jeudi 7 juillet 2016 - par Christophe Bugeau

Risque d’un nouveau Krach bancaire, comme en 2008 ?

La faillite de la Banque d’affaire Lehman Brothers avait marqué en 2008, le début de la crise : les risques pris par les banques en achetant des actifs pourris ayant un rendement important (mais un risque certain !), avaient été le détonateur. La rapacité avait eu des effets directs. Mais les faillites avaient été peu nombreuses et les refinancements par les aides des Etats aux Etats-Unis et en Europe avaient donné aux banquiers un sentiment d’impunité : trop gros pour tomber. Le problème c’est que les nouveaux risques sont probablement plus importants que la fois précédente.

Les zones à risques en Europe sont connues : la Grèce (dont les banques ont beaucoup prêtés à l’Etat), l’Italie dont le Monte de Paschi (et d’autres) est en difficulté, mais on l’oublie trop : l’Allemagne pourrait aussi être le maillon faible.

La Deutsche Bank est en première ligne, alors que les accords de Bâle III prévoyaient que les banques devaient avoir des capitaux propres au moins égaux à 7 % des prêts effectués, cette dernière est plutôt proche des 3% (ses prêts représentent environ l’équivalent de 50 % du PIB allemand). S’il y a un problème sur certains actifs, ou s’il y a un retrait important de liquidité, la banque est en faillite !

C’est le fond du problème, nos banquiers comme nos hommes politiques, ne comprennent rien, ne retiennent rien, n’apprennent rien. Malgré les quelques règles de prudence prises après la crise, ils ont recommencé à prendre des risques beaucoup trop important.

La France et l’Espagne ne sont d’ailleurs pas en reste. Dans notre pays, les prêts financés par création monétaire (donc par la planche à billet) représentent l’équivalent de 2 ans de PIB : 4 000 milliards d’Euros ! L’Etat ne peut plus faire tourner la planche à billets pour financer l’économie réelle, mais les banques le font pour jouer à la roulette au casino (pardon sur les marchés dérivés !). Nos banques aussi prennent des risques et pourraient un jour se retrouver en mauvaise posture.

Il est plus que nécessaire (s’il n’est pas trop tard) de réguler le monde de la finance : les marchés de dérivés représentent à nouveau plusieurs fois le PIB annuel mondial alors que tout le monde sait qu’il s’agit d’un argent fictif qui ne fait que déstabiliser encore plus l’économie mondiale.

Cette dernière doit repartir sur de meilleures bases : la bourse n’est pas un casino, c’est un lieu sérieux où doit se financer l’économie à long terme, tant qu’une réforme de fond n’aura pas été effectuée, nous sommes à la merci d’un nouveau risque systémique qui pourrait entraîner l’économie mondiale dans la tourmente ! 



16 réactions


  • sylvie 7 juillet 2016 15:07

    Pour le moment les bourses sont au vert


  • straine straine 7 juillet 2016 16:18

    Comprendre que :
    « les marchés de dérivés représentent à nouveau plusieurs fois le PIB annuel mondial alors que tout le monde sait qu’il s’agit d’un argent fictif qui ne fait que déstabiliser encore plus l’économie mondiale. »
    Et, penser que :
    « nos banquiers comme nos hommes politiques, ne comprennent rien, ne retiennent rien, n’apprennent rien. »

    Me laisse perplexe ...... Surtout quand TOUTES les solutions ne font qu’aggraver NOS problèmes !
    Un graph sur le total des heures travaillées en France et la population des 18/60ans de 1977 à 2015
    http://minu.me/duk9
    Ce qui donne le nombre d’heures à l’année => période 1970/2015
    http://minu.me/duk4
    Et là l’évolution en % des données fiscales National revenus 2004/2013
    http://minu.me/dunh


  • Cariton (---.---.167.177) 7 juillet 2016 17:00

    Les politiques s’en foutent ,si seulement cela pourrait etre comme en islande ou quand les politiques intouchables se mettent a faire des malversations financieres , c’est reellement la prison qui les attends,alors la je suis certain que la tournure serait differente ,si les choses etaient appliques comme tels .


    • Ouam Ouam 7 juillet 2016 17:34

      @Cariton : 

      +1000

      Ce n’est pas des moutons de panurge les islandais, ils ne sont pas EUX assez cons pour renter dans l’UE et y rester, ni dans l’Otan et tous ces autres bordels infames pour le peuple.

       

      Ils ont des frontières EUX, c’est pas une gigantesque poubelle ou tout le monde peut y rentrer pour y faire n’importe quoi si l’envie prends à celui qui viens sans y etre invité.

       

      Ils ont un président NORMAL eux, pas un dictateur, p ex lors d’un match de foot et que c’est la fete leur président il n’est pas dans une loge 20 étoiles comme notre connard casqué, il se mélange avec son peuple... LUI, parce qu’il en connait la valeur ET est à son service... LUI

      Un référendum, reve pas puis de toute manière meme si tu votes NON on s’assoie grave sur ton vote de merde qui vaut rien

      Etcetcet...(tres longue liste)

       

      Meme en IRAK (pourtant l’irak c’est pas vraiment une démocratie) ben ils ont eu un attentat grave fait par Daesh il y a 3 jours, le ministre de l’interieur (ou des armées) à été obligé de demissionner de suite, ben en France apres le bataclan, on viens se taper la cloche à la cérémonie des pôvs cons qui se sont fait zigouller, on ne les classent meme pas en invalidité (scandale d’il y a deux jours), on demande à la famille de PAYER les IMPOTS des gens qui se sont faits assassinner (scandale d’il y à un mois)

      puis bien sur personne n’est sanctionné ET personne n’a démissionné en FRANCE.

       

      Elle est pas bonne la gamelle NATIONAL SOCIALISTE ?

      La ce jour on viens de créer la caste des « intouchables » (c’est nous les intouchables) cad les traders riches qui viennent de londres bosser en France ne payeront pas d’impots pendant HUIT ANS, des école haut de gamme vont etrent crées spécialement pour leurs enfants (payes avec NOS impots), etc...

       

      Allez hollande et walls un petit effort et on double la corée du nord smiley

      Ou les cons revoteront ump en re pleurant à nouveau...

      on à les dirigeants (fachiste) que l’on mérite.


  • Zolko Zolko 7 juillet 2016 17:11

    « La faillite de la Banque d’affaire Lehman Brothers avait marqué en 2008, le début de la crise »
     
    ça commence mal : le début de la crise de 2008 est arrivé en été 2007 avec les difficultés de Freddie Mac et Fannie Mae, puis avec les faillites de Northern Rock et de Bear Stearns, soit 1 an avant l’implosion du système financier mondial de septembre 2008.


  • Zolko Zolko 7 juillet 2016 17:21

    « la bourse n’est pas un casino, c’est un lieu sérieux »
     
    vous vous foutez de nous ? A la bourse on a le droit de faire des choses interdites ailleurs. Exemple : vous pouvez louer des titres et les vendre, alors qu’elles ne vous appartienne pas, puis les racheter plus tard et rendre ces nouveaux titres, pas ceux que vous avez emprunté. Essayez de faire ça avec une voiture ou des skis pour rigoler.
     
    La bourse est un casino, où ils parient – comme au casino – sur l’évolution des actions. Oui, parient, puisqu’il n’est pas nécessaire de posséder des actions pour les vendre.
     
    Le pire est que ce ne sont même plus les traders qui achètent et vendent mais des programmes informatiques qui le font à la microseconde.
     
    Non, à part liquider la bourse il n’y a rien à faire.


  • Ouam Ouam 7 juillet 2016 17:38

    « En parlant de sous pour y revenir, ceux qui ont un peu de sous sur leur assurance vie ont interet à lire les nouvelles options passées sur les garanties, elles sont de zero désormais

    Idem pour ceux qui ont une boite avec de la tréso dessus, ce qui sera au dessus de 100.000 sera hair cuttée smiley

    etc...

     »Non, à part liquider la bourse il n’y a rien à faire."

    meme pensée OU alors une seule transaction / action par jour ET à heure FIXE pour toutes les cotations.


  • tashrin 7 juillet 2016 18:24

    C’est déjà trop tard, et lma prochaine risque d’être bien plus impotante que la precedente, les Etats n’ayant plus loisir de boucher les trous du systeme bancaire
    6 des principaux fonds de placement anglais dédiés à l’immobilier commercial (bureaux, centres d’affaires et centres ciaux) ont annoncé ce matin geler les versements à ceux qui souhaitent se désengager. Pourquoi ? Parce que le marché s’est effondré suite au Brexit (personne ne veut plus de ces placements, anticipant une baisse des perspectives ciales de ce secteur) et que les fonds de placement en question n’ont pas suffisamment de liquidités pour rembourser ceux qui souhaitent en sortir
    Et pr memoire, c’est exactement de la meme maniere que la BNP avait donné le coup d’envoi en 2007, avant qu’on connaisse quelques mois plus tard la faillite de Lehman Brothers
    En meme temps, les memes causes produisent a priori les memes effets... Et on a non continué mais accentué les pratiques qui ont provoqué la dernière crise. Pourquoi donc ne se renouvellerait-elle pas ?


  • devphil devphil 8 juillet 2016 08:20

    Il y a bien longtemps que la bourse ne financent plus rien.


    C’est juste un casino ou les moutons vont se faire tondre face aux loups qui manipulent les cotations , face aux dirigeants qui faussent les comptes pour augmenter les cotations afin de vendre leurs stocks options.

    Il y a pas longtemps les Anglais ont voté la sortie de l’UE et la bourse a plongé le jour suivant puis ensuite elle est remonté tranquillement.

    « Acheter sur la rumeur et revendre la nouvelle » 
    « Acheter aux bruits des canons et revendre au son des violons » 

    Totalement utopique de penser que la bourse est un monde de bisounours , c’est du capitalisme sauvage et violent.

    Philippe 

  • Claude Simon Gandalf 8 juillet 2016 11:16

    « Cette dernière doit repartir sur de meilleures bases : 


    la bourse n’est pas un casino, c’est un lieu sérieux où doit se financer l’économie à long terme, tant qu’une réforme de fond n’aura pas été effectuée, nous sommes à la merci d’un nouveau risque systémique qui pourrait entraîner l’économie mondiale dans la tourmente ! »

    Ah bon ? Je croyais que c’était un modèle sciemment bancal afin de créer de la volatilité, des crises, une énorme instabilité pour l’entreprise et l’emploi, et donc de faramineuses plus-values ?Mon petit doigt m’aurait menti ?

    Et non Monsieur, la bourse n’est pas un casino.Un casino mutualise les paris, prend sa plus-value, et c’est donc un jeu à somme négative.

    La bourse, grâce aux grands faussaires (banque centrale et banques commerciales avec l’effet de levier) est un jeu à somme positive.C’est donc (même si je suis d’accord avec le principe d’ouverture au capital) un des moyens de légitimer l’économie de l’usurpation de valeur (ce qui explique, au final, des inégalités sociales titanesques). Mais plus prometteur qu’un casino, du moins en théorie. Car l’exploitation des statistiques des positions, de particuliers par exemple, est une forme de délit. Béchade vous expliquera que cela est inventé afin que les banques se servent dans l’épargne des particuliers, par ex.

    « Nos banques aussi prennent des risques et pourraient un jour se retrouver en mauvaise posture. »
    La DB étant exposée en dérivés à hauteur du PIB mondial, le prolo, l’assisté ou l’exclu européen (car ceux sont les types de profils que cette quasi-institution -too big too fail- génèrent sur la périphérie) n’est pas censé incarner tout ce PIB. Il va donc falloir la laisser faillir, le cas échéant (ou alors fédérer des efforts pour acheter massivementdes actions et se taper les positions short de Soros, ce qui serait oeuvre de salut public).
    A moins que vous ne considériez que le faussaire, est, par nature, force de loi.

  • Pascal L 8 juillet 2016 11:38

    « les prêts financés par création monétaire (donc par la planche à billet) »


    La création monétaire n’est pas la planche à billet.
    La planche à billet, c’est de l’émission monétaire et non de la création. Ces billets sont imprimés par la banque centrale mais n’ont en principe aucune valeur, n’étant appuyé sur aucune contrepartie au moment de l’impression. La plupart de ces billets n’ont pas de vocation à circuler, mais de servir de réserve pour les banques commerciales. 
    La monnaie qui circule est celle qui fait l’objet de « création monétaire » par la banque commerciale. Cette monnaie est ajoutée à un compte lors de la création d’un prêt. La somme prêtée ne modifie en rien les réserves de la banque, puisqu’elle reste dans les réserves du fait de son inscription sur le compte de l’emprunteur. Il n’y a pas de réelle création monétaire dans ce cas, c’est juste une écriture qui permet de dépenser plus de monnaie est qui augmente très légèrement le risque de défaut pour la banque commerciale lors des opérations de compensation. 

    On peut déduire de ce qui précède :
     - La monnaie ne peut pas circuler si les banques ne font pas d’opérations de prêts.
     - La monnaie crée par le prêt est garantie par la confiance sur la fiabilité du remboursement du prêt. 
     - par ricochet, les billets qui servent de garantie récupèrent la valeur de la monnaie créée et la valeur de la garantie n’est que le reflet de la valeur de ce qui est garanti. on tourne en boucle.
     - la quantité de billets imprimés dans les réserves des banques est strictement sans intérêt et la banque centrale en imprime toujours la quantité demandée par les banques par peur d’un credit crunch. Si les banques ne font pas plus de prêts, c’est que la demande est absente. 

    L’observation des masses monétaires nous donne des indications intéressantes : normalement la masse de monnaie en circulation devrait être équivalente à la masse des dettes. On en est loin ! Les dettes (publiques + privées) représentent plus du double de la masse monétaire en circulation. On peut penser qu’il y a eu une évaporation de plus de la moitié de la monnaie créée et cela semble poser un problème pour le remboursement des dettes.
    Cette situation n’inquiète ceux qui possèdent cette dette. On peut supposer qu’il existe suffisamment de richesse pour pouvoir compenser. On en déduit qu’ils comptent se récupérer sur des richesses non gagées : vos biens peuvent assez facilement être confisqués par des impôts trop élevés sur ces biens. Ce système est bien un mécanisme de prédation.

    On peut déduire également que la banque centrale ne sert à rien, ce n’est pas la monnaie imprimée qui donne de la valeur au système et les banques pourraient tout aussi bien acheter les billets directement auprès de l’imprimerie. Nous voyons par ailleurs que le pipeautage sur les taux directeurs ne permet pas de relancer l’économie.

    Des solutions existent. Si elles ne sont pas mises en œuvre, c’est qu’elles n’intéressent pas ceux qui ont le pouvoir de le faire. Quand un problème n’a pas de solution, c’est qu’on préfère le problème à la solution. parmi les mesures possibles :
     - suppression de la banque centrale remplacée par un organisme de contrôle qui vérifie la réalité des contreparties et qui peut sanctionner.
     - liberté pour les banques de créer leur monnaie comme le fait la banque suisse WIR.
     - liberté pour les banques de choisir la contrepartie de la création monétaire,
     - la monnaie doit appartenir aux utilisateurs, donc aux clients de la banque,
     - l’Euro est remplacé par une simple unité de compte dont la valeur est calculée sur un pool de monnaies réputées stables.

    • gimo 8 juillet 2016 12:22

      @Pascal L

      Ce système est bien un mécanisme de prédation.

      POURQUOI ne pas avoir le courage de dire et appeler les choses par leur vais nom
      des VOLEURS DU PILLAGE DE MILLARD DE FOND PUBLIQUE 
       SIMPLEMENT . ET PERSONNE NE BOUGE C’EST FORMIDABLE !!!!! fort minable
      70% des humains sans majuscule me dégoute . Guerre civile pipo. C’’est plus des guerres des
      volés contre les voleurs.. point barre 
        camu albert  L’avenir est la seule propriété que les maîtres concèdent de bon gré aux esclaves....Il s’ennuyait, voilà tout, il s’ennuyait, comme la plupart des gens. Il s’était donc créé de toutes pièces une vie de complications et de drames.
      N’attendez pas le Jugement dernier. Il a lieu tous les jours....Pour tout dire vous avez choisi l’injustice, vous vous êtes mis du côté des Dieux. J’ai choisi la justice au contraire, pour rester fidèle à la terre......
      Ce que je ne comprends pas est sans raison. Le monde est peuplé de ces irrationnels.

      Le monde où je vis me répugne : mais je me sens solidaire des hommes qui y souffrent.


    • Claude Simon Gandalf 8 juillet 2016 14:34

      @Pascal L
      «  - La monnaie ne peut pas circuler si les banques ne font pas d’opérations de prêts. »


      Très juste remarque, qui fait hélas dire à l’adage populaire : « Avant de relancer l’économie, il faut une bonne guerre » ou « quand l’immobilier va, tout va ».
      Bref, raser l’immobilier pour le relancer.

      Car la nature de notre monnaie est par trop capitaliste (acquisition de capital) alors que seul le travail créé de la valeur (sauf escroquerie, spéculation, ou alors nature assimilable à l’économie du don).

      Donc, excepté avoir un collatéral capitalistique, il me semble nécessaire de considérer le travail comme collatéral par ailleurs. Sur le modèle création-destruction monétaire comme c’est le cas pour l’emprunt bancaire (travail/consommation en tant qu’actes collatéraux).



  • Thorgal 8 juillet 2016 13:28

    C’est le fond du problème, nos banquiers comme nos hommes politiques, ne comprennent rien, ne retiennent rien, n’apprennent rien.


    Et bien oui, c’est évident car le problème est SYSTÉMIQUE. Si toi ou moi étions à la place des ces gens, nous ferions probablement pareil. Ce système va s’effondrer de lui-même car il engendre tellement d’entropie dernièrement que ses jours sont comptés. Tiens, d’ailleurs y a un article de zerohedge qui vient juste appuyer la chose (en anglais) : http://www.zerohedge.com/news/2016-07-07/whats-starting-now-will-overturn-entire-system-complete-collapse-everything

  • Le p’tit Charles 10 juillet 2016 10:32
    Krach bancaire...spécialité des banquiers-juif... !

Réagir