C'est l'histoire de Céline, ses dix ans de lutte. Une justice inefficace, une assurance qui renie ses responsabilités, Céline perd son statut de victime pour devenir coupable. Une injustice typique du temps où règne l'argent roi, l'argent qui distord la réalité, distribuant les masques en fonction d'intérêts bassement financiers. Cela se passe maintenant...
Victime d'un accident de la route, elle doit se battre...
Aujourd'hui vendredi 28 septembre 2012 j'ai décidé d'agir. Je souhaite partager cet article auprès des médias.
Si vous avez envie de me filer un coup de main,vous pouvez m'aider à diffuser en masse cet article, presse, tv, sites, blogs, asso.......MERCI !

Il y a un peu plus de 10 ans, c'était le 8 septembre 2002 exactement, Céline âgée aujourd'hui de 36 ans et de 26 ans donc au moment des faits a été la victime d'un accident de la route peu banal.
Rentrant d'une soirée entre amis aux alentours de Montpellier, Céline était raccompagnée à son domicile par une connaissance dans une camionnette aménagée en camping-car.
Assise à l'arrière de la camionnette, Céline s'est appuyée sur la porte latérale qui à ce moment là s'est cassée et l'a emmené dans sa chute. La camionnette roulait alors à une vitesse de 80km/H.
Un ami également assis à l'arrière du véhicule a essayé de rattraper Céline, mais « tout a été très vite » dit Xavier « et je n'ai réussi qu'à attraper une de ses chaussures, j'ai vu Céline chuter sur la route. Dans le véhicule c'était la panique, tout le monde hurlait ».
La camionnette s'arrête, les amis de Céline s'empressent de descendre et d'aller la chercher sur la route.
Ils retrouvent la jeune fille semi consciente en train de délirer « Elle avait du sang qui coulait de ses oreilles et elle avait des mots incompréhensibles » raconte Amélie une amie d'enfance. « Nous avons appelé les secours tout de suite ».
Céline est transportée au service des urgences de l'hôpital Guy de Chauliac à Montpellier où elle reçoit les premiers soins.
Elle souffre d'un grave traumatisme crânien et d'une hémorragie cérébrale suite à son choc car dans la chute sa tête a violemment heurté le bitume.
« J'ai perdu connaissance » explique Céline, je me souviens seulement d'une image aux urgences où je voyais mes amis et des blouses blanches qui s'affolaient autour de moi. Ensuite plus rien, aucun souvenir ».
Céline restera plus de 10 jours à l'hôpital le temps que ces hématomes cérébraux se dissipent et le temps qu'elle commence à revenir doucement à la réalité.
A sa sortie de l'hôpital, toujours incapable de rester longtemps réveillée et loin d'être autonome c'est sa sœur Sylvie qui l'accueil à son domicile.
« Céline à passé encore beaucoup de temps au lit, elle ne pouvait rien faire. Elle se réveillait de temps en temps essayait de nous parler mais se rendormait très vite. Elle avait encore très mal, ne mangeait presque rien et sa mâchoire bloquée lui interdisait tout aliments solides, je devais lui donner de la nourriture liquide qu'elle essayait de boire avec une paille ».
« c'est seulement au bout de un mois que Céline à commencer à exprimer son désir de se lever et d’essayer de marcher, mais je devais la tenir car elle manquait de force et les balades ne durait que 5 minutes ».
Un fois retrouvé ces capacités, la jeune fille consulta pendant deux ans divers docteurs car elle avait des séquelles au niveau de l'oreille interne et des troubles du comportement suite au choc sur la tête et personne ne semblait trouver une solution.
« j'ai consulté une dizaine de docteurs différents pour mon oreille en leur expliquant qu'il y avait quelque chose d'anormal. J'entendais des bruits que personne ne semblait entendre à par moi et j'avais de gros vertiges qui m'obligeait à m’asseoir vite par terre et a attendre que ça passe. Mon oreille gauche était sourde aussi. En ce qui concerne les troubles du comportement je les ai réglé au bout de un an et demi toute seule. »
C'est donc seulement au bout de deux ans que Céline trouve un chirurgien ORL à Bordeaux qui décide de l'opérer. Opération de micro chirurgie, le chirurgien constate que Céline s'est fracturée en trois points l'étrier qui est le plus petit os du corps humain situé sur la chaîne des osselets de l'oreille interne.
Céline, une fois terminé de s'occuper de ses problèmes de santé ( toujours des séquelles à ce jour car pris en charge trop tard) se tourna vers un avocat car elle ne comprenait pas pourquoi sa sœur et ses parents avaient dû s'occuper financièrement d'elle pendant toute sa période de convalescence. « Il me semblais que dans un cas comme ça les assurances auraient dû me contacter ! Or, jamais je n'ai reçu un courrier de leur part ».
Effectivement La jeune fille avait été « oubliée » par l'assurance de la camionnette.
Son avocat engage donc une procédure afin de régulariser la situation et indemniser Céline ainsi que sa famille.
Mais c'est là que tout se complique.
L'assurance, AREAS située à Tours (37) est convoquée au tribunal et elle est condamnée à verser à la jeune fille une certaine somme. A cette somme, le juge réclame également des intérêts de retard de deux ans.
Tout est très long, mais un jour Céline reçoit l'argent. Nous sommes déjà en 2006, quatre ans après l'accident.
Son avocat lui conseille d'attendre un peu avant d'utiliser cet argent afin d'être sûr qu'une partie du montant ne soit pas réclamée.
Ce jour arrive, Céline reçoit un appel téléphonique de son avocat lui expliquant que AREAS entre temps avait fait appel sur les intérêts et que le juge leur avait donné raison mais qu'il y avait une somme qu'ils ne lui avaient pas versée non plus. Dans le courrier signé des deux avocats (celui de Céline et celui de AREAS) il est stipulé que les sommes étant quasiment identiques la procédure s'arrête donc là et l'histoire est terminée.
En 2009, on sonne à la porte de Céline et à sa grande surprise, un huissier se présente. Ne comprenant pas ce qu'il se passe, la jeune fille téléphone alors directement à son avocat.
« Quand je l'ai eu au téléphone je suis tombée par terre. Il m'a alors expliqué que ce courrier qu'il m'avait envoyé était officieux et non officiel. Un arrangement entre avocats pour arrêter une procédure sûrement trop longue à leur goût ! Il me dit alors que je dois bien de l'argent à AREAS, mais me dit également de ne rien payer car le jugement de mon accident n'a jamais été jusqu'au bout et que ce n'est qu'une avance qui m'a été allouée. Il me dit aussi de me tourner vers un autre avocat car ayant déménagé en Charentes Maritime il ne peut plus s'occuper de mon dossier ». « Ils m'ont caché la vérité en espérant que ne découvre jamais que mon histoire au tribunal n'était pas finie. Si les huissiers n'étaient pas venus je ne l'aurais jamais su. »
« L'avocat à l'époque m'ayant confirmé que cet argent était bien à moi, je l'ai utilisé pour créer mon entreprise et j'ai tout mis dans celle-ci. Malheureusement depuis j'ai dû fermer cette entreprise »
Et voici Céline repartie dans des démarches judiciaires. Elle rencontre un premier avocat qui ne souhaite pas s'occuper de son affaire. Ensuite, un deuxième avocat qui lui fera croire pendant presque une année qu'il « travaille » sur son dossier mais ne voyant pas de résultat la jeune fille s'oriente vers un troisième avocat qui lui annonce qu'elle a perdu un an car ce deuxième avocat n'a jamais rien fait. Le dossier est... vide.
Depuis 2009, Céline est sous la menace constante des huissiers. Son avocat a engagé une nouvelle procédure fin 2011 afin que son dossier soit examiné et qu'un jugement soit rendu. « Ils ont essayé de prendre ma voiture une première fois, j'ai réussi à les calmer en donnant un chèque. Ils ont aussi pris deux fois sur mon compte une certaine somme, sans parler de la banque qui se sert au passage à chaque fois ».
Dernièrement tout s'agite à nouveau pour Céline. « J'ai reçu un nouvel acte annonçant la vente de ma voiture pour le mois de septembre et aujourd'hui le 28 septembre, je viens de recevoir une convocation au tribunal de Rochefort pour une saisie sur salaire. »
Ce qu'il faut bien comprendre dans cette affaire c'est que l'assurance AREAS selon l'avocat de Céline lui doit encore une somme estimée à quatre fois plus que la somme réclamée et que cette assurance ne devrait pas agir de la sorte mais attendre que l'affaire soit jugée entièrement afin de régulariser les comptes.
La jeune femme travaillant à mi-temp et élevant son fils de deux ans et demi seule ne peut de toute façon pas donner cette somme réclamée.
« Je touche un salaire à mi-temps et j'ai un complément du RSA activité, si ils me prennent mes revenus je ne pourrais plus payer mon loyer. Je travaille à 25km de chez moi et si ils saisissent ma voiture je perdrais mon travail. »
« Je vis toutes ces menaces très mal au quotidien. J'ai l'impression d' être une criminelle et non une victime.Que vais-je faire si je me retrouve sans travail, sans logement avec un enfant de deux ans et demi à élever seule ? ». « Il n'y a vraiment aucune justice et les visites régulières des huissiers me perturbe beaucoup. Au lieu de pouvoir tourner la page sur cet accident, ce qui n'est déjà pas facile car je garde toujours des séquelles à vie, je me retrouve plongée dans ces mauvais souvenirs à tout bout de champs.C'est interminable, nous avons demandé une date pour une nouvelle expertise médicale et pour un jugement de fond afin d'en terminer mais rien ne bouge. Je ne suis qu'un numéro de dossier empilé sur une table au tribunal de Montpellier. Quand vont-ils enfin s'occuper de moi ? Ça fait dix ans maintenant et j'arrive à saturation. »
Effectivement la jeune femme ne voyant aucune justice arriver a annoncé à tous ces proches, son avocat et à son employeur qu'arrivant au bout du rouleau elle avait décidé d'agir comme elle le peut en s’appuyant sur l'aide des médias.
« Je ne sais pas si vraiment cela peut m'aider, mais arrivée à ce stade je n'ai plus rien à perdre. J'ai donc décidé de prévenir les médias de mon histoire et si il y a une saisie que ce soit sur ma voiture ou mon salaire alors équipée d'une chaise et d'une bonne chaîne, je vais aller occuper les bureaux de cette assurance et entamer une grève de la faim jusqu'à ce que enfin on daigne s'occuper de moi. Est-ce ma faute si les avocats de l'époque ont magouillé entre eux ? Est-ce ma faute d'avoir cru qu'ils étaient honnêtes ? Est-ce de ma faute d'avoir eu un accident ? »
L'action est donc lancée, voici l'e-mail que la jeune femme à envoyé à son avocat le 28 septembre 2012 :
Bonjour Maître A....,
J'ai récupéré une lettre AR ce matin au bureau de poste. Il s'agit d'une convocation au tribunal de Rochefort le 19 octobre prochain pour une saisie sur salaire.
Je vous ai mis ce document dans votre boite aux lettres ce matin.
Je vous mets en pièce jointe une lettre que je vais faire passer à différents médias pour dénoncer les faits et annoncer que SI il y a saisie ou SI mon dossier stagne encore trop longtemps je vais entamer une occupation des bureaux d'AREAS et une grève de la faim jusqu'à ce qu'on s'occupe de moi.
Je sais que vous pensez que ça ne sert à rien, mais ne voyant rien changer et supportant toutes les menaces d'huissiers, je ne peut plus rester sans rien faire. Peut-être que cela ne changera rien mais peut-être que oui et qui ne tente rien n'a rien.
Cela fait 10 ans maintenant que j'aimerai essayer de tourner la page sur cette accident et j'aimerai reprendre ma place de victime et non de accusée.
J'espère et j'aimerai beaucoup que vous me souteniez dans cette action.
Je commence donc par prévenir les médias, je verrais ensuite la tournure que ça prendra.
Concernant le courrier qui est dans le dossier. La lettre des deux avocats qui ont écrit noir sur blanc que l'affaire était close étant donné que les sommes réclamées des deux côtés étaient identiques, j'aimerai beaucoup en avoir une copie car même si c'est officieux c'est bien la seule lettre qui prouve ma bonne foi dans tout ça.
Cordialement.
Céline A.....
Source :
https://www.thechangebook.org/blog/451/victime-dun-accident-de-la-route-elle-doit-se-battre/