samedi 6 mai - par salem alketbi

Le Cheikh d’Al-Azhar Accusé de Négligence

En tant que chercheur, je n'ai aucun rapport d'intérêt avec les Cheikhs d'Al-Azhar, y compris le Grand Cheikh d'Al-Azhar Dr. Ahmed El-Tayeb, mais je veux contribuer au débat qui a eu lieu dans les médias et les talk shows, dans le contexte des dernières attaques terroristes sur les Églises Saint-Georges et Saint-Mark en Egypte.

Certaines personnes des élites blâment le Grand Cheikh d'Al-Azhar de ne pas prendre de sérieuses actions pour faire face à ces attaques terroristes et disent qu'il était censé faire beaucoup de choses à ce sujet, comme la tenue d'une conférence de presse internationale pour annoncer l'innocence de l'islam de ces attaques terroristes et de porter l’accusation contre les vrais auteurs, sponsors et planificateurs.

J'ai su que le Grand Cheikh d'Al-Azhar était en mission à l'étranger au moment des attaques. Al-Azhar a envoyé une délégation représentative pour exprimer sa sympathie aux églises et a publié une déclaration forte et claire condamnant le bombardement terroriste méprisable. La déclaration a souligné qu'il est religieusement interdit d'attaquer des personnes innocentes et que cette grave attaque est contre toutes les valeurs humaines et morales. De nombreuses positions ont été inclues dans l'énoncé qui a été publié sur différents sites.

Le Grand Cheikh d'Al-Azhar a rendu visite au Vatican et a parlé avec le pape François. Ils ont convenu de tenir une conférence de paix lors de la visite historique du pape en Egypte fin avril.

Le Grand Cheikh d'Al-Azhar fait de son mieux pour défendre l'Islam et les musulmans face à une attaque féroce ; cependant, il fait toujours face à de nombreuses accusations et campagnes diffamatoires. Le Dr Ahmed Al-Tayeb a dirigé une conférence intitulée « Vers un dialogue humanitaire civilisé à l'appui des citoyens du Myanmar », organisée par le Conseil des Sages musulman pour appeler à la paix entre les parties dans le conflit dans l'état de Rakhine, qui est habité par la minorité musulmane Rohingya. Lors de cette conférence, le Dr Tayeb a déclaré que « le Bouddhisme est une religion de l'éthique et de l'humanité en premier lieu, et que le Bouddha, cet homme calme et silencieux, était l'un des plus grands personnages de l'histoire de l'humanité, et que le calme et la rationalité étaient ses qualités les plus importantes ». Il a ajouté que « les grands historiens des religions au monde décrivent son message comme une religion de pitié infinie, et il était une personne paisible et humble, et que ses commandements ont insisté sur l'amour et le bien envers les autres ». Son appel pour la coexistence humaine reflète une compréhension profonde de l’Islam. Néanmoins, certaines personnes n'ont pas aimé cela et ont accusé le Grand Cheikh de négligence ou même d'apostasie.

Ces personnes ont affirmé que le Dr. El-Tayeb considérait le Bouddhisme comme une « religion », et que c'était une violation des enseignements de l'Islam. Ces ignorants ont oublié que Dr. El-Tayeb n'est pas seulement le Grand Cheikh d'Al-Azhar, mais il est également professeur de philosophie des religions et qu'il est pleinement conscient de ce qu'il dit. Le docteur El-Tayeb a déclaré que le Bouddhisme est une religion de l'humanité. Qu'est-ce qui ne va pas à propos de cela ?

Le Grand Cheikh d'Al-Azhar souligne que l'Islam accepte l'autre, garantit la liberté de religion et rejette le fanatisme et la haine. Les organisations terroristes qui prétendent défendre l'Islam n'acceptent pas la perspective du Grand Cheikh, et il est évident que la liste des personnes à tuer de Daech comprend le Grand Sheikh d'Al-Azhar. En fait, Daech a appelé ses partisans en Egypte à s'engager dans une soi-disant Opération Loups prédateurs pour assassiner des personnages tels que Dr. El-Tayeb. Les positions du Grand Cheikh ne sont pas acceptées par les libéraux et les défenseurs de la liberté, qui veulent qu'il tombe dans le piège du takfīr à l'égard des membres de Daech, une pratique suivie par Daech lui-même.

Si le Grand Cheikh d'Al-Azhar déclare les organisations terroristes comme des kafirs qui devraient être tués, Al-Azhar Al-Sharif ne serait pas différent de Daech et Al-Qaïda, et les savants musulmans seraient comparables à Baghdadi, Zawahiri et d'autres leaders du terrorisme.

Le Grand Cheikh d'Al-Azhar a été accusé de négligence - parfois par des extrémistes et des terroristes - et de ne pas s'acquitter de ses responsabilités en matière de lutte contre le terrorisme.

Je comprends que c'est une énorme responsabilité pour une personne qui occupe un tel poste. Mais la lutte contre le terrorisme ne sera pas réalisée par une conférence mondiale pour déclarer l'innocence de l'Islam du terrorisme. L'Islam a-t-il besoin d'une déclaration d'innocence ? Cela n'impliquerait-il pas que le terrorisme est l'autre face de l'Islam ?

Il est clair dans ce débat futile que le Dr Ahmad El-Tayeb essaie de rétablir les canaux de dialogue avec le Vatican après de nombreuses années d'éloignement et même de relations tendues entre les deux parties. Dr. El-Tayeb a souligné explicitement, lors de la réunion avec le Pape au Vatican, que « nous avons besoin de positions communes qui contribuent à l'effort humain, car les religions sont censées rendre les gens heureux et contents ». Ce sont des mots qui reflètent une compréhension profonde et un vision civilisée dont le monde a besoin. Mais certains extrémistes, à la fois de droite et de gauche, n'aiment pas ces mots.

L'attaque contre Al-Azhar et son Grand Cheikh sert des organisations terroristes, soutenant leurs positions et en même temps affaiblissant le positionnement des institutions religieuses modérées à un moment où le monde islamique en a vraiment besoin.



33 réactions


  • Jeekes Jeekes 6 mai 14:43

    « Le Grand Cheikh d’Al-Azhar »
     
    Sans déc. il est si grand que ça le chèque à l’hazard ?
    Bon, dîtes-nous combien y m’zure, qu’on s’fasse une idée...


  • pallas 6 mai 16:03
    salem alketbi

    En tant qu’analyste politique, vous devez savoir que La France rentre en guerre civil, et cela de manière forte.

    J’en suis désolé, réellement.

    La France est maintenant rejeté de la scène international, vous devez le savoir.

    Votre article personne ne pourra y répondre, que cela soit en positif ou négatif, car l’heure c’est la guerre civil, c’est inévitable.

    Salut


  • Jelena Jelena 6 mai 16:31

    A 15h48, le patriarche Néophyte de Bulgarie a lâché un long pet sonore, néanmoins tous les médecins sont formels, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.


  • zak5 zak5 6 mai 23:17

    Pourtant il suffit de reconnaitre qu’il existe un islam fanatique et intolérant, il ne s’agit pas de takfirisme, il s’agit de reconnaitre qu’il existe un islam fanatique et intolérant. Dire et continuer à nous saouler avec « c’est pas ça l’islam » est contre productif et complétement inaudible. Il existe et il a toujours existé un islam fanatique et intolérant, le reconnaitre c’est la moindre des choses, ce que les musulmans sont manifestement toujours incapables de faire


    • alpha 7 mai 02:06

      @zak5

      Il n’y a pas d’Islam fanatique tout comme il n’y a pas de christianisme, de judaïsme ou de Bouddhisme fanatique.
      Il y a des enjeux politico-économico-stratégiques et des manipulations pour faire pencher la balance en faveur des décideurs du moment.
      Ce sont ces décideurs qui créent les mouvements qui les servent. Pour votre information, le Takfirisme est une hérésie en Islam. C’est un mouvement créé par le Wahabisme, lui même hérétique et créé par la puissance coloniale, qu’était la Grande Bretagne, pour lutter contre l’Islam positiviste représenté par les penseurs de la Nahda (Renaissance) islamique qu’étaient les opposants à la colonisation par le Royaume Uni du Moyen-Orient.


    • Leonard Leonard 7 mai 07:45

      @alpha

      Mais bien sûr...

      Donc ce sont les anglais qui ont inventé l’extrémisme en Islam...

      Ca va la takia ?

    • Leonard Leonard 7 mai 08:07

      @alpha

      D’ailleurs en 632 il s’appelait Lord Saint John Magommet !

      Bon l’Epsylon retourne à ta tâche 

    • zak5 zak5 7 mai 09:52

      @alpha
      voilà bien une réponse qui autorise légitimement l’amalgame entre fanatisme et l’islam. Refuser de reconnaitre l’évidence se traduit par un aveu de ne pas pouvoir faire la différence entre islam et fanatisme. Le fanatisme religieux existe et a toujours existé, il y a ceux qui le reconnaissent et qui peuvent s’en débarrasser, et ceux qui ne le reconnaissent pas et qui le traineront encore et toujours comme un boulet


    • alpha 8 mai 01:09

      @zak5

      Zak, la question n’est pas de refuser de reconnaitre l’évidence et qui autorise, comme vous dites, l’amalgame entre Islam et fanatisme.
      L’Islam n’est ni plus, ni moins, fanatique que les autres religions ou croyances religieuses.
      Une religion ou une croyance n’est pas fanatique en soi. Ce sont les individus qui suivent cette religion ou cette croyance qui le sont.

      Entendons-nous : Les religions sont des idéologies temporelles. Elles servent toutes des intérêts déterminés à un moment précis. C’est à dire ceux de la classe dirigeante.Point.
      La religion n’est qu’un accessoire, pour les dirigeants, qui la manipulent et la manipulerons au grès de leurs intérêts.
      On vous présentera le diable, si celui ci est utile, comme un messie. On détruira des Vérités absolues, si tant est qu’elles existent, si elles sont contre les intérêts de la classe dirigeante.
      C’est juste ça mon propos.
      Vous focalisez sur l’Islam, sans réellement l’avoir étudié, est à mon sens un blocage de votre esprit. Et je suis loin d’être un pro religion quelle qu’elle soit.


  • Pascal L 7 mai 08:50

    L’Islam a un problème avec le Coran. Il est tellement sacré qu’il est ni lu ni compris par une majorité de Musulmans. Et pourtant, ceux qui poussent à la violence le lisent bien et ils y trouvent tout ce qui est nécessaire pour justifier la violence la plus extrême. Comment alors justifier une théologie de la paix ? La tradition est souvent invoquée, mais cette tradition varie d’un pays à l’autre, la vérité de beaucoup de Hadîths ne repose que sur des bases très faibles. Il est plus probable qu’ils aient été fabriqués au fur et à mesure en fonction des besoins. Ne faut-il pas revenir sur le dogme de l’incréation du Coran qui n’a pas toujours existé (il est apparu vers 750 et a été supprimé de 833 à 847 sous l’influence des Muʿtazilites...) ?


    • zak5 zak5 7 mai 10:00

      @Pascal L
      Pour les hadiths les musulmans sont piégés par un dogme qui prétend que Allah peut protéger un texte. En effet, comment imaginer que Allah est capable de protéger le Coran et n’est pas capable de protéger la réputation de son ultime prophète ? d’autant plus que les hadiths et la Sirah n’ont pas été rapportés par des opposants a Mohammed, mais bien au contraire, c’est par d’imminents musulmans très respectés que les hadith ont été rapportés, compilés et enseignés.


  • Decouz 7 mai 09:29

    Voici un hadith qui résume la réalité métaphysique du Coran : « Tout le Coran est dans la Fatihah, toute la Fatihah est dans la Basmallah, toute la Basmallah est dans le Ba, tout le Ba est dans le point qui est en dessous du Ba ».
    Or le point n’a en réalité pas d’étendue, le Coran n’est ni créé ni incréé, il se recrée à chaque récitation, sinon c’est comme la scolastique qui répète indéfiniment les mêmes phrases sans les comprendre, car l’esprit a été perdu.
    L’esprit a t il été perdu en islam ? Non, mais la question du lien entre le coeur d’une religion et les vagues de la surface est complexe, si la simple existence d’un coeur vivant suffisait, l’occident serait peut-être encore chrétien, car on peut supposer que la continuité d’une tradition de sainteté atteste cette existence, comme en islam le soufisme a toujours attesté la persistance du coeur de l’islam.
    Mais comme la sainteté chrétienne n’a pas pu empêcher les injustices, violences, schismes, affaiblissements sur le plan extérieur, le soufisme ne peut pas garantir un islam correct généralisé sur ce plan sans compter évidemment que ni le christianisme ni l’islam, ni aucune religion ne peuvent ressembler à de simples sociétés profanes.
    Ce que disent certaines traditions, et pas seulement en islam, c’est que vers la fin des temps la spiritualité se résorbera de plus en plus, les centres spirituels seront de plus en plus cachés, le désordre extérieur de plus en plus visible.

    Sur les hadiths, juste comme repère :

    https://oumma.com/que-savons-nous-de-lauthenticite-des-hadiths/


    • zak5 zak5 7 mai 10:12

      @Decouz

      Sauf que les arabes au temps de Mohammed ne connaissaient pas les points diacritiques, ces points ont été empruntés de l’écriture syriaque au temps des Omeyyades.
      Vous etes en train de plagier la Kabala qui explique et enseigne l’explosion « du point Yod », mais sans avoir les moyens de le faire


    • Decouz 7 mai 16:27

      @zak5

      L’écriture hébraïque a aussi été modifiée, et les signes vocaliques ne datent pas du début.
      Ces signes vocaliques sont nécessaires pour la compréhension d"une écriture qui était tout comme celle de l’arabe consonantique. Il y a une autre méthode qui est toujours employée, c’est la transmission orale.
      Il n ’y a pas de plagiat, l’ésotérisme musulman est autonome, qu’on retrouve des méthodes et des doctrines analogues n’a rien à voir avec un plagiat, c’est seulement un signe de l’universalité des doctrines.
      L’islam reconnait la validité des autres prophètes, chacun représentant une facette du verbe divin.


    • Pascal L 7 mai 16:34

      @zak5
      Il est plutôt probable que les points diacritiques étaient connus mais pas utilisés. L’écriture arabe dérive directement de l’écriture araméenne ou sabéenne. Il est probable qu’elle ait été créé, non par des arabes mais par des chrétiens syriaques pour l’enseignement du christianisme chez les arabes à la fin du VIème ou au début du VIIéme siècle. L’alphabet araméen ne comporte que 16 lettres et il en a 28 dans l’arabe moderne. Les alphabets arabes de l’époque de Muḥammad ne comportaient donc que 16 lettres et sans les points diacritiques et la voyellisation, nous pouvons avoir jusqu’à une trentaine de sens pour un seul mot. Ainsi mḥmd peut tout aussi bien se comprendre comme désignant Muḥammad ou comme « le désiré » qui dans le cadre de l’Islam primitif devait désigner ʿĪsā dont le retour était attendu sur Jérusalem. Les codex anciens (Paris, Sanaa) ou la mosquée d’Umar (691 sur le mont du temple à Jérusalem) utilisent cette écriture. Cette manière d’écrire se conçoit comme un aide-mémoire pour la récitation d’un texte et n’est pas adapté à la retranscription d’un texte dicté.


    • Pascal L 7 mai 17:12

      @Decouz
      « Il y a une autre méthode qui est toujours employée, c’est la transmission orale. »

      C’est quelque chose qui me surprend toujours quand je parle avec des Musulmans. Il ne peuvent me faire aucune référence à un texte. Quand je présente la traduction en français de quelques versets comportant des appels à la violence, il font un bon en arrière en disant que ce n’est pas dans le Coran. Pourtant j’utilise des traduction reconnues comme Hamidullah. Le Coran est trop sacré pour pouvoir être étudié et l’ensemble de la foi repose sur le Fiqh, que je comprends principalement comme une tradition orale variable selon l’origine de l’interlocuteur.

      « l’ésotérisme musulman est autonome » Il semble que cet ésotérisme est d’origine indienne. Les premiers soufis ont fait le voyage de l’Inde (qui n’est pas si éloignée vu de la Perse). Pour les Chrétiens, le mot « ésotérisme » renvoie vers les démons. Rien dans l’enseignement de Jésus ne peut être caché ou doit faire appel à un enseignement de « maîtres initiés ». 

      « L’islam reconnait la validité des autres prophètes, chacun représentant une facette du verbe divin. » C’est exact, mais ce qui en dit dans le Coran diffère largement de ce que nous pouvons lire dans la Bible. Les Musulmans considèrent que ces prophètes ont tous apporté un morceau du Coran et qu’ils sont donc tous Musulmans. Cela ne suffit pas pour les Chrétiens pour reconnaître Muḥammad comme prophète. Il faudrait déjà que les Musulmans reconnaissent Jésus comme Dieu et non comme prophète. Et s’il reconnaissent Jésus comme Dieu, la révélation devient complète avec lui et le Coran n’a plus de sens. Ce type de dialogue est absurde et cela ne produira pas. Il vaut mieux accepter nos incompatibilités et chercher la vérité soi-même.

    • Decouz 7 mai 17:36

      @Pascal L
      Il n’y a pas que le Christ et l’Islam, il y a toutes les manifestations de la Divinité dans le monde, par exemple les multiples incarnations dans l’hindouisme.
      C’est la question de la forme que prend Dieu pour se révéler (dans la mesure où il peut se révéler).
      Le christianisme permet la figuration du Christ, car il est une religion de l’incarnation, mais la figure du Christ est elle conforme à son vrai visage historique ?
      Pour dire les choses rapidement : un hindou voit Shiva ou Krishna dans son guru, ce n’est pas une image, c’est comme si toi tu voyais un saint chrétien et que derrière lui, même en lui, tu voyais le Christ.
      Chaque religion a une foule d’exemples de ce type, et malgré tout, chaque manifestation du divin, dans la mesure où elle est une réfraction et non pas la totalité, n’est pas Dieu à elle toute seule.


    • Pascal L 7 mai 18:09

      @Decouz
      « Il n’y a pas que le Christ et l’Islam » Certes, mais la recherche de la vérité nous pousse à prendre position lorsque des incompatibilités éclatent.

      On peut classer les religions à partir des incompatibilités observées.
      Pour un Chrétien, on voit deux grandes tendances qui s’opposent au Christianisme : 
      1) le gnosticisme qui tend à considérer l’Univers comme un tout dont l’homme fait partie. Ce tout est divisé en niveaux, du plus matériel au plus spirituel et l’homme peut s’élever par des exercices spirituels. Dans certains cas, la réincarnation permet de recommencer lorsque l’on a échoué. Il s’agit principalement d’une religion ethno-centrique, Dieu étant ce tout ou il est éliminé car inutile selon les approches. L’homme achète son salut par ses actions, Dieu n’est pas nécessaire.
      2) le messianisme qui prévoit un royaume de Dieu sur terre (parfois également, Dieu n’est pas nécessaire, ce sont les hommes choisis qui gèreront ce royaume). L’Islam sunnite fait partie de cette branche, bien que l’idée d’un royaume terrestre s’estompe progressivement. Pour ce retour, ʿĪsā est plus ou moins remplacé par le Mahdi qui ne semble pas très défini. Dans cette même catégorie, nous avons également toutes les formes de communisme car, même si elles ne croient pas en Dieu, il y a bien l’idée d’un royaume terrestre à venir qui sera géré par les bon communistes. Le messianisme pousse à préparer ce monde à venir par la purification des incroyants qui par leurs actions empêchent l’avènement de ce monde nouveau.

      « que derrière lui, même en lui, tu voyais le Christ » Pour un Chrétien, le Christ est bien vivant et le saint n’est pas nécessaire pour entrer en dialogue avec lui. Le Christ montre à tous ceux qui veulent bien regarder des signes visibles de son existence. Il suffit de demander sans arrières pensées, même sans être chrétien.
      Quand aux manifestations des divinités, nous ne voyons pas les manifestations des religions indiennes, mais nous avons chez nous beaucoup de personnes qui pratiquent l’occultisme et ont donc un accès aux Esprits. L’occultisme a connu un regain de succès après le voyage en Inde de quelques intellectuels occidentaux à la fin du XIXème siècle (Rudolf Steiner ou Saint-Yves d’Alveydre). Le spiritisme est né de là. Les manifestations des Esprits sont bien visibles, bien que pas plus démontrables que les manifestations de Dieu. Pour les Chrétiens, ces Esprits cherchent à nous éloigner de Dieu et leur fréquentation est déconseillée.

    • Christian Labrune Christian Labrune 8 mai 16:24

      il y a toutes les manifestations de la Divinité dans le monde
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      @Decouz
      Si vous lisiez quelquefois mes interventions sur ce site, vous sauriez probablement que, bien que je sois athée autant qu’on peut l’être, l’Immaculée Conception m’apparait assez régulièrement dans la grotte des Buttes Chaumont, le mercredi en fin d’après-midi et je suis un peu fâché que vous ne fassiez pas état de cette « manifestation de la Divinité » dans un lieu toujours très fréquenté par les Parisiens. Depuis les apparitions de Fatima et de Lourdes, les apparitions se faisaient rares.
       Je ne suis jamais avare des révélations dont je suis l’heureux dépositaire. Si vous avez quelque question à poser à la BVM, je m’offre à servir d’intermédiaire, et pour un tarif assez modique : quatre cents euros pour une question, et mille euros pour trois, ce qui est plus avantageux. Je ne peux cependant pas aller au-delà de trois questions. Je n’entrerai pas dans les détails, ce serait fastidieux, mais les questions doivent être transmises en trois exemplaires aux trois hypostases de la Trinité et la paperasserie ne s’en trouve pas simplifiée. Au Ciel comme sur terre, la bureaucratie n’a pas fini d’exercer sont empire calamiteux. Il faudrait sans doute ce que notre bon Hollande appelait un « choc de simplification », mais depuis deux millénaires que cela dure, il y a peu d’apparence que les choses puissent beaucoup changer dans un proche avenir.


    • Christian Labrune Christian Labrune 8 mai 16:56

      Chaque religion a une foule d’exemples de ce type, et malgré tout, chaque manifestation du divin, dans la mesure où elle est une réfraction et non pas la totalité, n’est pas Dieu à elle toute seule.
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      @Decouz
      Pourquoi voudriez-vous qu’il n’y ait qu’un Dieu ? J’ai connu des agnostiques et même des athées un peu superficiels qui regardaient le monothéisme comme une sorte de progrès de la civilisation. On avait dû leur apprendre ça à l’école, et cette naïveté n’est pas à la gloire de l’école républicaine. Une telle croyance me paraît absurde. Les « religions » de l’antiquité n’étaient assurément pas moins subtiles que les plus récentes. Après la mort d’Akhénaton qu’on peut considérer comme l’un des premiers promoteurs du monothéisme, les Egyptiens se sont dépêchés de marteler ses statues et les inscriptions qui révélaient son « hérésie » et sont retournés très vite aux anciens cultes de l’Egypte. ils ont eu bien raison.
      Quand les Romains, au gré de leurs explorations et de leurs conquêtes, rencontraient de nouveaux dieux (par exemple, Isis en Egypte), ils s’empressaient de les ajouter à leur propre panthéon qu’ils avaient déjà hérité des Grecs. Cette religion romaine était des plus pacifiques ; le petit peuple superstitieux y croyait peut-être, mais pas les gens instruits s’il faut en croire les écrits d’un Cicéron. Ces constructions plus poétiques que théologiques, permettaient de donner une assise et une légitimité aux politiques de la Cité. Les Romains avaient très bien toléré le culte de Mythra qui était un culte à mystères, comme plus tard le christianisme, et ils auraient toléré le christianisme si les chrétiens avaient consenti à sacrifier aux dieux de Rome. Le cas de Saint-Gervais et de Saint-Protais, qui ont leur église à Paris, est très significatif : on leur demande de reconnaître les dieux de la cité. Ils refusent. Le magistrat leur représente que c’est idiot et que s’ils persistent, il va être obligé de sévir, bien qu’il n’en ait aucunement envie. Ils refusent encore ; par là, s’excluent de la cité dont ils deviennent les ennemis et méritent donc le châtiment assez dur prévu par les lois. Le sentiment des Romains du premier siècle pourrait être formulé en pastichant la formule bien connue dans la bande dessinée Astérix : « ils sont fous, ces chrétiens ». C’était aussi le sentiment du grand historien Tacite qui les regardait du même oeil que nous aurions aujourd’hui pour juger quelques sectes fanatiques du genre de celle qui fit boire du jus d’orange au cyanure à quelques centaines de ses fidèles, à la fin du siècle dernier.
      Plus il y a de dieux dans un peuple, et mieux cela vaut pour lui. Je me convertirais bien volontiers, tout à la fois à l’hindouisme, au shintoïsme et à tous les animismes d’Afrique et d’ailleurs. Au reste, ce ne serait même pas une « conversion » (au sens où nous l’entendons dans le monothéisme) mais un simple élargissement de ma culture poétique. Pouvoir mettre un nom sur les forces encore inexpliquées qui régissent le monde, c’était à peu près la seule fonction, très positive, des religions antiques.
       


  • monde indien 7 mai 09:35

    Heureux de découvrir ton blog à la lecture de ce premier article -
    Beaucoup de questions se posent à nous tous aujourd ’ hui quant à nous occidentaux et quant à l ’ islam . La première qui se pose à moi est celle de la fraternité et du respect , de nos différences , entre nos civilisations . Ce qui veut bien dire que nous rencontrons bien quelques difficultés .
    La deuxième question qui se pose est celle d ’ une exégèse des religions , quelles qu ’ elles soient , et m^me de l ’ athéisme , ainsi que des morales .
    Fraternellement -


    • Pascal L 7 mai 17:41

      @monde indien
      « Parmi les nombreuses publications récentes, celle de Héla Ouardi, Les derniers jours de Muhammad (Albin Michel, 2016), pose bien le problème. Elle analyse et classe les récits islamiques concernant la mort de celui qui est considéré comme le fondateur religieux et politique de l’Islam, en montrant les contradictions continuelles qui existent entre les différents récits, ainsi que leurs invraisemblances propres. La conclusion de son état des lieux ? On ne peut pas tirer de conclusion ... » (Edouard-Marie Gallez


      Pour l’exégèse de l’Islam, il y a donc deux sources totalement incompatibles : 
      1) l’exégèse des savants de l’Islam, qui étudie le Coran et les autres textes, bien représenté par l’Université d’Al-Azhar au Caire, mais aussi par d’autres savants qui représentent des courants très différents.
      2) l’exégèse scientifique qui est une science récente (1 siècle environ) qui a connu un tournant important en 2001 avec Christoph Luxenberg en Allemagne qui a engendré une explosion de thèses, en particulier en France (2004 Edouard-Marie Gallez, 2014 Leïla Qadr, 2014 Jean Jaques Walter...). « ...sans ignorer ce qu’on appelle la « tradition islamique » sur Mahomet ou sur le Coran, tient compte des analyses qui peuvent éclairer celle-ci d’un jour nouveau, dans le champ de l’archéologie, de la linguistique, de l’histoire extra-musulmane et, bien sûr de la philologie – le texte coranique ayant des choses à nous dire comme texte » (Edouard-Marie Gallez).



    • Decouz 7 mai 17:59

      @Pascal L
      Le dernier livre de J.Chaabi est intéressant dans la mesure où avec des méthodes universitaires il montre un visage de Mohammed assez différent.
      Pour les hadiths : une source qui n’est pas mentionnée et qui n’a qu’une valeur interne comme les révélations privées dans le christianisme, ce sont les rêves où apparait Mohammed, bien sûr cela ne peut être pris en compte par l’université, mais il faut savoir que pour le vécu communautaire ces rêves ont une certaine importance, la vision du Prophète en rêve étant considérée comme authentique.
      De même les visions et expérience d’Ibn Arabi ou d’autres soufis sont soient vécues d"une manière analogue par les soufis, qui revivent l’expérience de Prophète (bien que ce soit très éloigné on peut mentionner l’union mystique dans le christianisme) et d’ailleurs un peintre suédois s’était converti après avoir vu en rêve Ibn Arabi), soit admises par ce qui correspond à la foi.


    • Pascal L 7 mai 18:34

      @Decouz

      J’ai lu le livre de Jacqueline Chaabi et je considère que 80% de son contenu est obsolète.
      Elle situe l’action de Muḥammad dans un monde tribal complètement isolé or nous savons aujourd’hui que ces hypothèses ne tiennent pas. Elle ne prend même pas la peine de décrire ce monde. Le monde dans lequel évoluait Muḥammad était déjà complètement christianisé. Tous le Coran est rempli d’allusion à l’ancien et au nouveau testament et les auditeurs devaient forcément comprendre ces allusions. Elle a une vision sociologique, mais pour l’histoire, elle prend comme vraie la légendologie islamique. Avec des hypothèses fausses ont ne peut aboutir à des conclusions correctes.

      « la vision du Prophète en rêve étant considérée comme authentique. » Mais rien ne permet de garantir la qualité du songe en dehors de la bonne foi de celui qui le fait. Dans le Christianisme, les songes sont des messages individuels qui ne peuvent concerner que la personne qui le reçoit.
      Avec les songes, s’ils ne sont pas clairement inspirés par Dieu, il y a toujours un risque qu’ils soient plutôt inspirés par les Esprits (les Djinns). Ceux-ci soufflent le vrai et le faux et il est impossible d’en tirer quelque chose d’utilisable.

    • Decouz 7 mai 19:08

      @Pascal L
      Après il y a un examen des critères, mais nous sommes dans le domaine de la foi, et tu ne peux enlever la part de mystère, sinon nous serions dans la philosophie ou réflexion profane.
      Ce sont aussi des révélations privées, mais comme dans le christianisme elles peuvent jouer, d’une manière non obligatoire un rôle de soutien.
      Il n’y a pas dans le dogme de l’islam de « mystères » comme dans le christianisme, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mystère, cela veut dire que pour la foi commune il n’y a pas de dogme faisant appel à un mystère d« une manière formelle, pour autant il y a l’Invisible (Allah est l’Intérieur) et le Visible (Allah est l’Extérieur).
      Par définition le domaine de la foi n’appartient pas aux preuves extérieures, sinon on serait dans la science démonstrative, au départ de toute forme religieuse, il y a une expérience, puis des témoins qui croient, soit sur parole, soit par qu’ils expérimentent quelque chose, puis des témoins des témoins etc
      Le dogme : selon R.Guénon auquel je me réfère, une religion c’est un dogme, une morale, un culte, mais toutes les formes spirituelles n’ont pas forcement ces trois éléments, qui sont la caractéristique des trois monothéismes.
      Il y a des peuples qui admettent plus facilement que chacun ait son »Ishta Devata« , sa divinité personnelle, étant entendu qu’il ne s’agit que d’un reflet, mais que ce reflet est pour l’être en question le rayon qui le rattache à Dieu.
      Quand on dit divinité personnelle, on dit la forme, mentale ou figurée selon laquelle on »enferme" Dieu, qui ne peut être enfermé dans aucune forme.


    • Decouz 7 mai 19:15

      @Pascal L
      Non ce n’était pas un monde christianisé, les chrétiens se sont justement demandé pourquoi cette partie avait échappé au christianisme ou bien ne s’y était pas développé, non il y avait un vide, selon moi, providentiel, je pense que s’il y avait eu un christianisme solide, l’islam n’aurait pas pu « prendre », les gens n’auraient pas eu besoin.
      Après je connais bien la thèse de l’origine judeo chrétienne, mais comment expliquer un fossé de tant de siècles, communauté judéo chrétienne qui serait restée discrète et à laquelle la révélation coranique donne tout d’un coup un réveil singulier ?


    • Pascal L 8 mai 14:14

      @Decouz
      « Il n’y a pas dans le dogme de l’islam de « mystères » comme dans le christianisme »

      Dans le Christianisme, les dogmes représente l’état de notre compréhension des mystères divins. Il n’y a pas de dogme qui ne puisse être modifié, dans le sens où notre compréhension s’améliore avec les découvertes scientifiques et l’enseignement donné par l’Esprit Saint. Il n’est jamais arrivé qu’il y ait des « marches arrières ». Cela va toujours dans le sens d’une amélioration de la précision et la raison ne s’oppose jamais à la foi. Les signes que Dieu nous donnes peuvent être examinés avec les moyens de la raison, même si c’elle-ci ne permet pas de conclure « scientifiquement ». Pour le Chrétiens, le comportement de Dieu est toujours rationnel. Les signes qu’ils nous donne n’ont qu’un seul but, nous permettre de recevoir le salut. S’il n’y a pas de « mystères » dans l’Islam, il n’y a pas non de révélation sur Dieu. Dieu ne dit rien de lui-même.

      Le Guénonisme va bien dans le sens du gnosticisme et de l’occultisme. Ces deux aspects s’opposent au Christianisme et certainement aussi au messianisme de l’Islam sunnite.

      Dans le Christianisme, l’homme n’est en aucun cas une parcelle de Dieu. Il ne peut atteindre le salut par des exercices personnels ou en l’achetant par ses œuvres. Le salut est offert par Dieu de manière inconditionnelle à cause de l’amour de Dieu pour l’humanité et le Christ en est le chemin. La miséricorde de Dieu étant absolue, il ne peut nous juger ensuite, il nous reviendra de l’accepter ou pas. Pour être sauvé, nul besoin de certificat de baptême, mais il faut accepter l’amour que nous recevons du Christ et accepter de passer en pleine lumière, malgré tout ce que nous voulons cacher sur nous-même. Cet amour est accessible dès notre monde, soit directement, soit au travers d’autres personnes, ce qui nous permettra de le désirer au moment du choix.

    • Pascal L 8 mai 15:09

      @Decouz
      « Non ce n’était pas un monde christianisé » 

      L’écart se creuse entre l’exégèse officielle de l’Islam et le monde scientifique et il faudra bien un jour se poser la question des raisons de cet écart. Tout dans le Coran nous dirige vers le Nord de la Syrie : la langue, l’écriture, la géographie. Les constructions récentes de La Mecque ont démontré qu’il n’y a jamais existé une ville ancienne dessous celle qui était implantée au XXème siècle. Même la Qibla des mosquées les plus anciennes pointent soit vers Jérusalem, soit vers cette zone du Nord de la Syrie ou vers le royaume des Nabatéens. Le Khân el-Qurashiyé situe la tribu de Muḥammad à 30 km de Lataquié en Syrie sur les cartes grecques de l’époque. Cette zone était peuplée de Juifs et de Chrétiens ainsi que des nomades et c’est sur le passage des caravanes, de nombreux écrits l’attestent. Le Coran contient 118 condamnations des chrétiens contre une dizaine des polythéistes... Il semble que la création de La Mecque soit le fait de l’anti-calife Ibn al-Zubayr et date de la fin du 7ème siècle ou du début du 8ème siècle. Il a fallu encore du temps pour que La Mecque soit reconnue par l’ensemble de l’Islam au milieu du 8ème siècle (peut-être après la destruction de Petra en 747, la pierre noire semble provenir de Petra).

      « je pense que s’il y avait eu un christianisme solide, l’islam n’aurait pas pu « prendre » »
      Sans doute, mais il y a deux phénomènes qui peuvent jouer, si l’on en juge par les chroniques de la conquête de l’Egypte. Le premier est qu’il y avait sans doute plusieurs églises, parfois concurrentes, dont probablement quelques unes liées au pouvoir de Constantinople, ce qui ne devait pas les faire apprécier par les autres. Le deuxième est que la conversion à l’Islam s’est fait en douceur, les premières marches n’étant pas très hautes. L’Islam des débuts est encore assez loin de l’Islam que nous connaissons et il est plus que probable qu’il n’était pas demandé grand chose à ces communautés chrétiennes. L’affirmation de l’unicité de Dieu ne devait pas poser beaucoup de problèmes aux monophysites.

      Sur l’origine judéo-Chrétienne, il faut lire « le Messie et son prophète » d’Edouard-Marie Gallez. Il lie la création de l’Islam au Judéonazaréens dont l’existence est attestée par de nombreux documents entre la fin du premier siècle et la fin du 7ème siècle. Il y a de nombreux points communs entre leur théologie et l’Islam. En 67, les Romains ont chassés les Chrétiens et les Juifs qui ne posaient pas de problème à Jérusalem. Ceux-ci ont été autorisés à revenir après la destruction du temple en 70. Seuls ceux qui ne portaient pas d’intérêt au temple sont revenus (les Chrétiens) et ceux qui sont restés en Syrie se sentaient plus Juifs que Chrétiens. Ce sont eux qui ont développé l’hérésie judéonazaréenne qui refuse la mort de Jésus et prévoient son retour à Jérusalem pour y fonder le royaume de Dieu. Ils ont embauchés des arabes pour reconquérir Jérusalem, ce qui est arrivé entre 736 et 738 et ont reconstruit un temple en bois. Jésus n’est pas revenu, mais les arabes qui avaient le pouvoir militaire ont bien compris que la religion permettait d’unifier les armées. Les transformations du dogme ont eu pour but d’arabiser la religion en l’éloignant de Jésus et de Jérusalem. Il n’existe pas de citation de Muḥammad comme prophète avant 694, soit 60 ans après sa mort, y compris dans les documents externes à l’Islam. l’anti-calife Ibn al-Zubayr (encore lui) est le premier à avoir mis Muḥammad sur une pièce de monnaie en 684.

  • popov 7 mai 15:37

    @salem alketbi


    La destruction d’églises par l’islam est un problème récurrent depuis la naissance de l’islam. 

    C’est une maladie congénitale de l’islam.

    Il existe un livre écrit dans le passé par le cheikh d’al Azhar qui justifie la destruction des églises en Égypte. Ce livre ancien a été réimprimé récemment. Al Azhar a le droit d’après la loi égyptienne d’interdire la distribution de ce livre, MAIS NE FAIT RIEN.


  • Christian Labrune Christian Labrune 7 mai 19:20

    à l’auteur,
    Je n’ai pas suivi très attentivement ce qui s’est passé en Egypte après les derniers attentats contre les coptes et le voyage du pape.
    Ce que j’observe quand même, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de réactions d’Al-Azhar après qu’on eut appris les entreprises génocidaires de l’Etat Coranique visant les Yézidis sur les pentes du mont Sinjar. A ces horreurs n’ont pas tardé à succéder de multiples décapitations filmées qui ont révulsé l’opinion internationale. Les théologiens du Caire n’ont pas réagi davantage.

    L’islam, qu’il soit chiite ou sunnite, est prompt à lancer des fatwas condamnant à mort des écrivains armés de leur seul stylo. Le cas de Salman Rushdie est encore dans toutes les mémoires. Celui de Robert Redeker en France aura fait moins de bruit, mais c’est du même tonneau. Or ces deux citoyens-là sont des défenseurs de la liberté et ils n’ont jamais tué personne ou préconisé de massacrer quiconque.
    C’est précisément le risque du takfirisme qui aura été invoqué par Al-Azhar pour se défausser et s’interdire de condamner les fanatiques de Raqqa et de Mossoul. Tous ceux qui ont un minimum de culture philosophique auront rigolé, et moi le premier, d’une pareille tartufferie.

    La seule condamnation vraiment significative qui ait été prononcée, c’est celle qui concernait l’exécution d’un pilote jordanien brûlé vit dans une cage de fer. Mais pourquoi cette condamnation nettement plus ferme ? C’est qu’il ne s’agissait cette fois ni des Yézidis ni des chrétiens d’Orient, qui sont de sales kouffars, mais d’un musulman. Tuer un musulman, quelle horreur ! Il faut bien reconnaître cependant que lorsqu’on lit le Coran, et particulièrement les sourates VIII et IX, il n’y a plus lieu de s’étonner le moins du monde : massacrer des mécréants, c’est parfaitement halal.
     
    On voit bien que des manières de penser de cette nature, caractéristiques d’un monde du haut moyen-âge, n’ont absolument plus leur place dans la civilisation contemporaine. Cela nous paraît tout simplement aussi abject que la croisade des Albigeois dans le sud de la France au début du XIIIe siècle ou les guerres de religion du XVIe.
    Je l’ai déjà écrit, me semble-t-il à la suite de quelque autre de vos articles : l’islam, pour survivre aux crises actuelles, devrait évoluer, mais il me semble en même temps que dire cela, c’est un peu parler pour ne rien dire : il ne peut pas évoluer, comme l’ont fait les deux autres religions « du livre ». Le seul avenir que lui autorise le Dieu du Coran, surtout du côté wahhabite, c’est le VIIe siècle, et ce siècle-là est très loin derrière nous. L’islam finira donc pas disparaître complètement et les théologiens du Caire, malgré les pressions que s’efforce d’exercer constamment al-Sissi, sont en train de devenir ses fossoyeurs.


  • franc 8 mai 12:10
    Dans l’Evangile il est dit qu’il faut reconnaître l’arbre par les fruits .

    et les fruits de l ’islam sont pourris

    cqfd

    tout le reste n’est que du blablabla




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