samedi 18 mars - par Daniel MARTIN

Présidentielles 2017, un « Requiem » pour l’écologie politique

Avec la candidature de René Dumont aux élections présidentielles de 1974 débute une aventure politique qui se termine en 2017 par une absence de candidature écologiste ou se réclamant de l’écologie. La responsabilité en incombe surtout aux « Verts » qui sont devenus un parti croupion du PS et dont leurs « hiérarques » n’ont cessé, tout au long de ces dernières années, d’utiliser ce qu’il est convenu d’appeler écologie politique pour leur carrière personnelle opportuniste. Aujourd’hui cela se traduit par un rejet de l’écologie politique de la part d’une opinion publique totalement abusée, dont une grande partie d’entre elle se réfugie dans les replis identitaires et nationalistes.

La tentative d’un écologiste authentique et historique, telle que celle qu’Antoine WAECHTER, faute d’avoir pu recueillir les parrainages nécessaires a échoué. Le ralliement de Yannick JADOT et EELV au PS et à Benoit HAMON pour sauver quelques sièges de député(e)s, dont celui de leur « cheftaine » Cécile DUFLOT, n’a rien à voir avec l’écologie, sinon que cela relève d’une « tambouille » politicienne qui dessert plus Benoit HAMON, qu’elle ne le favorise… On peut, d’ailleurs, se demander quels rapports ces personnes peuvent avoir avec l’écologie, dont, à l’évidence, ils semblent ignorer les fondamentaux.

Certains candidats veulent bien se préoccuper « d’écologie », mais qu’en est-il réellement ?

A cette élection Présidentielle, plusieurs candidats y vont de leurs couplets sur l’écologie, je ne doute pas de leur bonne foi, mais le problème, c’est qu’à l’évidence ils ignorent les enseignements de l’écologie science et si c’est utile de parler de transition énergétique ou écologique, cela ne peut être, en l’état actuel de la situation, que des formules creuses avec parfois des propositions gadgets, quand il ne s’agit pas de propositions relevant de l’escroquerie intellectuelle de la « croissance Verte », telle celle de la voiture électrique. Ces candidats sont d’abord socialistes, sociaux démocrates, libéraux sociaux ou tout simplement libéraux, c'est-à-dire productiviste et attaché au mythe d’une croissance exponentielle, désormais impossible, ce qui est fondamentalement incompatible avec l’écologie. Lorsque, par exemple, depuis le début de sa campagne en avril 2016, Emmanuel MACRON, grand favori des sondages pour cette Présidentielle, se positionne « ni droite, ni gauche » et lorsqu’il déclare : « Depuis 30 ans, on assiste à l’alternance de la droite et la gauche qui balaye tout de manière automatique. Là ce sera la véritable alternance, celle d’une nouvelle méthode de gouvernement, parce que je vais réunir pour être efficace des femmes et des hommes de bon sens. » Avec la promesse d’un gouvernement composé essentiellement avec des personnes de la société civile et des personnes du monde politique venant « de la gauche, du centre, de la droite  ». Le problème de ce positionnement, s’il devient président de la république et obtient la majorité parlementaire, l'hémicycle risque fort de devenir la foire d'empoigne. Entre un parlement, avec des politiciens ex LR, PS, UDI, Verts des plus opportunistes, et un Gouvernement sans cesse fragilisé on peut imaginer que les lobbys de la finance et des multinationales seront les vrais maîtres du jeu et si le Président Emmanuel MACRON veut prendre certaines mesures conforme, ne serait-ce que dans le cadre des objectifs les plus timides de la COP 2, on peut imaginer 1es difficultés qu’il éprouverait…

Dans le meilleur des cas, Ils n’hésiteront pas à cumuler activités réparatrices et activités destructrices de l’environnement

A l’issue des élections Présidentielles et législatives, parmi les candidats qui ont évoqué l’écologie, celui qui sera élu, s’il est contraint d’assurer un service minimum dans ce domaine, les multinationales et leurs lobbies du Nucléaire et des l’industries agro- chimico - pétrolières ne vont d’ailleurs pas cesser d’agir et surtout empêcher que les contraintes dues aux quelques engagements pris, notamment pour réduire les gaz à effets de serre, développer les énergies renouvelables, qui n’en ont que le nom, ou engager la transition énergétique hors du Nucléaire, ne puissent se réaliser… A moins que dans les salons feutrés de l’une ou de l’autre de ces multinationales, ils jugent qu’au fond les engagements à minima pris par les nouveaux responsables politiques représentent pour eux un nouveau champ de business, dès lors des campagnes de marketing vont se mettre en place et nous vanter la « croissance verte » comme la nouvelle formule miracle qui va « redonner de la croissance et des emplois… » Mais ils ne cesseront pas pour autant leurs activités lucratives qui vont à l’encontre de ces décisions que leur procure leurs marchés traditionnels… L’exemple de TOTAL qui produit du photovoltaïque et développe des extractions de pétrole, gaz de schiste ou exploite des sables bitumeux au Canada, avec les dégâts que l’on sait dans la province de l’Alberta. Dans le cas contraire, s’ils estiment que cela ne leur rapportera rien, ou si peu, en regard des investissements qu’ils devraient consentir, ils vont rester positionner sur leurs marchés traditionnels et contraindront les gouvernements, de Gauche comme de Droite ou ni de Droite ni de Gauche, à des contorsions frisant même le ridicule pour nous faire avaler le prétendu « blocage de Bruxelles… »

Avec les explosions successives de la bombe démographique et l’utilisation des énergies fossiles, l’homme est devenu une force géologique destructrice

Ce qui est surréaliste, L’écologie dans toute sa dimension scientifique et politique, avec ses problématiques humaines d’ordre, culturelles, démographiques, territoriales, environnementales, sociales, économiques est exclue du débat Présidentiel, alors que dans notre pays la plupart des scientifiques ne cessent de l’affirmer : La terre est entrée dans une nouvelle ère environnementale. Ce qui nous arrive n’est pas une simple crise environnementale, mais une révolution d’origine Humaine due au nombre et aux énergies fossiles. Si les 11 500 dernières années ont connu des conditions de vie relativement stables permettant à l’homme de sauter de la terre labourée du néolithique au sol lunaire, désormais nous filons vers l’inconnu. Depuis la révolution thermo-industrielle, avec l’explosion de la bombe démographique, il a fallu plusieurs millénaires pour atteindre le premier milliard d’habitants et moins de deux siècles pour atteindre et dépasser les sept milliards, dont un milliard entre 2000 et 2012. Actuellement, nous vivons un tournant irréversible de l’histoire de notre planète, l’influence de l’homme atteint une ampleur, telle qu’elle précipite l’avènement d’une nouvelle ère géologique. Cette nouvelle ère c’est l’Anthropocèneoù l’humanité constitue une force planétaire géologique. Depuis deux siècles, nous sommes en train de nous extraire de l’Holocène, une période interglaciaire commencée il y a plus de 10 000 ans et qui a fourni des conditions environnementales extrêmement stables, permettant le développement mondial que nous connaissons.

C’est le géochimiste et prix Nobel Paul CRUTZEN qui, dans un article de la revue « Nature « en 2002, a avancé la thèse que, depuis deux siècles, la Terre est entrée dans un nouvel âge géologique marqué par la capacité de l’homme à transformer l’ensemble du système Terre. Encore tout récemment, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) annonçait sa certitude désormais quasi absolue à 95% sur l’origine humaine des changements climatiques et des pressions telluriques qu’il exerce.

Les écologistes disparaissent du débat politique Présidentiel au moment ou l’écologie devrait être l’un des axes centraux

En l’espace des trois révolutions industrielles la population mondiale a été multipliée par 10 sur un peu plus de deux siècles.  Actuellement, c’est 1 million d’humains qui s'ajoutent à la population mondiale, tous les 4½ jours. Pendant la même période, en se référant à l’étude de B. SUNDQUIST de l’institut du Minesota, (Topsoil loss - Causes, effects and implications : a global perspective), c’est plus de 100 000 km2 de terres arables disparaissaient annuellement.

Notre planète a progressivement basculé vers une situation inédite. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers, voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés Humaines à des difficultés considérables, si tant est qu’elles puissent y survivre… L’homme est devenu un dévoreur insatiable des énergies fossiles, pour les lesquelles on peut prévoir encore 70 ans de pétrole, une centaine d’années de gaz naturel et d’uranium dont la demande ne cesse de croitre et 200 ans de charbon environ, sans compter que la combustion des énergies carbonées produit beaucoup de CO2. Plus ils sont hydrogénés, moins ils en émettent par unité d’énergie produite. Produire 1 kWh avec du charbon émet environ 1000 g de CO2, 750g avec du pétrole et de l’ordre de 500 g avec du gaz naturel. Si on y ajoute l’exploitation des terres rares, certes, certaines ne le sont pas encore, dont les réserves pour l’extraction des métaux rares indispensables à la révolution du numérique sont à terme menacées. faute d’avoir anticipé par des mesures adaptées d’économie des ressource naturelles et de Décroissance Démographique, choisie et équitablement répartie, entre migrations climatiques, économique ou celles fuyant des zones de combat, la vie sur terre de l’homo sapiens risque fort de s’achever dans un chaos des plus violents, où les survivants envieront les morts... 

Une situation écologique qui ne cessera de se dégrader, avec des effets irréversibles : destruction de la Biodiversité, dérive climatique, montée des océans, épuisement rapide et inexorable des ressources naturelles liée aux problèmes de surpopulation, ainsi que les énergies fossiles dues à la prolifération d’esclaves mécaniques aux appétits gargantuesques … Phénomène aggravé par une mondialisation économique dominée par le Monétarisme, où le pouvoir politique a volontairement capitulé face à l’oligarchie Bancaire et Financière qui a pris le gouvernail de la politique du pays en imposant son diktat via la Bourse et les Agences privées de notation. Ce n’est pas seulement le gouvernail de l’économie, mais le pouvoir politique, via leurs responsables au sein des exécutifs ou directement par la mise en place de gouvernements dits « techniques » à leur solde et la direction des affaires internationales, avec des guerres d’assujettissement à leur domination, que les dirigeants des Banques ont pris. Mais attention, la tentation d'un gouvernement autoritaire, voire liberticide, est forte. Certains sont déjà prêts à sacrifier la démocratie pour essayer de préserver le mode de vie des sociétés occidentales.

Le rôle d’un(e) candidat(e) écologistes à ces Présidentielles aurait été de porter un regard objectif et non complaisant ?

Tout regard lucide sur la gravité de la situation de la planète est généralement récusé, voire taxé de catastrophisme par la majorité des responsables politiques, économiques, religieux, sociaux. Pour les politiques, cette attitude s’explique aisément, car il n’est pas facile de se faire élire sur un programme écologique dans un contexte de démagogie générale. Proposer d’organiser la décroissance pour ne pas la subir, n’est pas actuellement, pour la majorité de la population, une perspective réjouissante. Par ailleurs, aucun des candidats actuels à l’élection Présidentielle n’échappe à l’aveuglement idéologique qui, depuis l’avènement des énergies fossiles, vit sur le mythe d’une croissance sans limite dans un monde qui cependant est aujourd’hui fini. Ils entretiennent également, volontairement ou involontairement, l’illusion que la science et la technologie, notamment celle du numérique offrent de nouvelles solutions pour s’affranchir de ses difficultés énergétiques, ce qui traduit manifestement leur ignorance des données apportées par l’écologie en tant que science, mais surtout d’une méconnaissance des causes de la situation écologique de la planète qui est aujourd’hui des plus désastreuse. 

En utilisant les réserves énergétiques fossiles grâce aux machines thermiques, l’homme s’est approprié toute l’énergie photosynthétique accumulée depuis le carbonifère. Ce surplus fantastique d’énergie maîtrisable, consommée dans un délai historique qui n’excède guère deux siècles, a mis à la disposition des individus des pays riches des dizaines d’esclaves mécaniques, permettant à l’homme d’arracher aux écosystèmes plus qu’ils ne peuvent produire ou même de les détruire. Cette consommation d’énergie a permis une explosion sans précédent de la production de biens matériels et une augmentation de la productivité agricole, s’accompagnant d’une extension des surfaces cultivées. D’où l’explosion démographique et la colonisation totale de la planète... il est désormais urgent de s’orienter vers l’économie de ressources. Le pétrole n’est pas la seule matière première que menace le prurit de la société de consommation, outre certaines terres rares, le cuivre, le zinc, l’or et l’uranium figurent parmi les principaux métaux dont les ressources mondiales semblent en voie d’épuisement. Tout simplement parce que pour creuser des mines, il faut de l’énergie. Beaucoup d’énergie. Aujourd’hui, 8 à 10 % de l’énergie primaire est consacrée à extraire et raffiner les ressources métalliques, notamment pour l’acier et l’aluminium.

Au-delà des inconnues de la quatrième révolution industrielle, des certitudes cependant

Avec la quatrième révolution industrielle, dans laquelle nous entrons à marche forcée, la croissance de consommation d’électricité, loin de stagner et à fortiori de ralentir va exploser. Selon les dernières estimations de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), la consommation d’électricité dans le monde devrait augmenter de 75 % d’ici à 2030, passant de 19.756 TWH à 34.292 TWH. Les pays en voie de développement seraient à l’origine de plus de 80 % des nouveaux besoins, Chine et Inde en tête.La production d’électricité s’accompagne de forts rejets de CO2. Dans le monde, ces rejets sont de 565 grammes de CO2 par KWH produitPar exemple, en Union Européenne c’est 331 grammes de CO2 par KWH produit, dont en France 79 gr. CO2 par KWH produit. Les USA c’est 522 grammes de CO2 par KWH produit. La Chine c’est 766 grammes de CO2 par KWH produit.

Les véhicules sans chauffeur, les tracteurs sans cabine et sans conducteurs, les drones taxi et ceux pour les livraisons, ainsi que des robots pour toutes les opérations de manutention qui sont en cours d’expérimentation ne sont qu’un début annonciateur des profonds changements sociétaux que cela va entrainer avec des conséquences qu’il nous ait encore difficile d’apprécier …Comme il nous est aujourd’hui impossible de prévoir la nature et le type de nouvelles activités et de leurs besoins énergétique que générera forcément la 4ème Révolution industrielle d’ici les 20 prochaines années. Comme il était impossible à la fin des années 80 d’imaginer le bond du virtuel et du numérique qui contribue aujourd’hui à l’émergence de nouvelles formes d’activités et d’emplois (plateformes numériques par exemple). Toutefois Sachant que la 4ème révolution industrielle va avoir de très gros besoins énergétiques, en particulier en terres rares et en électricité, au rythme actuel de la croissance démographique et des besoins correspondants, les moyens et capacité de production vont à terme être confrontés à d’importantes et insurmontables difficultés. 

L’élection Présidentielle est une tribune où la problématique écologique devrait faire l’objet d’une réflexion spécifique des candidat(e)s, de manière à formuler des propositions qui permettent de dynamiser des débats sur cette question et de façon irréversible mettre les deux candidats qui seront arrivés au premier tour dans l’obligation de se prononcer clairement. Mais pour cela une candidature authentiquement écologiste pour dynamiser le débat présidentiel sur cette thématique eut été nécessaire. Ne nous y trompons pas, ne pas considérer les fondamentaux des enseignements de l’écologie science comme une priorité, c’est forcément apporter de mauvaises réponses aux problèmes culturels, sociétaux, économiques, environnementaux et, climatiques qui découlent de l’activité humaine, donc du nombre…

Pour conclure

Aujourd’hui, un enfant qui nait en France est potentiellement un sur-consommateur par rapport aux ressources de la planète. Certes, même si la France devenait un ilot de vertus écologiques, cela ne changerait pas fondamentalement la donne à l’échelle mondiale, toutefois la France doit montrer l’exemple au niveau international. Comment pourrait-on condamner l’explosion démographique mondiale et favoriser une politique nataliste chez soi ? Une totale neutralité de l’Etat en matière de fécondité implique l’abrogation de toutes les mesures qui visent à encourager toujours plus la progression démographique Française. Un débat national doit s’ouvrir sur les mesures à prendre. L’inscription de la question démographique doit, par ailleurs, être inscrite à l’ordre du jour de la prochaine COP 23 à Bonn, comme le demande l’association « Démographie Responsable ».

 



25 réactions


  • Sparker Sparker 18 mars 18:08

    Ben je voudrais pas ramener ma fraise, mais le programme FI prône un grand virage écologique et il ne me semble pas que ce soit cosmétique avec l’introduction de la règle verte dans la future constitution entre autres propositions.


    • Ar zen Ar zen 18 mars 18:19

      @Sparker


      Pour ça il faudrait sortir de l’UE ! Sans cela nada ! Du vent ! Un petit coup de syrisation si JLM venait à se faire élire. Du coup il y aurait bien plus de déçus qu’en Grèce et bien plus de pauvres. C’est ballot !

  • sarcastelle 18 mars 18:18

    Les calamités énoncées dans l’article sont vraies ; la seule issue donc est le nucléaire civil.


    • foufouille foufouille 19 mars 16:13

      @sarcastelle
      meuh non. l’auteur te dit que c’est juste l’uranium qui fonctionne.
      même que il est impossible d’aller dans l’espace.


  • JC_Lavau JC_Lavau 18 mars 22:09

    Credo : 

    Je crois au GIEC tout puissant,
    à l’extinction du Gulf Stream pour nous punir de nos péchés,
    à la submersion des atolls quelle que soit l’évolution verticale de leurs planchers océaniques,
    à la disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035.
    Je crois que la neige est un souvenir du passé que nos enfants ne verront plus,
    je crois en des usines d’enfouissement du dioxyde de carbone, et tant pis pour la minorité de riverains malchanceux,
    je crois que la spéculation sur les indulgences-carbone est une bénédiction pour la planète,
    je crois que l’ours blanc est menacé par le réchauffement climatique,
    je crois que le Soleil est une étoile invariable,
    je crois que Greenpeace n’est pas actionnaire de BP,
    je crois que le climat va se dérégler et échapper à toutes les prévisions sauf celles du GIEC...
    Je crois que la physiologie végétale c’est tout des menteries inventées par le démon.
    Je crois que le volcanisme sous-marin, c’est rien que des menteries inventées par les marchands de cigarettes.
    Je crois que le rôle des nuages et de leur nucléation, c’est rien que des menteries inventées par des infidèles.
     
    Je crois que le dioxyde de carbone est un poison pour la planète, comme le sucre est le truc qui donne mauvais goût au café quand on n’en met pas. 
    Je crois que le dioxyde de carbone étouffera la forêt.
    Je crois que notre mission sur Terre est de militer pour la JUSTE dictature du WWFariat.
    Je crois que les journalistes de Libé et de Li Monde sont honnêtes, courageux et indépendants de leur patron.
    Je crois que Jean Jouzel est assis à la droite du GIEC le tout-puissant pour les siècles des siècles.
     
    Amen. 

    • Shawford Shawford 18 mars 22:11

      @JC_Lavau

      Tu veux bien que je valide ?


    • Shawford Shawford 18 mars 22:15

      @JC_Lavau

      Te fatigue pas, j’adore ce passage : la physiologie végétale smiley smiley smiley smiley ( + smiley from Maya la bee, offert et sponsorisé par shawshaw rien que pour toi smiley )

      Ça va continuer à sarcler sec dans le jardin, forever & forever & forever ... smiley smiley


    • Christian Labrune Christian Labrune 20 mars 01:22

      @JC_Lavau
      Votre crédo est aussi le mien.

      J’ai beaucoup regretté la disparition de Mme Duflot, longtemps écologiste en chef, et qui éclaira si fortement nos pauvres consciences de crétins irresponsables. Il nous reste fort heureusement la Madone du Poitou. Il n’empêche, si on lançait une souscription pour élever une statue à Mme Duflot, une belle statue « durable » (en bronze), je serais le premier à envoyer un chèque. Nous lui devons tant.

      Je pense me convertir bientôt à la religion biobobo et ne manger plus que du superbio. C’est-à-dire non pas ce qu’on trouve dans les boutiques portant ce précieux label, mais des bobos nourris au « bio ». C’est le second degré du bio, en quelque sorte, et rien n’est plus écologiste que le cannibalisme. Je sais très bien où il serait possible d’attraper des écolobobos, mais je sais à peine faire cuire un oeuf et je doute si je saurais les cuisiner d’une manière agréable.

      Si quelqu’un a des recettes concernant la manière de bien cuisiner les écologistes, je serais preneur. J’ai faim !

       


    • jjwaDal jjwaDal 20 mars 11:58

      @JC_Lavau
      Vous avez éventuellement oublié de croire que les tumeurs en augmentation chez les jeunes ne sont dûes qu’à la mauvaise foi patente des écolobobos. Enormément de pollutions sont associées aux énergies fossiles (un peu parce qu’elles sont hypermajoritaires) et leur impact sur l’être humain me gêne plus que celui sur le climat. Notre modèle de civilisation est dément et l’écologie ne peut être que l’avenir dès qu’on l’aura épurée de quelques fanatiques...


  • Clocel Clocel 19 mars 08:33

    Je me souviens du père Dumont brandissant son verre d’eau...

    Son bouquin « L’utopie ou la mort » peut encore se lire aujourd’hui, il a, avec celui de Rachel Carson « Le printemps silencieux » servi à éveiller des consciences, pas assez, hélas.

    L’écologie politique est une bouffonnerie produite par des hors-sol.


  • JC_Lavau JC_Lavau 19 mars 16:28

    Daniel Martin nous redémontre encore et encore qu’un zécolo, c’est un nul en sciences, qui prétend en remontrer au monde entier. Nul au point de gober les carabistouilles en climatique-climatique-climatique-tique où le CO2-CO2-CO2-CO2 joue le rôle théâtral du méchant...


    A ce niveau de bêtise, est-ce encore curable ?

  • Le421 Le421 19 mars 16:30

    Ces candidats sont d’abord socialistes, sociaux démocrates, libéraux sociaux ou tout simplement libéraux, c’est-à-dire productiviste et attaché au mythe d’une croissance exponentielle, désormais impossible, ce qui est fondamentalement incompatible avec l’écologie...
    Et alors ? Comme dirait quelqu’un...

    Vous ne voyez personne qui a un programme où le dogme de la production imbécile est remis en cause ?

    Renseignez-vous.


    • Lloyd PALUN Bel des chants 19 mars 16:59

      @Le421

      https://www.youtube.com/watch?v=xt0vGieEWFA

      Si c’est 100% OK pour toi, tu nous fais un p’tit coup de Bourse CAHUZAC avec le blaireau ou la moufflette agoravoxien(e) de ton choix !? smiley smiley


    • Le421 Le421 20 mars 08:45

      @Bel des chants
      Marrant les trolls qui arrivent au pas de charge à l’approche des élections...
      En tant que modérateur, je devrais...

      Non. Je suis de gauche, donc, pour la liberté d’expression.

      Ceci dit, je vous invite à éviter d’utiliser des circonlocutions absconses et de travailler la morphologie de vos écrits sans parler de la syntaxe.  smiley
      Bien à vous...


    • Lloyd PALUN Bel des chants 20 mars 08:56

      @Le421

      Vous parlez de la Sainte-taxe, très cher ? Et bien je vais commencer à vous l’inculquer de gré et surtout de force, et ce, bien parce que c’est VOUS :

      - Mon coco, t’es fait comme comme une rate dix-lattés, comme le sanglier qui couinait de bonheur sur le canapé de ton papa, tellement il avait envie de s’en-fuir d’une famille si aimantée.
      Je m’arrête là en l’État, car je voudrais pas que des p’itites porcinettes déjà en odeur de sein-tété ne rappliquent à ce stage des Univers environnants en trop grand nombre afin de tâter plus AV-ant de ta ceinte vertu ! smiley smiley

      ps : passe à ton « voisin », et sur tout, fais pas trop carre-nage pour laisser des miettes à tes frérots IRL smiley


  • Christian Labrune Christian Labrune 20 mars 01:00

    à l’auteur,
    Dans une quinzaine d’années tout au plus, les ordinateurs quantiques seront tout à fait au point, et l’intelligence artificielle ne tardera pas à supplanter radicalement celle des bipèdes sans cornes et sans plumes. La machine intelligente et planétaire, qu’on le veuille ou non, c’est l’avenir de l’homme. Non pas sa fin : « Toute notre dignité consiste en la pensée », disait Pascal, et tant qu’il y aura une présence pensante -homme ou machine- sur cette petite planète, les choses continueront d’avoir un sens.

    Mais croire que dans un siècle il y aura encore sur terre des créatures du genre homo sapiens, cela revient à se chatouiller pour se faire rire.
    Une intelligence totalement artificielle aura besoin d’énergie pour se développer, mais ça ne passera plus par les légumes « bio » qui préoccupent tant nos bobos écologistes. Que la température de l’atmosphère augmente d’une centaine de degrés, que le niveau de la mer s’élève de quelques dizaines de mètres, cela n’aura aucune espèce d’importance sur le devenir du système et il est tout à fait absurde de s’en préoccuper : le biologique était un moment de l’évolution, et nous arrivons tout doucement aux dernières années de son règne.

    Les écologistes, qui se préoccupent tant de la nature et auraient dû méditer depuis longtemps sur la théorie de l’évolution, m’ont toujours paru aussi naïfs que peuvent l’être les créationnistes. Ils n’ont certes pas les mêmes idées sur l’origine de l’homme, mais comme eux, ils imaginent qu’il restera ce qu’on le voit être pour l’éternité. Mais non : entourés de toutes nos prothèses informatiques devenues indispensables, nous sommes déjà des cyborgs. Il ne faudra plus très longtemps pour que nous abandonnions à tout jamais notre chétive apparence corporelle !


  • julius 1ER 20 mars 16:36

    très bon article D Martin !!!

    l’écologie responsable voudrait que l’on ait des candidats à sa mesure mais il semble bien que pour percer en politique, l’écologie n’est pas porteuse même si elle a les clefs de notre devenir .....

    d’aucun arrivant d’une autre planète serait consterné de voir que cette société fonctionne encore sur un tempo du siècle précédent que l’économie ne sert pas à développer harmonieusement le pays mais à enrichir quelques multinationales au nom de l’intérêt privé et que le modèle macron-économique c’est avoir toujours plus plutôt que beaucoup mieux !!!!

    on en est là et nul doute que cette élection à venir ne posera pas les vrais problèmes et les défis auxquels nous sommes confrontés ..... 

    je pensais il y a quelques jours en regardant un reportage sur ce lycéen parti en quête d’une tuerie et heureusement neutralisé par le proviseur de l’établissement confronté au problèmes de sécurité et avec cela la surenchère immédiate dans le déploiement de technologies pour justement empêcher ce genre d’impétrant armé de pénétrer ce lieu sanctuarisé qu’est l’école ...

    je me disais en regardant ces écoles ressembler de plus en plus à des prisons avec des portillons automatiques et des tas de caméras qu’ à un moment donné si l’on est logique et pragmatique, il faudrait « switcher » les écoliers et les détenus ....

    c’est à dire qu’il sera plus facile de surveiller les élèves en prison et finalement mettre les détenus à l’école là où se trouve la clef de la réinsertion et de la civilisation .....

    Hugo revient, ils sont devenus fous !!!!

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