Début janvier, Nicolas Sarkozy annonçait son intention de mettre en oeuvre la taxation des transactions financières. Lors d'un discours à l'Elysée vendredi 6 janvier, il déclarait "Le fait que les transactions financières soient les seules transactions exonérées de toute taxe, c'est inacceptable".
Autant dire que ce discours a échaudé la plupart des dirigeants de la zone euro. Le président du Conseil italien Mario Monti, a rappelé qu'à ses yeux, il était "nécessaire que les différents pays européens n'aillent pas en solitaire dans l'application". L'Allemagne est favorable au principe d'une telle taxe, mais veut une solution européenne. (challenges.fr)
Moins d'une semaine plus tard, l'agence Standard & Poor's dégradait la note de la France, qui perd ainsi son fameux 3A.
D'abord, ce qui est frappant en général, ce sont les séquences de la relation anachronique qui s’est instaurée entre l’Europe et les agences de notation.