lundi 20 octobre 2014 - par GéraldCursoux

TAGS !

Inacceptable dégradations de l'espace public...

On peut aimer l’art brut, le « street art », être un fan de Dubuffet et d’Ernest Pignon Ernest ; être en admiration devant les immenses fresques mexicaines de Rivera ; rêver de places et jardins publics qui seraient autant de musées exposant des sculptures, tel Maillol aux Tuileries, et des peintures comme sur les immeubles du quai de Saône à Lyon ; aimer les couleurs sur la ville, plus que le béton brut... et être révolté par les dégradations produites par les TAGS qui prolifèrent comme une lèpre urbaine. Dégradation, c’est le mot juste.

Qu’on veuille faire référence à l’art et au droit de tout artiste d’exposer ses œuvres, cela relève de l’imposture lorsqu’on voit ces graffitis dégueulasses sur les bâtiments, murs de protection le long des routes, wagons de chemins de fer etc., etc., qui ne sont que la projection du vide sidéral de cerveaux débiles. Bien évidemment le graffeur qui produit ses œuvres sur des surfaces dédiées à cela – parfois exposées dans des musées - n’est pas visé par cette attaque ; n’est-il pas le successeur de Warhol, qui en 1964 avait exposé « Thirteen Most Wanted Men » - photos de 13 criminels recherchés par la police formant un tableau de 36 m² - sur le New York State Pavillon ! Ces productions – parfois très provocatrices comme le tableau de Warhol, ne peuvent être confondues avec le tag courant qui n’est rien d’autre qu’une tâche sans signification, sans contenu autre que la vacuité de l’esprit de celui qui l’a fait, et d’une rage d’enlaidir, de détruire. Cette dénonciation d’une production sauvage de graffitis est au contraire une défense de l’art et particulièrement du « street art ». Mais les responsables concernés ne réagissent pas, laissant se multiplier ces dégradations en invoquant des raisons qui ne sont que l’illustration de leur inculture et de leur lâcheté.

Prenons un exemple, celui des wagons ce la SNCF, wagons de fret et wagons de passagers : comment se peut-il que la direction de la SNCF laisse ainsi ces souillures se fixer durablement sur son matériel roulant – et aussi ses installations fixes ? Ce ne sont certainement pas les agents de la SNCF qui en sont les auteurs ; ce sont donc des personnes étrangères à la Société qui pénètrent sur les voies de garages ou les entrepôts qui les font. La question qui se pose est donc celle-ci : si l’on peut ainsi faire des graffitis sur les wagons et les installations, ne peut-on pas y déposer d’autres choses... et pourquoi pas des bombes ? Question subsidiaire : « Vigipirate » sert à quoi ? Il est donc tout à fait inadmissible de voir circuler des wagons tagués, car outre le fait que ce soit une dégradation inacceptable d’un « bien public » et une insulte à l’esthétique, c’est aussi le signe d’une faille dans le dispositif de sécurité : n’importe qui peut accéder au matériel... pour y faire et y déposer n’importe quoi ! Accepter de monter dans un wagon tagué c’est donc prendre un risque... La SNCF doit y répondre en mettant en circulation que des wagons propres... Ce serait donner aux usager le gage qu’elle interdit l’accès aux voies de garages et entrepôts à, non seulement ces « artistes pollueurs », mais aussi et surtout aux cinglés qui peuvent dégrader le matériel, faire des actes de malveillance... et à l’occasion poser des bombes. Ce n’est qu’un exemple.

Il y a en France des Régions sans Tags... on s’y sent mieux, l’ai est plus léger, la vie semble plus facile... Traverser la banlieue parisienne en RER ou avec un « Petit-Gris » est une épreuve, tant les Tags sont omniprésents, violents, ignoble, dégueulasses.



9 réactions


  • lsga lsga 20 octobre 2014 12:10

    Personnellement, je suis plus gêné par les Publicités et les panneaux qui prolifèrent et sont aujourd’hui incontestablement la plus grande pollution visuelle, très loin devant les tags.


    mais, il est plus facile de s’en prendre aux petits....

    • Txotxock Txotxock 20 octobre 2014 12:14

      Meuh non, du moment que ça rapporte du fric, c’est forcément esthétique et moral…


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 20 octobre 2014 16:27

      « Personnellement, je suis plus gêné par les Publicités et les panneaux qui prolifèrent et sont aujourd’hui incontestablement la plus grande pollution visuelle, très loin devant les tags. »


      Les deux sont des nuisances et si on les oppose l’une à l’autre en se demandant laquelle est la plus terrible, on ne peut les dénoncer ni les combattre ni l’une ni l’autre. L’article parle des tags. Rédigez un article sur la pollution visuelle (et sonore) de la publicité plutôt que de minimiser le fléau qui est justement dénoncé ici.

    • lsga lsga 20 octobre 2014 16:33

      bin je réagis : les Tags sont un problème mineur par rapport à la pollution visuelle des publicités, des panneaux, et de tous ces cons qui se font des petits jardins bien propre avec des fleurs. 


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 20 octobre 2014 17:11

      Vous êtes plus gêné par celui qui met des fleurs dans son jardin que par celui qui vient pourrir la porte et le mur de votre domicile en y écrivant maladroitement ces initiales avec une bombe de peinture ?


      Il y a des limites à la mauvaise foi, non ?

    • lsga lsga 20 octobre 2014 17:44

      je ne supporte plus ces jardins à l’américaine qui s’enchaîne les uns derrières les autres dans les lotissements. C’est d’une laideur terrible. 


  • tinga 20 octobre 2014 12:28

    Marquages de territoires. Toutes les villes du monde finissent par se ressembler, mêmes banlieues pourries, même panneaux publicitaires, zones commerciales identiques, tous ces tags agressifs sont plutôt en harmonie avec la laideur et la puanteur des villes modernes, la dégradation de l’environnement est la base de notre modèle de développement, les tags moches ne sont pas autre chose, de plus j’ai réalisé des milliers de photos de tags sauvages absolument magnifiques.


    • docdory docdory 20 octobre 2014 14:11

      @ Tinga


      A propos de marquage de territoire, on en a vu dernièrement un bel exemple avec le godemiché anal homosexuel gonflable géant et vert qui avait été imposé par la bobocratie parisienne comme décoration « artistique » provisoire d’une des plus belles places de Paris, à la grande consternation de l’immense majorité des français.
      Signification subliminale de ce gadget : vous êtes dans un lieu réservé à « l’intelligentsia* bobo », homolâtre, écologiste (ou prétendument telle) et islamophile ( l’engin était vert ! ). Ci n’entrez pas si vous êtes un « beauf », un crétin de provincial, un prolétaire ou plutôt un sans-dents !
       Par ailleurs, ce lieu (la place Vendôme ) est celui du Ministère de la « justice Taubira », cette justice qui empapaoute les victimes et libère les malfaiteurs... Quel meilleur symbole de la « justice » Taubira que ce godemiché anal géant ?
      Malheureusement pour la bobocratie, ce marquage territorial géant a été vandalisé par un anonyme et courageux « sans-dents » , que la France entière remercie ( Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré !!! )


      * Dans ce cas, il vaut mieux parler d’imbécillentsia plutôt que d’intelligentsia : dépenser 200 000 euros d’argent public pour cette daube, ce n’est plus de la dépense, mais de la démence !


  • Ruut Ruut 21 octobre 2014 10:33

    Les tags et l’art moderne sont 2 horreurs du quotidiens.

    Mais il ne suffirait que de forcer les taggeur a nettoyer tous les tags de la ville actuellement présents en travaux d’intérêts généraux ou en amende (du montant du nettoyage par une entreprise privée bien chère) et le problème serait réglé avec intelligence.
    Ce serait a la foit éducatif pour le contrevenant et utile a la communauté.

    Et si il refuse de nettoyer et de payer c’est simple.
    Prix de l’amende / salaire au smig = nombre de mois de prison.


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