais, c'est souvent rien que des prétentieux.
La culture est en France en 2012 de moins en moins un signe d'ostentation sociale, ce qui était déjà en soi quelque chose au moins, sous-entendant que tout n'était pas marchandisable, que l'enrichissement culturel ou intellectuel, un enrichissement qualitatif de l'individu comptait encore.
Ce qui n'est plus le cas.
L'individu post-moderne se contente d'une sous-vie sous vide, comme la bouffe qu'il achète dans les grandes surfaces, car sans curiosité, on ne vit pas vraiment...
Maintenant, il n'y a plus que l'argent qui compte, y compris les milieux de la haute, ou qui se présume haute, bourgeoisie, où l'éducation n'est même plus un mètre étalon pour jauger un individu et la curiosité qu'il a du monde qui l'entoure, du passé ou du présent de ce monde, des sentiments que d'autres ressentent ou de leur manière de les exprimer, leur façon de « dire » le monde.
Ces personnes qui essaient d'exprimer le monde différemment, à leur manière, tout en cherchant à le faire partager aux autres, ce ne peut être que des malades mentaux, des fous, des inadaptés, des égocentriques,
On les traite de narcissiques car en plus ils essaient de s'exprimer en dehors du commun, de l'instinct grégaire du « vulgum pecus » qui aime le confort, matériel mais aussi intellectuel, que lui procure le troupeau, car c'est tellement confortable de penser et de ressentir comme tout le monde.
Pour être exposé à Sèvres, sur le plan de la bêtise ou de l'absence de curiosité, les candidats pour servir de « mètre-étalon » se bousculeraient au portillon pour paraphraser un célèbre dialoguiste dans « le Cave se rebiffe ».
L'individu moderne, jeune ou vieux, qui se fiche maintenant d'être complètement ignare (généralement il ne veut même pas savoir comment fonctionnent les gadgets qu'il utilise chaque jour), a l'ignorance arrogante, il la revendique, étant persuadé que de toutes façons, en quelques « clics » sur le « Réseau » il en saura autant qu'une personne raisonnablement cultivée sinon plus à laquelle l'on sortira généralement les clichés habituels sur l'étalage de la confiture, le parachute qui évite qu'on s'écrase, le fait que le type cultivé est forcément (forcément !) un petit bourgeois privilégié ce qui lui a permis de lire beaucoup, en passant aussi par les remarques acerbes de la gôche qui pense sur l'inutilité de la « culture bourgeoise ».
Notons que cette détestation des « humanités » et de cette culture « bourgeoise » a conduit à un appauvrissement remarquable de l'enseignement des Lettres et des Sciences Humaines depuis cinquante ans.
Considérées comme inutiles.
Rappelons qu'elles sont aussi considérées comme telles par les maîtres des « marchés » car la lecture, qui développe la capacité d'analyse et le sens critique, ne rend pas vraiment docile, et le commerce a besoin de docilité.
Bien sûr, comme à toutes les époques, l'ignorance crasse pousse surtout l'individu moderne qui pense ainsi se cultiver à sombrer dans les pires idées, les pires théories, et un comportement tout aussi grégaire et violent que ses ascendants moins enclins à la technologie, et ce pas seulement sur Internet loin de là.
Il confond gavage d'informations et capacité d'analyse, il confond aussi les personnes raisonnablement cultivées avec les donneurs de leçons professionnels qu'on lui vend comme très intelligents à la télévision, ainsi celui-ci, qui ne cache même plus le dédain et le mépris qu'il a de ses interlocuteurs moins favorisés par Dame Fortune. C'est également une manière d'alibi, les personnes ayant un bagage culturel un peu conséquent seront forcément assimilés aux z-intellos médiatiques, des rouages du système en somme.
Ainsi l'individu post-moderne continuera à consommer sans se poser plus de questions...
ce sera comme ca quand les gamins apprendront sur "console"
il y aura juste des symboles triangle/carre ........
celui qui lira un livre sera considere comme "pedophile"
(on peut deja se faire traiter de tapettes dans certains coins)
C’est déjà le cas, pour ce.rtains un type qui lit est anormal
c’etait aussi le cas en 80
mais y avait pas de risque de tabassage
@ l’auteur
Je suis très choqué. Comment peut-on suggérer qu’une attaliste fortune ne justifie pas qu’on affiche du mépris pour une inculte pauvreté ?
Tsss… Mon bon, les consoles existent depuis 25 ans dans les salons… C’est un loisir au moins aussi sain qu’un autre.
En effet, c’est très sain la console de jeux, comme ces jeux consistant à flinguer un maximum de personnes qui ont un succès fou, et qui font que les gosses ou des adultes confondent virtuel et réalité.
Et puis la littérature, c’est dangereux hein, on risquerait de recommencer à réfléchir.
un petit lien
"...console de jeux, comme ces jeux consistant à flinguer un maximum de personnes..." Ca me rappelle Sarkozy et l’amalgame internet/pédophiles...
On a l’internet qu’on mérite... En effet, quels sites visitent les gens qui ne peuvent plus ouvrir leur PC sans voir débouler toutes sortes de pubs plus ou moins salaces ? Ils sont payés de retour, c’est tout.
Pareil pour ceux qui ne voient dans les jeux vidéo que des activités morbides genre celle qu’Amaury retient pour son argumentation : On apprend la violence, on apprend à tuer...
Lol, Amaury, c’est comme pour tout : Y’a (notez l’herrésie... il n’a pas écrit "il y a"...) par exemple des gens avec lesquels il est un plaisir de se faire véhiculer en tranquilité, douceur et sécurité, et d’autres dans la voiture desquels il faut s’accrocher aux poignées en priant à chaque prochain virage...
Les consoles, c’est pareil, Amaury : J’en ai pas, mais les gens chez qui j’en vois (on a certaienement pas les mêmes fréquentations, c’est pas à la guerre qu’ils jouent.
Quant à la disparition des livres et du papier en général, avant de prendre une position débile, attendons le verdict dans le procès infligé par les moines-copistes à Gutenberg pour son invention diabolique qui a éradiqué la plus vénérable des corporations d’alors...
Chacun sa culture. C’est d’ailleurs ce qui en fait quelque chose d’intéressant.
Personne dans les "modernistes", ne voient le danger qu’il y a dans ce "livre électronique", que ce soit sur PC ou sur smartphone, ou "liseuse" qui est d’instaurer par exemple une censure "douce". C’est déjà le cas aux Etats Unis sur certains livres vendues sur I-phone qui ont été expurgées des passages "choquants". De plus, il y a une différence entre avoir l’objet livre entre les mains, et un ouvrage totalement dématérialisé, qui sera le même pour tous. Ce n’est pas tout à fait la même pratique de lecture non plus, la lecture électronique favorisant le "zapping".
On vient de m’offrir un "lecteur d’ebook" de marque Sony, j’étais assez
réticent à l’idée de bouquiner sur ce truc mais je dois admettre que
pour voyager c’est le pied, je remplace 3 kg de bouquins par un petit
appareil sur lequel j’ai déjà stocké un peu plus de 200 livres et je
suis loin d’avoir remplit les 8Go de ma mini-SD. L’écran aussi m’a surpris, l’affichage est un peu terne, sans surbrillance ni rétro-éclairage, c’est vraiment calibré pour lire sans se fatiguer les yeux et ça marche plutôt bien. D’ailleurs l’écran ne doit vraiment pas consommer grand chose, l’autonomie est de plusieurs semaines, même en lisant plusieurs heures par jour.
Je pousserai pas jusqu’à l’utiliser "à la maison" , j’aime trop le
contact du papier, mais prenant l’avion régulièrement je dois admettre
que c’est quand même super pratique de s’affranchir du format papier
quand on est limité en place et poids dans son bagage (cad tout le
temps).
Bref, le livre digital me semble une très bonne technologie pour celui
qui se déplace beaucoup. En plus les appareils sont loin d’être onéreux,
il faut compter environ 150€ pour du haut de gamme, on est loin des
prix des tablettes et autres smartphones.
Pour les histoires de censure je n’étais pas au courant, il faudrait que je relise au format ebook des ouvrages que j’ai déjà lut pour confirmer si il manque des passages.
C’était aux Etats Unis, pas chez nous. Heureusement. à ce lien l’actualité des livres censurés sur tous les supports...
"Pour les histoires de censure je n’étais pas au courant, il faudrait que je relise au format ebook des ouvrages que j’ai déjà lut pour confirmer si il manque des passages."
En fait, il y a deux phénomènes différents...
Il y a les livres que les distributeurs numériques refusent de diffuser, pour une raison ou une autre, comme Apple qui refuse certains ouvrages au motif de pornographie. Une des rares mauvaises idées de Jobs.
Il y a Amazon, qui a effacé des mémoires de ses appareils des livres achetés légalement, sans demander l’autorisation à leurs détenteurs. Le problème venait de ce que la société ne possédait pas les droits de diffusion et que les ayants-droits s’en sont émus. Amazon a toutefois remboursé les acheteurs. Mais bon, la méthode n’est pas géniale quand même.
A ce jour, je n’ai pas entendu parler de livres amputés de passages par un distributeur quelconque par rapport à une version papier.
"C’était aux Etats Unis, pas chez nous. Heureusement. à ce lien l’actualité des livres censurés sur tous les supports..."
Ce qui est bien, c’est que l’on voit que la cause principale de censure, c’est la religion. A la base, on trouve une association catho ou fondamentaliste pour faire chier...
Aux Etats Unis c’est plutôt des assos protestantes ou féministes...
J’attendais ce genre de commentaires qui aligne les perles et les lieux communs, sombrant dans l’attaque personnelle ce qui dénote toute la faiblesse de votre raisonnement.
Vous confondez votre opinion et l’exposé d’une argumentation raisonnable, sur le mode "je le pense donc j’ai raison", et confondez modernité et progrès ce qui n’est pas du tout pareil.
De plus vous confondez votre cas particulier et le reste du monde.
C’est très courant.
Ce n’est pas une question de format, un gosse, ou un adulte, qui ne lit pas de livres "papier" n’en lira pas plus sur format électronique. Si, il aura la tentation d’accumuler les téléchargements pour répondre à la pression sociale qui lui imposera peut-être de le faire, mais quant à savoir s’il va les lire. C’est un peu comme ces personnes qui ont 3000 films sur leur disque dur, et qui ne les regardent jamais.
Ce philosophe à ce lien l’expose très bien...
Pourquoi me reprocher ce que vous faîtes au travers d’un article ? Je ne vois que de la subjectivité à travers votre écrit, j’apporte ainsi la mienne. Votre raisonnement n’est pas plus scientifique que le mien.
Et c’est reparti dans la vision binaire du monde, livre VS internet...
Quant à ce passage-là, no comment, c’est le même procédé de généralisation du cas très particulier Amaury Watremez au reste du monde. Je mets entre parenthèses mes petits corrections)
L’individu post-moderne (les moutons de bobos gauchistes) se contente d’une sous-vie sous vide, comme la bouffe qu’il achète dans les grandes surfaces, car sans curiosité, on ne vit pas vraiment...
Maintenant, il n’y a plus que l’argent qui compte (ça fait bizarre de voir une tirade de café du commerce au milieu de tout ça, c’est inattendu pour le coup), y compris les milieux de la haute, ou qui se présume haute, bourgeoisie, où l’éducation n’est même plus un mètre étalon pour jauger un individu et la curiosité qu’il a du monde qui l’entoure, du passé ou du présent de ce monde, des sentiments que d’autres ressentent ou de leur manière de les exprimer, leur façon de « dire » le monde.
Ces personnes (dont évidemment Amaury fait partie, ce génie rebelle, cewannabe-guide de la masse aveuglée) qui essaient d’exprimer le monde différemment, à leur manière (oui, vraiment à leur manière), tout en cherchant à le faire partager aux autres, ce ne peut être que des malades mentaux, des fous, des inadaptés, des égocentriques,
On (les lecteurs d’agoravox exaspérés par tant de bêtises et de nombrilisme) les (le) traite de narcissiques car en plus ils essaient de s’exprimer en dehors du commun, de l’instinct grégaire du « vulgum pecus » (ah ben voila on y est) qui aime le confort, matériel mais aussi intellectuel, que lui procure le troupeau, car c’est tellement confortable de penser et de ressentir comme tout le monde.
Il y en a vraiment ras le bol de vos allusions diffamatoires, de vos attaques personnelles fielleuses...
On vous déjà expliqué que toute personne qui écrit le fait du fait d’une dose plus ou moins forte de narcissisme, c’est même ontologique à l’écriture.
Et rien, mais alors rien, ne vous oblige à me lire.
Et vous caricaturez bêtement car où est-ce que je parle des personnes de gauche dans l’article ? Vous faites un énorme contresens car ce que je critique ce sont les conséquences de l’hyper-libéralisme.
En route vers la société 451 Fahrenheit de Ray Bradbury (eh oui moi aussi je lis ) !
Je penses que vous en faite un peu trop, je suis relativement jeune et beaucoup de gens autour de moi lise et aime lire. Ce ne sont pas les tablettes de lectures qui tueront le support papier ça non.
Je ne sais pas si c’est parce que je vis dans un milieu relativement intellectuel mais moi je vois souvent des gens lire dans le bus ou sur des bancs j’ai même l’impression que les gens lisent de plus en plus.
Quand au jeu vidéo, faite attention à ne pas trop taper dessus car tout comme n’importe quel autre support il peut être aussi bien un outil d’éveil intellectuel que de propagande, tous les jeux ne sont pas forcément des Call of Duty et certains sont vraiment d’une poésie merveilleuse qui rappelle les film de Miyazaki.
Certes non, tous les jeux ne sont pas des "Call of duty", mais quels sont les jeux qui sont le plus vendus ?
Ce n’est pas tel ou tel support que je défend en tant que tel, mais le fait que notre société, à la base, s’oppose à la culture. Le problème des "liseuses" cependant, c’est la standardisation des comportements, .
Quant à la mort du support papier, elle sera peut-être due au fait que trop de livres sont édités, et pour de mauvaises raisons, en particulier pour alimenter le bruit médiatique de tel ou tel bon client des médias.
"Certes non, tous les jeux ne sont pas des "Call of duty", mais quels sont les jeux qui sont le plus vendus ?"
En 2011 ?
1 : Skyrim (fantasy, adultes et ados)
2 : Zelda, Ocarina of Time 3D (aventures, tout public)
3 : Xenoblade chronicles ( RPG, adultes et ados)
4 : Minecraft (construction, tout public)
5 : Rayman origins (aventures, tout public)
6 : Batman, Arkham city ( action-réflexion, adultes et ados)
7 : Pokémon (version blanche) (aventures, tout public)
8 : FIFA 2012 (sport, tout public)
9 : Ico - Shadow of the colossus ( aventures-réflexion, adultes et ados)
10 : Total war- Shogun 2 (stratégie, adultes)
Vu la liste, il y a moins de jeux bourrins ( 4 sur 10 ) que d’autres appelant plus de réflexion et de fun...
Donc surtout du divertissement, sinon je vois que vous avez l’air de mieux y connaitre en jeux vidéos qu’en littérature, quel que soi son support, pourquoi ça ne m’étonne pas ?
Le JEU vidéo est un divertissement à la base...
Je vous invite à relire l’expression "JEU vidéo", vous comprendrez en quoi ce médium n’est pas propice à la diffusion, je le concède, des écrits de Botul et de son chantre bien connu désormais ( il me fera toujours rire celui-là, il faut lui reconnaître cette capacité...).
Que ce soit plus axé sur la stratégie, l’action, l’aventure, la précision, la résolution ou le pur bourrinage, un JEU est avant tout un jeu...
Je n’ai d’ailleurs aucun mérite, je n’ai fait que recopier le box-office de l’année. Il n’y a pas de gloire à cela.
Je vous laisse, je dois télécharger Itunes U, je suis curieux de voir un cours universitaire sur la littérature française faite aux USA...
Peut-être seront-ils d’accord avec moi, et trouveront-ils aussi Hugo un poil surestimé...
Vous qui êtes si cultivé, vous savez donc ce que dit Pascal des divertissements ? (pas Obispo hein) Je trouve également Hugo surestimé....
la culture a aussi été exclue des examens pour l’entrée à sciences po
le directeur de la docfrançaise avai écrit un excellent article dans le figaro fin 2011
Exact, la culture générale...
Car ce n’est plus un critère.
"(il ne faut pas privilégier « l’objet-livre » c’est être ou fétichiste ou réactionnaire selon la doctrine post-moderne de la « société des loisirs »"
Effectivement, allez expliquer qu’un livre, ce n’est pas une quantité donnée de caractères sur n’importe quel support, mais aussi un objet qui a son poids dans vos mains, son odeur de papier, sa texture et que vous pouvez annoter, mais aussi truffer de post it, de marque pages personnalisés et, ce qui ne gâte rien, est d’un usage très décoratif dans son chez soi.. Surtout (comme le dit ma cadette) quand, maman ils sont en pagaille, défraîchis (signe qu’ils sont souvent consultés et qu’il y a de la vie, le signe le plus probant en étant quelques miettes restées prisonnières ou le moucheron fossilisé de la page 329 d’un vieux Bruckner... :)
Tous les sens participent à la découverte de l’ouvrage, jusqu’à l’ouie lorsque vous tournez les pages à la recherche du passage que vous avez envie de partager avec un hôte de passage...
On m’a opposé dernièrement à ma passion, la généralisation du livre numérique (en tablette), l’argument suprême : sauver les arbres.... :))))
Comme si on ne pouvait pas fabriquer de papier avec des chiffons....
Après il faut transmettre cet amour du livre, de la lecture, de la curiosité intellectuelle à ses enfants, sans forcer celle-ci. Dés lors qu’ils découvrent qu’il y a source de plaisir, de découvertes, que le livre est autre chose qu’un sujet d’étude de tel ou tel écrivain imposé par le programme scolaire (dont parfois la lecture est rébarbative pour de jeunes enfants) , c’est gagné !
"Effectivement, allez expliquer qu’un livre, ce n’est pas une quantité donnée de caractères sur n’importe quel support, mais aussi un objet qui a son poids dans vos mains, son odeur de papier, sa texture et que vous pouvez annoter, mais aussi truffer de post it, de marque pages personnalisés et, ce qui ne gâte rien, est d’un usage très décoratif dans son chez soi.. Surtout (comme le dit ma cadette) quand, maman ils sont en pagaille, défraîchis (signe qu’ils sont souvent consultés et qu’il y a de la vie, le signe le plus probant en étant quelques miettes restées prisonnières ou le moucheron fossilisé de la page 329 d’un vieux Bruckner... :)
Tous les sens participent à la découverte de
l’ouvrage, jusqu’à l’ouie lorsque vous tournez les pages à la recherche
du passage que vous avez envie de partager avec un hôte de passage..."
Exactement, merci Loatse
On retrouve dans cet article un débat que j’ai fréquemment, y compris avec mes étudiants.
Il y a toujours de la résistance dans la société face au progrès technologiques.
Notre monde des écrans fait peur à certains d’entre nous, et le bon livre papier est un sain refuge.
Mais il est faux d’affirmer que celui qui ne lit pas de livre ne lira pas plus sur les écrans.
Observez les jeunes autour de vous, ils n’achètent pas de livre, mais pas plus de Cd ou de DVD. Et pourtant sur le Net ils lisent, ils écoutent encore plus de musique et regardent d s films et de séries.
Alors que je faisais des recherches à la Bibliothèque nationale je lisais les journaux du 19èmeoù les plus brillants esprits du siècle diabolisaient le chemin de fer, en expliquant que l’homme ne survivrait pas à cette vitesse et que les vaches allaient mourir dans les prés.
Nous y sommes à nouveau !
http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html
Le progrès et la modernité, et l’invention de nouveaux biens qui conserve au système spectaculaire et marchand sa dynamique, ce n’est pas tout à fait pareil. Et on ne peut comparer la culture, qui contient essentiellement des aspects qualitatifs, et les techniques de transport, évidemment quantifiables. La question est celle-ci, la culture est-elle quantifiable ou pas ?
Et si l’e-book présente des avantages immédiatement quantifiables, il est dans la logique libérale d’ailleurs, de marchandisation générale, il a de nombreux inconvénients non quantifiables.
Vous me rappelez ces gens qui dés qu’on leur parle de faire des efforts quant à leurs déplacements en voiture évoquent le retour à l’âge des cavernes si on leur interdit de prendre leur bagnole...
Vous avez raison quand on me demande de faire des efforts avec ma voiture, j’ai tendance à considérer que l’on veut me renvoyer à l’âge des cavernes.
Bien à vous.
Vraiment ? Vous m’étonnez ?
Que ce soit pour l’image ou pour l’écrit, on va vers une dématérialisation du support. Si on peut observer une perte de performance pour l’image, entre le numérique et l’argentique, cette évolution qui devrait aller vers une plus grande démocratisation de la culture et un plus faible investissement pour les auteurs (un film en numérique coûte beaucoup moins cher à réaliser), sert surtout à renforcer les pouvoirs d’une oligarchie tant financière que politique. On nivelle par le bas, on diffuse un flot d’informations et d’images afin que les facultés d’analyse et de discernement de chacun soient réduite à néant.
Exact, et on obtient le résultat inverse de celui espéré, un "élitisme" de plus en plus marqué de la culture.
Juste parce que je suis musicien je pense que le livre devrait suivre cette voie :
Le problème c’est que dans ce tumulte de musiciens et d’artistes et d’auteurs qui croient se faire connaitre et reconnaitre sur le net, il y a aussi beaucoup de nuls et peu de génies méconnus, la plupart de ces génies des Carpates croient y trouver une revanche à leurs frustrations et leurs complexes. Je me souviens d’un auteur auto édité qui n’écrivait pas mal d’ailleurs mais jugeant bon de ne pas se relire, il y avait toujours 50 ou 60 pages de plus dans ses livres.
"L’individu post-moderne se contente d’une sous-vie sous vide". La vie sous vide, ce n’est plus la vie "sail away, sail away" mais la vie cellophane, cellophane.
"Ces personnes qui essaient d’exprimer le monde différemment, à leur manière, tout en cherchant à le faire partager aux autres, ce ne peut être que des malades mentaux, des fous, des inadaptés, des égocentriques. On les traite de narcissiques..." Aïe ! Ce doit être moi ! Car j’aime bien exprimer des trucs bizarres et échanger. Genre chansons par exemple. La preuve :
On dit qu’on aime lire
Mais on casserait pas sa tirelire
Pour s’acheter le Roi Lear.
Car c’est sur la toile qu’on délire.
De la pinacothèque à la médiathèque,
Tu traînes ton existence high tech,
A peine plus lettré qu’un Aztèque.
T’as l’air d’un anthropopithèque !
Tu es chaque jour plus avide
D’informations sur le web.
Mais tu trimballes ta vie sous vide
Moins riche qu’un habitant de Thèbes.
Tu as sur ton toit plein d’antennes
T’en sais moins qu’un Ancien d’Athènes.
Tu mets partout des paraboles.
Dis, tu n’en pas ras-le-bol ?
"Débarrasse-toi de ton cerveau, il ne te sert à rien." Signé : TF1.
"Fuis la bonne musique pour les tubes." Signé : YouTube.
Continuez à vous exprimer par vos textes en tout cas...
Rien que du bon l’expression artistique...
Et puis tiens ! J’ajoute un fin :
Il faut être absolument moderne,
Dit Rimbaud au fond d’une taverne.
Aujourd’hui, tu es post-moderne,
Quand tu regardes Stéphane Bern.
Très bien...
Dommage qu’il manque la bande son..
ça date pas d’hier les jeunes qui se fichent de la culture
Napoléon mon cul, réplique Zazie.
- Il
m’intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.
-
Qu’est-ce qui t’intéresse alors ?
- Le métro.
Zazie dans le métro
Au Etats-Unis, 170 journaux ont disparu au cours des dix dernières années, tandis que d’autres n’existent plus qu’en version numérique. Et selon une étude, "l’inexorable extinction" de la presse papier mondiale y démarrera dès 2017.
Qu’est ce qu’un journal, à quoi peut il servir ?
Un journal, ce sont des journalistes, du personnel d’imprimerie, des kiosquiers, des libraires.. des livreurs...
C’est aussi un rituel, celui d’acheter quelques magazines/journaux avant de prendre son train.. c’est aussi sucoter son stylo en faisant les mots croisés...
Un journal c’est aussi :
Un allume feu pour la cheminée
De quoi recouvrir son sol avant de repeindre les murs
Plongé dans l’eau amoniaquée, le meilleur nettoie vitres
En scooter, un pare vent improvisé sous l’anorak lorsque le mistral souffle
de quoi caler les objets fragiles dans les cartons lors de déménagements
et j’en oublie....
Année 2050
Le ministre de l’environnement promulgue une loi visant à généraliser la presse et le livre numérique.... Des milliers de bibliothèques ferment leurs portes, faute de lecteurs (plus de nouveautés).. les bibliothécaires, archivistes disparaissent...
Quand aux "supports archaiques", ceux ci étant destinés au recyclage, il est interdit sous peine de forte amende d’en détenir à son domicile quelque soit la quantité...
LOL ?
Année 2050
Le ministre de l’environnement promulgue une loi
visant à généraliser la presse et le livre numérique.... Des milliers de
bibliothèques ferment leurs portes, faute de lecteurs (plus de
nouveautés).. les bibliothécaires, archivistes disparaissent...
Quand
aux "supports archaiques", ceux ci étant destinés au recyclage, il est
interdit sous peine de forte amende d’en détenir à son domicile quelque
soit la quantité...
ça risque même d’arriver avant.
Pas désolé de mettre à mal cette vague de "nostalgie"...
Au Etats-Unis, 170 journaux ont disparu au cours des dix dernières années, tandis que d’autres n’existent plus qu’en version numérique. Et selon une étude, "l’inexorable extinction" de la presse papier mondiale y démarrera dès 2017. : a qui la faute ? La presse papier a commencé à décliner à cause de la radio, puis de la télévision.
C’est aussi un rituel, celui d’acheter quelques magazines/journaux avant de prendre son train.. c’est aussi sucoter son stylo en faisant les mots croisés... : rien ne t’empêche de sucer ton pouce en faisant un sudoku sur un écran tactile...^^
Un journal c’est aussi :
Un allume feu pour la cheminée
De quoi recouvrir son sol avant de repeindre les murs
Plongé dans l’eau amoniaquée, le meilleur nettoie vitres : tout cela, les pubs qui inondent les boîtes aux lettres peuvent le
faire. Et puis le papier du Figaro, ce n’est pas celui de libé... pour
faire les vitres, il faut prendre lequel ???
En scooter, un pare vent improvisé sous l’anorak lorsque le mistral souffle : si ton anorak ne te protège pas du vent, fallait pas acheter une merde chinoise à la friperie du coin pour 10 euros...
Du passé faisons table rase, c’est le mot d’ordre à la fois des staliniens et des hype
er libéraux.. ;
Surement amaury... :(
L’industrie du "support papier" en france, c’est aussi :
25 000 librairies ...
3000 bibliothèques
4000 imprimeries ....
... et leurs employés bien entendu
Oui, et ça personne ne semble y penser, et je ne parle même pas des "petites" maisons d’édition...
Avez-vous pensé aux milliers de copistes que la création de Gutenberg a envoyé au chômage ?
Avez-vous versé une larme aux peintres et aux illustrateurs quand Niepce a mis au point l’appareil qui les a privé de leurs gagne-pain ?
Que pensez-vous qu’ils ont fait ?
Se sont-ils laissé mourir de faim, crevant le gueule ouverte au bord du chemin ?
Ou bien se sont-ils recyclés ?
Les copistes se sont faits écrivains publics, ou ont appris à imprimer.
Les peintres ont appris à manier la chambre noire et les plaques de verre, gardant leurs pinceaux pour les retouches ou leur plaisir propre le dimanche venu à la campagne.
Je ne pense pas que le livre numérique détruira le livre papier, il va le compléter. En revanche, un secteur va morfler, c’est le livre de poche...
A terme, je pense que le livre physique va redevenir un objet d’art, usuel, précieux et durable, plutôt que ces abominables folios aux pages collées qui partent en morceaux à la troisième lecture...
Quand aux maisons d’éditions, si elles prennent le bon virage, elles survivront. Si elles se cramponnent sur leurs positions comme Kodak l’a fait avec l’argentique, en revanche, elles sont condamnées.
Mais ce ne sera pas la faute du Numérique, mais de leurs dirigeants.
Rien à voir, les copistes n’étaient pas salariés, c’étaient des moines qui ont simplement fait autre chose.
Quand on goûte certaines de leurs bières, on se dit qu’ils ont bien fait...
Les trappistes belges par exemple
Et c’est l’un d’eux qui a mis au point le champagne
Un belge ?
Mais oui...
*n’est pas surpris*
Je ne suis pas belge...
Ce sera pire à vos yeux je suppose de savoir que je suis parisien.
^^
Je vois venir d’ici le gros cliché xénophobe sur les belges...
M’en fiche de savoir cela...
Ce qui m’interpelle, c’est de voir une origine Belge au Champagne quand un Champenois a réuni les pièces du puzzle pour faire entrer le vin effervescent dans l’ère moderne...
Ce n’est pas ce que j’ai dit, j’ai qu’un trappiste avait mis le champagne au point.
On vous a affublé d’un prénom médiéval,ce doit être pour ça...mais enfin Amaury, vous ne faites pas beaucoup d’efforts pour comprendre que la culture ne saurait se figer, telle que vous la concevez...
D’ailleurs,ce n’est que VOTRE culture,une partie seulement de toute la connaissance,vous avez encore pas mal de choses à apprendre,non ? et c’est ce qui est formidable à vivre !
Evidemment,si vous croyez avoir fait le tour de la chose,et si vous en êtes revenu,ce doit être lassant !
Quoique,mon poisson rouge...
Rien de personnel, contrairement à vous qui ne pouvez vous empêcher d’une petite attaque perso sur le prénom, ^^, mais c’est dans l’article vous avez compris que ce que je critique c’est le fait que l’hyper-consumérisme engendre une destruction de l’appréhension de la culture ? Précision ici, car la culture n’est pas quantifiable. Ce n’est pas une technique que l’on peut réduire à des équations ou des schémas, voyez ?
Hé quoi, vous qui êtes de gauche et qui combattez inlassablement le fascisme je le sais, vous auriez donc de la culture la même conception que Alain Minc, par exemple ?
Quant à votre appréciation sur mon prénom mon cher ami, je vous ferais la même réponse que Marcel Aymé a fait au président du conseil quand on lui a proposé la Légion d’honneur.
^^
Vous me rappelez ce monsieur officiel que j’entendis un jour : "mais voyons les jeunes de 2012 savent se servir d’internet, ils ont des compétences supérieures aux jeunes d’avant", texto. D’avant quoi ? D’avant internet ?
Pour entrer à Sciences-Po, plus de dissert. de culture générale. Il paraît que c’est pour ne pas aggraver les inégalités ... Ben voyons ! ..
Internet et les moyens électroniques pourraient être de formidables outils, mais rappelez moi les deux mamelles du net ? Le Q et les jeux ? Avec un zeste de défoulement anonyme. Ce n’est pas une question de supports ou de techniques le rapport de la culture à la modernité, mais de société.
3 000 000 000 av JC : Amauramibe voit avec effarement ses congénères unicellulaires se livrer à un rituel étrange. Ils absorbent des nutriments présents dans l’eau, grossissent, dupliquent leur chromosome et se scindent en deux. Amauramibe proteste contre cette dégénérescence sociale qui aboutit à encombrer de plus en plus l’eau de mer. Bientôt, dans des centaines de millions d’années, on ne pourra plus y vivre !
- 65 000 000 av JC : Amaurasorus rex voit avec effarement pulluller de plus en plus un genre de petits rats qui ne sont visiblement pas normaux. Ils vivent dans des terriers pour ne pas se faire manger, ne pondent pas d’oeuf, mais des petits déjà formés qu’ils nourrissent ! Quelle perte de temps, alors que ses oeufs sont solides et que ses petits pourront les prédater dès leur sortie de l’oeuf. décidément, la Nature ne tourne pas rond ces temps-ci. Déjà que dans le ciel il y a ce gros caillou qui grossit de jour en jour...
- 800 000 av JC : Amauerectus est ulcéré. Le fils de cet incapable de Grumph s’est pointé la veille avec le pire ennemi du clan ! Cette chose rouge et chaude qui fait mal, au bout d’une branche de bois ! Il a essayé de convaincre les autres de ne pas le laisser faire, et de jeter le coupable aux hyènes mais nul n’a voulu l’écouter. Pire, le clan entier s’est massé, le soir venu, autour, hypnotisés par la chaleur et la lumière dégagée par le Grand Ennemi ! Ils en seront bientôt victimes, se dit Amauerectus, et j’aurai les femelles restantes pour moi tout seul !
- 40 000 av JC : Amauresapiens se dit que ses contemporains sont devenus fous ! Les voici qui plongent leurs doigts dans un mélange de terre et d’eau, agrémenté d’une poudre de roche, et ils appliquent le tout sur la paroi de la grotte ! Quelle perte de temps inutile ! Certains usent même de tisons à peine refroidis pour tracer des lignes étranges. Mais qui va aller chasser le lion avec lui pour nourrir le clan ?
- 3 000 av JC : AmaurUruk ne sait plus ou donner de la tête. Tous ses voisins se livrent à un rituel étrange. Au lieu de graver en leur mémoire les noms des marchands ainsi que les marchandises qui leurs sont confiées, les voici qui façonnent des petites plaques d’ argile sur lesquelles ils plantent des roseaux en biseau, y laissant une marque. Quelle idiotie ! Les plaques peuvent se briser, et ils n’auront pas mémorisé leurs clients correctement. AmaurUruk se frotte les mains, il sera bientôt le seul tresseur de nattes en activité, et il deviendra riche...
100 apr JC : Amaurus est allé prier ses Dieux pour implorer leur lumière. Les volumen, rouleaux sacrés sur lesquels toute science se répand, sont en passe de disparaître ! A leur place, se trouvent de plus en plus d’immondes pavés rectangulaires, composés de feuilles individuelles reliées entre elles ! Et l’esprit d’unité de l’objet, alors ?
1453 : Amauberg avait entendu parlé de cela en la lointaine Cathay. Mais maintenant, la chose se faisait sous ses yeux, et c’était un désastre ! Un manuel assemblait sur une planche des morceaux de plombs prédécoupés. Il les enduisait d’encre, mettait une feuille de papier par dessus, appuyait à l’aide d’une presse et il en ressortait un texte tout fait. Mais quel déplaisir ! Un texte froid, sans chaleur, sans illustration, ni dorure à l’or fin. Et les moines copistes ? Comment allaient-ils entretenir leurs Saintes Abbayes sans la vente de leurs Pieux Ouvrages aux Grands de ce monde si ces...livres... se répandaient dans le commerce ? Il en dirait quelques mots au bourgmestre, c’était certain.
1879 : Amaunésime en rit encore. Cet idiot de voisin s’est fait avoir. Il a fait installer un de ces nouveaux appareils "modernes" pour soi-disant faciliter son commerce. Il est si ridicule, à parler dans cette boîte en bois... Si Amaunésime veut transmettre un message à l’autre bout de la ville, il n’a qu’à héler un de ces jeunes sauvageons de 5 ans qui traînent dans les rues à nuire aux gens de qualité, à lui remettre le papier et une piécette, c’est bien suffisant ! Vivement qu’une bonne guerre débarrasse la bonne société de ces rejetons surnuméraires...
1949 : Amauny est sidéré. Voici que sa femme se plaint de plus en plus de devoir aller au lavoir municipal deux fois par semaine pour accomplir ses tâches ménagères. Elle demande...exige...une de ces nouvelles machines qui lavent le linge ! Comme si sa mère en avait possédé une ! Le baquet à lessive est pourtant si pratique ! On peut même y laver le petit dernier sans avoir à perdre de place pour installer une baignoire comme son beau-frère l’a fait ! Le monde ne tourne plus rond ! Amauny se demande s’il n’y a pas une relation de cause à effet avec la présence des femmes dans les isoloirs... Décidément, le débarquement n’a pas fait que du bien...
Visiblement c’est moderne de ne pas lire les articles, car ce com est parfaitement hors sujet. A part des railleries persos tu n’as donc aucun argument, et donc aucune capacité à argumenter.
Généralement les ignares adorent la modernité, ils y voient un moyen de compenser leurs complexes culturels.
Et généralement les gens cultivés sont des conservateurs paralysés par la société qui les entourent.
Ah bon ? Non là par contre.. Et Marx, hypercultivé, un conservateur ? Et Nietzsche, inventeur d’une nouvelle façon de voir le monde ? Conservateur ? (Rires)..
C’est bien ce que je dis, on est dans le complexe culturel.
Relisez-moi ce n’est pas ce que je pense.
De quel com parlez vous ? Vous dites donc une chose et son contraire ?
" Et si l’on continue les généralités toutes aussi bêtes que la mienne ou la vôtre nous atteindrons le point goldwin dans une dizaine de posts."
effectivement c’est pourquoi j’aime bien votre com ci-dessous...
Je ne pense pas que nous puissions avoir raison, dans tout les cas cet article est une vision subjective du monde et la mienne l’est tout autant. Je crois qu’ici nous défendons tous le rôle primordial de l’éducation, franchement les outils on s’en fou.
Voilà, merci pour cet excellent commentaire, en effet, nous sommes d’accord sur l’essentiel, par contre les outils c’est important. Leur utilisation a des conséquences.
C’est pourquoi je dis "on s’en fou" et comme vous le dites c’est leur utilisation qui l’est, c’est là où s’applique la morale, l’éducation.
@ Amaury
Je ne crois pas que le commentaire de Mmarvinbear du 20 à 17 H 47 soit hors sujet. De plus, même s’il est méchant, il ne manque pas d’intelligence et d’humour.
Seulement, on constate de plus en plus que les évidences "progressistes" telles que celles que suggère Mmarvinbear sont de moins en moins utiles pour modifier positivement la réalité. Elles peuvent même être pires que "conservatrices", elles peuvent être franchement réactionnaires. Adopter le type de raisonnement de Mmarvinbear peut conduire les nouvelles générations à une forme de fatalisme : si le "progrès" conçu de cette manière aboutit à la situation présente du monde c’est que tout est foutu, que le monde ne peut aller qu’à sa perte…
Il y a quelques jours, suite à votre article précédent sur la télé, des commentateurs ont conseillé la lecture de TV lobotomie de Michel Desmurget. Je n’ai pas, depuis, lu ce livre mais j’ai entendu l’auteur répondre pendant plus de deux heures aux questions de Jean Robin sur le site Enquête et Débat. Qu’ils paraissent faibles et "réacs" après ça les sociologues "progressistes" qui, durant les trente années précédentes ont voulu nous convaincre que la télé, parce qu’elle est un progrès technique dû à la science, et donc à l’intelligence humaine, est forcément une avancée culturelle et humaniste, sans danger pour les enfants quelle que soit la manière dont les parents les y abandonnent !
Plus généralement, les "progressistes quoi qu’il arrive" devraient écouter et lire abondamment Jean-Claude Michéa. Ceux de la "Gauche" tout particulièrement qui, à force de croire à l’évidence de leur supériorité intellectuelle se contentent désormais de slogans en lieu et place de véritables réflexions… mais en constatant avec dépit que le peuple ne les suit plus.
La modification de la réalité n’est pas question de technologie, mais d’idéologie.
La meilleure illustration en est la télévision. Il est de bon ton de brocarder l’écran et son contenu, de le traiter de tous les noms, d’en faire le bouc émissaire, la cause de tous nos maux, alors que la télé n’est rien d’autre qu’un objet.
C’est l’usage que nous en faisons qui importe. Le seul fautif, responsable de tout ce que l’on aime pas à la télé, c’est le citoyen, l’utilisateur final.
Sans aller jusqu’à regarder Mezzo ou BraviaHD, un utilisateur lamba passera de meilleurs moments devant ARTE ou même France 5 plutôt que devant M6 ou TF 1. Les accès en sont les mêmes et pourtant, le cul sur le canapé, il choisira en majorité les deux derniers...
@ Mmarvinbear
Je suis partiellement d’accord. Mais le problème est de savoir pourquoi "l’utilisateur final" de la télé est conduit à la consommer ainsi… et, quand on le sait, on voit bien qu’il est loin d’être, comme vous dites "le seul fautif".
Parlant de la presse écrite à la Libération, Albert Camus écrivait déjà :
"On nous a dit : c’est cela que veut le public. Non, le public ne veut pas cela, on lui a appris pendant vingt ans à le vouloir, ce qui n’est pas la même chose… mais si vingt journaux, tous les jours de l’année, soufflent autour de lui l’air même de la médiocrité et de l’artifice, il respirera cet air et ne pourra plus s’en passer."
Dans ses livres sur "l’impérialisme publicitaire" François Brune a parfaitement décrit le moyen par lequel les possédants maintiennent dans la dépendance, partout dans le monde, les utilisateurs des médias, qu’ils soient ou non portés par des "nouvelles technologies". Entre autres :
- Le Bonheur conforme, (Gallimard, 1985)
- "Les Médias pensent comme moi", (L’Harmattan, 1997)
- Sous le Soleil de Big Brother, précis sur "1984" à l’usage des années 2000 (L’Harmattan 2000)
- Médiatiquement correct ! (Parangon 2004)
- De l’idéologie aujourd’hui (Parangon 2005)
Ce dernier livre s’ouvre sur une citation de cet autre ouvrage, De notre servitude volontaire d’Alain Accardo, un autre auteur particulièrement utile sur le problème que nous discutons ici :
"Qui n’a pas compris par quoi le système le tient enchaîné […] n’est pas près de pouvoir libérer le monde"
Désolé, mais Camus n’est pas un bon exemple. Son monde médiatique se limitait à la presse écrite et à la radio d’ Etat. Autant demander à Cicéron son avis sur la conquête spatiale.
Le monde médiatique est avant tout à l’image de la société civile. C’est d’autant plus vrai que désormais le secteur privé, dont le credo est de faire un max de pognon, se doit de capter l’audience la plus large possible, et y parvient assez facilement en diffusant les programmes que VEULENT le public.
Et ce que VEUT le public, ce n’est pas la qualité. Mais la sensation de la qualité, d’être écouté. D’avoir ses besoins satisfaits. et ces besoins sont basiques.
On peut d’ailleurs le comprendre un peu. Après huit heures passées à travailler, en moyenne une et demi serré comme une sardine dans un wagon de métro, une autre à s’occuper du gamin et de ses devoirs et sans parler du ménage, des courses et des imprévus, on a parfois pas franchement la tête à passer la soirée devant une analyse ontologique de l’influence de la pie grevèche sur l’oeuvre de Bernard Henri lévy.
L’essor de la TNT permet d’avoir une meilleure visibilité des chaînes de meilleure qualité (arte, france 5) mais l’audience de ces dernières ne progresse que très peu, même chose pour les chaînes éducatives ou culturelles payantes.
Ce que vous dîtes à la fin est faux...
Charles Bukovski écrivait après douze heures de boulot par jour, et lisait beaucoup, par exemple..
Entre autres
Didier Daenincx, qui bossait comme typographe etc...
Le divertissement doit-il être automatiquement débile ?
Et comme philosophe à lire il y a mieux que BHL, Alexandre Jollien par exemple...
Ce que j’aime avec lui, c’est sa faculté de prendre une exception pour la règle...
Alors il y a beaucoup d’exceptions...
Je pourrais vous citer le cas d’un proche qui bossait depuis ses seize ans, et avait dans sa bibliothèque de nombreux livres..
Et vous bottez en touche..
Dans les années 30/40 le "divertissement" était la lecture du journal collective, ou l’écoute de la radio, les gens échangeaiet beaucoup plus, sans que ce divertissement ne soit finalement un "rince cerveaux".
C’est une excuse de beaucoup, "c’est pas de ma faute si je me cultive pas c’est que je suis fatigué, toussa", la belle affaire...
@ Mmarvinbear
Là encore je ne suis que partiellement d’accord.
D’accord bien sûr avec la partie qui commence par "Après huit heures par jour…" mais j’ajoute cela à mes arguments montrant que "le consommateur de mauvaise télé" est loin d’être "le seul fautif".
Et je persiste à penser que l’exemple Camus est un bon exemple, aujourd’hui toujours valable. Ça n’est pas la nature du média qui compte mais la manière dont les décideurs de toutes sortes et les "gens d’influence" (enseignants, philosophes, essayistes, sociologues…) le conçoivent.
Je trouve significative votre réflexion sur le monde médiatique de Camus "limité à la presse écrite et à la radio d’état". Les "progressistes", libéraux de droite et de gauche ne peuvent toujours pas imaginer que "d’état" pourrait et devrait redevenir (ou devenir) de service public. Parce qu’en fait, une véritable liberté populaire, ils s’en foutent éperdument.
Quand ils étaient représentés au sommet par Chirac les dominants / profiteurs du système ont réussi un très gros coup : la vente au secteur privé, sans même un référendum préalable, de la première chaîne de télé (la plus ancienne, celle qui avait depuis les origines été payée par les citoyens / téléspectateurs / propriétaires).
Et ceci sous prétexte de "libérer" le contenu du contrôle de "l’état" ! Les contenus décidés par la famille Bouygues et les publicitaires sont donc désormais libres ! "Quel immense progrès" pensent, et font penser à leurs victimes ces décideurs libéraux !
Pour vous paraphraser je dirai que "Le monde médiatique est avant tout à l’image de la société civile qu’ont voulue et que veulent maintenir les libéraux, de droite et de gauche, que Chirac représentait très bien, et que Sarkozy représente et symbolise mieux encore
Je répète avec force la dernière ligne de mon commentaire précédent, mais en précisant de manière explicite ce que veut évidemment dire aussi Accardo : qui n’a pas compris par quoi le système le tient enchaîné n’est pas près de pouvoir se libérer.
C’est la magie de l’opinion que d’être d’accord totalement, en partie ou pas du tout.
En revanche, il est faux de croire ou de penser qu’un média contrôlé par l’ Etat est un média libre et objectif.
La couverture médiatique des événements de Mai 68 en est un parfait exemple. Alors que le chaos régnait à Paris, très peu d’informations étaient diffusées sur radio france. Ce sont les radios émettant depuis le Luxembourg ou l’ Allemagne ( RTL, Europe 1 ), qui ont eu une couverture totale et plus objective des événements.
Sans parler, après la vague gaulliste qui a suivi en Juin, de la reprise en mains du pouvoir et l’éviction des rares têtes qui avaient osé dépasser à l’ ORTF...
Un média indépendant de son propriétaire, cela n’existe pas. D’une façon ou d’une autre, il est marqué par son créateur, son possesseur.
La cohabitation de médias publics avec des médias privés permet de faciliter l’objectivité de l’information, en limitant les risques de manipulation et de désinformation.
Au final, c’est le telespectateur qui choisit et qui fait pencher la balance d’un coté ou de l’autre.
C’est quoi un média indépendant ? Un média d’accord avec vous ?
Non, un oxymore...
Qui ne dit mot consent ...
Vous répondez encore à côté.
^^
@ Mmarvinbear
Vous enfoncez votre clou : Un service public de l’audiovisuel ne peut exister puisque, dans le passé, il s’est confondu avec les médias "contrôlés par l’état". Ça tient debout.
J’enfonce mon clou : la double raison de l’inexistence d’un véritable service public est que, dans le passé, on l’a confondu, d’une part avec des médias gouvernementaux, d’autre part avec le monopole public (dont, je l’avoue, je fus un temps partisan).
Votre raisonnement (selon moi fataliste) étendu à tous les domaines de la société c’est que la domination des intérêts financiers - trop sommairement nommés "intérêts privés" - est inévitable.
Ce qui signifie, selon moi, qu’un monde humainement valable, donc pacifique, est impossible : on se battra de plus en plus pour être de plus en plus compétitifs.
La "crise" - qui selon moi n’en est pas une - de ces dernières années a au moins le mérite d’amener de plus en plus de gens à penser que le choix à faire pour l’avenir est effectivement entre le fatalisme guerrier et la solidarité organisée.
Non. Selon moi, pour certains secteurs économiques, la coexistence du public et du privé est possible, et même souhaitable, car le privé est un aiguillon efficace pour éviter au public de s’encroûter et de se reposer sur les acquis. D’autres secteurs, en revanche, doivent être préservés de l’influence du privé, et d’autres doivent être préservés de l’influence du public.
Dans le domaine des médias, la cohabitation est possible, à condition d’éviter des unions contre-nature avec de grands groupes aux intérêts convergents, ce qui favorise le copinage et la corruption.
Il y a aussi la mentalité de la société à prendre en compte. Les services publics français et anglais n’ont rien à voir, la BBC étant par exemple depuis le départ une société publique, sans pour autant ayant fait allégeance à un parti ou un autre. Le personnel journalistique français a lui une tendance naturelle à fricoter de trop près avec tout ce qui porte un maroquin...
Votre dernier paragraphe confirme : c’est selon vous PARCE QUE les journalistes français sont incapables de se comporter normalement dans un service public (contrairement à ceux de la BBC) qu’il faut se passer d’un service public de l’audiovisuel en France.
Ah, voici le fin mot de l’histoire !
L’autogestion ! Et derrière ce petit cache-sexe, l’économie planifiée et socialiste ! Avec " l’élection" comme attrape-nigaud pour justifier la mise en coupe réglée du système informatif...
Une élection sert à désigner des représentants qui dirigeront, en notre nom et en notre faveur ( du moins en théorie...) le système social et politique. La désignation de représentants se justifie par le degré de complexité de notre société.
Pour fonctionner correctement, un Etat, une région ou une ville doit effectuer des centaines de décisions par jour, ne serais-ce que pour l’approvisionnement de la population pour couvrir les besoins élémentaires. Sans parler de la planification de l’avenir, de l’accroissement de la population, de la prise en compte des révolutions technologiques ou de la gestion des catastrophes ( éruptions volcaniques, inondations, concert de Lorie ).
Ces décisions doivent être prises plus ou moins rapidement. En tout état de cause, un certain de gré de compétence et d’intelligence est requis pour être capable de faire les bons choix, qui pour certains engageront la population entière pour des décennies. Il est impossible, même avec l’émergence du Net, d’organiser réunions publiques et études comparatives sur tous les sujets. Une journée de 24 heures ne suffirait pas pour tout couvrir, c’est la raison, la justification de la délégation des pouvoirs.
En revanche, pour des postes très spécialisés, nul besoin d’élection. Un professionnel est capable de gérer une entreprise, un média.
D’ailleurs, quelle justification annoncer pour mettre à la direction d’un journal une personne qui n’a rien fait pour fonder ou faire tourner le média en question ? Allez vous spolier le fondateur, le propriétaire ?
Question supplémentaire : allez-vous laisser un média indépendant du pouvoir populaire pouvoir s’exprimer librement ?
Nous y voilà, nous avons donc un crédo libéral/libertaire pur sucre ci-dessus, qu.e cela ne gêne pas que la télé vende du temps de cerveau disponible
AW,
vous allez encore dire que je ne comprends pas votre conception de l’anarchie de droite.
Pourtant, je ne suis pas seul dans ce monde à penser qu’ "anarchiste de droite" c’est le nom français que se donnent les "libéraux libertaires" !
J’ignore comment vous conciliez ça avec votre catholicisme revendiqué, et ce n’est pas mon affaire : vous me l’avez souvent expliqué, mais j’oublie systématiquement les explications qui ne me convainquent pas, désolé.
A JL, effectivement les "disciples" d’Alain de Benoit, entre autres, se revendiquent de l’appellation "anarchiste de droite" et son libéraux/libertaires. C’est une manière pour eux de se rendre "présentables".
Et ils rajoutent à cela un ethnodifférencialisme marqué. Ils n’ont pas compris que l’appellation "anar de droite" est au départ un oxymore moqueur pour se payer la tête des idéologues en particulier, qui voient le monde de manière binaire : "ceux qui pensent comme moi et ma doxa idéologique préférée, et ceux qui ne pensent pas comme moi".
Car ce sont les idéologies, de droite ou de gauche, qui nous ont conduit là où nous en sommes. A nier le réel, et à théoriser le monde en abstractions mortifères.
Enfin, être de droite, ce n’est pas forcément être libéral, je songe à Bernanos, ou Dominique de Roux, et quelques autres. Quant à la gauche actuelle, elle est sociale démocrate dure et sociale démocrate molle, et la social démocratie c’est du libéralisme "light", moins audacieux donc.
AW,
pas faux. Néanmoins ce ne sont pas la gauche et la droite qui sont libérale : ce sont les partis de droite et le PS qui sont noyautés, pervertis si on veut, par le libéralisme économique qui préside selon le mot d’Edouard Glissant, tous les imaginaires.
Quant aux libéraux purs et durs, ils ne sont ni de droite ni de gauche, puisqu’ils réfutent tout dirigisme. La différence entre les libéraux et les anarchistes c’est que les premiers sont des lobbyistes de premier ordre, pas les anarchistes.
je suis totalement d’accord avec votre dernière phrase, il y a en ce moment un anarcho libéralisme qui se développe et qui est inquiétant.
@ Marvinbear
La complexité de la gestion ? Oui, et alors ? En quoi un élu serait-il par nature moins compétent qu’un désigné du pouvoir ?
La dernière question est particulièrement mal venue puisque, depuis que nous échangeons, je tente de vous expliquer que mon principal souci est la liberté de l’information.
Ou plus précisément, comme aurait dit Hubert Beuve Méry, fondateur du Monde, l’honnêteté alliée à la neutralité.
C’est justement de ce devoir que des vedettes journalistiques omniprésentes de la radio-télé publique actuelle se croient dispensés.
Mais plutôt que de réfléchir à cela vous préférez - très explicitement dans votre dernier commentaire - supposer une volonté "de mise en coupe réglée du système informatif" chez ceux qui veulent une gestion démocratique des biens collectifs.
"Mais plutôt que de réfléchir à cela vous préférez - très explicitement dans votre dernier commentaire - supposer une volonté "de mise en coupe réglée du système informatif" chez ceux qui veulent une gestion démocratique des biens collectifs." : A qui la faute ? Les régimes qui ont affiché de façon ostensible de label "démocratique" ne l’étaient pas !
Je remarque également que vous ne répondez pas à ma dernière interrogation.
Oubli, ou silence révélateur ?
Toujours le même discours irresponsable sur la démocratie à la mode depuis quelques temps, mais la démocratie suppose aussi d’exercer ses droits, de se comporter en citoyen adulte et responsable, hors, ceux qui se plaignent de la démocratie souvent ne vont pas voter, ne s’engagent pas. La démocratie suppose des devoirs...
En gros, sous soutenez une sorte de régime autoritaire libéral/libertaire. Car ceux qui désignent, sur quels critères les désigne-t-on , D’où sont-ils censés détenir leur autorité ? D’eux mêmes ? De leur conviction d’avoir raison ??????????????
@ Mmarvinbear
On tourne en rond.
A votre dernière question je vous ai répondu clairement que mon souci principal est la liberté de l’information. Mais vous me posez la question comme si j’allais bientôt être au pouvoir. Ce n’est pas d’actualité, je ne suis candidat à rien, mais je peux répondre plus explicitement que je veux que ceux qui seront au pouvoir, quels qu’ils soient, laissent les médias indépendants de ce pouvoir s’exprimer librement.
Je souhaite même qu’ils les encouragent à le faire.
Pour le reste je suis d’accord avec vous : les régimes qui s’affichaient comme "démocratiques" ne l’étaient pas. Je vais plus loin et ne cesse de répéter qu’il faut appeler par leur nom les prétendus régimes communistes qui ont régné sous ce nom. Ils étaient clairement selon moi des régimes fascistes
Et j’ai écrit cent fois qu’ils sont, plus encore que les puissances et militants de droite, les principaux responsables du dégoût que les peuples ressentent pour toutes les formes de socialisme. Alors que le socialisme démocratique est selon moi plus que jamais indispensable.
