mardi 14 février 2012 - par Aldous

UE : De la corruption à la dette

Beaucoup d’idées reçues circulent sur les origines de la dette grecque, accusant pèle mêle un atavisme national poussant les Grecs à jouer les cigales et à faire la sieste, stigmatisant une fraude fiscale allant du pêcheur de poulpes au milliardaire armateur possédant une flotte de supertankers.

D’autres cherchent des poux à l’église grecque, exemptée de taxe foncière et présentée comme « le plus gros propriétaire foncier du pays », oubliant un peu que la conservation des nombreuses églises du pays n’est pas à la charge de l’état contrairement à ce qui se passe en France.

Toutes ces images d’Epinal ont sans doute un fond de vérité mais elles ne suffisent pas du tout pour expliquer la dette publique abyssale de la Grèce.

Par contre elles servent d’utile cache-sexe à une vérité bien plus gênante : la corruption généralisée qui gangrène les relation économiques au sein de l’UE et qui est le principal générateur de ce que les juristes appellent la Dette Odieuse, c’est-à-dire une dette contractée contre l’intérêt des citoyens, non solvable et par le moyen de la corruption.

Voici donc quelques points étapes qui ont massivement contribué à enfoncer la Grèce dans la dette :

Arrière plan historique

-1967-1974 La dette a quadruplé pendant la dictature des colonels. C’est open-bar pour les vendeurs d’armes américains qui fourguent tout une flotte de chasseurs F104G Starfighter, F102 Convair, F4 Fantom et F5 Freedom Fighter. Il faut bien payer son dû à Oncle Sam qui a mis la Junte au pouvoir.

Dès la chute du régime, on change de fournisseurs : Pour entrer dans la CEE la Grèce fait les yeux doux aux vendeurs de canon européens : Dassault (chasseurs Mirage) et à Krupps (Chars Leopard)

La grande bouffe européenne du XXIe siècle

(les dates sont celles des contrats, pas des mises en examen)

  • 1999-2000 La firme américaine Raytheon vend son système antimissiles Patriot. 10 millions d'euros en pots de vin via des cadres de Siemens selon le témoignage de Reinhard Siekaczek.

  • 2000-2002 Le constructeur automobile allemand MAN est mis en examen par le parquet de Munich pour avoir soudoyé les autorités dans plusieurs pays pour obtenir des contrats parmi lesquels celui de fourniture de véhicules à Athènes et au Pirée (une centaine de Trolleys bus, des véhicules militaires…).

 

  • 2004 : Gabegie Olympique.


Le budget initial prévu 1,3 milliard de dollars.

Coût réel estimé 14,2 milliards de dollars.

Cout réel incluant les pots de vins : plus de 20 milliards de dollars.

Pourtant un seul cas de corruption fait l’objet de poursuites en Grèce comme en Allemagne : celui du Groupe Siemens qui a fourni le système de sécurité c4i (Command, Control, Communications, Computers, and Intelligence) qui n’a jamais fonctionné (10 millions € de pots de vins).

http://www.scribd.com/doc/14433472/Siemens-Scandal-Siemens-Hellas

Siemens décroche aussi en 2004 la digitalisation des centres téléphoniques de la compagnie nationale de télécoms OTE (100 millions d’euros en pots de vin)

Siemens arrosait le personnel politique des deux bords, les hauts gradés et la haute administration grecque pour décrocher des contrats mirifiques . Les pots de vins dépasseraient le milliard d'euros.

L’ Allemagne a refusé d’extrader l’ex-patron du groupe Siemens-Hellas en Grèce.

La construction du métro d'Athènes a donné lieu aussi à 50 million € de pots de vins, dont le bénéficiaire était la compagnie allemande Ferrostall.

 

  • 2007 Scandale des sous-marins allemands U-214 de HDW (Howaldtswerke-Deutsche Werft) d'une valeur globale de 5 milliards d'euros (120 millions de pots de vins) qui plus est défectueux (gitent énormément à gauche et équipement électronique HS).


http://www.defenseindustrydaily.com/Greece-in-Default-on-U-214-Submarine-Order-05801/

Autres scandales en vrac :

Pots de vins dans la vente de matériel aux chemins de fer grecs (SEK),

Pots de vins lors de l’acquisition du système de télécommunications Hermès par l'armée grecque (Siemens, EADS)

Scandale du marché des équipements surfacturés des hôpitaux grecs.

Le mirifique pont-Rion-Antirion.

La mégalomane voie AEgnatia romaine devenue autoroute déserte avec 1650 ponts et 76 tunnels (100 mk de tunnels) !

Trop !

Trop de fric, trop de projets, trop de dettes.

Les grosses puissances européennes sont allé "chercher la croissance avec les dents" et elles l'ont trouvée chez les Grecs en achetant la complaisance de la classe dirigeante.

Comment pouvait-on ignorer que l'économie de la Grèce ne pouvait pas supporter tous ces investissements titanesques et tous les autres dont je ne parle pas, l'aéroport Vénizélos, l'autoroute Attiki... tous deux concessions allemandes ?

Et ces scandales ne vous en rappellent-ils pas d’autres ?

Celui des frégates vendues à Taiwan ?
Celui des sous-marins de l’affaire Karatchi ?

Ce n’est pas une coïncidence. La corruption fait partie du système et le finance.

L’UE, si prompte à donner des leçons de démocratie aux antipodes ne parle jamais de la corruption qui gangrène les échanges entre pays membres et les grand marchés publics. La corruption des élites des pays clients par les gros industriels des pays industriels, le tout au détriment des contribuables est la face cachée du « libre échange » européen.

C'est le système des assasins économiques décrit par John Perkins.


Personne en Europe ne lutte contre. Les affaires sont étouffées. C’est l’omerta.

Le véritable crime des Grecs est d’avoir violé cette loi du silence sur les pratiques corruptrices du principal groupe industriel allemand : Siemens.

On comprends mieux le ressentiment du ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble à l’égard de la Grèce et sa volonté de lui faire subir un sort particulier, comme l’a révélé un échange entre lui et son homologue portugais Vitor Gaspar ; échange enregistré à leur insu lors d’un sommet européen.

On y entend les deux hommes deviser sur la possibilité pour l’Allemagne d’accepter que le programme d’austérité Portugais soit "ajusté" c’est-à-dire assoupli.

Wolfgang Schäuble : Si, en fin de compte, nous devions faire des ajustement au programme, ce serait une fois passées les décisions décisives pour la Grèce... ce qui est essentiel... mais ensuite, si c’est nécessaire, un ajustement du programme portugais serait préparé.

Vitor Gaspar : Merci beaucoup.

Wolfgang Schäuble : De rien. C’est parce qu’en Allemagne, les parlementaires et l’opinion ne prennent pas nos décisions au sérieux, ne croient pas dans nos décision à propos de la Grèce.

Vitor Gaspar : Nous avons fait de progrès substantiels dans le contexte Européen.

Wolfgang Schäuble : Oui, vous avez fait des progrès.

Vitor Gaspar : Oui, nous en avons fait. Et maintenant il nous faut travailler...




Aujourd’hui la troïka oblige les Grecs à se serrer la ceinture pour que « l’aide » octroyée à la Grèce aille principalement renflouer les affairistes qui ont financé ce systeme corrompu et insolvable.

Une façon bien immorale d’absoudre le crime.



82 réactions


  • adeline 14 février 2012 15:22

    Oui Aldous, tant à dire autours de toutes ces pratiques mafieuses de nos glorieux états/société, en plus il n’y a pas eu la livraison récente de frégates françaises ?


    • Aldous Aldous 14 février 2012 15:32

      C’est comme ça que ça a marché jusqu’ici :

      Les Grecs, ne pouvant payer les dettes arrivant à maturité demandent à être refinancés auprès des grandes banques européennes.

      Les Français leurs disent : on ne va pas vous prêter de l’argent comme ça.

      Par contre si vous nous achetez 5 ou 6 frégates, on va chercher à convaincre nos banques de vous accorder un nouveau prêt.

      Ca marche aussi avec les chars leopard allemands ou les chars lourds M1 Abrams ricains...

      Evidemment pas avec les mêmes banques.


    • Old Dan Old Dan 15 février 2012 06:25

      ... sans oublier cette obligation absurde de l’emprunt d’Etat à des banques privées !
      Comment a-t-on pu laisser faire une chose pareille ???...

      (Mais ça n’est pas la seule question que l’on peut se poser à propos de l’Europe telle qu’on nous la vend...)


    • Aldous Aldous 15 février 2012 09:45

      C’est la condition sin equa non du piège du tueur économique.


  • Hermes Hermes 14 février 2012 15:38

    Bravo pour la clarté de la démonstartion. Vu sous cet angle le dossier est tellement limpide !


    • Aldous Aldous 14 février 2012 15:56

      Merci, parfois, plus c’est gros moins ça se voit.

      Autre angle :

      Le cinéaste Théo Angélopoulos a-t-il été tué par les plans de rigueur ?

      Une moto le renverse lors du tournage de son dernier film.
      Son équipe appelle les urgences sur le champ.

      Une premier ambulance partie de l’hopital situé au centre-ville tombe en panne.

      Une seconde part avec retard.

      Finalement c’est une troisième ambulance envoyée d’un autre hôpital qui finira par arriver sur place, trop tard.

      Mis en cause les services d’urgence se sont justifiés par le manque de personnel et de moyens dût aux coupes budgétaires dans le domaine de la santé.


    • lebreton 14 février 2012 23:47

      une moto renverse le grec ,coluche en moto s’est fait tué !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!reste a savoir pouquoi et par qui ,


    • Hermes Hermes 16 février 2012 10:28

      Bonjour,

      Effectivement le contexte est très suspect. Le tournage en cours de « The other sea » avait démarré en janivier 2012. Le film parle parle de la crise grecque, des grèves, de la pauvreté, de l’exploitation de l’homme par l’homme.
      Théo Angelopoulos a été tué le 24 janvier par une moto conduite par un policier qui n’était pas en service. Par une série de circonstances imprévisibles aucune ambulance n’a pu arriver à temps.

      Pas de chance !?! Cherchez l’erreur


  • Automates Intelligents (JP Baquiast) 14 février 2012 16:26

    La culpabilité des corrupteurs

    Excellent article qui documente bien une question soupçonnée mais mal évaluée ; comment les firmes européennes (sans mentionner les US) ont, par la corruption, incité les administrations grecques à faire des investissements aussi faramineux qu’inutiles

    Comme le montre l’article, les entreprises allemandes sont les premières impliquées. En bonne logique, ce serait à elles de rembourser en priorité leur part dans la dette grecque.


    • ARMINIUS ARMINIUS 15 février 2012 08:23

      Pour qu’il y ait corrupteurs il fait qu’il y ait aussi corrompus,-aussi coupables l’un que l’autre- de mémoire il me semble aussi que les corrupteurs de Siemens ont été condamnés et sont en fuite... la loi allemande ne badine pas avec corruption et pots de vin, et l’exemplarité s’applique aux politiques comme aux décideurs, la finance supra-nationale elle seule peut échapper à cette règle...


    • Aldous Aldous 15 février 2012 09:47

      Tout à fait. Il y a deux catégories de coupables, et le peuple grec n’en fait pas partie.


      La loi Allemande ne remboursera pas l’argent volé...

    • Croa Croa 15 février 2012 10:34

      « il me semble aussi que les corrupteurs de Siemens... » Ce qui signifie que ces corrupteurs travaillaient pour Siemens, non ? 

      Et Siemens ne serait pas poursuivi ??? Cette boite est solvable !

      Eclairez moi !  smiley


    • Aldous Aldous 15 février 2012 11:19

      Si, il y a eu un procès, des condamnations.


      Ça fat une belle jambe au contribuable grec qui paye quand même les équipements des JO.





  • latitude zéro 14 février 2012 16:47


    Les Grecs , le peuple, ont ils déjà évoqué un audit de la dette par le CADTM ?
    L’exemple de l’Equateur avec Rafael Correa est un cas d’école qui a parfaitement fonctionné.
    Ils ont travaillé 14 mois, de juillet 2007 à septembre 2008, et ont étudié la dette équatorienne,
    L’audit de la Cadtm recherche la part illégitime de la dette dite « souveraine » et conseille ce qui est à rembourser ou pas.

    Extrait :

    "après 14 mois, on lui a rendu notre rapport. On a analysé, avec une documentation suffisante, 85 % de la dette, et nous recommandons d’annuler entièrement cette dette. L’Équateur a réfléchi pendant un mois et demi sur nos recommandations et puis, le 14 novembre 2008, le président Correa a dit : j’arrête le remboursement des titres de ma dette vendus aux banquiers qui étaient essentiellement des banquiers des États-Unis, pour 3 milliards de dollars. Ces banquiers se sont défaits de ces titres. Ils se sont vendus à 20 %. Qu’a fait l’Équateur ? Il a acheté, sur le marché secondaire, à du 20 %. Il ne peut pas, ce n’est pas légal. Il a utilisé les règles du jeu et la concurrence. Il a demandé à une banque, dont je ne te dirai pas le nom mais c’est une banque française, qui a, elle, racheté, soi-disant pour son propre compte. Mais elle travaillait pour le compte de l’État équatorien. Et elle a racheté à du 20 %. Ils ont réussi à racheter 30 % des titres en circulation à du 20 %. Ils ont atteint une masse critique. Le président Correa a dit, c’était cinq mois plus tard, il a dit aux marchés : on va être généreux avec vous. Ceux qui veulent vendre leurs titres, on leur rachète à 35 % de la valeur.

    En tout, le 10 juin 2009, l’Équateur a pu dire : j’ai racheté 91 % des titres. Cela lui a coûté grosso modo 900 millions de dollars pour racheter 3 milliards de titres. La moitié de ces titres, il fallait payer des intérêts jusqu’en 2030. Tu dois ajouter dans ton gain les intérêts que tu ne paies pas. Donc, là, c’est 7 milliards qui ont été économisés. Cela a permis de dégager une marge financière dans le budget pour augmenter très fortement les dépenses de santé publique, d’éducation, de soutien à la création d’emplois, l’amélioration d’infrastructures et y compris des primes aux équatoriens qui avaient quitté massivement le pays en 1999 quand il y avait eu une crise bancaire, et qui étaient partis massivement aux États-Unis et en Espagne travailler dans l’immobilier et qui se sont retrouvés sans emploi quand la crise des subprimes et immobilière en Espagne a explosé en 2008. Ce qui fait que c’est un vrai changement de politique. "
     
    Le problème est d’avoir accès sans aucune obstruction à tous les documents des différentes administrations, ce qui n’est pas gagné !

    Seul un autre gouvernement peut le faire.
    C’est une piste pour les nouveaux mouvements qui ne manqueront pas de se créer

    http://www.cadtm.org/La-dette-ou-la-vie-entretien-avec

    Une petite phrase à méditer
    «  Les pressions des marchés pourraient réussir là où les autres approches ont échoué  ». Cette phrase vient d’un document du FMI de novembre 2010


    • Aldous Aldous 14 février 2012 17:30

      Oui, il y a un large groupe d’économistes grecs, et aussi d’autres nationalités qui demandent à ce qu’il y ait un audit de la dette.


      http://resistance71.wordpress.com/2011/01/22/economie-charognarde-la-dette-odieuse-dont-les-peuples-ne-sont-pas-responsables-doit-etre-eliminee/

      Mais comme on l’a vu dimanche, les élites corrompues verrouillent tout processus démocratique normal.

      Il faut dire que l’affaire Siemens à montré que tous les partis ont été arrosés, que l’état major à aussi touché des pots de vins et que la haute fonction publique est impliquée.

      Dans ces conditions, tous les bords ont intérêt à enterrer les affaires.

      En Équateur, les choses ont pût aboutir à une commission d’audit uniquement en raison d’un homme providentiel Rafael Correa, qui a démissionné du poste de ministre pour protester contre l’aservissement de son pays par la dette et à fait campagne pour devenir président.

      Un tel homme ne s’est pas encore manifesté en Grèce.

    • Catart Catart 15 février 2012 11:44

      Hola,

      Tout ceci nous montre encore une fois l’urgence de nous débarrasser de tous ces voyous en col blanc qui en réalité sont une mafia légalisée.
      Si l’on rajoute à cet excellent article et à ton commentaire le nombre de gens brisés ou tués à cause d’une poignée d’imbécile il y a de quoi gerber...
      Il faut diffuser toutes ces infos, il faut alerter le Peuple, expliquer et dénoncer sans relâche.
      Nous ne manquerons pas lors de notre conférence de presse du 17 Mars à Paris d’en parler.
      Merci 

      http://www.indigne-je-propose.fr/&nbsp ;


    • Prometheus Jeremy971 15 février 2012 19:35

      Intelligent... J’avais entendu parler de cette histoire mais pas du mécanisme en action.

      A une autre époque ça pourrait déclencher une guerre ce genre de procédé mais c’est totalement possible pour un état souverain. Tant que la Grèce sera dans l’union ce procédé sera impossible.


    • Voxien2011 16 février 2012 10:31

      Bonjour

      Jeremy

      Il y a ce documentaire sur la dette grecque qui explique le concept de dette odieuse illustré par l’exemple de l’Équateur : http://www.youtube.com/watch?v=3z8fsmFlOaE

      Eric Toussaint du CADTM a participé à la commission mis en place par Rafael Correa en Équateur, qui a analysé la dette.

      Dans une interview, Toussaint déclare que 100% de la dette pourrait être déclarée illégitime. Voici ce qu’il dit : <<Je pense que l’essentiel de la dette publique aujourd’hui, pas loin des 100%, pour moi, je la considère comme illégitime ; maintenant, ce n’est pas moi qui vais fixer les critères. C’est les gens qui, par une opération d’analyses, de discussions et de débats, où ils vont entendre différentes opinions, vont adopter leurs critères.>>

      L’interview complète ici : http://www.cadtm.org/La-dette-ou-la-Vie-et-le-CADTM-sur


  • Maurice Maurice 14 février 2012 17:06

    Bonjour Aldous,
    très bon article, qui tord le cou à quelques idées reçues.
    Pourquoi ne laisse-t-on pas sortir la Grèce de ce carcan asphyxiant que représente l’euro  ? Parait-il que cela signifierait officiellement le défaut de paiement grec, qui activerait les CDS et ferait perdre pas mal d’argent à certaines banques... Mario Draghi serait-il exempt de tout reproche dans cette affaire ?..

    Très bonne référence à la théorie de la dette odieuse également. Cela semble être une solution plus que nécessaire actuellement...


    • Aldous Aldous 14 février 2012 17:32

      Merci Maurice.


      L’intérêt de la Grèce est de cesser de payer cette dette odieuse d’une manière ou d’une autre.

      Ce n’est pas l’intérêt des banquiers européens... Qui règnent en maîtres à Bruxelles.

    • Emmanuel Aguéra LeManu 15 février 2012 10:34

      rien à ajouter au commentaire de Maurice, sinon mon propre merci.


    • Prometheus Jeremy971 15 février 2012 19:39

      Cela ferait perdre de l’argent à Goldman Sachs à ce qui parait ce qui expliquerait qu’on retrouve en Italie, en Grèce, en Allemagne, en Belgique, et en France des personnages clés de Goldman.

      On nous casse les couilles pour le sauvetage de l’Europe alors que c’est avant tout la plus grande escroquerie de toute l’histoire de l’humanité.


    • Aldous Aldous 19 février 2012 12:20

      La seconde plus grande escroquerie : la 1 ère c’est celle du pétrodollar.



  • paul 14 février 2012 18:40

    Pour « l’accident » d’ Angélopoulos, ça ressemble un peu au scénario du film « Z » de Costa Gavras : l’histoire, un éternel recommencement ..


  • zelectron zelectron 14 février 2012 19:33

    ceux qui vont payer ne sont pas ceux qui ont profité  !


  • Tall 14 février 2012 19:48

    Et de toute façon, quelque soit l’origine de la dette grecque, la bonne solution n’est pas celle de l’UE de Merckel-Sarkozy. C’est au contraire l’injection d’argent à très bon marché qui relancera l’économie.

    Ils ont tout faux à l’UE !
    Aux USA, ils ont compris. Ils renflouent leurs entreprises avec des gros prêts à taux cassés ( moins de 1% ! )

  • rosemar rosemar 14 février 2012 20:13

    Au fond, c’est le système européen financier qui est à l’origine de la dette grecque:comment peut on leur imposer des mesures de rigueur insupportables ???

    Merci pour cet article intéressant !!

  • velosolex velosolex 14 février 2012 20:24

    Il est une chose que les Grecs devraient mettre en avant :
    C’est le remboursement liés au dommage de guerre Allemand, et qui je pense est assez faramineux.

    Pour le reste, si je trouve scandaleux de baisser le pouvoir d’achat des smicards, manœuvre que je qualifierais de politicienne, dans le sens qu’elle exacerbe la haine contre l’Europe, responsables soi-disant de tous les maux, ( et exonèrent ainsi les responsabilités locales).

     il est surement d’autres possibilités de faire des économies qu’en baissant les salaires des jeunes, ce qui revient à jongler avec une bombe......En toute innocence feinte...."Prenez vous en à l’Europe......

    N’oublions tout de même pas que les députés Grecs, par exemple sont les députés Européens les mieux payés ( 18 0000 euros en comptant leurs primes de servitude : Secrétaire, déplacements....) Une curiosité tout de même ! Les députés Allemands et Français en sont loin. Qui s’étonne de ce scandale tout de même révélateur d’un état d’esprit.

     il ne faut tout de même pas oublier que la Grèce était un état autonome, et que les décisions qu’elle a prise, sur des comptes manipulés et spécieux lui appartiennent, autant de ses contrats militaires astronomiques.

    Les lobbys appartiennent malheureusement au jeu politique, et vérole davantage les pays méditerranéenns les pays nordiques.

    Je n’ai aucune sympathie pour Merkel ni Sarkozy, ni bien sur le sens qu’à pris cette Europe,n mais il me semble que bien des analyses sont incomplètes, partisanes, et assez caricaturales, et ne traitent pas de ce qui est dérangeant dans cette vue manichéenne.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 10:06

      Une autre chose qu’on devrait mettre en perspective c’est que dans les Balkans, les pays qui ont donné le plus de fil à retorde aux nazis ont eu des malheurs depuis que l’Allemagne est réunifiée :


      Serbes, Grecs.

      Par contre les alliés actifs des nazis et volontaires ont été largement reabilités : Bosniaques, Croates, Albanais.

      La politique étrangère allemande à des constantes.



    • velosolex velosolex 15 février 2012 16:26

      Aldous

      Je ne vous suis pas trop à ce niveau
      Orchestré par Milosevic, fasciste pur sang, la Serbie a tout de même fait tout ce qu’il faut pour s’attirer des problèmes, et assombrir son image.

      Le souvenir de ces années noires, hante encore l’Europe qui croyait en avoir fini avec le nationalisme, les exécutions en masse de civils et les camps d’internement.
      Madlic, Karadovic, toute ces bourreaux du peuple bosniaque, paradant devant leurs miliciens violeurs.
      N’allez pas me dire que les croates ont fait pareils, ( les proportions sont différentes) et ramener cette vieille histoire des oustachis.
       Il a eu une crime contre l’humanité à cette époque, et c’’est bien les serbes qui ont ouvert la boite de pandore, et se montrent bien rétifs à parler du passé maintenant.

      Le passé, il faut bien pourtant l’affronter, et c’est dans ce sens que je pense que l’Allemagne devrait rembourser cette dette de guerre envers la Grèce.
       Mais parler d’un complot érigé par ce pays contre leurs ennemis d’hier me parait vraiment fort de café, comme une tentative d’auto absolution, et la volonté de trouver un bouc émissaire. Procédé vieux comme le monde, autant au niveau individuel que collectif. Il est toujours tentant de trouver des responsables ailleurs, quitte à retrouver le même problème un peu plus loin, faute de ne pas s’être attaqué aux vraies causes.

      La France et l’Allemagne ont fait la paix.
       Nul ressentiment maintenant entre les deux pays, et c’est un tour de force au vue de ce qui s’est passé depuis un siècle, à travers les haines et les trois occupations successives..

      L’Europe a gâché ses chances il y a cent ans. Les conséquences de la guerre de 14 ne sont pas toujours payées. Les États unis ont pu prendre le pas sur la vieille Europe, incapable de régler ces problèmes nationalistes.

      Même si nous traversons des heures sombres, et la Grèce plus que les autres, il n’y a plus ces batailles et ces morts dérisoires, par millions, les villes à terre et les vies estropiées.

       La guerre économique fait rage. A nous de trouver des ressources et de sortir du toujours égoïsme des peuples et de leurs dirigeants à la petite semaine.

      Moi je continuer à croire à l’Europe, parce que c’est une bonne idée, tombée aux mains des tocards et des margoulins. Il n’existe pas d’autres alternatives, à moins de revenir en 1913. Franchement, je ne trépigne pas d’impatience pour sortir de l’euro, sachant que s’en sera fini de l’Europe. Comme s’il suffisait de dissoudre quelque chose pour régler un problème....Ce qui arivera ensuite sera encore bien pire à mon avis.

      Je conseillerais comme lecture le roman d’une vie, de Stefan Zweig, européen convaincu, et qui assista impuissant à la débâcle des deux guerres avant de se suicider.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 17:40

      Pource qui est de la Yougoslavie, je pense qu’aucun des parties n’est blanche mais que notamment grace à Kouchner, on a blanchi les uns et noirci les autres.


      Savez vous que Kouchner a exclu du mouvement médecin sans frontières les médecins grecs qui se sont rendus en Serbie pour aider les civils bombardés par l’OTAN ?

      Il y aurait donc deux type de civils : les gentils et les méchants en fonction du bord ? 

      Avant Koucnher et sa théorisation du droit d’ingérence chère à BHLl, , les ONG comme la croix rouge portaient secours indifferement aux deux bords sans prendre parti.

  • suumcuique suumcuique 14 février 2012 20:36

    Si tout Français moyen avait reçu de l’Euroland ce que le Grec a reçu et qu’il a planqué depuis sur des comptes en Suisse et dans des paradis encore plus fiscaux, tout Français moyen aurait aujourd« hui - rêve absolu de ce que l’on appelait autrefois un »beauf" - une maison avec piscine.

    Les Grecs ainsi que les Portuguais et d’autres peuples européens périphériques se sont gavés aux frais des Français et des Allemands pendant deux décennies avec la bénédiction active, barroso-merkelienne, de l’Euroland. Il est grand temps que les deux grands peuples européens, les Allemands et les Français, sifflent la fin de la récré et collaborent de nouveau, ce qui ne pourra advenir que si la France et l’Allemagne se libèrent du joug des forces de l’occupant.


    • Lea Andersteen Lea Andersteen 14 février 2012 20:57

      Comment pouvez-vous oser dire que les peuples grecs se sont gavés ? Les grands gagnants ne sont pas les peuples quels qu’ils soient.

      Savez-vous que les banques, avec le dernier accord imposé par Bruxelles et notament l’allemagne, les Banques vont prélever l’impot à la place de l’Etat Grec ?

      Ouvrez les yeux : a qui profite le crime ? La réponse est des plus évidentes.


  • shik 14 février 2012 20:47

    De 2005 à 2008, la Grèce a doublé la valeur de ses emprunts pour payer des armes dont elle n’avait pas besoin. Selon une recherche conjointe de juges grecs et allemands, les vendeurs d’armes ont utilisés la corruption pour s’assurer la collaboration d’importants hommes politiques, de fonctionnaires et de chefs militaires. L’argent emprunté pour acheter ces armes vient des mêmes pays d’où proviennent les armes, soit les États-Unis, la France et l’Allemagne. De 2005 à 2008, les prêts consentis à la Grèce pour l’ensemble de ses obligations ont atteints la somme astronomique de 160 000 millions de dollars. Pour un pays de 11 millions d’habitants c’est peu dire. Avec cet argent la Grèce a amplement de quoi payer la facture de 3 000 millions de dollars en hélicoptères de combat français, 2 000 millions de dollars en avions de combat étasuniens, plus ou moins le même montant pour les avions Mirage français et presque le triple en sous-marins allemands.
    altermonde-sans-frontiere.com « L’endettement de la Grèce au profit des industries militaires »


    • Aldous Aldous 15 février 2012 10:10

      Non en effet, ils parlent des popes qui sont si « riches » ( ha ! Byzance !) et des fraudeurs à l’impôt qui ne déclarent pas tous les poulpes qu’ils pêchent smiley


      Par contre les contrats de plusieurs milliers d’euros obtenus en arrosant les décideurs de pots de vin, chuuuuut !

      Qui ça intéresse ?



    • Aldous Aldous 14 février 2012 22:23

      En France ?


      Mais ici les dirigeants sont blancs comme neige ! La preuve, ce sont les premiers a jeter la pierre sur les grecs tricheurs et profiteurs... (au moyen âge, on ajoutait aussi efféminés)

      Il n’y a pas eu d’affaire Karatchi. Ni d’affaire Taïwan...

    • Aldous Aldous 15 février 2012 09:49

      C’est le cas de Karatchi.


      Sans l’attentat, personne n’en aurait rien su.

  • mick_038 mick_038 14 février 2012 21:42

    Bon, si on faisait des commentaires avec les mots clés autour de la dette grecque, histoire qu’il monte dans les unes de google news, étant donné que c’est le seul article réellement intéressant sur le sujet.
    ça pourrait donner un truc du genre :
    Grèce grec dette crise union européenne Grèce détournement Grèce pot de vin europe grèce corruption banque grèce corruption ue grèce corruption europe grèce misère grèce révolution grèce responsabilité europe grèce responsabilité france détournement grèce corruption gouvernement france europe détournement argent us grèce crise europe grèce détournement crise grèce détournement fond grèce vente illégale ue grèce us racket us ue grèce grande arnaque dette grèce cause dette grecque raison dette grecque pourquoi dette grecque mensonge dette grecque abus peuple grecque
    etc, etc...
    Cela recopié sur une vingtaine de commentaires, ça devrait le faire.
    Anonymous j’espère que vous nous lisez, et que vous relayerez cela.
    Merci Aldous


  • joletaxi 14 février 2012 21:50

    Vous avez raison Aldous, il ne faut pas blamer le peuple grec
    .
    On se souvient des émeutes et des foules dans les rues, des manifestations pour s’opposer à toutes ces décisions catastrophiques.
    Et c’est vrai que les grecs n’avaient nul besoin d’armes, le voisin turc est tout à fait sympathique.
    Et c’est vrai que l’administration fiscale grecque est un modèle ,comme d’ailleurs tous les services publics.
    Bref, les grecs n’ont finalement rien à voir avec ce qui se passe en Grèce,
    Tout s’est décidé à leur insu ,et la classe politique grecque, exemplaire jusque là, a subi une véritable tyrannie de la corruption, il leur était impossible de s’y opposer.

    Tiens un minstre britannique a démissionné, il roulait un peu vite.
    sont fous ces anglais.


    • Aldous Aldous 14 février 2012 22:16

      Je pensais à vous justement Joe en écrivant que les simplet se contentent de la fable des armateurs et de l’église grecque...


  • mick_038 mick_038 14 février 2012 22:01

    En belgique, les pompiers se sont retournés contre la police !
    http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/etonnant/article/bruxelles-les-pompiers-contre-la-33785?debut_forums=0#forum12713868

    Et un commentateur, Gaspard Delanuit, propose cela :
    "Les pompiers avec nous !! Et aussi les égoutiers pour arroser de merde avec une lance à haute pression tous nos guignols politicards. Ils voulaient du karcher, ils vont en avoir. "
     smiley smiley smiley
    Je plussoie et surplussoie


  • Ariane Walter Ariane Walter 14 février 2012 23:03

    Putain, Aldous, cet article, c’est de la bombe !!
    (excuse ma grossièreté, mais c’est sur le coup de l’enthousiasme.)
    maintenant , ceux qui vont me dire « il faut que les grecs paient leur dette », je m’en vais te leur exploser les tympans avec toutes ces belles choses !

    On comprend pourquoi il est si merveilleux d’arriver au pouvoir !
    j’ai toujours pensé que c’était le hold up le plus extraodinaire que l’on puisse réaliser !


    • Aldous Aldous 15 février 2012 09:51

      Tu veux dire qu’il déchire sa race ? smiley


      J’te kiffe sister ! 

      ( j’essaye de pas paraître mon âge)



       


  • Lorelei Lorelei 14 février 2012 23:31

    excellent article, je regarde là ce soir où jamais et je me rends qu’ils haissent vraiment les peuples, qu’ils les infantilisent et les rendent responsables de leurs crimes, c’est fou ces gens se prennent pour des dieux, une super classe alors que se sont des criminels, les démocraties ne peuvent pas aller avec une super classe, ses gens croient vraiment au dessus de nous...et ces idiots ne voient même pas que la grece est à l’origine de la démocratie et de la civilisation occidentale et l’attaque contre la grece est une attaque contre la démocratie de fait c’est assez ironique, on voit que le pays à l’origine de l’occident d’aujourd’hui se fait détruire par un euro fascisme


    • Aldous Aldous 15 février 2012 09:56

      La civilisation de nos jours ça se mesure au retour sur investissement...


      Périclès ? Combien de dividendes ? (sur le modèle de : Le pape ? Combien de divisions ?)

      Merci Lorelei.

  • kssard kssard 14 février 2012 23:45

    Bravo Aldous, Très limpide et pédagogique votre article. 

    Vous auriez aussi pu faire un petit couplet sur l’externalisation de la dette grecque par Golmann Sachs pour la faire entrer dans l’europe. 

    Goldman Sachs est une des institutions les plus rentables du monde, avec près de 30 % de rentabilité moyenne par an ces 10 dernières années. C’est aussi une entreprise extrêmement puissante politiquement, qui a su placer ses cadres aux plus hauts postes du monde, à tel point que cette banque donne une dimension encore jamais atteinte au conflit d’intérêt. Rien que cette semaine, deux anciens de Goldman Sachs ont été nommés chefs de gouvernement, Mario Monti en Italie et Lucas Papademos en Grèce.

    Goldman Sachs est depuis longtemps au chevet des Grecs. La banque aime spéculer sur la dette des petits pays, surtout lorsqu’elle est instable, cela permet de se faire de l’argent bien plus rapidement. Et donc Goldman Sachs arrive en 2001 à Athènes avec dans sa mallette quelques produits financiers pas très clairs pour bidouiller la dette du pays, un peu trop lourde pour permettre son entrée dans la zone euro. La « banque conseil » va vendre sur les marchés de la dette grecque en euros et en dollars, puis faire bouger unilatéralement la parité du taux de change pour faire changer la valeur de la dette, faisant temporairement disparaître quelques milliards dans la manipulation (c’est du swap de devises dans le jargon banquier). Autre petit arrangement avec la réalité, Goldman Sachs inscrit dans le bilan comptable du pays des recettes à venir, pour faire baisser le poids de la dette sur le PIB. D’où l’expression couramment utilisée de falsification des comptes grecs. En 2009, la situation empire pour la Grèce, la crainte de faillite menace. Le gouvernement de Papandréou rappelle Goldman Sachs à l’aide, pour 300 millions de dollars de commission. Son rôle : rassurer les acheteurs d’obligations grecques pour que le pays puisse continuer à s’endetter sur les marchés. 
    Ce qui n’empêche pas dans le même temps la banque de spéculer sur le défaut de la Grèce, le pays qu’elle est censée conseiller… En achetant et conseillant à ses clients des CDS, des crédits de défauts sur la dette grecque. Et en spéculant sur la dette, Goldman Sachs a participé à la hausse des taux d’intérêts et mis le pays qu’elle devait aider à genoux. La banque y a gagné gros sur les deux tableaux, on comprend bien pourquoi l’instabilité des dettes les intéresse. Et que fait la Grèce pour sortir du marasme ? Elle nomme Lucas Papademos, un ancien de Goldman Sachs, Premier ministre.

    • Aldous Aldous 15 février 2012 08:04

      Merci ksard


      Pour parler de Goldman Sachs, un article ne suffirait pas et il ne concernerait oas que l’Europe...

      Merci d’en avoir parler, ils sont l’oeil du cyclone.

  • zadig 15 février 2012 06:05

    Bonjour,

    Merci pour cet article remarquable ;

    Dans ma vie professionnelle j’ai bien connu l’entreprise Siemens.
    Depuis j’évite tout ce qui est d’origine allemande.

    Mais beaucoup de français se gargarise : « c’est allemand ..... »
    Ce sont surement des descendants de ceux décrits par mon père.
    Ses observations dataient de la guerre 39/45

    Cordialement


  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 15 février 2012 07:42

    Voilà de bonnes informations que j’ignorais ou que je n’avais pas reliées entre-elles. Merci pour cet excellent article.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 10:00

      Merci Gaspae.


      Rien de ce que je liste ici n’est secret pourtant...

      Mais on préfère nous parler des Porches Cayenne des paysans de Larissa.

      Bref , la réalité est dissimulée derrière des mythes avec la complicité des journaleux.

      J’oubliais juste de rappeler la campagne de dénigrement des JO d’Athènes sur les TV du monde entier sur le thème : n’y allez pas, les travaux seront jamais finis à temps...

      Résultat : des athlètes qui s’affrontent devant des stades vides.

      Et ce n’était pas un piege économique ?


  • ARMINIUS ARMINIUS 15 février 2012 08:30

     @ Zadig
    Vous jetez l’anathème sur un pays entier alors que seul une entreprise a fauté, êtes vous sur de l’exemplarité des pays producteurs de ce que vous achetez.
    D’autre part l’Allemagne restant notre pays partenaire le plus important -premier fournisseur mais aussi premier client- je pense que vous n’avez pas la moindre idée de ce qui arriverait si tous les Français suivaient votre exemple...pour le moins irresponsable !


    • zadig 15 février 2012 09:02

      Bonjour,

      D’accord mon jugement définitif semble abusif.
      Mais mon attitude découle du comportement d’autres entreprises.
      Et puis il m’est impossible de tout raconter (censure possible)
      Un petit exemple :
      Un de mes interlocuteurs à qui je présentais mes collaborateurs me répondit
      à l’énoncé d’un nom : « ce n’est pas un peu juif ce nom  ! »
      Bien sur cet individu était puant d’arrogance et d’idée préconçue sur les français

      cordialement


    • Aldous Aldous 15 février 2012 09:43

      Il ne me semble pas que Zadig jeté l’anathème sur le pays entier, il parle d’entreprises.


      Le modèle économique allemand est porté aux nue en ce moment,
      Ils n’est pas inutile de donner aussi une vision de l’envers du décor.

      L’excédent commercial allemand n’est pas uniquement due à des vertues surtout quand il s’agit de marchés publics.

      Cela devrait relativiser les leçons de bonne gouvernance des dirigeants allemands.

      Dans le cas de la Grece, la positn del’Allemagne, c’est un peu celle de l’escroc qui reproche a sa victime d’être à sec aprez l’avoir rincée et la critique de ne plus lui offrir autant d’opportunités !





  • lagabe 15 février 2012 10:18

    le problème a toujours été dans tous les pays , les infrastructures
    Il y a la maxime quand le bâtiment va , tout va , qui est une véritable arnaque en soi
    Si on regarde en France par exemple , avec le PPP partenariat privé public, les différentes administrations publiques vont payer dans 10 ans prêt de 60 milliards d’euros par an au groupe privé
    Un bel exemple est le grand hopital de Corbeil Essone qui coute 30 millions par an à l’état , et qui ne fonctionne toujours pas , et qui à 8000 mal façon
    La solution par exemple en France serait d’arrêter tout projet de LGV, de Pentagone à la française , d’aéroport à Nantes etc


    • Aldous Aldous 15 février 2012 11:16

      Vous avez raison, lagabr, les ppp sont de véritables pompes à fric permettant de signer les finances publiques au profit d’entrepreneurs privés.


      La Grèce à déjà fait plusieurs fois faillite à cause justement d’entreprises mirifiques de construction d’infrastructures.

      En 1893 c’est le canal de Corinthe et les chemins de fer (promoteurs français) qui ont ruiné le pays juste avant qu’il ne se lance dans la construction d’un pont entre Rion et Antirion !


      Aujourd’hui le pont existe bel et bien.

  • c’est pas grave 15 février 2012 11:15


    lecture haletante et fort appréciée  !

    merci


  • BOBW BOBW 15 février 2012 12:01

    Merci Aldous de cet article documenté qui devrait réveiller un certain pourcentage de citoyens en hibernation et permettre, ce printemps, à leur encéphale de se dégivrer avant de passer dans l’isoloir.


    Nous comprenons pourquoi Sarkozy est tant pressé de brider et d’étouffer Internet avec ACTA.

  • BOBW BOBW 15 février 2012 12:15

    Dans ce même état esprit vis à vis de la Grèce je ne peux m’empécher d’ajouter cet article


  • Mor Aucon Mor Aucon 15 février 2012 12:49

    Aldous,

    Le problème de l’optique de votre article n’est pas que vous puissiez avoir tort de dénoncer la longue liste de corruptions que vous présentez, sinon que placer la corruption politique à l’origine de la dette va plutôt dans le sens du discours des libéraux conservateurs européens, Mme Merkel en tête. Selon eux, le système n’est pas mauvais sinon que ce sont les tricheurs qui le grippent.

    Or la tendance à la dette n’est pas accidentelle ( ni ethniquement centrée sur le sud ) mais systémique. Elle est inscrite dans le mode d’emploi du système capitaliste actuel par le biais de deux principes : la concurrence libre et non-faussée et la considération exclusive du travail en tant que matière première faisant de la baisse de son coût un des facteurs principaux de la compétitivité. La baisse de la part des salaires dans le PIB des économies capitalistes s’accompagne d’une part, de facilité d’accès du public au crédit pour compenser la perte de demande et de consommation donc d’endettement privé et d’autre part, l’État doit accroître son endettement s’il veut poursuivre ses politiques sociales dans un contexte de plus en plus dur pour les bas revenus.

    Voilà pourquoi je pense qu’il faut beaucoup nuancer avant d’attribuer à la corruption politique la cause de tous les maux. Dans une eurozone avec des déséquilibres structurels aussi énormes comme ceux qui existaient, au départ, entre la Grèce et l’Allemagne et sans mécanisme interne efficace de compensation ( du fait de la faiblesse de la fiscalité commune mais c’est un autre problème ), l’endettement jusqu’à la chemise de celui qui est du mauvais côté de la balance commerciale était inévitable. Cet endettement a payé une production et a donc financé une part de la croissance de celui qui était du bon côté. Les libéraux allemands feraient donc mieux de réviser un peu les jugements dédaigneux qu’ils portent sur les peuples du sud de l’Europe.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 17:47

      Relisez mon article, je dis que la corruption est intrinsèque au libre marché.


      La vertu n’existe pas de façon naturelle. Il faut réguler, contrôler et sanctionner.

      Quant on supprime les outils de régularisation, c’est le far ouest. Les marchés vont aux plus roublards.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 17:51

      Par ailleurs mon article est à 90% factuel.


      Si vous avez d’autres sources chiffées pour expliquer l’endettement grec, publiez les !

    • Mor Aucon Mor Aucon 15 février 2012 18:44

      Comment pensez-vous réguler quoi que ce soit d’un peu international avec une eurozone explosée et des monnaies nationales exposées au pouvoir de la spéculation sur les taux de change ? Pour vous, tout est bon pour argumenter une sortie de l’euro alors, expliquez comment cette sortie pourrait ne serait-ce que diminuer la corruption politique ? Comment la désunion monétaire européenne allait pouvoir faire face aux deux principaux centres de l’activité financière, Wall Street et la City, et demander leur régulation ? Si l’émergence d’un nouveau système monétaire international apparaît inéluctable comment une Europe sans projet économique commun allait pouvoir faire pencher la balance vers un équilibre incluant ses intérêts quand le PIB chinois est plus du double du français mais moins du tiers de l’européen ? Quand le PIB américain est environ 1,2 fois plus grand que l’européen mais presque 6 fois plus grand que le français ?

      Quant au factuel, il ne suffit pas d’exposer la situation de corruption et celle de la dette dans le même article pour démontrer une corrélation entre les deux phénomènes.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 19:21

      C’est très simple à comprendre : personne ne défend les interets des autres.


      Jamais.

      Les Allemands ont défendu leurs interets en corrompant les politiciens grec.

      Il n’y a que quand chacun a les moyens de défendre ses propres interets qu’il y a lutte contre la corruption.

      Pourquoi votre note d’eau flambe ?

      Parce que le prix est fixé entre le prestataire un élu qui a bénéficié de l’argent du prestataire pour sa campagne électorale.

      Plus il y a délégation plus il y a corruption.


      Une gouvernance supranationale est moins démocratique et plus corruptible qu’un régime local.

      En ce qui concerne la Grèce, jamais, avant l’Euro les montant des pots de vin n’avaient atteint de tels records.



    • c’est pas grave 15 février 2012 19:54

      " Si l’émergence d’un nouveau système monétaire international apparaît inéluctable comment une Europe sans projet économique commun allait pouvoir faire pencher la balance vers un équilibre incluant ses intérêts «  MOR AUCON

      Comme le démontre fort bien François Asselineau dans l’une de ses conférences , » l’union fait la force " n’est vrai , que si les pays qui la composent ont des intérêts communs
      or , force est de constater qu’ il n’y a pas d’intérêts économiques communs entre les pays de l’Union Européenne
      il n’y a que des intérêts séparés , divergents et souvent même , contradictoires
       


  • Traroth Traroth 15 février 2012 13:12

    Pourquoi dites-vous que l’autoroute Egnatia est déserte ?


    • Aldous Aldous 15 février 2012 17:53

      Parce que le l’ai prise quatre fois et on peut y faire une heure déroute sans rencontrer personne.


      Parce qu’elle va d’est en ouest alors que le gros du trafic est nord sud.

  • BA 15 février 2012 15:54

    Le président du directoire de Bosch, l’un des industriels les plus respectés d’Allemagne et proche conseiller de la chancelière Angela Merkel, a plaidé pour une sortie de la Grèce de l’Union européenne dans un entretien à Manager Magazin.


    &nbsp;&raquo;Cet Etat, avec ses retraités fantômes et ses gens riches qui ne paient pas d&#8217;impôts, un Etat qui n&#8217;a pas d&#8217;administration qui fonctionne, n&#8217;a pas sa place dans l&#8217;Union européenne," a="a" franz="franz" fehrenbach="fehrenbach" dans="dans" un="un" entretien="entretien" vendredi="vendredi" 17="17">

     

    Il s’agit du dernier en date d’une liste de grands dirigeants d’entreprises allemandes à s’élever contre le rôle de la Grèce dans l’UE et contre la mise en place d’un deuxième plan d’aide. Selon une enquête menée auprès de plus de 300 dirigeants parue dans le magazine, environ 57 % d’entre eux souhaitent une sortie de la Grèce de la zone euro et un retour à la drachme. 


    A la question de savoir ce que les dirigeants politiques devraient faire si la Grèce ne quittait par la zone euro de son propre chef, Franz Fehrenbach, qui ne s’exprimait pas en tant que conseiller du gouvernement, a répondu : "Alors, l’Union Européenne doit modifier ses lois et l’expulser, aussi difficile que cela puisse paraître."

     

    Reste par ailleurs un désaccord sur le point de savoir s’il faut conserver l’objectif d’un niveau d’endettement public grec ramené à 120% du PIB d’ici 2020 ou si on peut le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125% du PIB. Sur ce point, "il y a les fétichistes du 120% qui n’en démordent pas", en particulier les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande, selon une source proche des négociations.

     

    "Nous faisons face à une situation particulière, on nous pose toujours de nouvelles conditions, et cela est dû au fait qu’il y a des puissances dans l’Europe qui jouent avec le feu, qui croient que la décision d’octobre sur le nouveau prêt pourrait ne pas être appliquée, et qui veulent que la Grèce soit hors de la zone euro", a déclaré le ministre des Finances grec M. Vénizélos, à l’issue d’une rencontre sur l’économie avec le président grec Carolos Papoulias.

     

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a réaffirmé mercredi la volonté de son pays d’aider la Grèce, mais seulement si celle-ci n’était pas « un puits sans fond ».

     

    Mais le Luxembourg, quatrième pays de la zone euro toujours noté « triple A » par les trois grandes agences de notation avec l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, a également manifesté son impatience ces derniers jours.

     

    Son ministre des Finances, Luc Frieden, a laissé entendre lundi que la Grèce pourrait être exclue de la zone euro si elle ne tenait pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit public. "S’ils ne font pas tout cela, je pense qu’alors nous devrons continuer avec 16 pays" dans l’Union monétaire et « qu’ils s’excluent eux-mêmes de la zone euro », a-t-il dit.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-amere-et-determinee-face-a-des-europeens-intransigeants-2116d225dbd6ea3b0c2c988bd4ad4cd6

     

    En clair :

     

    L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, ne veulent plus prêter des dizaines de milliards d’euros à la Grèce, car ils savent que la Grèce ne les leur remboursera jamais.

     

    L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, veulent que la Grèce quitte la zone euro.


    • Aldous Aldous 15 février 2012 17:57

      La propagande à aussi débuté sur TF1 qui nous a expliqué qu’il n’y a pas d’état en Grèce avec un gros ÉTAT barré de rouge derrière le présentateur pour que les plus simplets puissent enregistrer le message.


      Quelle mascarade !

      Elle est belle l’UE !



  • Antoine Diederick 15 février 2012 18:05

    Bonsoir,

    Bon article avec ce rappel nécessaire de ce qu’à pu être le grand marché européen....eh , oui....pas trop vertueux....

    A propos de la dette grecque, parait que les chinois vont participer au FESF si jamais d’autres pays européens passait à la moulinette de type grecque, bref....c’est réjouissant !

    Les chinois ont compris que l’Europe c’est des « Tigres de papier » ( c’est le cas de l’écrire).....

    Qu’est ce qu’on est bien, non... ?


    • Aldous Aldous 15 février 2012 19:01

      Quand on doit de l’argent à quelqu’un on est son obligé...


  • Antoine Diederick 15 février 2012 18:08

    Allemagne 12 millions de pauvres.....on est bien, dieu ce qu’on est bien....ICI


    • Antoine Diederick 15 février 2012 18:11

      j’ai mis ce lien là, sans intention idéologique, tapez ds Google :« Allemagne 12 millions de..... »

      yaura de la lecture..... smiley


  • Solivo Solivo 15 février 2012 19:51

    Merci pour cet article qui recentre bien le problème


  • easy easy 15 février 2012 20:45

    Bien Aldous, très bien


    Ca me rappelle le principe du bizutage que ceux qui sont en place dans un club renommé font subir à celui qui prétend y être admis.
    Le postulant, même devenu nouvel impétrant se retrouve le plus souvent essoré et conduit à tuer père et mère. Il ne lui reste plus qu’à fantasmer se refaire sur le dos du prochain et le bizutage se poursuit ainsi.

    .


  • suumcuique suumcuique 15 février 2012 22:55

    Ils continuent à se gaver, pendant qu’on aide Margot à chialer :


    « 165 à 280 milliards d’euros

    Mais à combien se monte le bas de laine grec dans les établissements financiers helvétiques ? Athènes avance le chiffre de 280 milliards d’euros. Plus récemment, le Financial Times Deutschland parlait de 165 milliards d’euros. Cela peut paraître beaucoup, sachant que l’on estime les avoirs allemands en Suisse autour de 230 milliards d’euros. Toutefois, cette fuite des capitaux n’a cessé de s’accélérer depuis le début de la crise. Pour la seule année 2010, les habitants d’Athènes ou de Thèbes ont retiré 35 milliards d’euros des banques grecques. »




    • Hermes Hermes 16 février 2012 15:33

      Les « habitants » ? humm un peu rapide comme généralisation.


  • BA 19 février 2012 12:37

    Grèce : le dimanche, c’est émeutes urbaines.

     

    Des centaines de personnes commençaient à se rassembler dimanche 19 février dans le centre d’Athènes à l’appel des syndicats, contre les mesures d’austérité prises par la Grèce pour sécuriser un deuxième plan d’aide de la zone euro destiné à lui empêcher de faire faillite dans un mois.

     

    Mesure phare du programme adopté, un abaissement de 22 % du salaire minimum.

     

    Devant le parlement, les banderoles critiquaient ces mesures adoptées par le gouvernement de coalition. "Le consensus national est une combine, la pauvreté et la faim n’ont pas de nationalité" indiquait une banderole sous-titrée en anglais : "all of us we are Greeks, Merkel and Sarkozy are freaks".

     

    En bas de la place, une banderole de la gauche radicale, qui organise une deuxième manifestation plus tard dans l’après-midi, appelle à la « grève sine dié et au soulèvement » tandis qu’une autre invite les députés à « quitter le pays ».

     

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120219.OBS1765/la-rue-grecque-manifeste-contre-les-exigences-inacceptables.html


  • BA 19 février 2012 16:57

    Dimanche 19 février 2012 :

     

    Grèce : la manifestation de la gauche radicale contre le plan d’austérité doit avoir lieu à partir de 18 heures.

     

    Pour voir la manifestation en direct d’Athènes, c’est à cette adresse :

     

    http://prezatv.blogspot.com/2012/02/live-stream-from-athens-general-strike.html


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