vendredi 9 décembre 2016 - par Emile Mourey

Nos temples gaulois. Ce que disent les chapiteaux. Archéologues en faillite. Ébauche d’une méthode raisonnée de recherche

Cela fait 35 ans que j'essaie de convaincre mes compatriotes qu'on s'est complètement fourvoyé sur l'origine de notre histoire à un point qu'il est difficile d'imaginer, d'abord au sein de ma société d'Histoire, ensuite en publiant sept ouvrages, enfin dans 357 articles publiés sur Agoravox. Nous dormons sur un patrimoine historique antique prodigieux. Mais pour le ministère de la Culture et ses services qui soutiennent la thèse absurde des archéologues d'une Gaule en bois, je suis : une personne, qui comme beaucoup de passionnés de son espèce, se place dans la posture de l’homme seul face au poids de la science officielle.

Ceci étant dit, et pour revenir au titre de mon article, je me propose de récapituler les temples gaulois que j'ai étudiés et dont je pense pouvoir "raisonnablement" établir la date de fondation tout en leur redonnant un fabuleux intérêt historique et touristique, exemple à suivre pour les autres régions.

I. Temples gaulois de Bourgogne et leurs chapiteaux pour lesquels je propose une autre date de fondation. (qui, évidemment, peut et doit être discutée. Voir photos sur www.romanes.com, www.art-roman.net, ainsi que mes articles sur Agoravox).

X ème siècle avant JC : Tour de Taisey. Anciennement crénelée, un peu semblable aux tours de Lakish, seul vestige de l'ancienne forteresse. Fondations en forme de quadrilatères rappelant la petite Ourse et la grande Ourse. Station logique sur la voie de l'étain du Xème siècle avant JC. Alésia, métropole des Gaules selon Diodore de Sicile ; Cabillodunum au temps de César, puis castrum, puis château-fort des comtes de Chalon, des rois burgondes et francs. Pas de chapiteaux. Façade avant avec une fenêtre à meneau s'ouvrant sur les deux collines de Jérusalem (cf fresque de Gourdon). Fondation phénicienne alias cananéenne. Intérieur : traces de peinture ocre simulant un appareillage en pierres de taille. En façade, saignées de pont-levis non datées. Corbeaux plus récents. Meurtrières, archères.

IXème siècle avant JC : à Mont-Saint-Vincent, temple de Bibracte, capitale des Éduens. Le contour de l'oppidum voisin rappelle celui de la ville de Troie. Cela nous fait remonter la fondation avant le temple de Salomon, lequel fut édifié à Jérusalem en - 950. Temple juif selon la Bible, mais en réalité construit par les Cananéens ; manifestement, le temple de Mont-Saint-Vincent s'en inspire. À cette époque, la flotte de Salomon sillonnait les mers ce qui peut expliquer cela. Chapiteaux cananéens d'inspiration sumérienne. Lions adossés et affrontés. En haut des colonnes, les chapiteaux représentent des guerriers celtes dans le ciel, probablement les fondateurs de la cité (Celtes = Chaldéens). Chapiteau aux hiboux grands ducs rappelant le bas-relief votif sumérien des prêtres Dudu du musée du Louvre. Visage léonin de la divinité. Guerrier celte coiffé d'un casque. Feuilles d'eau lacustres. Les modillons de la frise qui décore l'extérieur sont des chérubins, principalement à têtes de boeuf et de lionceau. Le tympan représentant trois personnages porteurs de livres (codex) est de l'époque de Constance-Chlore ; le Chrisme est celui de Constantin.

IXème siècle/VIIIème siècle avant JC : Temple de Gourdon. Au pied du Mont-Saint-Vincent. Chapiteaux dans l'héritage direct de Mont-Saint-Vincent. Lions affrontés et adossés. Visage léonin de la divinité. Gaulois soutenant la voûte du ciel ; un autre face au choix entre le sanglier du courage et le serpent du mal, un autre mordu par le coq de la gloire ou de la vanité ; femme allaitant deux serpents, homme tournant le dos au péché. Jeunes gaulois se nourrissant des fruits de la vertu. À l'entrée, les personnages assis attendent la mort. À côté, levant les bras, ils sont ressuscités.

Fin Ier siècle avant JC, début Ier siècle : fresques de Gourdon. 8000 juifs esséniens arrivent en Gaule suite à la crucifixion de 800 saints par Alexandre Jannée. Énorme baleine évoquant la traversée. Vision prophétique d'Ézechiel dans le cul de four, première représentation du tétramorphe. Espérance en la venue d'un sauveur. Naissance prophétisée entre le boeuf et l'âne. Le roi David sort du tombeau. Sa mule va chercher le nouveau roi des Juifs en montant le chemin qui conduit au cénacle. Le christ Cléopas fait le signe juif de reconnaissance en montrant d'une main, un prépuce, de l'autre un clitoris. L'agneau dans le chemin du ciel évoque la souffrance des juifs galiléens, voire esséniens, persécutés par les rois asmonéens.

Ier siècle, vers 68, époque de Vindex peut-être  : Temple de Perrecy-les-Forges. Conflit de frontières entre Bibracte et Gergovie. Ange de Bibracte écrasant du pied le dragon de Gergovie. Un autre protégeant de son bouclier la population apeurée. Un autre menaçant de sa fronde l'aigle tricéphale romain au cas où il viendrait au secours de Gergovie. Vu la distance, seule une balle de fronde peut l'atteindre. Notez que sa tête gauloise de tricéphale est déjà coupée. Juif de la diaspora apportant à la population éduenne aveugle le codex de la Thora. Tympan représentant un personnage auréolé (un Jésus sauveur ?) qui s'offre au sacrifice druidique afin d'ouvrir aux hommes la porte du ciel. Femme/population à deux queues de sirène, l'une tournée vers le mal, l'autre vers le bien.

III ème siècle, vers 253, grand temple de Chalon-sur-Saône, dit, à l'origine, d'Étienne, le plus beau temple de l'univers suivant le rhéteur Eumène. Pas d'évocation évangélique. Chapiteau de la vision d'Étienne : entre les deux martyrs éduens, le messie annoncé par les textes esséniens se fait voir. Il fait le signe de reconnaissance annoncé par les textes de Qumrân, signe d'alliance entre Dieu et les hommes. Il étend sa main gauche sur le pain de vie, et de sa main droite aux deux doigts dressés, il bénit toute la congrégation de la communauté qui se trouve dans la nef. Chapiteaux de la Genèse : Adam et Ève, offrande d'Abel. Rappel des symboles éduens : lion dans le ciel. végétation céleste, reflet de lune et végétation lacustre. Condamnation de la luxure (lapin). Chapiteau des nautes. Femme/population de Chalon au pied de son christ du ciel. Chapiteau humoristique montrant un Gaulois usant d'astuce pour monter au ciel.

IVème siècle, vers 305, basilique d'Autun. Évocation du peuple hébreu toujours victorieux. Marie présentée au temple d'après le Protévangile de Jacques. Pas d'évocation évangélique. Le Christ qui juge dans le tympan est Constance-Chlore qui vient d'être élevé à l'empire. Sa tête y est, pour ainsi dire, spiritualisée. Rappel des symboles patriotiques de la cité éduenne, à gauche le temple de Chalon, à droite celui de Mont-Saint-Vincent et la tour de Taisey. Aigle tricéphale, l'empire romain est rétabli dans son intégrité avec l'aide de Bibracte qui chevauche l'empire d'Occident. Restauration des écoles moeniennes. Bibracte surveille l'envol de Flavie, Autun. Bibracte à l'écoute du Christ du ciel. Condamnation de Galère qui se trouve à Rome, au Colisée. Constance Chlore écrase le barbare. Accomplissement de la prophétie de Jacques : Hélène, nouvelle Marie en vierge du ciel. Naissance de Constantin, Christ destiné à gouverner l'empire romain. (Le concile de Nicée qui imposera le Jésus-Christ des évangiles du Ier siécle ne se tiendra qu'en 325).

IVème siècle, vers 320, Saint-Julien de Joncy. L'empereur Constantin trône sur le Colisée, les pieds posés sur le Capitole. Il préside la Cène, invitant ses partisans à le rejoindre après qu'ils se soient lavés les pieds. Le sculpteur a probablement prévu de placer les têtes au fur et à mesure des ralliements à l'empereur. Bibracte sert les convives. Nous retrouvons une Cène semblable à Jérusalem dans une sculpture du linteau de l'église du Saint Sépulcre. Elle remonte probablement à l'époque de l'expédition d'Hélène. Même Cène à Charlieu mais le visage du personnage qui trône n'est pas représenté. Retour à l'iconographie classique mais enrichie. Les quatre archanges du tétramorphe sont des chérubins.

IVème siècle, vers 350, basilique de Saulieu. La vierge s'est remise en route. Magnence, chef des Lètes récemment immigrés, est empereur d'Occident et nouveau Christ ressuscité. Il sort du tombeau, deuxième renaissance après celle de Constantin. Chapiteau aux deux lions, l'ancien est éduen, le jeune est lète. Appel à la mobilisation. Condamnation de Constance, l'empereur d'Orient. 

IVème siècle, vers 361, basilique de Vézelay. L'évangile de Jean annonce le nouveau sauveur, ainsi que l'évangile de Luc. Nouvel empereur, Julien descend dans les nuées du ciel, nouveau Christ. Il accomplit les écritures jusqu'à l'évangile de Matthieu et jusqu'à refaire le signe essénien du pain de la cathédrale de Chalon. Condamnation de l'empereur d'Orient, Constance. Pays éduen, depuis le castrum de Taisey jusqu'au castrum de Bourbon-Lancy. Éloge de la vertu et du travail. Éloge du bon contribuable et condamnation de l'avare. Julien est à Vienne, il part en campagne au secours d'Augustodunum, l'antique Bibracte.

Vème siècle, en 469, église de Lyon, actuelle cathédrale. Fondation de l'évêque chrétien Patiens. Simple évocation du lion de Bibracte et du cheval Epona de Chalon. Sidoïne Apolliaire en fait l'éloge. Art spiritualiste.

VI ème siècle, Burgondes et Francs, églises de Sevrey et de Châtenoy-le-Royal. Tympans évoquant le manteau partagé de saint Martin. Tétramorphe, simple rappel du lion de Bibracte crachant la nature.

Xème siècle, Cluny en 910, Paray-le-Monial en 977. Simples évocations discrètes rappelant quelques symboles éduens anciens. Adam et Ève, Abraham, Jésus prêchant. Scènes évangéliques allégoriques exclues, pas de crucifixion.

XIème siècle, entre 1090 et 1100, église Saint Philibert de Tournus. Inscription en latin : Gerlandus, disciple de la doctrine d'Isis et évêque, j'offre en reconnaissance cette (magnifique église). Chapiteaux dans l'héritage culturel de Mont-Saint-Vincent mais le moine a remplacé le guerrier celte.

II. Temples gaulois d'Auvergne et leurs chapiteaux pour lesquels je propose une date de fondation. (qui, évidemment, peut et doit être discutée).

Vers le XIII ème siècle avant JC, ou moins c.à d. plus tard, au Crest (?). Hypothèse risquée. Grosse incertitude. Je pars de l'idée que la conquête violente de Josué du pays de Canaan, à partir de -1405 jusqu'à David, a provoqué une importante émigration des populations cananéennes. D'autre part, Diodore de Sicile évoque un conflit entre les Atlantes et les Amazones à une époque qui a précédé de plusieurs siècles la guerre de Troie (XIIème siècle). Cela nous ferait donc remonter très loin dans le temps (Livre III, XXVI). Le Crest aurait-il été déjà la capitale des Atlantes ? Vestiges de murailles et de tours. Ruines du temple de Poséïdon sur le sommet. Vestiges de la porte de l'oppidum où a eu lieu un combat que César relate dans ses Commentaires. Vestiges de l'ancien palais de Vercingétorix et de la salle de repos de Sidoïne Apollinaire. Le lac sur lequel il avait vue a été comblé. L'oppidum est représenté sur une médaille où les tétrarques célèbrent leur victoire.

Xème siècle avant JC, ou moins : temple de Gergovie au Crest. Chapiteaux druidiques. Évocation des deux lampadaires de la Genèse, le soleil et la lune, dans leur reflet mystérieux et fugace à la surface du lac. Culture cananéenne. Chapiteaux à végétation lacustre artistiquement ordonnée et nénuphar stylisé. Présence mystérieuse incarnée de la divinité créatrice. Cornes en feuilles de chêne (fantaisie), Dieu se manifeste dans le vent soufflant en tempête, dans les volcans qui ont craché la montagne de la Serre et dans ses rugissements semblables à ceux des lions. Intérieur du temple réservé aux bains rituels avec un baptistère à l'extérieur qui reste à mettre au jour. SidoIne Apollinaire voit dans l'abside des bains chauds à la romaine. Le temple et son choeur sont représentés dans les sculptures de N.D du Port mais en église consacrée à Marie. 

IXème siècle avant JC, ou moins : Lavaudieu. Parallèlement à ce qui s'est passé à Bibracte, on peut imaginer une extension de la cité par fondation de colonies. Personnifiés en roi et reine, reflets du soleil et de la lune à la surface de l'eau. Ève et la chute d'Adam. Terre mère, avec son sac de semences, allaitant le serpent et la salmandre. Homme pieux à genoux portant ailes. Femme/population écartelée entre le bien et le mal. Plusieurs chapiteaux récents ainsi que fresques.

IXème siècle avant JC, ou moins : Blesle. soleil barbu et lune. Terre mère à visage de lune allaitant deux guerriers salamandes apparemment vêtus de cottes de mailles. Végétation divinisée dans le ciel. Têtes/âmes. Homme pieux à genoux avec ailes d'ange. Homme/mouton pieux acceptant la mort. Hommes cervidés se nourrissant des plantes du paradis, buvant le liquide divin. Terre mère allaitant la salamandre et le serpent. Trois femmes arrivent au paradis pour le jugement. Elles portent leur urne funéraire. Juge trônant.

Ier siècle avant JC, vers l'an - 88 : Mozac. 8000 juifs esséniens arrivent en Gaule. Représentation de la forteresse du Crest avec sa porte d'entrée et sa tour magne. Jonas craché par la baleine évoque leur arrivée après une longue traversée. Un autre chapiteau les montre armés avec casques pointus, cottes de mailles, boucliers frappés de l'étoile de David, protégeant le temple qu'ils vont construire. Évocation de la montagne de la Serre dans le jeune centaure. De merveilleuses grappes de raisin apparaissent dans la végétation du ciel, ce qui indique qu'ils ont apporté une culture de la vigne performante. Rappel de thèmes classiques arvernes. Soleil divinisé. Homme marchant de profil comme l'ancienne Gergovie.Très riche tympan montrant les immigrés accueillis par l'ancienne communauté juive (cananéenne ?). Un essénien porte la croix des 800 crucifiés en Palestine par Jannée. Au centre, espérance commune en une nouvelle vierge d'Israël qui enfantera le sauveur annoncé par le livre de la Thora qu'ils amènent avec eux.

III ème siècle après J.C. avant l'expédition romaine des tétrarques romains de 285 à 295 : tympan de Sainte-Foy de Conques. Par cette opération militaire, Rome a reconquis la Gaule après la scission des empereurs gaulois. Il faut comprendre que la cathédrale d'Autun et son tympan datent d'après l'expédition, et qu'ils sont donc romanophiles. Il faut comprendre que le tympan de Sainte-Foy est d'avant l'expédition, que c'est un tympan d'une colonie juive sous autorité arverne de Gergovie, dans l'héritage culturel de la colonie juive de Mozac précédemment évoquée. En haut, l'expression ENS REX IUDEORUM doit se traduire littéralement par L'ÉTANT, ROI DES JUIFS. Dans son limbe, il est dit "roi juge". Le mot "Christ" doit être compris dans le sens de signe qui va apparaître dans le ciel, à la fin des temps. Le mot "chrisme' le remplacera. Rien à voir avec les évangiles. La croix, les clous et la lance rappellent le souvenir de tous les martyrs juifs crucifiés, notamment les 800 Esséniens crucifiés en Galilée par le roi asmonéen Alexandre Jamnée en - 88. La grande assemblée des saints - SANCTORUM CETUS - est, très exactement, l'assemblée de Dieu des manuscrits de Qumrân. Portant crosse et étole, l'évêque ouvre la marche suivi du roi David.

Vème siècle, an 456. Saint-Julien de Brioude, tombeau d'Avitus. L'empereur est représenté âgé ainsi que l'impératrice. Les chapiteaux rappellent ses qualités de cavalier et son apothéose en tant qu'empereur. Son ange l'emporte au ciel. Sa fille et Sidoïne Apollinaire, son époux, bien que toujours vivants, apparaissent dans le feuillage céleste. Ecdicius, son fils héritier, est représenté en buste. Rappel de la bataille des Helvètes où les Romains sont venus délivrer la Gaule enchaînée. 

Vème siècle, an 470 : Basilique d'Orcival, en réalité de saint Martin. Construite à l'emplacement d'une ancienne église où il a été enterré. Ma nouvelle traduction des textes me conduit à placer le tombeau du saint à Orcival et non à Tours. De nombreux saints et apôtres y auraient été enterrés. Des évêques également. D'Importantes reliques auraient été sorties d'un coffre dont une châsse en argent et emmenées à Tours. Chapiteaux évoquant saint Martin se dépouillant de son manteau ; on lui voit les côtes. Il se déplace, assis sur un âne. Autres chapiteaux principalement de feuillage avec bestiaire épuré.

VIème siècle, de 571 à 574 : église Notre-Dame du Port. Construite par saint Avit, évêque de Vienne, à la mémoire d'Avitus, empereur arverne de 455 à 456, son aïeul. L'empereur est représenté relativement jeune, à l'âge où il a régné, en compagnie de l'impératrice. Chapiteaux évocation de la Genèse. Protévangile de Jacques. Zacharie ne désigne que Jean. Élisabeth s'entretient avec Marie qui écarte les mains dans l'attente de recevoir l'esprit. Honorée au ciel, elle inspire la cité arverne qui doit enfanter le nouveau sauveur. Nécessaire union entre la population autochtone arverne et la population juive essénienne issue de l'immigration ; une seule étoile sur les boucliers, celle de David. Le Christ arverne et le Christ des immigrés fraternisent dans la fraction du pain. Tympan, à gauche les rois mages rendent hommage au sauveur annoncé ; à droite accouchement d'un enfant-Jésus-statue (une simulacra d'Avitus ?). Projet de restauration de la dynastie arverne ? Au centre, dans le choeur de l'église du Crest, hommage patriotique avec encensoir ; l'esprit de Gergovie/Marie, restauré, plane au-dessus de son sarcophage.

VI ème siècle ou plus : église Saint-Nectaire. Glorification de Notre-Dame du Port dans la barque céleste. Centaure du Crest. Signes selon Jean : flagellation, baiser de Judas, la main sur le pain... Deux sanctuaires, deux encensoirs, mais une seule croix. Merveilleux exemple d'une intégration réussie.

VI ème siècle ou plus : église Saint-Austremoine d'Issoire. Glorification de Mozac dans la barque céleste. Femmes s'interrogeant. Repas essénien. Disciple endormi. Femmes au tombeau. Soldats endormis.

Emile Mourey, extraits de mes ouvrages, 8 décembre 2016, www.bibracte.com Les illustrations sont tirées, en partie, des sites www.romanes.com et www.art-roman.net

 



11 réactions


  • diogène diogène 9 décembre 2016 11:39

    « je suis une personne qui ../... se place dans la posture de l’homme seul face au poids de la science officielle. »


    Dès l’Antiquité, on savait que la Terre était ronde : au deuxième siècle avant JC Eratosthène avait mesuré le méridien terrestre.

    Avec le christianisme, les choses se sont compliquées : nombre de religieux acceptaient sans difficultés les données de l’astronomie antique,  mais une opposition se manifestait également et on assistait à des lectures littérales de la Bible. Par exemple, Lactance (260-325), huit siècles après Aristote, soutenait que la Terre était plate, et enseignait "qu’il est insensé de croire qu’il existe des lieux où les choses puissent être suspendues de bas en haut" (Institutions divines). 

    Mais la redécouverte de la philosophie et de la science antique durant le Moyen-Age, notamment par l’intermédiaire des arabo-musulmans qui l’ont enrichie (algèbre par exemple), confirmait la représentation d’une Terre ronde au centre d’un univers lui-même sphérique.

    C’est cette représentation qui fut ébranlée par Copernic (1473-1543), qui reprit l’hypothèse héliocentrique, et c’est en son nom que fut prononcée la condamnation de Galilée en 1633. Le vieil homme ne fut pas un martyr de la science puisqu’il jura sur la Bible que la Terre était au centre de l’univers et vécut en résidence surveillée jusqu’à sa mort en 1642.

    Il est encore temps de vous rétracter, M. Mourey.


  • Alren Alren 9 décembre 2016 11:46

    La science officielle, arrogante, mandarinale est une plaie, qu’il s’agisse comme ici d’archéologie, ou de médecine ou même d’astronomie.
    Le système universitaire est beaucoup trop hiérarchique. On paie là le système des Académies mises en place aux temps du roi absolu et de la pyramide sociale figée.
    Il nous faudrait une Révolution culturelle au sens propre ...


  • MagicBuster 9 décembre 2016 15:10

    Environ 80% de la masse de l’univers est constituée d’un matériau que les scientifiques n’ont jamais directement observé et qu’ils ont appelé matière noire.....

    http://www.slate.fr/story/105043/univers-matiere-noire-cosmos

    En conclusion :
    Les explications scientifiques du XXIeme siècle n’ont pour base que 20% de la matière connue.
    La probabilité d’une révolution scientifique prochaine est très proche de 1.


  • Antenor Antenor 9 décembre 2016 18:10

    @ Emile

    En vous limitant aux édifices toujours visibles, vous tombez dans le « syndrome de l’archéologue ». Qui vous dit qu’il n’y a pas dans le sol du Mont-Saint-Vincent un ou des édifices plus anciens que l’église ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 9 décembre 2016 20:47

      @Antenor

      Je n’ai jamais prétendu le contraire. Les archéologues se trompent du tout au tout s’ils pensent que je sous-estime l’archéologie. J’ai toujours dit que la Recherche reposait sur trois piliers : un, sur une bonne traduction et interprétation des textes, deux sur une logique, notamment militaire, trois sur la mise au jour des vestiges archéologiques et une bonne interprétation qu’on en fait. Ce n’est pas moi qui porte tort à l’archéologie, ce sont les archéologues qui ont voulu imposer leur interprétation sur toutes les autres formes de raisonnement. D’ailleurs, ils ne s’en sont jamais cachés, allant même jusqu’à dire qu’il fallait oublier le texte de César et réécrire l’Histoire sur la seule base de leur interprétation archéologique. Cela a donné, en France, la thèse de la Gaule en bois que je dénonce et en Israël, celle d’Israël Finkelstein sur sa réfutation des textes.

    • Emile Mourey Emile Mourey 9 décembre 2016 22:55

      @Antenor


      Les archéologues que je mets en cause sont M. Vincent Guichard et Matthieu Poux.

  • Antenor Antenor 10 décembre 2016 15:29

    @ Emile

    Pour moi, textes et vestiges sont à mettre sur le même pied, ce sont des témoignages du passé sujets à interprétation. La logique (basée sur l’expérience collective, nous n’avons jamais prétendu être des génies) qu’elle soit militaire ou économique nous permet d’articuler ces éléments.

    Pour Alésia et Gergovie, nous disposons de la description de César qui alliée à d’autres textes (en particulier médiévaux) et aux vestiges permet de les localiser avec certitude à Alise et au Crest. A partir de ces deux sites, on peut commencer à dresser le portrait type d’une citadelle/capitale gauloise.

    Pour Bibracte, en l’absence de description, la logique alliée à notre connaissance du Crest et d’Alise ; prend une place prépondérante. De Mont-Saint-Vincent, faute de fouilles, on connaît bien quelques vestiges mais rien de vraiment décisif. Je viens de réaliser que nous avons complètement zappé un élément essentiel permettant de justifiant de la localisation de Bibracte à Mont-Saint-Vincent : la route Digoin-Mâcon reliant le centre de la Gaule à la vallée de la Sâone.

    Sans cet élément, le Mont-Saint-Vincent apparaît (comme je vous l’ai plusieurs fois fait remarquer) isolé au Sud-Ouest des grands axes éduens. Mais en intégrant cette route dans notre raisonnement, le Mont-Saint-Vincent devient le centre d’un réseau routier éduen incontournable. Cette route est aussi importante que celle de la Bourbince-Dheune si on veut comprendre comment s’organisait le territoire éduen. Il est vrai qu’on est bien loin du Mont-Beuvray.

    Concernant les églises, je veux juste dire qu’il ne faut pas s’en servir pour justifier de la localisation de Bibracte. J’avais fait remarquer à Y Favory que déterrer une cathédrale au sommet du Mont-Beuvray ne me convaincrait pas de son identification à Bibracte.


    • Emile Mourey Emile Mourey 10 décembre 2016 17:21

      @Antenor

      Bien sûr que j’ai étudié une liaison Mâcon-Digoin. Je l’ai reconnue en détail pour voir cette possibilité, mais il y a un hic, c’est qu’il n’existe aucune voie de pénétration naturelle comme la trouée Dheune/Bourbince. C’est une succession de collines qu’il faut franchir ; d’ailleurs, sauf erreur, je ne pense pas que la carte de Peutinger la mentionne.

      Question fouilles, s’il n’y a, en effet, jamais été fait de fouilles à Mont-Saint-Vincent, mises à part les monnaies qui s’expliquent au mont Beuvray parce que c’était un mont Jovis où les Gaulois déposaient des offrandes, contrairement à ce que prétend Vincent Guichard, on sait que des statues y ont été trouvées enterrées ; également des armes et un machin de torture. On peut voir au musée Denon une très belle statuette antique qui y a été trouvée. J’y vois une déesse de type phénicien, en l’occurence la déesse Bibracte avec une couronne qui, à mon, avis représente l’oppidum. Je ne désespère pas de trouver un jour une sculpture représentant la forteresse comme j’ai eu la chance pour Taisey

      Quand aux églises romanes, je suis juste en train d’écrire un article à ce sujet car tout se tient. Ceci pour dire que notre histoire de relocalisation est beaucoup plus importante qu’on ne pense. À la lecture de mon présent article, on devrait déjà s’en rendre compte mais il est vrai que c’est tellement gros qu’à priori, c’est difficile à croire.

    • Antenor Antenor 11 décembre 2016 11:56

      @ Emile

      Il y a bien quelques bosses sur la route entre Digoin et Mâcon mais beaucoup moins que sur celle entre Roanne et Lyon qui elle, apparaît bien sur la Table de Peutinger ; sans compter les grandes routes à travers les Alpes et les Cévennes. Le tronçon Digoin-Mâcon se situe sur le principal itinéraire menant du centre de la Gaule à la Suisse. Ce qui me fait poser la question : et si les Helvètes étaient passés par là ? Sur la Carte de Cassini, la Fourche (Vendenesse-en-Charolais) est à la jonction des routes du Mont-Saint-Vincent, de Charolles et de Mâcon. Distance d’après mappy entre Mont-Saint-Vincent et la Fourche : 25 km. Au moment où César décide d’abandonner la poursuite et de faire-volte vers Bibracte, il en est distant d’environ 27 km... Quand on arrive de Mâcon et qu’on oblique vers Mont-Saint-Vincent, on fait quasiment demi-tour. La route vers Mont-Saint-Vincent part même dans la direction exactement opposée à celle continuant vers Digoin. La bataille a pu avoir lieu entre les deux grosses collines gardant l’entrée de Saint-Bonnet-de-Joux.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 décembre 2016 19:43

      @Antenor


      Pour moi, l’affaire des Helvètes est pliée depuis déjà longtemps. Ma retraduction du texte de César, l’itinéraire suivi, le lieu de la bataille à Sanvignes qui correspond comme c’est pas possible autrement, tout ça, c’est pour moi de l’histoire ancienne. En revanche, beaucoup plus important est l’affaire que j’ai commencé à évoquer dans le présent article car je me rends compte que je me suis trompé dans mes croquis de mon histoire de Gergovie, page 250 en mettant face à face, comme dans un reflet, Le Crest et Clermont alors qu’il fallait mettre face à face les guerriers arvernes face aux guerriers immigrés juifs de Mozac. Nous touchons là à du dur qui relègue au passé notre petite affaire gauloise. Mon problème est que mon état de santé se dégrade et que, tout seul, je n’arriverai pas au bout ;


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