mardi 4 septembre 2012 - par Francois Vial 75

People et politique : Véronique Genest vaut bien Josiane Balasko...

Quand une actrice s'exprime sur l'islam...

Twittement de terre dans le monde du micro-blogging ! Véronique Genest, actrice rendue populaire par son rôle dans la série Julie Lescaut, a osé exprimer un avis allant contre les présupposés de sa caste : « L’islam est dangereux pour la démocratie, et en fait la démonstration tous les jours  ».

Aux premiers qui l’ont chahutée sur Twitter, la sommant de dire pourquoi elle ne critiquait pas ainsi d’autres religions, l’actrice a répondu très placidement : « parce que les autres religions n'essaient pas de m'imposer leurs valeurs en permanence  ». Tout est dit. Posément. Avec des mots choisis. Sans haine. Le bon sens à l’état pur, pour qui sait aujourd’hui regarder l’évolution de la « démocratie » française.

Après tout, lorsque le premier cachetonneur venu – Madénian, Cali, Bedos père et fils, etc. – attire sur lui la lumière des médias en affirmant péremptoirement que le FN est dangereux pour la démocratie, le petit monde du showbiz s’extasie sur son « courage ». Acte de bravoure purement virtuel, puisque le risque de représailles personnelles ou professionnelles est nul ! Véronique Genest, elle, pourrait très rapidement être mise au ban de sa corporation, cette grande famille de spécialistes du pilori… L'avenir le dira.

Quoi qu’il en soit, la preuve est une nouvelle fois faite que la meute veille encore ! Elle est cette fois guidée par ce parangon de tempérance qu’est Mathieu Kassowitz, lequel a prestement enfourché son smartphone pour partir au jihad contre la pécheresse. Pourquoi l’acteur-réalisateur s’enflamme-t-il, si ce n’est dans l’espoir d’un coup médiatique qui le consolerait de la succession de ratages qu’ont été tous ses films depuis celui qui l’a révélé au public en 1995, La Haine – chef-d’œuvre de désinformation sur la mentalité de nos pépites de cités ?

En 2002, Kassowitz avait cru offrir à ses congénères du cinéma « engagé » l’occasion de lui tresser des lauriers avec le film Amen, supposé dénoncer la collusion entre l’église et les nazis… Air connu, mais bide intersidéral. Aujourd’hui, l’on ne saurait que trop conseiller au rebelle fatigué de pousser l’art de l’iconoclastie jusqu’à fouailler de nouveau les tripes de l’histoire de la Seconde guerre mondiale. Cette fois-ci du côté du fascisme vert, incarné par ces dignitaires musulmans qui ont soutenu Hitler verbalement, financièrement et matériellement…

Derrière le petit Mathieu, la comique – presque – professionnelle Rokhaya Diallo a poursuivi la charge, vite rejointe par une foule d'experts en poncifs et culpabilisation : « Vous êtes d’extrême-droite », « Vous faites comme Breivik », etc. Dans le fil de discussions*, on aura même trouvé cette perle : « Pourquoi tant de haine contre les musulmans ? Vous mériteriez d’être brûlée » (ce que l’on appelle en droit, du moins dans la bouche de tout autre qu’un représentant de la diversité, une incitation au meurtre).

Véronique Genest, elle, reste impavide, et l’on ne peut que saluer son attitude décomplexée. A l’inverse d’une Balasko ou d’une Béart qui comptent sur leurs prises de position politiques pour continuer à exister, au moins peut-elle chaque matin regarder son – joli – minois dans le miroir. Avec la fierté d’une femme libre.

* V. Genest sur Twitter : @twiitnana


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