lundi 20 mars - par Emile Mourey

Retour aux sources de notre histoire

Dans la crise de civilisation que nous traversons, un seul recours : l'intelligence. Un seul processus : sortir de "l'enfance de l'humanité"... sans remords ni repentance mais en poursuivant dans le courant humaniste que le monde civilisé a enfanté. Pour comprendre l'aventure dans laquelle nous sommes embarqués, il s'agit d'abord de remonter aux sources de notre histoire, d'en revisiter le cours pour en comprendre le sens et de continuer sur un chemin qui monte. Les sources de notre histoire, ce n'est pas au mont Beuvray qu'il faut les chercher - tragique erreur - mais à Tasiacum, Taisey, l'antique Cabillodunum, là où je situe l'Alésia de Diodore de Sicile, foyer et métropole (religieuse) de la Celtique. L'obscurantisme archéologique du mont Beuvray, je le combats pour promouvoir le fil d'une nouvelle "Renaissance" que j'appelle de mes voeux, en contradiction formelle avec la "Décadence" de Michel Onfray (1). Une Renaissance à l'image de celle que Véronèse prônait au XVI ème siècle dans son tableau célèbre Les noces de Cana : un dépassement des croyances religieuses, sans renoncement (2) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-noces-de-cana-de-veronese-mais-190016.

Le choix devant lequel se trouvent nos élus, notamment locaux, est le suivant : ou bien ils acceptent la thèse absurde d'une Bibracte au mont Beuvray en ne se manifestant pas, ou bien ils soutiennent ma proposition d'une antique métropole des Gaules dans le vieux village de Taisey, en exigeant, au minimum, le débat public que je demande au journal de Saône-et-Loire, ou une prise de position claire de la Ministre.(3)

Dominant du haut de sa colline l'antique ville de Cabillo - aujourd'hui Chalon-sur-Saône - le château versaillais de Taisey voyait tout Chalon et tout Chalon voyait le château de Taisey et ses dépendances dont une tour antique tragiquement méconnue, vestige d'une très ancienne fortification "antiquissima". Durant des siècles, les seigneurs locaux ont préservé le point de vue jusqu'à l'aube des temps modernes. Leur succédèrent des propriétaires qui cédèrent les terres à leurs fermiers avec, bien évidemment, l'accord tacite, et peut-être même écrit, qu'ils continuent à préserver l'environnement. 

Puis vint l'affairisme, l'urbanisme sauvage, les arrangements et les tractations.

Les lotissements, les maisons de briques creuses, de béton, et même de bois préfabriqué, montent à l'assaut de nos vieux monuments. Les lois de protection du patrimoine sont interprétées, voire contournées, par les communes et par les services eux-mêmes qui doivent les faire respecter.

C'est ainsi que la construction d'une maison en bois s'est vue autorisée, sans que je sois au courant (4), et par la commune de Saint-Rémy (71) et par les services de l'État, à quelques 50 mètres, au pied de la tour antique dite de Taisey, véritable scandale quand on sait qu'il s'agit de l'illustre vestige, un, du château fort des comtes de Chalon, des rois burgondes et francs, deux, de l'ancien castrum/oppidum gaulois des chartes, trois, qu'il est cité par César et Strabon, et enfin, quatre, qu'il s'agit de l'Alésia dont Diodore de Sicile dit qu'elle était la métropole (religieuse) de la Celtique. Tout cela, je l'ai expliqué publiquement, arguments irréfutables et non contestés à l'appui.(5)

Et pourtant, j'avais reçu l'assurance formelle de la part du dernier architecte des bâtiments de France à être venu me voir que le point de vue serait préservé, la parcelle n'étant pas constructible.

Faisant fi de ma réaction pourtant abondamment argumentée, cette construction a néanmoins été réalisée dans des conditions discutables que M. le Préfet de région n'a pas voulu éclaircir, allant même jusqu'à me refuser le classement de la tour sous le faux prétexte d'un intérêt d'art insuffisant. Dans sa lettre du 18. 8. 2005, signée Paul Roncière, préfet de la région Bourgogne, celui-ci va même jusqu'à préciser que la dite tour "bénéficie déjà d'une protection au titre des abords" du fait de la présence tout à côté du château. Une protection des abords qui a permis la construction d'une maison moderne en bois à son pied, à quelques 50 mètres ! Cest vraiment se moquer du monde ! Ce préfet n'a pas compris qu'il se faisait abuser par sa DRAC (Direction régionale des affaires culturelles). Il faut savoir, en effet, que les archéologues des DRAC, sont, en majorité, des soutiens inconditionnels de la thèse du mont Beuvray et, par conséquent, adversaires de la mienne. Il faut savoir que tout le montage médiatique beuvraysien avait pour but avoué de valoriser la profession d'archéologue ... et pour but non clairement avoué de faire voter en sa faveur un statut avantageux que préparaît en secret la Sous-direction de l'archéologie... un statut mort-né quand le ministre et le président de la République d'alors ont été informés de l'erreur de localisation. Ceci étant dit, ce n'est pas à moi de payer les pots cassés.

Bien que j'ai reçu l'assurance écrite que de tels manquements à la loi ne se reproduiront pas, si tel n'était pas le cas, je ne manquerai pas de porter l'affaire en justice et de demander sanction et réparation, que ce soit pour une modification de l'environnement existant, pour une nouvelle implantation ou même pour l'ancienne.

Le 14 avril 1999, suite à mon interview sur FR3 Bourgogne, M. Vincent Guichard, directeur du centre archéologique européen du mont Beuvray, en manque d'arguments, déclarait que, dans la communauté scientifique, ça fait belle lurette que plus personne ne doute. Ça fait au moins 130 ans que plus personne ne doute de la localisation de Bibracte. M. Vincent Guichard omet de dire que la thèse de Bulliot a été contestée dès le début par les érudits d'Autun, les textes latins ne permettant pas une telle localisation (6). Moi-même, j'explique, entre autres, que le grec Strabon dit clairement que le pays éduen s'étendait entre la Saône et la Dheune, et non entre la Saône et le Doubs, traduction absurde ; et que, par conséquent, le mont Beuvray, qui est au-delà de la Dheune, ne peut pas être Bibracte.(7)

Depuis le temps que je publie et que j'alerte, y compris en m'adressant directement à M. Guichard, l'affaire est claire. Alors, pourquoi persiste-il dans l'erreur ? Je ne vois qu'une explication : l'aveuglement (8). Mais s'il se refuse à entrer dans le débat, d'autres que lui se chargent de me discréditer (9). M. Vincent Guichard ne veut pas comprendre que les très nombreux débris d'amphores retrouvés sur son site ne s'expliquent que par une occupation de troupes militaires lors du conflit de frontière qui opposa les Arvernes et les Éduens, avant l'arrivée de César. Il ne veut pas comprendre que les très nombreuses monnaies découvertes ne s'expliquent principalement que par le fait que le mont Beuvray était un site mystique où on y faisait des offrandes à Jupiter, d'où le nom de Montjeu - mont Jovis - qui a subsisté près d'Autun pour désigner la montagne. M. Vincent Guichard rêve d'une grande ville en bois qui n'a jamais existé sur ce mont pelé, d'une archéologie nouvelle à partir d'une prospection généralisée de trous de pieux. Il réinvente la Gaule, sa Gaule à lui. Les maquettes qu'il construit deviennent pour lui des réalités. Il remplit les vitrines de son musée de copies de vestiges qui viennent d'ailleurs.

 Tout cela est insensé. Incroyable paradoxe, alors qu'à Taisey, la tour antique est menacée de toutes parts, au mont Beuvray, faux site de Bibracte, non seulement on protège drastiquement l'environnement, mais on achète à grands frais des hectares et des hectares de forêt en croyant préserver l'ancien pays des Éduens. On prospecte à tour de bras dans l'espoir d'y retrouver, ou un trésor révélateur ou une ancienne mine d'or, témoins de la grandeur des Celtes. Dans ce bateau fou conduit par des archéologues aveugles, véritable tonneau des Danaïdes, on entraîne toutes les têtes pensantes, spécialistes de l'antiquité européenne.

Loin de moi l'idée de dénigrer le mont Beuvray, site de Gorgobina cité par César, mais s'il est une chose absolument certaine, c'est que ce n'était pas la capitale des Gaules... et cela change tout. Et pendant ce temps-là, dans notre monde instable qui ne veut pas renaître, j'essaie de sauver en solitaire le plus authentique, le plus important et le plus ancien témoin d'une présence civilisatrice dont notre pensée judéo-chrétienne est issue. 

Emile Mourey, 20 mars 2017, site internet www.bibracte.com

Destinataires en envoi lettre :

  • M. le Préfet de la région Bourgogne
  • DRAC Bourgogne-Franche-Comté
  • M. l'Architecte des bâtiments de France en résidence à Mâcon
  • M. le Rédacteur en Chef du journal de Saône-et-Loire
  • Mme le Maire de Saint-Rémy
  • M. le Maire de Chalon-sur-Saône
  • M. le Président du Grand Chalon
  • M. Vincent Guichard, président du Centre archéologique européen
  • Mme la Présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté
  • M. le Président du Conseil départemental de Saône-et-Loire
  • M. le député Christophe Siruge 

Notes

(1) M. Michel Onfray est un philosophe. Très virulent concernant le passé de notre civilisation judéo-chrétienne qu'il voit aujourd'hui en perdition, fataliste sur la montée de l'islam, il n'a toujours pas répondu à la question que je lui ai posée dans mon article Agoravox du 21 mars 2016 http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/penser-l-islam-monsieur-michel-179040 Comment comprenez-vous l'énigme que pose la sourate 18, versets 8 à 25 ou 26 ? C'est pourtant la question principale qu'il faut se poser avant tout le reste.

(2) À l'opposé de Michel Onfray, Luc Ferry et André Comte-Sponville, prônent, ou plutôt prônaient, une vision d'avenir dans leur ouvrage commun "La sagesse de Modernes" : Sur le chemin, qu'est-ce qui doit éclairer la pensée ?... Il s'agit bien là, pour les Modernes que nous sommes tous, de la question préalable à toute autre : Quitter l'enfance de l'humanité (Luc Ferry, page 529). Dans son célèbre tableau "Les noces de Cana", bis repetita, Véronèse avait déjà montré le chemin de l'esprit qui, pour grandir, s'appuie sur un passé culturel tout en s'en libérant. D'autres, dans les périodes de crise de leur histoire, ont prôné le retour aux sources de leur culture et de leur civilisation pour "repartir". C'est ce que dit très clairement le tympan de la cathédrale d'Autun http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-tympan-de-la-cathedrale-d-autun-115239

(3 Citation : Vous comprendrez dans ces conditions que nous ne souhaitons pas nous lancer dans un tel débat incompréhensible pour la majorité de nos lecteurs, d'autant qu'il risque de ne jamais être véritablement tranché (le directeur départemental du journal de Saône-et-Loire, 29.9.2016). Concernant la ministre de la Culture, voyez ses réponses "langue de bois" publiées au Journal Officiel http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cette-plaisanterie-de-bibracte-au-189584 Notez également que depuis la mort du président François Mitterrand, la seule visite sur le mont Beuvray d’un ministre de la Culture est celle du ministre du Burkina Faso.

(4) Et pourtant, je consulte régulièrement le site internet de ma commune.

(5) Ma lettre du 16.9.2004 à DRAC Bourgogne, copie à M. l'Architecte des Bâtiments de France, à Mâcon. Mon article Agoravox http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/au-sujet-de-taisey-antique-185151

(6) Du véritable emplacement de Bibracte par C. Rossigneux, Officier de l'instruction publique, Revue des questions historiques - Tome Ier, 1866. http://www.mediterranee-antique.fr/Auteurs/Fichiers/PQRS/Rossigneux/Bibracte/Bibracte.htm

(7) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bibracte-au-mont-beuvray-182758

(8) France-culture le 11/02/95, Vincent Guichard : on ne va pas recommencer pour Gergovie une polémique d'Alésia. Régulièrement, la presse aime relancer le débat sur la localisation des sites d’Alésia de Gergovie ou de Bibracte : la preuve par la pioche, exposition au mont Beuvray, 2002...

(9) Un des plus virulents étant le modérateur de Wikipédia qui me dénigre et m'interdit tout accés au site : Luscianusbeneditus, professeur.



19 réactions


  • Antenor Antenor 20 mars 18:07

    Avaricum des Bituriges à Bourges, Vesontio des Séquanes à Besançon, Durocortorum des Rèmes à Reims, Cenabum des Carnutes à Orléans mais... Bibracte des Eduens au Mont-Beuvray et Gergovie des Arvernes au Plateau de Merdogne : cherchez l’erreur.

    Tant que les historiens identifieront Bibracte et Gergovie à des villes commerçantes, on ne sortira pas de cette histoire de fous.

    Si chez les Arvernes la relation Gergovie/Nemossos n’est pas très claire, il est évident que chez les Eduens la ville marchande est Chalon. L’erreur est de vouloir voir dans les villes commerçantes gauloises des capitales politiques comme en Italie ou en Grèce.

    Elles ne le sont devenues qu’à partir du IIIème siècle quand des sites comme Corent et Mâlain ont été abandonnés et qu’elles ont pris le nom du peuple qui les occupaient. L’originalité du système gaulois avant cette date est précisément d’avoir conservé le siège du pouvoir dans ou à proximité des forteresses. Des sites comme le Mont-Beuvray, Corent ou Mâlain sont des extensions des citadelles environnantes (Larochemillay, le Crest, Mâlain). Quand ils ont perdu leur fonction administrative au profit des villes marchandes , ils sont redevenus quasiment déserts.


    • Emile Mourey Emile Mourey 20 mars 18:42

      @Antenor


      Oui. En fait, César nous a induit en erreur en faisant de Bibracte, à Mont-Saint-Vincent, le « très haut lieu » où siégeait la famille régnante d’Éporédorix, donc capitale politique. En réalité, le « bouillonnement » politique, c’est à Chalon. Les 15 000 fantassins qui partent avec Litavic pour Gergovie sont Chalonnais. Strabon va sans ce sens en ne voyant à Mont-Saint-Vincent que la forteresse, une « arx », mais la cité à Cabillodunum (Taisey puis Chalon des bords de Saône). La ville marchande, c’est la cité, non la forteresse. Le « bouillonnement intellectuel », c’est dans la cité. La réflexion, le débat sur le christ du ciel venu ou dont on attend la venue, c’est à Cabillodunum puis à Cabillo-ville au III ème siècle. Le troisième temple des Juifs (esséniens), c’est à Cabillo-ville. La pensée druidique puis juive, c’est dans les fossés de la forteresse de Taisey qu’il faut aller la chercher.

    • Antenor Antenor 21 mars 18:08

      @Emile

      Factuellement, on ne peut pas donner tort à César. S’il situe à Bibracte le centre politique de la cité éduenne, je ne vois pas de raison de remettre cela en cause. Simplement, nous sommes tellement habitués à identifier les centres politiques avec des grandes villes que les historiens ont eu ce réflexe malheureux d’assimiler Bibracte à une ville commerciale et pour comble sur un site, le Mont-Beuvray, qui n’en a pas vraiment les caractéristiques. Cela n’empêche évidemment pas que les villes comme Chalon aient eu un poids certain dans la direction de la Cité et qu’elles constituaient par excellence des lieux d’échanges en tout genre.


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 19:42

      @Antenor


      Oui, bien d’accord. Mais il faut se méfier d’établir des règles. Dans le cas chalonnais, cela commence, en toute logique, par un territoire-cité centré sur la forteresse et la petite agglomération de Tasiacum/Taisey, puis par la ville voisine des bords de Saône qui prend le dessus au III ème siècle. Dans le cas de Gergovie, cela commence par Le Crest, mais la ville de Clermont-Ferrand ne l’emporte qu’après l’arrivée des Francs et le départ de Sidoïne Apollinaire. Quant au pays éduen, il faut se poser la question ; est-ce que cela à commencé à Mont-Saint-Vincent ou à Cabillodunum/Taisey ? Je choisis la deuxième option. En effet, si tel n’était pas le cas, on devrait y trouver les vestiges d’un temple antique dans le style et la suite de celui de Mont-Saint-Vincent, ce qui n’est pas le cas. La forteresse de Taisey, avec sa tour avancée et ses grandes ouvertures pouvait faire office d’édifice religieux. Et puis, il y a aussi la logique d’une voie de l’étain primitive passant d’abord par là.


    • Antenor Antenor 21 mars 21:13

      @Emile

      Pour Clermont, je me demande s’il ne faut pas y placer Nemossos et y voir la grande ville marchande des Arvernes dès avant la conquête romaine sur le même modèle que Chalon, Lutèce etc...

      Pour le pays éduen, la question première est de savoir à quelle époque une entité territoriale de cette ampleur a pu se mettre en place. Et je serais d’avis de remonter très loin dans le temps, jusqu’à l’époque du Paléolithique. Les chasseurs-cueilleurs se déplaçaient essentiellement à pieds comme les Gaulois. En cas de conflit, les délais d’intervention devaient globalement être les mêmes. Les armes étaient en silex, le couvert forestier plus épais et la densité de population moindre mais fondamentalement la donne n’était guère différente. S’il faut donner une origine précise au territoire éduen, je penche donc pour Mont-Saint-Vincent. Plus on remonte dans le temps et moins le commerce est important dans le fonctionnement de la société. Chalon n’était sans doute à l’origine qu’un simple lieu de troc et de pêche. La plaine de Chalon a dû commencer à prendre de l’importance au Néolithique avec le développement de l’agriculture puis à l’Age du Bronze et les débuts du commerce à longue distance. 


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 mars 09:47

      @Antenor


      Pour le pays éduen, on peut tomber d’accord. Quid s’est installé en premier sur un point du terrain pour dominer un territoire ? Est-ce le Mont-Saint-Vincent ? Comme je l’ai expliqué dans un article, l’occupation au néolithique de Chassey-le-Camp en avant-poste, plaide dans ce sens. Est-ce Taisey ? La présence d’un fleuve qui s’étale, riche de poissons et de gibiers qui viennent s’y abreuver plaide pour une présence permanente de chasseurs-cueilleurs. L’oppidum de Mont-Saint-Vincent date probablement à la chute de Troie. En fait, on peut penser à une occupation simultanée, mais, à mon sens, la forteresse dont il ne subsiste qu’une tour à Taisey est antérieure à l’église/temple de Mont-Saint-Vincent.

      Quant à Nemesos, ce ne peut être que le sanctuaire sacré du Crest, et en aucun cas Clermont. Nous en avons plusieurs témoignages dont j’ai fait état dans plusieurs articles : sa prise par les Francs. la poterie grecque de Nemesos etc... 

  • Ouallonsnous ? 20 mars 18:37

    Mr Mourey, notre pensée n’est pas judéo chrétienne car notre culture est gréco latine et notre civilisation procéde de la chrétienté !

    Vous nous peinez à vous reprendre sur ce sujet vous qui faites profession d’historien !!!


    • Emile Mourey Emile Mourey 20 mars 19:05

      @Ouallonsnous ?

      Il faut être clair et ne pas tout mélanger. Je ne traite pas ici la question de l’héritage grec, de son relatif et temporaire effacement face à l’obscurantisme, de son retour à la Renaissance et au siècle des lumières. J’essaie de retrouver un fil, celui du judéo-christianisme qui a fait de l’occident, un occident chrétien. 



    • Le Panda Le Panda 20 mars 19:38

      @Emile Mourey
      Bonjour,

      Quel plaisir de vous retrouvez vous qui connaissez mon chez moi, aussi bien sinon mieux houuuuuuuuu

      Le phénomène de ce qui fait l’occident ressemble à mon avis au sens que les divers encaisseurs et possesseurs ont laissé comme traces.

      Vous relevez le sens de l’époque grecque, mais là aussi ce genre de mutations se sont passé bien avant. C’est bien ce je tente d’expliquer en essayant de retrouver un fil au sens des libertés de nos jours lorsque la parole est donné.

      Amicalement

      Le Panda 


    • Emile Mourey Emile Mourey 20 mars 19:48

      @Le Panda


      Merci

    • Ouallonsnous ? 21 mars 10:42

      @Emile Mourey

      Je ne mélange rien, je cite votre affirmation !

      Quand à retrouver un fil qui n’existe pas, à moins d’accepter la propagande judéo sioniste depuis la fin du 19éme siècle qui a érigé en religion juives des sectes historiques qui n’avaient rien en commun, sinon la réaction aux empires dans lesquels elles se trouvaient, je ne vois pas en quoi la genése de notre civilisation actuelle, chrétienne, de culture gréco-latine qui s’étale sur plus de 3000 ans a à voir avec le judaïsme qui somme toute est très récent et manipulé par la politique anglo-yankee !

      Mr Mourey, il faut ouvrir vos yeux pour voir le monde dans lequel nous vivons et exercer votre sens critique pour dépasser les propagandes partisanes !


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 11:31

      @Ouallonsnous


      Je dis exactement la même chose que vous, à savoir que nous vivons aujourd’hui dans un monde où le bon sens nous oblige, intellectuellement, à penser qu’il faut dépasser les croyances religieuses pour construire l’avenir, que ce soit le judaïsme, le christianisme ou l’islam. C’est ce que préconisait Luc Ferry dans son ouvrage « La sagesse des modernes ». Mais pour dépasser ces croyances, il faut en comprendre les origines et leur histoire purement terrestres, seule solution pour en relativiser l’importance. Je n’y peux rien si pour expliquer l’islam et le christianisme, il me faut remonter jusqu’à l’ancien testament en passant par le judaïsme.

    • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 11:33

      @Ouallonsnous


      « Quitter l’enfance de l’humanité » (Luc Ferry)


    • Ouallonsnous ? 21 mars 19:57

      @Emile Mourey

      Mr Mourey, pourriez vous me citer les sources de votre ancien testament faute de n°ISBN ?

      D’autre part croyez vous nécessaire d’expliquer des « croyances » religieuses dans la mesure où la science prend le pas sur les mythes et légendes des religions ?


    • Ouallonsnous ? 21 mars 20:01

      @Emile Mourey

      Nous n’avons pas les mêmes lectures, je ne crois pas aux « prophètes » mais adhère au pragmatisme des situations concrètes !


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 20:15

      @Ouallonsnous ?


      Sources classiques, au départ bible du chanoine Osty, mais je tiens compte des notes explicatives qu’il donne quand il y a doute de traduction. Je confronte avec avec les traductions d’autres bibles ; Pour les évangiles, je me fie aux traductions du professeur Tresmontant. 

      S’il n’y avait pas eu d’islam, lequel ne veut pas rester cantonné dans la sphère privée, vous auriez raison, mais comme tout se tient, il faut expliquer l’ensemble.

    • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 20:42

      @Ouallonsnous ?


      Vous ne croyez pas aux prophètes ? Vous voulez dire par là que vous auriez pu y croire. Permettez-moi de vous expliquer ce qu’est un prophète dans l’ancien testament, par exemple le prophète Daniel. C’est tout simple : un groupe de « résistants » qui soulève le peuple hébreu déporté à Babylone sous un prête-nom... un prête-nom repris longtemps après pour mobiliser le peuple juif pour une guerre ultime contre les Kittim (Romains et Grecs) qui devait se terminer par une victoire totale ... mais qui s’est terminé par la désastre de 70 et la chute de Jérusalem. C’est un peu cette prophétie à laquelle fait croire Daech avec le combat ultime où Dieu va se manifester.

      D’où le nécessité d’expliquer cette histoire pour que des jeunes immatures ne se laissent pas piéger.


    • Ouallonsnous ? 22 mars 01:36

      @Emile Mourey

      N’essayez pas de faire passer pour crédible des textes fabriqués sur mesure pour les besoins des sectes religieuses, rendez vous compte qu’ils n’ont aucune crédibilité à notre époque !

      Limitez vous à l"histoire du mont Beuvray, cela au moins ne relève pas de l’enfumage mystique !


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 mars 12:19
    Bonjour colonel

    D’abord ce n’est pas « votre histoire », c’est celle de l’humanité dans laquelle vous avez juste quelques « histoires »... Ensuite on ne quitte jamais les « sources » qu’on ne peut non plus ni alimenter, ni tarir par la simple volonté de la désinformation ! 

    « Pour comprendre l’aventure dans laquelle nous sommes embarqués, il s’agit d’abord de remonter aux sources de notre histoire, d’en revisiter le cours pour en comprendre le sens et de continuer sur un chemin qui monte. »

    Oh, mais il n y a pas de défaut de compréhension, il y a juste un orgueil incommensurable à vouloir aller jusqu’au bout ... Mais cette orgueil re-conduira fatalement l’Occident jusqu’au Lieu de son Premier Calvaire ! 

    « ... sans remords ni repentance mais en poursuivant dans le courant humaniste que le monde civilisé a enfanté. »

    C’est précisément ce « remord » qui avait conduit « Saint Pierre » jusqu’à sa tombe actuel, le VATICAN qui n’est pas autre chose qu’un cimetière !

    Un « courant humaniste », dites-vous ? C’est ce que j’ai dit ci-dessus, sauf que l’humanité aujourd’hui comprend très bien ce qu’est un « courant humaniste » qui n’a aucun rapport avec la barbarie occidentale qui précisément interdit l’avènement d’un Monde civilisé ... Colonel des Spahis !

Réagir