vendredi 23 juin - par Desmaretz Gérard

La détention d’armes en question

L'auteur de l'attentat contre un fourgon de la gendarmerie survenu le 19 juin sur les Champs-Élysées, Adam Lofti Djaziri né de père tunisien et d'une mère polonaise qui vivait chez ses parents à Plessis-Pâté (Essonne), était titulaire d'une détention d'armes qui lui avait été renouvelée récemment. Ce commerçant en métaux précieux fiché « S » qui avait accompli trois allers-retours en Turquie en cinq mois, assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence, possédait : un Glock 26 - un Sieg Sauer (PSA de calibre 9 millimètres) - trois carabines (canon rayé) - deux fusils de chasse - plus de 9000 munitions - de la poudre noire (rechargeait-il des munitions ?) - et un fusil d'assaut !

Plus de 600 000 personnes disposent d'une arme de poing en France : policiers, gendarmes, officiers & sous-officiers, tireurs civils (170 mille), policiers municipaux, douaniers, Suge, transporteurs de fonds, bijoutiers, etc. Le fichier AGRIPPA (application nationale de gestion du répertoire informatisé des propriétaires d'armes) recense 3 millions de personnes possédant une arme, et on estime le nombre d'armes en circulation entre 10 et 20 millions dont 300 000 armes illégales.

Pour solliciter l’autorisation d'acquisition et de détention d’une arme (à ne pas confondre avec le port d'arme) auprès du préfet, les personnes visées doivent conformément à la loi du 24 mars 1989 :

· ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation supérieure à 3 mois ferme, ni être inscrites au B2 ( extrait du casier judiciaire remis aux intéressés) ;

· ne pas présenter de troubles psychiatriques ;

· présenter la demande à titre sportif ou défense (valable 3 à 5 ans) ;

· fournir un justificatif de domicile ;

· remplir une déclaration d’armes déjà détenues ;

· déposer la demande au commissariat ou gendarmerie ;

· l’avis favorable peut prendre près d’un an avant d'être accordé.

La loi n° 2012-304 du 6 mars 2012 a modifié les règles d'acquisition et de détention des armes. Elle crée 4 catégories au lieu des 8 précédentes, le nouveau classement ne repose plus sur les caractéristiques techniques de l'arme mais sur sa dangerosité.

Art. L. 2331-1. Les matériels de guerre et les armes, munitions et éléments désignés par le présent titre sont classés dans les catégories suivantes :

1° Catégorie A : matériels de guerre et armes interdits à l'acquisition et à la détention, sous réserve des dispositions de l'article L. 2336-1.

Cette catégorie comprend :

A1 : les armes et éléments d'armes interdits à l'acquisition et à la détention ;

A2 : les armes relevant des matériels de guerre, les matériels destinés à porter ou à utiliser au combat les armes à feu, les matériels de protection contre les gaz de combat ;

2° Catégorie B : armes soumises à autorisation pour l'acquisition et la détention ;

3° Catégorie C : armes soumises à déclaration pour l'acquisition et la détention ;

4° Catégorie D : armes soumises à enregistrement et armes et matériels dont l'acquisition et la détention sont libres.

« En vue de préserver la sécurité et l'ordre publics, le classement prévu aux 1° à 4° est fondé sur la dangerosité des matériels et des armes. Pour les armes à feu, la dangerosité s'apprécie en particulier en fonction des modalités de répétition du tir ainsi que du nombre de coups tirés sans qu'il soit nécessaire de procéder à un réapprovisionnement de l'arme. »

- L'acquisition et la détention des matériels de guerre, armes et éléments d'armes relevant de la catégorie A sont interdites, sauf pour les besoins de la défense nationale et de la sécurité publique.

- L'acquisition et la détention des armes, éléments d'armes et de munitions de catégorie B sont soumises à autorisation dans des conditions définies par décret en Conseil d'État qui prévoit notamment la présentation de la copie d'une licence de tir en cours de validité délivrée par une fédération sportive ayant reçu délégation du ministre chargé des sports au titre de l'article L. 131-14 du code du sport. « Nul ne peut acquérir et détenir légalement des matériels ou des armes, éléments d'armes et munitions classés en catégorie B s'il ne peut produire un certificat médical datant de moins d'un mois, attestant de manière circonstanciée d'un état de santé physique et psychique compatible avec l'acquisition et la détention d'une arme et établi dans les conditions fixées à l'article L. 2336-3 du présent code. »

« Quiconque devient propriétaire par voie successorale ou testamentaire d'une arme de catégorie B, sans être autorisé à la détenir, doit s'en défaire dans un délai de trois mois à compter de la mise en possession, dans les conditions prévues à l'article L. 2337-3.

- L'acquisition d'armes de catégorie C nécessite l'établissement d'une déclaration par l'armurier ou par leur détenteur dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. Pour les personnes physiques, leur acquisition est subordonnée à la production d'un certificat médical datant de moins d'un mois, attestant de manière circonstanciée d'un état de santé physique et psychique compatible avec l'acquisition et la détention d'une arme et établi dans les conditions fixées à l'article L. 2336-3 ou, dans des conditions prévues par décret en Conseil d'État, à la présentation d'une copie :

1° D'un permis de chasser revêtu de la validation de l'année en cours ou de l'année précédente.

2° D'une licence de tir en cours de validité délivrée par une fédération sportive ayant reçu délégation du ministre chargé des sports au titre de l'article L. 131-14 du code du sport.

3° Ou d'une carte de collectionneur d'armes délivrée en application de l'article L. 2337-1-1 du présent code.

- L'acquisition et la détention d'armes de catégorie D sont libres. Un décret en Conseil d'État peut toutefois soumettre l'acquisition de certaines d'entre elles à des obligations particulières de nature à garantir leur traçabilité, compte tenu de leurs caractéristiques techniques, de leur valeur patrimoniale ou de leur utilisation dans le cadre de la pratique d'une activité sportive ou de loisirs.

Sont interdites :

1° L'acquisition ou la détention de plusieurs armes de la catégorie B par un seul individu, sauf dans les cas prévus par décret en Conseil d'État ;

2° L'acquisition ou la détention de plus de 50 cartouches par arme de la catégorie B, sauf dans les cas prévus par décret en Conseil d'État.

Art. L. 2337-3. Une arme de catégorie B ne peut être cédée par un particulier à un autre que dans le cas où le cessionnaire est autorisé à la détenir dans les conditions fixées à l'article L. 2336-1. « Dans tous les cas, les transferts d'armes ou de munitions de la catégorie B sont opérés suivant des formes définies par décret en Conseil d'État.

Toute cession entre particuliers d'une arme de catégorie C ou de catégorie D soumise à enregistrement donne lieu à l'établissement et au dépôt d'une déclaration dans les conditions définies au V de l'article L. 2336-1 ou, le cas échéant, à un enregistrement, dans un délai d'un mois, auprès du représentant de l'État dans le département du lieu de son domicile ou, à Paris, du préfet de police. »

Les armes détenues par les particuliers à la date de la publication des mesures réglementaires d'application de la présente loi sont soumises aux procédures d'autorisation, de déclaration ou d'enregistrement prévues par celle-ci à compter de la survenance du premier des événements suivants :

a) Leur cession à un autre particulier ;

b) L'expiration de l'autorisation pour celles classées antérieurement dans l'une des quatre premières catégories.

Les armes dont l'acquisition et la détention n'étaient pas interdites avant la publication des mesures réglementaires d'application de la présente loi et qui font l'objet d'un classement en catégorie A doivent être remises aux services compétents de l'État dans un délai de trois mois à compter de cette publication. Un décret en Conseil d'État peut toutefois prévoir les conditions dans lesquelles les services compétents de l'État peuvent autoriser les personnes physiques et morales à conserver les armes acquises de manière régulière dans le cadre des lois et règlements antérieurs. L'autorisation a un caractère personnel et devient nulle de plein droit en cas de perte ou de remise de ces armes aux services de l'État.

Ne sont pas inclus dans la définition d'armes à feu les objets qui correspondent à la définition mais qui :

a) ont été rendus définitivement impropres à l'usage par l'application de procédés techniques garantis par un organisme officiel ou reconnus par un tel organisme ;

b) sont conçus aux fins d'alarme, de signalisation, de sauvetage, d'abattage, de pêche au harpon ou destinés à des fins industrielles ou techniques à condition qu'ils ne puissent être utilisés qu'à cet usage précis ;

c) sont considérées comme armes antiques ou reproductions de celles-ci dans la mesure où elles n'ont pas insérées dans les catégories précédentes et sont soumises aux législations nationales.

L'article 132-75 du code pénal peut incriminer nombre de ces objet comme arme : « Peut être qualifié comme telle un objet, qui sans être conçu pour tuer ou blesser est susceptible de présenter un danger pour les personnes. Cet objet dangereux ne pourra être effectivement assimilé à une arme que s'il a été utilisé pour tuer, blesser ou menacer ou s’il est destiné, par celui qui en est porteur, a tuer, blesser, menacer.  »

L'acquisition, la détention, le transport et la cession d'armes sont réglementés.

Art. L. 2339-9.I : « Quiconque, hors de son domicile et sauf les exceptions résultant des articles L. 2338-1 et L. 2338-2, est trouvé porteur ou effectue sans motif légitime le transport de matériels de guerre, d'une ou plusieurs armes, de leurs éléments essentiels ou de munitions, même s'il en est régulièrement détenteur, est puni :

1° S'il s'agit de matériels de guerre mentionnés à l'article L. 2331-1, d'armes, de leurs éléments essentiels ou de munitions des catégories A ou B, d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 75 000 € ;

2° S'il s'agit d'armes, de leurs éléments essentiels ou de munitions de la catégorie C, d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30 000 € ;

3° S'il s'agit d'armes, de munitions ou de leurs éléments de la catégorie D soumis à enregistrement, d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 15 000 €. »

Article L. 2339-5 : « Sont punies d'un emprisonnement de trois ans et d'une amende de 45 000 € l'acquisition, la cession ou la détention, sans l'autorisation prévue à l'article L. 2332-1, d'une ou de plusieurs armes des catégories A ou B, de munitions ou de leurs éléments essentiels en violation des articles L. 2336-1, L. 2337-3 ou L. 2337-4. »

Art. L. 2339-5-1 : « Sont punies de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 € l'acquisition, la cession ou la détention d'une ou de plusieurs armes de la catégorie C en l'absence de la déclaration prévue au V de l'article L. 2336-1 ou au II de l'article L. 2337-3.

Sont punies d'un an d'emprisonnement et d'une amende de 15 000 € l'acquisition, la cession ou la détention d'une ou de plusieurs armes de catégorie D en violation des obligations particulières mentionnées au second alinéa du VI du même article L. 2336-1.

Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en bande organisée.  »

Petite précision, l'arrêté du 6 mai 1998 relatif à la carte européenne d'armes à feu règlementant la détention et la circulation des armes dans l'espace européen, ne s'applique pas à l'acquisition et à la détention, conformément à la législation nationale, d'armes et de munitions par les forces armées, la police ou les services publics ou les collectionneurs et organismes à vocation culturelle et historique en matière d'armes et reconnus comme tels par l'État membre sur le territoire duquel ils sont établis.

 

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14 réactions


  • redneck redneck 23 juin 13:50

    Très bon article !
    Le Parlement européen devrait bientôt adopter de nouvelles règles contraignantes et inutiles encadrant l’acquisition légale des armes à feu au sein de l’Union européenne.

     
    Il existe une association de défense des propriétaires d’armes légitimes, il s’agit de l’UNPACT.
     
    Il existe aussi une formidable association qui lutte pour le port d’arme citoyen : l’ARPAC
     
    Tireurs, chasseurs, collectionneurs défendez vos droits !

  • sls0 sls0 23 juin 17:32

    En France j’avais des armes même de guerre et je grillais pas mal de cartouches.

    Maintenant je réside dans un pays où il est très facile d’avoir une arme et la porter dans la rue ne pose pas trop de problèmes.
    Je n’ai plus d’arme dans ce foutoir où il y a 20 fois plus d’homicides qu’en France.

    Ceux qui veulent des armes pour se défendre sont des froussards et ils sont dangereux car ils ne savent pas s’en servir et sont guidés par la frousse et les fantasmes.
    Si un jour je veux une grosse quantité d’arme, je fais un tour et je désarme ceux que je vois. Une personne armée c’est facile à surprendre quand elle ne s’y attend pas.
    Vu le nombre d’armes en circulation, le vol avec arme est courant.
    Du coup il y a assez d’échantillons pour avoir du correct coté statistiques.
    1 chance sur 4 de mourir si on est armé en cas de vol à main armée.
    1 chance sur 21 si l’on est pas armé. 
    La messe est dite.


    • redneck redneck 23 juin 17:43

      @sls0
       

      Avant j’avais une arme, un pistolet à plomb pour les compétition 10m air.
       
      puis j’ai acheté un pistolet 22LR pour les compétitions 25m, ensuite un 9mm pour les compétitions tir sur quille 15m, puis une carabine 22LR pour le tir 50m debout, puis une carabine 22 match pour le 50m couché, ensuite une carabine pour les compétition 100m et 300m, puis une le TAR et bien sur une lever action pour le tir 25m Western, etc.....
       
      Chaque année je dois remettre un certificat médical et une casier judiciaire vierge, jamais une condamnation meme pour exces de vitesse.
       
      Celà fait-il de moi un dangereux délinquant ? un froussard ?
       
      Vous n’aimez pas les armes et bien n’en achetez pas mais laissez les autres vivre leur passion.




    • sls0 sls0 23 juin 18:24

      @redneck
      On a le même cheminement et je ne crois pas être un froussard ou dangereux.

      Dans mon stand de tir c’était par parrainage.
      Celui qui avait un discours « sécurité personnelle » était écarté.
      On restait entre tireurs, chez nous les armes étaient démontées et dans un coffre.
      Je n’ai rien contre les tireurs, j’en faisais partie. Je rechargeais, j’aidais à la conception (coté vibratoire), et je montais jusqu’au 30-06 en calibre.
      Qu’on m’amène une arme pour l’améliorer je suis partant et j’aime ça.
      Je parle des personnes qui veulent une arme pour se défendre, c’est la méconnaissance, le fantasme et la frousse qui les guident.
      Dans mon environnement il y a tout ce qu’il faut pour valider la dangerosité de ces personnes, c’est tout.
      Et encore le nombre d’armes n’est pas tout, il faut voir la maturité des gens. En Suisse il y a beaucoup plus d’armes par habitants qu’au Luxembourg où on est pas loin de devoir déclarer un couteau de cuisine pourtant les armes sont moins dangereuses en Suisse.
      C’est pour cela que je vise le profil de la personne et que je ne fais pas une géneralité.
      J’ai regardé un peu l’argumentaire sur des forums de personnes qui veulent s’armer, dans l’ensemble ça me fait un peu peur.
      La frousse peut faire faire des bêtises parfois mortelles, autant s’en passer.
      S’il y en a qui sont attiré par le coté zen du tir, bienvenu au club.

    • Dryptia Dryptia 23 juin 20:29

      @sls0
      "Ceux qui veulent des armes pour se défendre sont des froussards et ils sont dangereux car ils ne savent pas s’en servir et sont guidés par la frousse et les fantasmes« 

       »Si un jour je veux une grosse quantité d’arme, je fais un tour et je désarme ceux que je vois. Une personne armée c’est facile à surprendre quand elle ne s’y attend pas« 

      Vous êtes sur que ce n’est pas vous qui vivez dans le fantasme ???

      Mais quelle suffisance !!!

      Et en plus vous stigmatisé TOUTES personnes voulant s’armer dans un but de défense personnel comme étant »froussard" ???
      Vouloir se défendre/accéder à des moyens de défenses c’est être un froussard/dangereux maintenant ???

      Le soucis étant que pour pouvoir se défendre avec une arme quelconque il faut une formation approprié...Ce que la licence de tir n’est pas.

      Mais c’est un autre débat.


    • sls0 sls0 24 juin 18:32

      @Dryptia
      Ce matin je suis allé prendre mon petit déjeuner dans un petit super marché. 6-7 vigiles armés dont la moitié sortis d’une maison de retraite, les autres employant leur fusil à pompe comme une canne. Sacrés guerriers que voilà. Il y a deux ans ils y a eu un hold-up, les trois truands n’ont pas eu difficile à les neutraliser.

      La mode c’est l’arme passée dans la ceinture pour pas mal dans la rue.
      Quand je dit que ça n’est pas trop difficile de récupérer une arme par surprise, on comprend mieux.
      Mon voisin a toujours son 9mm dans la ceinture, je lui dis que c’est pour combler un manque coté slip.
      Mon boucher c’était pareil. Si j’en parle au passé c’est qu’il s’est fait descendre derrière son étal pour sa caisse et surtout son arme.
      Par surprise on a aucune chance.
      Les armes je connais et j’ai eu la chance d’être invité quand les nouvelles techniques de combat sont arrivées en Europe.
      Normalement j’ai peut être une habitude que d’autres n’ont pas.
      Je réside dans un pays turbulent, j’ai eu droit à une fusillade où je n’étais pas partie prenante.
      On ne sait pas d’où ça vient, on est paumé. C’est 30 secondes après avoir vu passer deux types en moto que je me suis aperçu que c’étaient les auteurs, la direction et la position du corps et ça fait tilt.
      C’est 20 minutes après avec les flics qu’on a vu un impact de balle pas loin d’où j’étais.
      La surprise et on est paumé, armé j’aurais rien pu faire à part ne pas faire plaisir aux mecs en moto.
      Le mort travaillait pour western union, il était armé.
      23 homicides pour 100.000 habitants par an. 55-60% c’est suite à disputes, 15-20% c’est les flics, chez moi la cocaïne c’est par kg que ça transite 3-4%, la même chose pour les vols.
      Voilà les chiffres d’un pays où les armes sont d’un accès facile.
      Je suis un défenseur des tireurs sportifs.
      Les gens censés nous défendre vu le nombre de cartouches qu’ils grillent manque d’entrainement.
      Que dire de monsieur tout le monde ? Je ne suis pas vraiment chaud.
      Les mots froussards et fantasmes ont l’air de déranger, j’espère que la référence à l’absence dans le slip passera mieux.

    • juluch juluch 24 juin 18:51

      @sls0

      Vous ne résidez pas en France non ?

    • Dryptia Dryptia 24 juin 19:58

      @sls0
      regardé les statistiques concernant le Brésil,le Mexique le Honduras,la Suisse et bien sur les USA

      https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_firearm-related_death_rate

      http://crimeresearch.org/2015/11/will-brazil-long-having-some-of-the-strictest-gun-control-in-the-world-and-one-of-the-highest-murder-rates-finally-liberalize-its-gun-laws/

      http://www.npr.org/sections/parallels/2016/03/28/472157969/brazil-has-nearly-60-000-murders-and-it-may-relax-gun-laws

      La pseudo causalité « législation dur contre les armes à feu » =" moins de meurtres par armes a feu" n’est pas la car ÉNORMÉMENT d’autres facteurs sont à prendre en contre
      Preuve que c’est un débat compliqué !

       Même si une arme à feu n’apporterai rien a la personne qui en dispose pour sa « protection » dut a un déficit de formation approprié,qu’est ce qui me permet ou vous permet de juger qu’ils n’en ont pas dans le slip/froussard/dangereux «  ?

      En bref qu’ils n’ont pas à y avoir accès ?
      Je parle bien d’une détention d’arme dans un but de défense du domicile/propriété privé.

      Pas dans la rue ou dans des lieux public,ne parlons même pas d’open carry ou de CCW à l’américaine mais juste la défense personnel au domicile ?

      Pour info je suis tireur depuis 4 ans avec plusieurs détentions B,néanmoins comme vous je ne suis pas non plus pour l’accès au port d’arme pour le grand public,tout comme je ne me vois pas utiliser mes armes dans un contexte de »défense" dut a une absence de formation et aux risques d’incidents potentiels (compagne et enfants autours etc) cela dit en quoi je devrais empêcher/juger mon prochain qui voudrait s’équiper dans un tel but ?

      Nous sommes d’accord sur le fond,mais pas sur la forme.

       


    • sls0 sls0 25 juin 03:19

      @Dryptia
      Je vous rejoins là dessus, en regardant la Suisse et le Luxembourg, au Luxembourg il y a plus d’homicides par armes malgré une loi presque idiote.

      Les suisses ont des armes chez eux pour défendre leur pays.
      Pour avoir cotoyé des tireurs suisses, sacré mentalité malheureusement pas partagé par tous.

      Oui je réside en Amérique latine en République Dominicaine.
      J’ai des amis à Medellin où ça c’est sérieusement calmé.
      Coté délinquance et délit je connais plus l’Amérique latine.
      La plus grande corrélation c’est avec l’écart riche/pauvre et je peux vous dire qu’une population armée amplifie le problème.
      Comme en France comme en Europe tout est fait pour creuser l’écart riche/pauvre, c’est pas en armant la population que ça va s’améliorer.

      Chez moi comme il y a des vols et que je suis tranquille de ce coté, on me demande parfois des conseils.
      Le premier la détection au plus loin ce qui laisse le temps de se réveiller et d’agir.
      Le second si on à une arme, pas d’arme de poing qui attire les voleurs comme des mouches.
      Rien qu’avec ces deux conseils non suivis, on se réveille et une seconde après on est mort.
      Se défendre est presque impossible et les armes attirent.
      La loi c’est une arme dans un coffre et non en état de tirer, déjà sous l’oreiller on a des risques de se faire moucher, là ça devient mission impossible.
      Il reste le fils qui a un creux au milieu de la nuit comme cible.
      J’ai beau retourner dans toutes les positions, je n’arrive pas à trouver un argument valable pour.
      Que l’on argumente.


    • Dryptia Dryptia 25 juin 14:30

      @sls0
      Je suis d’accord avec pratiquement tous ce que vous venez de dire,je vais juste détailler un peu plus mon point de vue.

      Pour moi le vrai problème des personnes voulant s’armer dans un but d’autodéfense vient qu’ils ne se rendent pas compte de l’entrainement requis si ils veulent avoir une chance de s’en sortir/de faire les bon choix en cas de situation dite d’autodéfense..

      Le poncif du tireur uniquement motivé par l’autodéfense en France c’est malheureusement le type qui prend une licence de tir,s’achète son arme d’épaule et laisse son pétard dormir au coffre en pensant que comme il a une arme,le moment venu il sera prêt...

      Tous ce que vous avez dis dans vos commentaires précédent concernant le chaos d’une fusillade est fort juste.

      Mais même si je trouve ça non adapté et risqué pour le tireur en question,c’est son problème car c’est lui qui prend le plus de risque,et il reste dans son droit (si respect de la loi etc)

      Si il se blesse/tue,c’est sa responsabilité.

      La licence de tir n’apprend pas à dégainer,à rengainer,le tir de combat,les positions à employer(weaver/isocèle...), comment « sécuriser » une pièce,le type de munition à employer pour ne pas traverser le mur,le risque auditif si on a des enfants/personnes sensiblent à coté etc.

      Ajouté le fait qu’il faut des milliers de répétitions d’un geste en condition d’entrainement pour espérer pouvoir le ressortir en condition de stress intense,et vous vous retrouvez avec des gens qui se prennent pour les rois du pétrole étant armés mais ne sont en rien préparés contrairement à ce qu’ils pensent.

      Mais mettons nous de leur point de vue.

      Voyons l’entrainement requis des forces de l’ordre en France.

      Eh bien gendarmes comme policier n’ont pour obligation que de faire 3 séances de tir par an !!!
      Souvent à 7 mètres...Par contre eux ont le droit de port et il s’agit de leur outil de travail !!!Et sont censés pouvoir vous « protéger ».

      http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/04/08/Entrainement-obligatoire-aux-armes-pour-les-policiers-2286374

      http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-policiers-d-ile-de-france-ne-peuvent-plus-s-entrainer-au-tir-21-04-2017-6872781.php

      http://lessor.org/les-armes-de-poing/

      Mémé le tireur occasionnel en vient à être plus « entrainé » avec pour le détenteurs d’autorisation la aussi une obligation de 3 séances de tir contrôlé par an,à 25 metres (forcément),40 cartouches minimum.

      Cherché l’erreur.

      Dans ces conditions il est tout a fais compréhensible que des individus préfèrent s’occuper « personnellement » de leur défense plutôt que dans laisser la responsabilité à d’autres...

      La encore,c’est leur droits,leur choix, et leur responsabilité.

      Quand à votre situation,je ferais surement la même chose,par contre je ne comprend pas :
      « si on à une arme, pas d’arme de poing qui attire les voleurs comme des mouches »

      Comment le savent ils ?
      Il ne faut bien sur pas l’afficher ni s’en venter.
      Si vous prévenez les criminels potentiels que vous avez des biens de « valeurs »,arme y compris,forcément...
      De plus non une arme de poing est bien plus approprié en cas de défense (de mon poing de vue...)


  • alanhorus alanhorus 23 juin 23:53

    https://www.youtube.com/watch?v=eynRO0Vz2-s
    Apparemment encore un false flag


  • juluch juluch 24 juin 18:50

    J’ai une détention de tir depuis + de 25 ans....je viens de renouveler....


  • raymond 25 juin 19:46

    Nous avions trouvé, il y a 30 ans de cela, en démolissant un parquet, plusieurs valises bourrées de munitions.... et un mauser MK98 et une carabine américaine, on a bien joué... tout cela a disparu


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