jeudi 3 août - par Gérard Faure-Kapper

Le CIC dénonce mes propos auprès d’un juge...

Par Gérard Faure-Kapper
 
Lors d’une audience chez le juge de proximité, l’avocat du CIC s’est plaint de moi auprès du juge en citant une phrase reprise dans un de mes blogs :
 
Je cite :
 
« L’auteur se targue d’obtenir des décisions favorables face à « l’arrogance et l’incompétence désespérante des banquiers… et des avocats ignorants. » »
 
Fin de citation.
 
L’auteur, c’est moi.
 
D’abord, ce n’est pas très élégant cette manière de « dénoncer » au juge et de ne pas assumer ses faiblesses.
 
Ensuite, concernant l’arrogance des banquiers, c’est une réalité. Chaque fois que j’ai eu des contacts avec les services juridiques, je me suis confronté à des cadres, arrogants et incompétents.
 
Cette attitude vis-à-vis de l’aplomb est la même qu’ils ont vis-à-vis des employés des agences.
 
Le mépris envers ceux qui travaillent au quotidien et font vivre l’entreprise, c’est une manière de masquer leur ignorance totale des techniques bancaires utilisées quotidiennement en agence.
 
Messieurs des services juridiques, oui vous êtes très compétents dans votre domaine, mais reconnaissez qu’en matière de technique, vous souffrez d’une incompétence désespérante. Désolé de vous le dire.
 
Quant aux avocats, évidemment qu’ils n’y connaissent rien, ce n’est pas leur job. Mais au lieu d’avoir chez leur client, des interlocuteurs techniciens, ils ont des juristes.
 
C’est sûr qu’en lisant leurs conclusions, c’est à pleurer de désespoir.
 
« Le summum de la politesse est d’écouter en silence un ignorant parler d’un sujet que vous maîtrisez parfaitement ».
 
Vous imaginez mon martyr.
 
Il y a pourtant une solution, plutôt que de rester au fond de votre bureau ou de votre placard à rédiger des doléances aux juges contre l’aplomb, osez le débat, osez venir me rencontrer pour parler de l’illégalité des commissions d’intervention.
 
Mais vous demander ça, de vous exposez comme moi je m’expose…
 
Maintenant, pour être positif, au lieu de vous plaindre de mes propos sur vos incompétences, lisez ce qui suit pour alimenter votre réflexion. Vous allez vous instruire.
 
 
Première question : le coût du papier est-il inclus dans le prix du livre ?
 
Posez la question à un éditeur, il vous répondra instantanément : « of course, banane… »
 
Posez la question à un juriste, et il étudiera la question pendant des jours, consultant les textes et les jurisprudences, avant de sortir une réponse très vague et incompréhensible.
 
 
Seconde question : les commissions d’intervention rémunérant la décision d’accorder un découvert en alourdissent-elles le coût et en augmentent-elles mécaniquement le TEG.
 
Posez la question à un guichetier stagiaire, il vous répondra, « ben c’est évident… »
 
Posez la question au directeur juridique de la banque… et vous imaginez la réponse.


3 réactions


  • amiaplacidus amiaplacidus 3 août 14:30

    Je pense que vous connaissez la petite anecdote : « un banquier, c’est quelqu’un qui vous prête un parapluie lorsqu’il fait beau et vous le reprend lorsqu’il pleut ».


  • Ecométa Ecométa 4 août 09:56

    J’ai travaillé dans la banque et j’y ai appris énormément de choses, ceci, dans des tas de domaines, la plu-part des droits, civil, commercial, financier ; aussi la finance, la comptabilité, les études de bilans, etc... J’y ai pratiqué tous les types de clientèles, particulier, artisans, commerçants, PME-PMI, grosses entreprises, jusqu’aux Banques et Compagnie d’assurance. J’ai même été détaché pour aider les banques étrangère à installé leur bureau de représentation, et salle de marché (Service Back-office), à PARIS au début des années 90 du siècle dernier.

    J’ai même été amené à créer ex-nihilo un « service qualité » pour les opérations financières qui explosaient à l’époque. Mais voilà la qualité n’est pas le fort des dirigeants bancaires. Je me suis aperçu que les problèmes de qualité, en général, sont posés par les « Dirigeants » de tout genre et non par les techniciens de la banque.

    J’ai quitté la banque, où j’ai pourtant tant appris, car je n’aimais pas la banque qui se sert du client au lieu de le servir.

    De toute façon, il n’y a plus réellement de « BANQUIER » : même d’employer qui sachant réellement ce qu’est le métier, les métiers, de la banque car se sont des assistants des systèmes informatiques. Non seulement il n’y a plus de « pourquoi », mais il n’y a même plus de « comment » ! De toute façon vous ne pouvez plus joindre personne. Désormais, les gens doivent apprendre à être leur propre banquier !
     
    Ayant appris les méthodes de la qualité, je me suis alors lancé dans ce domaine auprès des entreprises. Et, là, pareil, en termes de qualité, j’y ai appris énormément de choses, ceci, au plan du bon sens, de l’entendement, de la bonne intelligence ; mais c’est le principe d’obsolescence qui a pris le pas sur la qualité ! même constat que dans la banque les problèmes de qualité sont posés par les dirigeant qui se servent de la « qualité » comme prétexte, comme système de contraintes sur les exécutants !

    Pourtant je ne suis pas effrayé par la technique bancaire, par aucune technique, je ne l’ai jamais été, au contraire ; mais, là, en termes d’entendement, de bonne intelligence, de simple bon-sens : nous vivons réellement une époque de merde !

    la technique est utile et nécessaire pour progresser, mais nous n’en avons pas une « bonne valeur d’usage » en termes d’entendement, du service de tous ! Nous sommes sous le joug d’une Dictature rationalo économico technoscientiste totalement crétine, exclusive d’elle-même, se regardant technoscientifiquement le nombril ! C’est ce qui fait qu’au plan du principe de démocratie et d’humanité, de ceux de la République qui les rejoignent : nous régressons fortement !

    Notre problème c’est une utilisation totalement exclusive, nombriliste, de la valeur d’usage de la technoscience qui doit être au service de tout un chacun, et non de quelques-uns ! 

     


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