dimanche 26 février - par christophecroshouplon

Le mouton vers l’abattoir

Au lendemain de l’attentat contre Charlie, nos médias se sont bien gardés, en marge du sensationnel et de l’hystérie émotionnelle qui leur tient lieu de ligne éditoriale, de répondre à une question toute simple : pourquoi ?

Pourtant il y en eut des experts et des spécialistes de tous horizons, faisant semblant d’opposer des points de vue antagonistes. Mais bizarrement, les quelques uns que nous avons en stock, ceux-là même dont je suis assidument les travaux, ceux qui auraient pu nous apporter quelques éléments de réponse une fois l’émotion retombée - bref aucun d’entre eux ne fut invité sur les plateaux. Comme si leur parole n’existait pas.

Le premier à l’ouvrir (et avec quel fracas) quelques mois plus tard fut Emmanuel Todd, avec un petit ouvrage retentissant qui jeta un pavé dans la mare et conduisit le premier de nos ministres à l’admonester publiquement. Injure à laquelle Todd répondit cinglant en traitant Valls de crétin.

Donc : pourquoi ? A t-on souvent entendu ceci ?

Que les frères Kouachi avaient reçu leur formation en Syrie au sein d’Al Nosra, équivalent syrien d’Al Quaida ?

Que cet Al Nosra avait été armé et financé sous le vocable de « rebelles » au pouvoir de Bachar el Assad par notre ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, lequel avait reçu leur visite, les avait écoutés, avait avalisé leurs thèses en les prenant naïvement pour de gentils démocrates pressés d’en finir avec un odieux dictateur.

Que quelques mois après leurs prises de territoires en Syrie où ils avaient commencé à entamer des exactions sur les populations locales, chrétiennes mais pas seulement, le même Fabius avait déclaré : « Al Nosra fait du bon boulot » ?.

Que depuis des années, suite à la destruction de l’Iraq par les néo-conservateurs US puis de la Libye par la force occidentale (au premier rang de laquelle le glorieux tandem BHL Sarkozy), à son tour la Syrie d’Assad était dans le collimateur.

Qu’on nous vendait cette guerre comme à chaque fois, importer un système démocratique pour de nobles desseins, sauver le peuple syrien (qui ne nous avait rien demandé), placer à leur tête des « amis » (les fameux rebelles djihadistes), chasser un fou sanguinaire (à propos duquel de jolies fictions avaient été montées de toutes pièces puis diffusées par moult canaux dans nos médias pour faire passer la pillule) ?

Que par en-dessous cette main mise sur les pays du Proche Orient, décidée de longue date par les Etats Unis d’Amérique (la fameuse liste des 7 pays à renverser qu’avait en ses mains Dick Cheney), dictée par la nécessité absolue de faire une razzia sur leur pétrole, leurs matières premières et leurs sources d’énergie, répondait à l’obligation de tout entreprendre, même le pire, pour enrayer le déclin d’une superpuissance aux abois, que l’irrésistible montée de la Chine et le sursaut russe effrayait ?

Que la ré-entrée dans l’OTAN de la France décidée par Sarkozy, ce machin dont De Gaulle avait claqué la porte (rappelons que De Gaulle, grand réaliste, parlait et avec les Etats Unis, et avec la Chine de Mao Tsé Toung, et avec l’URSS de Staline à équi-distance sans jamais se lier à aucun des trois) nous transformait de facto en commando pro-US aux ordres, dépendants d’intérêts supérieurs et distincts des nôtres ?

Que le bloubiboulga droit-de-l’hommiste mis en avant par cette gauche pro-guerre pour vendre la sauce à leurs opinions se heurtait à une contradiction de fond si évidente que presque personne sur nos antennes ne la relevait : quid de nos amitiés avec les monarchies du Golfe et les dictateurs africains ?

Si vraiment nous souhaitons importer le modèle démocratique dans des régimes forts que nous qualifions de dictatures, pourquoi ces choix biaisés par nos intérêts économiques bien compris ? Et quelle est la valeur ajoutée réelle pour celui que Sarkozy appelle « peuple de France » ?

Nos médias nous ont-ils quelques mois plus tard, au moment des attentats du Bataclan, alerté sur l’incroyable paradoxe de la géostratégie de caniche de notre diplomatie consistant à d’un côté soutenir ceux qui tiraient à Paris sur notre peuple (les tireurs venaient pour beaucoup de Syrie, les donneurs d’ordre étaient bel et bien Al Nosra) tout en créant à l’intérieur un état quasi policier censé protéger cette même population attaquée depuis l’intérieur par des hommes et des armes financés par les contribuables français ? En l’occurrence, notre diplomatie ne fut une fois de plus que le fondé de pouvoir d’intérêts ô combien supérieurs à des vies humaines de parisiennes et de parisiens.

Car à qui profite doublement la guerre, sinon aux multinationales US et européennes, impliquées et dans la destruction des pays du Proche Orient, et dans la captation de leurs ressources naturelles, et dans la reconstruction à venir, et dans l’ouverture de nouveaux marchés, et dans les vagues migratoires en Europe réclamés en sous main par le patronat, trop heureux de disposer d’une main d’œuvre à très bon marché disposant d’une excellente formation payée par ces régimes qu’il entend mettre à plat ?

En outre, la montée des populismes, ces ersatz de guerres civiles nationales, les petits français contre les pouilleux campant sur nos trottoirs, à qui cela profite-t-il encore ? Excellente fondée de pouvoir des grands intérêts industriels de son pays, Angela Merkel eut beau jeu d’habiller ces derniers sous le voile d’une générosité de façade et d’ouvrir grand ses bras aux futurs exploités. Il semble assuré que le dindon de la farce ne soit le salarié allemand.

Sur le champ de ces médias mensonges additionnés, tandis que les peuples s’écharpent contre les plus miséreux d’entre eux, l’âne peut continuer à regarder le doigt, et les profits explosent. Les cycles de guerre et de crises sont les périodes les plus fastueuses pour les oligarchies financières. Et les pantins à la tête de nos états émasculés par la commission européenne à qui ils ont offert le volant comme leurs opposants continuent à faire semblant de défendre des visions du monde différentes au sein d’un aquarium invariant.

Pendant ce temps-là, le bon peuple, décervelé par les fausses pistes déversées dès la première heure dans son cellulaire via la presse de 9 milliardaires s’en va de bonne heure prendre en courant son métro. Maintenu dans l’ignorance du danger s’approchant de lui et l’encerclant sur de nombreux théâtres d’opération. Un peu comme un mouton qu’on promet à l’abattoir et à qui l’on tend chaque matin sa gamelle pour le faire bien grossir pour l’occasion ultime.

Qu’on ne s’étonne pas de la montée irrésistible des partis populistes en Europe : ceux-ci, enfant adultérin des deux grandes forces politiques nous ayant collectivement conduit au bord du précipice, risquent bel et bien de poursuivre leur essor sur les cendres de la démocratie.

(Remerciements à Michel Collon, Bruno Guigue, Emmanuel Todd, Jacques Sapir et quelques autres désignés par le journal Le Monde dans son « outil DECODEX » comme faisant partie des penseurs et journalistes à excommunier par le silence et le mépris)



32 réactions


  • alinea alinea 26 février 17:22

    Oui !! j’ai ouï dire que le décodex était un excellent guide de lecture, au feu rouge !
    Le problème, c’est que l’occidental consomme du gaz et du pétrole et ne semble pas enclin à s’en passer. Aussi, quand on lui passe la brosse à reluire, et qu’il se croit briller, n’ose-t-il s’interroger. Pendant ce temps là, on fait descendre la France dans les basses-fosses des relations internationales et qui s’éveille et crie se voit traiter de complotiste.
    Ceci dit, il faisait une sale gueule Hollande, en novembre 2015, mais être un homme politique, c’est savoir se faire remaquiller pour le lendemain.


  • Hecetuye howahkan howahkan 26 février 17:23

    Salut..super « travail » et contenu de mon avis...pour moi il se suffit à lui même..

    merci..


  • devphil devphil 26 février 17:31

    Excellent article qui présente bien le fond du problème.

    La masse silencieuse et non informé n’est pas en mesure de comprendre la manipulation en cours auprès de la population occidentale.

    Le but à atteindre doit être masquer , camoufler par des contre vérités , c’est le problème d’une démocratie qui ne peux agir sans une partie du consentement de son peuple.

    Pour cela il faut manipuler le peuple pour obtenir son consentement à la guerre , aux meurtres , à l’arrivée de migrants , à l’état d’urgence qui devient un état normal.
    C’est la fabrique du consentement ..un livre de Noam Chomsky.

    Heureusement internet permet l’expression de la vérité qui dérange mais on voit bien avec le decodex l’arrivée la censure se profiler de manière insidieuse par la mise à l’écart des personnes qui dénoncent une vérité tronquée , manipulée.
    L’accusation de complotistes me fait penser à la période du moyen age lors des chasses au sorcières.

    L’état présente au bon peuple ceux qui déforment la vérité , les complotistes afin d’obtenir le consentement du peuple pour les dénigrer.

    Merci à ceux qui dénoncent et s’expriment pour dénoncer les dérives étatiques

    Philippe  


  • Clocel Clocel 26 février 18:00

    Le problème des moutons, c’est que, c’est en troupeau qu’ils sont conduit à l’abattoir, de leur plein gré, rassurés par leur nombre, jusqu’à l’instant fatidique,


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 février 18:37

    Comme toute métaphore, celle des moutons a ses limites : même si les éleveurs ont constitué une armée de moutons de réserve pour maintenir le cheptel, les animaux tués ne peuvent plus être tondus et procurer des ressources par la vente de leur laine, ni fournir de lait, pas plus de fromage, et l’image de la vache à lait serait peut-être mieux adaptée, sauf que la différence est que nos bergers qui s’engraissent avec ce que nous leur fournissons ont aussi besoin de nos impôts et des remboursements de nos emprunts et de leurs intérêts, ce qui les fait réfléchir à deux fois avant de nous transformer en méchouis ou en saucisses.


    Pour les reste, le tableau dressé par l’auteur est assez réaliste mis à part le petit couplet sur De Gaulle. Les Etats-Unis ont imposé leur domination aux pays européens à partir de 1944 à travers l’OTAN et d’autres organismes, et la « sortie » de l’OTAN qui a contribué à forger la légende de l’homme « providentiel » était toute relative : en 1966, la France décide de se retirer du « commandement militaire intégré » de l’Alliance. Cette décision ne remet nullement en cause l’engagement français à prendre part à la défense collective de l’Alliance : il s’agit, selon la formulation de De Gaulle lui-même, de « modifier la forme de notre Alliance sans en altérer le fond ».

    La mise en place de l’Union Européenne a accéléré la mainmise des banquiers américains sur l’économie européenne et jeté une lumière crue sur la dépendance réelle de notre nation à des structures privées, non élues et tyranniques. Il s’agit là d’une évolution logique que De Gaulle n’a même pas freinée. Il était foncièrement anti-communiste, chrétien et attaché à la propriété prive. Les relations avec la Chine et l’URSS étaient tendues, et son respect pour les « alliés » (USA et RU) ainsi que sa fidélité aux engagements pris à la libérations sont évidents dans la lettre citée ci-dessus.

    • Clocel Clocel 26 février 20:05

      @Jeussey de Sourcesûre

      Avec les moutons nous partageons le goût pour la vie en troupeau et une propension certaine pour la domesticité...


    • rogal 26 février 20:48

      @Jeussey de Sourcesûre
      Juste correctif bienvenu pour cet article par ailleurs très bon.


    • christophecroshouplon christophecroshouplon 26 février 20:53

      @Jeussey de Sourcesûre
       Merci pour votre correctif qui précise ma formulation raccourci


    • Hecetuye howahkan howahkan 26 février 21:28

      @Jeussey de Sourcesûre

      salut tu dis : Comme toute métaphore, celle des moutons a ses limites

      oui je suis d’accord les moutons animaux si il n’y a pas de berger dans le coin pour les dominer, ils ne sont pas cons comme nous et ne vont pas aller en chercher un autre...

      bref ils sont moins cons , bien moins cons, intelligents en fait , moins cons que les humains et contrairement à nous intelligents....et le drame c’est que en disant cela je suis hélas très sérieux..
       smiley


    • Jao Aliber 27 février 14:45

      @Jeussey de Sourcesûre
      « armée de moutons de réserve » sont des moutons que le berger ne peut plus nourrir normalement.Ce ne sont pas des moutons de réserve mais la constitution d’une classe de moutons qui dépassera en nombre les moutons actifs.


      Il faut savoir que le capitalisme décroit la courbe de Gauss ou courbe en cloche et que le point d’inflexion(croissance nulle) n’est pas loin.

    • Jao Aliber 27 février 14:47

      @Jao Aliber
      Erratum : je voulais dire : le capitalisme décrit la courbe de Gauss.


    • Julien30 Julien30 27 février 15:40

      @Jeussey de Sourcesûre
      « Il était foncièrement anti-communiste, chrétien et attaché à la propriété prive. Les relations avec la Chine et l’URSS étaient tendues, »

      Oui on comprend bien qu’entre De Gaulle et Staline ou Mao votre choix est fait ! Ce sale facho catholique avait le culot de ne pas dérouler le tapis rouge devant l’URSS ou la république populaire de Chine, deux régimes de progrès glorieux s’il en fut pour les peuples russe et chinois. Heureusement que les peuples opprimés du monde entier ont des gens comme vous pour venir prendre leur défense !

    • Alren Alren 5 mars 13:03

      @Jeussey de Sourcesûre

      De Gaulle a gouverné de 1958 à 1967 avec une droite affairiste, corrompue, antidémocratique et très conservatrice sur les mœurs des citoyens.

      Néanmoins son expérience de la guerre lui avait fait comprendre que les USA souhaitaient que la France reste définitivement, comme à la Libération, un pays faible et sans poids international, comme l’était devenu d’anciennes puissance européennes (catholiques comme de juste), à savoir l’Espagne et l’Autriche. Et ça il ne l’acceptait pas.

      C’est pourquoi, en bon militaire, il s’est préoccupé d’abord que sa patrie soit une puissance nucléaire car la bombe atomique était une nécessité pour apparaître comme un « poids lourd » sur l’échiquier politique, justifiant le siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU.

      C’est pourquoi, en bon pragmatique, il a poursuivi la politique des plans de développement nationaux mis en place durant la IVe république, sur le modèle des plans quinquennaux de l’URSS, dont l’efficacité fut révélée par sa puissance industrielle qui lui permit de vaincre l’Allemagne a priori beaucoup plus développée.

      C’est pourquoi, en bon réaliste, il reconnut comme État « de jure » la lointaine Chine de Mao, de manière à relativiser la domination US sur le « monde libre ».

      Quitter complètement l’OTAN alors que s’était créé en réaction le Pacte de Varsovie était en revanche impossible car cela aurait signifié que la France qu’il croyait incarner quittait le camp anticommuniste,

      Or de Gaulle était foncièrement anticommuniste.


  • rogal 26 février 20:50

    N’y aurait-il pas lieu, tout de même, d’envisager d’autres finalités, pour la politique occidentale, que la rapacité ? Les religions, par exemple, sont elles totalement absentes ? Sans substituer un type de finalité à un autre, ne conviendrait-il pas de panacher ; avec délicatesse bien entendu ?


    • Alren Alren 5 mars 13:27

      @rogal

      C’est tout le contraire justement que la rapacité capitaliste que propose aux électeurs clairvoyants le programme L’Avenir en Commun !!!


      La continuation de la « rapacité » pour les ultrariches aux dépends de tous les autres, c’est Macron !

      Les religions, par exemple, sont elles totalement absentes ?


      Les religieux intervenants « es qualité » dans la vie publique, c’est ce qu’on appelle le cléricalisme.

      Les Français l’ont connu pendant l’Ancien régime avec son cortège d’horreurs : Callas roué vif parce que protestant, le Chevalier de La Barre roué vif aussi (le pire des supplices avec le bûcher et l’écartèlement) pour ne pas avoir salué (témoignage douteux) une procession qui passait à cinquante mètres sur une rue perpendiculaire à la sienne. Plus récemment, les Français ont pu observer le soutien massif du clergé catholique à Pétain (à l’exception montée ensuite en épingle de quelques individualités.)

      Les Français n’en veulent plus du cléricalisme après ces expériences.

      Franco a obtenu le soutien des prêtres catholiques pour maintenir son pays sous sa dictature, faite d’obscurantisme et de sous-développement. L’Espagne aurait sombré dans la misère la plus noire sans l’aide massive des USA. De fait jusqu’à sa mort, l’Espagne est resté un de pays d’Europe les moins développés malgré ces dollars et l’afflux de touristes français et étrangers.

      Il en fut de même pour le Portugal soumis à la dictature du très catholique Salazar.

      Le cléricalisme musulman est au pouvoir dans les monarchies du Golfe et en Iran, entre autres.

      Je n’envie pas les populations de ces pays surtout les femmes ...


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 5 mars 13:48

      @Alren

      Le cléricalisme musulman est au pouvoir dans les monarchies du Golfe et en Iran, entre autres.

      Je n’envie pas les populations de ces pays surtout les femmes ...


      Le cléricalisme musulman est aussi au pouvoir dans des enclaves du territoire français, avec la complicité active de toute la gauche islamo-compatible,

      Je n’envie pas le sort des derniers indigènes, surtout les femmes...


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 26 février 23:52

    Bonjour christophecroshouplon,
    .
    L’article suivant complète votre article et met la lumière le double jeu des pays occidentaux !
    Attentats de Paris - Conséquences du double jeu des pays occidentaux !
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/attentats-de-paris-consequences-du-174049
    .


  • fred fred 27 février 08:24
    Bêhhhhhhhhhhh.......Meuhhhhhhhhhhhhhhh....
    c’était La parole aux Français !

  • Croa Croa 27 février 12:21

    De Gaulle disait que les français sont des veaux, ce qui est un peu pareil.
    *
    Eh oui NOUS SOMMES EN GUERRE et ce tout simplement parce que nous sommes dans l’OTAN.
    *
    Remarques  : Ce n’est pas près de changer. La plupart des candidats aux présidentielles n’ont pas l’intention de changer ça. Par exemple Hamon, lequel ressemble de plus en plus à un Hollande bis, tout aussi belliciste ainsi qu’il le prouve par ses propos de politique étrangère tenus ce matin sur France Inter complètement différents de ceux de JL Mélanchon bien que les médias nous serinent sans arrêts que Hamon-Mélanchon c’est la même chose : ON LEUR ACHÈTE DES LUNETTES ? smiley 


  • gorio 27 février 13:46

    Vous croyez vraiment que le monde occidental a inventé la duplicité, la propagande et la déstabilisation des états ?

    On croit rêver devant tant de crédulité ( feinte ?). Alors bien sûr vous vous offusquez devant les manigances comme si il n’y avait aucune manigance contre les occidentaux. Le mal c’est nous qu’on vous dit.
    Et là on rentre dans l’irrationnel, comme nos dirigeants, nos diplomaties, nous en fait hein, sommes le camp du mal et bien nos opposants sont forcément le camp du bien. C’est binaire mais quand on est en colère et quand on a soif de vengeance, évidemment on ne réfléchit plus vraiment. On en vient à soutenir des autocrates comme Bashar, Poutine. Comme si pour soigner nos démocraties malades, il fallait tomber sous la férule d’un homme providentiel. Plutôt que d’exiger plus de transparence et le retour de la diplomatie pour par exemple redéfinir des règles de sécurité entre l’UE et la Russie par exemple, non ce qu’il faut c’est le repli sur soi et imposer la règle du plus fort.
    Plutôt que de construire des contre-pouvoirs efficaces, éliminons tous les contre-pouvoirs et laissons faire l’homme providentiel.
    Quelle idée lumineuse vraiment. 




  • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 février 14:16

    Bonjour,
    Comme dirait Donald Trump....

    Ces raisons sont valables pour la France, mais pas pour le Danemark ou la Suède


  • alain_àààé 27 février 15:00

    je l avais ecri lors de l attaque du bataclan un jeune belge avait infiltré les jidhadistes en syriens et avait prévenu l état belge que des attaques allaient avoir lieu en france dont PARIS mais c était un jeune agent secret belge et que l on retrouva a 10km de BRUXELLES poignardé de 15 coups de poignards et mangé par les sangliers et les rats.voila a quoi nos gouvernements servent a tué ses propres agents en france ou ailleurs.que s con de FABIUS ministére d affaire étrangére n as fait que nous enfariné de viré le président de la syrie.mais lui qui a été le 3e plus grand assassin du 20 siecles avec HITLER ET STALINE c est vrai que les siens n ont pas été déporté comme les miens.mais a sur les mains le sang contaminé


  • MAIBORODA MAIBORODA 27 février 16:10
    à l’auteur

    Ces choses méritent d’être dites, même si elles vont à l’ encontre de la pensée dominante. 
    Comme l’observe très justement l’un des commentateurs (eau-du-robinet pour ne pas le nommer ) d’autres voix se sont (en vain) élevées pour dévoiler tant soit peu le « dessous des cartes ». 
    Mais hélas, les médias alternatifs ne parviennent pas à contrebalancer la formidable désinformation de masse orchestrée par les médias mainstream et la propagande gouvernementale quotidienne des radios et télés officielles.
    S’agissant du « révolutionnaire » Hamon, il y a fort à parier que ce dernier serait , en politique extérieure, pire encore que les libéraux-démocrates qu’il prétend combattre.

    P.S : Avec votre autorisation, je reproduirais volontiers votre article sur le blog « u zinu » 

  • Alex Alex 27 février 17:11

    S’il est évident que cet article contient quelques vérités, il pêche sérieusement par son oubli, le grand absent : Israël.

    Détruire la Syrie, c’est pouvoir plus facilement se défaire du Hezbollah, seul parti (malheureusement religieux) fourni en armes par l’Iran, via la Syrie, qui s’oppose à l’extension de la colonisation israélienne.
    Lisez donc le dernier article que j’ai écrit sur le sujet (commencez par «  L’Iran et le prince “Bandar-Bush” Bin Sultan » pour éviter une lecture un peu longue). Il est particulièrement bien documenté sur cette guerre sunnites-chiites encouragée par Israël.

  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 27 février 19:01

    Si une partie de la « masse » est décervelée, une autre se sent impuissante (l’abstention au vote faisant presque foi).


  • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 5 mars 11:50

    Si les moutons ont bien défilé après l’attentat sur les journalistes de Charlie Hebdo, les bouchers ont aussi défilé mais bien à part, séparés par un confortable cordon de police.


  • Sphere 5 mars 16:35

    Il faut aussi comprendre que au delà de la rapacité mercantile qui pousse les Modernes à faire imploser les nations les unes après les autres (je ne peux m’empêcher de penser aux livres de stanko cerovic), il y a aussi une volonté néo-colonialiste forte, dont on ne sait plus très bien si elle est encore un moyen ou une fin. J’ai récemment vu BHL sur le plateau de paris première de zemmour et naulleau, ce gars un malade, et je ne pense pas qu’il soit obnubilé par le fric, mais plutôt dévoré par son Dieu. C’est d’ailleurs pour cela que les médias dominants n’ont aucun mal à s’accorder entre eux, et qu’ils se pensent probablement honnêtes, bons, ou impartiaux. C’est une religion, et les évidences ne font pas le poids face au sacré. Le clergé n’a pas vocation à transmettre l’information objective, mais à délivrer la « bonne » information, et lutter contre les « fake news ». Tout cela pour dire que malgré la véracité de l’article, je ne comprends pas vraiment la surprise récente de certains face à la partialité assumée des journaux, qui existe plus ou moins depuis l’affaire Dreyfus.


  • UnLorrain 5 mars 19:44

    Un troupeau de mouton peut s averer une terrible nuisance s il est mal oriente,il nuira au point de desertifier le sol le rendant ainsi sterile il devient de la rocaille,du sable ou rien ne vit. Le moutontribuable est donc possiblement un foutu probleme et non des moindres( une micro encyclo qui ecrivait ce propos,hypothese fort possible,je supposais simplement que l ovin possede une machoire telle que lorsqu il broute il detruit la vegetation jusqu’ a la racine contrairement aux bovins qui ont une toute autre forme de machoire qui laisse la racine se regenere.

    L administrateur du troupeau possede l impressionnante houlette,longue cuillere possedant en plus un crochet avec lequel il peut choper la bete recalcitrante ou la bombarder d une motte de terre ( prend ca dans ta gueule !!) pour la faire aller dans le droit.chemin,celui du troupeau.

    Bon,voila,un peu de distraction a clavioter,passe le temps,je reside.


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