samedi 23 juillet 2016 - par roman_garev

Le peuple russe : majorité invisible

L’Europe a bien voulu écouter les Ukrainiens et les Tatars ; mais les Russes n’ont jamais eu voix au chapitre.

« Nous sommes terrifiées et affligées par les actes du gouvernement russe qui, avec des armes, des soldats et des outils de propagande, mène une guerre contre l’Ukraine, son voisin le plus proche. Nous protestons contre l’intervention militaire et le soutien aux républiques fantoches de Donetsk et de Lougansk, qui terrorisent la population et dévastent le pays. Nous nous opposons à cette propagande de la haine qui, depuis des mois, déforme la réalité de ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine et incite les gens à la violence » : c’est par ce message que se sont adressées deux traductrices allemandes aux participants du Congrès des traducteurs de littérature russe, qui s’est tenu à Moscou en septembre 2014.

Un message fort et qui résume à merveille la vision de la plupart des Européens sur la crise ukrainienne. Pour eux, il n’y a pas de doute possible : dans cette guerre, c’est la Russie qui attaque, et l’Ukraine se défend. La Russie chercherait à satisfaire une « soif impériale » inassouvie en tentant d’engloutir ses anciens satellites. Dans la conscience européenne, la Russie se laisse guider non par la raison mais par des instincts, telle une force sauvage, dangereuse et imprévisible.

[Ce texte, publié par Inna Doulkina le 26 septembre 2014, n’a rien perdu en actualité.]

Persuader l’Europe qu’elle se trompe dans son analyse n’est pas une mince affaire. Même Poutine, visiblement, y échoue. On l’imagine bien dire à Barroso, au cours de leur désormais fameux entretien téléphonique : « Si j’avais réellement voulu occuper l’Ukraine, je l’aurais fait en deux semaines. » Et voilà le président de la Commission européenne qui s’empresse de convoquer la presse pour déclarer que Poutine menace d’envahir Kiev et, qui sait, toute l’Europe. Alors que l’autre tentait précisément de lui expliquer le contraire.

Si l’Europe ne comprend pas les motifs de la Russie, c’est avant tout parce que, dans sa résolution de l’équation ukrainienne, elle refuse d’en voir l’un des principaux éléments : les Russes.

Ces Russes qui vivent sur le territoire ukrainien et se battent aujourd’hui contre le régime de Kiev. Ces hommes existent, ils sont nombreux ; ils avaient, dans leur vie d’antan, des métiers divers et on ne peut plus banals. Et voilà qu’un beau jour, ils ont acheté une tenue de combat, pris les armes, formé des bataillons et sont partis en guerre. Pourquoi ? C’est toute la question que la presse occidentale refuse de se poser. Au lieu d’essayer de comprendre ce qui anime ces hommes, les journalistes et les politiciens occidentaux les dénigrent de façon systématique – ce qui, selon eux, devrait tout expliquer mais qui, justement, ne résout rien. À les en croire, les insurgés ne seraient qu’un ramassis de bandits chevronnés, profitant du chaos ambiant pour s’adonner au meurtre et au pillage.

Or, ces suppositions sont fausses. L’écrivain russe Zakhar Prilépine, qui s’est rendu dans le Donbass en ce mois de septembre, dresse un portrait des insurgés, après avoir passé du temps à leurs côtés : « J’ai fait un bout de route en voiture avec 14 insurgés tout juste libérés (les républiques populaires et la garde nationale ukrainienne échangent en ce moment leurs captifs). J’ai pu les écouter. Ils ont en moyenne entre 45 et 65 ans. Ce sont majoritairement des ouvriers – pas ces miséreux déclassés des villes mourantes, mais des ouvriers soviétiques. Vous vous rappelez forcément de ce type – des hommes obstinés, réglos, qui ont des principes, qui savent travailler de leurs mains mais qui s’y connaissent aussi en histoire et en géo, qui savent en parler à leurs enfants, qui lisent, qui vont au théâtre, qui ont été un temps antisoviétiques mais cela leur a vite passé, et ils ont retrouvé leur fierté nationale. »

Lors de ses pérégrinations dans un pays en guerre, Prilépine rencontre des « civils », mais aussi des membres des cercles criminels : « Dans un café à Donetsk, j’ai rencontré des combattants, des hommes blessés, mais malgré cela, heureux et détendus. À une table voisine, j’ai vu aussi des « bœufs » locaux en vestes de cuir, fronts rabougris, jambes écartées, ils regardaient de travers et respiraient lourdement. Sur Internet, en Russie, on aime raconter qu’en Ukraine, il n’y a que des bandits qui font la guerre. Seuls des gens qui n’ont jamais vu un bandit de leur vie peuvent affirmer une chose pareille. Les « vrais mecs », ici, évitent le combat. Ils restent dans les cafés. Ils discutent. C’est tout. »

Certes, ce n’est que l’avis romancé d’un écrivain, mais il est loin d’être le seul : les témoignages confirmant que les insurgés sont principalement des locaux, et qu’ils combattent non par plaisir mais par nécessité sont légion – il suffit de s’y intéresser. Mais pourquoi se battent-ils donc ?

C’est une question qui mérite au moins d’être posée, et qui fournit les clés nécessaires à la compréhension du conflit ukrainien. C’est une question qui explique, aussi, pourquoi la Russie a rattaché la Crimée à son territoire et pourquoi elle soutient le Donbass. (Bien moins, d’ailleurs, que ne le voudraient ses habitants.)

Mais l’Europe ne veut pas se poser cette question. Pour elle, les Russes, dans cette histoire, sont des invisibles. Les Russes de Crimée d’abord, dont la position n’a jamais été entendue à l’Ouest. Leur terreur de se retrouver coincés dans une Ukraine ne respectant pas leur langue ni leur culture n’a jamais été prise en compte. Leur désir de se rattacher à la Russie, un désir ancien, ardent et réel, n’a pas été pris au sérieux. L’Europe a bien voulu écouter les Ukrainiens et les Tatars ; mais les Russes n’ont jamais eu voix au chapitre.

Puis, la situation s’est reproduite pour les Russes du Donbass. L’Occident n’a pas daigné s’intéresser à ces populations qui n’avaient rien demandé à personne, qui ne cherchent qu’à vivre en paix sur leur terre, conformément à leurs représentations du Bien et du Mal. Ces Russes qui veulent parler leur langue sans restriction, honorer leurs aïeuls, fêter le 9 mai et maintenir des liens avec la Russie – ont-ils jamais été écoutés ?

Non. L’Europe passe à côté de ces hommes et ces femmes. Et si elle refuse de les regarder dans les yeux, c’est aussi parce qu’ils sont l’élément dérangeant qui risque de détruire l’idée qu’elle se fait de la Russie – et du monde en général.

Ce que l’Europe peine à comprendre, c’est qu’il se trouve des gens, sur cette planète, et notamment en Russie et en Ukraine, qui ne rêvent pas de s’installer chez elle, ni d’adopter son mode de vie. Ils se sentent bien chez eux, et l’émigration n’est pas, à leurs yeux, un symbole de réussite. Avec cela, ces gens ne sont pas des attardés mentaux – ils possèdent tout simplement leur culture propre, et ils ne sont pas prêts à la brader contre un permis de séjour et une allocation chômage, quelque généreuse qu’elle puisse paraître.

On peut comprendre que l’Europe ait du mal à se le figurer : ses préfectures sont assaillies de milliers d’étrangers qui veulent se suspendre à ses mamelons ; difficile effectivement, dans ce contexte, de croire que ce n’est pas le rêve du monde entier. Pourtant, c’est la réalité, et si l’on trouve, parmi les Russes, un certain nombre d’émigrés potentiels, la plupart d’entre eux veulent vivre dans leur pays et n’ont pas l’intention de le quitter.

Le problème, c’est que l’Europe n’écoute que les premiers et passe totalement à côté des autres. C’est à l’époque soviétique que l’Occident a pris l’habitude de forger sa vision de l’URSS sur la base de ce que lui en rapportaient les dissidents émigrés. C’est bien d’écouter les dissidents – les problèmes commencent lorsqu’ils deviennent les interlocuteurs privilégiés, voire uniques.

Car à force de ne côtoyer que des occidentalistes forcenés, l’Europe réduit le concert de la nation russe à une seule note audible. Au lieu de se plonger dans une bibliothèque, elle relit, des années durant, un seul et même livre, s’interdisant d’en ouvrir d’autres. Il faut dire aussi que ses interlocuteurs l’assurent en permanence qu’ils sont les seuls représentants de leur peuple dignes d’être écoutés. Qu’ils font partie des rares êtres civilisés – et que tous les autres sont des barbares.

Sans conteste, la vision « dissidente » de la Russie est digne d’intérêt. Mais elle n’est pas la seule valable – les Russes qui ne se désignent pas comme étant la « conscience de la nation » en ont une aussi, de conscience. Et l’Europe, ne serait-ce que pour se faire une image plus complète, ferait bien de s’y intéresser. Qui sait, peut-être serait-elle surprise ?

Mais visiblement, elle ne s’empresse pas de le faire – et ce probablement, aussi, parce qu’elle ne souhaite pas sortir de sa zone de confort : il est bien plus aisé d’écouter ceux qui vous confirment dans vos représentations plutôt que ceux qui les contredisent.

C’est parce que l’Europe vit dans la certitude que toute l’humanité rêve de s’installer sur ses terres bénies et que son projet de société est le plus avantageux qu’elle échoue à comprendre les sentiments des Criméens et des Russes du Donbass, qui rejettent le projet ukrainien de rattachement à l’UE.

Et eux, s’ils le rejettent, c’est simplement parce qu’ils se sentent russes avant tout. Parce qu’ils tiennent à leur identité, à leur culture et à leur mémoire. Ils n’ont pas l’intention de les imposer à la terre entière, non – que les alarmistes se rassurent ; mais en revanche, ils sont prêts à les défendre, et par les armes, s’il le faut. Parce que le « village global » attire bien moins que ce qu’on voudrait nous faire croire ; parce que l’identité nationale et culturelle demeure un élément fondateur crucial pour une majorité écrasante d’êtres humains. Et plutôt que de tenter de la diluer dans une « humanité globale », il vaut mieux l’accepter et la respecter. Ce n’est pas la suppression des différences qui fait la paix mais leur respect. Et la Russie, polyethnique et polyculturelle mais solidaire et unie, n’en est pas le plus mauvais des exemples.



57 réactions


  • leypanou 23 juillet 2016 19:48

    Paroles pleines de sagesse qui font réfléchir.
    Mais en attendant, le Russia-bashing continue comme avant, ne serait-ce sur LCP ou Arte : il ne faut pas s’étonner du manque de recul des « Européens », mot qui ne veut rien dire d’ailleurs car un Lithuanien ou un Estonien a autant à voir avec un Portugais qu’un Algérien avec un Sud Africain, sauf que le Lithuanien ou l’Estonien sont laquais de l’empire via leurs gouvernements respectifs comme le Portugais, ce qui n’est le cas ni de l’Algérien ni du Sud-Africain.


  • tf1Groupie 23 juillet 2016 20:22

    Moi qui croyais que l’auteur vivait en France, ou au moins en Europe.

    L’Europe pense que, l’Europe dit que ...

    Quelle Europe ?
    Celle des politiques ? Celle de la Commission ? Celle de l’Est ? Celle de l’Ouest ?

    A l’évidence l’auteur ne sait pas que l’Europe est beaucoup moins homogène et formatée que la Russie.

    Au fait, elle pense quoi du dopage, LA RUSSIE ?


    • roman_garev 23 juillet 2016 20:48

      @tf1Groupie

      « L’Europe » signifie ici évidemment le front uni merdiatique et politicard qui publie de jour en jour en plusieurs langues le seul et même mensonge délabré qui est résumé au début de l’article.

      Pas de variations, deux ans la même chanson, le même refrain. Provenant du même centre. Et peu importe si l’autre Europe, celle de la gent, n’est guère homogène. Ça ne se voit qu’en bas de l’échelle.

    • roman_garev 23 juillet 2016 21:07

      @tf1Groupie

      « Moi qui croyais que l’auteur vivait en France... »


      Et à quoi ça servirait ? Il serait plus indépendant (mais aussi de loin plus ignorant) de l’opinion publique russe qu’il essaie de rapporter ici ? 

      Des « experts » russologues vivant en Occident sont d’une incompétence notoire en ce qui concerne la Russie actuelle, grâce à quoi ce pauvre Occident (ses chefs) va d’une surprise à l’autre. Rien ne va avec la Russie comme était prévu par leurs soi-disant « analystes », « politologues » et autres charlatans.

      Mais les groupies de leurs produits merdiatiques peuvent toujours les consommer sans se détacher de leur crèche habituelle. Bon appétit !

    • Pierre Pierre 23 juillet 2016 21:33

      @ tf1Groupie

      En général, les Russes croient que Maria Sharapova est dopée aux hormones mâles et qu’elle ne mérite pas d’aller aux JO tandis que la gracieuse Serena Williams méritera 1000 fois de gagner une médaille d’or. 
      Vive les jeux du cirque et vive le sport spectacle qui est fait pour abrutir le peuple.


    • tf1Groupie 23 juillet 2016 22:23

      @roman_garev

      Très bien, alors apprenez qu’en Europe, contrairement à la Russie, le Peuple ne s’aligne pas béatement sur « le front uni merdiatique et politicard ».


    • tf1Groupie 23 juillet 2016 22:26

      @Pierre

      C’est tout à l’honneur du peuple Russe de boycotter le sport spectacle qui est fait pour abrutir le peuple .

      Le peuple russe n’est abruti par aucune propagande, c’est pour cela que c’est un peuple supérieur.


    • roman_garev 23 juillet 2016 22:39

      @tf1Groupie


      « en Europe, contrairement à la Russie, le Peuple ne s’aligne pas béatement sur « le front uni merdiatique et politicard » »

      OK, mais en avez-vous des exemples de ce non-alignement des peuples qui aurait changé qqch dans l’action et le discours de leurs chefs qui restent unis et inébranlables ? Les votes dans les parlements de qques pays y compris la France n’ont guère abouti à changer un seul mot dans le communiqué du récent sommet de l’OTAN qui a déclaré la Russie agressive et coupable 55 fois. Alors vous devez reconnaître que la démocratie en Occident est devenue une fiction proche à celle de l’URSS. Les peuples « ne s’alignent pas », mais leurs chefs s’en foutent.

    • tf1Groupie 23 juillet 2016 22:43

      @roman_garev

      Tapez « Brexit » dans votre moteur de recherche.
      On en parle depuis un mois ici, mais l’information n’est pas arrivé en Terre Adélie. Désolé pour vous.


    • roman_garev 23 juillet 2016 23:18

      @tf1Groupie

      Vous ne serez jamais à même de me faire passer pour un ignorant.


      Pour la Russie le Brexit ne change rien. La nouvelle première ministre May tout en réalisant ce fameux Brexit a déclaré dans son premier discours devant le parlement une guerre sainte contre cette agressive Russie considérée en tant que la principale menavàce pour la G-B (! !!), une guerre appuyée par son arme nucléaire (Trident). Et alors ? À quoi bon donc taper ce « Brexit » ?

      Vous essayer de détourner la discussion par des propos n’ayant presqu’aucun trait au sujet de l’article. Oui, les peuples de l’Europe ne sont pas alignés, mais ce non-alignement est encore trop faible pour changer le mainstream de la politique occidentale. Les médias occidentaux font toujours un choeur unanime sur ce qui se produit en Russie et à l’Ukraine. L’article vise à montrer le fond de l’affaire du point de vue de la majorité du peuple russe. Peu à peu, malgré l’opposition enragée de groupies de merdias de votre espèce (à noter que même vous n’avez pas soufflé mot contre le fond de l’article), cette vérité deviendra évidente pour la plupart de la population occidentale, et c’est alors que le mainsteam sera contraint de changer.



    • roman_garev 23 juillet 2016 23:19

      @roman_garev

      ...la principale menace...


    • tf1Groupie 23 juillet 2016 23:52

      @roman_garev

      Non vous n’avez pas bien compris.

      Désolé, je croyais que vous aviez une meilleure maîtrise de notre langue.


    • egos 24 juillet 2016 00:38

      @Pierre


      Quand les stars masquent les étoiles



    • Abou Antoun Abou Antoun 24 juillet 2016 00:44

      @roman_garev
      Pas de variations, deux ans la même chanson, le même refrain. Provenant du même centre. Et peu importe si l’autre Europe, celle de la gent, n’est guère homogène. Ça ne se voit qu’en bas de l’échelle.
      Les principes de Goebbels sont appliqués à la lettre :
      6. Le principe de l’orchestration : « La propagande doit se limiter à un petit nombre d’idées et au fait de les répéter inlassablement, de les présenter encore et encore, depuis différentes perspectives mais qui finissent toujours par arriver au même concept. Sans fissures, ni doutes ».
      C’est de là que viennent également les fameuses phrases : « Si un mensonge est suffisamment répété, il finit par se transformer en une vérité » et « Ment, ment, ment et cela surviendra.
      Plus le mensonge est gros, plus le nombre de personnes qui le croira sera grand ».


    • Pierre Pierre 24 juillet 2016 07:29

      @tf1Groupie
      Vous ne me ferez pas dire ce que je n’ai pas voulu dire. Les Russes sont aussi abrutis par les jeux du cirque et par le petit écran magique que les autres peuples européens. Je dirais même qu’ils font partie des plus chauvins (à égalité avec les Ukrainiens).

      Votre allusion au peuple supérieur est mal placée, elle rappelle le Herrenvolk (race supérieure) de sinistre mémoire et cela s’appliquerait plutôt aux Occidentaux que nous sommes.
      En tout cas, cela dénote votre profonde méconnaissance de la Russie et des aspirations de ses habitants.
      Les Russes reprennent seulement confiance en eux-mêmes après avoir essayé les « recettes » occidentales et les voir rejetées.
      Est-ce que votre niveau de compréhension intellectuel peut admettre que les Russes, et quand je dis les Russes, je parle du monde russe qui va bien au-delà des frontières de la Russie, veut vivre selon ses propre standards suivant le principe que chacun est maître dans sa maison. 
      Ils ne veulent être ni supérieurs ni inférieurs, ils veulent être eux-même.
      C’est ce que cet article veut expliquer et votre réaction montre à quel point on peut être endoctriné par la propagande « hard » des médias occidentaux.
      Sur cela, je vais finir de boucler mon sac et je pars faire un trek en montagne. Bonne vacances à tous.



    • Pierre Pierre 24 juillet 2016 07:35

      @Pierre
      ...selon ses propres standards... Bonnes vacances à tous. 


    • Franko 24 juillet 2016 10:05

      @tf1Groupie
      Ça veut peut-être dire que le Brexit n’a aucune importance pour les russes, non ?

      La Russie a une échelle de valeurs qu’elle suit d’une façon cohérente (du plus important au moins important).
      L’Europe n’a plus de valeurs par conséquent elle suit tout simplement les ordres du « chef ».
      J’espère que vous arrivez à comprendre de quel « chef » je parle.
      Les évidences sont là devant nos yeux et nous (VOUS au moins) ne voulons pas voir.
      C’est grave, ça..

    • JP94 24 juillet 2016 16:42

      @roman_garev
      La comparaison entre Occident et URSS me paraît fort mal appropriée.

      En effet, qui possède en Occident, les énormes moyens privés de communication ? quels intérêts militaro-industriels ? 
      Ensuite, l’opinion transmise par ces groupes privés s’opposent-elles un tant soit peu à la langue de bois gouvernementale ? non et en réalité, la question doit être retournée : 
      - Pourquoi le gouvernement français, que ce soit dans les actes ou dans les discours, adhère-t-il à ce point à ce que lui dicte le pouvoir patronal ?

      Et à propos du pluralisme en Russie, qui y existe bien plus - à ce que m’en disent les Russophones que je connais en France ( et qui ont du reste des opinions diverses - sauf que ce ne sont pas des Russes blancs , les Russes blancs ayant leurs entrées au gouvernement actuel ) il me semble que justement il est possible du fait du passé historique soviétique : tous les mensonges de mise en Occident ne fonctionnent pas en Russie. 
      Donc on ne croit pas, contrairement à ici, à ce qui se dit sur le passé qu’on a vécu.

      Quant à savoir si la population occidentale gobe ou non la propagande des médias dominants - 90% ici et à la télé c’est du 100% - bien sûr que oui elle la gobe- sauf une minorité qui lutte et qui n’est pas toujours d’accord entre elle.
      Il suffit d’aller au boulot et de tendre l’oreille : la propagande passe et si vous la contestez, même chiffres à l’appui, car vous il vous faut argumenter, combien vous traitent de propagandiste anti-gouvernemental. Mais par contre, attention , à l’étranger, là-bas, eux ils croient la propagande et ne sont pas libres. 
      La propagande est telle ici que celui-là même qui la subit le plus pense être libre et posséder le plus grand jugement critique.

      A l’inverse, le citoyen soviétique est éduqué, lit en moyenne 4 revue par foyer - et ce n’est pas Jours de France. Ici, on a aspire à « se détendre » ( forcément, le boulot signifie pression et stress mais ça ce n’est pas vu comme une restriction de votre liberté !) Et donc, sauf esprit combatif et politisé, on rejette l’effort critique, on rejette le désagrément de voir en face les choses comme elles sont .

      Sur ce que vous dîtes par ailleurs, il y a quand même des subtilités qu’il faudrait détailler.

      La question de l’identité russe en Ukraine n’est pas simple. Certes c’est un enjeu et surtout pour le pouvoir de Kiev qui a besoin de diviser pour régner - et il a aussi besoin de terreur.
      En effet, quand vous dîtes l’Occident écoute les Ukrainiens : non, je ne le pense pas. L’Occident a mis des pions au pouvoir pour contrôler l’Ukraine. Mais le voeu des Ukrainiens était-il la mainmise de l’Occident par la Terreur ? non. L’UE donne la parole à Porochenko et aux fascistes requalifiés de démocrates, mais pas au peuple Ukrainien, qui subit.
      Pour la question de l’identité ukrainienne ou russe, il n’est pas évident du tout de savoir qui est Ukrainien, qui est russe. Il y a aussi des gens qui sont « les deux ». Il y a des Ukrainiens au nom russe, des Russes au nom ukrainien, et le nom ne traduit pas forcément l’origine.

      Mais cette distinction subtile est surtout une arme de division entre Ukrainiens, et c’est aussi un discours raciste.
      Personnellement, les Russophones que je connais ici ne rejettent jamais- tout au contraire - les non-Russes. Et quant aux Ukrainiens, le problème n’est pas qu’ils soient ukrainiens : le problème c’est Pravy sektor, Porochenko et toute cette clique criminelle.
      Le discours occidental est le rejet des Russes, mais il ne peut se faire en calquant celui des bandéristes et pour cause ... car alors il passerait très mal auprès de l’opinion publique occidentale, qui malgré tout à des principes démocratiques mais reste aveuglée.

      J’ai proposé un échange solidaire avec le Donbass ’(échange qui n’a pu se concrétiser) et ça a été l’occasion de discuter avec de nombreuses personnes, d’obédiences diverses. Toutes étaient partisanes de’ relations amicales avec la Russie mais très peu au fait de la situation dans le Donbass.

      Tout cela peut sembler un peu contradictoire, mais cela traduit des observations.

    • tonimarus45 25 juillet 2016 11:06

      @tf1Groupie—en deux posts celui de 22h23 et celui de 22h26 vous dites tout et son contraire ??? a croire qu’il ya deux "tf1 groupie’


    • Doume65 25 juillet 2016 14:44

      @tf1Groupie
      « C’est tout à l’honneur du peuple Russe de boycotter le sport spectacle »

      Il semble que l’ironie de Pierre t’aie échappé.
      Il semble aussi que beaucoup d’autres choses t’échappent.


    • Doume65 25 juillet 2016 23:34

      @tonimarus45
      « à croire qu’il y a deux tf1 groupie  »

      Pas sûr qu’il se comprenne toujours lui-même smiley


    • roman_garev 26 juillet 2016 10:08

      @tonimarus45

      « @tf1Groupie—en deux posts celui de 22h23 et celui de 22h26 vous dites tout et son contraire ??? a croire qu’il ya deux »tf1 groupie«  »


      Pas du tout, il n’y en a qu’un seul. Le 2ème poste serait une ironie fine smiley

  • Vladimir Ivanov (---.---.52.55) 23 juillet 2016 21:17

    Général Christophe Gomart. « … L’OTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir l’Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse… »

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cdef/14-15/c1415049.asp

    https://www.youtube.com/watch?v=27w7m8TCYfw

    https://www.youtube.com/watch?v=-GLIuXS9dwg


  • Michel Maugis Michel Maugis 23 juillet 2016 23:34
    @roman_garev


    L’ « Europe » ne se trompe pas. Ce que l’ on continue d’appeler l’ Europe est  l’ Otanazie, avec le consentement tacite et hypocrite de la majorité des français.

    Ce que l’Otanazie fait correspond à un plan de recolonisation des pays arabes et dont le premier objectif est de créer un prétexte : celui de la supposée haine de nos« valeurs » par ces peuples bombardés depuis près de 200 ans.


    L’Otanazie entretient le terrorisme, le finance et l’arme pour que celui si puisse commettre des attentats a un niveau tel que les habitants de l’ Otanazie acceptent cette recolonisation.

    Le terrorisme le sait et joue avec l’ Otanazie  à « je te tiens par la barbichette, le premier qui rira... »

    On comprend que l’ennemi incorruptible de ce plan diabolique est le même depuis toujours, le même qui participa à la lutte pour la libéralisation véritable des peuples.. c’ est à dire la Russie, quelle soit soviétique on non, vu que ce sont toujours les mêmes marxistes au pouvoir.


    Si nos valeurs sont de saccager et otanazier des pays alors on comprend que les peuples trouvent le moyen de répondre aux saccageurs sans pour autant apparaître comme un peuple donné quoi s’attaquerait à l’Otanazie. 

    Ces français qui chialent pour un Charlihebo, Bataclan, Nice et acceptent des milliers d’autres en Syrie menés par leurs élus qui se taisent sinon applaudissent.







    • pemile pemile 25 juillet 2016 19:37

      @Michel Maugis « Vous ne prouvez RIEN vous ne faites qu ’affirmer comme si vous étiez une éminence qu’il faut croire sur parole. »

      Je confirme, quelque soit le sujet, qu’il maitrise ou pas !

      Tous ses contradicteurs sont aussi immédiatement classés débiles profonds smiley

      Excepté pour son avenir, comme vous le soulignez, l’Abarnou est un animal fascinant à observer !


  • covadonga*722 covadonga*722 24 juillet 2016 11:37

    yep , pour une fois une autre version que la mainstream. Soviétique ou grand russien l’attachement du peuple russe a la Rodina ne se conteste pas .

    Par ailleurs l’auteur j’aime bien cette expression de majorité invisible , c’est un terme que j’utilise ici depuis fort longtemps pour definir le peuple sous-chiens de ce sol !


    asinus : ne varietur 

    • Pie 3,14 24 juillet 2016 13:34

      @covadonga*722

      L’avantage de la « majorité invisible » c’est que tout le monde peut s’en inventer une.

      Nul besoin de la définir puisqu’elle est invisible, nul besoin de se justifier puisque avec la majorité on est forcément dans le vrai.

      C’est un peu comme le « peuple », cela ne veut rien dire mais quand on parle en son nom on prétend être du côté du bien et de la vérité.

    • covadonga*722 covadonga*722 24 juillet 2016 17:10

      @Pie 3,14
       ça n’est pas faux , je forme des vœux pour vous puissiez bientôt constater son existence.

       Las il arrive parfois que la confrontation au réel se révèle douloureux .


    • Pie 3,14 24 juillet 2016 18:45

      @covadonga*722

      Petit problème mathématique : si la majorité invisible rencontre la majorité silencieuse, laquelle des deux est majoritaire ?

    • covadonga*722 covadonga*722 24 juillet 2016 19:57

      @Pie 3,14
       celle qui subira le moins de soustraction......


    • Pie 3,14 24 juillet 2016 20:09

      @covadonga*722

      Pourquoi vous soucier de la majorité puisque vous n’êtes pas démocrate ?

    • covadonga*722 covadonga*722 25 juillet 2016 07:00

      @Pie 3,14
      vous aurait il échappé que je ne parle pas d’une majorité politique .Mais que je fais référence a une communauté nationale et culturelle.Vos amis nous nomment sous-chiens.

      Mais je conçois que ceux qui ont collaboré a son bâillonnement et son effacement du paysage soit dans le dénis.Pour votre « démocratie » nous avons sous les yeux le résultat ,votre démocratie consanguine agonise sa dernière victoire sous vos applaudissements sera le remplacement du terme communauté
      nationale par oumma !
      Dernière petite chose : bien que je prenne la peine de vous répondre ,j’ai bien conscience de la fonction de vos questions.Dont l’ultime but est de démontrer mes difficultés a argumenter.Depuis quelques temps ça ne m’est plus soucis, grâce a l’hyperactivité de vos « amis aliens » j’ai la conviction que ce débat se poursuivra dans un domaine ou j’ai acquis et j’espère gardé quelques compétences.

      asinus : ne varietur 

  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 juillet 2016 18:13

    @ l’auteur 


    pour un Français formaté par les héritiers des hussards noirs de la troisième république, eux-mêmes émules zélés des idéologues des deux empires napoléoniens qui avaient leurs racines dans la notion de l’état développée par Richelieu et Louis XIV, pour ce Français-là, un peuple = une nation = un état = un territoire.

    Qu’un Russe se sente russe quand sa famille vit en Ukraine depuis dix générations est une didée inappropriée à un intellect français.

    Un Français qui émigre aux Etats-Unis se dit américain au bout de dix ans et ses enfants ne parlent pas FRançais.

    La représentaion et le sentiment d’appartenir à un « peuple » ne sont pas les mêmes.


    • alinea alinea 24 juillet 2016 18:44

      @Jeussey de Sourcesûre
      Non, c’est différent ! il y a eu l’URSS. En Amérique, c’est l’inverse, je ne suis pas sûre que tous les autochtones ( les Indiens) se sentent américains !! et cette différence là explique plus, me semble-t-il, la différence de vue.


    • leypanou 24 juillet 2016 23:29

      @Jeussey de Sourcesûre
      Un Français qui émigre aux Etats-Unis se dit américain au bout de dix ans et ses enfants ne parlent pas FRançais. : cela ne vous dit rien cette affaire de famille française, émigrée aux Etats-Unis, qui avait une bonne situation, et qui, quand la femme a eu un cancer, s’est rendu compte que, malgré sa bonne situation, elle n’a pas les moyens de se faire soigner là-bas, et a préféré rentrer en France pour profiter de la sécurité sociale ?

      C’est extraordinaire non quand on croit et ne jure qu’au tout privé/libéralisme et avoir ce genre d’attitude !


    • roman_garev 25 juillet 2016 08:18

      @leypanou

      « sa famille vit en Ukraine depuis dix générations »


      Ce serait difficile, d’aligner dix générations dans un quart de siècle. Car ceci est le délai réél de l’existence d’une Ukraine indépendante, en plus en tant que débris d’un pays plus grand, l’URSS. 

    • Trelawney Trelawney 25 juillet 2016 09:04

      @Jeussey de Sourcesûre
      Un Français qui émigre aux Etats-Unis se dit américain au bout de dix ans et ses enfants ne parlent pas FRançais.

      Ce n’est pas pour autant que la France doit envahir le dit pays et s’approprier le territoire où réside le dit français. Parce que si on accepte ce qui se passe au Donbass, autant donner Nice à la Russie de Poutine, car on est dans le même registre.


    • leypanou 25 juillet 2016 09:26

      @roman_garev
      Votre commentaire s’adresse à Jeussey de Sourcesûre non à moi.


    • Pie 3,14 25 juillet 2016 12:50

      @roman_garev

      L’Ukraine comme débris de l’URSS...c’est faire bien peu cas de l’histoire de ce pays.

      Une région aux multiples influences, carrefour prospère de nombreux peuples et royaumes, scandinave, tatar, polonais, lituanien, mongol, cosaque, austro-hongrois et bien entendu russe.

      Une nation qui s’est inventée au XIXème, comme toutes les nations, a connu une brève indépendance de 1917 à 1920 puis est entrée dans l’orbite soviétique. 

      Le pouvoir russe ne supporte pas l’idée d’une Ukraine indépendante éloignée de sa sphère d’influence. Il joue la politique du pire en soutenant le séparatisme russophone dans l’Est du pays en espérant une rupture façon Tchécoslovaquie avec l’Est rattaché à la Russie en plus de la Crimée annexée et et une Ukraine croupion affaiblie à l’Ouest.

      Il y a des minorités russes dans tous les pays nés de l’éclatement de l’URSS. Moscou ne trouve rien à redire tant que ces pays demeurent politiquement et économiquement étroitement liés à la Russie. En revanche, il agite le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes dès qu’un pays montre des velléités d’indépendance ou sort de son orbite (cas de la Transnistrie en Moldavie).

      Il n’y a pas de majorité invisible, il y a seulement une réal politique très cynique qui ne s’embarrasse pas de grands principes.

    • François (---.---.157.231) 25 juillet 2016 14:33

      @Jeussey de Sourcesûre
      Sérieusement, l’on fait abstraction de l’histoire propre à l’Ukraine pour faire une analyse sur la base de c’est comme cela chez nous, or cela devrait s’appliquer partout. Vous remontez loin dans l’histoire, or est ce qu’à cette époque la principale croyance était, l’important dans la vie c’est d’avoir un rêve qui m’est propre et de tout faire pour le réaliser et l’accomplir ? Les valeurs et les croyances n’ont certes pas évolué au même rythme et de la même façon partout dans le monde. Les valeurs sont essentiellement fonction notre environnement, et les croyances doivent avoir un lien direct avec les valeurs qui prévalent dans le temps. D’où provient ce besoin de tout façonner à son image et cette volonté de rechercher ou appliquer la quadrature du cercle. 


    • François (---.---.157.231) 25 juillet 2016 14:58

      @alinea
      Les peuples indigènes ne sont pas les immigrants et les immigrants ne se sont pas assimilés à la culture des peuple indigènes. Les Afro-américains sont quant à eux des immigrants esclaves, soit introduit contre leur propre gré, et malgré la loi de l’émancipation de 1832 ils sont demeurés des citoyens de seconde classe pour plus d’un siècle et demi. Les récents attaques meurtrières conte les forces policière aux Usa soulèvent des doutes quant à leur statut de citoyen à part entière. Or, l’affirmation faisant l’objet de nos commentaires est une hypothèse que n’a pas été encore démontrée et qui me semble plutôt gratuite. C’est encore une affirmation de nature affective qui me semble être le résultat d’un processus de raisonnement par la voie de l’induction plutôt que de la déduction. 


    • François (---.---.157.231) 25 juillet 2016 15:23

      @alinea
      Un dernier mot qui m’est venu après et qui me semble à propos. Il faut se rendre compte que notre société s’individualise, et que la notion dune collectivité unie sous le thème tous pour un, et un pour tous, est révolue. D’ailleurs, le régime communiste est essentiellement basée sur ce thème ou la différence est mal acceptée et même interdite. Le régime communiste favorise la norme et met tout en oeuvre pour faire converger les individus vers la norme. Or, il est évident que d’une part l’on fait les éloges des valeurs de la société occidentale en dénonçant tout ce que cela implique. C’est à plus rien n’y comprendre, et l’on nous demande de baisser les bars et de tout concéder. 


    • roman_garev 25 juillet 2016 18:22

      @leypanou
      Oui, bien sûr, pardon.


    • roman_garev 25 juillet 2016 18:23

      @Pie 3,14

      « Une région... »

      C’est ça, rien qu’une région.

    • roman_garev 25 juillet 2016 20:01

      @Jeussey de Sourcesûre

      « Un Français qui émigre aux Etats-Unis se dit américain au bout de dix ans et ses enfants ne parlent pas FRançais.La représentaion et le sentiment d’appartenir à un « peuple » ne sont pas les mêmes. »


      Vous comparez l’incomparable, d’où vos déductions, aussi fausses qu’absurdes.
      Quel rapport voyez-vous entre un seul ou même un groupe de Français ou d’autre émigrés (y compris russes) et tout un pays du Donbass qui, lui, n’a émigré nulle part, où le peuple russe (pas du tout ukrainien, qui était créé artificiellemet par l’Autriche !) vit depuis des siècles et s’en foutait toujours (jusqu’à ce que les nazis galiciens n’ont menacé de les bannir sinon exterminer tous) de l’appartenance administrative de leur pays, Moscou ou via Kiev ?

    • skirlet 25 juillet 2016 22:32

      @Jeussey de Sourcesûre
      « Un Français qui émigre aux Etats-Unis se dit américain au bout de dix ans et ses enfants ne parlent pas FRançais. »

      Si c’est vrai, c’est triste. Est-ce parce qu’en France existe cette idée que le peuple français n’existe pas, que les Français, tous, ne sont que les descendants d’immigrés ? Ça fait bien plus de dix ans que je suis en France, mais comment peut-on renoncer à ses racines ?..


    • tonimarus45 26 juillet 2016 11:48

      @Trelawney— vous reecrivez l’histoire, ils ne se sont rien appropries ,les crimeens ont votes majoritairement et pas qu’un peu , pour demander le rattachement a la russie,par contre pour le « kosvo » il n’y a pas eu de refendum mais une declaration unilaterale d’independance que les memes pays qui critiquent la russie pour la crimee ce sont empresses de reconnaitre et cerise sur le gateau,en mettant dans les instances dirigeantes de ce pays un criminel de guerrre avere et accessoirement trafiquant d’organnes de prisonniers serbes, que curieusement le tribunal international pour la yougoslavie a oublie d’emprisonner et juger pendant que for a propos « milosevic » mourrait dans les geoles de cette meme institution ,qui a fini de se decribiliser parce que jugeant et emprisonnant que les vaincus


  • Krokodilo Krokodilo 25 juillet 2016 17:51

    Certaines personnalités ont gardé la tête froide et émis des avis et analyses plus modérées sur une situation complexe. Contrairement à nos médias qui ne cessaient d’inviter des va-t-en-guerre, des furies russophobes à un point qui ferait honte à la CIA ! (Mieux vaut oublier leur nom)
    J’ai cité plus haut le denrier entetien de Michal Rocard, le témoignage d’un de nos généraux des Services, on peut ajouter des membres de l’Iris à la télé qui font souvent des analyses fines. Et voilà par exemple un entretien avec Mme Carrère d’Encausse : dans le JDD, qu’on peut difficilement qualifier de nid à trolls poutiniens comme on m’en accuse sur un blog !
    "La situation s’est immédiatement dégradée quand les autorités de Kiev ont proclamé que le russe ne serait plus l’autre langue officielle en Ukraine, ce qui a constitué une réelle imbécillité. La question des langues cristallise les tensions dans cette partie du monde.Ce faisant, Kiev a offert la Crimée à Poutine sur un plateau d’argent. Poutine en a eu assez. Certes, le basculement de la Crimée dans le giron russe n’a pas été légal au regard du droit international, mais je ne parlerais pas pour autant d’« annexion ». Davantage d’une modification des frontières qui n’a pas été réglée par le biais d’un accord international. Les Russes vous diront que les Occidentaux ont fait de même au Kosovo. Et que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes existe aussi. Or la population (russophone) de Crimée avait déjà réclamé, à plusieurs reprises depuis la fin de l’URSS en 1991, son rattachement à la Russie.La situation dans l’est de l’Ukraine est tout à fait différente. Mais il faut avoir en tête que l’Ukraine unifiée n’a existé qu’au travers de l’Union soviétique, après la victoire de 1945. Je n’oublie rien des horreurs du système soviétique mais il faut souligner que la nation ukrainienne s’est complètement construite sous l’URSS« 

     »Mais l’UE a fait preuve d’un terrible aveuglement dans l’affaire ukrainienne."


    • roman_garev 25 juillet 2016 18:28

      @Krokodilo

      Merci pour ce témoignage avec ces arguments vraiment incontestables. 

    • JC_Lavau JC_Lavau 25 juillet 2016 19:57

      @Krokodilo : " les autorités de Kiev ont proclamé que le russe ne serait plus l’autre langue officielle en Ukraine". Une décision d’ivrognes.

      C’étaient ces ivrognes et bouchers que USraël avait porté au pouvoir.
      Alors qu’un pays aussi disparate et fragile (les documents de Li Monde le montraient très clairement à cette époque) réclamait au contraire des soins d’infirmier. Sans parler des moyens énergiques de lutte contre la corruption qui n’ont jamais existé. En 22 ans ce pays béni par les dieux avait été ruiné par les pillards au sommet. Et ça n’a fait que s’aggraver sous direction US.


    • tonimarus45 26 juillet 2016 17:02

      @Krokodilo-bonjour— merci pour ce post qui clouera le bec a certains « tartufes » .Du moins je l’espere , quoique je pense qu’il fairont semblant de ne pas l’avoir lu


    • tonimarus45 26 juillet 2016 17:10

      @roman_garev-bonjour—«  »«  »@Krokodilo

      Merci pour ce témoignage avec ces arguments vraiment incontestables. «  »« dite vous
      — Et que les tartufes qui »eructent«  » a longueur « d’agoravox » «  »«  »«  la russie a annexe la crimee »«  »« se gardent biende contester car comme dit l’auteur »helene d’encausse«  » est loin d’etre une russophile

  • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 12:31

    La Finlande a été colonie de la Suède durant plusieurs siècles.
    Il reste une minorité suédophone en Finlande. Il n’y a pas de guerre linguistique en Finlande, contrairement à la Belgique et l’Ukraïne. Le suédois et le finnois sont deux langues officielles, avec en plus les parlers sames régionaux.
    Le frère et la soeur Jansson, auteurs de la savoureuse série de BD des Mumintrollerne, appartiennent à cette minorité suédophone.

    Il n’est pas contestable que le 18 juillet 1863, le ministre de l’intérieur Piotr Valouïev a interdit l’enseignement du biélorusse et de l’ukraïnien, sous prétexte que ce sont « des langues inexistantes ». L’empire tsariste s’étant éteint en 1917, il me semble qu’à présent le délit est prescrit. Non ?

    Dans ces conditions, quel était l’intérêt de se précipiter dans la guerre linguistique qui est au pouvoir depuis février 2014 ? C’était un délire de psychotiques sous influence criminelle.

    Cela pose le problème du but réel de la stratégie étazunienne : voulait-elle prendre l’Ukraïne pour en faire un vraie base OTAN, truffée de missiles braqués sur la Russie ?
    Ou voulait-elle ne prendre que la Crimée (les navires US étaient déjà en route pour s’y installer) et surtout détruire le restant de l’Ukraïne, y installer le chaos total pour cinquante ans ? Ainsi pour tout ce temps là, l’Ukraïne ne pourrait jamais jouer son rôle naturel de pont entre l’Europe et la Russie. En tout cas, c’est depuis 2014 la seconde branche de l’alternative qui est réalisée : le pays est quasiment détruit, et irréparable.

    Tabarnak aussi est détruit dans sa tête, mais ce n’est qu’un dommage collatéral, comme les pervers en produisent tant chez leurs vassaux et nervis.


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