mardi 29 novembre 2016 - par ddacoudre

Le reniement de son pouvoir

Il n'est pas un débat depuis 1989 qui n'oppose les citoyens à leur pouvoir commun. D'une autre manière les individus au pouvoir du peuple qu'ils forment, dit autrement le public au privé. Nous avons une constitution qui déclare le pouvoir du peuple et des partis de « droites », qui ne cessent de le remettre en question au nom d'une lutte du libéralisme qui fut menée contre le pouvoir monarchique de droit divin qui n'existe plus depuis la révolution et notre dernier roi Louis Philippe le 1er. Ce rappel seulement pour dire que dans la royauté, tenue par les fondements bibliques, le roi n'y était pas un tyran tout puissant. L'avènement de la démocratie par le gouvernement du peuple s'est traduite par l'exercice du pouvoir par délégation à quelques citoyens élus par le peuple, qui eux-mêmes désignent ou élisent un gouvernement dont les modalités de fonctionnement sont fixées par référendum ou par leurs représentants, c'est le pouvoir exécutif. Les principes de fondement de la démocratie républicaine reposent sur la déclaration universelle des droits de l'homme, qui elle-même est issus d'une société chrétienne catholique (l'universalisme et les droits naturels sont d'essences chrétiennes). Notre particularité française est d'élire un président chef du pouvoir exécutif qui avec la réforme du quinquennat et du calendrier électoral transforme le parlement en une « armée » servile. C'est donc à tort que l'on parle de monarchie présidentielle, nous sommes plus proches de la dictature présidentielle avec le 49-3, l'arme anti parlementaire par excellence.

Si les fondements demeurent ceux de la république, ils se trouvent mis en concurrence et même sous la dépendance de ce que nous appelons « la loi du marché » (ce qui est amusant c'est que les syndicats que souhaiterait voir réduite à leur plus simple expression Fillon sont le résultat de la loi du marché) qui a redoré le blason du libéralisme économique. C'est-à-dire la réduction de la place de l'état dans les affaires économiques, sauf si c'est pour que l'état vienne soutenir ceux qui président aux affaires économiques, les entrepreneurs (c'est une distorsion du libéralisme originel, quand l'état aide les citoyens c'est honni, mais normal quand il s'agit des possédants économiques). Pour résumer le niveau social des citoyens ne doit dépendre que de la richesse que consent leur distribuer les riches. Cela n'est pas le libéralisme mais, le capitalisme. Si le droit à la propriété privé est acquis pour chacun, celui d'entreprendre dépend des moyens financiers disponibles et de fait, donne le pouvoir à ceux qui le détiennent.

Nous savons qu'en ce domaine les citoyens ont abandonné leur pouvoir régalien de battre monnaie au profit des banques. La conséquence en est que la France se comporte comme une entreprise et doit sur le marché financier emprunter les fonds nécessaires pour rendre les services que lui ont assignés les citoyens par leurs votes et qu'ils renâclent à financer par l'impôt, si bien qu'ils paient plus cher par le remboursement des intérêts. Si mes souvenirs sont justes la collecte de l'impôt direct sert à régler les intérêts de la dette. Conclusion quand l'on est « con » il ne reste qu'à mettre la main à la poche pour le bonheur de ceux qui achètent des obligations d'état. 

La cerise sur le gâteau est : les discours démagogiques qui imposent au peuple de réduire ses services communs au minimum pour réduire l'impôt en conséquence et pouvoir rembourser la dette. C'est le principe des vases communicants, les employeurs versent un salaire duquel l'on retire l'impôt et taxes pour rembourser les intérêts de ceux d'entre eux qui sont assez riches pour acheter des obligations d'état.

Il est assez paradoxal d'observer que les citoyens ne renâclent pas à régler les services qu'ils achètent ou les achats qu'ils font, en échange ils reçoivent une facture d'acquittement. Et quand il s'agit de l'état, c'est-à-dire de leur pouvoir populaire, ils ne conçoivent pas de devoir financer les services qu'ils ont décidés politiquement de mettre en place (c'est pareil pour les collectivités locales). Les citoyens seraient avisés de définir les fonds qu'ils désirent allouer au budget au regard des services votés et ensuite d'envoyer l'addition, la facture, à chaque foyer fiscal. (Il est vrai que l'impôt relève d'une pratique monarchique, voire moyenâgeuse). Les citoyens réagissent comme si l'état recevait de la monnaie venant d'une corne d'abondance, qu'ils ont eue entre leurs mains, il ne faut pas l'oublier, et qu'ils ont abandonné au profit de banques indépendantes du pouvoir politique pour créer de la monnaie dans le cadre de la loi qu’ont voté les citoyens. C'est-à-dire de celui du peuple qu'ils forment (ainsi sur 100 € qu'elle détient une banque peut prêter 1200 €, elle crée donc 1100 € duquel elle recevra des intérêts, et nous voulons que les financiers abandonnent ce privilège. Ils se battront à mort pour le conserver). C'est le peuple qui en a décidé ainsi en 1973 et confirmé dans l'UE par la monnaie unique. Il y en a assez de dire par des raccourcis c'est VGE, Mitterrand, c'est la majorité du peuple qui a voté pour qu'il le fasse.

Nous sommes dans une espèce d'infantilisation où l'adulte refuserait de vouloir l'être. L'on dirait que cela emmerde le peuple que d'avoir le pouvoir, il cherche en permanence à s'en défaire au profit de tiers, qui généralement moins « cons » ne se font pas prier, sachant parfaitement que le peu de citoyens qui seront récalcitrants et réclameront l'exercice du pouvoir qu'ils ont, ne seront pas entendus de la majorité.

Nous sommes dans une relation de débiles mentaux, le discours commun est, comment échapper à l'impôt, personne ne voudrait en payer. Un tel discours, ce n'est pas acceptable dans une société démocratique où le pouvoir appartient au peuple. Mais malheur j'ai transgressé un tabou, dire qu'il est normal de financer les services communs que l'on met en place. J'exagère un peu il y en a qui ne nient pas leur utilité, mais ils préféreraient que ce soit les entreprises (l'entité entreprise dotée de la responsabilité morale, que j'appelle un attrape nigaud) qui les paient, puisque ce sont elles qui capitalisent les richesses produites. Sauf, que quand l'on regarde de plus près leurs comptes analytiques, elles font payer leurs impôts à leurs clients. L'entreprise ne paie jamais rien, elle sert de transfert, c'est une illusion que de lui prélever des impôts et autres taxes, c'est le consommateur qui paiera. Il en est de même pour les prélèvements obligatoires, ce sont les clients qui les paient, soit le consommateur.

Je suis donc souvent agacé par ces débats idéologiques autour des charges. Un terme utilisé à souhait pour cacher le fait qu'elles représentent le niveau de vie de la population, une manière de ne pas avoir à dire que nous vivons trop bien, du moins certain. C'est un peu comme le PIB par habitant, quand 1% des citoyens détiennent 25 % des richesses la moyenne ne veut rien dire, (en USA 5% détiennent 85%, et 1% des plus riches détiennent 50% de la richesse mondiale). Le PIB par habitant énoncé seul ne veut rien dire comme valeur de niveau de vie individuel. C'est comme une France forte dans laquelle la banque alimentaire vient de fêter son 33 ième anniversaires et les restos du cœur chantent toujours, (et Fillon qui se rend compte dans ces primaires que la pauvreté augmentait, il regardait où avant, quand depuis 76 qu'il est entrée dans les affaires politiques).

Au bout du bout le citoyen consommateur paie tout, sans distinction de classe, sauf par l'injustice des formes d'impositions ou de taxes dont il s'est doté par ses choix politiques à la majorité. J'insiste dessus. Quand l'on remplace état par vote du peuple l'on se rend mieux compte que toutes les injustices dont nous nous plaignons, c'est nous qui les avons votées en majorité ou laissées s’installer et il ne faut pas prendre le prétexte du référendum de 2005 pour le nier, depuis il y a bien de l'eau qui a coulé sous le pont. Là je crois que je viens encore de transgresser un tabou. Je dois être fou d'écrire que ceux qui se lamentent depuis des années, sont ceux qui ont voté pour la mise en place des maux donc ils se plaignent.

Le vote des primaires de la droite en est un exemple, des citoyens pour la première fois dans l'histoire sociale ont voté pour un programme qui prévoit l'augmentation du temps de travail, alors que depuis 1882 sa réduction en est le lied motif des salariés (les pendus de Chicago). Qui plus est, dans une société où l'évolution technologique va imposer de se passer de la main d'œuvre humaine. C'est dire le décalage intellectuel entre les évolutions de ce siècle et obscurantisme d'une pensée unique "capitalistique" essentiellement dirigée par des ratios comptables. 

Que proposaient Fillon et Juppé, de faire ce que font les entreprises quand leurs marges baissent, elles liquident du personnel. Ils vont faire exactement cela à la manière Fillon s'il est élu président. Et c'est bien normal, puisque ce qui le dirige et ce qui le guide n'est pas la socialisation humaine, mais la servitude comptable de l'humain suivant un modèle capitaliste au nom du libéralisme animé d'une concurrence loyale où le plus aisé doit renoncer à son niveau de vie pour concurrencer les riches occidentaux qui sont aller investir dans les pays les plus pauvres afin de réaliser de meilleurs profits en exportant dans les pays où ils ont acquis leurs capitaux. On en pleurerait.

A renier en permanence notre pouvoir, celui du peuple que nous formons, nous en mourrons. La question cruciale que devraient se poser les citoyens devant ce siècle, c'est : si 10 millions de français suffisent à faire fonctionner l'économie de quelles activités retirerons nous une source de revenus pour les autres. Face au "productivisme" capitaliste qui fait marchandise de tout. Nous savons que la décroissance s'imposera, soit en intelligence par de nouveaux projets « écoéconomiques » ce dont je doute fort, soit par l'autodestruction ce qui est le plus vraisemblable.



21 réactions


  • Shawford Shawford 29 novembre 2016 12:28

    Tout ici est pétri de bon sens et bien exposé.

    Le problème fondamental est alors de ne disposer aujourd’hui d’aucune utopie alternative rassembleuse.
    Le marxisme ne peut plus être cette alternative, car l’éradication de la propriété et de l’initiative individuelle sont des principes axiomiques trop ancrés dans la nature humaine pour ne pas pouvoir faire partie à part entière d’un édifice idéologique rassembleur et pérenne.

    En particulier vous parlez de la, des déclarations des Droits de l’Homme, n’y trouve t’on pas la plus part des éléments sur quoi fonder le reste ?

    Or elles sont le fruit d’une édification juridique subordonnée à une idéologie dominante, bourgeoise pour 1789, libérale pour 1948.

    Dans les deux cas il s’avère peut être primordial d’y ressortir un concept et un hiatus entre tous, celui de la propriété.

    Art. 17. - DDHC 1789 :

    La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

    Article 17 DUHC 1948 1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.

    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

    Dans les deux cas, de quoi s’aperçoit t’on, la propriété est prise comme un concept total, sans distinguo à faire.

    Mais il est pourtant au contraire impossible et même indigent de ne pas faire le distinguo entre propriété matérielle et propriété intellectuelle.

    La première, la propriété de biens matérielles correspond bien au but législatif recherché.

    La seconde, la propriété intellectuelle, le transgresse, car s’il est un axiome qui est sensé dans le même temps gouverné tout l’édifice de nos droits, c’est le suivant : on est pas propriétaire de ses idées.

    Or tout l’édifice et l’ordonnancement juridique n’ont pour seul but que de battre en brèche, de maquiller, de retoquer ce règle d’or par tout les moyens possibles depuis plus de deux siècles.

    D’où viennent la plus part les accumulations de richesses dans le monde d’aujourd’hui ?
    De cette même captation des droits intellectuels pour les transformer en propriétés matérielles inviolables et sacrées.


    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 12:36

      @Shawford

      Ouch, syntaxe et grammaire horribles non vérifiées, désolé.


    • ddacoudre ddacoudre 29 novembre 2016 13:59

      @Shawford

      bonjour nous sommes d’accord la richesse vient de notre capacité « à avoir des idées » qui sont le cumul ou la multiplication des savoirs que nous consignons pour nous les diffuser par l’apprentissage. la richesse n’est pas du au capitalisme, sinon les esclaves auraient était les hommes les plus riches du monde, puisqu’ils étaient soumis aux capitalistes.
      cordialement https://www.youtube.com/watch?v=yUMGHeLoLbA.
      http://ddacoudre.over-blog.com/55c7d999-e91f.html.


    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 14:16

      @ddacoudre

      Tout aussi d’accord

      Le problème aujourd’hui est que le marxisme/communisme a lui même assujetti tous ces processus à une collectivisation qui dénie tout autant à l’homme ces aspirations les plus profondes.
      Que d’aucun puissent encore le considérer comme la vraie seule alternative est assez incroyable. Comme une impossibilité à vouloir/pouvoir recréer un nouvel logiciel de pensée plus adapté.

      Cette vidéo est à cet égard en tous points remarquable, j’espère qu’elle fera sur son chemin vers le plus grand nombre car elle fonde des aspirations qui font vraiment souffler un vent frais.

      Pour votre texte, je vous avoue que j’aurai du mal dans l’instant à m’astreindre à une si longue lecture, mais je le garde sous le coude.

      Merci pour le partage. Cdlt


    • lsga lsga 29 novembre 2016 14:30

      @Shawford

      T’as déjà lu ne serait-ce qu’un texte de la pensée communiste ? Ou tu te contentes des résumés de BFMTV sur le sujet ?


    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 14:41

      @lsga

      Et toi tu as étudié l’histoire des idées et de la science politique à la Fac de Thucydide à aujourd’hui ?


    • lsga lsga 29 novembre 2016 14:56

      @Shawford
      Comparé au quidam, je connais plutôt extrêmement bien l’Histoire des idées politiques de Saint Augustin à aujourd’hui. 


      Lire te ferait du bien Shawford, ce n’est pas si dure que ça tu sais. Sur la question du rapport entre égalité et liberté, je te conseille de lire : « Rousseau et Marx » de Galvano Della Volpe. 

      Une petite citation :
      « L’opposition entre le libéralisme, liberté sans égalité ou justice sociale, et le socialisme, liberté avec justice sociale, c’est à dire, liberté pour tous »
      Galvano Della Volpe, Marx et Rousseau

      Ta pensée est socialiste (et il y a des pensées socialistes très différentes les unes des autres). Tu crois t’opposer à la pensée communiste alors que tu dis globalement la même chose. Simplement, tu ignores les textes révolutionnaires que tu n’as pas lu. Cesse de te prendre pour un grand génie, arrête de redire en moins bien ce qui a déjà été dit, arrête de prétendre contredire ceux qui ont dit la même chose que toi en mieux, va lire les textes révolutionnaires. 


    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 15:11

      @lsga

      Ta pensée est socialiste

      Et toi juge des âmes, des références et des intentions, redresseur de conscience, défenseur de la doxa. Et puis dans le genre t’y vas pas avec le dos de la cuillère dans la propension à l’excommunication et à la condescendance.

      Si au moins t’étais foutu de me faire fermer le clapet en me donnant une référence concrète et contextualisée sur le distinguo propriété matérielle/propriété intellectuelle, issue ou non de ton catéchisme... mais là, avec tes conjectures générales à vocation biblique, ça tombe à plat.


    • lsga lsga 29 novembre 2016 15:37

      @Shawford
      Il n’y a pas de doxa socialiste, il y a de très nombreux auteurs socialistes qui s’opposent les uns aux autres sur différents points (ex : l’opposition entre Lénine et Rosa Luxemburg). 


      Je ne cherche pas à fermer ton clapet. J’essaye de te faire comprendre que ta pensée s’inscrit dans l’Histoire de la pensée socialiste. Tes positions sur la question de la liberté individuelle sont extrêmement classique dans la pensée communiste (quoi que plus poussé chez les Communistes libertaires et les anarchos communistes). 

      Tu crois t’opposer à la pensée communiste uniquement car tu ne la connais pas. Va lire. ça te permettra d’exprimer plus précisément en quoi tu diffères des autres penseurs socialistes. 

    • lsga lsga 29 novembre 2016 15:55

      @lsga
      et sur les rapports entre libéralisme économique et socialisme révolutionnaire, je te conseille de lire cet article écrit par un des papes de la pensée ultra-libérales aux USA :


    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 15:59

      @lsga

      Je ne m’oppose à rien du tout, et comment serait-il de toute façon possible de s’opposer à un concept global cohérent dès lors -comme tu le dis toi même que tout est la combinaison d’une infinité de courants différents.

      Et alors même que les réalisations concrètes de référence sont introuvables, à moins que tu puisses me renvoyer à une seule société humaine d’hier ou d’aujourd’hui sous vrai pavillon communisme ?.

      Tu peux sinon le, me classer dans ce que tu veux, mais cela sera selon tes propres critères, il n’y a pas d’absolu objectif ni d’immanence pour ce faire.

      De la même façon, s’il est aisé et pratique de réduire le tout dans l’abolition privée des moyens de production, qu’est ce que l’on entend d’abord par moyens de production ?

      La propriété intellectuelle, c’est un moyen de production ?
      Un site Internet, c’est un moyen de production en tant que tel ?
      Toute production artistique est un moyen de production ?
      Moyens d’expression, de création et de production se confondent à l’heure numérique.

      Confier à l’ensemble de la population tout type d’initiative qui soit dans ces domaines est un non sens.

      Et à tout le moins il faudrait adapter tout ce qu’ont dit tes penseurs socialistes du passé à ce que signifie produire aujourd’hui et maintenant pour ensuite en tirer de tels préceptes plénipotentiaires.

      Qui trop embrasse mal étreint.


    • lsga lsga 29 novembre 2016 16:06

      @Shawford
      L’idée de base commune à tous les socialistes, c’est que les individus doivent être libre d’interagir entre eux pour déterminer selon que l’on produit, et que la propriété privée est une gêne dans ce process. 


      Les libéraux, à commencé par John Lock, on commencé par considérablement affaiblir le concept de propriété privée pour permettre l’émergence du marché mondial. Pour cela, ils ont fondé la propriété sur le TRAVAIL. Le libéralisme économique est l’émergence du socialisme dans la société Capitaliste. Karl Marx est un économiste ultra-libéral, qui reprend, complète et corrige les thèses de Smith et Ricardo. Libérer les individus de la bureaucratie pour leur permettre de librement interagir : c’est l’objectif même du Socialisme. 

      Tes questions sur la nature de la propriété et la nature des moyens de production sont bonnes. Je t’invite à ALLER LIRE.

      Le libéralisme économique appartient à la pensée socialiste. Voilà ce que le Marxiste Schumpeter savait et ce que l’école de Chicago à chercher à cacher. 

    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 16:32

      @lsga

      Le problème de toute pensée totalitaire c’est de dérouler le fil de l’histoire et des hommes selon un tout cohérent et intangible dont tout découlerait infailliblement, même les oppositions d’apparence les plus contradictoires.
      Ton Marx ultra libéral, ça ne se tient uniquement que dans cette logique dialectique sans scorie ni lézarde possible, et partant sans aucun pragmatisme qui soit, ni remise à jour contextuelle et conjoncturelle, en bref une gabegie.

      Ainsi quand je lis par exemple dans ton Opposition de la conception matérialiste et idéaliste à laquelle tu m’as renvoyé :

      Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience. 

      Et bien je dis tout simplement, qu’est ce que t’en sait ?
      Qu’est ce qui dans ce présupposé ultime sur le plan idéologique a quoi que ce soit de démonstratif sur le plan scientifique aujourd’hui ?.

      Toute l’évolution de la science physique moderne tend au contraire à prouver que la conscience projetterait notre réalité et non le contraire.

      Partant je préfère de façon pragmatique orchestrer l’organisation d’un tout sur des expériences pratiques parcellaires.
      Et ce plutôt que d’imposer une quelconque vision et une gestion de toutes les affaires humaines selon une prétendue logique matérielle et scientifique infaillible, mais qui ne l’est en rien.


    • lsga lsga 29 novembre 2016 17:02

      @Shawford
      blablabla, tu changes de sujet. J’en déduis que tu commences à comprendre que ton libéralisme qui s’appuie sur le revenu universel est la preuve qu’il ne peut pas y avoir de liberté d’entreprendre sans une certaine égalité sociale. 


      Tant qu’au fait que la propriété est une gêne pour la libre interaction entre les individus, j’imagine que cela te prendra plus de temps, même si visiblement tu as commencé à le comprendre pour la propriété intellectuelle et les brevets. 

      Enfin, Marx est un libéral : demande le à n’importe quel professeur d’économie. Le libéralisme économique appartient au courant socialiste révolutionnaire : ça s’appelle l’Histoire, et les libertariens américains le savent

    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 17:14

      @lsga

      Taratata c’est toi qui vient me ramener le revenu universel ici où il n’ est pas au programme, c’est sur l’autre fil qu’on en parle et je t’y réponds point par point, remets toi les fils et les idées en place Isga smiley smiley

      Pour la propriété, pareil va sur l’autre fil, arrête de te, et de nous embrouiller les fils smiley smiley

      Et sinon libéral donc, c’est bien ou c’est pas bien alors, faut savoir ?


    • lsga lsga 29 novembre 2016 17:18

      @Shawford
      mais j’ai les idées en place. Je suis contre le RU car je ne suis pas réformiste, mais révolutionnaire. Je pense que le RU + le financement participatif seront écrasés par l’oligarchie, et dans la violence si nécessaire. 


      Pour la propriété, c’est la clé, je te copie colle là ;

      La propriété foncière, aux USA, ça n’existe même pas vraiment. Le super bureaucrate étatique que l’on nomme « Notaire » n’y existe pas. A la place, tu souscris des assurances qui font que si jamais quelqu’un conteste ta propriété foncière, alors tu auras les moyens financiers de faire face judicièrement. Mais dire qu’un terrain ou qu’une maison t’appartient de manière inaliénable : ça n’existe pas, car c’est incompatible avec le marché, c’est un reste de la bureaucratie féodale en europe. C’est d’ailleurs là l’acte fondateur du libéralisme économique : pour justifier l’expropriation des terres des indiens, John Lock explique qu’une terre n’appartien à quelqu’un que si celui-ci l’exploite. Ainsi aux USA, si tu possèdes des champs mais ne les cultives pas, n’importe qui peut t’en contester la propriété. C’est ça le libéralisme économique.  

    • Shawford Shawford 29 novembre 2016 17:53

      @lsga

      OK donc le libéralisme économique à la ricaine pour la terre c’est pas bien. (mais ailleurs c’est pas pareil, quel scoop)

      Et le libéralisme mondial que tu appelles de tes vœux sera à la sauce américaine, c’est pas bien
      Mais on en veut partout ?

      Et après en casse le thermomètre ?
      Comment ?
      En quoi avoir cassé le thermomètre, est ce que ça supprimera la température ?
      Et l’homme nouveau sans mitraillettes et sans guides éclairés (une nouvelle ultra minorité) ? Pendant combien de temps, moins de 2000 ou 3000 années ? 

      Et puis le couplet RU + financement participatif c’est socialiste, quelle poilade.
      Le mec il s’est réveillé le matin, il s’est dit je vais faire du socialisme selon Saint JKarl, alors c’est ça que je fais.
      Je m’excuse. mais y’a Inversion complète des valeurs et de la causalité.

       


  • Etbendidon 29 novembre 2016 15:56

    Et ben mon dédé tu n’as pas fait un grand éloge pour la mort de Saint Fidel ?
    Décidemment tout fout le camp mon pov’ mossieur
    Plus de respect ces jeunes

    Tiens y a ONFRAY qui s’est bien foutu de la tronche de Merluche dans cette vidéo
    https://youtu.be/cjIh726R8sw
     smiley


    • ddacoudre ddacoudre 29 novembre 2016 19:13

      @Etbendidon
      bonjour j’ai écouté avec intérêt Onfray que j’aime bien par ailleurs notamment pour son université libre afin d’émanciper ceux qui y vont, mais je ne partage pas toujours tout ce qu’il dit. dans cet vidéo mélenchon en prend pour son grade et je n’ai rien a redire a cela, il y a longtemps que je ne pratique plus le culte de la personnalité, ce qui est nécessaire de faire pour se faire élire et Mélenchon n’est pas la plus sot que d’autres il rase dans le sens du poil, même s’il peut penser autrement. Onfray fait aussi dans la facilité,Robespierre défendaient des idées libérales (Élu député du Tiers état aux États généraux de 1789, il devient bientôt l’une des principales figures des « démocrates » à l’Assemblée constituante, défendant l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, le droit de vote des gens de couleur, des juifs ou des comédiens, ainsi que le suffrage universel et l’égalité des droits, contre le suffrage censitaire), je pense que l’on peut s’en prévaloir sans pour autant être d’accord avec l’usage de la guillotine.. si pour prendre référence d’un homme politique l’on attend qu’ils soit blanc comme neige l’on attendra longtemps, et notre république est bien placé pour cela avec tous ceux qui élus et actifs se trainent avec des casseroles. je n’ai jamais mis les pieds à cuba mais le seul fait qu’un homme puisse être élu n’a rien ’a rien de démocratique.. dans notre société ce qui nous gène ce ne sont pas les tyrannies c’est de ne pas en être. cordialement.


    • Sparker Sparker 30 novembre 2016 21:05

      @ddacoudre
      « il y a longtemps que je ne pratique plus le culte de la personnalité, ce qui est nécessaire de faire pour se faire élire »
      C’est bien vers une dé-professionalisation du politique qu’il faut aller, Une personne, en politique comme ailleurs, construit sa carrière (pour ceux qui en font le choix) pour une vie, sa vie, ses choix seront très certainement teinté de cet impératif qui peut générer un excès de subjectif dans l’approche surtout sur le plan politique et certainement d’autres.
      La marchandisation comme régulateur économique devrait aussi céder la place si on veut avancer...


    • ddacoudre ddacoudre 1er décembre 2016 03:19

      @Sparker

      pour occuper des fonction d’élu il faut le désirer ensuite ils faut acquérir les connaissances nécessaire pour naviguer dans la réglementation qui organise nos existences, un élu qui ne se formerait pas serait une marionnette. alors oui il faut devenir un professionnel, le choix de faire carrière où pas au service du peuple, n’a pas à être réglementé dans le temps ce sont les électeurs qui en décident en reconduisant ou non un candidat.
      ceux qu’il est dans le contexte actuel difficile de comprendre c’est que ceux qui détiennent le pouvoir économique et qui au nom du libéralisme par leur pouvoir financier dirigent plus ou moins le choix des hommes politiques, s moquent éperdument de savoir si la durée du mandat sera reconductible. par contre ils ont intérêt à ce qu’il y ait des période courte car face à la complexité du monde et au temps de réponse politique le temps d’un mandat n’est pas suffisant pour réaliser des bouleversement profond. alors le discourt conduit à stigmatiser le professionnalisme des hommes politiques et dans le même temps ceux qui détiennent la réalité du pouvoir économique sont de super professionnel qui durent sans limite ou se cooptent dans la même stratégie.
      cordialement.


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