samedi 17 septembre 2016 - par Paul ORIOL

VACANCES VENITIENNES, des images et des films

VACANCES VENITIENNES, des images et des films

Dix jours au Lido de Venise, pour la 73e édition du plus ancien festival de cinéma, est l'occasion de voir beaucoup d’images et d’en faire quelques unes ! Car comment résister avec une tablette photographique dans les mains ? Au Lido, le Festival mais aussi la mer et le ciel et le soleil. Et Venise à un saut de vaporetto et Murano et Burano....
Au risque de manquer le train du retour.

Il y avait aussi des films. Plus de 160, projetés en dix jours dans une dizaine de salles. Quelques lignes sont consacrées aux films considérés comme les plus intéressants parmi les 36 vus cette année, insérées entre des photos du Lido pendant le Festival et des vues de Venise, Murano et Burano, à l’occasion de trois escapades buissonnières.

Comme chaque année, le rouge est mis au Palais du Festival avec en plus, le grand cube de la nouvelle « Sala Giardino ».

Le rouge et...le noir, nuée de photographes à l’affût des personnalités invitées... Il y a aussi le rouge et le bleu de la mer et du ciel. Et, en ce début septembre, l'immense plage de sable, déserte, quelques mouettes et de rares baigneurs. Mais interdite par un garde nonchalant qui demande aux festivaliers égarés, venus se détendre entre deux séances de cinéma, de s'éloigner de « sa concession  ».c

Le Lido,

Le Festival

La Plage

VACANCES VENITIENNES, des images et des films
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VACANCES VENITIENNES, des images et des films

Pendant le diner...

19h32.......19h4719h32.......19h47

19h32.......19h47

Notes sur quelques films de la Sélection officielle :

EL CIUDADANO ILUSTRE de Mariano Cohn et Gastón Duprat (Argentine, Espagne) a reçu le prix du meilleur acteur pour Oscar Martínez dans le rôle d’un écrivain argentin, prix Nobel de littérature, qui revient dans la petite ville de son enfance après un séjour de 40 ans en Europe.
Ce retour se voulait discret. Mais sa présence est déjà signalée dans l’avion… et il est sollicité par le maire pour de multiples activités auxquelles il ne peut se dérober : réception solennelle en mairie, présidence du jury d’un concours de peinture local, conférences diverses... Il refuse l'invitation d'un inconnu à un repas familial, le financement d'un fauteuil pour un handicapé... Il retrouve aussi les lieux de sa jeunesse et même son meilleur ami de l’époque qui a épousé celle qu’ils se disputaient.
Pour respecter ses principes, il se heurte à des personnalités locales mais aussi à ceux qui lui reprochent d’avoir établi sa notoriété sur une mauvaise image du pays, de ne montrer que les choses négatives…
Sans concession, au village comme à l’académie lors de l’attribution du prix Nobel. Il répond honnêtement, avec le même langage d’intellectuel. Il surprend mais est applaudi à l'Académie. Ce langage passe plus difficilement ici et montre à quel point sa réussite l'a coupé de son pays, de son enfance... Et même à ses amis.
La réussite a un prix.

Le prix Marcello Mastroianni pour une jeune actrice a été attribué à : Paula Beer dans FRANTZ de François Ozon (France, Allemagne) dont le fiancé a été tué pendant la guerre de 14-18. Elle a la surprise de découvrir un jeune, venu de France pour fleurir la tombe de Frantz. Ils font connaissance, elle l’introduit chez les parents de Frantz... Elle ira en France...
Ce film, un peu froid, témoigne de l'état d'esprit des sociétés allemande et française de l'après-guerre et montre l’émancipation progressive d'une jeune femme de son conditionnement social...

Pour son rôle dans LA LA LAND de Damien Chazelle (États-Unis), Emma Stone a obtenu le prix de la meilleure actrice. C'est une comédie musicale, très bien accueillie par le public et encore plus par les critiques, même si le rythme du film faiblit un peu après un début bien enlevé.

Le Lion d’argent, Grand prix du jury, a été attribué à NOCTURNAL ANIMALS de Tom Ford (États-Unis). Le film commence par une "performance", lors du vernissage d'une exposition dans une galerie, bien sûr d'avant garde, dont Suzan est la directrice : des femmes vivantes, allongées, monstrueusement obèses...
Suzan reçoit le manuscrit d'un roman "natural animals" que lui dédie son ex-mari. Une famille part en vacances et, sur l'autoroute, est agressée par une bande de jeunes, "nocturnal animals", qui violent et tuent femme et fille.
Elle est profondément troublée par ce roman. Les "nocturnal animals" ne sont pas seulement les voyous de l’autoroute mais aussi tous ceux qui ont détourné Suzan de son ex-mari et de la création au profit d'un nouveau conjoint qui la trompe, d'une vie mondaine qui n'a pas de sens, de la gestion d'une galerie à laquelle elle ne croit pas.
Le même acteur joue le rôle du père de famille et de l'auteur du roman.
Dans le roman, le mari se fera justice avec l'aide d'un policier en fin de vie, il a un cancer du poumon, qui va se substituer à une justice rendue impuissante par les procédures et les avocats.

Le Lion d’argent de la mise en scène a été remis à :Andrei Konchalovsky pour PARADISE (Fédération russe, Allemagne) et à Amat Escalante pour LA REGIÓN SALVAJE (Mexique, Danemark, France, Allemagne, Norvège, Suisse).

Dans des entretiens "post-mortem", PARADISE donne la parole à un employé de préfecture français, collaborateur durant la Seconde guerre mondiale, à une aristocrate russe, membre d'une réseau parisien d'aide aux enfants juifs, à un noble officier allemand de la SS dans un camp d'extermination où se retrouve l'aristocrate russe.
Le petit fonctionnaire sait ce qu'il fait mais n'en est pas fier. Il est rapidement exécuté par la Résistance. La noble russe est arrêtée et déportée. Du fait de ses relations anciennes avec l'aristocrate officier allemand, elle pourrait être sauvée. Elle choisit la chambre à gaz et se sacrifie au profit d'une femme et deux enfants juifs.
Dans ce film dédié à ceux qui, partout, ont résisté à l"entreprise nazie, l'officier nazi affirme qu'il n'y a pas de paradis sans enfer. Actif dans l'enferi, il sait que, demain, d'autres se lèveront pour réaliser le paradis allemand..

Le prix du meilleur scénario a été attribué à Noah Oppenheim pour JACKIE de Pablo Larraín, (Royaume-Uni). JACKIE raconte les quatre journées de Jackie Kennedy qui ont suivi l'assassinat du président des États-Unis.

THE BAD BATCH de Ana Lily Amirpour (États-Unis) a obtenu le Prix spécial du jury. Une jeune et belle femme est expulsée d'un camp du Texas et se retrouve seule dans le désert. Elle aboutit dans une décharge enfermée derrière des barrières où elle est amputée d'une jambe et d'un bras par des cannibales... Elle s'en sort en abattant sa geôlière et s'enfuit en planche à roulette...
Évocation de la situation d'un certain nombre d'immigrants ou de marginaux aux États-Unis dans un film grand-guignolesque réalisé par une femme que certains ont qualifié de "Tarentino en jupons".

THE LIGHT BETWEEN OCEANS de Derek Cianfrance. A la fin de la Première guerre mondiale, Tom devient gardien de phare temporaire sur un îlot. Au moment d'embarquer pour rejoindre son poste, il croise une jeune et belle femme, Isabel, qui l'épousera et le rejoindra.Isabel est très perturbée par deux heureux événements qui tournent à la catastrophe.. Quand un canot échoue sur l’ilot avec, à son bord, un homme mort et un enfant bien vivant... Sur la pression d'Isabel, Tom enterre l'homme et ils adoptent l'enfant de substitution.
Tom supporte difficilement ce mensonge, surtout quand il apprend l'origine de l’enfant. Il s'arrange pour que la justice rende l'enfant à sa mère légitime...
Le sujet classique du combat entre deux mères n'est pas traité sur le mode larmoyant...

EL CRISTO CIEGO de Christopher Murray. Le jeune Michael est convaincu que "Dieu est en nous". Que Dieu est en lui. Il part, pieds nus, à travers le désert chilien pour rejoindre un ami et le guérir, "miraculeusement". Ceux qui le voient passer, pieds nus, pensent peu à peu qu'il est le Christ. Le miracle n'aura pas lieu.

AUTRES FILMS :

BRIMSTONE de Martin Koolhoven, UNE VIE de Stéphane Brizé, Prix Fipresci (critique internationale), d'après la nouvelle de Guy de Maupassant, VOYAGE OF TIME : LIFE JOURNEY de Terence Malick, Prix Future Film Festival avec mention spéciale, LES BEAUX JOURS D'ARANJUEZ (3D) de Wim Wenders, PIUMA de Roan Johnson, QUESTI GIORNI de Giuseppe Piccioni.

Notes sur quelques films de la Sélection "Orizzonti"

WHITE SUN de Deepak Rauniyar, Népal, raconte le retour d'un combattant maoïste dans son village à la suite de la mort de son père. La paix est revenue, non la réconciliation. Dans le village, tous les adultes ont disparu. Ne restent que les deux frères pour transporter le corps du père jusqu'au lieu de la cérémonie. Une dispute éclate entre les deux frères porteurs et le corps est abandonné au milieu du chemin. Notre héros va chercher de l'aide auprès de ses camarades qui ne peuvent intervenir sur un territoire qui ne dépend pas d'eux administrativement, auprès du camarade ministre qui doit se consacrer au mariage de son fils... Finalement, le cortège pourra reprendre après un bref affrontement entre militaires gouvernementaux et maoïstes. Ce sont les enfants qui ont amassé le bois qui servira à l'incinération. La réconciliation viendra...

RÉPARER LES VIVANTS de Katell Quillévéré.d'après un roman à succès de 2014 (200 000 exemplaires vendus). Un jeune est victime d'un accident de la circulation au Havre. Déclaré en état de mort de mort cérébrale, les parents doivent donner rapidement leur accord pour un éventuel prélèvement d'organe sur le corps de leur fils.


Le film, quasiment documentaire, montre la difficulté de la décision pour les parents, le prélèvement du cœur au Havre et son implantation à Paris sur une femme de la cinquantaine qui attend une greffe, seule possibilité de survie.

LIBERAMI de Federica Di Giacomo (Italie, France), documentaire sur les prêtres exorcistes a été reconnu comme "meilleur film",

AUTRES FILMS :

HOME (Belgique) a valu à Fien Troch le prix du meilleur réalisateur, Ruth Díaz a reçu le prix de la meilleure actrice dans TARDE PARA LA IRA de Raúl Arévalo (Espagne), IL PIU GRANDE SOGNO de Michele Vanucci, MAUDITE POUTINE de Karl Lemieux, DARK NIGHT de Tim Sutton, Orizzonti-fuori concorso

Fuori concorsi

HACKSAW RIDGE de Mel Gibson. Ce film qui sortira en France sous le titre "Tu ne tueras point", est basé sur une histoire réelle. Celle de Desmond Doss, objecteur de conscience pour des raisons religieuses mais volontaire pour servir dans l'armée des États-Unis.

A son arrivée à l'armée, il est victime de nombreuses brimades, d'abord par la hiérarchie lors de la formation militaire qu'il reçoit comme les autres, avec refus du maniement des armes,. Mais aussi par ses camarades qui le traitent de lâche... Il n'est sauvé d'une condamnation par le tribunal de guerre que par l'entregent de son père, ancien combattant.

Il participe dans l'équipe de secours en première ligne à la bataille d'Okinawa et sauve de nombreux soldats.

Mel Gibson montre aussi bien la dureté de l'entrainement militaire que celle de la bataille contre les Japonais. Son opposition à la guerre peut être résumée, en dehors de l'étalement des combats sanglantes, des souffrances, des blessures, des cadavres... par l'image de deux soldats ennemis qui se retrouvent face à face et poussent le même cri bestial.

OUR WAR de Bruno Chiaravalloti, Claudio Jampaglia, Bernadetta Argentieri. Documentaire sur des volontaires étrangers participant à la lutte contre Daech avec les Kurdes.

I CALLED HIM MORGAN de Kasper Collin. Long-métrage documentaire sur le célèbre jazzman et trompettiste américain.

AUSTERLITZ de Sergei Loznitsa, Prix Mouse d’Argento, Non fiction, THE BLEEDER de Philippe Falardeau, PLANETARIUM de Rebecca Zietowski

Cinema nel Giardino

L'ESTATE ADDOSSO de Gabriele Muccino, Prix de la meilleure musique de film (Jovanotti).

Giornata degli autori

PARIENTE de Ivan D. Gaona

Ommagio a Abbas Kiarostami

FRAMES de Abbas Kiarostami (CM), TAKE ME HOME de Abbas Kiarostami (CM), 76 MINUTES AND 15 SECONDS WITH KIAROSTAMI de Samadian Seifollah

LION D’OR pour sa carrière : Jean-Paul Belmondo

avec projection du film de Louis Malle LE VOLEUR

 

Jean-Paul Belmondo et Sophie Marceau lors de la remise du Lion d'or à Jean-Paul Belmondo pour l'ensemble de sa carrière.

Jean-Paul Belmondo et Sophie Marceau lors de la remise du Lion d'or à Jean-Paul Belmondo pour l'ensemble de sa carrière.

Venise et la lagune vues du Lido.

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Venise

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Murano

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Burano

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