mercredi 9 novembre 2016 - par Taverne

Spirale et triangle : deux modèles de la pensée

C'est en se mettant sur pause que le cerveau a créé la conscience. C'est en suspendant le cours du temps, en s'attardant que la conscience s'est développée. Mais aujourd'hui, nous avons oublié cette origine de la pensée et nous nous laissons emporter par le flux des évènements ainsi que par le flux des opinions. Notre réaction immédiate est requise - l'époque n'est plus à la décision patiemment mûrie - l'avis de chacun est sollicité en permanence. La pensée ne trouve plus l'intervalle nécessaire à son épanouissement, cet intervalle si cher à Bergson et qui n'était autre que le cerveau : l'intervalle ou l'écart entre la situation et la réaction est l'intelligence. Notre supériorité sur les choses réside dans le fait que nos actions ne s’enchaînent pas immédiatement avec les excitations reçues. Mais nous sommes pris dans le tumulte incessant des faits, des sollicitations, des injonctions et des opinions.

Il existe, selon ma vision des choses, deux modes de pensée : une pensée en spirale, celles des flux, et une pensée en triangle, celle de la transcendance, de l'abstraction et des idées. Le rythme ternaire est présent dans ces deux types de pensée mais pas de la même façon.

Le Trois est le rythme qui forme la pensée.

La forme spirale et la forme triangle : deux modes de pensées très différents

La pensée en spirale est utile à l'apprentissage. C'est en tournant en rond, autrement dit en répétant encore et toujours les mêmes leçons ou gestes que l'apprenti ou l'étudiant progresse. L'expérience se construit en spirale puisque chaque cercle est une lente - mais sûre - progression qui opère par un petit décalage au cours de chaqué révolution, permettant, au tour suivant, d'éviter de tourner en rond dans un cercle fermé : la spirale est progression.

Mais, il est des cas où la spirale n'est que la suite de nos opinions qui s'enchaînent, une spirale alors qui ne nous apporte pas de connaissance, juste une adaptation, une adaptation peu réfléchie, calquée sur l'opinion générale ou sur les opinions des personnes que nous estimons, ou bien ce sont des opinions que nous prenons par contrepied à celles des personnes que nous n'aimons pas. La pensée en spirale est constructive et nécessaire pour l'apprentissage, elle est aussi terrain d'opinions tirées du mouvement et de l'agitation, et de nos réactions.

La spirale de l'apprentissage est comme la vis sans fin. Quant au temps, cette ressource si précisues à l'étude et à l'apprentissage, il est comme un escalier à vis sans fin qui emporte les instants présents dans le passé. Deux spirales, deux utilités indéniables.

Pour Bergson, le présent se constitue comme passé en même temps qu’il se donne comme présent. Comme il ne peut pas se constituer comme passé une fois qu’il est passé, il faut nécessairement qu’il se constitue comme passé dans le présent même. Ainsi, à chaque instant, le présent se dédouble en présent qu’il est, et passé qu’il a été. En d’autres termes, il y a un souvenir du présent, qui est déjà là. Cette comception bergsonienne se rapproche assez, je pense, de mon idée d'escalier à vis sans fin. L'instant présent est transformé dans le moment même en partie en passé et descend d'une marche dans l'escalier en spirale de nos souvenirs.

Il existe une autre forme de pensée : la pensée en triangle. Alors que la pensée-spirale est liée au temps et à la mémoire, la pensée-triangle est pure pensée, pure idée. Loin du tumulte des opinions et des pseudo évènements véhiculées par l'information permanente qui nous abreuve le plus souvent inutilement, cette forme de pensée sait se mettre sur pause, s'attarder, pour prendre du recul et de la hauteur et, surtout, pour donner laisser libre cours à l'intuition, voire à l'imagination. Il n'y a plus dès lors ce flux qui nous entraîne d'opinion en opinion, d'information en information, de réaction en réaction, cette spirale où les instants s'emboîtent trop vite pour nous permettre de penser.

Les idées sont des phares, les opinions de simples balises

Les opinions que nous nous forgeons ou plutôt que nous croyons nous forger, car la plupart sont empruntées à d'autres gens, servent à nous guider dans notre quotidien. Elles assurent notre pas, établissent une certaine confiance sans laquelle nous n'oserions ni bouger ni parler. Ces balises sont donc vitales. Mais nous avons tendance à en abuser. Pourquoi lisons-nous le journal ? Pourquoi allumons-nous le poste à l'heure du JT ? Pour être informé répondons-nous naïvement. Mais non ! Pour conforter nos opinions ! L'information n'est que prétexte. Ce que nous recherchons dans ces moments ce sont de nouvelles balises pour conforter nos points de vue et nous redonner confiance en nous-mêmes. Cette tendance se vérifie dans la pratique des micro-trottoirs qui consiste à demander les opinions de personnes la plupart peu éclairées sur le sujet évoqué. Pourquoi cet intérêt pour les sondages ? Même réponse. Plus récemment, les questions par internet et les tweets qui défilent en bas des écrans remplissent la même fonction. Il s'agit, dans notre société, de flatter les avis et les opinions. L'une des raisons étant, bien sûr, que le citoyen aura à exprimer son opinion dans les urnes aux échéances fixées. Car, en effet, le citoyen ne vote plus en s'aidant des idées, il vote selon ses opinions, d'où le populisme grandissant qui fait appel à l'émotion et aux sentiments primaires. Car le citoyen ne creuse plus les questions, ne compare plus les arguments (tout juste un ou deux pour asseoir plus sûrement son opinion ou par acuit de conscience) : il réagit, exprime ses affects (sa peur, sa colère, sa haine, son admiration) ! Spirale des émotions et des opinions.

Existe-t-il un moyen de sortir de cette spirale superficielle ? Oui, la pensée !

Pour que se forme la pensée, il faut s'extraire des schémas qui ous engluent dans cette spirale de réactions irréfléchies. Pour cela, il nous faut comprendre ce qui crée les opinions :

1ère loi : le schéma : INFORMATION ==> REACTION ==>  OPINION

Les informations sont les données qui nous parviennent d'une situation donnée. Les médias s'arrangent toujours pour que ces informations soient captivantes, c'est dans leur intérêt, pour conserver et attirer lecteurs ou téléspectateurs. A cette fin, ils stimulent nos réactions par l'émotion. "Le poids des images, le choc des photos" ou encore "une image vaut mille mots" sont des slogans qui en disent long sur cette manière de faire.

2ème loi : le schéma SITUATION ==> REACTION ==> OPINION

Ici c'est notre situation sociale, notre situation du moment, nos humeurs, et tout un tas d'autres facteurs rattachés à notre situation présente et à notre statut, qui nous dictent nos opinions, le plus souvent de façon inconsciente. Ce sont aussi nos intérêts du moment qui nous imposent leur diktat. Nous savons ce que nous pensons après avoir agi, et non l'inverse.

2ème loi : les questions "que va-t-on penser de moi ? et "à qui je veux plaire ?" sont deux autres mécanismes d'orientation de nos opinions. Ainsi, nous ne formerons pas les mêmes opinions selon que nous serons seul ou en groupe. Parce que nous sommes ainsi faits que nous sommes sans cesse en quête de reconnaissance et d'approbation. S'il faut, pour gagner l'approbation des personnes qui comptent pour nous, adapter quelque peu nos opinions, voire les renverser, nous le faisons ! Et plus nous avons l'estime des autres, plus nous pouvons exprimer nos opinions en toute confiance. Pouvoir donner son opinion, c'est le signe que l'on compte quelqu'un. C'est pourquoi, on voit des personnages en mal d'estime des autres, dans les séries TV, se murer dans le silence tandis que chacun donne facilement son avis, puis riquer un "pour ce que cela vaut, je pense que..." Ce test permet à l'orateur de mesurer les niveaux d'estime qu'il rencontre chez les autres car ceux-ci ne manqueront pas de réagir. Le personnage qui a risqué cette interrogation espère évidemment trouver un peu d'approbation en rapport avec les efforts qu'il a accomplis pour racheter sa mauvaise conduite. Il désire plus que tout retrouver sa place dans le monde moderne, ce monde où l'on échange sans cesse des opinions. Hors de ce monde, l'individu ne semble pas trouver de salut.

Le rapport de vérité

La vérité n'est pas une chose qui existe dans les choses et dans la nature. La vérité est dans le rapport de notre esprit aux choses.

En conséquence, elle n'est pas dans les choses et les concepts mais dans notre rapport aux choses et aux concepts. Le premier rapport est la qualification même des choses : quand on leur attribue la qualité de "choses vraies", c'est bien d'un rapport que naît cette vérité. Sinon, la vérité est dans l'essence des choses mais cette essence nous est inaccessible. A défaut d'accès à l'essence des choses, c'est par le rapport de l'esprit aux choses que se fonde ce que nous appelons la vérité.

Si nous voulons la vérité, il ne sert à rien de nous nous interroger vainement sur l'essence de la chose : il faut regarder les rapports, mais aussi (ce qui est différent) les liens et les relations. Autre source de vérité : la vie elle-même. L'expérience du bonheur est toujours vraie, les émotions que nous ressentons sont toujours vraies. Même dans les cas où ce bonheur, ces émotions, résultent de situations fausses ou mensongère, le vécu, lui, ne ment pas, c'est notre vérité éternelle, une vérité issue du rapport à nous-même et une connaissance directe et immédiate puisque intérieure. De la même façon, on peut affirmer que notre corps ne nous ment pas.

Mais sous d'autres rapports qu'avec nous-mêmes, des idées, des perceptions, pourront revêtir d'autres vérités, puisque les vérités sont dans les rapports. La vérité de l'amour est dans le rapport amoureux, dans le lien charnel et dans le lien des sentiments. Et cela vaut comme une règle universelle : les vérités sont dans les liens, les relations et les rapports, jamais dans les choses elles-mêmes insaissables dans leur essence. "Pierre et plus grand que Paul" est vrai sous le rapport de grandeur (dimensions), une valeur est vraie en relation avec le sytème qui l'inclut (une religion, par exemple), ce qui se vérifie dans la relation d'appartenance. Une énonciation sera vraie "en tant que", par exemple en tant qu'opinion, mais pas en tant que règle générale. C'est le lien avec la qualité "opinion" qui la rend vraie. Mais son rapport avec l'universel l'exclut des vérités absolues ou scientifiques. Une chose sera déclarée vraie aussi dans une relation d'exactitude : c'est le cas pour les résultats (de calculs, de recherches, de causalité, etc.).

Le Trois donne le rythme et la forme de la pensée. Dans le cas de la pensée-spirale, les deux schémas de formation de l'opinion en trois temps le montrent. Pour la pensée-triangle, je distinguerai deux cas : le cas ci-dessus explicité qui se manifeste par l'intervention d'un troisième terme entre deux choses, ce troisième terme étant le lien, la relation, le rapport. Le second cas est l'intervention, non plus d'un troisième terme, mais de la conscience, de la pensée pure, de la transcendance, de l'intuition, du "coup de génie"...

La différence importante entre le lien et le rapport, c'est que le lien unit deux choses proches dont le destin ou l'origine sont liés, interdépendants, comme le lien entre les maillons d'une chaîne. Exemples de liens : les liens du sang, les instants qui se succèdent. Le rapport, lui, effectue un rapprochement intellectuel entre deux choses pas forcément proches et liées. Quand je dis que la vérité n'est pas dans les choses mais dans les liens, je peux donner l'exemple du lien affectif très fort qui est vrai, parce que vécu comme vrai dans ce lien. Quant au rapport, l'opinion peut être jugée vraie dans son rapport à un point de vue donné, c'est l'opinion. C'est ainsi que le perspectivisme a pu considérer qu'il existe autant de vérité qu'il existe de points de vue. Cela est vrai d'une certaine manière : la chose est vraie dans son rapport à tel point de vue : vérité dans le rapport, pas de vérité dans l'opinion elle-même. Autre forme de rapport : le rapport à la réalité. Et ici, je citerai Platon et son allégorie de la caverne, par laquelle il dit que les vérités vécues comme telles par les gens qui sont au fond de la grotte, sont fausses dans leur rapport avec la réalité. La vérité émerge ici dans le rapport illusion-réalité. C'est une idée très grecque que la vérité se révèle par dissipation de l'illusion.

Le rythme ternaire fondateur de la pensée existe dans la pensée-spirale autant que dans la pensée-triangle mais dans ce second cas, le troisième terme est détaché du temps et du mouvement ; il est abstrait (mesure de dimension...), conceptuel (le triangle...), intellectuel (la thèse-antithèse-synthèse, la dialectique hégélienne...), spirituel (la Sainte Trinité...). Les enchaînements temporels ou réactifs forment les opinions, les rapports forment les idées. c'est pour cela que j'appelle les opinions des "balises" et les idées des "phares". Les idées étant d'une portée éclairante bien plus grande que les opinions.



45 réactions


  • rogal 9 novembre 2016 11:42

    Deux modes de pensée, c’est peu. Il nous en faut un troisième. Le paraboloïde hyperbolique ferait bien l’affaire.


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 11:54

      @rogal

      Ce ne sont pas des modes, ce sont des modèles. Il en existe certainement d’autres.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 novembre 2016 20:46

      @Taverne


      « C’est en se mettant sur pause que le cerveau a créé la conscience ».

      Oui et tout le reste en découle. La question est : : cette pause est-elle un « choix » ou l’expression nécessaire de la nature de l’être ?


      PJCA


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 22:04

      @Pierre JC Allard

      Je suis étonné de constater autant de ponts entre nos deux articles. Vous parlez d’identité et de persistance rétinienne. J’ai une théorie là dessus. Je pense que les premiers hommes ont amorcé leur conscience par la persistance rétinienne de l’animal chassé (résultats des longues journées à suivre du regard la bête) jusqu’à ce qu’un jour, ils soient parvenus à voir l’esquisse de la forme de l’animal sur la paroi de la grotte et à terminer le dessin puis à le reproduire. ça, c’est la première étape.

      Seconde étape : à force de travailler ses représentations visuelles, l’homme s’est mis à se souvenir de situations déjà vécues, visuellement parlant. Dans une situation revécue, une image souvenir de lui-même accomplissant la même action dans le passé lui est revenue et il prend conscience alors du lien entre celui qui a fait et celui qui fait en cet instant (l’identité propre) : c’est lui qui a accompli ce geste autrefois, c’est lui - le même être, puisqu’il s’en souvient - qui le reproduit aujourd’hui. Ainsi est née l’identité individuelle, par juxtaposition d’images d’actions produites par soi-même. On était alors défini par les actes : on nommait l’autre « celui qui a fait ceci ou cela ».

      Ce n’est qu’à l’époque moderne (Moyen-Age, voire avant) que les identités se sont définies par les métiers et les caractéristiques géographiques. Exemple : un village dans un vallon où coule un rivière près d’un bois (schéma classique de regroupement social où l’on trouve tout : le bois pour se chauffer, l’eau, etc.). On eut par exemple : Jean Duval (du val), Louise Dumont (du mont), Jean Dupont (qui habite près du pont), Dupré, Dubois, Dulac, Durand (rang de maisons), et tous les noms de métiers : Boucher, Maréchal, ce qui était pratique parce que l’on se transmettait le métier de père en fils. Sans oublier les équivalents en dialectes, langues locales et patois. Ainsi que des caractéristiques particulières (le boiteux, le borgne, le grand...). Ensuite, il y a eu des variations dues surtout aux nombreuses erreurs d’état-civil (le français restant approximatif).

      En gros, mon idée, c’est que l’individu fut d’abord identifié et qualifié pour ses actes (ainsi que par les actes de ses ancêtres), puis pour sa situation sociale et géographique. Or, les noms avaient très certainement une influence sur les personnes qui les portaient.


    • abcd 9 novembre 2016 22:25

      @Taverne, pourquoi personne ne s intéressé jamais aux mains negatives, puis positives dans les peintures rupestre ? La coordination main-oeil c est pas rien, surtout avec un doigt (le pouce) permettant une main prehensile. Des animaux et des mains, pas d arbres, ni de fleurs, Rousseau y chercherai ses petits :) enfin y a du bon a s espérer plus qu’on est.


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 23:04

      @abcd

      Des experts ont émis toutes sortes d’hypothèses sur ces traces de mains. On ne saura peut-être jamais leur sens. Pour les animaux représentés sans aucun paysage, j’ai une théorie (sans prétendre que c’est la seule ni la meilleure) : je pense que les hommes d’alors pensaient que l’énergie ne se trouvait que dans les êtres animés de mouvement. Et ils représentaient donc cette énergie sur les parois. Dans le fond des grottes, c’étaient plutôt des esprits (l’ours en particulier).


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 23:06

      L’énergie : y compris sexuelle avec ces nombreuses scènes de rut !


    • mmbbb 10 novembre 2016 11:15

      @Pierre JC Allard j’ai assisté lorsque j’etais jeune et en quête de sens puisque l ’education nationale deforme les esprits, a un reunion rosicrucienne : Ce fut la seule je me suis vite tirée même verbiage . Par ailleurs vous et l’ auteur, pourriez monter une secte, vous avez deja le logo triangulaire, l archétype du symbole des sectes esoteriques et l auteur pourra ecrire un livre de pensee a la con a l instar de l’eglise de scientologie . 


    • Taverne Taverne 10 novembre 2016 14:18

      @mmbbb

      En attendant, ce n’est pas moi qui suis allé, même « lorsque j’étais jeune », quémander de la pensée-sur -mesure auprès d’une secte et boire à sa belle parole.


    • abcd 10 novembre 2016 14:35

      @Taverne, si on repart de votre commentaire précédant sur la chasse, auquel le gibier est le trophée qu’on peint, on pourrait faire une hypothèse sur cette main préhensile car doté d’un pouce est ce qui fait vivre l’image comme une scène de vie représentée, plutôt qu’une simple représentation, car c’est par elle que la dextérité s’exprime à la chasse (essayez vous au javelot à l’arc, à la taille du silex, même au jeu vidéo) elle est une part d’une corps exprimant le corps tout entier, la main exprimant la coordination main œil et le gibier œil.


    • abcd 10 novembre 2016 14:40

      @abcd
      On peut voir en la dextérité, une énergie maitrisé, une lance touchant le flanc d’un chevreuil, sans la main, il ne reste que les jambes et les canines, une énergie pure, mais sans maitrise.


    • Taverne Taverne 10 novembre 2016 15:48

      @abcd

      Oui, la main comme symbole de l’énergie et de la force ? Oui, pourquoi pas. Ou aussi la marque de l’identité de l’homme (il est le seul à posséder des mains), un rituel autour de ce symbole de force et d’identité humaine...Je n’ai vu aucun expert soulever cette hypothèse mais elle en vaut d’autres.

      En revanche, je me permets de corriger un point : les animaux chassés sont rarement représentés ou alors dans des scènes de rut, mais pas comme gibier. C’est donc bien plutôt la force de l’animal qui est célébrée (scènes de rut notamment) et non la viande, le gibier.

      Au fond des grottes, c’est l’énergie spirituelle qui était vénérée. On aurait ainsi un schéma  : énergie physique dans la partie large et commune (animaux, mains) et énergie psychique au fond obscur de la grotte. Il y avait certainement un lien ressenti entre l’énergie et les esprits des animaux : c’est l’énergie spirituelle. Je pense que l’effet psychédélique de la lumière des torches associé à des sons d’instruments (percussions, flûte), voire à des effets hallucinogène de plantes, devaient favoriser des cérémonies. 


    • abcd 10 novembre 2016 17:12

      @Taverne, faudrait avoir le fil de la transition entre les premières marques humaines (surement éphémère) et l’étape suivante l’apparition du sacré, qui nous sont accessibles.


    • mmbbb 10 novembre 2016 17:34

      @Taverne c’est normal vous etes infiniment plus intelligent que moi et vos articles je ne les comprends assez difficilement tellement vos demonstrations sont alambiquées . comme ceux de GUGE Je prefere encore boire l acool de l alambique cela rechauffe Quand au rosicrucien il ne s’agit que d’une seance et j y suis alle par curiosite alors de la a dire que je quemandais du pret a penser, vous montrez votre suffisance et votre malhonnété intellectuelle . Quoi qu il en soit votre bouillie intellectuelle m ’est aussi indigeste . Dans dans les sectes il y a beaucoup d’intellos peu de prolos . rigolo Voir la secte du madarum l eglise de scientologie ou a lyon un ingenieur s’est suicide Voir rael qui est au canada .Ton triangle a la con est le symbole des franc mac Tu appartiens peut etre a cette pourriture de club de pensee


    • abcd 10 novembre 2016 22:49

      @abcd Pour préciser je pense que nos interfaces homme machine, nous définisse surtout en tant qu’homme. Si une faible partie de la population a un rapport intuitif au code et aux lignes, c est que c est pas si caractéristique, si la massification de l informatique est lié a une coordination oeil main ( l interface graphique souris écran, le tactile) c’est qu on fonctionne ainsi, si on ce sert moins de la recherche vocale ( le nouveau finder pour les anciens de la pomme) c est qu on fonctionne moins par son, la pensée est elle la même sans que la main : écrive griffonne, sculpte, peint, tape, selectionne et stimule l œil. Sinon la spirale m inspire la poésie et le triangle en 3 actes le théâtre pas sur que Rimbaud soit moins profond qu une obscure pièce de théâtre, même si le théâtre politise plus facilement l instant, qu une prose sur le beau.


    • abcd 12 novembre 2016 12:55

      Une chose qui ce démontre assez facilement grâce à l’interface graphique, c’est notre capacité infini à catégoriser, ceux qui ont eût à faire à des candides en informatique savent qu’ils y a tout un tas de logique sous-jacente, qui ne sont pas intuitives, mais il y en a une qui ne pose aucune question : le « nouveau dossier », le nouveau dossier qui est un moyen de catégoriser comme bon nous semble, on peut y mettre les fichiers d’un programme, du code, du son, de la vidéo, tout rentre dedans et sa nature est vide (c’est parce qu’on nomme un dossier :« souvenir de vacance » qu’on y trouve nos photos de vacances, mais en soit c’est dossier comme un autre, on peut y mettre un rapport de stage effacer les photos et renommer le dossier), il y a pas tant chose qui nous semble familièrement infini, mais la catégorisation en fait partie.


  • soi même 9 novembre 2016 11:43

    (

    C’est en se mettant sur pause que le cerveau a créé la conscience. C’est en suspendant le cours du temps, en s’attardant que la conscience s’est développée -
    Le rythme ternaire fondateur de la pensée existe dans la pensée-spirale autant que dans la pensée-triangle mais dans ce second cas, le troisième terme est détaché du temps et du mouvement ; il est abstrait (mesure de dimension...), conceptuel (le triangle...), intellectuel (la thèse-antithèse-synthèse, la dialectique hégélienne...), spirituel (la Sainte Trinité...). Les enchaînements temporels ou réactifs forment les opinions, les rapports forment les idées. c’est pour cela que j’appelle les opinions des « balises » et les idées des « phares ». Les idées étant d’une portée éclairante bien plus grande que les opinions. )

    L’interprétation Pythagoricienne faite par Taverne donne véritablement une réflexion des plus étrange.

    Il manque indubitablement le théorème de Pythagore pour comprendre sa pensé profonde :
    ( Le théorème de Pythagore est un théorème de géométrie euclidienne qui met en relation les longueurs des côtés dans un triangle rectangle : le carré de la longueur de l’hypoténuse, qui est le côté opposé à l’angle droit, est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés. )

    Maintenant je comprend pourquoi certain on une figure en forme de poire.


  • JC_Lavau JC_Lavau 9 novembre 2016 12:25

    « Toujours plus nul ! » semble sa devise.


  • Taverne Taverne 9 novembre 2016 14:57

    Le rythme ternaire est à la base de nombre de lois physiques et naturelles. Dans ces règles de trois, le troisième terme est autonome.

    Exemple : les trois couleurs primaires. Le bleu, le jaune, le rouge. Le bleu et le jaune se créent par les extrêmes : le pâlissement du noir donne le bleu, le noircissement du blanc donne le jaune. La troisième couleur, centrale, ne naît pas du mélange sinon elle serait le vert, non c’est le rouge qui naît d’une loi de triangulation et qui est autonome par rapport aux deux autres coleurs primaires. Voilà un exemple de formation triangulaire.

    En revanche, vous trouverez le vert au centre exact des sept couleurs de l’arc-en-ciel, c’est encore un exemple de formation centrée et triangulée.

    La quintessence de la triangulation, de cette force formatrice du Trois, se trouve dans le nombre Pi : outre les résultats d’études que j’ai déjà publiés sur ce point sur Agoravox et Amazone, j’ai trouvé depuis de nombreuses autres lois de formations par lois de trois qu’il serait fastidieux d’énumérer ici mais je peux livrer des exemples à la demande.

    La pensée qui suit la logique du trois est donc naturelle. On la voit dans le modèle en spirale (champ d’action : le domaine de l’extensif : l’espace, le temps) et dans le modèle en triangle (le domaine de l’intensif : esprit, formations de lois physiques à trois termes).


    • pemile pemile 9 novembre 2016 15:10

      @Taverne " les trois couleurs primaires. Le bleu, le jaune, le rouge. Le bleu et le jaune se créent par les extrêmes : le pâlissement du noir donne le bleu, le noircissement du blanc donne le jaune. La troisième couleur, centrale, ne naît pas du mélange sinon elle serait le vert, non c’est le rouge qui naît d’une loi de triangulation et qui est autonome par rapport aux deux autres coleurs primaires"

      Oulala, il est temps de réviser les propriétés additives ou soustractives des couleurs et de ne pas confondre le Rouge/Vert/Bleu (RVB) avec le Cyan/Magenta/Jaune (CMJ)


    • soi même 9 novembre 2016 15:36

      @Taverne vous êtes dans un délire patatephysique spiraloïde triangulaire, quand l’on parle de la nature de la pensé, il y a pas de loi physique qui tienne comme théorie spéculative.

      La pensé est le reflet d’une activité spirituel de l’être, et si l’on peut avoir recourt à la physiologie et au psychisme pour comprendre la nature profonde la pensé en aucun l’on peut s’appuyer sur les concepts mathématiques pour décrire la genèse de la pensé qui porte en son sein une activité lié à la vonlontè et au sentiment.

      Quand à la théorie des couleurs que vous exposez, je ne sais où vous avez pêcher, il est évident que vous êtes un autodidacte internet brouillon et que vous ne savez pas de quoi vous parlez.

      Vous n’avez jamais d’étude sur la couleur et vous gobez le premier texte venue sans en vérifier sa validité par l’expérience.

      Sans rancune, le ridicule ne tue pas... !


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 15:36

      @pemile

      Vous complexifiez inutilement le propos (pour éluder la question philosophique ?). Le trio jaune - bleu - rouge constitue les couleurs primaires des peintres de la Renaissance et je ne fais que reprendre ici la thèse Goethe dans son Traité des couleurs (voir ici) :

      « Le triangle des couleurs fonde la couleur, Goethe part de l’idée que la couleur est sombre, elle est un obscurcissement de la lumière. Elle est aussi un éclaircissement du noir ; de là, naissent les couleurs primaires : le jaune tout d’abord qui est « tout proche de la lumière » et le bleu qui est « tout proche de l’ombre ». En tant que couleur, elle est de la lumière obscurcie, elle est inséparable du mouvement. Goethe a un mot pour cette dynamique de la couleur c’est « l’intensification » (= obscurcissement). L’intensification du jaune donne le rouge tout comme l’intensification du bleu donne le rouge. Le pourpre est la « fusion ». Le vert naît du mélange du bleu et du jaune. Tout comme le violet naît du mélange du bleu et du rouge, et l’orange de l’amalgame du jaune et du rouge, etc. »


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 15:59

      @soi même

      « le ridicule ne tue pas... ! » Heureusement pour vous (ça fait quoi de se faire baffer par la pensée supérieure de Goethe ?)


    • pemile pemile 9 novembre 2016 16:10

      @Taverne « Vous complexifiez inutilement le propos »

      Paul, y’a vraiment des fois où vous m’inquiétez !

      James Clerk MaxwellLe triangle de Maxwell (1857)
      http://www.profil-couleur.com/lc/010b-triangle-maxwell.php

    • soi même 9 novembre 2016 16:15

      @Taverne, rien ... !

      Ce n’est pas Goethe qui ne dérange c’est votre incompétence à ordonnée votre pensé, vous avez trouvé un truc , la nature est basé sur le trinitaire et partant de cela au lieux de comprendre sa signification profonde de cela, vous en faîte un patacaisse indigeste.


    • pemile pemile 9 novembre 2016 16:20

      @Taverne « ça fait quoi de se faire baffer par la pensée supérieure de Goethe »

      Paul, il a aussi de plus en plus de fois où vous m’apparaissez plus odieux que ridicule smiley


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 16:29

      @soi même

      Et bien, expliquez-nous la signification profonde que vous y voyez, au lieu d’aboyer sans cesse des injures et des moqueries.


    • soi même 9 novembre 2016 17:06

      A quoi bon,
      Vous mouchez avec les pieds.


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 17:50

      @soi même

      C’est bien ce que pensais : vous n’avez pas la moindre idée ou envie. Ayez au moins l’obligeance en ce cas de respecter le travail des autres. Je parle de moi mais aussi d’Ernandez, l’auteur des articles intéressants sur le "connais-toi toi-même dont vous avez pourri le forum par vos ricanements et injures. Ceci n’est qu’un article, pas un essai philosophique. Il faut le juger en tant qu’article. En pourrissant les forums, vous n’avez qu’un but : stopper la pensée et le débat. C’est une attitude affligeante.


    • pemile pemile 9 novembre 2016 21:35

      @Taverne « Ayez au moins l’obligeance en ce cas de respecter le travail des autres »

      Et vous de respecter les commentaires sur vos erreurs parfois grossières ?


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 22:11

      @pemile

      C’est navrant. Je ne comprends pas comment on peut mettre en balance la vision prodigieuse, sublime et poétique de Goethe avec la théorie mathématique et électronique des couleurs. Si vous ne comprenez pas cela, je ne sais que vous dire de plus. Votre erreur est non seulement grossière, elle est un manque de goût et de sens du sublime et de la Poétique.


    • pemile pemile 9 novembre 2016 23:13

      @Taverne "C’est navrant. Je ne comprends pas comment on peut mettre en balance la vision prodigieuse, sublime et poétique de Goethe avec la théorie mathématique et électronique des couleurs"

      Mais très cher, les deux sont prodigieuses, sublimes et poétiques.

      Ensuite, c’est l’usage qu’on en fait et les théories qu’on en tirent qui font (ou pas) l’homme prodigieux, sublime et poétique smiley


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 23:39

      @pemile

      Avec les trois couleurs primaires, on a fait toute la peinture de la Renaissance italienne et flamande. Il n’y a pas mieux !


    • pemile pemile 10 novembre 2016 00:13

      @Taverne « Avec les trois couleurs primaires, on a fait toute la peinture de la Renaissance italienne et flamande. Il n’y a pas mieux ! »

      Sauf que le cercle chromatique RJB (artistique) donne une plus grande étendue des jaunes et orangés mais perd le cyan et le magenta et assombrit les couleurs intermédiaires.


    • Taverne Taverne 10 novembre 2016 00:36

      @pemile

      Des goûts et des couleurs on ne peut pas discuter. Mais la question d’origine portait sur la triangulation, ou présence d’un troisième terme hors des dimensions naturelles, dans les lois de la nature et de la pensée, et sur la différence entre cette forme de pensée (domaine de l’intensité) et la pensée en spirale (du domaine de l’extensif et donc de l’espace-temps).

      Donc, j’essaie de donner un autre exemple : un nombre élevé à la puissance « n » est une triangulation de l’esprit : c’est une loi qui sort du champ de la simple relation temporelle et spatiale. L’élévation à la puissance est une loi transcendantale, une idée pure, hors espace et temps.

      Ou encore la valorisation morale d’une action chez l’Homme (impulsion, action, valeur).

      En fait, chaque fois que l’esprit intervient, il y a ces formes de pensée triangulaires. Mais pas quand nous ne faisons que réagir ou absorber des opinions. On est alors dans une spirale répétitive et stérile.


  • Taverne Taverne 9 novembre 2016 16:10

    L’individu qui reste dans une pensée-spirale « fonctionne ». Sa forme de pensée peut être assez facilement modélisée par ordinateur.

    L’individu qui change d’angle de vue passe à la pensée-triangle (la spirale ayant un point de vue unique). Apprendre à défonctionner est la fierté de l’esprit humain, c’est sa singularité propre qui le distingue de l’intelligence artificielle. La pensée-triangle inclut les dons artistiques. 

    La vraie pensée n’est pas binaire, elle est ternaire. Le Trois est l’accès au Tout, à la totalité.

    Le Un est le domaine de l’essence (de ce qui est, de ce qui forme en soi un tout évidemment éphémère : un être vivant par exemple)

    Le deux est le domaine du dual : relations et oppositions

    Le Trois est le domaine de la loi physique, naturelle ou de l’esprit.


  • Taverne Taverne 9 novembre 2016 18:47

    Exemple dans l’actualité : le peuple américain, après le peuple anglais, a manifesté sa volonté de sortir d’une certaine spirale. Maintenant, les électeurs qui se réjouissent ne seront-ils pas trumpés ?


  • levil1petiKnar 9 novembre 2016 19:29

    Monsieur Taverne,

     Je déplore le flux de dénigrement gratuit que vous subissez, apparemment certains excelles dans l’art de la critique présomptueuse. Il vous détruise sans remord... et si encore il reconstruisait derrière. De toute façon il ne mérite pas tant d’attention et je me joins à vous pour leur ..... dessus de tout mon coeur.

    Donc tout d’abord merci pour votre article. L’image du phare et des balises est excellente, je me permettrais de la reprendre à bon compte pour la transmettre avec entrain à mes étudiants.

    Vous dites que « ces balises sont vitales mais il ne faut pas en abuser » là aussi j’apprécie votre pondération et votre délicatesse. Pour compléter, je pense que l’homme d’aujourd’hui est en droit aussi d’exiger de sa société des balises et des phares de qualités. Et que c’est même la chose la plus urgente de notre temps. Je me permet de vous faire remarquer que les hommes qui se font une profession de penser ne doivent pas oublier que ce n’ai pas le destin de tout homme d’être conscient de tout ce à quoi vous voulez par exemple nous faire prendre conscience par cette article Tout être ne passe pas sa vie dans l’intellectualité pure. D’ailleurs le faut-il ? Certain dirige, certain agisse, certain contemple...

    Nombreuse société traditionnelle ont étaient régies par des « balises » et « schémas » émanant d’un esprit plein de sagesse et de vérité et qui surpasse en tout tout les efforts de la pensée moderne qui est à l’œuvre actuellement.
    Le temps ne me permet pas de développer, de toutes façons il n’est pas ici le lieu de rentré dans les détails et je pense que vous comprenez mon point de vue.

    Enfin, pour exprimer un sentiment général que j’ai de votre article, je trouve votre propos très intéressant, sa qualité est dans sa surprise et son mauvais penchant est dans le concept à l’excès ou dans la sophistication.
    je souhaite en toute sincérité que votre travail porte du fruit.
    cordialement,

    le vil1petiKnar


    • Taverne Taverne 9 novembre 2016 19:50

      @levil1petiKnar

      « Ils vous détruisent sans remord » : rassurez-vous, personne n’a jamais détruit Taverne smiley Les anciens ici le savent...Cela dit, je préfère le débat à l’attaque de bas niveau.

      Merci pour votre soutien que je sens sincère. Et je suis content d’avoir pu vous inspirer.


  • Raoul-Henri Raoul-Henri 10 novembre 2016 02:46

    Hello Taverne,
    bien que vous les citiez, vous ne faites pas le rapprochement entre la spire et la spiritualité ; ainsi qu’entre le triangle et la trinité. Simple question étymologique mais qui en dit long sur cet agencement très mystérieux de la pensée.

    Vous pourriez peut-être ajouter le quaternaire pour la pensée cartésienne ; et pendant que vous y êtes, la septante et la quintessence le tout adoubé par un énnéagramme en double lemniscate renversé. Mais là je plaisantais.

    Si comme moi vous êtes joueur et considériez un instant le vocable picard « brin », qui a peut-être un rapport avec « brin de causette », vous ne seriez autrement surpris, qu’ayant traversé la Manche, nos amis de l’état sœur (qui bât’l’beurre) désignent le siège de la pensée par « brain ». Mais il n’y a sans doute là qu’un lointain rapport ; enfin, qui sait ?


    • Taverne Taverne 10 novembre 2016 09:17

      @Raoul-Henri

      C’était la spire : c’est hélas pire ! Et l’aspirine alors s’impose.

      Mais l’enneagramme, j’en ai parlé, à commencer par ce tableau sur Pi qui comporte bien 9 colonnes. Depuis j’ai découvert d’autres principes au sein de cette 1ère zone de Pi. On voit bien l’intérêt de la forme qui va par trois : à commencer par les 3 rangées sur 3 fois 3 colonnes. Puis les liens arithmétiques qui lient les nombres 3 par 3 : exemple dans le tableau : 14 + 65 = 79, etc. D’autres lois du Trois expliquent très bien le décalage des résultats (leur non alignement verticale est donc logique aussi) dans la 3ème colonne. La règle de 3 est bien une loi naturelle. Notez que la première valeur de Pi est d’ailleurs le 3.


    • Raoul-Henri Raoul-Henri 10 novembre 2016 18:10

      @Taverne
      « Notez que la première valeur de Pi est d’ailleurs le 3. »

      Oui ; et d’ailleurs cette note m’avait récemment fait penser que l’expression primitive d’un cercle est le triangle équilatéral inscrit dont chaque côté est racine de trois pour un cercle de rayon 1. Comme il y a deux fois Pi dans un cercle trigonométrique, cette approche se conçoit mieux à partir de l’hexagone dont chaque coté est égal au rayon du cercle dans lequel est inscrit l’hexagone.

      Je crois me souvenir que c’est par cette méthode, de dédoublements successifs (de l’hexagone au dodécagone, etc) que Py-thagore avait fini par trouver une bonne approximation de la valeur algébrique de Pi.
      D’ailleurs je remarque que, puisque Pi est considéré comme transcendant, alors nous n’en resterons qu’à l’approximation infiniment approximative : le mat de la création
      Pour moi les chiffres après la virgule du Pi sont l’expression du chaos. et peut-être y chercher un ordre quelconque revient à chercher le sens de la vie.


    • Taverne Taverne 11 novembre 2016 16:20

      @Raoul-Henri

      Pi n’est du chaos que pour ceux qui veulent n’y voir que du chaos. Moi, j’y trouve des règles et des formes très strictes. Le chaos n’est jamais totalement chaotique. Et les règles de trois sont partout quand on suit la logique de mon tableau (je vous ai donné le lien). Je vais vous donner un exemple de plus et très simple. Prenons les premières valeurs de Pi.

      14 15 92 - 65 39 89 (je sépare en triades comme dans mon tableau de 3 sur 3 fois 3)

      Faites le total des chiffres du second nombre, cela fait 6. Puis total du 1er : 5. Vous obtenez 65, qui est le 4ème nombre. 

      A présent, ajoutons les unités et les dizaines : somme des unités des deux nombres : 5 + 4 = 9 Puis des dizaines : 1 (le 1 du 14) + 1 (la dizaine du 15) = 2. On trouve 92 qui est le 3ème nombre.

      La somme des valeurs de chaque résulta fait 11 (6+5 et 9+2). Ce qui signifie que nous obtenons deux fois le résultat dérivé : 11. Or, nous obtenons le carré de 11 en cumulant les valeurs 14 + 15 + 92.

      Mais tout ceci n’est rien, c’est de l’amusement, en comparaison d’une règle que j’ai découverte qui lie de façon très solide les valeurs des trois triades qui font les diagonales de mon tableau (la 3ème triade en haut à droite, la triade du centre et la triade en bas à gauche). Trop difficile à expliquer dans un commentaire et c’est plus amusant de présenter cela en dessins. Mais cela prouve que l’organisation, sous cette forme, des données, répond à une cohérence.


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