mercredi 8 mars - par christophecroshouplon

Travailler n’est pas s’enchainer

Ce qu’on nomme travail ne devrait en rien être synonyme de souffrance et n’est en rien une valeur. Ce ne devrait être ni une chaine, ni un asservissement, ni une contrainte hyper cadrée par des horaires, un statut, une fiche de poste, une hiérarchie, une obligation à être régulièrement évalué et compare à son voisin de bureau. Ce ne devrait aucunement être une somme d’actions scrutées à la loupe et mesurées par des ratios. Ce ne devrait en rien être devenu la propriété de certains qui s’arrogent du fait d’un contrat la domination de la vie d’autrui. Ce ne devrait pas même être une location de temps de certains a d’autres, le temps étant la seule chose certaine que la vie nous donne à la naissance.
 
 
Non, le travail n’est en rien une valeur. Il faut être un puissant pour oser affirmer cela contre le sens même des mots, les détourner de leur signification. L’honnêteté, la tempérance, la justice sont des valeurs, le travail en rien. On ne prête pas assez attention à l’œuvre de destruction lexicale qui anticipe toujours la mise à mort d’une société par la manipulation du sens.
 
Travailler devrait redevenir un acte individuel propice a l’expression d’un talent, d’un savoir-faire, d’un art utile pour celui qui l’exerce comme pour nous tous. Quelque chose de noble, modeste ou ambitieux, dans lequel l’individu s’engage entièrement, sans besoin de vivre au travers de lui, mais en lequel il réalise une part essentielle de lui-même en actes tangibles et observables. Comme ces artistes des civilisations lointaines, qui ne signaient ni leurs statues, ni leurs poteries, ni leurs hiéroglyphes. Ils s’y sont magnifies, ils nous les ont léguées, et plusieurs siècles après, nous faisons la queue, admiratifs et reconnaissants.
 
Notre temps est nôtre, et l’obligation de travailler ne doit à mon sens point nous aveugler sur cette liberté qui est nôtre, quoi que nous dise la société qui nous endort. Nos patrons ne sont que les signataires de contrats de leasing, nous ne leur devons rien au-delà de ça. Ce qu’on nomme esprit ou culture d’Entreprise est une dangereuse fumisterie, un ersatz d’esprit sectaire bricole à la va-vite par des sous-développés du ciboulot à l’usage de naïfs et de fragiles. Feignons d’être en accord, faisons le job honnêtement tant que le cadre impose ne nous grignote pas, n’agissons pas en adolescents immatures en nous faisant les chantres de ceux qui nous asservissent bien au-delà de leurs droits, ne nous lançons pas dans des révoltes stériles remplies d’illusions. Ne perdons pas notre temps, ne leur donnons pas en plus ce temps qui nous appartient. 
 
Apprenons à partir au moment juste, à retrouver notre faculté a agir pour nous-mêmes et à quitter la cage sans prévenir. Nous ne leur devons rien d’autre que ce pour quoi ils nous rémunèrent, rien. Ces chancres de la liberté pour soi devraient comprendre que la chaine d’asservissement n’est jamais rien d’autre que la projection réussie un temps d’une chimère sur un esprit peu éclairé, et qu’en cela elle peut à tout moment, a la foi d’un éclair de lucidité, s’évanouir en fumée.


27 réactions


  • bibou1324 bibou1324 8 mars 17:14

    Travailler est un choix, non une obligation. Beaucoup l’oublient. Et se stressent, se soumettent à la hiérarchie comme si le patron était un dieu tout puissant auquel il faut obéir aveuglément, sous peine de mort instantanée et de descente aux enfers.



    Petit instant de poésie avec des citations du code du travail, article L. 1222-1 :

    Le salarié doit se tenir à la disposition de l’employeur
    Le salarié doit se soumettre au pouvoir de direction de son employeur et a un devoir d’obéissance, sans pouvoir contester les ordres qui lui sont donnés 
    Le salarié a également un devoir de loyauté à l’égard de son employeur

    • foufouille foufouille 9 mars 09:28

      @bibou1324
      tu es certainement rentier.


    • Jao Aliber 9 mars 14:20

      @bibou1324
      « Travailler est un choix, non une obligation ».C’est comme si vous dites :vivre, respirer, manger sont des choix et non des obligations.


      Travailler n’est pas un choix, mais l’obligation la plus vitale dans une société fondée sur le salariat, sauf si on veut se suicider ou mourir par inanition.

      Même l’assistanat étatique a une limite.Il suffit d’une dizaine d’année de dépression économique et les caisses de l’Etat se vident.

    • Wilemo Wilemo 10 mars 15:41

      @Jao Aliber
      Je crois que le commentaire de Bibou était un chouïa ironique ! smiley


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 8 mars 18:14

    Travailler devrait redevenir un acte individuel propice a l’expression d’un talent, d’un savoir-faire, d’un art utile pour celui qui l’exerce comme pour nous tous.

    Ramasser les poubelles des autres restera ramasser les poubelles des autres.

    Vous auriez pu dire à la rigueur, que des emplois que personne ne veut devraient être mieux payés à supposer qu’on soit en plein emploi, ou parler d’une hypothétique robotisation de l’emploi pénible, mais vous ne l’avez pas fait...


    • Sparker Sparker 9 mars 09:24

      @La Voix De Ton Maître
      Dans mon jeune temps j’ai ramassé les poubelles de ma commune. Perso ça n’a jamais atteint ma « dignité » c’est un service rendu et je n’en ai pas fait profession. Là est la différence.
      Entendu comme un service rendu à la communauté je le ferai encore si mon âge et donc ma condition physique me le permettai, bien des gens agées de l’époque nous remerciaient souvent.
      Ce ne sont qu’avis d’arriviste , de pédants, d’individualiste orgueilleux qui s’en servent pour se hisser au dessus des autres.
      Laissez leur leurs poubelles devant leurs portes et on en reparle.


    • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 9 mars 16:57

      @Sparker

      Il n’y a pas de sot métier.

      Mais j’irai pas jusqu’à dire :

      un acte individuel propice a l’expression d’un talent, d’un savoir-faire, d’un art utile pour celui qui l’exerce comme pour nous tous.


  • eric 8 mars 22:01
    Tous cela n’a strictement aucune importance. En effet, le temps passé au travail sur une vie s’élève à 12% du total...C’était 40% au début du 20ème siècle et jusqu’à 70% durant la IIIème République.

    A ce stade, le vrai enjeux d’une vie heureuse est plus ce que l’on fait de son temps libre, de ses vacances, de ses RTT de sa retraite.

    Bine sur, on peul les perdre à se lamenter sur la « dureté des temps et »l’esclavage que représente le travail aujourd’hui." 

    Chacun comprendra qu’il y a sans doute de meilleures façons de poursuivre le bonheur....


    • @eric
       
       
      Ooooouuuui !!!!

      On dit pas bonheur on dit branlette
       
       
      « L’alpha et l’oméga du livre de la vie du gogocho, la branlette, le jouir sans contrainte et au maximum, se mesura en nombre de selfies sur InterBEnet. Comme la branlette est sa mesure de toute chose, il suffit à Capital de lui dire que son bonheur est consommation d’Iped, de loisirs, de culture, d’exotisme, de vie intense, etc... Bref pour Capital gogocho est le sexe décérébré pousseur de Caddie le plus parfait »
      Clouscardien
       


  • fred fred 9 mars 07:21

    Le travail, c(’est de l’esclavage..c’est fatiguant..usant..beaucoup en meurent..c’est d’ailleurs pour cela que les « RICHES » font travailler les autres !


  • rocla+ rocla+ 9 mars 08:15

    Ce qui est sympa c’ est que ceux qui travaillent pas meurent aussi . 


    Alors  c’ est vrai qu’ il veut mieux ne pas travailler pusqu’ on meurt quand-même .

    Il y a des qui réfléchissent et vont se faire embaucher , c’ est bête  un travailleur .

    • foufouille foufouille 9 mars 09:31

      @rocla+
      mais ceux qui travaillent dur meurent plus jeune et sont en moins bonne santé comme dans le btp.


    • Armelle 9 mars 16:06

      @rocla+
      Je ne sais s’il est un gros con, mais ce qui est certain c’est qu’il n’a pas inventé l’eau chaude le gars !!! Plus j’apprends à le connaître plus je m’aperçois qu’il n’a franchement rien compris au film, et la plupart du temps répète bêtement ce que disent les autres, comme les slogans CGT, ça il adore le gars, il adore !!! il est dans un véritable potage le pauvre garçon


    • foufouille foufouille 9 mars 17:47

      @Armelle
      tu es une vraie débile.
      toutes les professions manuelles meurent plus jeunes justement à cause des polluants comme dans le btp ou ont des ennuis de santés plus tôt.
      va bosser dans les vignes ou dans le btp.


    • Armelle 9 mars 20:50

      @foufouille
      FAUX ARCHI FAUX


    • foufouille foufouille 10 mars 10:22

      @Armelle
      VRAI ET ARCHI VRAI.
      TU PEUT CONSULTER AUTANT QUE TU VEUT DES STATISTIQUES SUR L’ESPÉRANCE DE VIE PAR ACTIVITÉ.


    • @bartneski
       
      Les institutions ne sont que le moyen d’une politique, pas la politique en elle-même.
       
      Le projet libéral sociétaliste est la liberté individuelle, cette vidéo ne dit rien du projet politique sauf à se masturber au péché d’envie ... ils nous volent ... et alors ? Si on te volait pas tu achèterais toi aussi un Iped à la con, même pas un yacht comme dans Intouchables ...
       
      Pour moi c’est indifférent. Et puis je préfère le péché d’orgueil.
       


  • Hervé Hum Hervé Hum 9 mars 13:39

    "Non, le travail n’est en rien une valeur. Il faut être un puissant pour oser affirmer cela contre le sens même des mots, les détourner de leur signification."

    Très bien, et vous poursuivez

     On ne prête pas assez attention à l’œuvre de destruction lexicale qui anticipe toujours la mise à mort d’une société par la manipulation du sens.« 

    Parfait, tout se tient, mais vous enchainez par

     »Travailler devrait redevenir un acte individuel propice a l’expression d’un talent, d’un savoir-faire, d’un art utile pour celui qui l’exerce comme pour nous tous. Quelque chose de noble, modeste ou ambitieux, dans lequel l’individu s’engage entièrement, sans besoin de vivre au travers de lui, mais en lequel il réalise une part essentielle de lui-même en actes tangibles et observables..."

     ???????????????????

    Si le travail n’est pas une valeur en tant que contrainte, le sens même du mot ne peut faire l’action de travailler une valeur, comme vous le faites !

    Le travail signifiant depuis son origine une contrainte, il ne peut donc redevenir ce qu’il n’a jamais été, sauf si entre temps, le mot a été dévié de son sens !

    Non seulement vous ne faites pas assez attention là où vous dites qu’il faut faire attention, mais en plus, vous ne faites pas du tout attention à la relation de causalité qui veut qu’on ne peut revenir à quelque chose qui n’a jamais été. 

    Bref, vous pouvez pas changer le sens du mot travail, seulement faire appel à un autre mot pour distinguer le travail en tant qu’obligation et le non travail en tant que choix d’action, c’est à dire, ce qu’on appelle une activité choisie. Sinon, vous maintenez la confusion alors que vous écrivez un article pour la lever !

    C’est à dire, que vous entretenez un débat stérile autour de la définition du mot travail en proposant uniquement de faire basculer son sens originel vers le sens que vous voulez lui donner, mais qu’une autre personne peut venir contester et refaire basculer dans l’autre sens.

     Ce que font les intervenants, où il n’y a plus de sens propre au mot, chacun y allant de sa propre approche, alors que si on conserve le sens originel, il ne peut y avoir ambiguité, l’étymologie du mot travail étant tripalium, instrument de torture et non de libre choix.

    La technique de manipulation des cogitos s’appuie essentiellement sur la confusion dans le sens des mots, cad, en donnant à un mot deux définitions contraires et antinomiques !

    Le mot travail est un cas d’école de la technique de manipulation des cogitos !!!!

    C’est ce que j’appelle un raisonnement shadokkien" 

     


    • christophecroshouplon christophecroshouplon 9 mars 14:26

      @Hervé Hum
      A trop intellectualiser et a conceptualiser a outrance vous etes devenu confus, mal bien francais. Totalement sur de lui c’est un fait mais en tout etat de cause lisant sa propre projection dans mes mots et les repercutant en donnant des lecons quelque peu hatives sans faire l’effort de vous relire pour vous faire comprendre. Echange impossible et donc non souhaite sur ces bases, j’attends avec gourmandise vos premiers articles... en esperant les comprendre


    • Armelle 9 mars 16:31

      @Hervé Hum
      Pardonnez-moi mais votre critique n’aura guère d’intérêt que pour vous !!! ce que vous cherchez à démontrer est d’une banalité déconcertante, et je dirais « facile », et qui n’aura bien évidemment échappé à personne.
      Les lecteurs auront traduit le terme « travail » une fois traité par l’auteur, on auront donc tous compris qu’il aurait peut-être dû préférer le terme « activité » mais également que vous avez perdu votre temps et allez le faire perdre aussi aux prochains qui vous liront.
      Tout cela sans doute pour vous faire remarquer à travers une envolée ma foi davantage comique que constructive dans le débat qui est exposé là !!!
      Sans doute l’art et la manière d’éluder le sujet de fond par manque de d’idées et de réflexion


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 mars 17:01

      @christophecroshouplon

      Inutile d’attendre, j’en ai déjà écrit 15 que vous pouvez lire en cliquant sur mon pseudo.

      Sinon, désolé, je n’intellectualise pas à outrance, je vous fais juste remarquer que vous vous contredisez vous même. De même, il ne suffit pas d’affirmer, encore faut t-il démontrer, ce que je fais, à l’inverse de vous avec votre réponse qui est ce qu’on appelle un argument d’autorité, mais avec le défaut d’être vide. Etr je ne vois pas où vous comprenez pas ?

      Je le répète donc, l’étymologie du mot travail est tripalium, instrument de torture, d’où l’expression « mettre au travail ». C’est son sens originel. et si vous lisez les commentaires, on voit bien que le débat tourne entre ceux qui restent sur cette définition et ceux qui comme vous la changent en fonction de leur propre projection. Le résultat, est que le débat tourne en rond et ne peut en sortir.

      Remarquez que je ne suis pas contre de faire évoluer une définition, cela m’arrive aussi, mais uniquement pour gagner en clarté et lever la confusion et non pour y ajouter ou la maintenir comme vous le faites avec votre article.

       Je vous invite à lire en premier, l’article « droits, devoirs et responsabilité » et à le critiquer. La définition du mot « responsabilité » y est certes complexe, mais pas « intellectualisée à outrance ». Elle se veut précise (bien qu’encore trop simpliste), mais là, c’est le fait de consommer les concepts comme des produits jetables, cad, avec des raisonnement hâtifs, faciles, sans tenir compte de la logique la plus élémentaire (relation de causalité) qui est cause de ce que j’appelle le « raisonnement shaddokien », cad, absurde. Je prépare deux articles faisant suite au dernier écrit, ayant l’ambition de l’expliquer.

      Sinon, je partage votre observation selon laquelle le temps de vie est le bien le plus précieux et il est donc faux de dire qu’il n’a pas de prix et vous savez quoi ? C’est ce pour quoi l’humain se bat depuis que certains ont entrepris de dominer tous les autres, cad, la prédation humaine. Car comme il est impossible d’accroitre son propre temps de vie, la seule alternative est de s’emparer de celui d’autrui à son usage, ce qu’on appelle le « profit », Et il y a de capital que le temps de vie où la monnaie est ce qui permet de capitaliser celui d’autrui à son profit. Les richesses matérielles, seules, sont un attrape nigaud !

      Pour finir, ma devise personnelle est « chacun doit être son dernier maître et son premier disciple ». Je pense que vous serez d’accord avec celle ci !!!


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 mars 19:50

      @Armelle

      Vous me pardonnerez sans doute pas, mais la banalité n’est qu’apparente, car conserver le même mot pour deux notions opposés a deux conséquences négatives et qui vous échapperont sans doute encore après ce commentaire.

      La première, est que la confusion occupe le débat et rend celui ci stérile et absurde. Et prouve surtout que personne n’a rectifié de lui même, car sinon, le débat n’aurait pas lieu. En fait, il a fallut que je le signale pour que l’évidence vous saute aux yeux et vous fasse vous écrier « mais je le savais ». je suis habitué à ce genre de réaction où l’évidence n’apparaît à la personne qu’une fois qu’elle lui est révélé, mais pas avant cela.

      La seconde, certainement plus perverse et néfaste, est de vous faire écrire une ineptie comme votre commentaire ci-dessous.

      Pourquoi cela ?

      Parce que votre raisonnement ne tient qu’à une seule condition et une seule, que la propriété économique soit remplacé par la responsabilité économique. Sans cela, votre « portage salarial », est simplement la précarisation définitive du prolétaire économique ou du travailleur et à terme, sa paupérisation accéléré avec en prime une surcharge de travail pour les uns et une déchéance pour les autres.

      Par contre, débarrassé de la propriété économique, alors oui, le portage salarial est la solution. Je doute que sans une explication approfondie vous soyez en mesure de comprendre la « banalité »’ de ce que j’écris, mais désolé, j’ai pas l’intention de l’expliquer ici même. Pour cela, vous pouvez aller lire mes articles traitant de la monnaie et l’article « les BAL citoyens ».

      Les gens comme vous sont d’autant plus manipulables qu’ils ne connaissent de l’économie que les mensonges répétés milles fois à la télé.ou à l’université.

      Autrement dit, on vous apprend à prendre des vessies pour des lanternes et gare à celui qui voudrait vous faire voir le contraire !


    • christophecroshouplon christophecroshouplon 9 mars 20:17

      @Hervé Hum 

      J’en avais deja lu quelques uns, de vos articles. Bien trop verbeux a mon humble avis, d’ou mes absences de commentaires, je ne commente que ce que j’aime et ce qui me parle. Pour le reste dialogue non souhaite bis

    • Hervé Hum Hervé Hum 10 mars 09:41

      @christophecroshouplon

      Pour ma part, c’est votre article qui est verbeux et fait dans le lieu commun et la niaiserie.

      Bref, chez vous, faire appel à la raison, à l’intelligence et à la conscience est du verbiage, mais faire appel à la passion, à la sentimentalité, à la niaiserie, n’en est pas.

      Je suis ravi que vous ne commentiez pas mes articles et ne les aimez pas...


  • Armelle 9 mars 15:49

    L’auteur,
    Vous auriez pu citer « Confucius »...
    « Faites un travail qui vous plaît et vous n’aurez plus un seul jour de votre vie à travailler »
    Et dans cette citation, il y a ttes les réponses que l’on se pose...
    Et tant que le statut dépassé de « salarié » perdurera, autant l’activité que l’on fait pour vivre restera un travail...
    Tous mes collègues qui travaillent maintenant sous le format « portage salarial » (n’ont donc plus de patron) ne souffrent plus de leur travail, même pour ceux qui sont pénibles...
    C’est le format du travail que nous devons changer et non chercher des compensations aux activités pénibles mais malheureusement il faudra que ça passe par un changement des mentalités, à savoir ; intégrer le risque, intégrer le fait que le salaire n’est pas le même chaque mois, et puis aussi... et biensûr chercher ses contrats, et ne plus attendre que le « méchant patron » amène le boulot sur le bureau ou sur l’établi...
    Aujourd’hui la plupart des sociétés qui font du portage salariale se lancent aussi sur les niveaux agents de maîtrise et ouvriers ttes catégories...Il est là le changement et celui-ci anéantirait du même coup l’aspect « ténardiesque » de certains patrons à l’égard des salariés.
    Seulement voilà, il faut prendre le risque !!! ...Pas facile pour ces « surprotégés » du travail...


  • Wilemo Wilemo 10 mars 15:31

    Ah si si ! Le travail est bien un « enchainement », disons plutot un engagement d’un individu dans le cadre d’une sturcture qui lui permet d’exercer sa force de travail dans un moyen qui maintient (à minima) et développe la structure. Et c’est bien pour ça que le salarié est subordonné à sa structure, avec des devoirs (celui de bosser) et des droits (la garantie au minimum du maintien et du développement de sa propre structure individuelle, soit que l’on parle de sa structure physique ou psychologique).

    Après, le salarié peut être plus ou moins impliqué. Du point de vue de la structure, l’implication individuelle est un processus qui permet de dissimuler son engagement. Plus on est impliqué, plus on kiffe son taf, moins on a des prétentions à valoriser son engagement comme étant une réponse à l’engagement de la structure.
    Il existe des travaux de psycho sociale hyper intéressants (et un peu cyniques) sur la rétribution, l’implication et l’engagement. Je n’ai pes les réf. en tête. Je crois que Somat a bossé la dessus.

    Alors certes, je ne parle pas ici du jardinage de 100m² de potager, qui est aussi un travail. Mais ça marche pareil. Ici, l’implication individuelle sera grande, par contre la structure ne permet pas (en tant que modèle sociétal, parce que sinon, il parait que certains y arrivent) de se maintenir et de se développer. Ce qui fait que si l’individu qui fait son petit jardin commence à mourir de faim (ou de froid, parce que pendant qu’il fait son jardin, il ne construit, ni ne paye sa maison), l’implication ne sera plus que le cache-sexe de son engagement/enchainement à un jardin qui deviendra une nécessité de produire à manger avant d’être un gros kif de jardinage.

    Bref, l’implication est la part choisie et accesssoire du travail. L’engagement est la part subie et nécessaire.

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