Rappelons que le texte ci-dessous est écrit par un auteur qui s’est fait traiter de « gauchiste » par des militants de droite radicale du fait de son mépris du libéralisme et du darwinisme social qu’il entraine, et qui se fait régulièrement incendier, moralement, comme fââchiiiste par des militants de gauche fondamentalistes, pro-palestinien et islamophile pour les pro-sionistes et suppôt des Rothschild voire du Mossad pour les antisionistes affichés.
Cela me met toujours en joie dois-je avouer ces militants qui ne veulent surtout pas réfléchir par eux-mêmes préférant énoncer deux ou trois slogans ronflants qui donnent de leurs personnes une image flatteuse.
En ce moment, il est de bon ton de se dire ni de droite ni de gauche, que c’est obsolète. Certes, au départ, ça ne voulait pas dire grand-chose, les plus révolutionnaires de l’Assemblée Nationale s’asseyaient à gauche de l’hémicycle tandis que les réformistes s’installaient à droite, et ceux qui ne savaient pas trop où ils en étaient au centre, qui choisissaient toujours le bon côté du manche ensuite, et qu’on appelait le « marais ».
Mais finalement, tout le monde était d’accord sur les mêmes principes à appliquer dans la société pour que l’être humain enfin libéré de ses chaînes, du moins le croyait-on, connaisse un bonheur sans fin.
L’on pensait aussi qu’il suffisait d’écrire de grandes et belles intentions pour que celles-ci se réalisent, de rédiger des lois d’une grande générosité pour qu’elles deviennent effectives le lendemain même. Du moins quant à ceux parmi les révolutionnaires qui étaient sincères dans leurs idéaux.
Pour les autres, qui étaient en majorité des bourgeois, il s’agissait surtout de prendre le pouvoir et de justifier le nouveau pouvoir de la classe dominante émergente. Les bourgeois nous jouent encore la comédie de leur apitoiement dame patronnesse, de bons apôtres, de l’engagement de gôche sincère et qualifié (note personnelle : c’est quand même effarant le nombre de propriétaires de biens mobiliers de grande valeur parmi les bourgeois de gôche concernés et tout).
Des révolutionnaires, la classe politique française de droite comme de gauche mais aussi les citoyens, les électeurs, ont gardé cette idée que les choses peuvent changer d’un trait de plume sans se soucier plus que ça du réel qui n’a aucune importance au bout du compte.
Les choses changent parce qu’on le décide même si cela ne tient absolument pas compte de la nature humaine qui ne se distingue pas comme chacun sait par sa générosité, son altruisme, excepté un bon saint Bernard, mon beau-frère Jean-Claude, le Dalaï Lama ou Saint Stéphane Hessel, le saint patron de l’humanitarisme mollasson des années 2000.
Depuis « l’Affaire Dreyfus », l’histoire officielle retient que les intellectuels dignes de ce nom ne peuvent être que des intellectuels, des artistes, des écrivains, engagés à gauche. Ils oublient en passant tout un pan de la littérature politique française, dont Jacques Bainville, Maurice Barrès, qui n’avait rien d’un purotin, Barbey lui-même, Léon Bloy avant et après « les Grands Cimetières sous la lune ».
Desproges rappelait que Raymond Aron qui se disait « ni de droite, ni de gauche » était en finalement de droite. Tout comme on sait que le mouvement des « indignés » qui se déclare apolitique au départ et hors de toute influence partisane quelle qu’elle soit est une émanation des anciens groupuscules d’extrême gauche qui ont vu là de nouveaux débouchés et de nouveaux adeptes recrutés sur la base de slogans bien saignants qui ne mangent pas de pain...
On a parlé de slogans, ceux qui croient avoir besoin de déclarer droite et gauche obsolète se trompent, il y a longtemps qu’il n’est plus question d’idées, mais que tout cela est lié au culte de l’apparence, de l’image renvoyé, toutes choses communes dans la société spectaculaire marchande, il ne s’agit même pas d’être sincère, cela ne choque pas grand-monde qu’une bonne âme qui joue les Saint Vincent de Paul laïcs bouffe finalement à tous les râteliers sans aucune cohérence d’opinions, par exemple.
Il ne s’agit que de donner le change et danser au-dessus du volcan en attendant l’éruption. Cependant, les idées ont un sens, être de gauche ou de droite en a un, ce n’est pas du tout la même vision de la société même si c’est toujours complexe et qu’une personne de droite peut au fond avoir des idées plus à gauche qu’une personne de gauche elle-même qui peut parfois penser à droite. D’ailleurs à gauche, quand il s’agit du porte-monnaie, on pense toujours à droite, on est toujours conservateur.
Bonjour Amaury
Bel article, pour ma part je pense comme vous que les donneurs de leçons ont le cœur à gauche mais le porte feuille à droite (ou en Suisse).
Qu’il est facile d’être généreux avec l’argent des autres.
Qu’il est facile d’être de gauche quand on est pauvre, et de droite quand on ne l’est plus.
Qu’il est facile de nier le libre arbitre et d’estimer que le responsable c’est la société.
Qu’il est facile de donner (un peu) pour avoir une bonne conscience pour pas cher.
Qu’il est facile de crier "les méchants c’est pas nous" tout en désignant les autres au lynchage.
Qu’il est facile de crier à l’amour du prochain tout en le méprisant dans les faits.
Qu’il est facile d’être poseur, de porter un Armani et crier halte au culte des apparences.
Qu’il est facile de mépriser l’argent quand on ne sait pas quoi en faire tant on en possède.
Pour ma part j’ai choisi le chemin difficile.
Je suis d’accord avec tout votre commentaire.
Rien de tel qu’un bobo pour coller ces gosses dans le privé, ou les boîtes à concours.
Dans l’article il faut lire "Léon Bloy, Bernanos avant et après...etc" (le nom a sauté en route)
tout ça ne veut rien dire ce ont des mots. il s’agit de philosophie, d’hygiène de vie et de comportement.
Rien de tel qu’un non catho pour les juger comme un curé...
Vous confondez être de gauche avec l’histoire de Robin des Bois...
^^
Bonjour Amaury,
Quand on voit qu’il y a 35 % d’extrémistes sur ce site (selon les sondage ci-contre), on ne peut que tomber dans la désillusion. Les sites citoyens devaient permettre à tous de s’exprimer mais aussi et surtout de débattre, d’apprendre les uns des autres, de s’enrichir. Or, 1 agoravoxien sur 3 préfère se dispenser de réfléchir et ne veut pas élever le débat.
35 % choisissent la caricature, la violence et le prêt-à-penser. Ceux qui regrettent Coluche se sont donnés à un humoriste de remplacement : Mélenchon. Et des ouvriers se jettent dans les bras de leur ennemi : le FN ! On peut comprendre que le candidat du PS ne les attire pas : le candidat époustou flan.
On est là aussi d’accord Taverne, il est dommage que les gens ne voient pas plus loin que le b out de leur nez. C’est tellement confortable les extrêmes...
Tout est fait pour qu’il ne puissent pas voir, la manipulation est permanente et l’attrape couillon tourne a plein régime !
Ex Jehanne entendais des voix , Sarközy de Nagy-Bonsaï attend des voix !
"Quand on voit qu’il y a 35 % d’extrémistes sur ce site"
a defrance, les gens ont une conscience et sont dotés d’un cerveau, non ? A eux de s’en servir aussi.
Le problème est que tous les cerveaux ne sont pas au même niveau et que fonction du niveau ou on part la M A J n’est pas toujours possible ?
Mais si elle est toujours possible, encore faut-il le vouloir.
tu as des problèmes avec les math :
15.4% d’extrême droite + 1.5% d’extrême gauche, cela ne fait pas 35%.
PS = centre gauche
front de gauche = gauche ni centriste, ni extrémiste, ce n’est pas une candidature révolutionnaire, mais réformiste, donc pas extrémiste.
S’il y a quelqu’un qui se dispense de penser c’est donc bien toi, puisque tu considère que vouloir changer les choses c’est être extrémiste, donc surtout ne changeons rien, alternons des socialistes d’étiquette mais surtout chercheurs de strapontins, et une UMP gestionnaire du pouvoir de la bourgeoisie (la TVA sociale ne va pas peser sur la grande bourgeoisie à qui sarko premier avait offert le bouclier fiscal.
Bref celui qui rabaisse le débat c’est toi en interdisant le débat puisqu’il ne faut pas remettre le train train en cause, sinon c’est signe d’absence de réflexion. Ça c’est de la réflexion, woaw je suis impressionné par tant de profondeur.
La vrai réflexion, c’est de se demander quels sont les candidats qui ne feront que reproduire le cirque actuel, changer des détails pour que rien ne change (UMP au PS en passant par le centre), ou s’il y a des candidatures qui permettront de faire avancer les choses dans l’intérêt réel des gens, et pas que les habitants des ghettos de de neuilly auteuil passy.
Tout un com donnant des leçons de morale qui prétend rejeter celles-ci, c’est amusant. Sinon, à qui s’adresse-t-il ? On a peu de mal à comprendre, c’est pas très clair...
^^
@amaury
mon message s’adressait à initiateur de cette branche de la discutions : taverne, puisque c’est lui qui parlait de 35% d’extrémistes.
Contrairement je susi pas exclusif comme lui.
De toute façon tu ne peux pas dire que j’ai tord le fond, donc ton message est inutile.
IL n’y a aps 35% de vote extrêmistre, et ce n’est aps parce que les gens ne votent pas pou_r les partis qui ont votés contre al volonté populaire en votant le traité de lisbonne, qu’on ne réfléchir pas.
C’est tout ce qu’il y a à retenir de mon message.
Un parti qui donne des solutions radicales est un parti qui donne des solutions radicales, c’est ainsi. Il me semble aussi que la solution serait peut-être dans un empirisme politique au lieu de s’arc bouter sur des slogans, et deux ou trois concepts.
Certes, j’attends donc (pour le prochain article ?) quelle est votre définition de la droite et de la gauche, puisque ça a un réel sens.
à mon avis c’est essentiellement un clivage socio-professionnel :
agriculteurs, artisans, indépendants, professions libérales : droite.
fonctionnaires, salariés : gauche.
Il n’en reste pas moins qu’il y a énormément de questions qui échappent à ce clivage : quel sens ça a, une politique étrangère "de gauche" ou "de droite" ?
Le référendum de Maastricht et sur le TCE : "de gauche" ou "de droite" ?
La décentralisation, elle est "de gauche" ou "de droite" ?
Rappelons déjà que le slogan ni droite ni gauche est partagé autant par les jeunes du FNJ que par les "indignés".. ; La gauche se fonde sur une abstraction utopique et sur la vision de l’homme héritée de Rousseau. La droite replace l’être humain dans sa lignée. Depuis quarante ans, il y a effectivement un flou du à une alliance objective entre libéraux et libertaires, ce qui donne et Maastricht et l’hyper-consumérisme, les uns y voyant une manière de concrétiser leurs idéaux, les autres en attendant la victoire de leurs intérêts.
non ce n’est pas lié directement aux clivages socio-professionnels, mais par contre les modes de pensée et les conséquences pratique des idéologie (l’application de ce qui est dit, et non l’application d’autres principes au nom de ce qui est proclamé) est succeptible d’attirer plutôt certaines catégories socio-professionnelle que d’autres.
il y a des politiques étrangères de gauche et de politiques étrangères de droite.
Avec bush on a eu de bons exemples de politiques étrangères de droite, notamment avec l’invasion de l’Irak, des politiques unilatérales, faisant passer les intérêts privés avant la défense des principes démocratiques (de s’en réclamer c’est gratuit), les alliances basées sur la religion, la race plutôt que sur les idées politiques, l’indifférence à la situation des pays pauvres etc....
.
Les politiques de gauche sont basées sur le multilatéralisme, la défense des opprimés, la décolonisation, l’opposition aux régimes d’extrême droite, le soutien au développement des pays du tiers monde etc...
Les référendums de Maastricht et TCE faisant perdre des souverainetés aux peuples peuvent être classés à droite, d’ailleurs la gauche la plus à gauche, avec l’extrême gauche (ce n’est pas pareil), ont voté contre les deux. La gauche au centre ayant renoncé aux valeurs de gauche sur certains domaines elle a appuyé ces deux référendums en pensant que les moyens permettraient d’arriver à de bonnes fin, sauf que ces moyens ne sont pas du tout conçus pour une démocratisation de l’Europe, mais avant tout pour une union économique capitaliste.
pour la décentralisation :
si elle est faite de manière à rapprocher les décision du peuple, elle est de gauche.
Si elle est faite pour créer des différences de droit entre les différentes régions, elle est de droite.
Mais bon de toute façon le clivage binaire gauche/droite n’est pas suffisant pour décrire tout le spectre politique dans toutes ses nuances.
SI on regarde les différents clivages idéologiques qui existent, en faisant abstraction des oppositions symboliques/identitaires, il y a quatre grandes familles idéologiques :
la gauche démocratique, basée sur les philosophie socialistes .
la famille libérale, et particulièrement le libéralisme anglo-saxon
l’extrême droite (la droite originelle)
le collectivisme autoritaire (le stalinisme et ses dérivés orientales)
chaque famille idéologique ayant des choses à reprocher aux trois autres, à cause de différences plus ou moins marquées au niveau fondements idéologiques.
Il y a deux oppositions absolues : la gauche démocratique contre l’extrême droite, et la famille libérale contre le collectivisme autoritaire.
Chaque famille repose sur une conjonction de deux principes philosophiques qui permet de déterminer la "vision du monde" de chaque, et leurs caractéristiques propres, deux familles qui ont un principe commun, ne l’interprète pas de al même façon à cause de celui qui les différencie. A partir ce ces principes, on peut retrouver toutes les pratiques politiques générales, et comprendre certains positionnement.
gauche démocratique : individualisme universaliste
la famille libérale : individualisme particulariste
extrême droite : autoritarisme particulariste
collectivise autoritaire : autoritarisme universaliste
Les explications détaillées nécessite un long texte pour être bien expliqué, trop long pour une simple réponse.
Pour information, à partir de ces définitions ont peu reconstruire toutes ces familles idéologique à priori, et constater les concordances. Par exemple je me suis rendu compte qu’en dévelopant l’idée de l’individualisme particulariste, on aboutissait sur de nombreux sujets aux caractéristiques particulières de la société américaine, c’est à dire avec toutes ses contradictions.
Avec le développement du capitalisme au cours du 19ème siècle, comme structurant des société moderne, le point de clivage politique est devenu le problème économique, la défense ou le combat du capitalisme, d’où le fait que le collectivisme autoritaire est devenu l’extrême gauche, mais peu partager des points communs avec l’extrême droite, quand au libéralisme, au début à gauche dans l’hémicycle français lors de la révolution a glissé peu a peu vers le centre et la droite.
Les alliances thématiques sont :
gauche démocratique + collectivisme autoritaire contre les libéraux et l’extrême droite pro capitaliste. Sur cet axe d’alliance, en Europe le libéralisme est de droite, c’est sa partie particulariste, commune avec l’extrême droite qui est mise en avant.
gauche démocratique + libéraux contre droite conservatrice et extrême droite, sur les sujets de société. C’est l’axe politique américain, là le libéralisme est considéré comme à gauche. les conservateurs aiment bien caricaturer la situation en assimilant libéral à communiste. mais en fait c’est sur la composante individualiste, commune avec la gauche démocratique que cela joue.
et entre tout ça, il y a les idées politiques mixtes ( prenant le point de vu de différentes familles selon les sujets ), d’une part. Et il y a les politiques pragmatique c’est à dire n’ayant aucune inclinaison idéologique selon un ou les deux axes idéologiques sur certains sujets, l’essentiel est que la société ou l’économie, fonctionne ou garde un certain équilibre, qu’importe la manière d’y arriver, si c’est de droite ou de gauche.
En acceptant la complexité des positions politiques, on peut donc arriver à comprendre toutes les idéologies et mouvements politique sur ces bases, dans leur grandes lignes, s’ils sont assez cohérents sur leur positionnement.
Je cite
"Les politiques de gauche sont basées sur le multilatéralisme, la défense
des opprimés, la décolonisation, l’opposition aux régimes d’extrême
droite (pourquoi pas l’opposition à toutes les tyrannies ?), le soutien au développement des pays du tiers monde etc."
Donc pour vous le Bien est de gauche
@amaury
il faut différencier les politiques de gauche et les politique qui peuvent être menées par des hommes de gauche ou de droite. Je n’ai pas une vision binaire , au cas où tu n’aurais pas compris tout mon message.
Tiens un bon exemple c’est Chirac, qui a souvent mené des politiques de droite, notamment quand il était premier ministre sous Mitterrand, mais en 2003 face à l’Irak avec de villepin, ils ont eu une attitude politique de gauche, plutôt de suivre la politique très à droite de Bush.
De même des étiquetés socialistes , peuvent ne pas avoir une politique internationale digne des idées de gauche parfois,
Je parle uniquement à partir des principes philosophiques. Donc là si tu ne t’es pas arrêté de lire après la phrase que tu as commenté, je parle de la gauche, à partir de ses principes philosophiques : l’individualisme universaliste, qui peut se résumer au slogan : liberté, égalité, fraternité. Quand je définie dans le message précédent les différents principes de chaque famille idéologique, ce n’est pas juste pour mettre des mots en l’air, mais pour définir une vision propre du monde de chaque famille, avec des pratiques politiques conséquentes.
L’exact contraire c’est la politique des nazis dans les années 30-40 par exemple car basé sur des principes opposés.
Donc d’un côté si ces principes amènent à des actions qui sont considérées comme le bien, alors la réponse à ta question est oui.
Et oui il y a des principes qui mènent à ce qui est considéré comme mal : la guerre, le conflit, l’oppression. Ce sont les principes de l’extrême droite, autoritaire et particulariste, une vision du monde basée uniquement sur des rapports de force, de dominations, et l’utilisation de la force pour montrer qu’on est le plus fort.. Bref c’est tout ce que rejette les principes individualistes universalistes de la gauche. D’où mon énoncé des politiques internationales de gauche.
Par contre si j’ai dit que l’individualisme particulariste était la caractéristique des états-unis, au niveau relations internationales, cela correspondrait à l’isolationnisme, qui était d’aileirs la politique américaine initiale, ils suivraient le "chacun fait ce qu’il veut chez soi ( de la démocratie aux régimes les plus inhumains ), tant qu’on m’embête pas".
Il est évident que depuis la seconde guerre mondiale ce n’est pas l’attitude des états-unis.
Bien que je n’en partage pas les conclusions, j’apprécie ton commentaire développé et intéressant. Simplement une remarque, quand on lit "les origines du totalitarisme" d’Hannah Arendt, on voit qu les principes philosophiques à la base généreux mènent aussi au totalirarisme.
On pourrait citer également l’utopie de Jean de Leyde, au départ formidablement généreuse et qui petit à petit a sombré dans le délire et l’autocratie. Car le problème des principes philosophiques que tu cites c’est qu’ils ne tiennent que très modérément compte de la nature humaine.
@ Amaury
Non ce que tu dis est faux, puisque les idées généreuses dont tu parle sont basées sur la démocratie, et l’humanisme , et ont amenées à l’abolition de la peine de mort par exemple.
Donc les dérives totalitaires, n’ont pas pour origine ces idées généreuses dont elles sont al négation.
Comme je te l’ai déjà dis : à chaque vision idéologique correspond des pratiques politiques, donc les suivre fidèlement ne peut mener à des dérives opposées sur certains sujets.
Quand Staline se pose comme chef suprême à vénérer, ce n’est pas al faute aux idées généreuses de gauche, mais bien leur négation.
Quand un système totalitaire sacrifie des millions d’individus au noms d’intérêts collectifs, ce n’est pas al faute aux idées généreuses mais leur négation.
Je te renvoie aux travaux d’Emmanuel Todd sur les relations entre système familial et régimes politique, d’une part cela se recoupe avec ce que j’ai énoncé au dessus, et puis cela démontre que Staline n’a pas la culture sur laquelle est basée la philosophie de gauche, basée sur la culture française égalitaire et "libérale" (selon todd), mais communautaire et égalitaire.
Enfin pour faire bref Staline n’a jamais adhéré aux idéaux généreux de la gauche, il s’est juste servit de ses messages pour manipuler les gens et installer un régime qui est avant tout une approche pragmatique du pouvoir absolu. Staline avait une culture de base communautaire et égalitaire, ce qui amène donc à ce que j’appelle une idéologie autoritaire et universaliste.
Donc le stalinisme n’est pas une dérive des philosophies généreuses de la gauche française, mais la conséquence directe et extrême de sa culture russe.
Enfin, ne me fais pas croire que tu ne comprends pas qu’on peut parfaitement proclamer qu’on va faire une chose, et puis une fois au pouvoir, faire l’inverse. L’histoire en est remplie. Ce ne sont aps les idées proclamées qui sont en jeu, mais la personne qui les utilise dans ses discours sans vouloir les appliquer.
Quand à l’utopiste dont tu parles, c’est un autre phénomène qui est en jeu, que l’on peut retrouver chez Doriot ou Dieudonné : la dérive idéologique. Mais c’est valable pour tous les gauchismes aussi.
le processus peut se décrire comme ceci :
On se fixe sur le combat contre un ennemi, plutôt que sur les buts originels du combat. Ou dit de façon plus intellectuelle, on privilégie la forme du combat plutôt que le fond des idées, en s’éloignant au fur et à mesure des idées originelles par glissement des raisonnements. A la fin on combat les mêmes ennemis mais pour des raisons différentes voire opposées.
Premier exemple, : le gauchisme prolétarien :
Donc au départ on combat le capitalisme et la bourgeoisie pour émanciper les travailleurs de l’oppression économique capitaliste, pour au final instaurer une nouvelle démocratie où les prolétaires pourraient enfin avoir le pouvoir de par leur nombre ( c’est en gros la pensée de marx par marx ). Vu qu’au 19ème siècle les tensions étaient très violentes comme le prouvera la répression de juin 1848 par exemple, le mouvement prolétarien a pensé que la révolution était le meilleur moyen de parvenir à ses fins.
Le gauchisme révolutionnaire va donc se fixer sur la révolution et le combat contre la bourgeoisie, en oubliant les finalités démocratiques, surtout que al lutte contre le capitalisme , amène à la critique du libéralisme, en oubliant que l’idée originelle est basée sur une vision du monde individualiste, le gauchisme révolutionnaire combat aussi l’individualisme réduit à sa caricature égoïste, et donc change de famille idéologique. A aprtir de ce point de raisonnement le gauchiste révolutionnaire ne suit plus les idées généreuse originelles, mais change de paradigme pour une vision plus autoritaire et égalitariste. Mais dans sa tête , il peut toujours penser qu’il est toujours dans la même logique.
Ici ce ne sont pas les idées de départ qui sont en jeu, mais bien les personnes qui opèrent un changement de paradigme par évolution de leur point de vu.
Il y a aussi le gauchisme sociétal, où du combat pour l’émancipation des opprimés, on glisse au combat pour les minorités, et ce même si ces minorités sont capable de pratiques oppressives, ou mettant en cause la fraternité. Là donc le gauchismte au lieu de renier l’individualisme, renie l’universalsime de la gauche, mais apr contre il reste en oposition avec les individualistes particularistes qui se réclament du libéralisme, bien que partageant des principes similaires. C’est ainsi qu’on arrive à l’apparent oxymore d’islamo-gauchiste.
Dans ce cas aussi, ce sont les personnes seules en reniant les principes de départ qui sont en cause.
C’est un peu facile de couper Staline de ses racines idéologiques. le "Capital", que j’ai lu, en entier, suppose que pour aboutir à la Révolution mondiale, cf Tome 1 livre 2, il faut absolument l’adhésion de tous, donc la répression qui a commencé avant lui d’ailleurs, des opposants, était consubstantielle à l’utopie.
C’est ce qui fait que je ne suis pas de gauche en effet, cette idée que d’un trait de plume, parce que l’on a une bonne intention, les esprits changent. Et que la bonne intention suffit en elle-même.
Bonjour l’auteur ,
Vous avez parfaitement raison, ces dénominations , au départ sincères (en 1792-93) sont complétement galvaudées !
Regardez, on en est même rendu a plusieurs centres , le Nouveau, l’ancien, le Modem... comment voulez vous que ça tourne rond !
Parmi mes élucubrations Bonsensistes, j’ai même proposé de transformer de transformer hémicycle en cycle avec l’estrade tournant a un régime variable inversement proportionnel à la vigueur des débats au milieu pour optimiser le temps !
en fait il serait plus facile de dire qu’il y a le parti des riches qui en veulent toujours plus et celui des gens qui souhaiteraient être moins pauvres ?
Il y a des tout petits profiteurs en bas et des gros arnaqueurs en haut qui les pointent du doigt ?
Mon opinion et que l’on va a la catastrophe si nos politiques refusent de limiter les très gros revenus (ex 1000€ /jour) .
Le parti des riches c’est à peu près toute la classe politique excepté un ou deux naïfs.
^^
Oui, mais vous ne parlez que des cadres, les militants (moins de 2% du corps électoral ) bêlent à la suite ?
Les cadres c’est une chose, mais oui la plupart des temps le troupeau docile suit.
L’auteur de l’article et les commentateurs se trompent tous. Il n’y a aucun flou depuis quarante ans, bien au contraire.
ça me rappelle une blague de coluche, il faut lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme et la remplacer par l’inverse...
Vous avez peut-être raison à propos du mouvement des indignés , l’avenir nous le dira, mais pour quelqu’un qui écrit des articles assis dans son fauteuil, sur son clavier, et derrière son écran, vous manquez un peu de perspective.
"une émanation des anciens groupuscules d’extrême gauche qui ont vu là de nouveaux débouchés et de nouveaux adeptes recrutés sur la base de slogans bien saignants qui ne mangent pas de pain..."
Dommage que vous n’ayez pas la moindre idée de ce dont vous parlez.
Ma chère amie, vous dites n’importe quoi, sauf votre respect, je suis sur le terrain à peu près tout le temps professionnellement. Et j’en ai marre des gens qui évoquent la misère sociale ou intellectuelle, de loin...
Quand je parle de Susan George, tête pensante des indignés, je ne dis pas n’importe quoi.
@ Amaury
Une petite précision tout de même : Susan George vit depuis longtemps en France, pas très loin de chez moi.
Mais vous avez raison de la citer ici en référence aux "lignes qui bougent". A l’extrême Gauche, à la direction d’Attac, elle a milité pour la mise en application de la "taxe Tobin" sur les transactions financières.
C’est aujourd’hui Sarkozy - pour moi l’extrême Droite économiste au pouvoir - qui veut (en période électorale il est vrai) la mettre en application.
Et ça n’est qu’apparemment surprenant, Tobin lui-même ayant protesté contre la promotion de sa proposition par les altermondialistes. Pour lui comme pour Sarkozy il ne s’agit, en fait, que de réaliser un petit miracle apparent : "moraliser" un peu le capitalisme.
Au-delà de la plaisanterie de Coluche - remplacer l’exploitation de l’homme par l’homme par l’inverse - il y a cette réalité : Gauche et Droite, se sont depuis longtemps enfermées l’une et l’autre dans l’économisme, et elles se distinguent de moins en moins face aux réalités humaines.
Et il n’est pas surprenant que, au bout du compte, entre tricherie (naturelle, logique) de droite et ralliement (honteux, contre-nature) de gauche ce soit finalement toujours, sur le long terme, la Droite qui triomphe.
Et donc les plus démunis qui "doivent attendre" encore et encore, en regardant leurs enfants mourir de faim.
Le problème aussi Pierre est que les plus démunis partagent les mêmes "rêves" matérialistes que les autres, qui le sont moins.
Je suis partiellement d’accord avec vous, Amaury, mais il y a des dégrés dans le dénuement. Je pensais à ceux qui n’ont vraiment rien, absolument rien. A ces femmes squelettes qui tiennent dans leurs bras un enfant squelette (mais qui, comme elles, bouge encore un peu) pour qui le problème c’est simplement : quand est-ce qu’on s’arrête de bouger encore un peu ?
De temps en temps, de bonnes âmes m’envoient une vidéo ou un diaporama qui me disent en commentaire : "Cessez de vous plaindre, pensez que vous avez de la chance ; d’autres - regardez - sont mille fois plus malheureux que vous !"
Et moi qui ne suis pas malheureux du tout, ça me met très en colère.
Pas vraiment contre ceux qui me mettent sous les yeux l’horrible réalité. Ils sont au moins scandalisés et compatissants, et pour cela je les estime. Mais ils me mettent en colère parce qu’ils n’ajoutent pas à leur commentaire que c’est de leur manque du minimum indispensable à leur survie que nous nous enrichissons collectivement, en le détournant à notre profit.
Bien inégalement, c’est certain, et en créant chez nous d’autres scandaleuses situations, mais bien réellement. Si les richesses naturelles et les produits du travail étaient, chez eux et partout ailleurs, répartis en fonction des besoins des habitants plutôt que concentrés entre les mains d’exploiteurs étrangers et de complices locaux ces scandales n’existeraient pas.
Et, même si je ne suis pas d’accord avec Sartre qui disait que "le marxisme est la philosophie indépassable de notre temps" je reste profondément convaincu que, en faisant (pour résumer grossièrement) le constat ci-dessus Marx apportait au moins à l’humanité entière la réflexion qui devrait toujours servir de base aujourd’hui aux réelles volontés de changement.
Rien - et surtout pas l’anti-communisme stalinien ou chinois de Mao ou des dirigeants actuels de la Chine - rien n’efface pour moi cette évidence.
Mais bien sûr vous avez raison, le "rêve matérialiste" entretenu aujourd’hui par la Droite égoïste (mais logique), et par la "Gauche" trahissant sa mission est l’un des obstacles à l’humaine solidarité.
Tout de même : il reste à gauche des indignés qui le sont à juste titre. Alors que je ne vois à droite que des dirigeants tricheurs et de simples gens suivistes, parfois honnêtes et parfois même pauvres, mais évitant la réflexion sérieuse.
La solidarité, ça s’organise.
Quelle caricature ! Quelle manque de nuances dans l’appréhension de la complexité des opinions ! Pierre !
A gauche ce serait Robin des Bois, et donc à droite le shériff de Nottingham ?
A droite aussi, il y a des gens solidaires. Personnellement, je trouve ça d’une grande vulgarité ces gens qui brâment leurs bonnes actions devant tous les passants.
Total désaccord sur ce point, Amaury.
A droite aussi, il y a des gens solidaires.
Mdr !! les solidaires votant à droite le font pour se donner bonne conscience !!!
Comment peut on etre solidaire lorsque l’ideal politique est l’exploitation de l’homme et le règne de l’argent...........
Amaury veut nous faire le coup du monopole du coeur !!!
"Comment peut on etre solidaire lorsque l’ideal politique est l’exploitation de l’homme et le règne de l’argent..........."
Tous les gens de droite ne sont pas libéraux.
Du point de vu philosophique, c’est vrai que la solidarité n’est pas ce qui caractérise toutes les droites. Vu que la solidarité repose sur une vision universaliste de la communauté humaine, sur un sens de la fraternité entre être humain, voir l’autre son frère, son égal en humanité.
Or ce qui caractérise les idéologies classées à droite, c’est le particularisme, la mise en avant des différence, ce qu’on voit chez l’autre c’est avant tout sa différence, selon les idéologies selon que ce soit l’extrême droite ou la droite libérale, la focalisation sur les différences ne sera pas les mêmes, identitaire pour les uns, économique pour les autres.
Pour les idéologies de droite, seuls les membres partageant les même particularisme sont digne de solidarité, les chrétiens sont solidaires avec les chrétiens, les musulmans avec les musulmans, les allemands aryens avec les allemands aryens, les français de souche avec les français de souche, les riches avec les riches, les nobles avec les nobles etc...
Donc d’un point de vu général théorique, tu as raison, et amaury a tord.
Par contre si on regarde les personnes réelles, tout le monde ne suit pas à la lettre les principes philosophiques de leur famille politique. Ce qui motive les personnes peut être issu de plusieurs courants idéologiques différents sur certains points.
Le positionnement binaire droite/gauche ne suffit pas à déterminer la complexité des positions philosophiques.
Bref donc dans la réalité il est envisageable d’avoir des personnes qui se disent de droite, mais qui ont assez de valeurs humanistes ( contrairement à la droite la plus dure ), pour avoir un certain sens de la solidarité.
Donc dans la pratique tu n’as pas tout à fait raison, et amaury n’a pas tout à fait tord. :-)
Là par contre, tu me déçois, tous les gens de droite sont racistes et xénophobes ? On ne peut imaginer des gens de gôche racistes et xénophobes cachés derrière des principes hypocrites.
@amaury
tu le fais exprès de me faire dire le contraire de ce que je dis ?
Apparemment oui, tu sembles prendre plaisir à prendre un passage des message et oublier le reste, et donc passer à côté de ce qui est réellement dit.
Avant de répondre lit le message jusqu’à la fin et tu verras que ta réponse est stupide, et que ton message n’est pas une réponse au mien.
Donc au cas où tu n’aurais pas compris, mon message est tout sauf un message binaire.
Si je disais que tu n’avais pas tout à fait tord pour ce qui est de la solidarité de gens qui se disent de droite, là tu as tout faux pour ta dernière réponse.
Je ne suis pas là pour dire si tu as tort ou raison, ou pas tout à fait tort, ni tout à fait raison.
Je lis les commentaires jusqu’au bout, surtout s’ils sont argumentés, ce qui le cas des tiens. Et oui si je respecte ton opinion, j’estime que ce serait bien que tu respectes le fait que oui, ton opinion est effectivement binaire, du moins en grande partie.
Merci pour cette analyse ^^
Je ne suis tout de meme pas tout a fait d’accord avec vous, en effet, à partir du moment ou j’exprime mon orientation politique par le vote, cela implique que je cautionne un système.
Voter à droite favorise le capitalisme puis eventuellement selon le choix le liberalisme.
Les deux sont générateurs d’inegalités, donc en opposition avec la volonté de solidarité.
j’en reviens donc à dire que tout cela est juste histoire de se donner bonne conscience.
je te rends malade en te piquant ton eau, mais je fais un petit effort pour te soigner............
La gauche, enfin le PS, aussi favorise le libéralisme, mais par aveuglement.. ;
