mardi 22 novembre 2016 - par oscar fortin

Le suspense pour la Maison Blanche est toujours là

LES NOMINATIONS ANTICIPÉES DES PRINCIPAUX CONSEILLERS DE TRUMP ALIMENTENT UNE OPPOSITION QUI N’A PAS ENCORE BAISSÉ LES BRAS. HILLARY CLINTON DEMEURE EN ATTENTE
 
 
L’élection de Donald Trump a fait des heureux et des malheureux. Pour les premiers, il s’agit d’une victoire que les médias système n’ont pas vu venir et pour les seconds, il s’agit d’une défaite, crève-cœur, qu’ils n’arrivent pas à digérer, d’autant moins que leur candidate, Hillary Clinton, a obtenu la majorité des voix. Pour de nombreux observateurs étasuniens et étrangers, il s’agissait de faire un choix entre le moins pire des deux candidats. Tout semble indiquer que le départage entre le pire et le moins pire est plus difficile à faire qu’entre le bon et le méchant.
 
L’enthousiasme, suscité par la victoire de Donald Trump, repose, entre autres, sur le fait qu’il se présente comme une alternative indépendante pouvant mettre fin à un système qui nivelle, à l’interne, le nationalisme profond du peuple et ses intérêts au profit des plus nantis et, à l’externe, qui impose au monde un ordre mondial dont il est le seul maître. En fin de compte, il remet en question l’État profond existant, dominé par quelques grandes familles et grandes institutions financières et industrielles. Ses promesses électorales parlent de redonner le pouvoir au peuple et de mettre fin à cette politique impériale de conquête et de domination. De quoi susciter beaucoup d’espoir chez ces millions d’étasuniens qui vivent dans l’anonymat d’une pauvreté qui est loin de l’emblème d’un pays qui se dit riche et démocratique. Il en va de même pour de nombreux pays qui vivent sous la tutelle de l’empire ou qui en sont constamment menacés. 
 
La question reste à savoir, maintenant, ce qui adviendra dans les faits de cette alternative aux perspectives plus qu’intéressantes. Les nominations déjà annoncées nous donnent un premier aperçu de ce qui s’en vient. Celle qui suscite le plus grand nombre de questions est cette nomination de Stephen Bannon comme chef de la stratégie. Le nationalisme qu’il développe et défend le rapproche beaucoup de celui des groupes d’extrême droite tel le KKK, ce qui n’est pas sans alimenter les affrontements idéologiques sur le nationalisme. Dans un échange avec un éventuel collaborateur français dans un de ses médias, il disait, parlant de la politique de ce média : « Le but est d'aider à la victoire de la droite nationaliste dans ces deux pays, où le sentiment anti-immigrant est en progression ». À cette nomination s’ajoute celle du ministre de la Justice, en la personne Jeff Session. Il a, pour sa part, une histoire qui en fait un raciste.
 
Ce sont là des points sensibles qui sont de nature à alimenter les débats politiques qui n’ont toujours pas pris fin, même après la victoire de Donald Trump. Ces débats se poursuivront avec intensité jusqu’au 12 décembre, jour où les Grands électeurs auront à voter pour le prochain Président des États-Unis. Même si Donald Trump dispose d’une large majorité de ces Grands électeurs, l’opinion publique étasunienne et internationale portant sur ces grandes questions du nationalisme et du racisme peut en influencer un certain nombre. Si l’équipe de Donald Trump ne clarifie pas plus la nature du nationalisme à promouvoir et son rejet de toute forme de racisme, il est possible que le vent tourne de bord et que plusieurs grands électeurs se ravisent sur leur vote. Le résultat de ce vote sera approuvé par le Congrès le 6 janvier. Il ne faut pas oublier la lutte acharnée de Soros contre Trump.
 
Si le vote confirme, comme prévu normalement, l’élection de Donald Trump à la Président des États-Unis, le suspense n’en sera pas pour autant terminé. Que peut-il se passer entre le 12 décembre 2016 et le 20 janvier 2017 ? La crainte la plus grande est celle d’une guerre mondiale, déclenchée volontairement ou accidentellement, par l’une ou l’autre des puissances belligérantes. Le Président Obama peut-il passer à l’attaque contre la Russie sous prétexte qu’elle représente une menace pour les Etats-Unis et le monde ? Déjà, Hillary Clinton avait fait savoir qu’elle n’hésiterait pas à déclarer cette guerre. Les motifs invoqués par cette dernière seraient les mêmes que pourraient invoquer Obama avec, en sous main, cet autre motif de fermer, le temps d’une guerre, la porte de la Maison Blanche à Donald Trump.
 
Pour l’instant, ce sont là de pures spéculations dont le sort sera connu, d’ici le 20 janvier 2017. La lutte pour la Maison Blanche n’est pas terminée. Il faut croire que Donald Trump en est bien conscient. À lui de mesurer les risques qu’il prend à cette étape précise de préparation à son entrée à la Maison Blanche. Un dernier sondage fait était d ‘une augmentation de 9% de sa popularité,
 
Oscar Fortin
Le 22 novembre 2016 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


14 réactions


  • Pimpin 22 novembre 2016 10:19

    Il faudrait éviter de recopier les mensonges des médias contre Trump. 

    Un seul exemple concernant les accusation de racisme contre Sessions. 

    Quand il était sénateur, Jeff Sessions a voté en faveur de l’extension de 30 ans la loi sur les droits civiques égaux pour les noirs,

    Alors qu’il était procureur général d’Alabama, il a intenté de nombreux procès en déségrégation,
    Sessions a voté la confirmation du ministre de la Justice d’Obama, Eric Holder – qui est noir,

    Sessions a dénoncé et fait campagne contre le gouverneur démocrate ségrégationniste George Wallace, qui s’était physiquement tenu à l’entrée d’une université pour en interdire l’entrée à des noirs, et contre lequel Kennedy a menacé d’envoyer l’armée pour le contraindre à accepter l’intégration raciale,

    Il a honoré pendant 20 ans l’icône noire des droits civiques Rosa Parks,

    Alors qu’il était procureur général, il a traduit en justice le leader du KKK,

    En 1999, Sessions a fait campagne pour que Rosa Parks reçoive la médaille d’or du Congrès d’Alabama, lors d’un appel passionné devant les législateurs d’Alabama au respect de l’égalité des droits des noirs et des blancs devant la loi.

    En 2000, il faisait voter un budget de 1 million de dollars pour la bibliothèque et le musée Rosa Parks.

    En 2005, au décès de Parks, Jeff Sessions lui rend un profond hommage devant le Sénat, déclarant que « l’histoire se souviendra de Rosa Parks pour avoir secoué les consciences de l’Amérique et changé le cours de notre nation pour le bien. »

    En 2012, il déposait une résolution devant les sénateurs pour célébrer le 100e anniversaire de la naissance de Rosa Parks.

    • oscar fortin oscar fortin 22 novembre 2016 10:29

      @Pimpin : Merci pour votre commentaire et les informations pertinentes qui permettent de corriger la perception que certains médias nous donnent de l’homme. Votre intervention est fort appréciée et les lecteurs et lectrices de cet articles sauront également l’apprécier.


  • alinea alinea 22 novembre 2016 10:27

    Excusez ma parfaite ignorance mais je ne comprends pas :
    L’électeur lambda vote pour un grand électeur qui annonce sa couleur et celui-ci, quelques semaines après avoir été élu pourrait se teindre de la couleur adverse ?


  • oscar fortin oscar fortin 22 novembre 2016 11:42

    Vous avez bien raison de vous poser des questions sur la véritable valeur démocratique de ce système. 


    Avec tout mon respect

  • Inquiet 22 novembre 2016 14:45

    Je voudrais revenir sur cette information que les « mauvais perdants » véhiculent sans arrêts :
    en voix Clinton est devant Trump.

    Oui, oui et mille fois oui.

    Mais, et c’est la grande différence avec le scrutin présidentiel français : il n’y a QU’UN TOUR.

    Et comme pour chaque scrutin du premier tour, il n’y a pas QUE DEUX CANDIDATS, mais il y en a PLUSIEURS.

    CF Wikipédia :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_2016

    Si on considère les 3ème et suivant en terme de voix, et leur proximité idéologique avec les 2 premiers, il apparaît tout du moins qu’il suffirait du 3ème qui est plutôt proche des républicains pour faire gagner Trump au 2ème tour, s’il y avait un 2ème tour.

    Sinon, suivant les sondages (sauf si ils se trompent encore, ils en ont l’habitude), en 2017 on devrait tout naturellement désigner Marine Le Pen présidente, vu qu’il paraîtrait qu’elle arriverait première au 1er tour, non ?


    • oscar fortin oscar fortin 22 novembre 2016 15:54

      @Inquiet : Je me permets de reproduire ici un commentaire de « Janvier » publié sous le même article sur Réseau international :


      "
      Trump dit que la consultation a été honnête
      Nous savons que non
      Des bus d’illégaux inscrits partout ont sillonné les états pour voter Clinton. On a 1 vidéo d’1 organisateur viré depuis, en gros , on peut pas être poursuivis . Tu vas poursuivre 1 bus ? Il pense à une parade, voitures de location, louées d’1 firme a l’autre , on pourrait pas remonter.
      Il s’inquiète même des élections de 2018, pour le partis démocrate , ce seront des voitures de location.
      (Savais pas qu’ils étaient en mid-term en 2018).
      Mais les morts se sont levés pour voter gaillardement Clinton, malgré les protestations des familles prévenues après-coup .
      Un mort te dit : « honte à toi, ô abstentionniste » le FBI a juste pêcho un étudiant qui avait inscrit 19 pour Clinton.
      Plus les machines Soros ds 16 états. Le Congrès s’est assis sur la Petition. Grosses fraudes Texas et Pennsylvanie. Les électeurs affolés voient leur vote transmuté en Clinton, un miracle … Tantôt les assesseurs peuvent rétablir (Texas) tantôt ils peuvent pas (Pennsylvanie). Donc stop en Pennsylvannie où on décréte bug informatique , Tt est rétabli le lendemain ms les votants ne savent pas si leur vote est rectifie. Pas de juges, ont ts autre chose à faire ou se font porter pâles
      Machines Séquoia , l’électeur peut introduire une carte qui refait les résultats
      Washington et autres : tu votes sans pièce d’identité, la goooche payée par Soros, ayant décidé que « c’est raciste d’exiger une pièce d’identité « .
      Donc , tu reviens, tu vas voter ds un autre état sans PI, etc..,
      En résumé , il est peu contestable de majorer les votes Trump d’au moins 20%.
      Pas son intérêt de le dire
      Romney a eu le même pb face à Obama et il s’est écrasé . Et son parti s’est écrasé.
      Pourquoi ?
      Parce que ca ne gênait pas l’état invisible, au contraire.
      En savoir plus sur http://reseauinternational.net/le-suspens-pour-la-maison-blanche-est-toujours-la/#T29ACFUIGFiGFa8h.99

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 2016 20:23

      @oscar fortin
      La liste complète des conseillers de Trump n’est encore terminée, mais il semble que Goldman Sachs ait remplacé Citigroup, ce n’est pas bon signe...


  • microf 22 novembre 2016 15:57

    Quelqu´en soit celui ou celle qui sera Président ou Présidente des Usa á partir du 20 janvier 2017, le Mozart de la politique á savoir le Président Poutine qui n´est pas un improvisateur, est prêt, que se soit la guerre ou la Paix avec les Usa, a déja un agenda pour celui ou celle lá, et saura comment le ou la traiter, pour cela, je ne me fais aucun souci.


  • zzz999 23 novembre 2016 09:11

    SI les grands électeurs qui théoriquement ne sont que des boites aux lettres du peuple (ce qui démontre l’absurdité totale de ce système d’ailleurs) s’amusent à avoir une autonomie, le scandale sera cosmique et compte tenu que les Américains sont armés jusqu’aux dents, il y aura du sang en fleuve dans les rues.

    De toute façon, la puissance de l’Etat profond étant ce qu’elle est , Trump sera soit acheté (par chantage sur des affaires douteuses probablement plus que par l’argent dont il n’a que foutre) soit subira la pression sur sa famille soit il finira comme JFK mais en aucun cas il ne remettre en cause des choses trop importantes du susdit Etat profond.


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