mercredi 6 juillet 2011 - par Thomas Roussot

Lettre ouverte au Maire du troisième arrondissement de Paris

Cher Monsieur Pierre Aidenbaum, en tant que spécialiste de la régie immobilière, vous devez connaître aussi les Droits de l'Homme. Vous en êtes un ardent défenseur. Vous avez triomphé du Maire précédent à la gestion quelque peu trouble des voix d'électeurs. Vous avez à nouveau triomphé en 2001, preuve en est que la population de votre quartier semble satisfaite de votre gestion. Avec vos amis communistes et écologistes, vous êtes attaché à la justice sociale. Vous œuvrez vaillamment pour la fête de la diversité, les magasins bio, bref, vous faites de votre mieux. Il y a juste un petit problème Monsieur.

Votre quartier s'est vidé de la plupart de ses petits artisans, des classes moyennes et prolétaires pour laisser place à cette nouvelle bourgeoisie que l'on nomme « affectueusement » « bobo ». Beaucoup d'agences de publicité, de journaux branchés, de cafés exotiques, de façades artificielles, mais l'on y croise aussi beaucoup de clochards dans vos rues cher Monsieur. Beaucoup trop.
 
Et il y a plus grave, il existe des retraités qui ne touchent que le revenu minimum de solidarité (dont vous devez connaître le montant n'est-ce pas ?), qui sont malades, grabataires, dont les médecins préconisent une aide à domicile, pour assurer l'hygiène et l'aide médicale et alimentaire car toute leur retraite en question part dans des loyers prohibitifs.
 
Vos services sociaux sont prévenus depuis plus d'un an, une assistante sociale s'est déplacée, elle n'a rien trouvé à redire, elle a jugé la situation correcte et n'a pris aucune décision d'urgence, dans le cas précis auquel je fais allusion, et qui est représentatif de toute une gestion politique d'un quartier, et pourquoi pas d'un pays.
 
Ce retraité étant dépressif et fier à la fois, il s'est voulu rassurant, n'a pas souhaité demander quoi que ce soit, mais la situation physique et sanitaire tant de l'homme en question que du lieu où il réside ne pouvait permettre aucun doute sur le caractère urgent d'une telle aide. Rien n'a été fait. Cela constitue un délit intitulé : non-assistance à personne en danger.
 
Tant la propriétaire de l'immeuble où il réside que ses proches ont alerté vos services, tant par courrier qu'en se déplaçant dans votre Mairie. Vos services souffriraient-ils d'un racisme anti-vieillards malades ? Où sont vos Droits de l'homme en l'espèce ?
 
Nous allons joindre une petite vidéo pour attester de la situation concrète dont il est question dans cette modeste missive.
 
Bien cordialement Monsieur. Un admirateur d'Irène Jacob qui pense bien à vous.
 


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