vendredi 10 février - par Verdi

Sondage redressé : Mélenchon fait une percée à 18%

Contrairement à ce que tentent de faire croire les sondages, « corrigés », des instituts traditionnels, « Filteris Euromédiations » estime que le candidat de la France Insoumise n’a pas reculé dans les intentions de vote, bien au contraire, il continue sa progression. Il atteint désormais 18% et compte plus de 240 000 soutiens.

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Les sondeurs traditionnels ont, dès le soir de l’élection de Hamon à la primaire des socialistes, corrigé les intentions de vote en faveur de ce dernier, -allez savoir pourquoi ?-, en le propulsant miraculeusement, en quelques heures, de 9 à 15%. Ce faisant, ils rétrogradèrent le charismatique porte-parole et candidat de la vraie gauche à 10%, au lieu des 15% qui lui étaient attribués.

Etait-ce en application du principe physique des vases communicants ? S’il y a bien une chose qui ne fonctionne pas ou mal entre les deux candidats et leur électoral potentiel, c’est bien la communication. Bien entendu, au nom de l’appartenance à une famille politique se réclamant d’un socle idéologique commun (Jaurès, Blum, etc.), certains tentent (désespérément) de jeter des passerelles entre les deux.

Peine perdue, Hamon, malgré ses incantations socialement progressistes, est le candidat d’un parti qui, sous la houlette de Hollande et Valls, s’est labellisé « social-démocrate », ou, pour être plus précis : « libéral ». Malgré sa bonne volonté, s’il veut rassembler dans son camp, pour contrer Macron, Hamon est contraint de se renier. Il finira sans doute par porter un programme très édulcoré par rapport aux annonces de campagne, qui avait enthousiasmé une majorité de votants à la primaire (revenu universel, etc.).

Mélenchon volontairement sous-évalué par l’Ifop

Depuis lors, Mélenchon fait figure de dommage collatéral de cette primaire des socialistes. C’est ce qu’ont intérêt à faire croire, ceux qui craignent comme la peste, les idées défendues par le tribun du peuple de la gauche qui élargit chaque jour son audience et compte à présent plus de 240 000 soutiens. Pourquoi ?

La réponse s’impose comme une évidence. Les instituts de sondage qui constatent, mois après mois, dans leurs études, la place de choix qu’occupe Mélenchon, parmi les deux ou trois personnalités politiques dont les Français ont une bonne opinion, ont sauté sur l’aubaine Hamon. 

Un polémique, via Twitter, entre l’Ifop (Dentressangle, ex-Parisot, ancienne présidente du Medef) et Mélenchon, rapportée dans Libération du 8 février, fait état des explications de son directeur Frédéric Dabi, qui se justifie, à propos des tout derniers chiffres qui placent, après un redressement politique contesté par l’intéressé, à 10% au lieu de 17% et en revanche propulsent Hamon à 16,5% au lieu des 12% réellement enregistrés. (Voir la réponse de Mélenchon, ci-dessous).

Mélenchon est en réalité à 18%

Reste que Mélenchon a reçu un renfort de poids avec les évaluations de Filteris Euromédiations, dont la méthodologie diffère sensiblement des instituts traditionnels :

 « Les sondages "traditionnels" estiment que Jean-Luc Mélenchon stagne autour de 10 % d'estimations de vote au premier tour de la Présidentielle. Or, selon la société Filteris Euromédiations, l'analyse des perceptions et des valeurs qui sont associées à chacun des dix candidats déclarés aujourd'hui indique que Jean-Luc Mélenchon se situe bien plus haut : (18%). »

« Ce sont donc ces millions de voix et de données exprimées naturellement qui sont récoltées et analysées par Filteris-Euromédiations grâce à une méthode axiologique qui a fait ses preuves depuis maintenant dix ans. Il s’agit d’une expertise scientifique développée à l’Université Laval de Québec, basée sur des calculs différents de ceux qu'utilisent habituellement les sondeurs. »

Les intérêts des instituts traditionnels sont de servir leurs commanditaires ou donneurs d’ordres, eux-mêmes médias ou entreprises aux mains de milliardaires. Ce que résume Laurent Bocquillon, militant FI : « Quand un journal détenu par un milliardaire défend un institut de sondage détenu par un milliardaire pour accabler le candidat qui veut aider le peuple à reprendre le pouvoir accaparé de manière mafieuse par des milliardaires, ça donne ça. »

Présidentielles 2017 : Les analyses data montrent une vraie percée de Jean-Luc Mélenchon.

 

Verdi

Vendredi 10 février 2017

 

La réponse de Jean-Luc Mélenchon :

SONDEUR OU M’AS-TU VU ?

Selon « Libération », des comptes Twitter de mes soutiens mettraient en cause injustement un redressement abusif de sondage en ma défaveur. Il s’agit d’un visuel comparatif me plaçant à 17% des intentions de vote. Le sang des défenseurs de la vérité n’a fait qu’un tour. Il fallait rectifier ! Mais en fait d’enquête, le journal s’est servilement contenté de demander son avis au sondeur concerné. Et quelle enquête ! Il me parait juste de compléter la copie du bulletin social libéral par quelques informations existantes dans le domaine public.

« Libération » prétend que le redressement se fait en comparant les réponses des gens à leur vote réels de 2012 et 2015. Va pour 2012. Mais 2015 ! Voilà bien un exploit ! En effet il n’y avait pas de liste Front de gauche dans toutes les régions. Ainsi dans le Nord, la région Rhône-Alpes, le grand ouest et la Franche-Comté-Bourgogne, quatre des treize grandes régions les plus peuplées du pays, mes amis du PG faisaient liste commune avec les Verts et seul le PC se présentaient sous l’étiquette « Front de gauche ».

Comment, dès lors, a-t-on pu comparer les intentions de vote à des votes réels de 2015 qui n’ont pas eu lieu ? « Libération » précise : « Dans le même temps, 13,2% des sondés expliquent aujourd’hui avoir voté pour le Front de gauche en 2015, alors que le parti n’a obtenu à l’époque que 11% ». Voilà qui est sidérant ! Car la comptabilisation nationale du vote Front de gauche était tout simplement impossible compte tenu de la variété des situations d’alliances dans les treize régions. « Le monde » de l’époque avait d’ailleurs titré que nous payions très cher notre division. Un grand mystère sur lequel « Libération » ne s’est même pas interrogé. Peut-être parce qu’il n’a déjà plus aucun lecteur dans ces régions qui aurait pu le renseigner.

À cette considération j’ajoute celle-ci : je n’étais candidat personnellement nulle part. Ce qui revient à dire que la « correction » effectuée par le sondeur efface tout critère lié à la personne du candidat dans l’élection qui le met le plus en avant. Une grenouille ou un poulpe dans un bocal seraient plus efficace pour étudier l’opinion.

Pour clore, je rappelle à qui veut le savoir que je me suis prononcé de longue date pour l’application de la loi votée à l’unanimité au Sénat sur le sujet à partir d’une proposition conjointe d’un sénateur PS et d’un « Les Républicains ». Bien sûr, le PS ne l’a jamais présenté à l’Assemblée nationale. Elle prévoit d’interdire les sondages en période électorale.

JLM



100 réactions


  • alinea alinea 10 février 13:24

    Sûr qu’il faut interdire les sondages en période électorale ! quelle fabrication de connerie !
    Verdi, un doute affreux m’assaille : vous êtes payé à l’article ? car donner de l’audience à tout ça, comment dire, ce n’est pas fructueux.


    • manu manu 10 février 15:22

      @alinea

      Mais d’un côté c’est important d’expliquer ou de rappeler que les sondages sont « redressés », et que ce redressement ne favorise pas du tout Mélenchon.

      Si en plus on sait qu’ils peuvent être achetés...
      On voit qu’ils font tout se qu’ils peuvent pour maintenir l’illusion que se sera le nouveau PS (macron) ou le nouvel UMP (hara-kiri fillon) au second tour face au FN.


    • alinea alinea 10 février 15:29

      @manu
      pas de sondages, on n’aura besoin de rien expliquer du tout ! quand on voit à quoi servent les explications !


    • Fergus Fergus 10 février 16:43

      Bonjour, alinea

      « Sûr qu’il faut interdire les sondages en période électorale ! quelle fabrication de connerie ! »

      Je ne pense pas que l’on puisse revenir en arrière. A notre époque hyper-connectée, supprimer les sondages reviendrait à donner du poids à toutes les rumeurs, y compris les plus improbables sur de prétendues enquêtes souterraines. Bref, le remède serait sans doute pire !


    • Fergus Fergus 10 février 16:48

      @ alinea

      Même si j’aimerais croire aux chiffres données par Verdi - ô combien ! -, je pense en outre que les données brutes sont encore plus fausses que les données corrigées.

      A toutes fins utiles, un commentaire que j’ai récemment adressé à Wesson :

      « Comme je vous l’avais écrit il y a quelques semaines, un ami scientifique m’avait expliqué pourquoi les données brutes ne sont pas fiables, et en tout état de cause nettement moins près de la réalité du moment que les données corrigées.

      A toutes fins utiles, voici ce que dit des sondages le site « Vie publique » :

      « Le redressement est une opération consistant à modifier les résultats bruts du sondage afin d’en renforcer la qualité méthodologique.

      Le redressement est d’abord d’ordre socio-démographique. Il consiste à rétablir, dans le cas de la méthode des quotas, les bonnes proportions en affectant un poids (coefficient de pondération ou clé de correction) à chaque individu en fonction de ses caractéristiques. Le redressement consiste ainsi à rendre l’échantillon conforme en proportions à la population de référence.

      Le redressement est ensuite opéré sur des critères politiques. Les instituts de sondages considèrent que certains votes sont traditionnellement sous-représentés dans les résultats bruts (votes pour des partis comme le Front national par exemple), les sondés étant réticents à avouer leur vote pour ce type de formation politique. A l’inverse, des partis de la gauche modérée sont généralement sur-représentés (phénomène du sinistrisme). Pour réaliser ce redressement politique, les instituts se fondent sur les souvenirs de vote. S’il apparaît un décalage entre ce que les sondés déclarent avoir voté dans certains scrutins précédents et les résultats effectivement obtenus, les instituts en déduisent que les résultats bruts doivent être corrigés. Par exemple, si seuls 5 % des sondés déclarent avoir voté pour le Front national aux dernières élections alors qu’il a obtenu 15 % des suffrages, le sondeur considèrera que ce parti est sous-estimé dans le sondage et que ce dernier doit donc être redressé. »

      La surreprésentation de certains électorats et la sous-représentation de certains autres varie au fil du temps, et il appartient aux sondeurs de modifier en conséquence leurs règles de redressement. Je constate néanmoins que le site Vie publique dit en filigrane grosso modo la même chose que mon ami : les données brutes ne sont pas fiables en l’état.

      Pour autant, certains plaident pour une publication simultanée des deux types de données : les brutes et les corrigées. Je ne suis pas sûr que cela clarifierait les choses. »


    • Fergus Fergus 10 février 17:03

      Bonjour, Manu

      « Si en plus on sait qu’ils peuvent être achetés »

      Cette affirmation relève très largement du fantasme Lors d’une campagne électorale du type de la présidentielle que nous vivons, les enquêtes sont commandées et payées par des groupes de presse et des médias aux intérêts divergents. Or, ces enquêtes donnent des résultats convergents, ce qui ne devrait pas être le cas si les instituts trafiquaient leurs données. Certes, ils peuvent le faire, mais à mon avis de manière très marginale, sauf à courir le risque de se griller.

      A toutes fins utiles, je vous rappelle le référendum de 2005 (j’aime beaucoup cette référence car elle est éclairante à bien des égards) : vous serez d’accord avec moi pour reconnaître qu’il y a eu un matraquage sans précédent en faveur du OUI durant des mois, et cela de la part de tous les grands partis et de tous les grands médias.

      Or, si le OUI a longtemps été donné gagnant, les courbes se sont inversées environ 2 mois avant le référendum, et c’est ensuite le NON qui a été donné gagnant par les principaux instituts, l’un d’entre eux affichant même 54 % contre 46 % en faveur du NON à quelques jours du scrutin. Bien vu : cela a été le score final !

      Les partisans du OUI n’en avaient pas moins continué leur matraquage, et parfois de manière éhontée dans les médias mainstream. Ces mêmes médias qui avaient commandé et payé ces sondages. La conclusion s’impose d’elle-même : les instituts ont fait leur job, tout simplement, et sans truquer les résultats des enquêtes !


    • Verdi Verdi 10 février 17:16

      @Fergus

      Bonsoir Fergus,

      Juste une précision par rapport à votre réponse. Le pourcentage de 18%, établi par Filteris Euromédiations, ne peut être comparé ou assimilé aux données brutes des instituts traditionnels. Les méthodes d’approche ne sont en rien comparables.
      Quoi qu’il en soit, je me garde bien d’exulter. Je pense que la réalité des intentions des gens est actuellement insaisissable, en tout cas, scientifiquement, de façon très fine. 
      Ce qui rend cette élection présidentielle particulièrement incertaine quant à son issue. 

    • Gavroche 10 février 17:26

      Bonsoir Mr @Fergus


      Excusez moi de me mêler à votre discussion, mais à lire souvent vos commentaires je pense pouvoir me fier à un avis de qualité. j’ai une question qui me turlupine : 

      Les sondages servent à quoi ?

      Il n’y a pas si longtemps les sondages n’existaient pas. Les élections étaient elles faussées. ?

      Quel peut être l’intérêt des gens de voter non pas selon ce qu’ils attendent pour eux ou le pays mais en fonction de sondages soit disant officiels ou des enquêtes souterraines ?

      Si cela ne sert à rien, autant l’interdire et utiliser leur temps d’antenne pour laisser les candidats détailler leur programmes et leurs intentions, dont on ne parle pratiquement plus, et permettre ainsi un choix responsable et citoyen.
      Cordialement.


    • manu manu 10 février 17:36

      @Fergus

      Vous pensez qu’ils ne sont pas capable de s’entendre (les instituts et en marche & UMP), à deux mois des élections, sans parler des marges d’erreurs, acheter les sondages n’est pas du tout un fantasme, surtout qu’apparemment c’est sans risque de poursuites.

      La principale différence entre Macron et Fillon et hors du pays (Macron penche vers l’ouest, Fillon vers l’est), donc les Français riches et puissants doivent tous s’accorder à défavoriser Mélenchon, Hamon, et Le Pen.

      vous dites :
      « Cette affirmation relève très largement du fantasme Lors d’une campagne électorale du type de la présidentielle que nous vivons (...) »
      Merci d’éviter les affirmations dans se genre si vous n’avez aucuns arguments ou preuves.


    • Fergus Fergus 10 février 17:52

      Bonjour, Gavroche

      « Les sondages servent à quoi ? Il n’y a pas si longtemps les sondages n’existaient pas. Les élections étaient elles faussées ? »

      Certes ! Et c’est pourquoi je ne suis pas particulièrement friand des sondages.

      Mais, outre le fait que les sondages existent depuis des décennies, comme je l’ai écrit ci-dessus à Alinea, « Je ne pense pas que l’on puisse revenir en arrière. A notre époque hyper-connectée, supprimer les sondages reviendrait à donner du poids à toutes les rumeurs, y compris les plus improbables sur de prétendues enquêtes souterraines. Bref, le remède serait sans doute pire ! »

      Pour ce qui est du temps de couverture médiatique, c’est un autre problème : les médias n’ont évidemment pas la possibilité d’ouvrir leur temps d’antenne ou leurs colonnes à tous les candidats. Ce serait inaudible et cela détournerait par saturation les citoyens de cet exercice pourtant démocratique. Savez- vous qu’il y a actuellement environ 90 candidats à la présidence ? Sans doute ne seront-ils plus qu’une dizaine après le passage à la moulinette des parrainages, mais en attendant le 17 mars, convenons qu’un traitement égalitaire, et même équitable, est strictement impossible dans la mesure où il ne donnerait que des miettes à chacun.

      Si vous en concluez que le système n’est pas satisfaisant, je suis d’accord avec vous, évidemment. Mais comment procéder autrement dans une société où de plus en plus de monde veut avoir son quart d’heure de célébrité ou prétend détenir la clé de la société heureuse de demain ?

    • Fergus Fergus 10 février 18:57

      @ manu

      « Merci d’éviter les affirmations dans se genre si vous n’avez aucuns arguments ou preuves. »

      Désolé, mais mon propos ne vous visait pas personnellement. Au demeurant, je vous ai démontré sommairement avec un cas réel et de première importance - le référendum de 2005 - comment avaient évolué les sondages. Et cela malgré le fait que tous les commanditaires de ces sondages étaient des groupes médiatiques qui faisaient une campagne massive en faveur du OUI. Les instituts ont-ils été corrompus dans un contexte où pourtant les enjeux étaient de taille ? Manifestement non. Vous pouvez d’ailleurs facilement vérifier ces faits en cherchant sur le net.

      J’ajoute qu’en matière d’absence d’arguments et de preuves, affirmer comme le font beaucoup d’intervenants sur ce site que les instituts sont vendus et les sondages truqués prête à sourire. Car je n’ai jamais vu ne serait-ce qu’un embryon de preuve ni même, à défaut, de démonstration convaincante. smiley


    • Malatif Malatif 10 février 22:43

      @alinea
      Merci Alinea pour ce grand moment comique.......
      Ce soir vous tenez le podium
      .

      • ____ Verdi, un doute affreux m’assaille : vous êtes payé à l’article ?

      Il faut ne pas vous avoir lu depuis des années pour résister au fou rire.


    • Croa Croa 10 février 23:38

      À Fergus « supprimer les sondages reviendrait à donner du poids à toutes les rumeurs »,
      *
      Ah parce que tu crois qu’un sondage ce n’est pas une rumeur ?


    • Fergus Fergus 11 février 09:58

      Bonjour, Croa

      Certainement pas ! Une rumeur peut véhiculer les pires manipulations, et cela dans des proportions le cas échéant extravagantes. Tel n’est pas le cas des sondages d’intentions de vote. Certes, il sont imparfaits mais ils n’en sont pas moins un reflet plutôt fidèle de l’état de l’électorat à un moment donné.

      Observez d’ailleurs d’où viennent les critiques : presque toujours d’un camp en difficulté ou en perte de dynamisme.

      Souvenez-vous à cet égard de ce qui se passait sur le web en général, et sur ce site en particulier avant la primaire PS-PRG : la plupart de ceux qui, comme vous et moi, sont des électeurs de Mélenchon se réjouissaient de voir le candidat de la France Insoumise à 15 ou 16 % alors que le candidat socialiste (présumé Valls) plafonnait à 9 %. Qui dans ces rangs dénonçait alors les résultats de ces sondages ? Personne ! Depuis, la primaire est passée par là et a donné comme vainqueur Hamon, un socialiste d’apparence progressiste, ce qui ipso facto a replacé dans le giron du PS des électeurs habituels de ce parti qui ne voulaient pas de Valls. D’où les sondages actuels (mais sujets à évolution), moins favorables à Mélenchon, et les critiques envers les instituts. Rien que du classique !

      Dans le même ordre d’idée, souvenez-vous des violentes attaques émanant de l’électorat du FN lorsque les sondeurs attribuaient à ce parti des intentions de vote sous-estimées aux yeux de ces électeurs. La plupart criaient à la manipulation et dénonçaient la fiabilité des instituts. Les entendez-vous aujourd’hui ? Non, car leur candidate est placée en tête des intentions de vote, et curieusement les instituts naguère vilipendés trouvent grâce à leurs yeux. Etonnant, non ? smiley


    • Verdi Verdi 11 février 10:27

      @Fergus

      Bonjour Fergus,

      Je partage votre scepticisme, eu égard au fait que, comme vous le démontrez, lorsque les sondages avantagent un camp, celui-ci se garde bien de les critiquer. Par souci d’objectivité, il faut élargir l’angle de l’analyse. 
      Avant l’élection de Hamon, Mélenchon, auquel les médias dominants n’accordaient aucune chance de victoire, ne représentait pas un réel danger. Il n’y avait pas lieu de corriger plus que cela les données brutes. D’autant plus que, sans parler d’intentions de vote, sa cote de popularité est l’une des plus fortes du personnel politique depuis un an. Question de cohérence ! 
      Par ailleurs, tant que Hollande laissait planer le doute sur la candidature, il fallait bien agiter l’épouvantail Mélenchon, qui disperserait les voix à gauche et compromettrait une réélection, en ne corrigeant qu’à la marge les intentions de vote attribuées au chef de file des Insoumis.
      Ce qui a révélé la grossière manipulation, c’est l’annonce tonitruante, par les médias aux ordres, à peine quelques heures après l’élection de Hamon, d’une inversion miraculeuse des résultats des intentions de vote... 
      De quoi s’interroger, non ? Tout en restant néanmoins lucide, comme vous le faites, arguments à l’appui !

    • Laulau Laulau 11 février 10:33

      @Fergus
      les données brutes sont encore plus fausses que les données corrigées.

      C’est exact, mais elles ont le mérite ne ne pas être manipulées. La publication des donnée brutes à chaque sondage permettrait de se faire une idée la progression de chaque candidat sans qu’il soit possible « d’arranger » les résultats. Je suis désolé mais corriger des chiffres en tenant compte d’élections antérieures avec des candidats différents (Hollande n’est pas Hamon) ou des types de scrutin différents ( la présidentielle n’est pas une municipale) relève un peu de la lecture dans le marc de café. De plus, dans le cas présent, appliquer une correction à partir des résultats de 2012, revient forcément à minorer l’énorme désillusion de ceux qui ont voté Hollande il y a cinq ans.


    • Fergus Fergus 11 février 11:53

      Bonjour, Laulau

      En réalité, les algorithmes de correction sont assez complexes et ne relèvent pas du doigt mouillé comme le croient certains.

      En fait, l’idéal serait de publier en même temps les données brutes et les données corrigées en indiquant quels critères de correction ont été utilisées dans la méthodologie du sondage. Ainsi chacun pourrait se faire une idée plus précise.

      Pour ce qui est de « l’énorme désillusion de ceux qui ont voté Hollande il y a cinq ans », je suis d’accord. Et c’est pourquoi une part non négligeable d’électeurs du PS se sont portés sur Mélenchon dans un premier temps. Mais la victoire de Hamon à la primaire a changé la donne car aux yeux de ces électeurs migrants Hamon est comme Mélenchon un candidat de progrès, de surcroît non affublé de l’étiquette d’extrême-gauche que nombre de médias continuent d’accoler à la France Insoumise, héritière du Front de Gauche.

      Ceci explique sans doute cela. Et je ne doute pas que les choses se rééquilibreront dans les prochaines semaines quand les électeurs se rendront compte que Hamon s’est fait phagocyter peu ou prou par les libéraux du PS.


    • Fergus Fergus 11 février 11:58

      Bonjour, Verdi

      Très franchement, je ne crois pas qu’il y ait eu manipulation. Je vous invite à cet égard à lire ci-dessus ma réponse à Laulau.

      Concernant le sondage très favorable à Hamon qui a suivi sa victoire de la primaire, rien de bien étonnant, eu égard à l’effet spécifique qui suit ce type de scrutin interne. Il en avait été de même pour Fillon, dont la cote la plus élevée avait été mesurée au lendemain de la primaire de droite.


    • Laulau Laulau 11 février 13:08

      @Fergus
      Il y a un problème de fond dans le système de correction des sondages. Si les calculs sont compliqués et relativement rigoureux pour les correction de quotas, ils sont bien plus contestables pour les « facteurs correctifs » appliqués en fonction des élections passées. Ci dessous un extrait d’ article que j’ai trouvé instructif. J’ai souligné les passages qui me paraissent essentiels. Mais en bref, ces corrections ont une nette tendance à figer l’électorat sur ses compositions antérieures.

      "Dans le cas des sondages politiques, c’est le résultat final que l’on corrige, indépendamment de l’échantillon considéré. Par expérience, les sondeurs observent en effet un biais récurrent : le vote pour les partis d’extrême-droite ou d’extrême-gauche s’avoue difficilement devant l’enquêteur. En contrepartie, certaines formations, comme le PS, bénéficient toujours de plus d’intentions de vote que de votes réels (ou bien les électeurs du PS répondent plus aux enquêtes d’opinion, ou bien ceci est l’effet d’une « révérence envers l’idéal socialiste »)[1][1]. La méthodologie de ces redressements repose sur la comparaison des prédictions avec les précédents scrutins. Ainsi on demande au sondé quel a été son vote aux dernières élections, puis on ramène ces aveux, biaisés, au résultat réel. Le problème de cette méthode est que l’on joue avec une variable de trop : mathématiquement, on se trouve face à une équation possédant deux inconnues, la prédiction du scrutin à venir et le vote passé qu’avouent les sondés, sans qu’on puisse leur faire confiance. Lors d’une enquête électorale, on interroge ainsi les sondés sur leur vote lors de la précédente élection. Si 7 % d’entre eux avouent avoir voté pour le Front National dans un scrutin où il obtint 13 % des suffrages (Législatives de 1993), il faudra multiplier en proportion le nombre d’intentions de votes avouées pour ce parti lors de l’élection suivante. Cette méthode est donc a priori incapable de distinguer ce qui relève de l’inavouabilité du vote, et ce qui relève de l’évolution de cet électorat, comme l’a montré le premier tour de l’élection présidentielle de 2002. En outre, elle est inopérante dès lors qu’une configuration politique inédite se constitue pour une élection (comme le binôme du RPR Balladur-Chirac aux présidentielles de 1995 pour lequel on ne possédait aucun « critère objectif » de correction d’un biais éventuel, ou la candidature de Chevènement en 2002). Enfin, une part indéniable d’intuition intervient dans de telles corrections. Celles-ci sont toutefois contrôlables objectivement par la Commission des Sondages : elle dispose des chiffres bruts et redressés, peut demander des comptes aux instituts et rendre publiques toutes ses observations. En conclusion, si « un bon sondage est un sondage bien corrigé »[2][2], dans quelle mesure cela permet-il « non de figer des choix mais au contraire de suivre les évolutions » de l’opinion, qui, nous rappelle J. Jaffré, « a le droit de changer »"


       

       


    • Dzan 13 février 09:51

      @manu
      Je ne suis pas Mélanchonolâtre, mais quand on assiste au matraquage, pour ne parler que des autres, qu’en serait-il, si on lui réservait la même audience que les autres ?


    • webduweb 14 mars 18:59

      @Gavroche Les sondages sont faits pour manipuler l’opinion : Avec les premiers sondages qui vous désignent les meilleurs candidats avant même que les gens ne puissent se faire une opinion, la machination pour influencer l’opinion, déjà fortement influencée par la propagande médiatique de droite, est de faire voter autrement les opposants aux deux principaux partis ou les indécis, en leur suggérant de « voter utile » (cela consiste à voter pour un des deux principaux candidats qui ont une chance d’être élus). De plus, les sondages sont faux et manipulateurs ! Je vais vous le prouver.
      - Les sondages n’ont aucune valeur car les échantillons de 1000 personnes qui ne sont pas choisies au hasard ne sont pas représentatifs de toute la population. Echantillon « peau de chagrin » : une pratique internationale
      - On vous les donne bien avant la campagne électorale, bien avant de connaitre tous les candidats, bien avant de savoir qui aura droit à finir la course à la Présidence.
      - Pourquoi pensez-vous que les instituts de sondages existent ? Devinez qui les financent. Les élus, qui ne veulent pas les changements souhaités par le peuple. Ils sont malins. Ils savent que la plupart des gens n’ont pas d’opinion et se décident au dernier moment. Alors ils vont vous faire voter l’opposé de ce que vous auriez voté sans sondages, et c’est par leur suggestion de « voter utile » que cela permet de conserver toujours les mêmes politiques, avec ceux des politiciens qui ont reçu le plus d’argent pour se faire élire.


  • Tall Tall 10 février 13:38

    C’est beaucoup + logique ...

     
    La politique PS a été massivement rejetée ( Hollande à 4% fin 2016 )
    Donc, tout ce qui incarne un tant soi peu le PS devrait subir un rejet proportionné
    Donc : Hamon et Macron > out
    Restent Mélenchon, Marine et Fillon, mais ce dernier a un gros handicap maintenant.

    • meslier meslier 10 février 14:02

      @Tall

      Vous citez les participants à la course et ceux qui sont tombés , moi je vois venir un outsider qui va tous les coiffer au poteau , en la personne de François Asselineau .

      Nous devons sortir de l’UE+EURO , restaurer le contrôle des changes , s’ensuivra une dépréciation du Franc nouveau de 10% , qui boostera les exportations Françaises .
      Cela cassera la spirale du chomage , et fera baisser le nombre de chômeurs de 2 millions ,

      ça c’est le ticket gagnant .


    • baldis30 10 février 14:05

      @Tall

      bonjour,

      « ......Fillon, mais ce dernier a un gros handicap maintenant. »

      Un handicap ? mais Bayrou possède des chevaux et Pau est un hippodrome d’obstacles ....Les handicaps ils connaissent ...


    • Tall Tall 10 février 14:13

      @meslier

       
      Votre plan est bon ... et c’est exactement ce que Marine a expliqué hier chez Pujadas ( « L’émission politique » ). Regardez ici

    • Tall Tall 10 février 14:14

      @baldis30

       
      Vous ne croyez pas si bien dire, car Bayrou pourrait bien venir le plomber encore un peu +

    • LE CHAT LE CHAT 10 février 14:22

      @meslier

      il va falloir que chaque membre de L’UPR vote au moins 100 fois pour avoir une chance au second tour , il va falloir convaincre plus d’électeurs au lieu de passer votre temps à taper sur le FN ! la branlette devant l’article 50 du traité de Lisbonne,ça n’ameute pas le challand !

      Etonnant qu’un cinquième parti de France en nombre d’adhérents n’ai même pas un conseiller municipal !

      je me poserais des questions !


    • LE CHAT LE CHAT 10 février 14:24

      @Tall

      presque le double d’audience de Fillon ! et elle a convaincu 41% des spectateurs !

      Asselineau et son charisme de Bigorneau peut toujours essayer de faire mieux ! smiley  smiley


    • meslier meslier 10 février 14:29

      @Tall

      Non pas tout à fait Marine le pen veut effectuer un référendum et discuter. . .... et patin couffin .

      François Asselineau une fois élu enclenche direct l’article 50 .


    • manu manu 10 février 15:02

      @meslier

      François Asselineau qui aura peut être une chance d’être élu dans quatre ou cinq quinquennats...

      Voter Asselineau revient à voter blanc, donc favoriser Rothschild Macron.

      T’as des actions chez Google toi, hein, avoue !


    • Tall Tall 10 février 15:06

      @meslier

       
      Non, le référendum c’est pour appliquer le 50 ... comme les anglais l’ont fait

    • Tall Tall 10 février 15:11

      @LE CHAT


      Oui, 3,5 millions de tv branchées sur cette émission en direct
      Je ne sais pas combien ça fait de spectateurs ... 7 millions ?

    • non667 10 février 16:10

      @meslier
      François Asselineau une fois élu ....

      en 2060 ?.....


    • capobianco 10 février 19:22

      @non667
      Impressionnants les adeptes de la secte asselino ! Niveau maternelle et encore.......


    • jessyzz jessyzz 10 février 20:18

      @Tall
      Ouais c’est Exactement mon pronostic et la vague dégagiste risque bien de transformer en raz de marée...



    • Phil610 10 février 21:09

      @LE CHAT Ben, la branlette devant la photo de marine qui a un charisme de palourde, et qui tape sur les musulmans, mais qui mendie un peu de sous à l Arabie saoudite. Qui a dit et répété qu elle ne sortirai pas de l’ue, etc... C est pas beaucoup plus constructif


    • jesuisdesordonne 10 février 21:39

      @LE CHAT
      Avez-vous vu Asselineau dans ce sondage, vous ?
      Sinon ces alternatives qui ne valent que ce qu’elles valent.
      http://candidat-2017.fr/
      http://2017-election.fr/


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 février 22:02

      @Tall
      En effet, ça en fait des gens qui n’ont pas lu le Programme Présidentiel du FN...  !! Ils vont se faire syrizer encore une fois...


      Il est écrit : « l’Objectif est de parvenir à un projet européen » !
      C’est entouré de plein de promesses qui ne peuvent cacher l’ objectif poursuivi par le FN : rester dans la construction européenne, exactement comme Mélenchon.

    • Tall Tall 10 février 22:24

      @Fifi Brind_acier

       
      Sans oublier les retransmissions sur TV5 et tous les articles de journaux attenant

      Alors si vous voulez faire passer l’upr pour les menteurs les + idiots du monde, ne vous gênez pas, continuez ... smiley

    • Croa Croa 10 février 23:47

      À Tall,
      Ce qui n’est pas logique est suspect.
      *
      Les lois de la logique sont à l’intelligence stratégique ce que la loi d’Ohm est à l’électricité. Il n’y a qu’avec les imbéciles que « plus c’est gros mieux ça passe ».


    • 59jeannot 11 février 08:54

      @LE CHAT
      41% de 3.5 millions soit1.435 million de voix ; loin des 7 millions des régionales.
      Elle a déjà perdu plus de 5 millions d"électeurs.


    • Harry Stotte Harry Stotte 11 février 14:52

      @Fifi Brind_acier



      Lisez donc les 144 propositions du FN !

      C’est fait. J’ai lu ceci qui ne correspond pas à l’extraction de contexte que vous vous être permise  "L’objectif est de parvenir à un projet européen respectueux de l’indépendance de la France, des souverainetés nationales et qui serve les intérêts des peuples.



      Je ne sais pas si votre gourou envisage de détacher la France du continent européen et de la riper par flottaison jusqu’à l’emplacement présumé de l’Atlantide ou s’il préfère la quadruple ceintures de barbelés, avec pose de mines antipersonnel dans la partie centrale et miradors équipés de mitrailleuses tous les 500 m*. 


      * Ce qui devrait permettre de créer dans les trente mille emplois, équipes de maintenance comprises

    • Et hop ! Et hop ! 11 février 18:17

      @Tall :


      La politique de Sarkozy aussi a été massivement rejetée.
      Donc, tout ce qui incarne un tant soi peu la droite atlantiste du MEDEF devrait subir un rejet proportionné
      Donc : Fillon, Bayrou > out
      Restent Mélenchon, Marine Trumpette.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 19:43

      @Harry Stotte
      Vous comprenez ce que vous lisez ? Le FN fait plein de promesses sur la souveraineté......, en ayant comme objectif un autre projet européen ! Il s’agit donc bien de rester dans la construction européenne, pas celle là, mais une autre, et pas du tout en sortir définitivement.

      L’Union européenne n’est pas le nom d’un continent, c’est le nom d’un ensemble de Traités.


      «  Une Autre Europe », « un autre projet européen », c’est ce que toute la classe politique nous vend depuis 40 ans, vous parlez d’une nouveauté !

      L’UPR ne veut plus de l’ Union européenne du tout, ni celle là, ni une autre.
      Mais des accords de coopération dans le monde entier.

    • Harry Stotte Harry Stotte 11 février 20:38

      @Fifi Brind_acier


      Si pour vous projet et construction sont synonymes, il ne reste plus qu’à tirer l’échelle...

    • Dzan 13 février 09:53

      @meslier
      Vous citez les participants à la course et ceux qui sont tombés , moi je vois venir un outsider qui va tous les coiffer au poteau , en la personne de François Asselineau .

      Mouahhhhhhhhhhh !!!


  • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 14:03

    « Quand un journal détenu par un milliardaire défend un institut de sondage détenu par un milliardaire pour accabler le candidat qui veut aider le peuple à reprendre le pouvoir accaparé de manière mafieuse par des milliardaires, ça donne ça. »


    C’est un certain Bocquullon qui cause. Pourrait-il nous dire ce que Mélenchon fera quand le peuple aura décidé de réintroduire la peine de mort, tout en privant le président du droit de grâce - pas con, le peuple smiley -, d’interdire la construction de mosquées de plus de 100 m2 (10 m x 10 m), d’interdire l’immigration extraeuropéenne, de renvoyer dans leur pays d’origine, les chômeurs étrangers après six mois d’inactivité, de supprimer le droit du sol, d’appliquer la préférence nationale pour l’emploi et le logement, et de réactiver l’élection du président de la République au suffrage universel ? 

    Il démissionnera ? II se flinguera ? Il formera des milices « prolétariennes » pour correctionner le peuple ?

    • alinea alinea 10 février 14:12

      @Harry Stotte
      Non, il s’y soumettra, et ira prendre une retraite heureuse.


    • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 14:26

      @alinea

      « 

      ...heureuse. »

      Vous vous rendez compte, j’espère, qu’en faisant cela, il démontrera que les idéaux qu’il affiche, c’est du pur pipeau ?

    • Alren Alren 10 février 15:15

      @Harry Stotte

      Pourrait-il nous dire ce que Mélenchon fera quand le peuple aura décidé de réintroduire la peine de mort, tout en privant le président du droit de grâce, d’interdire la construction de mosquées de plus de 100 m2 (10 m x 10 m), d’interdire l’immigration extra-européenne, de renvoyer dans leur pays d’origine, les chômeurs étrangers après six mois d’inactivité, de supprimer le droit du sol, d’appliquer la préférence nationale pour l’emploi et le logement, et de réactiver l’élection du président de la République au suffrage universel ? 


      Merci de détailler en quoi consisterait l’action d’un gouvernement Le Pen !!!

      De la répression rien, que de la répression et de la haine, rien que de la haine, rien que du négatif, avec un(e) président(e) quasi-dictateure, irrévocable, qui bien entendu ne consulterait pas le peuple mais déciderait seule ce qui est bon pour lui.

      Oh la belle démocratie !


      Le lecteur attentif remarquera qu’il n’est nul question de quitter l’UE, de refuser le CETA,

      de lutter contre la fraude fiscale massive, de mieux répartir l’impôt direct, de relancer par des investissements productifs (énergies renouvelables, agriculture respectueuse de l’environnement, exploitation écologique de la mer, informatique et espace ) la machine économique pourvoyeuse d’emplois et de progrès du pouvoir d’achat des classes laborieuses.

      Rien non plus sur les retraites (à la carte à 65 ans), l’abrogation de la loi EL Khomri, l’épanouissement au travail avec des droits accrus pour les travailleurs, source d’augmentation de la productivité et de qualité des résultats.

      Pas question de sauver la Sécurité sociale des appétits du privé, de contrôler le prix des médicaments et leur efficacité.

      Pas question de sauver l’hôpital public, d’avoir une recherche médicale publique puissante et sans objectif de rentabilité immédiate.

      Pas question de formation continue de qualité, d’enseignement technique au lieu d’un apprentissage patronal souvent bidon.

      Pas question que les logiciels libres se substituent à ceux de Microsoft qui espionne toute activité y compris militaire pour le compte des USA. Pas question que ces logiciels gratuits soient utilisés pour rénover l’enseignement du primaire à l’université.


      Pour tout ça, - mais est-ce important pour les Français, je vous le demande ? - le programme du FN c’est celui de Fillon-Macron-Hamon (pour ce dernier quoi qu’il en dise).



    • alinea alinea 10 février 15:20

      @Harry Stotte
      je vais me méfier dorénavant, quand le front est vraiment bas, il ne faut pas tenter l’humour !


    • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 15:30

      @Alren

      @Alren

      « Merci de détailler en quoi consisterait l’action d’un gouvernement Le Pen !!! »

      C’est tout de même incroyable, la proportion de gens qui lisent mal, dans un pays où est censée exister l’école obligatoire. Mes exemples n’ont pas plus à voir avec un gouvernement Le Pen, qu’avec un gouvernement Mélenchon, mais avec le gouvernement du peuple doté du référendum d’initiative populaire. Ou citoyenne.

      « Le lecteur attentif remarquera qu’il n’est nul question de quitter l’UE, de refuser le CETA, de lutter contre la fraude fiscale massive, de mieux répartir l’impôt direct, de relancer par des investissements productifs…. »

      Moi, je crois que ce que le lecteur attentif remarquera d’abord, c’est que moi je parle du pouvoir du peuple, et de ce qu’il pourra en faire - en lorgnant un peu sur ce que l’on observe outre-Jura (vote contre les minarets, l’immigration de masse, l’expulsion des délinquants étrangers...) -, tandis que vous parlez de l’action du gouvernement.

      On n’est pas du tout dans le même créneau.Tant pis...

    • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 15:31

      @alinea

      « je vais me méfier dorénavant. »


      Vous ferez bien smiley

    • Alren Alren 10 février 18:26

      @Harry Stotte

      Mes exemples n’ont pas plus à voir avec un gouvernement Le Pen, qu’avec un gouvernement Mélenchon, mais avec le gouvernement du peuple doté du référendum d’initiative populaire. Ou citoyenne.

      Pour redonner au peuple le pouvoir par le biais du référendum d’initiative citoyenne, il faut modifier la Constitution, ce que ne prévoit pas le programme Le Pen qui veut au contraire régner cinq ans sans partage sur le peuple, malgré le peuple comme cela apparaitra tout de suite.

      Or seul le programme collectif L’Avenir en Commun dont le candidat est JLM propose une nouvelle Constitution élaborée par une Constituante qui aura liberté d’introduire cette mesure démocratique en même temps que le vote révocatoire.


    • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 19:28

      @alinea

      « Pour redonner au peuple le pouvoir par le biais du référendum d’initiative citoyenne, il faut modifier la Constitution, ce que ne prévoit pas le programme Le Pen... »


      Vous démontrez par là que vous n’avez pas davantage lu les 144 engagements présidentiels de Marine Le Pen que regardé, et écouté, hier soir, « L’Emission politique » sur France 2. 

      En fait, vous vous en foutez. Et vous avez raison, pour troller, il n’est pas nécessaire de s’informer. Seulement, le problème, c’est que, dans ces conditions, on finit par se retrouver tout seul, sans interlocuteur. Et c’est précisément ce qui vous arrive.

      Bye

    • capobianco 10 février 19:31

      @Alren
      Je viens de visualiser la marine face à la valot bel Kassem. Je n’apprécie pas la valot mais là, la pauvre marine s’embourbe de façon dramatique, ou plutôt pitoyable . le Harry est au même niveau, sa haine de autres est trop forte, toute discussion est vouée à devenir un pugila, aucune explication ne pourrait l’infléchir.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 février 22:09

      @capobianco
      Marine le Pen s’embourbant dans les questions monétaires, c’est pas triste non plus ... !!


    • alinea alinea 10 février 22:51

      @Harry Stotte
      Vous devez vous tromper, je ne parle jamais de Le Pen et ceci n’est pas mon langage !


    • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 23:47

      @alinea


      C’est le site qui a merdé, et à l’entame de ma troisième bouteille de Johnny Walker carte noire de la journée, j’ai plus tellement les yeux en face des trous... Pour conduire, ça irait encore, mais pour voir tous les petits caractères sur l’écran, y’a comme des absences brouillardeuses.

    • Harry Stotte Harry Stotte 10 février 23:53

      @Fifi Brind_acier


      Elle a été déstabilisée, parce qu’elle a cru que l’autre médiateux avait compris que la baguette à 1 euro passerait tout simplement à 1 franc, après le retour à la monnaie nationale. Du coup, elle a été beaucoup plus à l’aise avec Lenglet, scribouiillard économique lui.

    • Croa Croa 11 février 00:04

      À Harry Stotte,
      Rien du tout car tout ça n’arrivera pas. JL Mélanchon veut rendre le pouvoir au peuple parce qu’il a bien plus confiance dans le peuple que dans les “élites”. 
      Et je pense pareil même si dans le peuple il y a beaucoup de beaufs dans ton genre.
      Quand le peuple réfléchis vraiment, suite à une bonne campagne référendaire par exemple, il ne fait pas de connerie et reste humain conformément aux citoyens qui le compose. Ce qui ne sera jamais le cas d’un dictateur et encore moins d’un système. Que le peuple réintroduise la peine de mort ? Ce n’est même pas concevable !  


    • Harry Stotte Harry Stotte 11 février 00:49

      @Croa

      « Quand le peuple réfléchis vraiment...*



      Quand il se fait bourrer la tasse, donc...

       »...suite à une bonne campagne référendaire par exemple...« 


      Je ne sais pas ce que c’est qu’une bonne, ou une mauvaise, campagne référendaire, mais j’ai deux exemples helvétiques - l’adhésion à l’U.E. et l’interdiction des minarets - où le NON dans le premier objet et le OUI dans le second, avaient contre eux, toute la Suisse d’en haut, des syndicats patronaux aux syndicats ouvriers, de la gauche entonnoir aux Eglises catholique et protestante, de l’unanimité des principaux médias et des partis politiques, à l’exception de l’UDC (droite nationale).


      Dans le cas des minarets, le matraquage islamophile a atteint une telle intensité que le succès de l’initiative a estomaqué ses auteurs eux-mêmes.


       »Que le peuple réintroduise la peine de mort ? Ce n’est même pas concevable !"

      Ah bon ? Et bien, on a reparlera, le cas échéant, si le terrorisme se répand bien davantage ou si une série de crimes pédophiles se produit... Dans les six mois qui ont suivi les affaires Dutroux ou Fourniret, le rétablissement passait comme une lettre à la poste.

    • Alren Alren 11 février 11:13

      @Harry Stotte

      Allons ! Allons ! Réveillez-vous ! Tous les partis d’extrême-droite sont hyper-hiérarchiques. Il faut à ses membres une pyramide avec au sommet un fürher, un duce, un caudillo qui pense et décide pour eux, tant la réflexion est remplacée par le réflexe chez ces petites cervelles-là .

      Si Le Pen était élue, comme son « idéologie », ses a priori, ses haines, sont minoritaires dans l’opinion, elle s’accrocherait au pouvoir exorbitant que donne au PR la constitution Ve République et n’en changerait rien dans l’espoir d’obtenir un second mandat pour continuer à régner sans partage.


    • Alren Alren 11 février 11:16

      @Harry Stotte

      à l’entame de ma troisième bouteille de Johnny Walker carte noire de la journée, j’ai plus tellement les yeux en face des trous...

      Je me disais aussi ... il n’y a pas que les yeux qui fonctionnent mal !


    • Alren Alren 11 février 11:21

      @Harry Stotte

      « Quand le peuple réfléchis vraiment... » Quand il se fait bourrer la tasse, donc...

      Quand il réfléchit, le peuple, on le trompe selon vous. On voit bien que vous ne réfléchissez jamais !

      Réfléchir, c’est, comment dire, entrer en soi-même, donc se couper des autres pour tirer une conclusion personnelle à partir des informations que l’on a recueillies.

      Vous voyez ce que je veux dire quand même ?


    • Anatine 11 février 11:36

      @Alren

      Comme cela est bien decrit dans le livre « l’intelligence des foules ». 



    • Harry Stotte Harry Stotte 11 février 12:58

      @Alren

      « Vous voyez ce que je veux dire quand même ? »


      Ah mais je connais. La preuve, c’est que je sais que c’est fatigant. Alors, je me ménage au maximum...

    • Harry Stotte Harry Stotte 11 février 13:15

      @Anatine



      « ...le livre « l’intelligence des foules ». »

       
      Si vous avez des précisions, elles seraient les bienvenues, parce que je ne connais pas. 


      Et, apparemment, Wikipedia non plus. 


      Je connais, en revanche, La sagesse des foules, de James Surowiecki (éd Jean-Claude Lattès, 2004) et La psychologie des foules, de Gustave Le Bon, un grand classique de la sociologie, publié pour la première fois en 1895, et qui n’a pas pris une ride. Je le constate chaque fois que j’en relis des passages. 


      Si vous ne connaissez pas, et même si, de notre point de vue de d’hommes blancs, la fin n’est pas encourageante, je vous le recommande, c’est un bouquin fondamental et il est téléchargeable gratuitement.

    • Et hop ! Et hop ! 11 février 18:34

      @Alren : «  Merci de détailler en quoi consisterait l’action d’un gouvernement Le Pen !!! De la répression rien, que de la répression et de la haine, rien que de la haine, rien que du négatif, avec un(e) président(e) quasi-dictateure, irrévocable, qui bien entendu ne consulterait pas le peuple mais déciderait seule ce qui est bon pour lui. »


      Vous devriez tout de même passer deux minutes à lire les 144 points du programme politique et social de Mme Le Pen. C’est exactement le contraire de ce que vous dites : 

      - représentation proportionnelle, réduction du nombre de députés à 300 et de sénateurs à 200,

      - référendums d’initiative populaire, 

      - maintien du statut de fonctionnaires, conservation des statuts, renationalisations,

      - suppression de la loi Macron-El Komeri, garantie des conventions collectives,

      - suppression de tous les échelons administratifs territoriaux, à l’exception de la commune, du département et du pays, renforcement des compétences des maires et de leurs indemnités, etc.


    • Croa Croa 11 février 19:18

      À Harry Stotte,
      Dans les cas que tu cites il n’y a pas eu réflexion mais manipulation.
      La réflexion passe par une ouverture maximale au débat, la manipulation passe par l’émotion et l’activation des plus bas instincts.
      *
      C’est pour éviter ça qu’il nous faut une nouvelle constitution ayant autorité sur tous les pouvoirs, celui des médias n’étant pas oublié.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 19:52

      @Et hop !
      Profitant de sa censure, le FN a pioché dans le programme de l’ UPR de 2012, même pas honte ... !


      Marine est une habituée, elle n’est pas gênée de montrer sur A2 des documents de l’ UPR, comme si c’était le siens... 

    • Harry Stotte Harry Stotte 11 février 21:01

      @Croa« Dans les cas que tu cites il n’y a pas eu réflexion mais manipulation. »



      Qui a manipulé ? Tous les pouvoirs forts se sont ligués pour soutenir l’adhésion à l’U.E. et rebelote pour faire échouer l’initiative anti-minarets. Il s’est même trouvé une conseillère fédérale (ministre) pour dire que, le cas échéant, l’interdiction augmenterait les risques d’attentats en Suisses !

      « C’est pour éviter ça qu’il nous faut une nouvelle constitution ayant autorité sur tous les pouvoirs, celui des médias n’étant pas oublié. » 

      Et ben dis donc ! Introduction de la censure, maintenant. Ça promet... C’est le retour à l’anastasie de 14-18, avec ses blancs dans les journaux. Il le crie pas sur les toits, Mélenchon.

    • franc 12 février 09:47
      @Et hop !

      Et retour à la retraite à 60 ans
       valorisation des petites retraites

      j’ ai cru à un programme d’extrême gauche sur le plan social

    • Alren Alren 12 février 17:16

      @Harry Stotte

      Anatine citant de mémoire, il s’agit sans doute du livre paru en 1939 pour analyser la stupidité des Allemands et des italiens qui ne voyaient pas que Hitler et Mussolini les conduiraient à la guerre, à la défaite, à la plus atroce misère et pour beaucoup à la mort : Le viol des foules par la propagande politique édité par Gallimard et accessible par Amazon.


    • Harry Stotte Harry Stotte 12 février 20:59

      « Anatine citant de mémoire, il s’agit sans doute du livre,,, »



      C’est possible, quoique le titre qu’elle donne soit très éloigné de celui que vous suggérez.


      « ...la stupidité des Allemands et des italiens qui ne voyaient pas que Hitler et Mussolini les conduiraient à la guerre... »


      Dans la deuxième moitié des années 30, tant les Italiens que les Allemands étaient très belliqueux, parce que ce qu’ils ne voyaient pas, c’était que Hitler et Mussolini les conduiraient à la défaite


      En attendant, l’Italie venait d’acquérir un Empire avec la conquête de l’Abyssinie et si vous regardez le Triomphe de la Volonté, de Léni Riefenstahl, c’est un hymne enthousiaste à la guerre qui vient.


      « Le viol des foules par la propagande politique édité par Gallimard et accessible par Amazon. »

      Il est aussi téléchargeable sur Internet, mais dans une réédition de 1952, Ce qui fait qu’on ne saura jamais s’il a été « retouché » en fonction de la manière dont la guerre s’est terminée... 

    • Dzan 13 février 09:59

      @Harry Stotte
      Le « peuple ». Il y a longtemps qu’il est abruti par la téléréalité, le smartphone, fessebouc, etc...
      Le « peuple », il ne lit plus, il ne se cultive plus, les programmes scolaires sont faits, pour qu’il ne réfléchisse plus.
      C’est devenu un un peuple de mougeons.


  • France Républicaine et Souverainiste France Europe République 10 février 14:06

    L’ennui, c’est qu’il n’y a pas de différence entre Mélenchon et ses amis socialos-bobos... Et de toutes les manières, il ne sera pas élu.


  • LE CHAT LE CHAT 10 février 14:15

    Minable !

     Asselineau a lui plus de 28% dans le sondage de Fifi ! smiley


    • capobianco 10 février 19:36

      @LE CHAT
      Le mois dernier deux « sondages » des adeptes upr donnaient le gourou élu dés le premier tour....

      Serait-il en recul ? Sniff !!! Que va-t-on devenir sans votre dieu vivant (enfin, vivant, vivant...)


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 février 22:10

      @capobianco
      Les Français veulent du neuf, pas des antiquités qu’on leur proposent depuis 40 ans ... !!


  •  
     
    La Baudruche est (peut être) un anti-libéral économique, mais libéral sociétal, libertaire sans-frontièriste négrier shiteux.
     
    Dans l’incohérence politique on ne gagne pas (Clémenceau)
     
     
    « j’observais une connivence entre son libéralisme culturel et le libéralisme économique de la droite. Le clivage droite-gauche est précisément artificiel. Droite et gauche sont les deux faces complémentaires et parallèles d’un même mouvement de pensée, qui s’appelle le libéralisme. La gauche va assurer le volet culturel du libéralisme, la droite va en assurer le volet économique, mais au fond elles se rejoignent assez bien : la gauche prend des mesures assez libérales sur le plan économique, et la droite a de plus en plus de mal à cacher le fait qu’elle ne reviendra pas sur les mesures libérales prises par la gauche. On assiste à un moment de véritable révélation : au sens où se révèlent les contradictions majeures de la droite et de la gauche. Ce qui apparaît aujourd’hui, c’est l’unité profonde du libéralisme politique et du libéralisme économique  » C. Robin


    •  
       
       
      « [...] Le libéralisme, c’est une manière de voir le monde qui considère que l’individu est une entité totalement détachée du groupe, qui va jusqu’à nier l’idée même de communauté au nom de la liberté individuelle, reposant sur le principe selon lequel chaque individu doit pouvoir se déterminer librement à agir selon sa propre conception du bien et du bonheur. On ne fait simplement pas reposer un système social et politique sur cette seule idée de liberté individuelle. Il existe un certain nombre de valeurs communes. A partir du moment où le libéralisme se déploie dans l’histoire, il ne peut qu’aller au bout de sa logique : il ne peut s’arrêter en chemin… »

      https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201702101030024040-france-charles-robi-gauche-liberalisme/
       
       
      la bête sauvage de Hegel, le maître de gogocho négrier, le 68ard tripoté par les petites filles et gode bébés gpa à Bergé qui soutient Macron ...


    • Hegel sur la bête sauvage du gogocho shiteux
       
      “Quand on confond l’État avec la société civile bourgeoise [bobo], quand on lui assigne pour détermination la sécurité et la protection de la propriété et de la liberté des personnes [droitdelhommisme gogocho], c’est l’intérêt des individus en tant que tels [petit capitaliste] qui constitue alors la fin ultime en vue de laquelle ceux-ci sont réunis [...] Or, le rapport de l’État aux individus est tout à fait différent [...] L’individu proprement dit n’a d’objectivité, de vérité [vision], de Sittlichkeit [mœurs communs], que s’il est membre de l’État” Hegel, PhD § 258
       
      Qui amène Marx (voir traduction pour gogocho le crétin pléonastique)
       
      « La personne s’objective dans la production, le produit se subjectivise dans la personne ; dans la distribution, c’est la société qui assume la médiation entre la production et la consommation au moyen de déterminations générales imposées comme des règles ; dans l’échange, la médiation s’opère à travers l’individu dans sa détermination fortuite. » 

      traduction :
      L’homme appréhende le monde et acquiert sa liberté dans le travail productif (il s’émancipe de la Nature) et le produit de l’hommo faber modifie sa personnalité (la science et la technique font reculer des fantasmes et croyances). Dans la distribution, c’est la société (l’état, la vision, la morale, les mœurs, les traditions) qui joue un rôle. Dans le capitalisme libéral c’est bobo le libidineux gogocho individu qui est le roi narcissique, au gré de son jouir sans contrainte de l’inconscient fortuit hypostasié (l’animal sauvage en nous)


  • wesson wesson 10 février 15:06

    Honnêtement je ne sait que penser de cette infographie, et je crois qu’il faut la mettre très sérieusement en doute. 


    L’info proviendra dit-on du « standard », qui ne me parait pas être le meilleur endroit d’où on dispose des données brutes des sondages fait par la boite.

    Et nous avons également 2 articles en 2 jours sur libération (tous deux de Vincent Coquaz), pour défendre le sondage. Dans le 2ème article il est même écrit que le brut de Mélenchon est en réalité à 10%, ajusté à 10.5% donc de manière marginale. 

    Certes l’article est orienté et sur un journal qui ne manque jamais de faire une saloperie contre Mélenchon, mais je les voit mal publier un chiffre brut qui soit totalement faux.

    Pour moi je l’ai toujours dit le principal problème des sondages c’est l’échantillon. Et le mode même de collecte qui se fait maintenant exclusivement sur Internet (avec cadeaux à la clé parce que plus personne ne veut répondre à des enquêtes pour rien) fait qu’il est dorénavant impossible d’obtenir à la fois un échantillonnage représentatif et des réponses qui soient sincères. 

    J’ai fait état ailleurs d’un sondage sous une autre forme - n’impliquant pas d’échantillon représentatif" qui donne des chiffres vraiment différents : 

    François Fillon : 22.85%
    Marine Le Pen 20.88%
    Emmanuel Macron 19.35% 
    Jean-Luc Mélenchon 18.01%
    Benoit Hamond 8.41%
    Nicolas Dupont Aignan 4.03%
    Yannick Jadot : 2.72%

    J’avoue croire beaucoup plus à ce genre de chiffre, car il me paraissent traduire la dynamique visible de cette élection : 
    la progression fulgurante de Macron est bien là, ainsi que la campagne dynamique de Mélenchon, le score modeste du FN (pas atypique des précédentes présidentielles) peut traduire les déboires relatifs des élus du parti et de ses luttes internes, et le score de Fillon correspond bien au réservoir de la droite obéissante et réactionnaire, capable de s’accommoder d’un corrompu pourvu qu’il ne change absolument rien. Quand au score de Hamond, il est logique par rapport à la perception actuelle du parti socialiste, comme ayant encore une fois de plus trahi la Gauche.

    Et même si cette méthode (basée sur l’appréciation qualitative du buzz autour de chaque candidat) n’est pas sans défaut, elle a quand même su prédire l’élection de Trump, ainsi que celle de Fillon à la primaire de la droite, à l’instar de tous les sondages traditionnels.

    Bref, j’ai un peu plus confiance en ces chiffres là. 

    • alinea alinea 10 février 15:26

      @wesson
      C’est pas grand chose !! il faut choper trois pour cent à Hamon.
      je connais bien le profil de ceux qui vont voter Hamon, je m’y colle !
      Bon il faudrait qu’on soit quelques milliers quand même à le faire !!


    • manu manu 10 février 15:38

      @alinea

      Les électeurs PS doivent pas êtres très nombreux ici, il vaudrait mieux aller surtout sur Facebouk et twiter.pour ça, non ?


    • Onecinikiou 10 février 15:41

      @wesson


      Encore un bel exercice de masturbation de la part des mêmes qui voyait Mélenchon au second tour en 2012, et à tout le moins devant le Front National...

      Les gauchistes ont toujours du mal avec le mur des réalités, l’utopie mortifère le primant presque toujours.

    • wesson wesson 10 février 15:51

      @alinea
      On va dire que j’ai un espoir assez mesuré. Je me rappelle bien que en 2012 les sondages avaient donné un Mélenchon bien plus haut que ce que fut le résultat final : 15%, voire 18%. 

      Le score final de 11.1% n’en était pas moins remarquable, mais il fut interprété comme décevant car c’était en dessous des derniers sondages.

      Malgré tout ce que l’on peut écrire sur le PS, il reste un parti très solidement implanté territorialement, et plutôt fidèle à l’appareil (surtout qu’ils savent parfaitement que Hamond ne possède absolument pas le poids nécessaire pour réellement influer sur la ligne politique)

      Je crois effectivement que c’est mort pour cette fois, on aura un Fillon-Le Pen ou à la rigueur un Fillon-Macron.

      Alors je me rabat sur un second objectif : Retirer au PS son étiquette de Gauche. 

      Cela se fera si Mélenchon leur passe devant, et ça sera d’autant plus simple si il le fait largement.

      Et si cet objectif est atteint, lors des prochaines élections alors le mouvement de Mélenchon aura de très sérieuses chances de passer à la prochaine présidentielle.

    • wesson wesson 10 février 15:56

      @Onecinikiou
      Et bien il me semble aussi que en 2012, Mme Le Pen se voyait également au second tour : elle fit moins de 18%


      Rappelez-moi aussi combien de régions sont dirigés par le FN ? 
      Combien de députés ? 
      Combien de villes importantes ?
      et combien d’élus FN qui n’ont pas encore claqué la porte ?

      Ben non, le FN ne passera pas à la présidentielle. Il sert juste à bloquer l’élection sur un qui foutra rien.

      Un vote FN, c’est un vote blanc ou nul. C’est même exactement ce à quoi ça sert.

    • Alren Alren 10 février 15:58

      @wesson

      Et même si cette méthode (basée sur l’appréciation qualitative du buzz autour de chaque candidat) n’est pas sans défaut, elle a quand même su prédire l’élection de Trump, ainsi que celle de Fillon à la primaire de la droite, à l’instar de tous les sondages traditionnels.

      Vous avez raison de souligner que la majorité des gens refusent de répondre aux sondages politiques en donnant leur nom et leurs coordonnées parce qu’ils craignent que cette confidence revienne aux oreilles de leur employeur privé ou au maire de leur commune.

      Sans compter que beaucoup de gens ne font pas le rapprochement entre leur vie sociale et les pouvoirs politiques et sous-estiment leur propre pouvoir, par le vote populaire massif, de changer leur conditions de vie.

      Ils n’ont donc pas de préoccupation électorale, surtout plus d’un mois à l’avance et surtout s’ils ont des soucis quotidiens plus pressants.

      Par ailleurs ceux qui acceptent de répondre peuvent changer d’avis sur le conseil d’une ou plusieurs personnes de confiance de leur entourage. Certains, parce qu’ils ont peur d’ennuis ultérieurs, peuvent donner un nom qui leur paraît « consensuel » quitte à ne pas voter pour lui dans le secret de l’isoloir.

      La méthode de l’analyse du « buzz » d’un candidat sur les merdias ou internet n’est pas non plus sans biais : quand Le Pen était poussée en avant quotidiennement par le Journal Le Monde et accessoirement par Libération, l’Obs ou Le Point, c’était une manœuvre habile, il faut le reconnaître, pour piéger à l’extrême-droite les mécontents afin que surtout ils n’aillent pas vers Mélenchon.

      Mais cela ne signifiait pas une explosion de popularité pour la championne du F Haine.

      De même le « buzz » sur internet est le fait de gens qui écrivent sur des sujets politiques, beaucoup moins nombreux que ceux qui lisent ces textes et dont on ne sait guère s’ils les approuvent ou non, la majorité ne donnant pas son avis là-dessus.

      De toute façon, la mesure est imprécise et donner des chiffres avec des décimales est ridicule.

      Mais la formation mathématique de beaucoup de gens en matière de probabilité, la branche sans doute la plus difficile des mathématiques pratiques, est insuffisante pour s’accommoder d’une « fourchette ». Pourtant, ils comprennent bien qu’avec une photo floue, on ne peut avoir une image piquée même avec un bon logiciel de traitement.

      Dans le cas présent cette imprécision est forcément telle qu’on ne peut décider qui de Macron ou Mélenchon est devant l’autre.

      Ce qui à la rigueur est le plus révélateur des intentions de vote c’est-à-dire savoir qui sera premier et qui sera second au soir du premier tour, serait plutôt l’affluence aux meetings des candidats.

      Parce que ceux qui sont là ont accompli un acte militant (les soutiens de JLM restant dehors dans le froid et la pluie pour l’écouter durant une heure et demie, c’est du jamais vu) mais sont aussi en quelque sorte les ambassadeurs de gens plus tièdes qui sont d’accord avec eux cependant.

      Ce phénomène est aussi présent dans les manifestations, surtout quand elles sont réprimées violemment comme lors des protestations contre la loi El Khomri. un manifestant c’est cent personnes qui l’approuvent (ou plus).

      C’est d’ailleurs pourquoi les chiffres sur les nombres des participants aux meetings sont aussi l’objet d’un bidonnage éhonté de la part des journalistes de merdias.


    • alinea alinea 10 février 16:31

      @manu
      Chez ceux que je connais !! de visu, j’ai plus de poids !!!


    • posteriori 10 février 16:44

      Malheureusement on en est plus là, la bande à dsk ayant integré que lepen ne peut pas gagner même contre une chèvre avec un turban on a donc décidé de tenter de nous vendre une chèvre avec un turban, lepen n’est pas un vote blanc mais un blanc seing pour le deuxième, pas la peine de parler programme, pas la peine d’exister, ni la peine de se projeter sur une victoire de lepen qui se ferait chasser de la présidence en quelques jours à moins d’avoir les 40% de sénateurs/députés empêchant les 60% de la double chambre de l’ejecter, ce qui revient a avoir au moins 370 députés donc pas loin de 80% faute de sénateurs, du foutage de gueule en barre dont on se gardera bien d’informer les votants de la marine, déjà parcequ’ils s’en foutent et ensuite parcequ’ils ne comprendraient pas.


    • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 10 février 18:23

      @wesson
      J’ai fait état ailleurs d’un sondage sous une autre forme - n’impliquant pas d’échantillon représentatif" qui donne des chiffres vraiment différents :

      Je crois que tu n’as pas bien lu l’article. Les chiffres que tu mets en lien sont justement ceux de l’analyse de Filteris Euro Mediations qui sont présentés par l’auteur. Et il ne s’agit en rien d’un sondage mais d’une analyse data brute, une sorte de tentative de mesure du buzz médiatique favorable autour des personnalités politiques. Autant dire que c’est très très fumeux.
      Sinon j’ai ma grand-mère qui a une boule de cristal si ça peut intéresser quelqu’un.


    • alinea alinea 10 février 18:42

      @manu
      En 2012, il y a énormément de gens qui ont voté utile ( on a vu à quel point ce fut utile après !). Ce ne sera pas le cas ce coup -ci ;à moins d’être passablement sous-informé, désinformé ou pas informé du tout, personne ne peut voter Hamon utile !
      Il y a des tas de gens qui croient que Mélenchon et Hamon, c’est à peu près pareil ! À nous de démentir !!
      il y a des tas de gens qui n’aiment pas Mélenchon ! lui préfèrent des caractères plus insignifiants !!


    • Alren Alren 10 février 19:13

      @wesson

      On va dire que j’ai un espoir assez mesuré. Je me rappelle bien que en 2012 les sondages avaient donné un Mélenchon bien plus haut que ce que fut le résultat final : 15%, voire 18%.

      Vous oubliez le martèlement pour LE VOTE UTILE !

      Les électeurs de gauche avaient été traumatisés par la troisième place de Jospin derrière Le Pen en 2002 et ils ne voulaient absolument pas que cela se reproduise en 2012 même si leur meilleur choix était JLM. Ils ont voté Hollande par trouille.

      Curieusement, on n’entend plus parler de vote utile cette année alors que clairement Hamon est derrière Mélenchon et le sera toujours plus tant il va paraître pâlot dans la campagne et en retrait continu sur ses propositions « de gauche ».


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