lundi 8 août 2016 - par roman_garev

Lettre de Donetsk : Des forts et des faibles

Je suis tombé amoureux de Donetsk. Une ville héroïque, une ville obstinée, une ville beauté.

Quand j’y suis venu pour la première fois, elle paraissait vide, les tirs commençaient pile à 6 heures du matin, des obus tombaient constamment, on menait des combats à l’aéroport ; mais un tramway longeait la rue, péniblement semblait-il. Quelques sombres vieillards y étaient assis, le wattman était sévère, solennel et têtu, il semblait conduire son tram à travers un marais.

Par Zakhar Prilépine

Je suis arrivé vers Donetsk Aréna, un stade énorme.

Il était désert, tout était vide alentour, et tout cela ressemblait à l’enfer.

Le musée régional, tout juste démoli par un bombardement, était situé tout près du stade. Que ce sort ait frappé précisément le musée est une ironie cruelle : du coup, il est devenu doublement, triplement musée, on dirait que sa vocation a décuplé : ses ruines présentent une hyper-étude de la contrée.

J’étais assis sur un banc, seul, et j’ai été très étonné de voir une femme venir s’y promener tout à fait tranquillement avec son enfant.

Puis je suis rentré chez moi, dans l’appartement que je louais. Une heure après, j’apprenais qu’une bombe était tombée sur Donetsk Aréna. Deux heures plus tard, qu’un enfant y avait été blessé. Je ne parviens toujours pas à identifier l’enfant que j’avais vu, un gosse de quelques dix ans, à « l’enfant blessé »  dont ont parlé les informations. Je suis tenté de penser que le blessé n’est pas un véritable enfant, mais qu’il a été fabriqué avec du papier mâché, spécialement pour les actualités. Un enfant étranger qui n’aurait pas mal.

Avant cela, et depuis lors, il y a eu, mon Dieu, beaucoup, énormément de tels enfants.

J’y étais quand les militaires ukrainiens, ces fous dangereux essayaient de faire exploser le stockage des déchets à Donetsk ; puis lorsqu’ils renouvelaient cette tentative.

Il y a eu le jour où ils ont tellement bombardé Donetsk que trois cent personnes ont péri ; le sang coulait dans les rues et les hôpitaux avaient bien de la peine à prendre en charge le flux incessant de blessés.

Il y a eu des jours de tristesse, des jours de saccage, des jours de cauchemar.

Il y a eu beaucoup de jours de perplexité : mais quand est-ce que tout cela prendra fin ?

L’hôtel où je logeais lors d’une de mes arrivées, en novembre 2014, était plein d’insurgés et de filles faciles. Tout cela faisait penser à Houliaïpole [du temps de Makhno – NdT]. Les insurgés occupaient plusieurs autres hôtels, ils ne payaient pas leurs chambres et n’avaient aucune intention de les quitter.

Je me souviens d’une annonce posée sur la table du hall, qui semblait amusante sur le moment, avec des instructions détaillées : comment se comporter lors d’une canonnade, d’un bombardement, d’une attaque armée, où courir pour se cacher, que faut-il entreprendre. On ne verra rien de pareil dans aucun hôtel du monde.

Mais aujourd’hui, rien de tout cela : on ne voit pas de gens armés dans les rues, les filles faciles ne mettent plus les pieds dans les hôtels, et même l’annonce a disparu : il y a assez longtemps que le centre de la ville n’est plus canonné.

Donetsk est aujourd’hui d’une élégance irréprochable : bien soigné, tout vert, éclatant, comme s’il se moquait de tout ce qui s’est passé ici.

À Paris et à Barcelone, dans les bourgs d’Allemagne de l’Ouest que j’ai visités cette année, sans parler des villes asiatiques ou africaines, on voit dix fois, cent fois plus de pauvres, de mendiants, de personnages dangereux, de chômeurs, d’anéantis et de fatigués par la vie qu’à Donetsk.

Le plus marrant, c’est que Donetsk − dont la partie la plus sotte de l’Ukraine du maïdan croit qu’il est un repaire de bandits − ne laisse voir aucun élément criminel. Soit ils sont partis, soit ils se sont totalement fondus dans la foule, dans un mimétisme parfait, soit ils sont éradiqués.

Donetsk a l’aspect d’une ville incontestablement européenne, mais d’une Europe qui n’est conservée que dans quelques coins de l’Europe, qui, elle, a commencé en fait à prendre fin il y a une décennie. Cette Europe-là, j’ai eu le temps de la voir, mais ces dernières années je l’ai observée qui s’écroulait et disparaissait.

Un de mes camarades qui réside actuellement à Donetsk s’amuse à poster, sur son blog au LiveJournal, des photos du centre de la ville, évidemment, et les fait passer pour des vues de villes de Turquie ou d’ailleurs, les meilleures villes d’eaux du monde. Et la plupart des internautes le croient.

Et comment ne pas le croire, puisque Donetsk en a l’air ?

S’ils savaient en plus à quels mets on peut goûter ici ! Il y a des restaurants où l’on sert des huîtres. Il y a des restos proposant la cuisine de peuples que l’on n’arriverait pas à trouver sur la carte du monde. Et les prix ? En Russie on a oublié de tels prix [la monnaie du Donbass est le rouble russe – NdT].

Des gens forts habitent ici.

Bien sûr, d’autres y habitent aussi, mais ce sont les forts qui déterminent le fond.

Le pays [la République populaire de Donetsk, RPD – NdT] est dirigé par un homme que personne ne dirait simple, qui non seulement participait en personne aux opérations essentielles, mais aujourd’hui encore ne passe pas un jour sans se rendre sur la ligne avancée du front. [Trois jours après la publication de cet article, samedi 23 juillet, le chef de la RPD Alexandre Zakhartchenko, qui se trouvait précisément sur cette ligne avancée, a été blessé à la tête par des éclats d’obus durant une canonnade ukrainienne de plus. – NdT] Le lecteur peut hausser les épaules, mais pour l’heure, on ne connait pas de tels chefs dans le monde. Y compris, hélas, en Ukraine. D’ailleurs, c’est bien comme ça. Et il n’y en aura pas.

Le chef d’une région de Donetsk que je connais en personne va sur chaque lieu de tir : le jour, la nuit, de bon matin. Tous les tirs sur sa région, il les voit immédiatement de ses yeux. Il se met à tout réparer le jour même. Avec la persévérance − je ne sais pas vraiment à quoi la comparer − d’une fourmi.

La cheffe d’un hôpital de Donetsk que je connais en personne n’a pas quitté son hôpital un seul jour, et pourtant il est à un kilomètre de la ligne avant et il a reçu des obus des centaines de fois.

Chaque matin elle allait à son hôpital, et les gens lui disaient : « Tant que nous vous voyons aller à votre travail, nous gardons l’espoir que tout finira par s’arranger. »

Ce n’est qu’une femme. Tout simplement une femme.

Son fils est aussi médecin, il travaille dans ce même hôpital, il n’est pas parti. Tous les jeunes spécialistes sont restés. Y compris les jours où les bombardements sur la région étaient tellement intenses que tous les habitants venaient se mettre à l’abri dans cet hôpital solidement bâti et aux murs épais, comme dans une forteresse.

Je n’en ai évoqué que quelques-uns que je connais, mais il en reste, que je ne connais pas, ô combien.

Malgré tout, 179 maternelles et 45 hôpitaux, 157 écoles et cinq universités, un opéra et plus de 200 entreprises industrielles fonctionnent dans la ville, et dans chacun de ces sites quelqu’un a accompli un exploit pour que le travail y continue.

La moitié des citoyens, la meilleure et la plus inflexible, a enduré l’époque la plus impossible. Qui parviendra à les briser maintenant ?

Donetsk m’a appris à ne pas craindre le pathétique. Car tout cela est payé par la tragédie et le travail.

Que la grimace de tous ceux qui ricanent à ces propos leur éclate au visage !

Inutile surtout de me parler des dizaines et des centaines de difficultés, de malchances et d’échecs. Ils sont tous connus.

On a présenté ici un portrait d’apparat, j’en conviens, mais ça ne change rien. Le portrait d’apparat d’une ville géante, qui n’est pas près du front, mais qui se trouve exactement sur le front et qui est soumise au blocus économique, c’est, vous le reconnaîtrez, un boulot extraordinaire.

Dans la plupart des villes du globe, même dans les conditions mille fois meilleures, on n’arrive pas à obtenir de tels résultats. On les a obtenus ici.

* *  *

Certaines gens s’avèrent tout à coup très faibles.

Lorsque tout n’a pas marché comme prévu au Donbass, lorsqu’il n’a pas donné naissance à une grande Novorussie, n’a pas triomphalement adhéré à la Russie comme la Crimée − et surtout lorsque l’armée russe n’a pas marché sur Kiev en pendant les bandéristes aux poteaux − une partie de l’intelligentsia russe d’orientation patriotique en a été affligée.

Affligée douloureusement, exprimant son cafard à voix haute.

Dans la capitale de notre pays, on entend leurs voix sortir des appartements tranquilles de l’Anneau des Jardins [Sadovoyé Koltso, avenue circulaire délimitant le centre de Moscou habité essentiellement par des riches – NdT].

En griffant leurs poitrines jusqu’au sang ou, au contraire, en bâillant avec condescendance, ils se font en permanence du souci sur le sort du monde russe.

« On a tout trahi, crient-ils ou marmonnent-ils entre leurs dents, l’air fatigué. On a tout laissé tomber. » [Ils emploient le mot énergique « слить », qui signifie évacuer (en parlant de l’eau) et est devenu un mem du Runet (l’Internet russe) – NdT ] « Les gens normaux devraient quitter le Donbass, là-bas il n’y a rien au nom de quoi il faudrait mourir », disent-ils aussi.

Comme si ces deux millions de gens pouvaient partir quelque part. Comme si ces deux millions de gens n’avaient pas besoin de défense.

Toutes ces lamentations traduisent une sorte d’infantilisme d’adolescent : ah, le jeu n’a pas marché comme je le voulais, alors je casserai tous mes cubes, je les éparpillerai dans les coins. Je cracherai, oui. Je cracherai ma salive.

Attends un petit peu, camarade. Essuie ta bouche. Est-ce toi qui a placé ces cubes ?

Ici, au Donbass, personne ne se souvient de toi. Tu peux connaître le prix payé pour en arriver là, mais tu ne l’as pas vu de tes propres yeux.

Si tu l’avais vu, tu aurais honte de te conduire de la sorte.

Oui, il se peut que, pour ce prix, nous n’ayons pas obtenu autant que nous l’espérions − mais quand même, nous avons obtenu quelque chose.

La langue russe dans le territoire du Donbass n’a pas de statut de deuxième, de troisième classe, elle n’est pas une pièce rapportée. Là-bas le russe est la langue d’État, la langue principale, elle n’est pas menacée d’être abolie.

Dans les écoles et les universités du Donbass, on n’enseigne pas l’histoire inepte desanciens Ukres, de la lutte éternelle contre les Russes, de la fraternité ukraino-polonaise, de la bataille sous Konotop, de Petlioura et de Bandera. On y étudie l’histoire russe normale, vraie, authentique. Personne ne pourra jamais le changer.

Des marches aux flambeaux n’arpentent pas les rues de Donetsk et de Lougansk et elles ne les arpenteront pas, sinon on les mettra en pièces.

Personne là-bas n’aura l’idée de sauter en criant : « Les Moscaleux à la lanterne ! » [Le comportement habituel des participants des maïdans, d’où leur appellation dédaigneuse de sauteurs – NdT.]

Là-bas, on ne laissera pas abattre un monument de Lénine ni défoncer un cimetière de vétérans de la Grande Guerre patriotique.

La condescendante intelligentsia orangiste n’est pas revenue mépriser le peuple et les simplets, ni tenir ses discours gluants. Elle les prononce de loin, mais personne ici ne l’entend. Tout le monde s’en fout.

Les littérateurs et les musiciens locaux − à propos, des gars très bien − organisent leurs rassemblements, leurs concerts, leurs lectures et ne font que hausser les épaules avec étonnement à la vue de la réaction de certains représentants de notre soi-disant intelligentsia patriotique.

Même l’appareil bureaucratique local a été créé en fait à partir de zéro. Par ceux qui n’ont pas quitté le Donbass et l’ont même défendu les armes à la main.

Il n’y a pas de Parti des Régions ni de Svoboda au Donbass. Pas de gens de Timochenko, et elle n’y viendra jamais. Avakov n’y décide rien. Saakachvili n’y fait pas de vilaines grimaces. Porochenko n’y signifie rien du tout.

L’entrée au Donbass est interdite aux oligarques les plus odieux de l’Ukraine. Le Donbass a nationalisé pour le moment toutes les entreprises qu’il a pu, et il tient à nationaliser celles qui restent.

Malgré la clameur des propagandistes hystériques du Maïdan, ce sont le Kalmius, les bataillons de Guivi et de Motorola qui montent la garde au Donbass, et pas Aïdar ni Azov.

Dans des circonstances meilleures, le Kalmius, les bataillons de Guivi et de Motorola peuvent se retrouver plus loin à l’ouest qu’ils ne le sont actuellement. Mais en aucun cas les bataillons des volontaires ukrainiens n’entreront au Donbass, drapeaux déployés. Est-ce que c’est peu de chose ?

La Russie a tant fait pour le Donbass qu’il ne peut pas le rendre. Le Donbass est tellement inscrit dans certaines réalités russes qu’il ne peut pas en être rayé. La Russie a dépensé des vies humaines − des frères à vous et à nous − et des milliards de roubles du peuple afin que cette partie du Donbass soit la nôtre.

Qu’avez-vous dépensé, vous ? De la salive ?

Pourquoi vous comportez-vous toujours de la sorte ? Pour que le combattant qui monte la garde en première ligne jette son arme et s’en aille ?

Et alors de gaillards bataillons punitifs viendront ici pour punir gaillardement ?

Il me semble que vous feriez mieux de vous taire la prochaine fois.

C’est d’ailleurs bien que vos voix n’arrivent pas jusqu’ici. Pour la majorité écrasante d’insurgés, vous êtes nuls. Pour la multitude écrasante d’habitants du Donbass, vous n’existez pas.

Cela veut dire que vous croyez de bonne foi que vous existez, mais en fait vous n’existez que sur votre ruban. Vous souvenez-vous du ruban adhésif anti-mouches qui pendait partout dans les magasins soviétiques ? Voilà, vous y êtes, sur ce ruban, à agiter une patte inlassable.

Le Donbass est visité par des pianistes vedettes mondiales et des stars du sport global − ces gens, Écossais et Américains, se sont avérés plus patriotes pour le Donbass que nos patriotes hystériques des deux sexes.

Parfois il me semble que certains parmi l’intelligentsia patriotique hystérique et, ce qui attriste davantage, parmi ces deux ou trois anciens chefs combattants de la RPD et de la RPL passés à la Russie, souhaitent dans leur for intérieur que le Donbass tombe au fond du gouffre.

C’est alors qu’ils diront, en lançant un regard étincelant : « Vous voyez, nous avions raison. Sans nous tout a été perdu. Voyez-vous ? ».

Peut-être ont-ils raison quelque part. Mais rien n’a été perdu sans eux.

Vous avez voulu davantage ? Priez. La prière aide.

Le principal, c’est que vous ne vouliez pas du moindre.

Le territoire du Donbass actuel (la RPD et la RPL) atteint presque 17 000 km2. C’est plus grand que la Jamaïque, le Liban, Chypre ou le Monténégro. Pas beaucoup moins grand qu’Israël ou la Slovénie.

Le Donbass, c’est une partie du monde russe. Personne ne l’annulera. D’autant plus que rien n’est encore terminé.

Zakhar Prilépine

Texte russe original 

Traduit du russe par Roman, vérifié par Diane, relu par Catherine pour le Saker francophone



14 réactions


  • roman_garev 8 août 2016 12:15

    Pour info : à l’avant-dernière photo le chef de la RPD porte des fleurs à la pianiste étasunienne célèbre Valentina Lissitsa lors de son concert à Donetsk.


  • tf1Groupie 8 août 2016 13:44

    Quand on nous dit que Donetsk est une ville beaucoup plus agréable et heureuse que Paris ou Barcelone il n’y a plus qu’à tirer l’échelle ...


    • roman_garev 8 août 2016 14:14

      @tf1Groupie


      Oui, oui, Paris (Bataclan) est Nice sont de loin plus calmes et heureuses. C’est notoire. Et ça ne fait que commencer... Très bientôt vous n’aurez qu’à tirer vos verrous, mais cela ne vous garantira rien non plus. 

    • roman_garev 8 août 2016 14:21

      @tf1Groupie

      Et n’oubliez pas que les horreurs du Donetsk (ainsi que presque partout dans le monde) sont dues aux soins de vos patrons de Washington et de Paris, avec l’approbation ou consentement tacite des groupies de TF1 et autres toupies. Attendez le retour de votre boomerang. 

    • roman_garev 8 août 2016 15:50

      @tf1Groupie

      Ah oui, comme vous parlez de Paris, il s’agirait des Champs Élysées bien sûr ? Mais essayez de trouver à Donetsk un Saint-Denis ou autre bidonville où vous (et même vos soi-disant forces de sécurité) n’oserez jamais fourrer votre nez.

    • roman_garev 8 août 2016 16:44

      @tf1Groupie

      Et attention, vos Paris et Barcelone n’ont pas encore eu droit à admirer vos amis nazis ukrainiens qui violent, selon l’aveu effrayé d’une députée de Kiev, d,ailleurs tout bonnement anti-russe et nationaliste, les bébés sous les yeux des leurs mamans, violées auparavant, jusque dans leurs maisons ! Quand ces ordes cannibales, armées, affamées et ayant perdu tout aspect humain, afflueront dans vos rues, le fou de Nice vous paraîtra un polisson innocent. Surtout ne présentez alors une requête à Poutine de vous défendre.
      En attendant regardez votre TF1 pour vous endormir heureux.

  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 8 août 2016 14:18

    Правда


    • MAIBORODA MAIBORODA 9 août 2016 09:27

      @Jeussey de Sourcesûre


      De quelle Pravda s’agit-il ?
      Pourriez vous préciser votre pensée ?

    • roman_garev 9 août 2016 16:20

      @MAIBORODA


      Je crois que ce n’était que pour montrer ses connaissances en russe. Dommage que ces connaissances se limitent d’un seul mot.
      Ça pourrait aussi évoquer le journal soviétique principal de l’époque de l’URSS, quoique les guillemets sont omis. Dans ce cas la pensée profonde était d’égaler cette lettre à une propagande soviétique, donc le contraire de ce mot russe.



  • JMBerniolles 8 août 2016 15:06

    Merci pour cet article qui donne de l’espoir. Celui que des gens courageux peuvent résister et vivre dans l’enfer d’ une agression d’inspiration étasunienne.

    La Russie n’est pas tombée dans le piège grossier d’une action en Ukraine. Je pense qu’elle aide malgré tout ces républiques.

    Pendant ce temps là la situation économique de L’Ukraine se dégrade. Si le gazoduc Northstream se réalise cela aggravera fortement L’état des ressources ukrainiennes


    • roman_garev 8 août 2016 15:45

      @JMBerniolles

      Bonjour.
      Merci d’avoir apprécie cet article écrit par un écrivain jeune russe et que je n’ai fait que traduire (bien sûr je suis pleinement d’accord avec lui).
      On s’inonde dans le noir, et de tels propos aident à garder l’espoir.
      Le Donbass ne fera jamais part de cette Ukraine. Sauf si des fois cette Ukraine, mourant de faim et de froid, supplie le Donbass de la prendre sous son protéctorat.
      Plusieurs Ukrainiens voient déjà en Zakhartchenko leur futur leader.
      Un problème grave qui persiste : le Donbass nie le capitalisme, et la Russie actuelle (je parle des gens aux manettes), pas du tout. Aujourd’hui c’est pas grave, vu la menace existentielle de la part du Kiev nazi, mais demain...
      Il y a aussi pas mal de monde en Russie qui aiment voir en Donbass le futur du monde russe, de loin plus juste que la Russie de nos jours (de l’Occident, n’en parlons guère).

    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 8 août 2016 18:09

      @roman_garev

      Salut, propos intéressant par rapport au Donbass qui nie le capitalisme...voila peut être, entre autre raisons, pourquoi ils réussissent à s’en tirer ?? je ne sais pas juste une question..car le capitalisme c’est : tout pour ma gueule, que les autres se démerdent !! ce qui fait que l’état ou le puissant gagne sans problème car il affronte en réalité le peuple , un par un, vu que ils sont tous divisés.

      merci..


  • MAIBORODA MAIBORODA 9 août 2016 09:58

    Description peut-être un tantinet encomiastique et dithyrambique de l’actuelle Donetsk, mais réconfortante pour qui manifeste intérêt et sympathie envers cette ville et le Donbass, et pour qui (c’est mon cas en dépit de mon patronyme purement ukrainien) ne chante pas la louange du régime nazi-otanien de Kiev. 

    • roman_garev 9 août 2016 16:14

      @MAIBORODA

      Ce n’est guère une description du type encyclopédique à laquelle vous êtes libre de coller des étiquettes alambiquées, mais une lettre d’un écrivain, une sorte de journal intime contenant en surplus une polémique à ses opposés de la soi-disant intelligentsia russe patriotique. 

      C’est peu d’avoir un patronyme ukrainien pour avoir une idée nette de Donetsk d’aujourd’hui. Vous feriez mieux d’y aller un jour.

      Pourtant je suis curieux de savoir, en quoi au juste cette lettre serait-elle « encomiastique et dithyrambique ». Concrètement.



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