François Hollande, qui aime bien jouer les comiques troupiers s'est laissé aller lors d'un déjeuner, en off, à imitier Sarkzoy en lançant : « je suis le président de l’échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j’ai le courage… »
Il semble, car l'équipe de François Hollande conteste l'interprétation faite par l'UMP que le candidat du PS (Le NouvelObs : "Cette histoire est fausse. François Hollande n'a pas pour habitude de pratiquer l'invective", a déclaré le député-maire PS de Cherbourg Bernard Cazeneuve sur France Inter), ait dit mardi selon Libération :
Au cours de la discussion « off » (c’est-à-dire des déclarations non officielles, ndlr), le député de Corrèze s’est mis à la place du président venant devant les Français pour expliquer qu’il se représentait : « je suis le président de l’échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j’ai le courage… ». « Il va se présenter comme le capitaine courage recherchant l’impopularité », avait ajouté M. Hollande, en faisant référence notamment à la TVA sociale
Evidemment l'UMP s'est déchaînée Morano en tête et tout comme le motodicdate Estrosi qui a dénoncé dans un communiqué un « comportement indigne d’un candidat à la présidence de la République », évoquant une attitude « abjecte sur le plan personnel mais également dangereuse sur le plan politique car elle abaisse la fonction présidentielle ».
Quant au toxique Guéant au lieu de s'occuper des gangsters marseillais qui canardent à tout de kalachnikov il nous dit : « J’ai lu dans un journal qu’il avait qualifié le président de la République lors d’un déjeuner de presse de sale mec, c’est quelque chose qui est intolérable et j’observe que beaucoup de gens qui travaillent avec lui se laissent aller à des propos violents, mensongers, à des insultes ».
Cela est du pain bénit pour tous ces ministres qui au lieu de faire leur job passent leur journée sur tweeter, au lieu de diriger leur ministère font de la basse politique et répondent à ce qui ne les concernent pas les propos de François Hollande. En France il y a ce que l'on appelle la séparation des pouvoirs. Les ministres ont une fonction exécutive, en sorte les soutiers de la Républiques. Ils n'ont pas de fonctions électorales et donc se doivent de la fermer et de souquer. Mais les Morano & Cie n'ont qu'une action : ouvrir leur grande gueule et se pavaner dans les émissions de télévisions et de radio.
Alors si évidemment l'insulte n'est pas une proposition elle n'empêche pas celles-ci d'exister. Les deux peuvent être concomitantes. Et ce n'est pas aux ténors de l'amalgame, de l'insulte, du dénigrement de donner des leçons. Hollande est traité de petit par Nicolas Sarkozy, de mou, de Casimir, de capitaine de pédalo, il paraît logique que cela ne lui fasse pas un grand plaisir et qu'il se soit laissé aller à un petit exercice d'ironie qui dérape.
Mais nous sommes en droit de demander à ceux qui critiquent Hollande d'avoir fait dire à Sarkozy de lui-même qu'il était un sale mec, de reprendre leurs paroles pour défendre Sarkozy quand il a dit ce fameux Cass'toi pauv'con qui me paraît bien plus insultant encore que sale mec. Je leur conseille donc d'aller voir les journalistes et de leur faire une déclaration à l'encontre de Sarkozy avec les mêmes arguments qu'ils emploient aujourd'hui contre Hollande, Sarkozy étant donc celui qui a initié ce quelque chose d'intolérable, abjecte sur le plan personnel mais également dangereuse sur le plan politique car elle abaisse la fonction présidentielle. N'est-ce pas ?
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