vendredi 7 juillet - par Gérard Faure-Kapper

Si un employé de banque change de métier en gardant ses manies ? Ce serait burlesque

Par Gérard Faure-Kapper

Le secteur bancaire licencie à tour de bras. Les employés de banque vont retrouver un emploi, mais risquent d’avoir encore les vieux réflexes de leur profession.

 Voici ce que ça va donner si le banquier devient...


 

GARAGISTE

Bonjour monsieur le garagiste, alors, combien me coûte la réparation de ma voiture ?

La réparation vous a coûté 300€, donc vous me faite un chèque de 1.000€.

Pardon, mais vous me dite que ça a coûté 300€, mais alors, c’est quoi ces 700€ de plus ?

300€, ce sont les pièces, et 700€ la main d’œuvre.

Et pourquoi vous me dites que le coût est de 300€.

Parce que les 700€ de main d’œuvre, je vous l’aurai facturé de toute façon, que je fasse ou non la réparation.

 

COIFFEUR

Mais monsieur le coiffeur, que faites-vous à fouiller dans mon sac à main ?

Mais je me sers, vous me devez 90€ madame.

J’entends bien, mais vous pouvez me les demander tout de même, vous n’avez pas à vous servir ?

Et pourquoi, vous me les devez, alors je me sers.

 

 

RESTAURATEUR

C’était très bien monsieur le restaurateur, je peux avoir l’addition ?

Mais bien sûr monsieur, voici, cela fait 440€

Quoi ? Mais j’ai pris un menu à 17€ et un café, cela fait 20€ maximum.

Oui, mais le Château Margaux 1985 coûte 420€

Mais, je n’ai pas pris de Château Margaux ?

Cette tarification est pourtant comprise dans la carte dont vous avez pu prendre connaissance, puisqu’elle était sur votre table. De plus, ce tarif est affiché à l’extérieur.

 

ELECTRICIEN

Merci monsieur l’électricien, donnez-moi votre facture, je vous dois combien ?

324€ cher monsieur.

Et vous avez fait quoi pour cette somme, hein, dite-moi ?

Ce sont des frais d’intervention.

Oui, mais qu’avez-vous fait lors de cette intervention ? Pouvez-vous me le décrire ?

Ce sont des frais d’examen de votre installation pour fonctionnement anormal.

D’accord, mais c’est quoi ce fonctionnement anormal ?

Un fonctionnement non conforme à votre contrat.

 

CAFETIER

Oh là monsieur, le café est fermé, je ne peux pas vous servir.

Pardon ? Mais nous sommes vendredi, et c’est midi.

Oui, mais on ferme.

Je peux revenir tout à l’heure, cet après-midi ?

Non, nous serons fermés.

Ah bon, ce n’est pas grave, je repasse demain.

Non, nous somme fermés pour le week-end.

Flute alors, je dois attendre lundi.

C’est le premier mai monsieur, on ne travaille pas.

Donc vous ouvrez mardi.

Eh non, mardi, c’est le lendemain du premier mai.

Mercredi ?

Non, nous faisons le pont avec jeudi, jour de l’ascension.

 

GENDARME

Vous là, stoppez votre voiture… garez-vous ici… bien… coupez le moteur… descendez du véhicule…. bien… monsieur, je vous dresse un procès-verbal….

Mais, mais, je proteste, je n’ai pas commis d’infraction…

Si monsieur, vous êtes en stationnement interdit…

 

TEINTURIER

Bonjour monsieur le teinturier, je viens rechercher ma veste…

Bonjour monsieur… la voici…

Mais, ce n’est pas ma veste, et ce n’est pas la même qualité…

Non monsieur, c’est celle d’un client qui l’a déposé ce matin.

Et que dira-t-il quand il viendra la chercher ?

J’attends qu’un autre client vienne déposer une veste.

Mais, qu’avez-vous fait de ma veste ?

Je l’ai donné à la tombola de la paroisse. En fait, on peut gagner un costume.

Et si on perd ?

Vous avez perdu votre veste…

J’ai compris, alors si on gagne, j’ai gagné un costume, c’est ça ?

Non, votre veste sera perdue, c’est moi qui gagne le costume.

Mais, c’est injuste, j’aurai perdu ma veste dans tous les cas.

Pas du tout, puisque vous avez celle-là.

 

PROSTITUEE

Coucou mon petit lapin, tu viens, on va monter au ciel tous les deux…

Eh bien ça me tente… Combien ?

C’est 20 €.

A ce prix-là, je n’hésite pas… montons.

Voilà, nous y sommes. Il faut que tu me donnes 30€ maintenant.

Mais, je viens de vous en donner 20, c’est quoi ça ?

Les 20€, c’étaient des frais de gestion, j’ai géré tes loisirs.

Bon voilà, et c’est pourquoi ces 30€ ?

C’est une commission d’intervention, parce que je vais intervenir.

Bon, d’accord. On y va maintenant.

Oui, tu me donnes encore 40€. Je t’explique, c’est parce que je vais te faire un traitement particulier.

Ca sent l’arnaque. Mais au point où j’en suis… voilà.

Merci mon lapin. Maintenant tu me donnes 60€.

Quoi ! Comment ça 60€, mais ça rime à quoi ?

Ce sont les frais d’écarté mon lapin, c’est indispensable.

Vous êtes vraiment une belle salope. Tiens, les voilà tes 60€.

Merci bien, seulement pour finir, il me faut 80€ de plus.

Oh non, mais c’est de la folie… et ça correspond à quoi encore ?

Frais de forçage.



23 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 7 juillet 09:44
    Alain Minc, qui s’y connait, a dit à propos de Macron qu’il a pistonné pour rentrer chez Rotschild : « Banquier d’affaires, c’est quand même un métier de pute »vidéo : Quand Alain Minc pistone Macron pour faire « la pute » chez Rothschild ...

    • babelouest babelouest 7 juillet 09:50

      @Jeussey de Sourcesûre
      Si les putes avaient le comportement des banquiers d’affaires, il y a longtemps qu’elles seraient toutes au chômage.

      Le banquier d’affaires = Attila + de belles godasses.


    • babelouest babelouest 7 juillet 09:51

      (j’oubliais de préciser : j’étais employé de banque)


    • babelouest babelouest 7 juillet 10:06

      @babelouest
      euh..... Attila, ou Attali ? ? J’sais plus ....


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 7 juillet 10:25

      @babelouest

      Quand les putes seront au chômage, faudra chercher dans quel pays les proxénètes ont délocalisé !
      Pour l’instant, on en serait plutôt aux travailleuses détachées !

    • Alren Alren 7 juillet 16:43

      @Jeussey de Sourcesûre

      Non mais là, l’auteur s’en prend aux employés de base pas au dirigeants de banque !
      Employés qui ne font qu’appliquer les ordres impératifs de la hiérarchie !

      La plupart ne pourront pas se reconvertir en coiffeur ou garagiste mais seront sans nul doute chômeur de longue durée avec plongée dans la précarité puis la misère.

      C’est aussi stupide de s’en prendre à eux, que ces demeurés qui engueulent les guichetiers en croyant que cela va faire avancer les choses.

      Un article réac au fond, sans la moindre solidarité avec les chômeurs victimes de la rapacité des riches possédants.


    • amiaplacidus amiaplacidus 7 juillet 16:45

      @babelouest :« ...(j’oubliais de préciser : j’étais employé de banque)... ».

      Nul n’est parfait.


    • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 7 juillet 17:24

      @Alren Si je me suis permis de faire ce billet, c’est que j’ai passé toute ma vie professionnelle dans une agence bancaire, notamment comme directeur. Oui j’avais des objectifs et des directives, c’est normal. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que le directeur c’est le patron. Contrairement aux excuses couramment entendues, ce n’est pas « la direction » générale qui décide du courant, notamment le comportement de la banque vis-à-vis de ses clients. C’est bien le personnel de l’agence qui est à la barre. Par contre, ils n’ont pas toujours le courage de regarder le client dans les yeux et de lui dire, « Monsieur, c’est moi qui ai refusé votre découvert pour les raisons suivantes. Asseyons nous et examinons la situation. » Non, le personnel préfère dire, « c’est la direction là haut ». La direction là haut a d’autres fonctions et d’autres soucis. S’ils payent le personnel des agence, c’est pour qu’il gère ses clients. Enfin, dans la mesure où les objectifs sont réalisés, la « direction là haut » nous fout une paix royale. Alors non, ce ne sont pas de simples exécutants mais bien les décideurs qui sont devant les clients. Enfin, je n’ai jamais exécuté un ordre ou une directive contre ma volonté et ma morale. oui, quelquefois ça a gueulé dans les bureaux, mais, avec des arguments rationnels, une discussion positive, et une bonne bière, tout s’arrange. 


    • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 7 juillet 17:26

      alors cher collègue, on se comprend...


    • Alren Alren 7 juillet 17:38

      @Gérard Faure-Kapper

      « Alors non, ce ne sont pas de simples exécutants mais bien les décideurs qui sont devant les clients. »

      Si c’était le cas, ils prêteraient aux copains sans garantie !!!

      Et ils prêteraient l’argent de la banque aux petits entrepreneurs locaux, étant intéressés à ce que les petites entreprises de leurs localité prospèrent et créent de l’emploi.

      Si les employés de banque ne le font pas, c’est qu’ils sont soumis, directeur d’agence compris, à des directives générales venus de haut qu’il n’est pas besoin de renouveler quotidiennement.

      Je suis plus qu’un client ordinaire, presque un ami avec la personne, un cadre, qui s’occupe de mon compte. Je vois bien qu’elle ne fait pas ce qu’elle veut et notamment qu’elle doit absolument conserver les dépôts des clients à sa banque et placer des produits pour être bien notée, même si elle sait que ces produits sont conçus pour favoriser la banque au détriment du client, fut-il un ami.

      En tout état de cause, se moquer des employés de base licenciés des agences bancaires me paraît toujours déplacé !


    • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 7 juillet 18:30

      @Alren En réalité, les employés des agences ont des « délégations ». Le guichetier peut accorder x€, le chargé de clientèle, y€ et le directeur un autre montant encore plus important.


      Bien sûr, ils prêtent en tenant compte des règles d’usage en matière de risque. Pour les montants de crédit supérieurs aux délégation, c’est le service engagement qui prend la décision, mais c’est le directeur qui monte le dossier. 

      Bien sûr, il est suivi le plus souvent dans ses conclusions. Prêter à un entrepreneur est difficile et cela répond à des règles très strictes qui passent par l’analyse des documents comptables. La rentabilité, la structure, la solvabilité, autant d’éléments rationnels et objectifs. 

      Le rêve, les illusions, les projets fous, les utopies n’ont pas leur place. La banque c’est un métier. Par contre, le personnel commet souvent des bourdes dans la gestion qui peuvent aller jusqu’à la faillite de l’entrepreneur. La responsabilité du personnel est immense et ne se partage pas. 

      Quant aux objectifs de placements, ils sont normaux. la banque reste une entreprise. 

      Enfin, je ne me moque pas des employés qui seront licenciés. Je les préviens même dans mes articles depuis des années. Mais ils s’en foutent, et surtout les organisations syndicales. 

      Alors, mon article est un apperçu de ce qui les attends. C’est bien de faire l’autruche en cachant sa tête, mais il ne faut pas oublier que dans ce cas, c’est une autre partie de son corps que l’on découvre... 

    • HELIOS HELIOS 7 juillet 19:59

      @Alren

      *** 

      Non mais là, l’auteur s’en prend aux employés de base .../... Employés qui ne font qu’appliquer les ordres impératifs de la hiérarchie !

       .../...

      C’est aussi stupide de s’en prendre à eux, que ces deumeurés qui engueulent les guichetiers en croyant que cela va faire avancer les choses.

      ***

      S’il n’est pas possible de supporter la violence, mais ce n’est pas le sujet il est néanmoins plus que légitime de s’en prendre a l’employé qui est le seul lien avec la direction. (sans attaques personnelles, bien sûr)

      Ne rien dire, ne rien faire c’est accepter, c’est démontrer sa soumission. Le guichetier qui se fait engueuler, et lors de la réunion hebdo/mensuelle, peu importe, remontera les prises de bec avec les clients à sa direction qui finalement finira par se préoccuper du probleme

      Il ne faut pas non plus ignorer l’attitude de l’employé de base qui peut souvent beaucoup plus que ce que l’on croit, y compris dans les banques. Qui n’a jamais eu ce genre de situation ou l’employé cherche et trouve une solution ?

      La soumission, c’est une perte de souveraineté personnelle... vous savez ce que c’est la perte de souveraineté, n’est-ce pas ???


    • Byblos 8 juillet 20:53

      @Alren


      Tout le monde a compris que l’article ne vise nullement les employés de banque. Un peu plus d’humour et un peu moins de contrôle du langage comme c’est aujourd’hui la tendance. Libérons-nous des bâillons, que diable ! 

    • Byblos 9 juillet 02:53

      @Alren
      Quand le matériel est en bon état, généralement on l’emporte avec soi en délocalisant.


      Mais qu’est-ce que je raconte ? Les « ressources » humaines, on les abandonne sur place. Ça mute effectivement en chômeurs.

      Vous avez raison.

  • Ratatouille Ratatouille 7 juillet 13:12

    merci pour ce billet humoristique,ça fait du bien.. smiley


  • Byblos 8 juillet 20:47

    Celle-ci est de Jacques Attali soi-même pour expliquer en quoi consiste le métier de banquier :


    Haïm a acheté un lot de pantalons à 1 Euro pièce. Il le revend à Nathan à 2 Euros pièce. Celui-ci le propose à son tour à Moïse à 4 Euros pièces. Ce dernier achète et l’offre à François à 30 Euros pièce. François examine un pantalon, puis un autre et encore un autre. Pas de doute. Il proteste : 
    - Mais Moïse, tes pantalons n’ont qu’une jambe. Impossible de les porter.
    - Mon pauvre François. Ces pantalons sont faits pour spéculer. Pas pour être portés.

    C’est là un avant-goût de ce qui attend les Français pour les cinq prochaines années.

  • Hervé Hum Hervé Hum 11 juillet 13:56

    Bah, finalement, vous avez conservez l’art de la tromperie.

    En effet, vous nous expliquez avec humour que le métier de banquier consiste à voler sa clientèle forcé et dans vos commentaires expliquez que banquier c’’est un métier normal, tout ce qu’il y a de plus honnête !

    Mais je retiens ceci, la différence entre un directeur et un employé, c’est la somme qu’il est en droit de voler aux clients.

    Cher monsieur, pour prouver que le « métier » de banquier peut être honnête, il faut prouver que l’usure ou l’intérêt peut l’être. Que percevoir un intérêt sur un argent qui ne vous appartient pas peut l’être !


  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 11 juillet 14:49

    Je ne suis pas en train de vous vendre « l’honnêteté » des banquiers. L’honnêteté de se décrète pas, elle se prouve.


    Non, il n’y a pas de différence entre les directeurs et les banquiers. Qu’on arrête cette légende du pauvre employé qui est « forcé » d’accomplir des tâches contre son gré. 

    L’usure, pratiquée quotidiennement, n’est pas malhonnête... c’est un délit.

    • Hervé Hum Hervé Hum 11 juillet 16:20

      @Gérard Faure-Kapper

      « L’usure, pratiquée quotidiennement, n’est pas malhonnête... c’est un délit. »

      Certes, mais nous n’avons manifestement pas la même définition de ce qu’est l’usure...

      En l’Etat actuel, l’usure est légale, mais les banquiers ont su jouer sur les mots pour faire croire l’inverse. Distinguer l’usure de l’intérêt alors que c’est exactement la même chose, mais prétendant qu’il y aurait un intérêt décent, honnête même et un intérêt abusif. Sauf qu’il n’existe pas d’intérêt honnête, tout loyer est malhonnête à défaut d’être un délit.

       Et pour tromper tout le monde ont invités les petites gens à épargner leur petit pécule pour en tirer un petit intérêt... Comme les grands !

      D’ailleurs, vos articles prouvent s’il en était besoin, que manipuler les mots et les cogito est un art consommé de ces gens là.

      Les banquiers sont si doués en la matière, qu’ils ont su convaincre leur client de se voler eux même et d’en redemander !

      C’est le principe du piège à loup dont l’appât lui coupe la langue et qui aimant le goût du sang, se tue lui même.


    • Xenozoid Xenozoid 11 juillet 16:34

      @Hervé Hum


       Distinguer l’usure de l’intérêt alors que c’est exactement la même chose, mais prétendant qu’il y aurait un intérêt décent, honnête même et (est)un intérêt abusif

      L’íntéret est toujour abusif,c’est a cela que l’on reconnait l’homme car il ose tout,la propriété de même,le pouvoir aussi,bref distinguer l’homme domestiqué hors de la banque et de l’avoir est une illusion a l’heure actuel,et le droit et devoir ne changeront rien....




    • Hervé Hum Hervé Hum 11 juillet 22:04

      @Xenozoid

      La société humaine se fonde sur la relation entre droit et devoir. Comme je l’ai suffisamment montré dans mes articles, c’est le déséquilibre qui permet l’abus et l’équilibre qui l’interdit.

      Autrement dit, le droit et le devoir sont les seuls éléments qui peuvent changer quoi que ce soit en société. Ainsi, supprimer le droit de propriété économique parce que le devoir du propriétaire n’existe pas et s’il existe, revenant à vider le principe même de la propriété, change sur le fait que la plus-valu, qui est un impôt privé, est supprimée et où on parle alors de responsabilité économique en lieu et place de propriété économique.

      La propriété d’usage étant exclue, car résistant au principe de responsabilité en tant que lieu d’exercice de sa propre souveraineté... Sauf si vous voulez déménager !!!

      Etc...


  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 11 juillet 17:07

    L’usure, éthymologiqueemnt, c’est user. Mais laissons Jupiter de côté.


    Dans le coran, prêter à usure signifie prêter avec des intérêts. Mais laissons Allah de côté.

    Aujourd’hui, les choses sont plus simple.

    Une banque prête à intérêts.

    La Banque de France va fixer, tous les 3 mois, un seuil dit « de l’usure », selon les critères économiques habituels, et en fonction des catégories de prêts.

    En gros, c’est 20%.

    Au delà de cette limite, la loi considère que la banque a commis un délit.

    45.000€ d’amende, 2 ans ferme, interdiction d’activité bancaire pendant 5 ans.

    Et la justice est garantie par l’Etat.

    Et l’on revient à Jupiter.

    • Hervé Hum Hervé Hum 11 juillet 21:55

      @Gérard Faure-Kapper

      Il n’y a pas que dans le Coran ! Mais laissons cela de coté

      je note que vous vous contentez de reproduire le discours officiel et laissez de coté votre propre opinion.

      Pour ma part, le prêt avec intérêt c’est de l’escroquerie pure et simple, le fait que cela soit légal n’y change rien. La justification de l’intérêt repose sur le même type de sophismes que vous dénoncez dans vos articles,

      Le premier des sophismes pour justifier l’intérêt est de dire que l’argent travaille, perso, j’ai beau dire à mon argent de travailler, il ne se passe rien. Seul celui qui veut l’argent en ma possession travaille pour l’obtenir, mais l’argent, lui, ne travaille pas !

      Autre mensonge, affirmer que seul celui qui contracte un prêt est en dette, en réalité, toute personne qui ne dispose pas de réserve monétaire est en dette face à tous ceux qui en dispose.

      C’est la condition absolue pour que l’argent ait de la valeur, c’est à dire, que la monnaie étant une créance au porteur, il faut IMPERATIVEMENT quelqu’un pour payer la créance, soit le débiteur.

      La particularité de la monnaie dites de dépôt ou thésaurisable, c’est que si la créance est toujours nominative car en possession de quelqu’un, la dette est généralement anonyme et plus rarement nominative. Bref, il suffit de naître avec des parents pauvres pour hériter de toute la dette que l’on qualifiera de systémique.

      Etc...

      Pour finir, je pense comme Silvio Gesell que la monnaie ne peut être que fondante, non pas parce que ce serait une marchandise, mais parce que c’est perpétuer l’aliénation d’une grande partie de la population devant payer une dette grossissante au fur et à mesure que la masse monétaire augmente et avec elle, l’intérêt. Que le seul rôle d’une telle monnaie est de permettre l’épargne du temps de vie d’autrui tiré du profit réalisé par la propriété économique et non de celle du prolétaire économique.

       C’est une cavalerie qui explose jamais en raison des spéculateurs, mais lorsque la masse des miséreux devient trop importante où le poids de la dette devient insupportable...


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