Elle est belle notre République irréprochable. On ne compte plus les ministres, secrétaires d'Etat, conseiller, amis mis en examen. Ce qui est effrayant c'est que c'est au cœur même de l'Etat, de ces services qui sont là pour protéger le citoyen que les plus hauts responsables sont touchés. Ce fut Hortefeux ministre de l'intérieur, c'est Guéant qui peut être inquiété à la suite de l'histoire des fadettes, c'est Courrooye, c'est Péchenard directeur général de la police national qui pourrait être mis en examen et c'est, aujourd'hui 17 octobre, Squarcini, ami proche de Nicolas Sarkozy qui est mis en examen !
On savait que cela pouvait arriver et cela est arrivé. Libération : Le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, a été mis en examen lundi dans l’affaire d’espionnage téléphonique d’un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt mais il n’entend pas démissionner, a annoncé son avocat.
Il a été mis en examen notamment pour « atteinte au secret des correspondances », « collecte illicite de données » et « recel du secret professionnel », mais il n’a pas l’intention de démissionner, a dit Me Patrick Maisonneuve à l’issue de son audition./Prié de dire si Bernard Squarcini entendait démissionner, son avocat a répondu « non ».
Je suppose que Copé et Morano vont demander à Squarcini de démissionner. Copé qui, tiens, à la mémoire qui flanche (Médiapart) : Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, n'a pas entretenu que des relations « amicales » avec Ziad Takieddine. Selon plusieurs documents obtenus par Mediapart, le marchand d'armes a assuré en octobre 2003 l'organisation et le financement d'un voyage de trois jours au Liban de la famille Copé, qui comportait de nombreux rendez-vous officiels pour Jean-François, à l'époque secrétaire d'Etat en charge des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement français.
Cette histoire est une véritable bombe à fragmentation. Elle a permis de s'intéresser de près à l'Immaculé Eric et nous apprenons, pour l'hippodrome de Compiègne ceci : l'ONF a refusé de signer l'acte de vente (Alors l'Immaculé encore un petit mensonge ?). Le Figaro : L'Office national des forêts (ONF) s'est jusqu'au bout opposé à la cession de l'hippodrome de Compiègne (Oise) en mars 2010, en refusant de signer l'acte de cette vente qui est l'objet d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts" visant l'ex-ministre du Budget Eric Woerth. C'est ce que montre le procès-verbal d'une audition que s'est procuré l'Agence France-Presse (AFP).
Entendu le 10 juin par la brigade financière, Bernard Gamblin, un responsable de l'ONF, s'est dit surpris que Bercy ait accepté de vendre ce terrain de gré à gré à la Société des Courses de Compiègne (SCC). "J'ai été étonné, notamment au regard de la rapidité de l'acquisition et au non-respect de la procédure d'appel d'offres", a indiqué le directeur technique et commercial bois de l'ONF, selon le procès-verbal que l'AFP a pu consulter.
Tous les collaborateurs ONF ont refusé de signer
"J'ai d'ailleurs refusé de signer l'acte de vente qui ne me paraissait pas répondre complètement au déroulé normal de la procédure. Tous les collaborateurs ONF ont d'ailleurs refusé de signer alors que classiquement la vente de foncier de l'Etat est toujours co-signée de l'ONF", a affirmé ce cadre de 61 ans, salarié de l'Office depuis 1975.
Cette affaire Bettencourt c'est aussi un personnage central qui a, semble-t-il, tout fait pour saborder l'enquête. Ce procureur très étrange, proche de Sarkozy et qui se trouve à de bonne table. On apprend, alors que la veuve dorée est mise sous tutelle car elle est demi-démente et a un début de la maladie d'Alzheimer - le bon Courrouye qui était au début de la plainte de la fille pour une mise sous tutelle avait fait un revirement à 180 ° et l'ami Maistre savait plusieurs mois à l'avance le rendu de ce cher Courroye favorable aux intérêts des spoliateurs, semble-t-il. Voici donc que cet homme, procureur de son état, représentant la loi et son application, a des comportements exotiques dont des actes qui ont été jugés illégaux (Le Point) : Par cette initiative, le procureur Philippe Courroye - qui a signé en personne le document - apporte un soutien inattendu à Me Wilhelm, au moment où celui-ci apparaît visé par ailleurs, dans l'enquête judiciaire récemment ouverte à Bordeaux sur le soupçon d'"abus de faiblesse" commis au préjudice de la milliardaire. Une perquisition a ainsi été effectuée, jeudi 13 octobre, au cabinet parisien de l'avocat - ainsi qu'au cabinet de Georges Kiejman, ancien conseil de Mme Bettencourt.
Dans ses conclusions - dont Le Point a pu prendre connaissance -, le procureur Courroye recommande non de "révoquer le mandat litigieux [de Me Wilhelm] en ouvrant une période d'incertitude et d'insécurité immanquablement préjudiciable à Mme Bettencourt", mais au contraire d"'ordonner la poursuite de l'exécution de la mesure de protection" dont elle fait l'objet depuis le début de l'année, en raison de la dégradation de son état de santé. Le magistrat suggère néanmoins de "renforcer les modalités de contrôle" des actions du mandataire de l'octogénaire "en instaurant une collégialité" pour les décisions relatives à sa fortune.
"Conflits d'intérêts"
Coïncidence ? Le magazine Marianne signale, samedi sur son site internet, que le même procureur a dîné, voici quelques jours, avec le "conseiller en communication" recruté auprès de Mme Bettencourt par Pascal Wilhelm - et dont le rôle et les interventions sont également critiqués par la famille de Mme Bettencourt. Leur tête-à-tête aurait eu lieu lundi 10 octobre dans l'un des restaurants les plus huppés de la capitale, l'Atelier Robuchon, rapporte l'article, qui précise que le même conseiller s'était entremis en 2010 auprès de plusieurs médias afin d'"organiser des déjeuners pour le procureur Courroye lorsque celui-ci visait le poste de chef du parquet de Paris". La position à venir du parquet dans le dossier Bettencourt était-elle au menu du dîner de lundi ? Nul ne le sait. Sollicité par Le Point, le conseiller de la milliardaire ne nous a pas répondu.
Mais ce n'est pas tout pour ce poète amateur de cygnes sur les lacs et de particules du néant (il réinvente la physique, le gars) le vendredi 14 octobre devant le ministre de la justice le président de l'USM y est allé au canon de 35 contre Courroye. Ce doit être historique selon une des expressions favorites de Sarkozy. L'Express - je mets en entier cette déclaration car cela vaut son pesant d'or - : "L'USM défend Isabelle Prévost-Desprez. Parce que c'est une femme courageuse, une femme debout qui, dans l'adversité, a essayé de faire au mieux son travail, sans compromission, sans accepter, même par son silence, de cautionner des actes que la morale, la déontologie et peut-être la loi réprouvent !
C'est une femme à l'indépendance chevillée au corps, qui, en toutes occasions, et par tous les moyens, s'est toujours en réalité conformée au paragraphe a2 du recueil des obligations déontologiques édicté par le CSM que je vais me permettre de lire. 'Les magistrats défendent l'indépendance de l'autorité judiciaire car ils sont conscients qu'elle est la garantie qu'ils statuent et agissent conformément à la Loi, suivant les règles procédurales en vigueur, en fonction des seuls éléments débattus devant eux, libres de toute influence ou pression extérieure, sans avoir à craindre une sanction ou espérer un avantage personnel.'
Je ne sais pas si j'aurais à défendre Isabelle Prévost-Desprez devant le CSM. J'espère que non et que les poursuites que vous avez dit ne pas vouloir engager contre elle, Monsieur le Ministre, ne le seront pas par d'autres, même si vous l'avez suggéré...
Renvoyer Isabelle Prévost-Desprez devant l'instance disciplinaire, publique, au risque d'un grand déballage, n'est sans doute pas le plus efficient pour apaiser la situation et restaurer l'image et la sérénité de la Justice. C'est d'une inspection dont nous avons besoin à Nanterre. D'une inspection du parquet et de son fonctionnement depuis plus de deux ans.
Avait-on jamais vu un Procureur adresser à un président de juridiction un courrier fondé sur des rumeurs de couloir et des informations erronées, non vérifiées et immédiatement démenties, pour demander l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre un magistrat du siège, comme on l'a vu en décembre 2009 ?
Avait-on jamais vu un Procureur faire vérifier, malgré la loi de janvier 2010 sur le secret des sources, les fadettes de journalistes dans le seul objectif de démontrer l'existence de communications, qu'il pouvait présumer, entre la juge en question et un journaliste, avec qui elle avait écrit un livre quelques semaines plus tôt, pour lui imputer, sans preuve, une violation du secret de l'instruction et trouver un motif à son dessaisissement ?
Avait-on jamais vu un Procureur, cité dans des enregistrements, certes piratés, conserver le contrôle de l'enquête, sans que ni lui, ni sa hiérarchie s'en émeuvent ?
Avait-on jamais lu, sans que cela soit démenti, ni qu'aucune action en diffamation ne soit engagée, un ancien conseiller du ministre de la Justice expliquer que le Procureur n'en faisait qu'a sa tête, ne rendait pas compte à sa hiérarchie, préférant transmettre les informations directement à l'Elysée ?
Avait-on jamais pu imaginer qu'un témoin essentiel relaterait qu'avant toute signature, les procès verbaux de ses déclarations étaient transmis par fax, notamment au parquet, et que celui-ci "rappelait pour faire changer tel ou tel mot" ?
La réponse à ces questions est NON. Bien sur que non. /Et pour autant, il y a quelques jours, on parlait encore d'une promotion de ce Procureur et d'une sanction de cette juge.
Permettez-moi de vous dire, monsieur le Ministre, que quand je vois, dans cet état, la Justice de mon pays, j'ai honte ! J'ai honte parce que c'est l'institution qui est affaiblie, parce que bien plus que les affaires dramatiques du passé, les dysfonctionnements de l'affaire d'Outreau, ces dérives détruisent notre crédibilité et nous ridiculisent à l'étranger !
Je n'ai rien et l'USM n'a aucune opposition personnelle contre le Procureur de Nanterre. Voyez-vous, j'ai même retrouvé une lettre de Dominique Barella datée de 2002 demandant à Dominique Perben, alors Garde des Sceaux, d'apporter son soutien à Philippe Courroye après les attaques indignes dont ce dernier avait été l'objet de la part de personnes mises en examen dans l'affaire de l'Angolagate.
Nous, nous n'avons pas changé ... Nous défendons toujours l'indépendance des magistrats.
Permettez-moi pour conclure ce chapitre de citer une nouvelle fois le recueil des obligations déontologiques des magistrats, en son paragraphe a4 : 'Les magistrats préservent leur indépendance vis-à-vis des pouvoirs exécutif et législatif, en s'abstenant de toute relation inappropriée avec leurs représentants et en se défendant de toute influence indue de leur part.'
Je n'ai aucune compétence pour dire qui doit ou ne doit pas être traduit devant le CSM. J'invite juste tout un chacun à méditer sur cette règle déontologique que je viens de citer ... et à en tirer les conséquences !"
Rappelons que Claire Thibout a été interrogée 12 fois alors qu'elle n'était que simple témoin, parfois en pleine nuit, parfois considére quasi comme la représetante en France de ben Laden, quand Woerth lui n'a été interrogé que du bout des kèvres avec des coissants et du chocolat chaud, juste deux fois, lui le suspect !
Et je relets cet extrait capital qui montre comlment Claire Thibout a été traotée, comment ce dossier a été traité par Courroye et la police :
Avait-on jamais vu un Procureur, cité dans des enregistrements, certes piratés, conserver le contrôle de l'enquête, sans que ni lui, ni sa hiérarchie s'en émeuvent ?
Avait-on jamais lu, sans que cela soit démenti, ni qu'aucune action en diffamation ne soit engagée, un ancien conseiller du ministre de la Justice expliquer que le Procureur n'en faisait qu'a sa tête, ne rendait pas compte à sa hiérarchie, préférant transmettre les informations directement à l'Elysée ?
Avait-on jamais pu imaginer qu'un témoin essentiel relaterait qu'avant toute signature, les procès verbaux de ses déclarations étaient transmis par fax, notamment au parquet, et que celui-ci "rappelait pour faire changer tel ou tel mot" ?
Tout ceci est gravissime, évidemment. Rappelons que Courroye est proche de Sarkozy, que Squarcini est un ami de longue date de Sarkozy, que Péchenard est un ami de longue date de Sarkozy, que Guéant est un ami de longue date de Sarkozy, qu'Hortfeuex est un ami de longue date de Sarkozy, que tous sont au cœur du système de la protection des Français, qu'enfin il n'y a pas plus haut dans la hiérarchie (sauf pour Courroye, il y avait Marin qui a monté une marche et qui a rendu très souvent visite à Sarkozy).
Sarkozyland, la République des mis en examen.
Vous trouverez tout sur les petites affaires de l'Immaculé Eric ici (19é version du 17 octobre près de 150 références, plus de 160 dates, de nombreuses copies de documents incontestables, une quarantaine de personnes liées directement ou indirectement à Woerth) : Les petites affaires de l’Immaculé Eric
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