lundi 23 mars 2015 - par Jean Keim

La grande illusion

Dans la maison de l'esprit il y a beaucoup de demeures, quand nous poussons la porte d'une entrée, au grand jamais ne jamais la refermer.

La pensée est remarquable par ce qu'elle a conçu, elle est particulière car elle autorise tout comme croire un jour en une chose et en son contraire le lendemain, elle peut prôner la non-violence jusqu'à faire le coup de poing pour l'imposer, il est des tortionnaires qui font subir à leurs victimes les pires tortures au nom d'un dieu d'amour.

Dans notre chemin de vie la noèse tient une place énorme, néanmoins elle recèle une énigme qui n'a de sens que si nous y songeons, que nous soyons bien ou mal ou que nous ne soyons rien du tout (?), cela tient à notre pensée du moment, penser est une activité qui nous semble naturelle, elle est en tout cas habituelle, elle est omniprésente même parfois (souvent) un peu trop, nous aimerions de temps à autre avoir à notre disposition deux boutons, l'un pour faire une pause et l'autre pour obtenir une réinitialisation ; dans notre histoire à nous les êtres humains, après le bond évolutif qui a doté nos lointains ancêtres d'un gros cerveau, quelque chose à un moment donné a probablement dérapé, la mémoire collective n'en a pas gardé trace, tout au plus parle-t-on d'un âge d'or où il faisait bon vivre, était-il innocence ou inconscience ? Symboliquement nos avatars ont-ils débuté quand nous avons croqué la pomme ? Le dire ou chercher une réponse dans les mythes est encore une pirouette de la pensée.

Mais qui est ce "nous" ?

Pour que l’homme puisse appréhender sa pensée, il choisit pratiquement toujours de s'en distancier aussi il faut qu'il y ait quelque chose qui pense d’où l'émergence du "penseur", mais voilà où se cache-t-il, où se cache-t-elle cette entité bien pratique car ainsi elle permet d'expliquer (presque) tout ? 
La pensée qu’un penseur existe est-elle une pensée comme une autre ou le penseur pense-t-il que la pensée vient du penseur (ouf !) ?
Il appert, si nous avançons rationnellement, que dans le processus mental de ce questionnement il n'y a que de la pensée et que la pensée spéculative (par opposition à la pensée concrète) qui invente des tas de concepts a créé celui de penseur. 
Cette illusion n’est pas facile à reconnaître, pour l'admettre il faut un déclic, l’irruption d’une vision perspicace mais ce cap franchit, la perspective d'une compréhension nouvelle s’ouvre notamment sur les causes profondes et ultimes de la pétaudière mondiale. 
L’erreur de croire en l’existence d’un penseur séparé de la pensée est commune à tous les êtres humains, elle a cours sur toute la planète et génère depuis son origine des désordres effrayants, des souffrances sans fin ni issue sinon celle de se réveiller. 
Faut-il distinguer les pensées concrètes, pragmatiques des pensées abstraites, théoriques, les pensées qui vont et viennent tout en réparant une fuite d'eau sont-elles différentes de celles qui se présentent quand je contemple un coucher de soleil, quand je répare la fuite je pense éventuellement sentimentalement que je suis un bricoleur malhabile ou je me remémore pratiquement les astuces manuelles et quand je vois l'astre tomber apparemment sur l'horizon je peux réfléchir concrètement à son mouvement réel ou désirer rêveur que ce moment d'émotion ne finisse pas ; il n'y a donc qu'un seul processus qui se manifeste dans une variation infinie, interférant avec l'action de l'instant présent. Et pourtant les pensées concrètes ne laissent que peu de traces et les pensées autres peuvent nous pourrir la vie.
Ce qui est fondamental n'est pas le contenu d'une pensée, n'importe lequel est semblable à tous les autres, nous pouvons le classer en grossier, trivial, transcendant, intelligent, génial, spirituel si ça nous chante, cela fait encore partie de la pensée mais seul le processus et son mouvement a un sens et la pensée est un évènement ordinaire.

À la question : où se cache le penseur ? ... Nous pouvons répondre dans la pensée.

Une grande illusion tenace à la peau plus dure que le cuir d'une cuirasse est de croire que notre savoir s'élargissant sans cesse, nous évoluons vers un progrès qui sera un jour décisif, l'Histoire et l'expérience d'une vie déjà bien entamée nous prouvent souvent le contraire.

La pensée se manifeste dans un territoire, la science qui était autrefois la philosophie des antiques aimerait tout expliquer mais elle ne peut aller au delà de son savoir qui augmente généralement pas la combinaison plus ou moins ingénieuse de données sans cesse enrichies, la création authentique est singulière y compris dans le domaine de l’art car elle ne peut se faire qu’en dehors du savoir limité à lui même et ainsi toute volonté appliquée à une démarche s’effectue par la pensée qui justement ne peut faire référence qu’à un contenu : le savoir, le nôtre ou celui des autres.

Il y a bien longtemps, plus de 2200 ans, pour (ré)concilier les religions de l’Inde, principalement le brahmanisme avec le bouddhisme, Adi Shankara a rédigé un texte fondamental dans la philosophie indienne, l’Advaita Vedanta signifiant « l’extinction du savoir ».

Certains parce que les conditions sont réunies, vivent un évènement au cours duquel se produit spontanément « la fin du savoir » et l’ouverture vers l'altérité ; ce qu’ils ramènent de cet état, ce que donc leur mémoire restitue qui s’appelle une expérience n’est pas directement communicable comme peut l’être une démonstration scientifique, ils se trouvent ainsi dans une situation à l'équilibre difficile, celle de vouloir partager leur révélation et l’impossibilité de la communiquer directement, puisqu’il ne leur est pas possible de dire ce que la réalité appréhendée est, il ne leur reste qu’une chose à faire : dire ce qu’elle n’est pas.

Il nous faut comprendre en quoi le savoir peut être utile, quelles sont ses limites et laisser cette aperception agir, il n’y a rien d’autre à faire, juste laisser faire, ce qui qui n’empêche en rien de continuer à faire ce que l’on aime passionnément mais avec une « ouverture » différente.

La pensée ne peut sécréter que du savoir emmagasiné qui est mémoire développée dans le temps, bien que beaucoup de choses les différencient, j'ai relevé entre deux références spirituelles connues : Krishnamurti (décédé mais toujours vivant par son enseignement) et le Dalaï Lama, un point commun que l'un comme l'autre revendiquent : quand ils ont lu un livre très vite les impressions qu'ils ont eues au cours de la lecture sont oubliées, ils ne cherchent pas à les retenir, si bien que quand ils répondent à une question, à chaque fois ils le font comme si c'était la première fois. Cette faculté permettait à K d'affirmer malicieusement qu'il n'avait jamais rien lu.

Notre personnalité ou moi-je, ego, ... , n'existe que par et dans le cours de nos pensées, nous ne sommes mentalement que des mémoires, de l'espace-temps, la psychiatrie nous apprend qu'un évènement accidentel peut effacer temporairement une personnalité et en amener une autre tout aussi prégnante que la précédente et tout aussi relative aux contenus de mémoires autres ou remaniées.

Quels sont les conséquences des ces illusions dans notre rapport avec le monde ?
Nous sommes le monde, le monde est à notre image.
Nous ne pouvons être que ce que nous pensons, nous pensons le monde, le monde est ce que nous sommes. 
Dans cette perspective, Krishnamurti avec amour et une intelligence acérée a prononcé ces paroles extraordinaires que j'ai déjà rapportées dans une autre article :
« Le monde n’est autre que vous et moi. Ce petit monde de nos problèmes, une fois élargi, devient le monde avec ses problèmes.
Nous désespérons de comprendre les vastes problèmes du monde. Nous ne voyons pas qu’il ne s’agit pas d’un problème de masse, mais d’un problème d’éveil de l’individu au monde dans lequel il vit, et de la résolution des problèmes de son univers, aussi limité soit-il. La masse est une abstraction qu’exploitent les hommes politiques, ceux qui ont une idéologie. En vérité, la masse c’est vous, c’est moi, c’est l’autre. Lorsque vous et moi et l’autre sommes hypnotisés par une idéologie, nous devenons la masse, qui demeure une abstraction, car le mot est une abstraction. L’action de masse est une illusion. Cette action est en réalité l’idée que nous nous faisons de l’action de quelques-uns, et que nous acceptons dans notre confusion et notre désespoir. C’est à partir de notre confusion, de notre désespoir, que nous choisissons nos guides, qu’ils soient politiques ou religieux. Ils seront inévitablement, par suite de notre choix, la proie à la confusion et du désespoir. Ils peuvent paraître sûr d’eux et omniscients, mais en vérité, comme ce sont des guides de ceux qui sont désorientés, ils doivent l’être tout autant, sous peine de ne plus être leurs guides. Dans le monde où dirigeants et dirigés sont désorientés, on ne fait, en suivant un modèle ou une idéologie, consciemment ou inconsciemment que faire naître d’autres conflits et d’autres détresses. »

... 

Que ferait, que changerait, que bâtirait une génération d'être humains qui depuis l'âge de raison de l'enfance serait enseignée à découvrir par elle même ce que la conscience, la mémoire, le savoir, la pensée, l'ego indissociablement liés mais désignés pernicieusement par des vocables différents signifient réellement ?
 
Sans cette prise de conscience rien ne peut changer fondamentalement.

Cela me semble crucial ainsi que le besoin de le partager une nouvelle fois fraternellement.



17 réactions


  • Daniel Roux Daniel Roux 23 mars 2015 11:36

    Il y a certainement plusieurs façon d’exposer le fonctionnement de la pensée humaine. Freund a eu le mérite de publier des ouvrages de nomenclature. Les mots donnés aux ressentis sont censés permettre les échanges sur nos expériences personnelles.

    Ainsi, le penseur serait le MOI et le cadre culturel imposé par le monde dont nous faisons partie, le SURMOI.

    D’autres, avant lui, dans d’autres cultures, ont donné d’autres mots comme l’indique l’auteur.

    Le cerveau produit la pensée à flot continu, que vous le vouliez ou non, comme un robinet qui fuit. Lorsque vous bricolez, surtout si vous le faites en haut d’un escabeau, vous avez tout intérêt à vous concentrer sur votre tache. C’est un exercice qui ne va pas de soi et qui s’apprend.

    Ceux qui pratiquent les arts martiaux exotiques, s’ils bénéficient d’un bon maître, apprendront en même temps que les techniques gestuelles, la concentration de l’esprit sur le but à atteindre.

     « Essayer de faire 2 choses à la fois, c’est les rater toutes les 2 » dit le bon sens populaire.

    La nuit, les pensées continuent à fuirent sous forme de rêves. Ils envahissent notre esprit libéré du contrôle conscient. Ces images sans queue, ni tête ou ces histoires parfois complexes, agréables ou désagréables, avec du suspens comme dans un film, colorées ou non, logiques ou non, ont toujours fasciné les hommes. « présages », « compilation de données », « digestion pénible », les tentatives d’explications ne manquent pas.

    Le monde, c’est autre chose. C’est l’extérieur, celui des objets, de la nourriture, des rencontres avec les autres, des conduites à tenir, de la communication, de la politesse, du masque social, des conflits inévitables, parfois gérables, parfois non.

    Facile pour un ermite, exempté de contreparties, nourri par la charité de discrets et généreux voisins, de disserter sur ceux qui sont à l’extérieur de sa caverne. S’il parvient à refouler ses désirs humains, « à repousser les démons », l’évidence lui apparaîtra : Ce sont les désirs qui sont la source de tous les maux humains. S’il sort de sa caverne et se met en tête de transformer ses nouvelles certitudes en lois divines gravés dans le marbre que dieu nous vienne en aide.. une nouvelle religion empoisonnera la vie de l’humanité.

    L’homme est ainsi fait que le pouvoir le corrompt. Donnez du galon à un homme exemplaire, il deviendra rapidement un tyran exigeant. Nommez un petit journaliste, présentateur du 20 heures, il ne tardera pas à vous imposez sa façon de penser. Élisez un Sarko Président... mais je m’égare.

    Bonne journée.


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 13:05

      @Daniel Roux
      Merci et bonne journée également.


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 13:34

      @Daniel Roux
      Un mot quand même sur les rêves, il semblerait que nous ne rêvons que dans le temps très court qui précède le réveil, le rêve s’élaborerait sur un stimulus tel qu’un bruit, un son etc., personnellement depuis qq. temps quand je rêve, souvent j’en prends conscience et je me réveille. 


  • alinea alinea 23 mars 2015 11:44

    J’étais encore il y a peu, dans cette illusion à la peau si dure qu’elle semblait d’une sécurité totale ; un guide, un chemin vers le dépassement de soi.
    La dernière illusion, difficile à lâcher tant elle laisse un vide incertain à sa place !
    « Le coeur pense constamment. On ne peut pas changer cela. Mais les mouvements du coeur, c’est-à-dire les pensées, doivent se limiter à la situation vitale présente. Toutes les songeries et les spéculations qui vont plus loin ne font que blesser le coeur » nous dit le YI KING.
    C’est une bonne base de « lâcher-prise » ; quand c’est acquis, on se rend compte que le temps passe beaucoup plus lentement !
    ... je connaissais le « noème », le produit de l’intelligence, donc, la pensée, mais j’ignore ce qu’est la « noèse » ; impossible de trouver ça dans mes nombreux dicos !! ?


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 13:26

      @alinea

      Noèse : Du grec noêsis, action de porter sa pensée sur un objet, dit simplement l’acte de penser.

        ... mais les mouvements du cœur, c’est à dire les pensées ..., j’ai appris en secourisme dont je donnais des notions à des stagiaires que le cœur possède ses propres centres de commande et donc dans une certaine mesure il fonctionne indépendamment du cerveau ce qui lui évite la tétanisation quand il est parcouru par un courant electrique et pourtant une émotion ressentie dans le cerveau modifie le rythme cardiaque, je ne sais pas si nous pouvons organiquement penser avec le cœur mais une simple attention sur le processus de la pensée ralentit le flot et déplace le sens de gravité de la conscience dans la poitrine. 
        Les personnes qui veulent par la volonté dominer leurs pensées se font beaucoup de mal 


    • alinea alinea 23 mars 2015 13:30

      @Jean Keim
      Merci !
      Je ne pense pas qu’il s’agisse du coeur organe ! mais les affects, les sensations, nos sens qui stimulent notre pensée ; oui, une pensée qui n’est pas pure abstraction...


    • gaijin gaijin 23 mars 2015 13:46

      @alinea
      dans la tradition chinoise le coeur est l’organe relié a l’esprit la pensée est relièe a la rate
      il y à bien sur un lien entre les deux : l’excès de pensée épuise et perturbe l’esprit tandis que l’agitation de l’esprit trouble la clarté de la pensée

      @jean keim
      en effet on peut descendre le centre dans le coeur mais on peut aussi le descendre dans le ventre ( qui possède un cerveau lui aussi )


  • Neymare Neymare 23 mars 2015 13:19

    La grande illusion provient du fait de croire que la pensée vient de l’observateur. Le corps, la pensée, les émotions appartiennent au monde physique qui se déroule de façon tout à fait automatique et mécanique. L’observateur, donc la conscience, c’est à dire le « Je » pur n’a aucune influence sur la pensée, n’est responsable en rien des évènements, il ne fait qu’observer cette fiction.


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 13:50

      @Neymare
      Si nous percevons réellement que le penseur est un produit de la pensée, alors tout naturellement s’ouvre l’évidence que la conscience n’est qu’un contenu aussi trivial ou élevé soit-il, alors qu’en est-il du « je pur » ? Si vous pensez que la conscience est ceci ou cela, d’où viennent ces informations sinon de votre propre contenu, de votre savoir ?

      Nous ne pouvons pas penser l’inconnu, c’est logiquement impossible.

    • Neymare Neymare 23 mars 2015 14:30

      @Jean Keim
      Nous pouvons penser l’inconnu : la conscience est le contenant non le contenu. Etant le contenant, elle contient toute l’information, mais l’accès à cette information ne fait plus appel à la pensée qui ne fait qu’interpréter l’information fournie, c’est l’intuition
      Il faut considérer ce qui est : il y a un observateur et un observé. L’observé est le monde physique, et pour la majorité des etres humains, l’observateur est le « moi » pour reprendre un terme psychanalytique, c’est à dire moi avec mes émotions et mes pensées.
      L’information que donne la conscience quand on y a accès est un déplacement de la frontière entre observateur et observé : l’observé contient alors le monde physique dont fait partie intégrante le « moi ». L’observateur est alors le « soi », c’est à dire, non pas celui qui pense, mais celui qui a conscience.
      Alors on peut dire : « oui mais c’est bien moi qui pense et qui ressent les émotions », mais quand vous analysez profondément l’origine de vos pensées et de vos émotions vous vous rendez compte que vous n’avez pas le controle : les émotions font naitre des pensées qui à leur tour font naitre des émotions et on se retrouve dans un cercle vicieux.
      Si les émotions et les pensées naissaient de moi, observateur, alors je n’aurais qu’à décider d’avoir toujours des émotions et des pensées positives, pourquoi des émotions et des pensées négatives me tombent dessus comme ça sans que je ne puisse rien faire, comment ça se fait que je ne puisse arreter la pensée si elle origine de moi meme ?
      L’objet véritable de la spiritualité est de dissocier l’observateur de l’observé afin que ce dernier n’impacte plus l’observateur : l’illumination dont parlent les bouddhistes c’est ça : se rendre compte (par une information intuitive originant de la conscience) que je suis l’observateur, je ne suis ni le corps, ni la pensée, ni les émotions qui se déroulent de façon tout à fait autonome sans que l’observateur n’interviennent le moins du monde. Pour cette raison, l’etre illuminé est détaché de tout, tout simplement parce qu’il n’est pas celui à qui arrive les évènements de la vie


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 20:49

      @Neymare

      Bon c’est votre système de pensée, mais soyons sérieux pouvez-vous penser à une chose que vous ne connaissez pas, pouvez-vous visualiser une couleur jamais vue, imaginez un son jamais entendu ? 


  • gaijin gaijin 23 mars 2015 13:39

    salut
    « quelque chose à un moment donné a probablement dérapé, »
    ben pourquoi  ? on est juste en train d’évoluer c’est tout ......mais on a tant de mal a admettre que l’on n’est pas finis ........
    au fil de l’ évolution ( pour ce qu’on en connait ) différents groupes humains ont cultivé le fait d’être centrés de manière différente, actuellement on expérimente le centrage sur la pensée....ceux qui comprennent travaillent a en sortir . smiley
    il est difficile de prévoir la suite comme les poissons qui sont sortis de l’eau les premiers ne pouvaient pas penser la girafe ....
    certains se sont tout de même aventurés vers un nouvel état d’être ( tandis que d’autres sont restés des poissons )


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 13:55

      @gaijin
      Si je regarde le résultat, il y a bien un dérapage mais effectivement il est possible qu’il fasse partie du processus, ce que j’ai essayé de dire dans l’article est que le processus de la pensée n’est pas pertinent hors le pragmatisme.


    • gaijin gaijin 23 mars 2015 15:39

      @Jean Keim
      on est bien d’accord la pensée n’est faite que pour gérer le matériel ....


    • Jean Keim Jean Keim 23 mars 2015 21:08

      @gaijin
      Oui, mais il ne faut pas se leurrer, tout le temps, en tout lieu, la ronde des pensées est là, une conversation, quelqu’un parle de Dieu et hop la pensée turbine et s’empare du sujet qu’elle connait bien, un souvenir d’une lecture, d’une conférence entendue auparavant, les croyances personnelles, tout se met en place automatiquement par habitude et sortent les mots magiques que nous prononçons des millions de fois « moi -je ».

      Avec simplement l’attention, je n’ose pas dire avec une prise de conscience tant ce mot est mis à toutes les sauces, une certaine qualité de pause s’instaure, un ralentissement du processus, et ça fait du bien avant la reprise de la folle du logis ... il manque qq. chose, trop de ceci et pas assez d’espace ...

    • Crab2 24 mars 2015 10:13

      @Jean Keim

      Le déclin de la civilisation chrétienne

      Que la civilisation occidentale dite chrétienne ( surtout en Europe ) s’efface progressivement en faveur de modes de vies que l’on pourraient qualifier proches d’une ’’ sensibilité épicurienne ’’ ou hédoniste, mais aussi plus que jamais qu’auparavant en rapport étroit avec la volonté de construire ou mieux de parachever l’égalité femmes-hommes, se passant ou prenant ses aises avec …

      Suites

      http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/03/le-declin-de-la-civilisation-chretienne.html

      ou sur

      http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/03/24/le-declin-de-la-civilisation-chretienne-5589715.html


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