vendredi 17 février - par Amaury Grandgil

Macron aime l’autoflagellation

La France a un rapport particulier avec l'Algérie qui fit partie intégrante du territoire national. Il existe encore une blessure ouverte entre les deux pays. Et l'histoire réelle de la Guerre d'Algérie, nuancée, argumentée, étayée, est encore à faire. Des jeunes français qui étaient sans doute loin d'être tous des « fachos » bas du front étaient prêts à beaucoup de chose pour défendre ce que l'on appelait « l'Algérie française ». Si l'on évoque en 2017 complaisamment la torture et les exactions certes indubitables commises par l'armée française pendant ces « évènements ».

On glose à qui mieux mieux sur la « manif de Charonne » mais on ne parle jamais de la fusillade de la rue d'Isly ou des massacres de « harkis » et de « pieds noirs » parqués pour les survivants « rapatriés » dans des camps de rétention dans le Sud de la métropole sans le confort moderne...

...Et ce pendant trente ans pour certaines familles. Au mieux on minimise. Cela aurait été des dérives inévitables après une guerre d'indépendance...

Tant qu'à s'indigner pourquoi ne pas le faire pour ces harkis eviscèrés, écharpés, brûlés vifs ? Ils ne le méritent pas ? Ils étaient du mauvais côté ? Le nôtre d'ailleurs. Et pourquoi ne pas le faire pour tous ces innocents qui n'étaient pas tous de l'OAS tant s'en faut sur lesquels les soldats ont tiré le 26 mars 1962 ?

Emmanuel Macron est allé en Algérie où il a prononcé quelques phrases un tout petit peu, un chouïa exagérées disons, sur le « crime contre l'humanité » qu'est pour lui la colonisation française en Algérie (lire par ici). Il a précisément le même discours de masochisme mémoriel pénible que tous les autres à quelques exceptions. C'est de notoriété publique à les entendre, la colonisation fût une période atroce, horrible, particulièrement en Algérie c'est bien connu.

Les canalisations, les rues, les immeubles, l'eau courante, l'électricité, l'éducation, la laïcité, la plantation de vignobles par les alsaciens émigrés au Maghreb suite à la perte de l'Alsace-Lorainne ?...

...Horibble, odieux, atroce.

N'oublions pas aussi la description solaire qu'Albert Camus fait des filles « en cheveux », sans voile absurde, dans les rues d'Alger, dans « l'Etranger », dans des quartiers où sévit ainsi que dans trop nombreux endroits de notre pays la sottise religieuse la plus crasse.

Il n'y aurait cependant pas à revenir là-dessus. Les français étaient des tortionnaires,, des exploiteurs, des salopards un point c'est tout. Cela aussi on le serine sur tous les tons depuis des décennies. Les français, lorsqu'on entend non seulement Macron mais la plupart des politiques en général, devrait s'autoflageller pour les siècles des siècles « ad vitam aeternam ». En définitive ils ont exactement la méme rétorhique que les « indigènes de la République » de la joviale (sic) Houria Bouteldja sur la question.

Tant qu'à dénoncer Emmanuel, dénonce tout, fais un « packaging ». Cela sera plus efficace même de ton point de vue ultra-libéral.

Quel était l'intérêt d'une telle déclaration ? Draguer les vieux barbons FLN pour leur arracher des avantages commerciaux dans la vente de leur pétrole ? Ou pour qu'ils tiennent chez eux les impétrants à l'immigration en France ? Plaire aux « banlieues » ? C'est à se demander si finalement Emmanuel ne suit pas comme Hollande avant les recommandations « terranovistes » sur l'électorat populaire. Puisque les précaires et les petites gens votent ailleurs qu'au PS (FN) il convient d'aller trouver de nouveaux électeurs parmi les français de deuxième, troisième ou quatrième génération...

Notons que c'est aussi à cela que sert la politique douteuse d'attribution des logements dits sociaux de la plupart des municipalités de gauche. Et leur danse des septs voiles auprès des fondamentalistes musulmans n'a rien d'étonnant. Ceux-ci auraient un rôle compensatoire important à jouer dans les « cités » où ils remplacent déjà et de plus en plus les institutions républicaines pour la Justice, la Sécurité, l'Education. Je songe en particulier à l'exemple de Trappes chez monsieur Hamon.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

manifestations « spontanées » de la foule en liesse sur le passage du messie cosmoplanétaire Emmanuel...



44 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 février 11:10

    L’Algérie n’était pas une colonie, mais trois départements appliquant un droit local de ségrégation, une partie de la population n’ayant pas les mêmes droits que les autres. C’est d’ailleurs cette population qui était déjà là avant l’annexion et qui est restée après le départ de l’agresseur.


    Les colonies, elles, n’ont pas disparu : après les missionnaires et les gouverneurs, l’état colonisateur a institué une autre forme de contrôle reposant essentiellemnt sur la corruption, mais il n’a pas retiré son armée qui fait toujours régner l’order colonial au plus grand profit de Bolloré et Lévy (Bernard-Henri).

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 17 février 18:18

      @Jeussey de Sourcesûre
      là c’est plus du masochisme mémoriel mais carrément du bondage


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 février 18:55

      @Amaury Grandgil

      Ce n’est pas le type de perversion auquel je m’adonne !
      Je vais vous surprendre, mais la seule excuse que je trouve aux missionnaires, c’est le perfectionnement de la position à laquelle ils ont donné leur nom à force de l’expérimenter.


    • Cazeaux Cazeaux 18 février 01:08

      @Jeussey de Sourcesûre
      FAUX

      A partir de juin 1958, l’Algérie était composée de treize départements dans lesquels tous les habitants, hommes et femmes, sans distinction de confession religieuse, tous, avaient les mêmes droits.
      Pour activer cette égalité qui avaient eu du retard à se mettre en place, De Gaulle avait ordonné par décrets, j’ai en pdf la copie des parutions au Journal officiel, que les habitants musulmans non encore inscrits sur les listes électorales le soient d’office par les services préfectoraux. L’un des textes précise que cette mesure s’applique aux femmes musulmanes, qui dans le droit coranique sont mineures et n’ont donc pas le droit de vote. 
      Ce fut la conséquence la plus directe de la révolution du 13 mai 1958 qui aboutit au retour au pouvoir de De Gaulle. Il appliqua, du moins la 1ere année, ce qu’il avait proclamé à Alger à la foule :« il n’y a ici qu’une seule catégorie d’habitants, des Français à part entière. »
      Ainsi, en fin septembre, quand la nouvelle constitution fut proposée - concrètement la question était Oui au général De Gaulle, Oui à l’Algérie française - tous les musulmans en âge de voter étaient inscrits sur les listes, et en dépit de la menace de mort lancée par le FLN contre ceux qui iraient voter, 95% firent le déplacement ! Ce fut la 1ère fois dans l’histoire que des femmes musulmanes votaient. Le résultat fut un Oui à près de 90%. Quant ensuite il y eut les législatives, 80 députés d’Algérie furent élus dont les 9/10eme de confession algérienne, tous acquis à la cause française, persuadés que plus rien désormais ne mettrait en cause l’appartenance de leur terre à la France.
      Cela est la réalité historique, indéniable, vérifiable par les débats à l’A Nale et les textes légaux parus au JO, pour se limiter aux documents officiels.
      L ’affirmation de l’appartenance à la France par le peuple musulman produisit un séisme pour la cause FLN. L’on vit par centaines, des ralliements de leurs soldats et l’emprise - par racket - sur le petit peuple s’écrouler.
      Le peuple algérien s’était prononcé. Pourtant, sans que rien ne se fût produit dans le sens contraire entre temps, De Gaulle brisa tout net cet élan qu’il avait célébré avec ardeur à Alger, avec sa déclaration de sept 1959 sur l’autodétermination. Un peu comme si, après les élections de 1877 qui vit la victoire de la gauche républicaine, le Président de Mac-Mahon avait déclaré qu’il allait falloir demander aux Français si oui ou non ils voulaient de la République et plus de la Monarchie...
      Ce que je viens d’écrire est l’histoire, mais on préfère le taire et laisser se propager des légendes noires, qui sont celles de la propagande d’un Etat algérien despotique que l’on traite avec égards.




    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 février 09:48

      @Cazeaux

      Donc, si j’ai bien compris la démonstration, l’Algérie était une région française comme la Lorraine, annexée en 1766, où tous les habitants étaient citoyens français avaient les mêmes droits. Ce n’était donc pas une colonie comme je le disais mais un ensemble de départements, comme la corse ou les départements d’outre-mer qui ne sont pas non plus des colonies.Contrairement à Israel qui est un état juif de légitimité divine, la France a vocation à s’étendre géographiquement à travers les siècles et à créer des nouveaux départements ârceque c’est comme ça, et ce ne sont pas des colonies.Les colonies, c’est ce qui correspond à la définition qque Jules Ferry en avait donnée dans son discours devant la Chambre des députés, le 29 juillet 1885 : «  Je répète qu ’il y a pour les races supérieures un droit parce qu ’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures.  » 


      C’est bien ça ?

    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 18 février 10:40

      @Cazeaux
      Et maintenant que c’est passé, fini, que ça a pris une autre direction : vous voulez quoi ?


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 février 10:47

      @Jeussey de Sourcesûre
      il a raison l’Algérie c’était la France


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 18 février 11:17

      @Amaury Grandgil
      Quand on dit « c’était », on est bien dans le passé, non ?
      Et en ce moment, on est bien dans le présent, non ?


  • berry 17 février 13:32

    Macron est un tartuffe, il vient de participer à un gouvernement socialiste néo-colonialiste qui n’a pas hésité à soutenir des terroristes et à faire des centaines de milliers de morts en Libye et en Syrie.
    Bachar El-Assad l’a très bien dit cette semaine :
     
    "La politique de la France, depuis le premier jour a consisté à soutenir les terroristes en Syrie, elle est directement responsable des tueries dans notre pays« 
     »Ce sont eux qui le disent. Je ne les accuse pas. Ils ont dit à plusieurs reprises avoir soutenu la guerre. François Hollande a même récemment déclaré que cela avait été une erreur de ne pas avoir déclenché la guerre en 2013. Ce sont eux qui ont dit qu’ils envoyaient de l’armement à ce qu’ils appellent des groupes « modérés », et qui sont en fait des terroristes. Ce sont eux qui l’ont dit, pas moi
    ".

     


    • doctorix doctorix 18 février 21:20

      Le mot de la fin reviendra sans conteste à Jean d’Ormesson :

      « Macron, c’est le grand flou.
      Entre l’électeur de gauche et l’électeur de droite qui votent pour Macron, l’un d’eux, forcément, sera cocu.
      Mais de toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement »

  • Elliot Elliot 17 février 13:43

    "Les canalisations, les rues, les immeubles, l’eau courante, l’électricité, l’éducation, la laïcité, la plantation de vignobles par les alsaciens émigrés au Maghreb suite à la perte de l’Alsace-Lorraine ?..."

    Ce paragraphe résume bien les raisons de ces investissements dont les intentions n’étaient qu’accessoirement civilisatrices comme la propagande essayait d’en persuader la métropole mais qui étaient essentiellement engagés pour favoriser les conditions d’implantation des colonies de peuplement.

    C’est vrai aussi que seule la rapidité avec laquelle les événements se sont enclenchés à empêché en Algérie la mise en œuvre d’une politique de la terre brûlée organisée par ceux-là qui devaient abandonner leurs supposés privilèges.

    On comprend aussi que ceux qui en étaient exclus ou qui ne pouvaient en profiter que de manière très marginale voire incidente, les « indigènes » se soient révoltés contre la présence coloniale qui ne leur octroyait que les miettes du festin mis en place pour les colons.

    Mais c’est vrai aussi que ceux qui déclamaient à gorge déployée les Droits de l’homme et du citoyen – tout en se gardant de les appliquer en Algérie – ont ainsi déposé dans les couches les plus éveillées de la population locale les ferments de l’émancipation.

    Macron l’a reconnu comme il a eu raison de souligner le caractère infâme de toute entreprise qui vise à déposséder un peuple de ses terres pour les offrir à des intrus.

    Même s’il est exact de dire qu’en Algérie tous les « implantés » n’étaient pas des possédants et que certains étaient tout autant exploités par les outils d’exploitation capitaliste au profit de la métropole, il n’en est pas moins vrai qu’ils acceptaient la division entre pauvres blancs et indigènes plus misérables encore et qu’ils se mettaient majoritairement du côté des exploiteurs.
    C’est un peu la recette qui fait entre autres calembredaines le succès du FN au seul profit de ceux qui s’en mettent plein les poches et apprécient que les exploités se déchirent entre eux en oubliant que la seule identité qui vaille est celle qui les rassemble, celle d’être des laissés pour compte du système que ce parti en trompe l’œil feint de combattre. 


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 17 février 18:17

      @Elliot
      l’Algérie n’existait pas en tant que nation avant les français,.
      Je m’étonne là encore, les français n’ont pas le droit de se revendiquer comme nation, mais tous les autres oui ?


    • Elliot Elliot 17 février 21:10

      @Amaury Grandgil

      C’est vous qui évoquez la nation algérienne, pour ma part, je parle de citoyens de seconde zone qui se trouvaient être les habitants d’origine de ces contrées.

      Se sentaient-ils appartenir à une entité qui s’est appelée l’Algérie ( en tout cas les Français l’appelait comme cela ) et avaient-ils une conscience nationale ? 

      L’histoire a, semble-t-il, tranché comme elle a tranché pour donner une conscience nationale aux Français qui furent d’abord des Béarnais, des Bretons ou des Bourguignons entraînés dans des guerres que l’on peut aujourd’hui qualifier de fratricides....

      Mais en tout cas les indigènes ne se sentaient pas français dès lors que rien n’était fait pour qu’ils intégrassent ou fissent leur le roman national et surtout si l’on en juge au soutien passif ou actif que la majorité d’entre eux ont apporté aux partisans de la libération.

      Eussent-ils eu des droits égaux à ceux des Français d’extraction européenne, peut-être le sens de l’histoire eut-il été changé. 

      Et dans un sens qui devrait vous déplaire si j’en juge à la tonalité de vos articles au demeurant estimables. 


    • Cazeaux Cazeaux 18 février 01:22

      @Elliot

      Eussent-ils eu des droits égaux à ceux des Français d’extraction européenne, peut-être le sens de l’histoire eut-il été changé. 


      Ils les ont eu - voir ma réaction ci-dessus - et se prononcés, en sept 1958 puis aux législatives de décembre, pour l’appartenance définitive à la France.

      Cela avait changé le cours de la guerre, le FLN était en chute libre, mais la voix du peuple n’a pas suffi. 
      Si par la suite, le FLN a pu retourner la situation, c’est uniquement parce que voyant que « les Français » allaient partir, les pauvres gens se sont tournés vers ceux qui allaient bon gré mal gré devenir leurs chefs. Dure loi de la politique que nous avons connue, toute comparaison ayant ses limites, entre début et fin août 1944 quand les foules qui avaient applaudi avec ardeur le Mal Pétain, réservèrent le même accueil au Gal De Gaulle... Qui aurait le culot de dire que l’immense majorité des Français avaient soutenu la Résistance ?

    • doctorix doctorix 18 février 10:30

      @Cazeaux

      Je n’aime pas les colonisations, les nouvelles pas plus que les anciennes. 
      Mais tout le monde s’accorde à dire que l’immense majorité des algériens nous ont regrettés, à tort ou à raison. Et je crois qu’ils nous regrettent encore.
      C’est incontournable.


  • berry 17 février 14:09

    Macron est un traitre, il est allé faire le tapin au Maghreb pour récolter les voix des immigrés.
    Il critique la colonisation de l’Afrique au siècle dernier, mais il se pâme devant la colonisation actuelle de l’Europe organisée par les mondialistes.
    Cette colonisation est voulue par les mêmes pourris qui organisent les guerres, elle est déguisée en opération humanitaire, alors que 90 % des migrants ne sont pas des réfugiés de guerre.

    "La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant."

    Bien entendu, il n’en subira pas lui-même les conséquences ; avec les millions qu’il a gagné chez Rothschild, il n’habite pas en banlieue, il peut se permettre d’habiter à Paris, en plein centre-ville.


  • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 17 février 15:41

    L’Europe est le continent le plus colonisateur de l’histoire du monde, la carte du monde vers 1900 l’atteste. Où les européens ne sont pas allés même en formant, sur la durée, des nouveaux pays. En 1900, tout le continent européen, les iles aux alentours, l’Océanie, l’Afrique, L’Inde, une partie de l’Asie, etc ... on peut aussi ajouter l’esclavage et les déportations forcées. Comme ça ne suffisait pas, on a ajouté 2 guerres mondiales. Notre histoire n’est pas exemplaire depuis Jules césar ou Alexandre le Grand, etc ... Tout ceci est l’histoire, notre histoire. Les autres ne sont pas mieux mais on était pire.
    Et maintenant donc ? L’histoire est faite pour être enseignée, jamais oubliée, comprendre d’où l’on vient et comprendre le présent mais l’histoire est aussi faite pour en tirer des constatations, des conclusions et y apprendre de ses échecs.
    Il arrive un moment où quand l’histoire commune est reconnue : elle est reconnue. Quoi de plus pour un passé non modifiable ? Vous n’oubliez pas l’histoire mais vous vous devez de repartir de cette histoire. Donc pas d’oubli, la fin des rancoeurs et une vision plutôt d’avenir.
    Si on était resté figé pendant 60 ans avec l’Allemagne, ça se passerait comment en Europe ? Merkel s’excuse à chaque fois qu’elle voit Hollande ?
    Vous devez passer à autre chose mais sans oublier, ni oublier d’enseigner.
    Pour le reste ... un Macron qui ne serait pas engagé en politique : je ne suis pas certain qu’il mette les pieds en Algérie. C’est comment ça ? Opportuniste, c’est le bon mot ?


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 17 février 18:13

      @Frédéric Van der Beken
      Erreur : En 1900, tout le continent européen lire En 1900, tout le continent américain


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 17 février 18:15

      @Frédéric Van der Beken
      Votre vision de l’histoire européenne me semble dans la droite ligne de l’autoflagellation continuelle que j’évoque.
      Là où il y a de l’homme il y a de l’hommerie...
      Je m’étonne que vous ne parliez pas de l’histoire africaine, longue suite de conflits ethniques sanglants


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 17 février 18:54

      @Amaury Grandgil
      Le sujet de départ, c’est bien la France, l’Algérie et la colonisation, non ?
      J’explique que les européens sont les peuples qui ont le plus colonisé à partir du moment où ils ont pu voyager (en gros Christophe Colomb). Je n’ai pas inventé le monde colonisé de 1900. Ca c’est l’histoire et c’est la nôtre. Je ne la retire pas.
      Les autres pays extra européens et non issus d’anciennes colonies (ex : usa, Australie), continents ont également une histoire mais en terme de colonisation, ce sont des petits joueurs en face des européens. Le constat n’est pas bon ?
      Tout au long de l’humanité, il y a eu des dominations plus ou moins étendues. L’histoire n’est faite que de ça mais je ne demande pas aux Italiens de s’excuser pour la conquête de la Gaulle. Un jour, il faut passer mais garder la mémoire.
      Surtout, je prêche que l’on n’oublie pas, que l’on enseigne, que l’on ne déforme pas mais que l’on arrête de mettre ça en avant car ce n’est que du sur place. Bâtir, c’est à partir de et non en faisant du sur place.


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 17 février 19:09

      @Amaury Grandgil

      « Votre vision de l’histoire européenne me semble dans la droite ligne de l’autoflagellation continuelle que j’évoque. »

      Ce n’était pas clair ?

      Si on était resté figé pendant 60 ans avec l’Allemagne, ça se passerait comment en Europe ? Merkel s’excuse à chaque fois qu’elle voit Hollande ?
      Vous devez passer à autre chose mais sans oublier, ni oublier d’enseigner.


    • Cazeaux Cazeaux 18 février 01:48

      @Frédéric Van der Beken
      Tout ceci est l’histoire, notre histoire. Les autres ne sont pas mieux mais on était pire.


      Pires ? L’invasion par les musulmans de tout le pourtour méditerranéen à partir du VIIe siècle, maintenu hormis l’Espagne et l’Afrique du Nord par l’Empire Ottoman jusqu’en 1918, c’est une invention ? Partout où s’est implanté l’Islam, le christianisme a été persécuté ou à tout le mieux toléré moyennant humiliation et rançon. 
      Dans quel pays, avons-nous interdit une religion locale ? 
      La Russie : 90% de son territoire est le résultat d’une annexion des pays plus à l’est.
      Le Japon est le résultat d’une antique colonisation par les Chinois. 
      Les USA, au terme d’un siècle de colonisation des territoires intérieurs, il n’est resté qu’une toute petite portion des Indiens. Quand nous avons quitté l’Algérie, la population arabe s’était multipliée par huit. C’est cela la barbarie ?
      Les USA : ils ont annexé par conquête, la plus grande partie du Mexique : Californie, Texas, Nouveau Mexique. Ce n’est rien cela ? 
      Les USA : quand nos écoles et hôpitaux furent ouverts aux arabes dès après la conquête, en 1968 aux USA, il y avait des bus, des écoles, des toilettes publiques interdits aux noirs. Quand avons-nous réservé un tel sort à nos indigènes ? Dès 1870, ils se sont portés volontaires en grand nombre pour se battre à nos côtés, aux côtés de barbares, selon Macron...

       

    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 18 février 10:33

      @Cazeaux
      Les autres ne sont pas mieux mais on était pire.
      Je ne connais pas une guerre mondiale qui aurait pris naissance en dehors de l’Europe.
      Quand vous parlez Russie ou USA : ce sont bien encore des peuples européens ou d’origine qui ont mangé les autres, non ?
      Évidemment, bien avant 1492, les indiens se tapaient dessus et avant, et avant, et ailleurs, et ailleurs. C’est donc sans fin ...

      Vous pouvez maintenant rester figé sur le passé et chaque siècle où vous allez trouver à chaque peuplade/peuple/nation des griefs, des faits, des massacres, des guerres, etc ... ou des bienfaits.
      Je le répète donc, tout ceci fait partie de l’histoire de l’humanité. Puisque vous rappelez des faits, nous avons donc la preuve que vous n’avez pas oublié. C’est tout le sens de mes propos : l’histoire est passée, on l’enseigne (il y a du boulot en ce moment, ouvrez les livres de vos gamins), on ne l’oublie pas, on reconnait les faits autant le massacre des Arméniens que le génocide Indien, etc ... (mettez tous les faits qui vous tiennent à coeur dans cette parenthèse) MAIS on ne passe pas son temps à s’excuser (surtout si cela a été fait) à chaque fois que l’on passe une frontière ou à reprocher.
      Pour en revenir à l’enseignement, il faut imaginer que ce n’est pas en Turquie que l’on vous parlera du génocide Arménien ou en Russie où la 2e commence en 1941 (la Pologne, c’était pour rire), les autres exemples existant partout. L’enseignement étant aussi un conditionnement, il y a encore un gros travail planétaire à faire.
      Le passé est une pierre de la fondation mais n’est pas l’ensemble de la construction.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 février 10:40

      @Frédéric Van der Beken
      L’histoire n’est pas véritablement enseignée justement, et c’est là le problème, elle ne l’est que sous l’angle d’un seul paradigme idéologiques.


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 18 février 11:28

      @Amaury Grandgil
      L’enseignement est un conditionnement y compris l’enseignement de l’histoire où l’on peut choisir, minimiser ou maximiser ce que l’on veut. Certains pays dispensent des cours d’histoire (même non parfaite) et pour d’autres, cela s’assimile à de la propagande. Rien n’est parfait mais le parfait est où ?
      L’histoire, ce n’est pas les maths où 1+1 feront toujours 2.
      Vu la place que prend l’histoire dans l’enseignement en France (veuillez emprunter quelques livres de la 6e à la 3e), les jeunes français vont devenir sans mémoire et sans culture. Snif ...


    • Cazeaux Cazeaux 18 février 16:44

      @Frédéric Van der Beken
      RAPPEL DE COURS D’HISTOIRE

      Vous appartenez peut-être aux générations d’après la révolution culturelle de 68 où l’histoire ne s’apprenait plus de façon chronologique et géopolitique. Dans ce cas vous avez des circonstances atténuantes. Il demeure cependant l’outil moderne et commode qu’es Wikipédia pour vérifier si l’on ne va pas écrire une bourde.

      Vous dites  : Les autres pays extra européens et non issus d’anciennes colonies (ex : usa, Australie), continents (? ??) ont également une histoire mais en terme de colonisation, ce sont des petits joueurs en face des européens. Le constat n’est pas bon ?
      Eh non, le constat n’est pas bon.
      Les « USA » sont le résultat de la révolte des colons anglais installés sur la côte Est de l’Amérique du Nord depuis le début du XVIIe siècle. Jusqu’à l’indépendance proclamée en 1776, ces terres s’appelaient la Nelle Angleterre. 
      En 1803, la partie centrale des actuels EU, 1/3 du territoire, la Louisiane, est vendue par Napoléon à un prix très modique, d’ailleurs jamais payé.
      A partir de 1845, les Américains s’en prennent aux possessions mexicaines ; Texas, puis  Californie, Utah, nord de l’Arizona, sud-ouest du Wyoming , et Nouveau-Mexique. Excusez du peu. Ensuite, après la guerre civile de 61-55, ce fut la ruée vers l’Ouest, qui a duré jusqu’au début du XXe siècle, période durant laquelle les tribus indiennes furent décimées puis parquées dans des réserves. Pas mal comme colonisation et ce ne fut pas terminé : il y eut Hawaii, annexée en 1898, après éviction manu militari de la reine locale. Ensuite, le patrimoine colonial US s’agrandit de Porto Rico et des Philippines. Pas si mal quand même.
      Quant à l’Australie, aux temps les plus reculés, elle fut envahie par des sortes de Maoris venant d’Asies du Sud Est, puis fut colonisée par le RU en 1788. 

      Quand vous dites, il ne faut pas oublier, si l’on étudie l’histoire, cela ne risque pas de se produire. Maintenant, si cela veut dire, on pardonne, mais on doit conserver de la honte, et dénoncer ce qu’on fait nos anciens, là je ne vous suis pas. Qui sommes-nous pour juger des actes commis en des temps reculés où les pratiques et les normes internationales étaient différentes. Personne en 1830 ne s’est offusqué du débarquement français à Alger. Il y a avait un problème de sécurité permanent dû à la piraterie en provenance du littoral algérien. Cela arrangeait tout le monde que la France s’en occupe. La bonne formule de conclusion est anglaise : let’s bygone be bygone.

    • kalachnikov lermontov 19 février 00:09

      @ Cazeaux

      « Et moi, je considère que le respect des règles humanitaires fera que la guerre en Afrique risque de se prolonger indéfiniment. » [général Bugeaud]

      "Personne en 1830 ne s’est offusqué du débarquement français à Alger. Il y a avait un problème de sécurité permanent dû à la piraterie en provenance du littoral algérien. Cela arrangeait tout le monde que la France s’en occupe.« = ton problème, c’est que, à nul instant, tu n’adoptes le point de vue de l’agressé ; car figure-toi qu’elles se sont senties offusquées, ces populations, le Français n’a pas été accueilli en libérateur. Donc, c’est assez amusant de parler de ne pas juger quand on adopte un point de vue unique.

      En 1830, c’est la prise d’Alger. La mission initiale est accomplie, l’expédition, colossale en terme d’armement, est remboursée, en volant le trésor du bey d’Alger. Il n’y a pas au départ de plan de conquête de ce qu’on appelera l’Algérie ; mais les Français se sentent pousser des ailes. Ils effectuent des sorties hors d’Alger et systématiquement ils sont attaqués par les indigènes ; en clair ils se heurtent à une résistance (contre des occupants jugés illégitimes). Et que font, les Français ? En représailles, le général Savary de Rovigo fait raser des villages entiers, massacrant hommes, femmes et enfants par égorgement, détruisant les vergers, etc.

      Ne vois-tu pas ce qui ne va pas ici ? A des actes de guerre classiques (l’assassinat de soldats par des soldats ennemis qui défendent leur bien et leur territoire), les Français répondent par des crimes de guerre, s’en prenant aux civils.

      Ce sont ces exactions, systématiques, qui vont faire que la résistance qui n’est que locale, va s’organiser en 1833 avec pour chef Abd el-Kader. Ces résistants parviennent à isoler Oran. Quelle est la réplique des Français ? Ils massacrent tous ceux qui le soutiennent, mettent à sac les récoltes et enlèvent femmes et enfants. Ie à nouveau des crimes de guerre.

      En dépit de cela, les Français font la paix avec ce chef en 1834, lui concédant l’ouest algérien. En 1835, les Français l’attaquent à nouveau et sont défaits, un traité est à nouveau signé. En 1839, les Français l’attaquent à nouveau, Bugeaud ayant les pleins pouvoirs et une armée de 100 000 hommes. Ce Bugeaud pratique la politique de la terre brûlée, dévastant tout ce qui lui tombe sous la main. Finalement vaincu, Abd el-Kader fuit au Maroc.

      La population autochtone, qui s’offusque, bordel !, trouve un nouveau chef en la personne de Bou Maza. En janvier 45, à Sidi bel Abbes, un attentat kamikaze est perpétré, tuant 6 Français et en blessant 36. 58 terroristes sont abattus. Les représailles des Français seront terribles et disproportionnées : ils tuent des gens par asphyxie, hommes, femmes et enfants, indistinctement encore, en les enfumant délibérément alors qu’ils sont terrés dans des grottes sans capacité de fuir. A Nekmaria, le général Saint-Arnaud fait emmurer vivantes des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants. Etc. Des crimes de guerre, encre, toujours.

      Tu oses écrire, et en gras !, » Qui sommes-nous pour juger des actes commis en des temps reculés où les pratiques et les normes internationales étaient différentes". Figure-toi que lorsque ces atrocités sont connues en France, c’est le tollé, l’indignation dans la population.On parle dans la presse de ’meurtres prémédités’, d’’oeuvre de cannibale’, d’’actes ’infâmes qui souillent le drapeau de la France’.

      Je pourrais continuer cette histoire de la conquête de l’Algérie ad libitum, une litanie d’horreurs que la nature seule calma via des séismes et maladies qui épuisèrent tout le monde, y compris le Français mais à quoi bon ?

      Tu es un bon occidental, en tout cas, Cazeaux. (je suis blanc, français, de culture chrétienne, dois-je préciser, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté au sujet de cette dernière parole).

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Jean_Marie_Ren%C3%A9_Savary#L.27Alg.C3.A9rie

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_el-Kader

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Jacques_Leroy_de_Saint-Arnaud

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Enfumades_d’Alg%C3%A9rie

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_asym%C3%A9trique


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 20 février 10:12

      @Cazeaux
      « Les autres pays extra européens et non issus d’anciennes colonies »
      Le ET a son importance. Extra européens = hors d’Europe, non issus d’anciennes colonies = ceci exclut les USA, ’Australie, etc... . Donc à l’échelle de la planète, ne reste bien que des petits joueurs en terme de colonisation. C’était à lire dans ce sens là.

      Merci, je lis l’histoire sans problème autant dans les livres que les encyclopédies.
      J’ai 60 ans et mai 68 n’avait pas encore transformé mon enseignement comme celui de mon gamin qui apprend le boom économique de la Chine dans les années 80 alors qu’il n’a pas encore étudié la période Mao. Et pour le voir, tous les jours, cette génération qui passe son temps sur Snapchat, n’ouvre plus un livre, refuse la moindre émission où il n’y a pas des tartes à la crème (je schématise vite fait). C’est chez moi des bagarres perpétuelles pour qu’ils apprennent le monde, ce qu’il a été et par ricochet ce qu’il va devenir. Et le devenir, c’est pour qu’ils comprennent également qu’ils seront dans ce devenir.

      Personnellement, je dis souvent : vous ne pouvez juger des faits passés avec votre morale ou vos connaissances d’aujourd’hui sinon on remonte à quand le podium des pires crimes. L’humanité, au sens général, évolue et chacun est dans son époque. Reconnaître des faits, les expliquer, éviter le renouvellement des faits peu glorieux, etc ... ça devrait suffire mais vous voyez bien, par exemple, qu’un conflit n’en empêche pas un autre.
      Quant aux jugements, qualification de certaines choses (massacre, crime, crime contre l’humanité) : tout ceci est d’une qualification à géométrie variable et soumit à des jugements à géométrie variable.
      Comme tout ce sujet provient des déclarations de Macron : quand il va en GB, il n’a rien à dire ? Quand il va aux USA, il n’a rien à dire ? etc ... c’est donc très opportuniste et si ça l’engage lui et sa meute de journalistes aux ordres, ça ne m’engage pas moi. Moi, je reconnais les faits autant malheureux qu’heureux et je ne me sens pas obligé de m’excuser dans chaque endroit où je mets les pieds. L’histoire est passée et si on tenait compte du passé, il ne devrait plus y avoir de mauvais présent qui donnera un mauvais passé. C’est loin d’être le cas, et je le subis.


  • Crab2 17 février 17:29

    Algérie- Piqûre de rappel : après les victoires de la marine américaine en méditerranée, la France à occupé l’Algérie pour mettre un terme aux activités criminelles, sur les mers et cotes européennes, des esclavagistes musulmans

    Un seul regret, j’eusse préféré une occupation militaire et non coloniale, mais on ne peut refaire l’histoire

    Crime contre l’humanité  : les deux parties ( FLN et une partie de l’armée française) peuvent se les partager équitablement durant les épisodes sanglants des années de guerres -mais les pires exactions des deux cotés de la méditerranée, notamment à l’encontre des harkis furent commises en Algérie après le départ des troupes françaises

    Sans les fanatiques des deux cotés l’Algérie serait indépendante et les pieds-noirs presque tous encore sur place - se référer à Albert Camus –

    Suites  :

    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/02/presomption-dinnocence-ou-de-culpabilite.html


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 17 février 18:21

      @Crab2
      Tant qu’à parler de crime contre l’humanité on peut parler de l’arabisation forcée des kabyles aussi


    • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 17 février 19:06

      @Amaury Grandgil
      Pourquoi vous mélangez tout. C’est sans fin. Vous avez pondu le sujet France/Algérie/Colonisation/Macron et là vous êtes chez les kabyles.
      Le pas propre, c’est partout dans l’histoire autant en Vendée qu’en Kabylie, les Utu, les Arméniens, la St Barthélémy, les indiens, etc ... partout, partout, partout et encore aujourd’hui.
      Restez sur votre sujet ...


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 février 10:34

      @Frédéric Van der Beken
      les donneurs de leçons merci bien


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 février 10:36

      @Frédéric Van der Beken
      Cela a un rapport, tant qu’à dénoncer les crimes, faisons un pack, non ?


  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 17 février 18:20

    Finalement la gauche sociétale est vu certains coms au dessus prête à voter Maqueron


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 février 20:33

    Le Pape appelle les dirigeants politiques à « relancer le marché du travail » et lutter contre le chômage qui résulte pour lui « d’une vision économique de la société fondée sur le profit égoïste en dehors des règles de justice sociale », les appelant à se consacrer à la création d’emplois car « le travail est essentiel pour la dignité ».


    Je suis d’accord.

    Ce n’est pas pour ça que je vais me mettre à croire en dieu.

  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 février 19:52

    "Pardon d’avoir débarqué en 1830 à Sidi-Ferruch pour chasser le colonisateur ottoman qui affamait depuis plusieurs siècles les ancêtres du mafieux président algérien devant lequel il envisage de se prosterner, pillant leurs maigres biens et les réduisant à la famine et à la maladie ?
    Pardon d’avoir libéré les esclaves chrétiens européens, ravis sur les bateaux croisant en Méditerranée, entassés dans des bouges pour satisfaire les bas plaisirs des potentats locaux ?

    Pardon d’avoir défriché, drainé, asséché et fertilisé un sol à l’abandon depuis des siècles et d’avoir perdu à l’époque 106 « colons » sur 450, morts de maladie en Mitidja ?

    Pardon d’avoir construit des villes modernes là où il n’y avait rien ?

    Pardon d’avoir créé une agriculture prospère et exportatrice, alors qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer des produits de la terre ?

    Pardon d’avoir créé une industrie métallurgique là où il ne se trouvait que des cailloux ?

    Pardon d’avoir construit 12 grands barrages ?

    Pardon d’avoir implanté un immense réseau de postes et de télécommunication ? …… d’avoir développé l’hôtellerie et le tourisme ? …… d’avoir créé une industrie chimique, développé le gaz et l’électricité ?

    Pardon d’avoir installé un réseau ferroviaire considérable et 54000 kilomètres de routes (non compris les pistes) ?

    Pardon d’avoir construit 23 ports, 34 phares, 23 aéroports, …… ?

    Pardon d’avoir livré des gisements de gaz et de pétrole, installations d’exploitation comprises, à un pays qui ne s’était jusque là jamais intéressé au Sahara ?

    Pardon d’avoir apporté aussi la médecine, les nombreux dispensaires et hôpitaux et d’avoir permis à 2 millions d’autochtones qu’ils étaient en 1872 d’avoir 9 millions de descendants en 1962 ? …… d’avoir éradiqué la peste, le choléra, la variole, le typhus et bien d’autres joyeusetés du même acabit ?

    Pardon d’avoir apporté l’enseignement ? …… ce qui fit dire à Belkacem Ibazizen, fils d’un instituteur kabyle : « La scolarisation française a fait faire aux Arabes un bon de mille ans ! » ?

    ET PUIS QUOI ENCORE ?

    Sur un million de Pieds Noirs, 20000 seulement étaient des « colons » dont 40% exploitaient moins de 10 hectares. Les 12000 autres (45000 en comptant leurs familles) ne représentaient que 4,5% du total de la population Pied Noir ! …… Les 95,5% restants étaient des ouvriers, des employés, des techniciens, des fonctionnaires, des commerçants, souvent bien moins payés qu’en métropole !

    Si le prétendant socialiste à la magistrature suprême lisait autre chose que des fiches résumées, …… comme par exemple les livres de l’écrivain algérien Boualem Sansal, il pourrait, tout comme vous, découvrir qu’il a écrit :

    « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi, … Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants. »

    C’est également lui qui écrivait déjà avec lucidité :
    « Trente ans après l’indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de rapetoux qu’il n’abritait de colons. Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs. S’ils étaient restés, nous aurions peut-être évité cette tragédie. »

    Il rejoint en cela la journaliste Malika Boussouf qui écrit également :
    « Si les Pieds Noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve. »

    Dans les fiches résumées du prétendant, lui en a-t-on seulement glissé une qui lui aurait permis d’apprendre par exemple, au hasard, que :
    ¤ Ferhat Abbas, président de la république algérienne, du temps du G.P.R.A., avait reconnu :

    « La France n’a pas colonisé l’Algérie. ELLE L’A FONDÉE. »

    ¤ C’est le 14 octobre 1839, et par décision du ministre de la guerre, que le nom ‘’Algérie‘’ fut attribué pour la première fois à cette partie de l’Afrique du Nord. Il n’y a jamais eu auparavant dans l’Histoire de pays ainsi nommé !" Bernard Beaudet (2012)


    • kalachnikov lermontov 19 février 14:21

      @ Amaury Grandgil

      Si Hitler avait triomphé, il aurait sans doute développé la colonie France à son goût et dans son interêt.

      Ps : ton argument ’la France qui fonde l’Algérie’, c’est au-delà du réel. La France fonde une entité administrative mais elle ne crée pas une terre ; de plus, la France apporte dans ses bagages le concept d’état-nation, concept très européen, qui n’existe pas en Afrique ; la plupart des états africains actuels sont des créatures artificielles, découlant justement de la colonisation.

      Bref, sur tous les plans, du bon gros Grandgil qui tache.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 19 février 20:44

      @lermontov
      un bon gros point goodwin là.. ;
      Quand on en est à la reduction ad hitlerum, excuse moi mais... smiley


    • Xenozoid Xenozoid 19 février 20:52

      @Amaury Grandgil

      tu aimes les étoiles ?

    • kalachnikov lermontov 19 février 23:58

      @ Amaury Grandgil

      Nul point Godwin ici.

      J’ai retracé ci-dessus la conquête de la région d’Alger sur les premières années depuis 1830. Lors de cette conquête, les autochtones sont exactement dans la position des résistants durant la guerre ; et les Français en l’espèce n’ont pas fait un seul Oradour-sur-Glane en Algérie mais en ont perpétré des centaines car la politique de conquête qui a été menée sous le couvert de la mission civilisatrice* a été délibérément celle dite de la terre brûlée.

      Imaginons donc qu’Hitler ait été victorieux et qu’il ait fait une belle chose de la France. Sans nul doute, il présenterait la chose ainsi : ’mais nous avons fait des routes, des hôpitaux... Blablabla’. Cela ne change rien au fait qu’il s’agit d’une terre volée via des moyens criminels et contre le gré du véritable et légitime propriétaire. Imaginons cela, qu’un type assassine un propriétaire et s’accapare les biens de ce dernier sous le motif qu’il les laissait se dégrader, cela justifierait son meurtre ?**

      N’imagine pas que je sois chochotte, je pense que la loi du plus fort s’exerce dans ce genre de choses. Ce que je ne supporte pas, c’est l’hypocrisie et le mensonge. Et ce que je vois, c’est la lâcheté.

      *cette sornette n’est venue qu’ensuite ; au départ il s’agissait juste de faire tomber Alger pour des motifs de police maritime. Et cette sornette servait juste à justifier l’accaparement des territoires.

      **cela n’est possible que si l’assassin méprise la victime. il n’y a que mépris : dans le crime et dans la justification de celui-ci.


  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 19 février 20:47

    Quand je lis certains coms je pense aussi à deux de mes oncles qui ont fait cinq ans en Algérie, des garçons qui n’avaient pas fait d’études, des gosses qui y croyaient, qui y étaient pour le pays.

    Tous les deux morts dans l’indifférence totale du pays avec une toute petite pension comme seul revenu

    Des criminels ?
    Allons donc, quel mépris...

    Ils dénonçaient m’a dit ma mère le dédain des colons pour les maghrébins, mais de là à parler de criminels contre l’humanité.


    • Xenozoid Xenozoid 19 février 20:51

      @Amaury Grandgil


      c’est vrais mon vieux qui a éte propulser depuis sa bretagne natale est revenus cassé, vive la france, et puis il a fini comme alcoholic que j’ai fuis et la france ne l’a pas aider. non

    • kalachnikov lermontov 19 février 22:01

      Mon père, qui est naturalisé, français de papier, a fait la guerre d’Algérie ; il s’est investi son existence durant dans la politique (local), le syndical (local) et l’associatif (bénévolat). Mon grand-père, apatride, persécuté, a trouvé refuge en France, avant-guerre.


    • Xenozoid Xenozoid 24 février 14:00

      @lermontov


      je comprend ton nihilisme, et je le respecte

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