samedi 2 avril 2016 - par hugo BOTOPO

La FINANCIARISATION détruit l’emploi, l’économie et la démocratie : il faut vite réagir et AGIR !

"Mon ennemi c'est la finance" clamait le prétendant socialo-libéral au poste suprême. Cet ennemi coule des jours heureux en profitant de l'exploitation financière et économique des épargnants, des consommateurs et des travailleurs producteurs de richesses. La "FINANCE", divinité des temps modernes, a ses grand-prêtres, son clergé, ses dogmes, ses communicants, ses enseignants, ses armées, ses espions et ses traîtres infiltrés dans toutes les strates de la société, des gouvernements des états et des entreprises jusqu'aux exclus, aux rejetés, aux chômeurs et SDF. La Société des Humains part à la dérive, perd le sens de la Vie : elle est prête à se lancer dans des voies destructrices, monstrueuses même, à la poursuite d'un grand Soir salvateur. A un Ordre inique, injuste et inhumain, elle oppose la promesse d'un grand désordre salvateur : l'Ordre actuel et le désordre envisagé, déjà engagé, se nourrissent et se confortent mutuellement. Nous devons sortir de cette spirale infernale !  Les VOIES de L'ÉCONOMIE et de l'HUMANISME recèlent un potentiel de réactions et d'actions salvatrices.

Mondialisation, concurrence libre (faussée par essence), exigences des marchés financiers, compétivité, délocalisations, bonus, parachutes dorés, retraites chapeau, destructions créatrices... flexibilité de l'emploi, chômage, restrictions sociales, inadaptations... Tels sont les vocables qui s'imposent aux peuples compatissants et gémissants confrontés aux difficultés matérielles de leur vie. Sans ignorer les emplâtres "salvateurs" -parfois répulsif- des religions !

Trop de fonctionnaires, trop de charges sociales, trop de taxes et impôts, trop de rigidités, trop de protections et trop de réglementations... trop de coûts grevant les profits. Le monde de la financiarisation et des transactions instantanées pilotées par des logiciels, est l'idéal pour les prédateurs financiers (spéculateurs qui gagnent à tout coup) qui se libèrent de la variable "coût du travail humain". Un monde de robots remplaçant les travailleurs humains, pour leur assurer luxueusement le gîte, le couvert et les plaisirs matériels de la vie, voilà leur horizon indépassable, horizon qui les conduira à leur perte : ils auront plein de profits, plein d'argent.... et ils n'auront plus d'humains, de travailleurs à exploiter : c'est dramatique ! Mais d'où viendront les ressources des consommateurs s'il n'y a plus de travailleurs, salariés ou indépendants, dans les entreprises et dans les administrations ?

 

Destruction de l'emploi

Quand l'humanité était riche des hommes, des femmes et des enfants, -jusqu'à une date récente- la richesse provenait du travail et du savoir des hommes, autrefois des artisans et des esclaves, hier des travailleurs dans les mines, les usines et les chantiers, et il y a peu, de ses ingénieurs, inventeurs et architectes. Sans oublier depuis toujours de ses artistes et de ses penseurs du monde. Posséder des esclaves ou des serfs en grand nombre était un signe de grande richesse ; avoir des milliers de travailleurs dans leurs usines révélait l'importance de la fortune des patrons des industries du XIXème siècle. Malgré des traitements durs, les possesseurs de main-d'oeuvre ne gaspillaient pas "leurs ressources humaines" !

Maintenant, et ce depuis des décennies, la valeur des entreprises en bourse augmente à chaque plan de licenciement ou de réduction d'effectifs, car la main-d'oeuvre est comptabilisée en coûts. Il en est de même lors de l'annonce de délocalisations vers la Chine et autres pays à bas salaires. Le personnel occidental resté sur le carreau va au chômage : son indemnisation pour sa survie est laissée pour partie aux pouvoirs publics (RSA des jeunes sans emploi, Assedic (en partie financée par les entreprises et les salariés) pour certains chômeurs) lesquels pouvoirs publics sont jugés trop dépensiers et leveurs d'impôts ! Ces dizaines de millions de personnes vivant dans la précarité ne peuvent pour survivre qu'acheter des produits bas de gamme, peu chers, issus des délocalisations. La demande de biens et services marchands se stabilise ou régresse et il n'y a pas assez de travail pour les jeunes arrivant sur le marché. Ceci est d'autant plus valable en France où, du fait de la forte natalité (qui plombe les comptes publics) depuis des décennies, il y a environ plus de 200 000/an d'arrivées sur le marché du travail que de départs en retraite. Sans tenir compte des effets des gains de productivité avec l'utilisation de robots, d'automatismes des procédés de fabrication et d'ordinateurs de gestion des actes administratifs et commerciaux.

 

Destruction de l'économie

Les délocalisations voulues par les entreprises productrices et les achats directs de biens dans les pays à bas salaires, achats effectués par des commerciaux français ou occidentaux (et non pas suite à des démarches commerciales en nos pays par des vendeurs Chinois) permettent :

- de grossir les marges commerciales (et même grâce à des sociétés intermédiaires étrangères détenues par les acheteurs d'en soustraire une grande partie de l'impôt) tout en réduisant les prix de vente aux consommateurs et en augmentant les dividendes aux actionnaires ;

- de fermer des usines en Occident et en particulier en France, ou d'en réduire leur importance et leurs coûts de revient. Le milieu industriel marchand français s'est réduit de moitié en une dizaine d'années, tout au moins en terme d'effectifs et de contribution au PIB ;

- de réduire et sinistrer le milieu agricole français, en l'exposant à la concurrence internationale et en le poussant à l'agriculture intensive à base d'engrais et de pesticides, avec, à la clé, de nombreux suicides et des produits dangereux pour la santé (agriculteurs et consommateurs) à plus ou moins long terme.

 

Il est bon de rappeler aux tenants de "la destruction créatrice" des activités anciennes que la nouvelle économie de l'internet, des logiciels, des "boites connectées" pour détecter, mesurer ou actionner, se contente de peu de main-d'oeuvre : dès qu'une réalisation nouvelle, innovante et intelligente voit le jour dans un prototype, sa réalisation en série est sous-traitée en Chine afin d'être plus compétitive. En outre, les logiciels performants devraient permettre d'alléger les tâches de gestion dans les administrations, dans les entreprises, chez les artisans et les professions libérales, d'où un effet négatif futur en terme d'emplois. Pour l'instant les fonctionnaires administratifs "libérés" de leurs tâches administratives, créent des réglementations et déclarations à remplir afin de justifier le bien-fondé de leur poste : ces actions abaissent la compétivité des entreprises françaises en augmentant les charges induites.

Les maîtres et dominants de la nouvelle économie mondiale sont d'une part (pour l'Occident) les géants des logiciels (Microsoft,...), des réseaux internets (Google, Facebook, Yahoo, Twitter,...), des services (Amazon, Uber...), des appareils connectés (Apple,...) avec des capitalisations boursières énormes, et d'autre part les géants asiatiques de fabrication en sous-traitance (Foxcom,...). La part française et la part européenne dans ces activités nouvelles repose essentiellement dans la commercialisation. La part conception reste anecdotique en terme d'emplois.

Les nouveaux géants aux ressources financières démesurées ont les moyens d'acheter tout concurrent innovant ou de l'acculer à la faillite. Microsoft a surtout grossi en mettant la main (et le prix) sur toutes les pépites géniales qui éclosaient en Californie dans la Silicon Valley. Il en est de même pour les autres géants qui grossissent en avalant la concurrence innovante.

Dans l'industrie aérospatiale où la France tient un rôle honorable, beaucoup de PMI innovantes et de haute technicité sont des filiales minoritaires ou majoritaires de grands groupes américains : tant que cette industrie est en expansion continue ces PMI se développent dans l'ombre de leurs tuteurs financiers. En cas de récession ces entreprises pourraient être sacrifiées en priorité par leur grand actionnaire ! Un autre risque potentiel réside dans l'utilisation par les entreprises chinoises des énormes excédents commerciaux -créés par notre soif de consommation et de profits commerciaux- pour acheter les entreprises françaises et européennes de haute technologie afin de récupérer, pour leur maison mère chinoise, le savoir-faire de haute technologie.

 

Destruction de la finance et des banques

Les actionnaires, gestionnaires de fonds, les spéculateurs et les banquiers sont si cupides qu'ils inventent des produits financiers, tels les dérivés et les "subprimes" destinés à de hauts rendements spéculatifs, pouvant exploser et ruiner non seulement les petits épargnants mais encore le système financier dans sa totalité : sans l'intervention de Bush et Obama en financements publics, il y aurait eu (aux USA puis en Europe) l'implosion du système financier et une cascade de faillites au moins 10 fois plus importantes que lors de la crise de 1929, dans les milieux financiers et dans l'industrie (les constructeurs automobiles américains, surtout General Motors, ont été sauvés par l'injection de fonds publics).

Les banques et les détenteurs de fonds et de dépôts en compte courant ne se contentent pas de spéculer avec les fonds propres de leur entreprise mais surtout avec les dépôts des clients qui risquent de disparaître lors de la faillite des établissements concernés.

Ainsi par cupidité et par refus de régulation, la finance mondialisée est capable d'imploser ou d'exploser son système ! et de créer la ruine et la misère des épargnants et des nations.

 

Destruction de la démocratie

C'est au nom de l'instauration de la démocratie que W.Bush est allé guerroyer en Irak en 2003, accompagné des britanniques. Obama a pris la suite avec la Libye, toujours accompagné des britanniques et en prime, des velléitaires Sarkozy et BHL. Les résultats, en direct et avec les prolongations, s'expriment en centaines de milliers de victimes (morts et grands blessés, plus les sans-abris) ; et ce n'est pas fini ! Quant à la démocratie, elle attendra des jours meilleurs ! Le contrôle des ressources en hydrocarbures peut justifier, en partie, cette absence de performances dans la mise en place de démocraties ! Bien que le contrôle des ressources des hydrocarbures par les mastodontes du secteur se faisait "amicalement" avec Sadam Hussein et Khadafi.

 

Au moins, on nous fait croire qu'en Occident (Amériques et Europe) on vit dans des démocraties épanouissantes et respectueuses des citoyens, avec des élus pleinement responsables car détenteurs des pouvoirs conférés par les peuples lors des élections. Ces élus, et le plus haut placé d'entr'eux, montrent, a contrario, l'étendue de leur incapacité à résorber le chômage, à loger correctement la population, à éduquer et former les jeunes, à assurer la sécurité de tous sur tout le territoire national, à fournir des prestations sociales de qualité en terme de santé et de retraites et à procurer des revenus décents pour faire vivre chaque famille. Les Français et les Européens veulent travailler dans des conditions normales : ce ne sont pas des fainéants et des tire-au-flanc. Cette incapacité des élus politiques se renforce de décennie en décennie depuis la fin des "trente glorieuses". Aujourd'hui la désillusion et le rejet sont si insupportables que les citoyens électeurs (même aux USA avec Trump) sont désabusés par le système et prêts à toute aventure nouvelle proposée par des démagogues et/ou va-t-en-guerre.

La démocratie ne peut exister sans la confiance dans les institutions et dans les responsables élus ou nommés par les pouvoirs : nous en sommes loin ! Les électeurs et citoyens savent ou ressentent cette incapacité du monde politique devant les véritables possesseurs de l'argent et des pouvoirs associés, d'où le désabusement et la forte abstention aux différents scrutins. Au moins aux USA, on sait clairement que le pouvoir est entre les mains des financiers et des grandes entreprises : le gouvernement est là pour maintenir cette position dominante dans le pays et à l'international. Le sympathique Sanders fait sa campagne électorale contre la collusion des pouvoirs économiques, financiers et politiques : il a l'écoute des américains spoliés et écrasés par le système, mais la masse des américains n'est pas encore prête pour réagir. Le populiste Trump se veut aussi chevalier de l'antisystème en place, (au moins pour le financement de sa campagne) mais en tant que milliardaire produit du système il veut beaucoup moins d'état pour moins d'impôts et de charges diverses

Pourtant nous ne sommes pas dans des pseudo-démocraties oligarchiques ou dictatoriales, dites "démocraties populaires", où le pouvoir est confisqué par un dictateur "élu" et sa clique, ou par une caste. Quoique ! Qui possède réellement le pouvoir dans nos "démocraties achevées" (comme les chevaux !) ? L'incapacité de nos dirigeants élus est due :

- aux eurocrates de Bruxelles qui ne feraient pas qu'appliquer les directives votées par tous les États membres et n'en feraient qu'à leur tête : dans la critique, plus c'est gros, plus çà passe !

- aux multinationales de la pharmacie, la santé, l'agrochimie, l'agriculture, l'alimentation, la métallurgie, l'automobile, les hydrocarbures.... qui, grâce à un lobbying massif autorisé par Bruxelles, imposeraient leurs quatre volontés et refuseraient les réglementations contraignantes ! Leurs profits passent avant la santé des consommateurs et citoyens et après leurs conditions de vie dans la dignité ! Ces entreprises n'existent que pour dégager des dividendes pour leurs actionnaires et des bonus pour leurs dirigeants. L'évaluation des risques directs et indirects pour la santé des humains est "établie" par les industriels eux-mêmes, sans contrôle sérieux de la puissance publique : alors des effets indésirables sont minorés ou ignorés ! En outre, les hauts fonctionnaires de la Santé (délivrance des autorisations de commercialisation) et des Finances (contrôles fiscaux et amendes), seront, pour une partie d'entr'eux, de futurs dirigeants ou conseillers des entreprises qu'ils surveillent ou contrôlent : se ménager un avenir radieux est tellement humain ! La confiance des citoyens dans leurs Autorités (administratives et politiques) de surveillance de la santé, dans les opérateurs et professionnels de santé et dans les industries pharmaceutiques, est en forte régression avec un recul démocratique ;

- aux banques, marchés financiers, fonds de pension américains, hedge funds, fonds vautours, tous unis dans la spéculation pour mettre en coupe réglée les États, les collectivités publiques territoriales, et de nombreuses entreprises industrielles et commerciales, sans oublier de traire les petits épargnants. Tout ce beau monde spécule à tout-va et n'est intéressé que par les rendements financiers : les humains qui créent les richesses par leurs activités pèsent peu devant leurs profits tirés de la spéculation et des marchés (emprunts, monnaies, céréales, minerais, hydrocarbures, métaux précieux et industriels,...).

- aux citoyens en tant qu'électeurs et acteurs dans la société civile qui, devant des injustices flagrantes, défendent leurs avantages acquis (droits à la santé quasi gratuite, à de bonnes retraites, à la sécurité de l'emploi -à vie pour certains- à des avantages catégoriels qui n'ont plus de justifications...) ou des postes surpayés et parfois devenus inutiles. Cette défense se fait sans se poser la question de savoir si ces avantages ou favoritismes sont financés ou de qui sont-ils à la charge : question nécessaire devant la prolifération des déficits publics de l'État, des collectivités territoriales, des caisses des régimes de maladie, chômage et retraites. Avant de se quereller entre catégories de population pour plus de justice dans la répartition des efforts et avantages, il faut cependant garder en mémoire que sans la destruction massive de l'emploi les régimes de Sécurité sociale de santé et de retraites seraient équilibrés ; l'État et les collectivités territoriales auraient moins de prestations sociales à verser et plus de recettes fiscales à encaisser. La France et beaucoup d'autres Nations seraient dans des situations budgétaires équilibrées et avec des dettes publiques réduites.

 

RÉAGIR et AGIR

Les réactions et les actions doivent s'opposer à l'emprise de la financiarisation pour restaurer une économie au service des hommes et une démocratie expression permanente des devoirs et pouvoirs des citoyens.

Les Français et de nombreux humains de l'Europe et du monde sont déboussolés et écoeurés par l'évolution des sociétés humaines et des conditions de vie et de survie pour la Planète Terre : "on va droit dans le mur" sans savoir où il est et comment le détruire ou le déconstruire. Réagir en dénonçant les turpitudes criminelles de la financiarisation des activités économiques, politiques et sociales est perçu par les maîtres du monde selon la formule : "cause toujours, la bave des crapauds n'atteint pas les saigneurs dirigeant le monde ! " Mais les dénonciations des comportements criminels et/ou irresponsables sont une nécessité pour la prise de conscience seule capable de motiver des actions salvatrices. Et il y en a déjà eu !

En plus des dénonciations fortement étayées, des penseurs sociologues, politologues, économistes, polititologues, philosophes... préconisent un nouveau paradigme pour la société, pour la libérer de la financiarisation généralisée, donnant la priorité à la fraternité, à l'égalité et à la démocratie du libre choix des citoyens. Certains vont jusqu'à préconiser un communisme sans les défauts du stalinisme, du maoïsme, sans tout ce que les hommes au pouvoir ont défiguré. C'est un appel à "la révolution" ! Avant de subir les futurs crimes des révolutionnaires -crimes certainement plus massifs que les anciens- quelques humains réagissent contre la financiarisation de l'économie et de la société.

Quelques réactions :

- Hier les effets de l'amiante ont été dénoncés pendant près d'un siècle avant sa quasi interdiction (après un grand nombre de cancers mortels) : les professionnels de la santé n'avaient pas le pouvoir d'interdire et les pouvoirs publics ne les écoutaient pas. L'industrie de l'extraction de l'amiante et de son utilisation a encore de vigoureux soubresauts.

- Le trou de l'ozone grandissant au dessus de l'Arctique et surtout de l'Antarctique, a été pris en considération dès la mise au point de produits de substitution pour la réfrigération (les bombes aérosols aux hydrocarbones fluorés en remplacement du butane ont repris leur butane inflammable) d'autant plus que les nouveaux produits, brevetés, ont été vendus bien plus chers.

- Le DDT insecticide puissant a été rapidement interdit du fait de ses trop nombreux effets négatifs sur la santé humaine et animale, en exposition directe et indirecte (pollutions de l'air et surtout des eaux). Après des décennies on trouve encore des traces de cet insecticide dans la nature, même dans des zones reculées, et il est probable qu'il s'en fabrique encore en secret !

- Quelques pesticides (insecticides, herbicides ou fongicides) ont déjà été interdits, rarement par tous les pays, le plus souvent par quelques pays. Dans ce dernier cas, l'utilisation continue malgré l'interdiction, comme pour certains pesticides interdits en France mais autorisés en Espagne : d'où un trafic illégal en France en provenance d'Espagne.

- Certains médicaments aux effets secondaires dangereux sont retirés du marché, chaque pays restant maître du retrait ou du maintien. Si l'Isoméride a été retiré après de nombreuses années "d'empoisonnement" en utilisation directe et déviée comme coupe-faim, le Médiator a suivi après une longue résistance de son fabricant et des prescripteurs. La prise en compte des effets secondaires des divers médicaments dénoncés par des praticiens et des utilisateurs, est trop souvent freinée par les industriels et les autorités publiques concernées. Les Autorités françaises sont souvent dans les dernières à interdire un produit : la pression des lobbies est puissante ! Parfois il faut attendre l'avis défavorable de l'OMS et l'interdiction prononcée par la FDA et par d'autres pays, pour qu'enfin la France interdise dans son espace national l'usage et la vente des produits incriminés, sans contrôle effectif de l'arrêt de la production, celle-ci se maintenant parfois pour l'export !

- Des produits de l'industrie chimique sont régulièrement retirés du marché surtout depuis la mise en application de la directive européenne REACH sur les tests de dangerosité.

- Parfois des dispositifs en exploitation libre comme les cabines de bronzage, sont interdites ou réglementées dans leur utilisation.

Quelques ACTIONS engagées ou à engager :

Ces actions des citoyens à la fois consommateurs de produits et services et défenseurs de leur cadre de vie, de leur santé et de la planète (ressources fossiles, biodiversité, atmosphère, eaux......) doivent leur permettre d'être de véritables acteurs conscients et responsables.

Des actions sont consécutives aux réactions de constatation de la dangerosité de produits. Les réactions de condamnations et de propositions théoriques sans mises en application expérimentales, ne peuvent se classer parmi les actions.

Par contre, des pétitions massives (par millions) à l'échelle française et/ou européenne pour des interdictions de pesticides et autres produits dangereux seraient une excellente forme d'action : en France récemment, une pétition pour le retrait d'un projet gouvernemental pas encore finalisé et publié, a récolté plus de un million de"signatures" en moins de 2 semaines. Même si le Parlement européen ou le Gouvernement français estiment que la pétition demandant un vote explicite des Assemblées compétentes ou un référendum citoyen, n'est pas recevable, les dites puissances publiques ne peuvent l'ignorer ou l'évacuer sans provoquer des réactions électorales de rejet des élus en place. Les sujets concernés sont nombreux : OGM, certains pesticides, fracturation hydraulique pour les hydrocarbures de schistes, régulations bancaires pour protéger les dépôts en compte courant et en comptes d'épargne avec séparation des banques d'affaires spéculatives...

Dans cet ordre d'idées les "class actions" à la française (ou actions de groupes) contre des industriels défaillants et même contre des organismes et personnalités publiques et privées sont souhaitables comme hier pour le sang contaminé et les hormones de croissance. Comme aux USA, les appels au boycott de certains produits dangereux pour la santé humaine et/ou pour la nature devraient être considérés judiciairement comme une façon autorisée d'informer les utilisateurs et consommateurs, telle une "publicité comparative" (de plus en plus tolérée ou autorisée). Déjà la mention "sans tel composant X ou Y" est enfin autorisée ou tolérée sur les produits proposés à la vente.

Enfin les consommateurs se doivent d'agir en citoyens, en exigeant une information complète sur les produits proposés à la vente et en retirant de leur liste d'achats les produits à l'étiquetage incomplet, illisible, ou contenant des composants litigieux aux effets directs et/ou secondaires néfastes. Pour agir efficacement à la fois pour sa santé, pour la préservation de la planète et contre les "profiteurs sans vergogne et sans conscience", autre que celle de l'intérêt financier des actionnaires, des afidés et des corrompus, il est nécessaire de s'informer scientifiquement sur les effets directs et secondaires des produits et de leur cycles de production et d'élimination après usage.

Les médicaments, de plus en plus en vente libre sans ordonnance (avec publicité) sont pour les industries pharmaceutiques des produits de consommation générateurs de profits. Les médicaments et beaucoup d'activités médicales sont prescrites non seulement pour guérir le patient, mais encore pour maintenir le traitement en permanence et pour améliorer les profits de la chaîne de soins. L'automédicamentation promue par des publicité et des professionnels de santé est souvent inutile et a parfois des effets secondaires néfastes. Sans oublier les mauvaises habitudes de surconsommation (prescriptions inutiles) d'antibiotiques avec en retour le développement des résistances aux antibiotiques et des graves maladies nosocomiales.

 

En ce qui concerne la renaissance de la démocratie après sa confiscation par la financiarisation, les pouvoirs économiques et les élus démagogues aux promesses impossibles à tenir, mais utiles pour leur maintien au pouvoir, les citoyens-consommateurs ne sont pas dépourvus de moyens pour imposer des solutions de bon sens pour préserver leurs emplois, leur santé et l'intégrité de la planète et de sa biodiversité.

Les actions sélectives des consommateurs dans la recherche des informations sur les produits et les façons de les produire, et dans l'acte d'achat, ont été évoquées : il faut les amplifier par la propagande et par les actes d'achats. Les producteurs et distributeurs sont sensibles à l'argument de la forte régression des ventes. En outre, les retombées sur la bonne santé des consommateurs sont sensibles.

Pour le bulletin de vote, acte de transfert de pouvoir sans droit de veto, les citoyens sont désabusés et exaspérés par les élus confisquant les pouvoirs de représentation. Il y a lieu de réclamer fortement les référendums d'initiative populaire comme en Suisse ! Ensuite, avec les modes de scrutins français actuels et le système de partis seule la représentation à l'Assemblée Européenne mérite la participation active des citoyens car le scrutin est proportionnel et cette Assemblée n'est pas élue pour soutenir un gouvernement européen, avec la présence de partis de gouvernement. Pour une action efficace il faut être indépendant des partis et leurs élus succombant aux pressions des lobbies économiques et financiers. Il y a lieu de présenter une formation de citoyens responsables ne prétendant pas à des postes gouvernementaux mais dont les interventions et les votes seront toujours exclusivement dirigés vers la protection de toute la planète, de ses ressources multiples, donc du véritable capital pour les générations actuelles et futures. Dans la protection de la planète, celle de la santé des humains détériorée par les diverses pollutions de l'air, des eaux, des sols et des produits manufacturés, médicaments inclus, est primordiale. Les élus à l'Assemblée européenne voteront ainsi parfois avec certaines autres formations politiques partageant leur point de vue, parfois voteront contre tout le reste des formations politiques classiques et feront clairement savoir aux citoyens de l'Europe et du monde, la collusion des formations politiques pour la destruction de la planète et pour l'exploitation -financière et économique- des humains !



11 réactions


  • lloreen 2 avril 2016 09:13

    La solution est une société sans argent. C ’ est celle adoptée par quelques-unes des plus brillantes civilisations ancestrales.

    Le terme Contributionisme représente une société où chacun contribue au plus grand bien de toute la communauté. C’est un concept très simple.

    Chacun est honoré et respecté, en tant qu’être humain, de chair et de sang, et en tant qu’âme infinie, faisant partie de la divine création du Créateur de Tout.

    Il y a cinq points fondamentaux qui distinguent UBUNTU de tout ce que nous avons connu, en tant qu’espèce.

    . Pas d’argent

    . Pas de troc

    . Pas d’échange

    . Il n’y a aucune valeur reliée à quoi que ce soit, c’est-à-dire que rien ne vaut moins que quelque chose d’autre, parce que toutes nos contributions sont considérées comme égales et ont une valeur infinie.

    . Tout le monde contribue en partageant leurs talents divins ou des talents acquis, pour le plus grand bien de la communauté.

    Nous adhérons à la sagesse de nos ancêtres : « Si cela n’est pas bénéfique pour tout le monde, cela n’est pas du tout bénéfique ».

    Il existe une façon de vivre et de survivre en harmonie avec toute la création et d’expérimenter l’abondance dans tous les domaines de notre vie, sans avoir besoin de conflit, ni de séparation d’aucune sorte.

    Mais pour y arriver, nous devrons adopter une façon de penser complètement différente, car nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes en continuant d’utiliser les solutions qui ont échoué. Nous devons adopter un paradigme complètement éloigné de tout ce que l’on nous a enseigné et de tout ce que nous avons tenté jusqu’à maintenant.

    Notre vision est de débuter, aussi rapidement que possible, une structure sociale qui fonctionne sans aucun besoin d’argent. Après tout, l’argent est un outil artificiel d’esclavage et de contrôle absolu sur la race humaine.

    Pensez un peu à ceci. Un esclavage « normal », expérimenté dans toute l’histoire de l’humanité, sous-entendait que le maître devait nourrir, vêtir et abriter les esclaves. L’esclavage économique est infiniment plus rusé et trompeur. Le maître donne aux esclaves l’illusion qu’ils sont libres, mais les esclaves doivent gagner de l’argent, se nourrir, se vêtir et s’abriter eux-mêmes.

    Et où les esclaves se procurent-ils de l’argent ? L’argent provient du maître qui crée l’argent et qui garde un contrôle absolu sur la création et la distribution de cet argent. Je fais référence ici au petit nombre de familles politiques royales de l’élite, incluant les familles bancaires des Rothschild, des Rockefeller et des Morgan.

    Alors, si vous pensez que vous êtes libres, pensez-y bien.

    Si vous avez encore des doutes à ce sujet, je vous incite à faire des recherches sur l’origine de l’argent et de partager cette information avec tout le monde et ainsi, vous aiderez à répandre la lumière de la conscience dans toute l’humanité. Notre site web contient une grande quantité de renseignements pour vous aider.

    En tant qu’espèce, nous ne pouvons survivre qu’en nous débarrassant de l’argent et en suivant les lois de base de la nature. Nous sommes en contradiction avec ces lois et notre comportement actuel sur la planète Terre est un chemin assuré vers l’autodestruction.

    Le Contributionisme UBUNTU fournit une plateforme pour un tout nouveau système d’égalité et d’abondance absolues pour tous, où l’argent ne peut pas être utilisé pour créer de la division parmi l’humanité.

    http://www.ubuntuparty.org.za/p/home.html

    Les personnes qui agissent dans le système de contribution UBUNTU ne sont pas des politiciens ou des sociétés avec un esprit de profit ou de contrôle. Nous sommes un groupe grandissant d’HUMAINS de tout horizons de vie qui se compose de mères, de pères, de scientifiques, d’enseignants, de médecins, d’inventeurs, de femmes au foyer, et beaucoup d’autres gens ordinaires qui se soucient des autres humains. Nous avons fais le choix de partager nos connaissances avec tout le monde en nourrissant la conviction que cela nous aidera à aller vers l’unité et l’abondance pour tous.

    « Nul n’est plus esclave que ceux qui croient qu’ils sont libres. » Goethe.

    Cela ne signifie pas revenir à l’âge des ténèbres en vivant dans des grottes dépourvues de technologie comme certains pourraient le penser – en fait, cela signifie tout le contraire. Abondance dans toutes les sphères de la vie, au-delà de notre imagination la plus folle.
    Nous ne pouvons tout simplement pas continuer sur la voie sur laquelle nous sommes plus longtemps. Si nous voulons survivre en tant qu’espèce, nous devons jeter tout ce qui est en conflit avec notre propre survie.
    Je tiens à vous accueillir tous et à partager avec vous la joie d’UBUNTU. Une nouvelle structure sociale, pour un monde nouveau en Unité de Conscience.

    Je vous invite à lire, écouter et voir tout le matériel disponible pour vous informer autant que vous pouvez et rejoindre le mouvement UBUNTU.

    (Traduction française Maryannick Raffault)



  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 2 avril 2016 09:24

    « ... seule la représentation à l’Assemblée Européenne mérite la participation active des citoyens car le scrutin est proportionnel et cette Assemblée n’est pas élue pour soutenir un gouvernement européen, avec la présence de partis de gouvernement. »


    Sauf que l’assemblée européenne (élue) n’a aucun pouvoir.
    Elle vote des textes qui ne sont pas des lois et sont souvent contradictoires avec les oukases de la commission européenne (non élue) qui, eux, s’imposent aux états membres. La démocratie a les mains blanches, mais elle n’a pas de mains.

    • hugo BOTOPO 3 avril 2016 09:48

      @M de Sourcessure
      Le Parlement européen à son origine n’était qu’un jouet pour recaser des éclopés des suffrages nationaux. Avec le suffrage universel petit à petit le PE, seul déposant de la volonté populaire, prend ses marques car le pouvoir se prend et s’affirme par sa propre volonté. Les examens de passage de candidats commissaires ou dans des postes de direction d’agences européennes, ainsi que les refus de voter des budgets se foutant des considérations et recommandations des eurodéputés vont dans le bon sens. Le psychodrame pour la désignation de Juncker comme Président a révélé au public les tribulations du premier ministre luxembourgeois dans les impositions de certaines multinationales (à un taux de l’ordre de 1%). La suite de la poursuite potentielle des entreprises concernées et de leurs complices (corrompus ?) par le commissaire à la concurrence tarde à se concrétiser. La dénonciation était évidente, si les concurrents se taisent ou que le commissaire classe l’affaire cela voudrait dire que la concurrence faussée par les décisions des États est légalisée dans l’UE : il faut le crier sur les toits !
      En outre, nous pouvions nous réjouir des interventions du gavroche médiatique Cohn Bendit dans la caisse de résonance du Parlement : il éclipsait les glapissements du mousse Philipot dans les voiles de sa Marine (c’est du niveau de la maternelle). Alors que maintenant une Grande Prêtresse s’affirme dans l’hémicycle : la fulgurance oratoire, les propos décoiffants et les arguments imparables de la citoyenne Radachi Dita honorent la haute Assemblée ; Radachi, dans sa bééance insondable, fouette les consciences assoupies de ses collègues avachis dans leurs fauteuils. Nous avons notre « liberté » guidant le peuple européen dans sa bienfaisante suffisance ! Que peut-il demander de plus ?


  • aimable 2 avril 2016 09:41

    les fonds de pension étrangers et l’actionnariat mieux rémunérés que le travail ,les capitaux sortis frauduleusement du pays , ainsi que les achats massifs ( parce qu’il y a des consommateurs ) de produits étrangers appauvrissent le pays ,
     avec la destruction de l’environnement par des produits que tout le monde sait nuisibles a la santé. ajoutons les apprentis sorciers qui cultivent les o g m
    tout ceci ressemble a s’y méprendre a une 5éme colonne


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 avril 2016 10:27

      @aimable
      Exact, il est interdit , par les Traités, aux pays européens de remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux (articles32 &63 du TFUE) .
      Il faut que les capitaux puissent naviguer librement, à l’ intérieur de l’ UE et à l’extérieur de l’ UE.


      Cela facilite les délocalisations, (quasiment inexistantes avant Maastricht), le siphonnage des entreprises françaises par les fonds de pension, et les achats du patrimoine français par les pétromonarchies, comme le Qatar.
      Voilà ce que le Qatar a déjà acheté en France.

  • Le p’tit Charles 2 avril 2016 10:12
    La FINANCIARISATION détruit l’emploi.. ?..Le problème vient des peuples face à l’argent..oubliant que ce n’est qu’un moyen et non pas la « Finalité » de leur existences...Ils ont les yeux plus gros que leur ventre, et veulent devenir TOUS des « oncles picsous »..Nous sommes devant l’humanité décérébrée incapable de réagir sainement.. !

  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 avril 2016 10:18

    L’auteur réussit l’exploit de décrire le «  capitalisme du désastre et de la stratégie du choc », sans jamais dire que l’ Union européenne et la mondialisation unipolaire sont des fabrications américaines, pour sauver l’ économie US et le dollar en perdition....

    « Qui gouverne vraiment l’ Europe et la France ? »


    Il n’existe pas de « capitalisme en général », ni de « finance en général ».
    Les pays des BRICS sont tout aussi capitalistes que les pays de l’OTAN, sauf qu’ils ne balancent pas des drones et des bombes démocratiques sur les populations. Ils n’organisent pas non plus d’attentats par mercenaires interposés.
    Ils les combattent.
    Et pour les peuples, ce n’est pas pareil du tout.

  • F-H-R F-H-R 3 avril 2016 12:06

    Une solution pour détruire le mal à la racine : boycotter les énarques.
    Cette mafia d’incapables et d’imposteurs en tout genre a, depuis longtemps, déployé ses tentacules sur les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
    Ces hommes et ces femmes avides de pouvoir et de privilèges sont tous de connivence pour maintenir leur autorité sur le peuple, aux fins de profits personnels. Pour ce faire, ils s’octroient de plein droit tous les postes de la haute administration. Ils font les lois, les votent, et rendent la justice dans l’intérêt de l’Etat qu’ils gouvernent.
    L’ENA, école élitiste dont les élèves sont triés sur le volet, n’est qu’une machine à fabriquer des petits dictateurs. Seul le concours d’entrée est difficile (la compétence n’est pas un critère), pour le reste, c’est la vacuité totale. A la sortie, c’est un poste de haut fonctionnaire assuré dans n’importe quel ministère. D’ailleurs, un énarque peut, tour à tour, être aux finances publiques, à la juridiction administrative, au ministère du commerce, aux affaires étrangères, à l’emploi, etc. Comme si faire l’ENA était la panacée et que les diplômés de cette école étaient nécessairement omniscients et capables de prendre en charge n’importe quel domaine de gouvernance. En réalité, les énarques adhèrent tacitement à un pacte de soutien mutuel dans la conservation d’un Etat omnipotent au profit d’une aristocratie républicaine.

    Tant que le pouvoir appartiendra aux énarques, le peuple sera soumis et la France, pourtant riche de ressources et de savoir-faire, continuera d’être délibérément diminuée.

    Il est donc essentiel de boycotter tous les énarques qui se présentent à de quelconques élections, afin de stopper la prolifération de cette mafia qui contrôle tous les pouvoirs pour son propre compte.


Réagir