jeudi 9 mars - par rosemar

Quand l’inspecteur vient inspecter les enseignants...

Les inspecteurs viennent "inspecter" les enseignants, pour vérifier la qualité de leur travail et leur donner une note pédagogique. Le terme d'inspecteur n'est en lui-même guère attractif : venu du latin "inspector", le mot désigne celui qui examine, qui regarde et observe attentivement.
 
Et, en plus, les inspecteurs ont tous les droits, le droit d'arriver en retard, de se tromper, en lisant le cahier de textes de l'enseignant, de hurler, en entrant en classe....
J'ai connu toutes ces situations...
 
Pour la plupart, ces inspecteurs sont d'anciens professeurs qui ont abandonné leur carrière, pour se consacrer à cette nouvelle activité.
Eloignés des réalités du terrain depuis des années, ils ne perçoivent plus les évolutions du métier et se targuent d'une expérience et d'un savoir que parfois ils ne maîtrisent pas, eux-mêmes.
 
On perçoit, en eux, une forme d'arrogance et de supériorité, à l'égard des enseignants qui sont là pour se soumettre à leur bon vouloir et à leur autorité...
 
Il fut un temps où l'on savait que l'inspecteur devait venir un jour de la semaine, fixé à l'avance : il m'est arrivé d'attendre cet inspecteur, toute une journée du matin au soir... en vain.
Inutile de dire que j'étais, toute la journée, sur des charbons ardents... mais l'inspecteur n'est pas venu et n'a même pas daigné prévenir le lycée de son absence.
 
Quelques jours plus tard, il m'a téléphoné pour me dire le motif de sa défection : il était malade, et curieusement, il n'avait même pas jugé utile de signaler son absence.
Inutile de dire que si je m'etais absentée moi-même, sans prévenir, j'aurais eu droit à de lourdes remontrances et, sans doute, à des sanctions.
Ce même inspecteur est venu, quelques jours plus tard, et dès son entrée dans la salle de classe, il s'est mis à invectiver les élèves, parce que ceux-ci ne s'étaient pas levés à son arrivée !
Ce donneur de leçons avait, pourtant, lui-même beaucoup à apprendre en matière de politesse !


 
Plus tard, les enseignants ont pu connaître la date et l'heure exacte à laquelle ils allaient être inspectés.
Et l'inspectrice est arrivée, ce jour-là, avec 20 minutes de retard et n'a donc pas pu assister au début du cours.
J'étais complètement déstabilisée par ce retard...

Si j'avais été moi-même en retard, il m'aurait fallu un motif très grave, mais l'inspectrice s'était simplement attardée à discuter, et c'était normal !
 
Autre problème : il vaut mieux, au fond, ne pas contrarier l'inspecteur , il vaut mieux se montrer servile, obéissant, il faut être dans l'admiration et la soumission.
Et, pourtant, au cours de l'entretien qui suit l'inspection, on ne peut s'empêcher de répondre à certains reproches adressés par l'inspecteur...
Mais il vaut mieux éviter ce comportement...

Parfois, encore, l'inspectrice commet des erreurs, en lisant le cahier de textes de la classe, fourni par l'enseignant : cela m'est arrivé, une inspectrice me reprochait d'avoir étudié un auteur jugé trop difficile, en classe de seconde : Montaigne, en fait il s'agissait de Rabelais, un auteur au langage savoureux que les élèves savent apprécier très tôt.

Les inspecteurs donnent, aussi, de pressantes consignes d'indulgence pour la correction des épreuves du baccalauréat, afin de "gonfler" les résultats, mais est-ce là rendre vraiment service aux élèves ?
Là encore, les inspecteurs devraient être plus solidaires et respectueux du travail fourni par les enseignants, et trop souvent, ce n'est pas le cas...

Il faut, sans doute, revoir ce système des inspections, trop archaïque : comment juger de la qualité du travail d'un enseignant, à travers une seule heure de cours ?
C'est quasiment impossible et les inspecteurs qui se sentent tout puissants exercent vraiment un pouvoir exorbitant sur les enseignants...

 

 Le blog : 
http://rosemar.over-blog.com/2015/10/quand-l-inspecteur-vient-inspecter-les-enseignants.html

 



40 réactions


  • Bonjour madame Rosemar

    Je m’étonne que sous madame Belkacem cette pratique stalinienne ait pu être maintenue smiley

    Rocla et moi jetons dés aujourd’hui les bases d’un comité populaire de défense anti-inspections auquel nous associerons une milice d’« apprenants »

    Prévenez nous dés qu’un de ces inspecteurs-fachos se présentera. Nous l’accueillerons avec caillassage et cocktails Molotov smiley

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 9 mars 11:36

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Vous avez toute ma solidarité active ! Céou kon signe la pétition ?

      N’oubliez pas de prévenir Melon de La Loire, Panda, Chalot et Fergus... Sans eux, la cause ne sera pas assez citoyenne !


    • @Robert Lavigue

      Euh, moi cet après-midi j’ai golf et ce soir bridge, demain je m’occupe de mon portefeuille boursier ..

      Rocla se livre à des activités érotiques avec une dame très connue sur ce site et qui n’est pas Alinea

      Jeussey travaille sur les slogans-contrepéteries

      Peut-être que Cabanou le pépère vert pourrait s’occuper de la pétition

      a moins que vous-même ? smiley

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 12:25

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Je peux pas non plus, je dois aller à la manif que les inspecteurs m’ont interdite (lien).


      Sinon, Rosemar a raison : les inspecteurs aiment bien voir les bons cahiers !

      (je sais qu’il faut pas donner la solution des contre-pétries, mais là, c’est pour les bons qui caillent) !

    • rocla+ rocla+ 9 mars 14:31

      @Sharpshooter - Snoopy86


      Dois-je vous rappeler qu’ il est indécent  de pratiquer le golf  pendant que certains ici , ont même  pas de quoi se payer  un té . 

      Avec le prix d’une journée de golf vous auriez pu payer de multiples distractions
      à des  malheureux agoravoxiens  qui vous crient après que c’ est indécent d’ avoir
      de l’argent . 

      Il est où le bonheur , hein , il est où ? ... smiley

    • chantecler chantecler 10 mars 12:26

      @Sharpshooter - Snoopy86
      J’ai du mal à admettre que Mme N. Belkacem soit une ministre de l’éducation nationale .
      Je la sens tellement ignorante sur certains sujets (par exemple quand elle a « découvert admirativement » la pédagogie de cycles alors que ça fait quelque trente ans qu’elle est en place avec les avantages et les inconvénients qui lui est liée (les élèves ont trois ans pour acquérir les « compétences » et tant pis si du CP au CE2 ils sont largués , le tout dans un environnement théoriquement très « différencié »- la pédagogie des petits plats : 30 élèves , trente prépas différentes , plus les classes doubles privilégiées : ex CP/CE1 recommandé , mais quand on sait que dans un CP ou un CE1 il y a déjà deux niveaux officieux , ça atteint des sommets .... !
      Et puis de toutes façons plus de redoublement : donc un élève paumé fin CE1 rentrera au CE2 pour commencer le troisième cycle ... !
      Bref quand j’entends N. Belkacem je me dis qu’elle n’est jamais sortie de sa fonction politique première de porte parole .
      Cela dit la façon dont l’EN dirige ce ministère et prend ses décisions , jamais à partir du retour de terrain souhaité , voulu (enquêtes qui visiblement ne sont pas prises en compte sauf pour servir de caution ) ou au sommet de par la grâce des hauts fonctionnaires qui se contrefichent de l’avis des enseignants mais qui nous imposent leur idéologie : pédaG. différenciée ou comment faire mieux avec moins... !
      Me souviens de classes CP expérimentales à 10 élèves , mais ça , vu le nombre de ces expériences c’était pour le fun ...
      Si j’en juge par la fermeture de classes en permanence : 2 ou 3 chaque année et aujourd’hui d’établissements .... !( c’est comme le gigantesque Centre H. Pompidou qui donne la norme : on concentre tout dans des structures immenses , incontrôlables .)
      La réforme des « rythmes scolaires » à la hussarde, sous V. Peillon c’était pas mal non plus ....
      Je ne mets pas ça sur le dos de notre MEN : économies et libéralisme obligent .
      Ni sous les ministres antérieurs : kif kif ...
      En attendant ça dégringole


  • non667 9 mars 11:10

    La face cachée de l’e.n.

    pour la  découvrir il faut aller sur le site  sos education et son blog :

     

    http://blog.soseducation.org/leglise-du-pedagogisme/

     

    article : la secte qui à ruiné l’école .

    elle a son pape émérite : philippe meirieu,

    ………… 12 pages .


  •  
     
     
    Les prébendiers pédagogochistes sont connus pour leur référentiel bondissant et « Moamed a troi papa qui porte dé robe »... le livre des fondamentaux
     
    http://marthetmarie.lifediscussion.net/t128-arriver-a-un-tel-niveau-d-imbecillite
     
     
    seuls 30,7% des dépenses publiques booba de crétinisation sont consacrées aux salaires des enseignants, contre 51% en Allemagne
     
    http://www.atlantico.fr/decryptage/education-depenses-publiques-enseignants-moins-payes-allemagne-jakob-hober-285398.html
     
    De tte façon on s’en fout, ce n’est pas nos enfants mais ceux de colons.
     
     
     


  • rocla+ rocla+ 9 mars 11:54

    Vous avez un sens de l’ abnégation Rosemar qui frise  le sacerdoce pour

    supporter  un gogol aussi  impoli  et  discourtois . 

    Nous , sur les marchés et foires   certains en venaient aux mains avec ces 
    guignols prétendant faire la loi . 

    Je me souviens d’ une fois à la foire Saint Martin du 10 novembre , dans les années 
    1990  , des exposants venus  de plus de 500 km  pour déballer à cette manifestation annuelle , il y avait encore des places vers le centre mais le placier voulait le mettre 
    dans une rue derrière , ça s’ est envenimé , le maire et d’ autres personnalités ont cru pouvoir régler le problème , ils sont repartis avec un oeil au beurre noir  et les marchands ont 
    déballé à l’ endroit  choisi  et libre . 

    C" était par une belle journée d’ ’ automne .



    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 12:26

      @rocla+

      je vois qu’elle vous a libéré...
      alors ? heureux ?

    • rocla+ rocla+ 9 mars 13:13

      @Jeussey de Sourcesûre


      Mais oui j’ ai recouvré ma liberté , avec Rosemar on a fait un deal , 
      je dois en contrepartie de ma liberté  venir chez elle tous les deux jours et
      lui réciter  un paragraphe  du Kamasoutra  version Rocco et Freddy .

      Tous les deux sont contents .

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 14:11

      @rocla+

      Les massages divins de ce code seraient-ils des messages du code Da Vinci ?

    • rocla+ rocla+ 9 mars 14:34

      @Jeussey de Sourcesûre


      Non , Jeussey  pas  Da Vinci  .

      Avec Rosemar on joue à La Voici ... smiley

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 15:03

      @rocla+

      c’est pas comme mon copain Omar avec sa femme : il l’épousa et... la voila !


    • rocla+ rocla+ 9 mars 19:13

      @Jeussey de Sourcesûre



      Vous aurez dix  !


    • rocla+ rocla+ 9 mars 20:59

      @Ridipayass


      La voie ci , la voix là  , t’ avoie la scie elle te voit là 

      Assis , ah si ? si si tu t’ assoies . 



      La java de la scie .

    • rocla+ rocla+ 10 mars 08:36

      @Ridipayass


      Ok , j’ étais pas sur cette longueur d’ onde .

      Bonne journée à vous .

  • Alren Alren 9 mars 12:05

    L’autorité absolue, quasiment arbitraire des inspecteurs sur les enseignants date de la création même de l’école publique en 1881, de l’enseignement (primaire) généralisé à tous les enfants du peuple.

    Jules Ferry s’est résigné à cette création, pour plusieurs raisons.

    La défaite de 1870 avait montré que la loi Falloux votée par les conservateurs en 1850 après écrasement des révolutionnaires de 1848 et qui confiaient l’alphabétisation minimum des enfants de pauvres au clergé catholique aboutissait à faire des soldats ignorants, inaptes à la bataille moderne menée par les Prussiens.

    Il fallait un enseignement détaché de la préoccupation première de l’éducation religieuse. Il fallait plus de science et de mathématique pour lire les cartes, servir l’artillerie etc. Il fallait aussi que les ordres soient compris de tous et donc que les patois et dialectes soient éradiqués au profit du français. Or les curés parlaient à leurs élèves avec la langue locale.

    L’industrie lourde se développait à grande vitesse. Les travailleurs des grandes usines devaient savoir lire pour être utiles. L’école primaire pour tous était une demande des patrons.

    La troisième raison était secrète mais Ferry l’a avouée dans un courrier à un ami politique : le programme de la Commune écrasée dans un bain de sang en 1871 et ensuite couverte de boue par les « prestitués » de l’époque, comprenait l’éducation de tous les enfants hors de l’influence des religieux. Et Ferry craignait que se constituent des écoles indépendantes de « rouges » où l’on enseignerait la nécessité de la révolution sociale.

    Le problème était que pour que chaque enfant reçoive un enseignement laïc, il fallait recruter un nombre considérable d’instituteurs et que les bourgeois refusaient d’exercer cette profession au fin fond des campagnes (80% de la population vivait alors en zone rurale souvent très reculée) et payée a minima.

    Les instituteurs devaient donc être recrutés dans les classes pauvres, des individus plus intelligents que la moyenne et donc naturellement révoltés par l’injustice sociale vécues par leurs parents, eux-même et les enfants qu’ils auraient dans leurs classes (car les petits bourgeois allaient dans les lycées dès six ans) et qui risquaient de transmettre leur révolte à toute une génération.

    C’est pourquoi, dès le début, des textes encadrèrent très rigidement l’activité des instituteurs. Les manuels de morale insistaient sur le respect des parents, du patron futur et de Dieu même. (Oui dans l’école « laïque » de Jules Ferry, les manuels de morale faisaient obligation à l’enseignant d’apprendre aux enfants qu’ils avaient des devoirs envers Dieu !). La leçon de morale quotidienne et ainsi encadrée devait commencer la journée scolaire.

    Le rôle du tout puissant inspecteur était de contrôler que que les directives ministérielles étaient suivies à la lettre.

    Depuis le ministre jusqu’à l’inspecteur zélé, l’agent d’exécution qu’était l’instituteur était suspect a priori. Bien entendu, il était interdit aux instituteurs de se syndiquer et la police, la gendarmerie locale les fichait selon leurs opinions et comportements.

    Cette hostilité virtuelle s’est maintenue de nos jours sous la forme d’un hiérarchisme exacerbé, dans le primaire et le secondaire, évidemment contre-productif, qui se manifeste sous la forme de directives pédagogiques n’ayant pas d’autres raisons d’être que de paraître montrer l’activité des bureaucrates de l’EN.


  • Mieux vaut avoir affaire à un inspecteur qu’à certains « collègues » bien plus nocifs : donneurs de leçons, planqués des RASED (réseaux d’aide, en fait police pédagogique), délégués syndicaux « maison » chargés de recadrer les mécontents etc. Tout le système éducatif français a été calqué sur celui de l’ex-RDA depuis la réforme Haby (années 70), de l’organisation aux méthodes de harcèlement moral. Les IEN ne font que leur travail, souvent ingrat, car ils doivent souvent recoller les morceaux entre des collègues à la dérive, repliés sur eux-mêmes et peu courageux...


  • marmor 9 mars 14:18

    Mon Dieu, une inspection annuelle et ça se plaint ! Comment il fait l’employé du privé qui a un chef sur le dos tous les jours ? Le sergent chef qui a un adjudant sur le râble, le brigadier de police qui a un capitaine sur les endosses etc etc ...........


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 14:29

      @marmor

      Les’enseignants ont un chef d’établissement (deux avec les censeur !) et les militaires n’ont pas d’inspecteurs. Les policiers ont l’IGS quand ils poussent un peu loin le bouchon, mais ils ne viennent pas regarder comment font les flics pour faire leurs rondes.

    • marmor 9 mars 14:58
      @Jeussey de Sourcesûre
      Il semblerait, de source presque sûre, que le censeur n’est pas là pour juger de la qualité de l’enseignant et de son travail, pas plus que le proviseur. Le chef de service, dans le privé ,oui, ainsi que le contremaître, ou chef d’équipe etc etc , et ce, toute la sainte journée !

  • alain_àààé 9 mars 14:35

    je vous remercie de l article pour ceux qui ne connaisse pas le fonctionnement d un controle d un inspecteur académique comme moi dont l épouse était professeur de collége et qui a été controlé plusieurs est a terminé avec un 19 et demi 10années avant sa retraite mais a connu les ordres de ne pas sonctionné les éléves voila pourquoi aujourdhui nous avons des professeurs qui comme ma petite fille ne savait pas ses tables de multiplications lui répondre mais prené votre cahier de tables voila depuis Mitterrand comment on traite les éléves pour un grand pourcentage au BAC


    • clément dousset clément dousset 9 mars 16:49

      @alain_àààé

      Apparemment, Monsieur, vous avez beaucoup de choses à dire. Mais, pour ce qui est de les écrire, peut-être pourriez-vous prendre conseil de votre entourage afin de nous les rendre accessibles...

    • Trenien 9 mars 18:36

      @alain_àààé

       Ah, un menteur !

      Ce sont les profs des écoles (donc en primaire) qui sont notés sur 20.
      En secondaire, les profs ont (avaient, ça change cette année) deux notes : une sur 40 (administrative, chaque année donnée par le chef d’établissement) et une sur 60 (pédagogique, donnée par l’inspecteur quand il vient).

      Donc votre femme qui a finie sa carrière au collège avec 19.5, c’est une invention.


    • rosemar rosemar 9 mars 19:08

      @Trenien

      Merci pour ces rappels...

  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 14:38

    « lui répondre mais prené votre cahier de tables »


    Aparament, pour vou, sa n’avé pas marcher non plu !

  • Etbendidon 9 mars 15:58

    Bonjour madame rosemar
    C plus comme ça qui faut faire
    L’inpecteur ou l"inspectrice qui vous plait pas, vous lui faites casser la gueule par les racailles (y en a forcément 2 ou 3 dans votre salle)
    En échange vous leur mettez un 20/20 (ce sont les consignes) et leur donnez une image pieuse (une barre de shit)
    Et les inspecteurs y viendront plus emmerder
     smiley


  • philippe baron-abrioux 9 mars 17:15

     Bonjour ,

    j’en ai connu un en Guyane , en 1978, du genre assez étonnant .

     j’avais été nommé instituteur chargé d’alphabétisation à Cacao , avec des élèves de 5 à 16 ans ,répartis en trois groupes , dans le camp de réfugiés H’monghs , en pleine forêt tropicale , à 80 kilomètres de piste de latérite de Cayenne .

     pas d’eau (sauf à la rivière Comté ) , pas d’électricité , pas de téléphone !

     après une rencontre à Cayenne en décembre avec cet inspecteur qui connaissait les conditions précaires dans lesquelles nous vivions tous pour être déjà venu à Cacao , il m’avait demandé quelle méthode j’employais ( à ce moment là , confections tous les soirs de bandes dessinées en rapport avec la vie du village ) et quelle méthode pouvait être utilisée désormais .

     j’avais opté pour la méthode « frère Jacques » , gommettes et tableau de feutre , ce qui ne nécessitait pas d’électricité . Commande passée , approuvée financièrement , et disponible en quelques jours .

     trois semaines après environ je reçois à Cayenne un colis de trente kilos .

     CONTENU : une méthode ORANGE , méthode S.G.A.V (structuro -globale audio visuelle ) , un projecteur et diapositives ,un magnétophone , un tablette support , un écran sur pied et la méthode Orange avec copie de la facture .

    aucune possibilité d’utilisation faute d’électricité !

    j’ai donc ramené le colis à Cayenne avec demande de rendez vous avec ce brave inspecteur : deux semaines plus tard j’ai fini par faire commander par l’école directement et à ses frais « frère jacques » que j’ai pu utiliser jusqu’à l fin de l’année .

     j’ai obtenu plusieurs semaines plus tard un rendez vous avec lui auquel il n’est jamais venu : il avait été aperçu par un ami faisant du surf à la même heure au large des îlets en face de Cayenne .

     quel soutien efficace !

     bonne fin de journée à tous !

     P.B.A

     

     


    • rosemar rosemar 9 mars 19:07

      @philippe baron-abrioux

      Merci pour ce témoignage qui montre que les inspecteurs sont eux aussi déconnectés de la réalité.


      Bonne soirée

  • lloreen 9 mars 21:22

    Qui est-ce qui invente un jargon aussi incompréhensible ?


  • Goldored 10 mars 18:41

    Ah la dure vie des enseignants...Zola à côté, c’est du Disney !

    Mais put... va bosser dans la vraie vie au lieu de t’apitoyer sur ton sort de malheureuse enseignante qui comprend rien à la vie parce qu’elle n’est JAMAIS sortie de l’école.
    Après, les enseignants se plaignent du manque de considération... Regardez donc l’image que vous donnez de vous-même...
    T’as qu’à passer le concours d’inspecteur/trice puisque ces prétendus gros nuls ont la vie si facile...


    • rosemar rosemar 10 mars 20:28

      @Goldored

      Quelle caricature ! La vraie vie, les profs y sont confrontés tous les jours : parents divorcés, enfants déboussolés, adolescents drogués... Vous êtes déconnecté !


      Apparemment, vous avez déjà, à priori, une image négative des enseignants qui accomplissent une noble tâche : transmettre des connaissances, susciter la réflexion, éduquer...

    • Goldored 11 mars 08:16

      @rosemar
      Ce n’est pas seulement ça la vraie vie, ma pauvre ! Ça n’en est qu’un petit aspect.
      La vraie vie, c’est celle des salariés confrontés à des difficultés bien plus grandes dans leur quotidien professionnel (pointeuse, contremaître, chefs de service, exigences de production, peur du lendemain...)
      Les profs, je les connais TRÈS bien. J’en ai plein la famille. Je les côtoie tous les jours au boulot.
      Et je vous jure que les premiers à qui il faudrait transmettre des connaissances de base, des valeurs de base et chez qui il faudrait susciter un minimum de réflexion, ce sont d’abord eux, tellement je vois, j’entends, chaque semaine des aberrations, des conneries indignes de personnels,tout de même de catégorie A !
      Plus qu’une noble tâche qu’ils accomplissent, j’en vois qui font un service minimum, juste pour toucher le salaire et qui se comportent comme des divas d’une profession libérale.
      Bien sûr, ce n’est pas le cas de tous. Mais ceux qui font le job à peu près correctement ne sont pas nombreux.

      PS : dans « a priori », le « a » ne porte pas d’accent et l’expression, provenant d’une langue étrangère, s’écrit en italique. Voilà une connaissance que vous pourrez désormais transmettre.


    • rosemar rosemar 11 mars 08:44

      @Goldored

      Allons bon, je vois que vous êtes du style « donneur de leçons » : l’expression « à priori » peut s’écrire désormais avec un accent : la langue et le monde évoluent, il faudrait en prendre conscience !

      Les élèves que nous avons en classe sont aussi des enfants de salariés qui éprouvent des difficultés, des pauvres et même parfois des très pauvres...
      On sent dans votre commentaire une détestation généralisée des profs : jalousie, problème familial ???
      Remballez votre aigreur ! 

    • Goldored 11 mars 11:14

      @rosemar
      Quelles sont vos sources ? Certainement pas l’Imprimerie nationale...
      Je ne suis pas surpris que vous préfériez la facilité d’une évolution due à la paresse intellectuelle - bientôt « ça » s’orthographiera « sa » - à la rigueur orthographique.

      Donc vous vivez la vie du commun par...procuration... Et là encore, pas de surprise que vous préfériez cette facilité. Si déjà, vous connaissiez les quarante heures de boulot hebdo, vous relativiseriez vos petits malheurs.

      Non, ni détestation, surtout pas jalousie, encore moins problème familial. Juste une appréciation issue d’une très longue observation, quotidienne depuis plus de onze ans. Si vous saviez ma pauvre d’où je vois cela.

      Vous vous lamentez sur la mauvaise éducation de quelques inspecteurs/trices... Combien d’enseignants quittent leur salle dans un état dégueulasse chaque jour ? Parce que surveillez leurs élèves pendant le cour, ce n’est pas leur boulot - véridique, propos écrit (!) par une enseignante dans un bilan pédagogique - ou celui des élèves de nettoyer le plus gros des dégâts... Après tout il y a des larb.. pardon, des agents pour cela.
      Combien d’enseignants entrent dans les bureaux d’une intendance, de la Vie scolaire sans frapper ? Sans parler de ceux qui le font sans se soucier qu’il y ait des gens en rendez-vous ou que l’occupant du bureau soit au téléphone ? Combien d’enseignants viennent déposer à l’intendance le vendredi des vacances à 16 h la commande de matériel qu’il leur faut abso-lu-ment pour la rentrée (et il passe la commande quand le gestionnaire ? Pendant les vacances ?) ? Combien d’enseignants laissent le copieur en rade dans la salle des profs, avec un bourrage ou sans papier (« merde au suivant » !) ? Combien d’enseignants envoient des élèves faire faire des copies à la Vie scolaire, à l’Intendance, au secrétariat, pendant un cour, parce que vous comprenez, je n’ai pas eu le temps avant ? Combien ne saluent jamais les agents ou le personnel administratif ?
      Vous en voulez d’autres des ces incivilités enseignantes du quotidien ? J’en ai encore.

      Alors je sais bien que les enseignants pensent devoir avoir l’exclusivité pour ce qui est de donner les leçons, mais ils se trompent. Et quand on veut donner des leçons d’hygiène, il vaut mieux avoir les fesses propres !

      Les lamentations de la plupart des divas de l’enseignement me dégoûtent. Vous devriez simplement avoir honte de chouiner pour de pareilles choses. Allez donc plutôt pleurer sur Néoprofs. Vous y trouverez des centaines d’oreilles complaisantes de cette misérable corporation.


    • rosemar rosemar 11 mars 11:58

      @Goldored

      Mais je connais, en tant qu’enseignante, plus de 40 heures par semaine : décidément vous êtes vraiment déconnecté...
      Le travail d’un enseignant ne se limite pas au temps de présence devant les élèves : c’est aussi l’erreur que commettent les hommes politiques et eux sont complètement déconnectés de la réalité...
      Pour le reste, vos récriminations contre les enseignants relèvent d’une évidente mauvaise foi, peut-être, comme je le disais, une jalousie mal digérée.

      Mon pôvre ! Vous avez été brimé par les profs ??
      Vous n’êtes pas inspecteur, par hasard ??

      Bonne journée, tout de même...

    • Goldored 11 mars 14:15

      @rosemar
      40 h en tant qu’enseignante... À qui vous voulez, pas à moi. Ou alors,vous êtes une de ces rares enseignants réellement impliqués.
      Et croyez bien que, connaissant PARFAITEMENT le quotidien d’un enseignant, je ne suis pas de ceux qui peuvent confondre temps devant élèves et temps de travail d’un prof.
      N’avez-vous jamais entendu un enseignant protester contre le fait que sa direction l’invite à une réunion en répondant : « fait ch... j’ai pas cour à ce moment ! » ?
      Combien d’enseignants balancent un bon week-end le jeudi midi dans la salle des profs, à la gardienne ?
      Je l’entends toutes les semaines.
      Savez-vous vous-même seulement quel est le temps de service (devant élèves et hors présence élèves) que vous devez en échange de votre traitement ?
      Quant à ce que vous ne voulez voir que comme mes « récriminations », il s’agit juste d’observations hebdomadaires depuis 11 ans, ne vous déplaise. Et elles en disent long sur le niveau d’éducation de pas mal de profs. N’avez vous jamais trouvé, en arrivant dans une salle, le matériel informatique inutilisable parce que le collègue avant n’a pas signalé qu’il n’y avait plus de pile dans le stylet ou la souris, ou que l’ordi était en panne alors que tout ça aurait pu être résolu par l’intendance avant votre arrivée ?
      J’en ai même vu qui trouvait le matériel avec des piles vides et qui s’offusquait que l’intendance ait besoin qu’on les prévienne pour les changer plutôt que de pester contre le collègue qui laissé le matos en état... Véridique !
      Et combien incapables de savoir dans quel sens on tourne le mécanisme d’un radiateur pour l’ouvrir et qui se plaignent du froid (« mais que fait l’intendant ? on se gèle ! on ne peut pas faire cours comme ça... ? ») - vu il y a trois semaines.
      Ouvrez les yeux sur cette corporation, vous gagnerez en crédibilité.


    • rosemar rosemar 11 mars 21:48

      @Goldored

      Je suppose que vous occupez la fonction d’intendant... ?

      Je rappelle que de nombreuses salles de lycées et collèges ne sont pas ni chauffées, ni isolées : il faut faire cours en hiver avec une température de 14 ou 15 degrés... c’est une réalité.
      Pour les problèmes d’ordi, je n’en ai jamais eu l’expérience.
      Pour la reprographie, comme les photocopieuses sont abondamment utilisées, il arrive qu’elles tombent en panne, mais les profs n’en sont pas responsables...

      De toute façon, en tant qu’intendant, vous n’êtes jamais inspecté... donc vous n’êtes pas à même d’évoquer le sujet.

      Bonne soirée... 



  • Goldored 13 mars 08:18

    « il faut faire cours en hiver avec une température de 14 ou 15 degrés... c’est une réalité. »
    On voit que vous connaissez bien le milieu professionnel qui est le vôtre... En quoi un gestionnaire est-il responsable de cela ?
    En pas grand chose, cela relève de travaux de la collectivité de tutelle...
    Un copieur tombe en panne, évidemment, ce n’est jamais la faute d’un crétin de prof qui a laissé des agrafes, qui a enlevé un bourrage en tirant n’importe comment sur n’importe quoi... Le machin en pastique qui a cassé ? C’est parce qu’il était vieux... Et quant celui qui se tire en laissant la machine en rade sans rien dire, c’est toute les semaines dans ma salle des profs !
    « 
    De toute façon, en tant qu’intendant, vous n’êtes jamais inspecté... donc vous n’êtes pas à même d’évoquer le sujet. »
    Vous avez raison. Un gestionnaire n’est pas une profession libérale comme la vôtre. Et ces crétins de gestionnaires ne savent rien de rien. Il n’y a que les profs qui savent.
    Et vous vous demandez pourquoi les gens méprisent de plus en plus la corporation des enseignants ?
    Vous n’avez pas fini de chouiner et vous lamenter sur votre sort sans émouvoir grand monde.
    Et puisque seuls des enseignants sont à même d’évoquer le sujet de votre « article », pourquoi publier ici ? Allez donc, comme je vous le conseillais plus haut, sur Néoprof. Vous y trouverez des tas de gens légitimes à discuter avec vous.


Réagir