Quand la température descend considérablement (les journalistes découvrant ce fait étonnant, il fait froid l’hiver !) comme en ce moment, il est d’usage, chaque année, de s’apitoyer avec un rien d’hypocrisie et force mièvrerie sur le sort des SDF.
Quand l’un d’eux meurt de froid, on verse des larmes de crocodiles, puis on oublie, jusqu’à l’année prochaine. On s’achète une bonne conscience et on rentre au chaud chez soi et pleurnichant devant son écran.
Et rien ne change.
Cet apitoiement n’a rien de sympathique, il écœure.
Cela ne date pas d’hier, en lisant le sympathique livre de Jean-Paul Clébert, « Paris insolite » (dans la collection « Points » aux éditions du Seuil), où il raconte sa vie à « la cloche de bois », l’auteur le dit bien, il n’y a que peu de solidarité déjà, parmi les plus pauvres eux-mêmes. Il donne aussi un témoignage qui s’oppose aux images d’Epinal, il le dit bien, quand on dort à la « belle étoile » on dort mal, et le matin, et si on ne se lave pas c’est aussi parce que l’on a tout le temps froid.
Tout comme le livre de Patrick Deckerck, « les naufragés » (dans la collection « Terre humaine » de Jean Malaurie), le livre de Clébert tente de lutter contre les préjugés et partis pris angéliques concernant les sans-abris. La pauvreté voir l’extrême pauvreté ne rend pas meilleur, hélas.
Les journalistes, les politiques, et le reste de population réagissent comme si il n’y avait pas de « sans abris » dehors les autres saisons, et qu’il n’y avait pas de morts parmi eux le reste de l’année alors qu’il y a peut-être plus de décès dans cette catégorie de la population l’été.
Paradoxalement, et ironiquement, on constate qu’à Paris dans les quartiers les plus bobolisés, les rues « branchées », les SDF sont superbement ignorés, ils gênent plutôt qu’autre chose dans le décor, quand on les voit sur les bouches de métro, sous les portes cochères, et voire même sur le pas de porte d’associations dites caritatives qui ne sont pas fichues, elles non plus, d’ouvrir leurs bureaux le soir alors qu’il y a urgence.
En plus, certains ne disent même pas « merci » avec déférence quand on leur laisse une petite pièce, car même les bourgeois bohèmes ont parfois mauvaise conscience !
Un SDF avec qui je discutais en attendant le bus à Evreux me raconta son histoire et sa visite dans les services sociaux du département censés l’aider à se reloger alors que cela fait sept ans qu’il est à la rue. Les dames chargées de l’accueil lui dirent qu’il ne fallait pas qu’il se montre trop impatient, car il y avait 3500 dossiers avant le sien.
Comme il manifestait justement son agacement, celles-ci lui lancèrent que « déjà elles l’écoutaient, qu’il ne faudrait quand même pas qu’il exagère » ce « gros gâté »,
Une autre hypocrisie majeure est de laisser croire qu’il n’y a en somme que dans les grandes villes qu’il y a des SDF et des « mal-logés », donc surtout à Paris, et que l’on n’en voit pas en province, ou dans les petites villes rurales que leurs habitants voient encore telles qu’elles étaient au XIXème siècle quand il existait encore en ruralité un véritable lien communautaire.
Alors que le problème se pose partout de la même manière.
Beaucoup préfèrent se reposer sur l’image qu’ils se font de l’endroit où ils habitent, où l’on serait plus solidaire, plus humain alors qu’il n’en est rien, et que ce serait même de pire en pire du fait de l’afflux de « rurbains » qui ne veulent surtout pas entendre parler ni de précarité, ni de mal-logement, ni de pauvreté, dans leur pavillon acheté à crédit.
On a d’ailleurs des pauvres la même idée que l’on en avait au XIXème siècle, ce sont des « fainéants », des « voleurs de poules »…
Il faut dire que la pauvreté fait peur, car la plupart des français savent fort bien que dans notre société consumériste, la pauvreté peut toucher tout le monde sans exception et ce du jour au lendemain.
Cela n’empêche pas la course à l’abîme que représente l’achat à crédit des objets réputés indispensables pour vivre en 2012, crédit pouvant très vite mener au surendettement.
Peu importe, tels les lemmings qui vont se jeter du haut de falaises gigantesques une fois l’an sans que l’on ne sache trop pourquoi, c’est simplement l’instinct grégaire qui les pousse à cela, les consommateurs continuent à s’endetter et risquer de se retrouver à la rue et jusqu’à la fin ils le feront...
Bonjour,
Je suis d’accord avec votre article.
Mais alors, quelles solutions préconisez-vous ? Et vous d’ailleurs, que faîtes-vous à votre niveau ?
Une solution contre la misere et l’exclusion pourrait passer par la mise en place d’un revenu universel et inconditionnel distribue a tout le monde, que l’on soit riche ou pauvre, habitant de la ville ou de la campagne, et actif ou inactif.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle
Ainsi chacun aurait de quoi manger et se nourrir dignement... et plus personne ne se verrait contraint de se retrouver a la rue.
Ce revenu universel est tout a fait financable... par une augmentation de l’impot de ceux qui ont des revenus. Ainsi les plus riches rendraient en impots le Revenu Universel qu’ils auraient touche sans avoir vraiment besoin. Mais ainsi en le distribuant a tout le monde on s’assure que personne n’est oublie et on simplifie l’aide sociale... et surtout on ne stigmatise personne.
Ce RU est tout a fait financable si on pense qu’une meilleure redistribution des richesses est possible. Je vous conseille de lire l’article ci-dessous :
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/un-revenu-universel-est-il-108224
A Valerianne, et vous ?
"Et vous d’ailleurs, que faîtes-vous à votre niveau ?"
Sinon j’ai fait partie d’une association de "remise en route" sociale qui s’appelait "les liens brisés", asso hélas disparue faute de crédits.
@Jpm,
Il faudrait aussi que les européens en voie de paupérisation en aient quelque chose à foutre aussi...
Appoline, c’est vrai qu’une partie de l’elite n’en a rien a faire des pauvres... mais malheureusement ils ne sont pas les seuls. A vrai dire tout le monde verse une petite larme sur les sdf qui meurent l’hiver mais passe ces periodes de grands froids on n’ en parle plus... et personne ne reclame une veritable politique qui permettrait d’ en finir avec cette exclusion. Pourtant nos hommes politiques de droite comme de gauche nous promette depuis des annees que dans 5 ans il n’y aura plus de sdf, et malheureusement il n’y en a jamais eu autant.
Alors c’ est pour cela qu’ il faut expliquer qu’ il existe une autre politique de partage des richesses qui permette a tout le monde de profiter des richesses produites dans le pays et qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Une possibilite est donc la mise en place d’un revenu universel et inconditionnel distribue a tous les citoyens francais... quelque soit leur situation. Ce Revenu Universel serait un remede efficace contre l’ exclusion... car plus personne n’ aurait peur de se retrouver a la rue a cause des fins de droits... vu que ce revenu serait garanti de la naissance a la mort. Alors s’ il est difficile de convaincre les elites il faut expliquer aux gens qu’ une autre modele est possible... et peut etre qu’ un jour nos hommes politiques s’y interesseront vraiment.
"les sdf qui meurent l’hiver mais passe ces periodes de grands froids on n’ en parle plus..."
cf l’article en effet
les politiques ne s’y intéresseront que si les citoyens s’engagent et font valoir leurs droits.
Jpm,
Je pense aussi comme l´auteur que c´est aux citoyens de s´engager et de faire valoir leurs droits et surtout ceux des plus faibles. C´est trop facile de verser une petite larme... ou une peicette et croire que le probleme est resolu des qu´on a la dos tourne. Et ce ne sont pas des enfoires en concert qui vont changer durablement les choses tant qu´ils continueront a placer leur pognon en Suisse ou en Patagonie pour eviter de payer leurs impots. Il faut exiger que la redistribution sociale et fiscale fonctionne vraiment... et qu´on n´oublie pas les plus faibles.
Exact, la sensiblerie c’est trop facile.
salam
un grand catho qui fît un pélerinage à Rome et qui rend des hommages dans les cathédrales nous dît : je ne laisserai personne au bord de la route ; peut-être pensait-il à ses affiliés ?? qui eux circulent en hélico !
Bonjour Ali,
Il s’occupe des "pauvres" des autres pays...
Ne veut-il pas créer "une amicale des Syriens" ou quelque chose d’approchant ? C’est sans doute de cela qu’il voulait parler en disant qu’il ne laisserait personne au bord de la route... Il s’est occupé des Lybiens aussi...
Peut-être vaut-il mieux, Ali, qu’il ne s’occupe pas des pauvres de France, car il le ferait avec des avions, des chars et des armes, hélas ! Guéant, lui, s’en occupe avec des mots de dédain et de dénie. Ces gens-là sont abjects.
Cordialement.
Bonjour, Amaury.
Vous avez raison, on oublie que les SDF meurent en toutes saisons, et cela parce qu’ils sont trop souvent abandonnés à leur sort dès le retour des beaux jours. Par manque de moyens des associations, obligées de concentrer leur action sur la période hivernale. Par incurie des pouvoirs publics, scandaleusement absentes de la lutte contre le fléau de l’exclusion.
A toutes utiles, voici, en écho au message d’Ali, le lien d’un article que j’ai écrit le 14 septembre « SDF : l’effrayant bilan de Sarkozy ». Je croise les doigts pour que le prochain gouvernement prenne enfin le minimum de mesures qu’impose la simple humanité.
Cordialement.
Surtout par manque de volonté réelle Fergus, et ça n’a pas commencé avec sarkoléon
Vous vouliez dire naboléon
Tout à fait d’accord avec votre article.
Bonjour,
C’est sûr que la richesse ne rend pas heureux, mais avoir un toit et manger c’est pas mal quand même !!!
Bonjour,
Bien d’accord avec vous ! Les "braves gens" qui jettent une pièces, ou qui se détournent des SDF accroupis dans la rue ont une petite voix intérieure qui leur dit "pourvu qu’un jour je ne fasse pas partie de ces gens-là"...Ils ne l’admettrons jamais, mais c’est la réalité.
Avez-vous entendu cette information sur France Inter il y a deux ou trois jours ? Malory Nataf, l’actrice du "Miel et des Abeilles" a poussé la porte de la radio, son cabas à la main. Elle est SDF depuis quelques mois et ne possède plus rien, pas même l’amour de ses enfants qu’on lui a enlevés.
Cela pour montrer que chacun d’entre nous pense, par devers lui, à cette abominable éventualité en se disant "cela ne peut pas m’arriver A MOI !". Et pourtant, il suffit d’un accident de la vie, quel qu’il soit pour plonger...
Je pense, comme JPM et bien d’autres, qu’un revenu universel permettrait d’éradiquer un peu de cette misère... Et que les fervents opposés à ce revenu sont bien certains de n’en avoir jamais besoin. Peut-être manquent-ils d’imagination ?
Cordialement.
nataf est deja sortie de la merde
elle va meme ecrire un livre
...alors pour le dire autrement (cf mon premier mess), disons que si j’étais à la rue, je préférerais quand même recevoir quelques euros ou une couverture de la part des "braves gens qui se donnent bonne conscience" que rien du tout de la part des "braves gens" tout court (ceux qui sont tellement lucides sur le système qu’ils préfèrent ne rien donner...) ! :-p
Bonjour Shamika,
Je pense que vous m’avez mal comprise. Si je mets des guillemets à "braves gens", c’est pour parler de ceux qui jettent une pièce dans l’escarcelle, vite fait, sans le moindre regard, comme pour se dédouaner...
Jeter une pièce à un SDF est un geste légèrement dédaigneux. Si je donne un billet de 5 ou 10 euros à un personne dans la rue, je le donne en mains propres, je souris, je demande si elle n’a pas trop froid. Je parle un peu. J’ai même donné mes gants à un Monsieur dont les doigts étaient bleus de froid. Je n’attends pas une quelconque reconnaissance.
Mais peut-être ai-je un peu honte quelque part d’avoir un toit, un feu et une soupe chaude posée dessus qui m’attend... Tout ceci est une interprétation personnelle, bien entendu.
D’autre part Shamika, "ce n’est pas un crime de ne pas vouloir devenir SDF". C’est tout simplement normal, non ?
Cordialement.
Troisième fois que je recommence ! Bonjour Amaury. Décidément nous sommes "branchés"Il y a peu sur les ovnis, aujourd’hui sur la pauvreté. Mais , d’abord, je voudrais parler de ma modeste expérience en cette matière. Propriétaire d’un petit appartement parisien et pendant que j’allais vivre chez ma copine, j’avais prêté trois fois mon appartement a des gens en difficulté. Naturellement, je payais tout.( eau, electricité, charges etc... Que croyez vous qu’il advint ? Et bien, cet appartement a été ravagé trois fois par les gens qui l’habitait gratuitement ( chauffe eau détruit, moquette arrachée, objets volés etc... Ensuite, comme beaucoup, je me suis acheté un pavillon de banlieue, ou suite a des périodes de grand froids, comme en ce moment, j’ai logé trois fois, également des sdf. Que c’est-il passé. C’était moins grave que les fois précédentes. Ils sont tous partis, un matin , pendant que j’étais au turbin avec le fric que je laissais dans des tiroirs.Maintenant, si je vois un type devant chez moi, par ce froid, je lui ouvrirais quand même.Mais, ça n’est pas là que je voudrais en venir. Ecoutez, je vous envoie ce message et termine après, car ça fait trois fois qu’ils disparaissent sous mes yeux, alors, a plus.
Loulou vouloir aider des gens en grande détresse c’est très bien, mais il faut vous rendre compte que vous ne saurez pas dialoguer avec eux, qu’à priori pour eux vous êtes un "bourge" assez con pour se laisser voler, pas un égal ... L’aventure que vous racontez est très tentante mais il faut être réaliste .... On ne s’improvise pas assistante sociale ... Si vous voulez aider directement, ce qui est très bien et qui semble être le cas, faites le au sein d’une association. Vous y rencontrerez des gens qui ont l’habitude de côtoyer la grande détresse, qui savent ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, et ce qu’il est impossible de faire .. Amicalement !
Oncle Archibald
De plus en plus, de personnes sont touchés par le sort des sans-logis, pas assez, mais plus depuis la crise ! L’éveil des consciences que l’humain, celui qui est couché là dans le froid, pourrait être une personne de votre entourage proche ou éloigné, cela n’a pas toujours été le cas !
Les gens à la rue, pour beaucoup était avant tout, un échec social, qui ne pouvait les atteindre, tant ils se sentaient ancrés dans la société. Le chômage de masse a bousculé les certitudes de chacun et l’on porte maintenant un regard différent sur les recalés du système. Et tant mieux, même si la prise de conscience est tardive !!! Beaucoup de promesses politiques et aucune véritable action !
Pourtant, il est possible d’apporter un remède à cette catastrophe humaine !
Des téléthons sont organisés pour des malades du sida, il est grandement temps que l’on organise un téléthon pour les san !s logis ! Les loger dans des structures légères serait une première étape !
Des gens qui savent ce qu’il faut faire....comme distribuer des pâtes crues aux SDF ou des boites de conserves sans goupille.
Selena
Toute la solidarité prétendant venir en aide "aux sans", est dans la veine de ce que vous dénoncez !!!
Ce qui prouve que la bonne volonté !
Ce qui prouve que la bonne volonté ne suffit pas !
Tout à fait vipère et qu’aucune appartenance à une organisation ou formation ne délivre ce qu’il faut : de l’empathie, la capacité à se mettre à la place de l’autre et présumer de dont il pourrait avoir besoin, voir mieux : le lui demander.
L’auteur démontre dans une phrase un truc très anodin...en apparence : il a parlé avec un SDF...la solution du déblocage du smilbilc se trouve là, à moins d’avoir été soi même totalement démuni et donc concerné personnellement, le meilleur moyen de savoir ce dont quelqu’un a besoin, dans une situation donnée, le mieux est de le lui demander, au mieux en parlant avec.
Cela dit, pour être honnête, j’ai commis la même erreur que je dénonce, à l’époque où moi même connaissais de grandes difficultés, j’ai voulu donner les soupes en brique qu’une ancienne association où j’avais effectué un stage quelques mois avant, m’avait donné (puisque j’ai eu la chance de trouver de splendides personnes qui m’ont hébergées)...mais elles étaient froides.
Ma pensée : plutôt avoir quelques soupes que de mourir de faim...et lui son souhait était plutôt : plutôt ne rien manger, que encore froid dans le froid....j’ai agi en ne me basant que sur l’instinct animal de survie, lui, plus philosophiquement ne supportait plus le froid....le froid qui s’abat de toutes les manières.
La seule différence est que j’ai compris son message et réfléchis un peu plus à la demande au lieu de faire n’importe quoi juste pour dire : j’ai aidé.
C’est le message de l’auteur avec les pièces....il vaut mieux passer un peu de temps à parler à une personne qui vit dans la rue ou hébergée à droite à gauche que de lui lancer nonchalamment une pièce ou lui donner un truc dont il n’a pas besoin ou qui va accroître sa détresse, sa solitude, la négation de lui.
Je comprends aujourd’hui alors sortie de la panade, ce qu’il voulait dire par ce froid....pas forcément climatique, mais interne, omniprésent, même longtemps après, même dans un endroit chauffé....
Chaque fois que le froid climatique accentue le froid interne, j’y repense et c’est pour cela que jamais je n’accepterai d’effectuer mon travail de soignante dans un faux souci de rentabilité, à la va-vite....quitte à encore galérer.
Cennevive a tout à fait raison et je partage son indignation !
Le pouvoir dépense beaucoup d’argent en armement militaire pour aider les civils de Lybie et de Syrie !!!
Certe ? ces populations sont massacrées par un régime dicatoriale, mais est-ce toujours à la France d’intervenir, alors que sur son sol, la vie de centaines de français est elle aussi menacée, par une dictature sournoise, consitant à assigner une population fragile à demeurer sans logis sous des climats dangereux pour leur vie.
Propser une couverture à un sans logis, par une température de -13 est dérisoire et soulève en moi une immense colère !
A qui la croix-rouge fait-elle croire qu’elle contribue à aider des humains, par ses coupables et dérisoires actions qui freinent toute mesure réellement éfficace ?
Tous ces prétendus humanistes rentrent se mettre au chaud, après leurs maraudes inutiles, se donnant bonne conscience d’avoir établi un contact avec des laissés pour compte !!!
Stop, cela suffit !!! donnez-leurs des toits et un feu, c’est ce dont ils ont besoin, rien d’autres !!!
" Proposer une couverture à un sans logis, par une température de -13 est dérisoire et soulève en moi une immense colère ! "
depuis tant de temps .. excusez-moi ...
Shamika
J’ai toujours condamné la pseudo aide apportée par la France, aux populations du magrheb, en Tunisie, Aghanistan, Lybie et ailleurs ! Mes aciens posts vous éclaireront suffisamment à ce propos !
Une couverture en guise d’aide à un sans logis est dérisoire, je maintiens mon propos !
Demandez-vous, si une couverture offerte vous suffirait dans une telle situation, si tant est que vous puissiez avoir suffisamment d’empathie pour vous mettre à la place d’un SDF !!!
Si la situation est à ce point catastrophique, c’est bien parce que des bourgeois des beaux quartiers ", des bobos" bien-pensants dont vous faites visiblement partie estiment qu’un geste symbolique est suffisant, et que c’est bien assez !
"on tire un trait" d’accord !
et sans rancune Shamika
Bien à vous
@Vipère : des bobos" bien-pensants dont vous faites visiblement partie ...
Omar 33
Ayez un peu de bon sens, la Vipère : Quelle valeur possède ce gouvernement pour aller secourir des populations que vous haïssez et qui ne vous ont rien demandé, sinon un groupuscule corrompu et acquis aux causes sionistes et impérialistes ?
Charité bien ordonnée commence par sois-même...
Com hors sujet, là on parle de SDF en France.
Omar 33
Amaury, je vous connais assez bien pour ne pas être intéresser par dans condescendance envers les SDF.
Faites nous un article sur le sionisme, vous paraitrez plus ...naturel et plus crédible.
Omar 33
Aux lecteurs, merci de bien lire "votre condescendance.."
La pauvreté est un vaste sujet.Je pense qu’il devrait être absolument prioritaire que les gens soient logés, au chaud et nourri . Le reste, tout le reste devrait passer après.. Ça pose des problèmes gigantesque. Par exemple : Pourquoi bosser , si j’ai le minimum pour vivre, et évidemment la question de la quantité de travail disponible. Et pourquoi pas, du revenu minimum. Mais qui me semble déjà exister, de manière réduite, a travers les aides sociales. Etc...Il faudrait des pages et des pages pour réfléchir a ce problème récurrent pour l’humanité. Ce qui a été fait d’ailleurs longuement par quantité d’organismes et de penseurs.Il est clair que la période de crise actuelle ne va pas arranger les choses. L’oligarchie et les banques qui nous dirigent , ce soucient peu de nous. Au delà de ça,Il y a un problème qui m’agite : c’est la question de la masse d’étrangers qui vient alourdir le volume de pauvreté de ce pays.Dans un monde ou tous les pays disposeraient de dirigeants dévoués a leur peuple, ou les grands groupes ne ce serviraient pas largement et au moindre prix des ressources disponible, ou ils n’instrumentaliseraient pas a leur profit les mouvements de population, bref ou ils ne joueraient pas sur les deux tableaux de la marchandise et des salaires , il devrait y avoir moins de pauvreté. Ici comme ailleurs.C’est un veux pieux. Mais , je ne pense pas que la solution soit l’entassement des pauvres de la planète chez nous .Ça, c’est le bordel. Il vaudrait mieux, un changement global. Salut, et au plaisir de vous lire.
Pas besoin de noircir des pages c’est un problème d’égoïsme social et d’un trop plein de moraline.
" c’est un problème d’égoïsme social "
Je suis totalement d’accord, vous décrivez cela parfaitement.
C ’est quel jour que quelqun dira : soyons solidaires à l’ intérieur de nos famille , frères , soeurs , parents , enfants , cousins , voisins ?
pas besoin de 10 momes
le taudis, c’est le bourgeois ou le ploutocrate, qui te le loue
Eh oui. Il n’y a pas que la misère matérielle là, il y a aussi rupture des liens familiaux. Si ces liens (ou au moins un) existaient toujours, beaucoup de ces personnes auraient encore un lit chez quelqu’un pour dormir. Cet aspect est peu évoqué, pourtant il est déterminant, la pauvreté n’explique pas tout.
La pauvreté n’est pas une cause, c’est effectivement une conséquence aussi de la destruction des liens familiaux.
en effet rocla la solidarité c’est d’abord dans le premier cercle
Il est évident, que ce qui a été fait par l’Etat et ou la pléthore d’associations l’a été en dépit du bon sens !!! De l’argent mal dépensé pour que des propriétaires fonciers continuent à se gaver en continuant à augmenter les loyers des locataires, à les expulser quant ils n’ont plus rien !
La désocialisation s’est aggravée et pérennisée, laissant sur le carreau toujours plus de personnes. Des personnes vivantes et en bonne santé, sans qu’aucune prévention ne soit mise en place par le politique.
Aujourd’hui, les autres crèvent de froid et une couverture n’y changera rien. Et demain à qui le tour, peut-être vous ou moi !!!
Excellent bouquin le Clébert " Paris Insolite" ...
Pour le reste, on nous met beaucoup l’Allemagne en modèle depuis quelques temps, c’est vrai, il y a à peu près 20 fois plus de SDF qui meurent en France chaque année... Dans les 400 morts pour la France, dans les 20 pour l’Allemagne, qui a environ 20% d’habitants de plus.
Pensons y en écoutant les discours électoraux.
Bonjour, Norbert.
Je rappelle ce terrible différentiel dans l’article dont j’ai mis le lien plus haut. Certes, on rétorque que c’est l’Eglise qui est en charge des SDF en Allemagne et non les pouvoirs publics, mais c’est botter en touche car l’Eglise allemande affecte à cette cause pour laquelle elle est mandatée les moyens que l’Etat lui verse. Ce sont donc bien, indirectement, les pouvoirs publics qui paient en Allemagne alors qu’ils se montrent scandaleusement inexistants sur ce problème humain dramatique dans notre pays.
à Norbert, vous connaissez aussi "monsieur Bob" sur Robert Giraud ?
Parquons les pauvres !
@ l’auteur, pour ce que je connais des sans domiciles dans les villes et les campagnes : les uns, s’abritent comme ils peuvent sous les porches, les ponts, les endroits glauques, mais toujours mal installés, toujours des courants d’air, proximité de routes...sous le regard teinté d’angoisse, de mépris et de peur, des passants.
Dans les campagnes, je vois que beaucoup parviennent à vivre dans les bois : sous des caravanes de fortune, d’anciennes maisons de berger qu’ils retapent et même cultiver quelques légumes et pratiquer le troc...mais je ne souhaite pas trop m’étendre, car depuis la loi lopsi 2, ces derniers peuvent se faire expulser.
ll y a surtout tous ceux que vous ne voyez pas, ni dans les villes ni dans les campagnes, des gens dans la précarité absolue même s’ils ont un abri, qui ont tellement honte de leur condition qu’ils se terrent comme des bêtes traquées ... Seules quelques très rares organisations s’occupent d’eux avec la discrétion et le tact indispensables pour les approcher ... La pire misère n’est pas toujours celle de la rue ..
A Selena, ou dans des wagons SNCF en réfection comme dans l’Eure ; mais ça ne résout rien.
Cela ne résoud rien et ce que dit oncle archi est vrai, cependant, parler aux gens quels qu’ils soient est déjà beaucoup parce que cela peut changer le cours d’un destin. Comme le dit oncle archi. il y a une multitude de tempéraments, le fait d’exister pour quelqu’un crée une motivation à exister et ainsi de suite...Tout semble plus facile lorsque l’on a confiance en soi.
Alors que j’étais "morte" socialement (et la condition sociale de départ, les diplômes n’ont rien à voir, tout le monde peut sombrer dans la mer en quelques jours), il y a quelques années, deux personnes ont suffi pour que je recontacte ma famille, aujourd’hui un toit, et monte un projet professionnel avec en parallèle mon boulot et des études en psycho à un âge où tout le monde ne pense qu’aux vacances pour partir au ski l’hiver et à la mer l’été, un âge où la génération d’avant commençait à "mettre de côté pour la retraite".....
Mais je n’échangerais ma vie contre aucune autre.
Tout le monde il est bien brave ici. Bla bla bla, mais combien d’entre vous ont déjà proposé à un SDF de profiter d’un bon repas et d’une bonne nuit à son domicile ?. On s’indigne, on s’indigne mais que fait-on, concrètement ?
Yohan ,
Bonjour Yohan,
Chacun fait ce qu’il peut, au moment où il le peut.
Actuellement, je suis égoïste, je me contente de donner ponctuellement (et irrégulièrement).
J’ai eu deux périodes dans ma vie où j’ai voulu essayer autre chose, de plus "personnel" (au-delà de ce que je pouvais faire à titre professionnel et/ou bénévole). Il y a presque 20 ans (il y avait déjà des SDF), et il y a 5 ans : héberger pendant plusieurs mois une personne (ayant la chance d’avoir une chambre libre à disposition), tout en l’accompagnant (notamment au niveau de l’emploi) pour qu’elle devienne autonome. Et ce fût deux expériences très riches humainement, même si ça a été parfois compliqué. La première personne a eu ensuite un appartement autonome, grâce à une association qui aidait les séropositifs. Mais n’a pas pu garder un travail (qu’un ami lui avait fourni) longtemps à cause de ses problèmes de santé qui se dégradaient. La deuxième personne vit et travaille en province, j’ai souvent de ses nouvelles.
Après, je ne jette pas la pierre à ceux qui ne font rien. Parce qu’il y a des moments dans la vie où on ne peut pas forcément penser aux autres, et qu’il faut d’abord penser à soi.
Je pense que c’est un problème qui concerne l’Etat - et aussi chaque citoyen. Au siècle dernier, dans les campagnes, on gardait une place au chaud à la personne de passage, non ? Et peut-être qu’avec la crise, on devient de plus en plus individualiste, par peur notamment. Même si je vois aussi de la solidarité (dans mon quartier par ex).
L’idée du "revenu universel" me paraît en tout cas une idée sérieuse à creuser !
L"état c’est nous ...
« On a d’ailleurs des pauvres la même idée que l’on en avait au XIXème siècle, ce sont des « fainéants », des « voleurs de poules »… Il faut dire que la pauvreté fait peur, car la plupart des français savent fort bien que dans notre société consumériste, la pauvreté peut toucher tout le monde sans exception et ce du jour au lendemain. »
L’être humain est aveugle et sourd à l’égard du monde qui l’entoure, mais il pressent une sorte de rhumatisme quand son propre destin est en jeu. de Juli Zeh
Quelque part la douleur et la peur ont du bon pour sensibiliser quand on commence à devenir une machine insensible avec pas plus d’idéaux que de produire, consommer, dupliquer sa bobine et agrandir la ruche.
mais bon, c’est peut être de cette crainte de se retrouver à la rue que de plus en plus de gens estimeront nécessaire le revenu de base.
Salauds de pauvres !
on meurt de faim et de froid en France en 2012. l’un des pays le plus riche du monde.
Vu votre remarque contre le Pape, vous n’avez pas du lire "Caritas in veritate" où il exprime clairement tout le mal qu’il pense du libéralisme et de ses larbins.
je confirme, quoique l’on puisse penser de l’église par ailleurs, celle-ci depuis de nombreuses années condamnent les excès du libéralisme.
je voulai dire "condamne"
Dés l’encyclique de Pie X sur le "modernisme" en fait...
dans ce cas pourquoi il soutien la candidature des larbins du libéralisme, de même que sa copine boutin qui a annoncé que si sa candidature faisait de l’ombre à son larbin du libéralisme sarko, elle retirerait sa candidature ?
Ce n’est pas lui qui soutient Sarkoléon mais des prélats du Vatican. idem pour Boutin qui se réclame indûment du soutien du Pape qu’elle n’a pas, quelques ecclésiastiques de l’entourage de Benoît XVI.
Mais peut-être me trompés-je, au quel cas citez moi la déclaration précise qui soutiendrait clairement Sarko ou Boutin ?
Certes il faut encourager et aider certaines associations qui essaient tant bien que mal d’entraider les mal nourris, les sans logis et ceux qui meurent de froid.

Bonsoir BOBW,
Le Samu Social tire le signal d’alarme depuis longtemps déjà... j’en avais fait un article en juillet dernier : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nicolas-sarkozy-je-veux-si-je-suis-97867
Les associations font du bon travail, mais c’est aussi et surtout une question structurelle, et de société, de crise de sens, car notre société n’en a aucun.
En vivant dans une société basée sur l’hypocrisie...
Regardez nos chers présentateurs du 13h et du 20h, ils arrivent à vous/nous annoncer d’horribles choses en gardant le sourire...Ça résume la situation.
J’arrive à un âge où avec le temps, je constate que la lutte contre la misère est un mythe bien entretenu (sauf après la guerre 39-40 et ça n’a pas duré).
A la tête du pays, les CAPITALISTES (appelons un chat un chat) qui gouvernent en France et ailleurs n’ont rien à foutre de l’être humain. Les industriels n’ont plus besoin de main d’oeuvre en France, ils vont vers des pays où les gens sont majoritairement moins éduqués qu’en France. Entre gens du même monde de la finance, quelque soit la nationalité des individus, ils se comprennent.
Un député, un ministre, les hauts fonctionnaires de l’ état ou territoriaux dépendent des contribuables pour vivre bien même très bien. Ils n’ont donc aucun intérêt à soulager la misère car si le gateau grossit (les riches de + en + riche) , leurs besoins augmentent aussi. Ces gens là n’ont aucun complexe de voir à leur porte des crèves la faim, pour eux c’est normal, c’est la loi divine qui sévit et non leurs lois qui les privilégient.
Bonjour le chellois,
article courageux et méritant le respect, alors qu’il déclenche des réflexions on ne peut plus déplacées. Qu’est ce qu’on peut faire :
Aller dans un gare acheter un jambon beurre, s’asseoir à coté d’un nécessiteux pour le partager, puis discuter cinq minutes pour approcher, et ainsi essayer de comprendre la misère.
Sortir de sa poche ses quelques pièces qui restent, les donner à ceux qui, parfois dans les deux sens, sont capables de tendre la main et leur retourner cet acte, cela m’est arrivé alors que c’était les dernières !
S’arrêter sur la route quand on bouge son cul dans une tonne de tôle parfois entièrement vide et faire monter jusqu’au prochain bled quelqu’un qu’on aide à avancer et sans lui faire payer...
Et... écrire un article afin que s’exposent au gel, les cœurs impurs et méprisants semblables au degrés négatifs de cet hiver glacé. Faire preuve ainsi de solidarité, au moins déjà morale...
C’est déjà pas mal.
allez a+, j’y retourne immédiatement.
Merci,
Pour les réflexions débiles, je crois qu’on s’en fout après tout, les hommes et femmes de bonne volonté seront toujours là d’où qu’ils viennent.
@ propos des réflexions débiles, l’autre jour, fier de moi, je trouve une carte gold master card sur le trottoir de l’agence Pâribââss...n’écoutant que mon cœur immensément charitable, je m’en suis immédiatement délesté ainsi que de ma lourde conscience dans la main du premier pauvre venu qui rampait devant mon échoppe... dieu que c’est soulageant, " allez, a+ mon brave et bonne chance lui ai lancé... ! " Epoustouflifiant n’est ce pââs et donc il n’y a plus de pauvres en France... http://www.agoravox.tv/spip.php?pag... a+
La pauvreté est inacceptable dans une société comme la nôtre. Car notre société, malgré la crise, aurait les moyens de régler ce problème. C’est un problème de choix de société et de priorité dans la conduite des affaires. Et la morale devrait justement dicter l’impérieuse nécessité de tout faire pour mettre fin à la pauvreté. La charité est une « déviation » mortifère de la bonne conscience de nos contemporains. Nous n’avons que faire de la « charité », nous attendons de la société et des politiques qui la dirigent de faire les bons choix pour mettre fin à cette injustice insupportable.
Faire quelque chose pour la pauvreté ça commence en bas de chez soi avant de se lancer dans les grandes déclarations. Qui vous parle de charité ? Vous en êtes encore aux "bons pères" des années 30, vous rappelant qu’ils ont disparu.
Un article du Guardian qui reprend les conclusions d’une étude selon laquelle les SDF meurent 30 ans avant la moyenne de l’espérance de vie de la population, c’est-à-dire à 47 ans. http://www.guardian.co.uk/society/2...
Je ne pense pas qu’individuellement, nous pourrons changer cette situation et je ne pense pas que d’agir au sein d’une association la résoudra non plus. L’alternative est de ne rien faire. Alors là, on est sûr de ne pas se tromper.
Sinon, il n’y a aucune honte à essayer d’aider, de soutenir quand on le peut un SDF, même si cela paraît dérisoire. Pour eux au moins, et pour un instant, cela ne l’est pas.
Individuellement, on peut au moins voter, militer, s’engager, c’est déjà beaucoup, si une toute petite minorité le faisait, les choses changeraient.
Nora Berra est plus forte que Morano, voir à ce lien, elle conseille aux SDF de ne pas sortir de chez eux...

