mardi 27 octobre 2015 - par Ariane Walter

Vincent Cassel, « Mon Roi » !

J'ai mis très longtemps avant de voir "Polisse". Allez savoir pourquoi. Maïwenn n'était pas ma tasse de thé. On a des idées préconçues comme ça. Ces fameux préjugés. Mais "Polisse" m'a soufflée. J'ai trouvé ce film original et puissant. Chapeau la réalisatrice. Car il y a une patte, une écriture, une sensibilité, une féminité.

Pour " mon Roi", même réticence. Le film s'est fait démolir par pas mal de critiques. Gravement démolir. (Voir en note quelques spécimens.) Néanmoins je me retrouve dans la salle avec des amis.

Il faut vous dire que j'ai tendance à m'endormir au cinéma. Si le film ne m'accroche pas, dans la béatitude de cette pénombre, retrouvant ces anciennes veillées primitives où brûlent les lueurs d'un feu de camp, le ronron des voix m'est fatal. Mais je n'ai pas dormi à « Mon Roi" !! 

Le sujet, tout d'abord ne peut que m'intéresser. En un mot : l'amour fou. Si beau titre d'un roman d’André Breton. Cet amour pour un fou qui vous rend folle. Le plus violent, le plus nécessaire. Le plus destructeur. Je ne sais pas si l'on a vécu si l'on n'a pas connu les terribles montagnes russes de cette passion.

(Petite parenthèse : C’est ce sujet que j’ai essayé de traduire dans un roman. (« Sensia, une école d’amour du temps de Confucius. ») Le passage que je vous propose expliquant peut-être pourquoi j’ai aimé ce film.

Maïtre Ge, professeur d’amour fou parle à ses élèves :

« L’amour fou nous unit à des fous. Ce sont des fous qui nous l’inspirent. Des insolents et des insolentes, des audacieux et des audacieuses, des inconséquents et des inconséquentes, des inconvenants et des inconvenantes. La puissance qui nous lie à eux vient d’un contraste qui nous brûle. Ils nous infusent le plaisir le plus intense. Les voir nous roule dans l’abîme des joies inconnues. Les respirer nous ouvre le cœur. Les toucher nous apprend la musique des corps. Mais leur nature aérienne, volage et volatile, ne convient pas à notre nature enracinée. Notre raison le sait mais elle est agenouillée dans leur temple. C’est l’amour le plus vif, celui qui donne le plus de joie. C’est l’amour le plus cruel, celui qui donne le plus de peine car il est condamné à périr plus rapidement qu’un autre, lui plus nécessaire qu’un autre. Si c’était une musique, ce serait l’immense battement des tambours quand par milliers ils envahissent les plaines et que la terre tremble sous nos pieds. Si c’était un orage ce serait un orage d’été quand on l’attend depuis des jours et qu’il s’abat. Sur la route, on court vers un abri mais il nous saisit de sa violence et nous nous arrêtons sous son ruissellement, basculant notre visage vers le ciel, les yeux fermés, les bras ouverts traversés par son orgasme. L’orgasme tiède du ciel calme notre soif d’infini. L’amour fou est le manque de l’infini.

-Vous le dépeignez d’une manière qui le fait craindre et fuir, dit Jambe de Bambou.

-N’en crois rien dit Maître Ge sortant de sa méditation et retrouvant sa bonne humeur. Appelle-le, au contraire ! Au moment de ta mort, c’est son visage qui flottera au-dessus de tous les autres. Et la puissance avec laquelle il a battu sous tes tempes et que jamais tu n’oublieras, te conduira jusqu’aux champs de l’éternité !

-J’espère avoir d’autres images au moment de ma mort corrigea Wi. Celle des mes terres couvertes de moisson, de mes hommes couverts de trophées, de mes enfants, prêts à reprendre mon héritage !

-Non, non, non. Ce ne sont pas ces images, aussi nobles soient-elles que tu tireras du néant au moment de ta mort, car l’intensité absolue qui nous est infusée, inoubliable, seul l’amour fou nous la fait connaître !

 

Mais revenons au film « Mon Roi » !

Ainsi donc l'héroïne, Toni (Emmanuelle Bercot, prix d'interprétation féminine à Cannes, on y reviendra), suite à un accident de ski, se retrouve le genou explosé dans un centre de rééducation. Longues heures où elle aura tout loisir de plonger et replonger, certes dans la piscine du centre, mais surtout dans le flot de son passé.

Ainsi donc, Toni est follement amoureuse de Giorgio. (Vincent Cassel). Révélation pour moi que ce comédien. Je l'ai très peu vu au cinéma. Dans ce film, ce qu'il joue, ce qu'il compose est immense. Mais quel acteur ! Comme il rend compréhensible l'attirance de Toni mais aussi son exaspération. Comme il rend vrais ces brusques changements, quasiment météorologiques, où un ciel bleu devient ciel noir.

L'histoire est simple au demeurant mais le talent de la réalisatrice a l'art de composer des multitudes de scènes grâce à une écriture nerveuse, un balancement présent-passé créatif, un univers à la fois enfantin et de vie d'adulte dévastée.

Emmanuelle Bercot est assez fade à mon sens, ce qu'elle a à jouer étant, la plupart du temps :" Je bade mon homme." Du moins fallait-il que le héros mérite une telle fascination. Ainsi tout repose sur les épaules de Vincent Cassel. On doit comprendre les raisons de cette descente aux Enfers. Et il est extraordinairement complexe, charmeur, séduisant, insupportable. Sans oublier une qualité des films de Maiwenn, un naturel d'une extrême fraîcheur en ce sens qu'elle demande à ses comédiens de ne pas réciter son texte mais de se l'approprier dans des improvisations. Et Cassel excelle dans cet art.

J’ai particulièrement aimé la scène où ayant fait l’amour pour la première fois, elle lui demande :

-Heu…Je ne suis pas trop..large ?

-Large ? Large d’esprit ?

-Non…Mon sexe.

-Mais pas du tout, qu’est-ce que tu racontes ? Qui t’a dit ça ? Tu as un sexe comme une bouche. Sans dents…Une bouche de vieille…(lol !) Qui t’a dit cette folie ? il faut que tu férquentes des gens biens !

-Mon ex mari quand il a demandé le divorce. C’était une raison.

-Ce sont les raisons qu’inventent les mecs aux petites queues.

J’aime aussi quand il lui dit : « Les raisons pour lesquelles on va avec quelqu’un sont celles pour lesquelles on le quitte. (Parfois.)

 

Bref, du bon cinéma. Mais plus un film pour les femmes. (D’où la fureur de critiques masculins qui m’ont envoyé voir cette daube de « Deepan ».) Il y aurait une analyse à faire, là.

Je ferai cependant le reproche suivant. On ne sent que trop que cette histoire est personnelle. Peut-être que MaÏwenn s'en satisfait sans créer une dramaturgie qui donnerait plus de poids à sa construction. Mais ce défaut est celui de tous les films qui choisissent de raconter une histoire sur une longue durée. Ce n'est pas pour rien que les classiques avaient inventé les trois unités ! Du moins, il en faut du talent pour maintenir l'intérêt sur un fil aussi tenu, celui, quasiment du simple documentaire.

Quant à Vincent Cassel, il donne ici la définition du "charme". Vient du latin "Carmen", la parole magique, c'est à dire la poésie.

Les fleurs du Mal ?

 

 

Note : Quelques critiques de « Mon Roi »

Dans L'Obs, d'une sévérité ahurissante, on (un homme) ne trouve aucune excuse à ce nanar gnan-gnan que l'auteur de l'article prend plaisir à ridiculiser, le rapetissant au rang d'une amourette de collégienne déçue, usant et abusant d'une syntaxe débilisante ("Mais qu'est-ce que je fais, moi si brillante, toutes mes copines me le disent, avec ce salopard qui me détruit ?") avant de crucifier la réalisatrice, soupçonnée d'avoir couché sans bosser ses peines de cœur sur grand écran, comme si son journal intime et ses "copines" ne lui suffisaient plus. "Maïwenn balance tout en vrac, sans s'inquiéter du comment et du pourquoi, certaine apparemment que, puisque c'est arrivé, ça captivera tout le monde", nous dit le journaliste, avant de souhaiter que certains personnages "ruinent le genou" de l'héroïne qui, manifestement, a suscité chez lui bien plus que de l'exaspération. Chez Télérama, on est soit pour (une femme), soit ultra contre (un homme, sorti du "cauchemar" que fut le visionnage de ce "capharnaüm bouffi de partout" dans lequel l'héroïne, encore elle, multiplierait les "crises d'hystérie"). Redondant, le reproche ricoche chez Libé ("Le bal des hystériques", pondu par un homme), Ecran large ("Téléfilm hystérique", encore un homme), Les Inrocks ("la surexcitation, l'hystérie permanente", encore un monsieur) et on en passe.



49 réactions


  • bnosec bnosec 27 octobre 2015 12:50

    Et sa queue elle fait quelle taille au castel ?


    • kalachnikov lermontov 27 octobre 2015 15:18

      @bnosec

      Le magnétisme, ça ne se mesure pas, l’eunuque mais ça se perçoit et pour lui, c’est la Belluci tandis que pour toi c’est la veuve Poignet.


    • bnosec bnosec 27 octobre 2015 15:49

      @lermontov
      Bah et le Telsa c’est fait pour les cochons ?
      Sinon, mais ce n’est que mon humble avis, ma femme est plus belle que Belluci.
      D’ailleurs mon poignet aussi !


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 16:30

      @bnosec

      j’espère qu’il ne l’a pas trop grosse parce que ça c’est chiant !!

    • kalachnikov lermontov 27 octobre 2015 16:37

      @bnosec

      Ai-je parlé de beauté ? C’est marrant de nous confier ainsi ton adoration brute de la viande. Et donc elle a servi à quoi la beauté de ta femme ? Faire la ménagère de tous les âges au bras d’un bas du front ? Ben, dis donc, il aurait mieux valu pour elle d’être moche mais avec une flamme incandescente au-dedans, sa destinée aurait été tout autre vu que la beauté des laids des laids des laids se voit sans délai délai délai.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 27 octobre 2015 17:03

      @lermontov

      Faire la ménagère de tous les âges au bras d’un bas du front ? Ben, dis donc, il aurait mieux valu pour elle d’être moche mais avec une flamme incandescente au-dedans, sa destinée aurait été tout autre

      Vous devriez proposer cette idée de scénario au CNC.Vous aurez l’avance sur recettes sans problème !

      Bon... Pour filmer la flamme incandescente au-dedans, ça va être coton...
      Mais, le regard bovin d’une actrice de gauche fera l’affaire pour votre public...


    • bnosec bnosec 28 octobre 2015 11:28

      @lermontov
      Que répondre à un tel commentaire d’une telle crasse et haineuse bêtise ?

      Si ce n’est que le pseudo magnétisme de votre pétasse me laisse indifférent.
      Et que comparer la beauté à la viande doit venir d’une personne à qui toute forme de perception de la beauté est étrangère.
      Et que j’estime le travail de ma femme plus utile à la société que celui qui consiste à montrer son cul pour se gaver d’argent facile.

      PS :
      et il s’agit de la beauté CACHEE des laids dans la chanson


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 11:48

      @ bnosec

      Quoi, pas touche à la femme blanche ?

      ...Donc, on peut baver à loisir sur mme Bellucci mais quand c’est ta femme, c’est crasseux et haineux ? (Oui, je dis ta, y’a ton pauvre Moi partout, on te voit à poil derrière tes hardes). Ca ne me semble ni juste, ni charitable, ni chrétien, autochtone.


    • bnosec bnosec 28 octobre 2015 12:39

      @lermontov

      Vous vous enfoncez dans votre déni, relisez mes commentaires et vos réponses haineuses ; je n’ai commencé que par faire une allusion à la taille du sexe de l’autre fils à papa pour souligner le ridicule des dialogues que vous aimez tant, rien d’autre.

      Si vous voulez bavez sur la belluche qui montre son cul, grand bien vous en fasse.
      Si ma femme montrait son cul et que vous vouliez baver dessus, grand bien vous en ferait.
      Mais bien que ce soit un concept assez démodé de nos jours, ma femme a bizarrement décidé de garder son cul pour moi.


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 13:02

      @ bnosec

      Je pratique la chasteté pour des motifs particuliers ; j’ai appris à museler mes pulsions - mieux encore à les sublimer - suite à un petit stage survivaliste de 40 jours dans le désert. Donc, c’est un peu nul et non avenu, je n’ai nul problème avec la sexualité et sa représentation, nulle idolâtrie et nulle crainte d’en devenir le jouet.

      Cependant, je suis quelqu’un qui s’efforce d’être juste et mesuré et après relecture, je me demande s’il n’y a pas méprise de ma part puisque j’ai cru que ton propos à Ariane se justifiait par le fait que tu insinuais que l’intérêt d’Ariane pour Cassel tenait à son anatomie et non pour des motifs artistiques. Comme il se trouve que j’ai un petit côté Don Quichotte déplorant la fin du temps de la Chevalerie, évidemment, j’enfourchai ma chère Rossinante.

      Et bref, de haine nulle part.


    • bnosec bnosec 28 octobre 2015 13:25

      @lermontov
      Et bien à mon humble avis 40 jours n’ont pas suffi...


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 14:15

      @ Porcu Nustrale

      Avec toi, des expressions comme ’donner de la confiture à des cochons’ ou ’donner des perles aux pourceaux’ prennent tout leur sens.


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 14:18

      @ bnosec

      Ce n’est jamais suffisant, il ne faut jamais baisser la garde mais c’est bien, ça forge le caractère. ’Le Péché est tapi à ta porte ; n’y aura-t’il pas élévation ?’


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 14:25

      @ Porcu Nustrale

      C’était pour répondre à ton ’tu t’es pris pour le Christ’ qui n’était pas un super lieu commun et qui démontre une fois encore ta super faculté de pénétration dont je parlais hier.

      Ceci posé, tu pourrais au moins m’accorder que c’était bien envoyé.


    • COVADONGA722 COVADONGA722 28 octobre 2015 14:32

      @Porcu Nustrale
       ttts prendre le risque de contrarier « un héros de notre temps » ne savez vous pas que l’éponyme
      pseudo de votre interlocuteur outre qu’il écrivait bien moins boursouflé que lui est mort dans un duel .
      Gageons que votre si suffisant contradicteur ne perdrais aucun duel ayant pour arme un égo surdimensionné ...
      On recensait les QI d’exception sur site récemment hé hé c’est fou le nombre d’impétrant
      faisant la roue du paon que l’on pouvait croiser dans la file .....

      asinus


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 22:13

      @ covadonga722

      Ma petite hyène*, je n’étais justement pas de cette file. Mensonge déjà, encore. Et encore le truc de la bonne ou mauvaise opinion. Comme l’autre automate.

      *Je me permets de t’appeler par ton petit nom, l’animal de meute. C’est touchant de vous voir vous frotter le pelage, chercher un peu de chaleur, les deux âmes mortes.


  • nadi nadi 27 octobre 2015 12:57

    Bonjour Ariane,

    Je lis toujours avec plaisir vos articles depuis des années. Votre engagement pendant la dernière campagne présidentielle m’a particulièrement marqué. Votre enthousiasme, votre humour, votre courage et votre investissement (sans oublier votre talent) ont fait que vos articles étaient incontournables sur AV. Vous êtes même devenu militante du PG. Et puis vous avez été déçue. Il me semble que vous deviez faire un billet à ce sujet. Il serait intéressant de connaître votre opinion aujourd’hui. J’ai moi-même voté Mélenchon à l’époque et participé à certaines manifestations tout en ayant été déçu par la fin de sa campagne.


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 16:43

      @nadi

      Oui,ce serait une bonne idée. je pensais même faire une vidéo. Je vais y venir. bien à vous et merci pour vos gentils mots.

  • Hector Hector 27 octobre 2015 12:59

    "Heu…Je ne suis pas trop..large ?

    -Large ? Large d’esprit ?

    -Non…Mon sexe.

    -Mais pas du tout, qu’est-ce que tu racontes ? Qui t’a dit ça ? Tu as un sexe comme une bouche. Sans dents…Une bouche de vieille…(lol !) Qui t’a dit cette folie ? il faut que tu fréquentes des gens biens !

    -Mon ex mari quand il a demandé le divorce. C’était une raison.

    -Ce sont les raisons qu’inventent les mecs aux petites queues.« 


    En effet, cela donne envie de s’y précipiter. C’est confondant de romantisme, de tendresse et de beauté...

    C’est à vomir. Quel homme amoureux, même simple, pourrait faire ce genre de comparaison ?

    Cassel est une brute vulgaire au QI de pantoufle. Ecoutez ses interviews sur U-tube si besoin était et jetez un coup d’œil à sa filmographie.

    Quand à Maïwen, on ne se demande pas ce que lui a trouvé Besson. Elle n’a pas une »bouche de vieille", Elle.

    Après Mélanchon, Cassel, à quand le prochain ?


    • Fergus Fergus 27 octobre 2015 16:19

      Bonjour, Hector

      « C’est confondant de romantisme, de tendresse et de beauté... C’est à vomir. Quel homme amoureux, même simple, pourrait faire ce genre de comparaison ? »

      D’accord avec vous. Si Ariane avait voulu dissuader d’aller voir ce film, elle ne s’y serait pas prise autrement qu’en citant cet extrait du dialogue..


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 16:33

      @Fergus
      et à hector aussi !


      je dirai que vous êtes bien deux gus de la dernière guerre pour ne pas être capable, nonobstant vos goûts, qui sont certes aussi classiques que les miens , de comprendre une finesse là où on peut ne voir que de l’abominable vulgarité. 
      mais en fait, je sais que j’ai pris des risques en citant ce passage car je me suis privée de tout ce qui le rend audible. L’image , la situation, le jeu de Cassel. Oui, le personnage est ainsi. Vulgaire et raffiné. c’est comme si Casanova avait sorti un truc pareil, et il a dû en sortir d’autre. 

    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 16:41

      @Hector

      hector, hector, tu portes le nom d’un héros Troyen, pose tes pieds sur terre. 
      Comment peux-tu d’abord, confondre acteur et personnage ?
      Ce n’set pas très brillant. 
      cassel joue dans ce film, et très bien, le rôle d’un homme insupportable dont une femme peut être folle. 
      et figure-toi que ça existe. 
      Et figure-toi que ça existe. Et réciproquement.
      Des mecs fous de femmes tordues. 
      on dit « perdre la tête », « avoir quelqu’un dans la peau ». 
      Maïwenn veut étudier cela et les petits pères la morale ne sont pas obligés d’apprécier. 

      maintenant je reconnais ma responsabilité. ce dialogue ainsi posé n’a pas la magie du film.

    • Dom66 Dom66 27 octobre 2015 19:26

      @Hector
      Merci Hector, même commentaire pour moi,

      Je signe avec vous


    • Hector Hector 28 octobre 2015 08:40

      @Ariane Walter
      Ariane, Ariane, (Avec majuscule) tu portes toi aussi le nom d’une héroïne Grecque et je suis surpris que tu mêles vulgarité et raffinement. Tu confonds certainement avec grossièreté ou même langage fleuri.
      Le raffinement n’exclus peut être pas une certaine grossièreté, et encore, mais en aucun cas cette vulgarité dont tu fais l’éloge.
      Serait-ce à dire que Proust a pu être vulgaire ? Ou Wilde, ou Byron ou même Baudelaire ? Qui représentent les archétypes du raffinement.
      Quant à faire l’ amalgame acteur/personnage, avec Cassel, c’est impossible, il est l’image même de ses rôles et pour jouer un cheval, rien n’est mieux qu’un cheval.
      Est-ce plus brillant ?
      Qui aurait pu penser qu’un si joli minois pouvait cacher des désirs, voire un comportement, aussi surprenants ?
      Mais peut être ne sais-je rien de la vie et je suis surement comme il te plait de l’écrire, avec Fergus et d’autres, un de ces « gus de la dernière guerre » qui ne comprend pas le monde moderne.
      Merci de la leçon.
      Je lirai maintenant, comme d’autres sans doute, tes écris d’un autre œil.
      En toute amitié néanmoins et très sincèrement admiratif,
      Hector.


    • Hector Hector 28 octobre 2015 08:40

      @Dom66
      Merci Dom.


    • Thorgal 28 octobre 2015 11:09

      @Hector
      Haha, ce dialogue n’est pas très réaliste ! Ceci dit, j’ai vécu la chose, seulement, le dialogue était moins fleuri et plus court :


      "Heu…Je ne suis pas trop..large ?

      Moi, comprenant exactement ce qu’elle me disait :
      - Mais pas du tout, qu’est-ce que tu racontes ? Qui t’a dit ça ? 
      - Mon ex

      Moi :
      - Ça tombe bien, je n’suis pas ton ex :)

    • JL JL 28 octobre 2015 11:45

      @Thorgal, et à Ariane par la même occasion,


      bonjour.

      Cette question me fait penser à Thérèse quand elle dit à Pierre : ’’ Ce n’est pas grave Pierre, je n’ai rien senti ’’.

      Thérèse est trop discrète pour poser la même question.

      Désolé pour cette autre façon de comprendre les choses ... si vous voyez ce que je veux dire. 

       smiley

      (*) Anémone et Thierry L’Hermitte, dans Le père Noël est une ordure

    • Thorgal 28 octobre 2015 12:11

      @JL

      LOL :D

      Nan, sérieux, cette femme est devenue officiellement ma femme il y a 12 ans, elle n’est pas maso non plus ;)

    • egos 28 octobre 2015 18:37

      @Hector


      N’importe quel spécimen mâle, autochtone de l’insaisissable Albion, amateur de Guinness, supporter d’Arsenal ou Manchester, Ephèbe, dandy, aurait en la circonstance et en son for intérieur, marmonné « ... pense à l’Angleterre »

      Avoir connu Damien Hirst, Anish Kapoor et Tony Blair vs forge un tempérament d’airain nommé outre manche flegme.

      Ne soyez donc pas aussi fermé, 
      essayez de penser un peu à la France, 
      ses artistes et leurs œuvres

  • cathy cathy 27 octobre 2015 13:21

    Et toujours cette propagande contre notre peuple. Il n’y a que le parti de gauche pour apprécier ça. La haine de soi encore et encore. Il n’y a qu’un esprit vraiment tordu pour inventer un script pareil. 


    • kalachnikov lermontov 27 octobre 2015 15:05

      @ cathy

      Oui, c’est ça, Adolfine, c’est de l’art dégénéré.


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 16:35

      @cathy

      je ne comprends pas ta remarque.
      Et que fait le parti de gauche là-dedans ? 
      Tu sais que je n’en fais pas partie ?
      Ce script, c’est la vie. 
      Et la vie est tordue. 
      et nos grands souvenirs d’amour sont violemment tordus.
      pour certains.

    • bourrico 7 28 octobre 2015 09:23

      @Ariane Walter

      Et que fait le parti de gauche là-dedans ? 


      loool c’est tout le charme des esprits simples qui se sont installés sur ce site.

      Sans ce genre de commentaires ou transpire la profonde débilité de leurs auteurs, AV ne serait pas le cirque grandguignolesque qu’il est.

  • kalachnikov lermontov 27 octobre 2015 15:02

    Je te recommande celui-là, Ariane :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Se_souvenir_des_belles_choses

    Et je suis d’accord avec toi : il faut avoir aimé, serait-ce une fois, pour comprendre certaines choses, les belles choses. La masse des trous du cul qui en particulier se signale sur cette page ne me contredira pas ; mieux, son cri et grincement de dents unanime suffit à démontrer.

    ’Malheur à celui qui recèle un désert ; car le désert croît.’


    • Fergus Fergus 27 octobre 2015 16:22

      Bonjour, lermontov

      « Se souvenir des belles choses », l"un des films les plus forts de ces dernières décennies. Une grande réussite !


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 16:38

      @Fergus

      je ne l’ai pas vu, mais j’adore isabelle carré. 
      Et j’adore aussi la façon de filmer de Maîwenn.
      on peut aimer le grand vin rouge et le rond-boyau sublime, non ? 
      Ensuite, le sujet m’intéresse. et elle l’a fort bien traité 

    • Fergus Fergus 27 octobre 2015 18:21

      Bonjour, Ariane Walter

      J’ai énormément apprécié Polisse, ce qui donne un préjugé favorable pour Maïwenn.


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 octobre 2015 18:36

      @Fergus

      Alors, tu ne seras pas déçu et tu verras mon extrait d’un autre oeil.

    • nadi nadi 27 octobre 2015 20:41

      @Fergus

      D’accord avec vous !


    • nadi nadi 27 octobre 2015 20:43

      @nadi

      D’accord pour « se souvenir des belles choses » je voulais dire.


    • kalachnikov lermontov 27 octobre 2015 21:43

      @ Fergus

      La BA

      http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18668934&cfilm=28605.html

      Pour venir à ’Polisse’, je kiffe à fond Karine Viard (comme actrice, einh). Et Zabou. (je zappe le nom pour éviter les coulées de diarrhée bien brune.)


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 28 octobre 2015 09:41

      @lermontov

      Excellente ta critique coco !
      Pour les Cahiers du Cinéma, ça ne va pas le faire... Mais, pour les Inrocks, c’est parfait... Génial ton idée d’y associer les zeures les plus sombres... Ca fait toujours quelques entrées en plus... Le cinéphile aime bien résister dans les salles obscures...

      On va mettre 2 grandes photos des actrices à poil pour remplir la page...
      Comme ça, les cinéphiles pourront se palucher avec un regard incandescent du dedans !


    • kalachnikov lermontov 28 octobre 2015 10:42

      @ Lavigue

      Essaie de sortir de ton binarisme : je souhaite un bon voyage à toi et les inrocks sur le même bateau. Il faut être tout seul maintenant. D’où l’interêt crucial d’avoir allumé la chandelle, on ne craint rien durant les trois jours d’obscurité. (cette dernière phrase devrait parler au Chrétien de race blanche que tu prétends être.)


  • Plus robert que Redford 27 octobre 2015 23:17

    Chère Ariane

    Après avoir copieusement (et à juste titre) chié sur « The Martian » et ses américonneries, vous voilà à encenser une bonne production française.

    Je ne vous suivrai pas sur cette critique car je n’ai nullement l’intention d’aller voir ce film.

    En effet, Maïwenn..

    Comment dire...

    Elle me fait peur !


  • Le Gaïagénaire 28 octobre 2015 00:47
    Ariane Walter 27 octobre 2015,

    « Je ne sais pas si l’on a vécu si l’on n’a pas connu les terribles montagnes russes de cette passion. »

    Et le passage sera une félicité avec :
    « Au moment de ta mort, c’est son visage qui flottera au-dessus de tous les autres. Et la puissance avec laquelle il a battu sous tes tempes et que jamais tu n’oublieras, te conduira jusqu’aux champs de l’éternité ! »

    Parfaitement d’accord.



  • volpa volpa 28 octobre 2015 06:48

    Bonjour Ariane,
    Tu te reconvertis en critique cinématographique.
    Surpris de ne plus voir ta signature.
    Tu pourrais écrire, à ce titre, sur le site rue89, il n’y a que des trucs comme çà.
    Je l’ouvre sans lire le contenu et il n ’y a que du cul. C(’est vendeur quand on a plus rien à dire.
    Il serait préférable que tu analyses l’homme des postures, qui veux tout casser et nous casse les joyeuses pour exister.
    Il avait vu Chavez en photo.
    Il a un coup à jouer en matraquant Fabius, le pouvoir sioniste et se faire inviter par Poutine et Assad qui eux font du bon boulot.
    Reviens faire de la politique.
    Que Cassel ait une petite queue ou une grosse, ça ne changera pas la face du monde à la différence du nez de Cléopatre.
    Bises.


  • Simple citoyenne Simple citoyenne 1er novembre 2015 19:09

    Bonjour à vous Ariane, je viens de tomber sur votre article et j’ai l’intention d’aller voir Mon Roi. Je pense avoir compris ( d’après l’interview de Maïwen) que ce film semble parler d’un homme qui souhaite « posséder » cette femme, enfin c’est ce que j’en ai ressenti en écoutant Maïwen sur France Culture dans l’émission hors champ ; elle est juste sublime. Peu importe les critiques, à quoi servent-ils, si ce n’est que personne n’écoute, allons, nous sommes grands, point besoin d’avoir des maîtres à penser pour nous donner des directions ! (on en a déjà assez en politique)

    Merci pour votre article !


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