jeudi 27 avril - par christophecroshouplon

Whirlpool ou le jour où tout a basculé

Elle a pris tout le monde par surprise et est arrivée telle une Madone sur le parking des Whirpool, au beau milieu de sa région natale. Fut accueillie par des hourras et des « Marine Présidente ». A serré des mains et fait quelques selfies, tout sourires. A lancé quelques phrases face camera, entourée de gentilles ouvrières et de gentils ouvriers. Leur a dit exactement ce qu’ils avaient envie d’entendre, sans bien entendu développer quoi que ce soit. « Avec moi tout ira bien, je ne vous laisserai pas tomber ». Puis s’en est repartie comme elle était venue.
 
Vingt minutes, ça a duré : vingt minutes.
 
Quel coup de com ! Et quel piège totalement inattendu qu’elle a tendu à celui qui pendant ce temps-là buchait à la CCI avec les représentants des salariés ! Ce qui s’appelle catapulter un agenda et court-circuiter le redémarrage poussif d’une campagne mise entre parenthèse depuis trois jours ! Car depuis sa triomphale non élection de dimanche et sa traversée victorieuse vers la Rotonde, Manu avait comme disparu des radars. Au point d’inquiéter son mentor de l’Elysée, lequel, fin connaisseur des campagnes, aura rappelé au « maitre des horloges » que le temps d’une élection dure ce que dure l’élection, et qu’il était grand temps de repartir au combat.
 
Elle lui aura cisaillé les pattes. Apres une heure de travail « de fond » venant bien tard (ce que ne manquera pas de lui rappeler un ouvrier sur le parking des Whirpool), Monsieur le « pas encore président » se voit donc contraint de faire ce qu’il s’était juré de ne pas faire : aller au cœur du gouffre et se lancer à l’eau comme un grand.
 
Il fut attendu et accueilli avec des sifflets et des injures, et courageusement rentra dans la meute. Les images furent là, et furent terribles, absolument terribles sur le plan com pour cet as du marketing. Un candidat tout jeune en costard qui se fait huer par des dizaines de gens bientôt sur le carreau dans sa ville natale
 
Un rejet de fond auquel aucun argument, fut-il frappé sous le « coin du bon sens », ne peut rien faire. L’homme, ce qu’il incarne, ce qu’il est, d’où il vient, ce qu’il a fait et surtout pas fait : les gens de chez lui savent. Et pendant 45 interminables minutes ils vont un à un lui cracher a la figure tout ce qu’ils pensent sous le regard froid des caméras. Le lynchage d’un brillant représentant d’un système haï par les futurs exclus de ce système, sous l’œil plutôt bienveillant de François Ruffin, ancien camarade de classe … d’Emmanuel Macron : quelle séquence !
 
« L’état ne peut pas tout » avait lâché excédé un Jospin en fin de campagne à des ouvriers eux aussi licenciés en 2002 : cette petite phrase avait sonné l’heure de sa défaite. On ne peut en France remporter une élection présidentielle sans le soutien franc de ce socle-là. Giscard en 74 fit plus de voix chez eux que Mitterrand, Mitterrand plus que Giscard en 81, Chirac y dépassa Jospin en 95 puis 2002, Sarko Ségolène en 2007, Hollande Sarko en 2012.
 
Et les jolies plumes voudraient nous faire croire que cette fois…
 
L’élection vient sans doute de se plier hier sur un parking d’Amiens. Le rouleau compresseur vient de s’inverser, et nos chers instituts de sondage vont commencer à sortir quelques enquêtes enregistrant doucement la bascule sans pour autant pouvoir consigner la vitesse du retournement. Un peu comme dans la primaire qui vit Fillon prendre 30 points en deux semaines.
 
Depuis dimanche, les erreurs du camp Macron, celles du candidat, de ses soutiens et de ses ralliements se multiplient à une rapidité sidérante. Un discours totalement à côté de la plaque Porte de Versailles, ou le mec oublie de mentionner la présence du FN au 2e tour, et se lance dans un numéro christique totalement creux aux cotés de sa First Lady. Un mini Fouquets en compagnie de vieilles gloires, avec une sole à 46 euros (une sole : quelle gaffe !). Une disparition des radars deux jours. Un entourage proche qui fait savoir qu’on bosse sur les candidats aux législatives - comme si c’était le moment ... Un Sarkozy et un Hollande (les deux grands perdants de ces dix dernières années) qui annoncent leur ralliement. Un Fillon épuisé qui en fait de même. Un micro PS à 6 pour cent qui se donne à gober comme un macaron de Ladurée. Un comité LR qui avec des têtes d’enterrement va à l’échafaud. Des remakes poussifs de 2002 « halte au fassisme » qui ne prennent pas. Des marchés boursiers qui exultent. Une presse qui annonce « c’est plié » six mois après l’électrochoc Trump. 
 
Bref tout un système qui vient de vivre une séquence non-stop de six mois de dégagisme et qui se joue « résurrection » juste après l’assomption.
 
Le rouleau compresseur est en marche, et la clef est l’abstention. Celle-ci sera forte, depuis la gauche de la gauche à la droite de sens commun. Ceux-ci refusent les mots d’ordre et ne se laissent pas intimider. Entre deux remèdes qui ne leur conviennent absolument pas ils choisiront d’aller pour beaucoup à la pêche. 
 
Mélenchon ayant reconnu une vérité qui semble choquer nos acharnés de la démocratie, à savoir que les voix qui se sont portées sur lui ne lui appartiennent pas, ceux qui auront mis son nom dans l’urne feront, comme tout le monde, ce qu’ils veulent en leur âme et conscience.
 
Les 10 points que Marine doit gagner sur l’actuel 60/40 sont à portée de main. Encore 10 jours et l’impensable, à défaut d’être souhaitable, devient possible. La logique d’une élection est celle d’une dynamique, et les erreurs des trois ou quatre premiers jours de la campagne épisode 2 de Manu donnent le ton. Je crains que « l’anecdote Whirlpool » (pour reprendre l’expression pleine de morgue d’Attali, qui en l’occurrence a quelque peu agi comme un surmoi du candidat) ne devienne un cas d’école dans les livres d’histoire. 
 
 
L’histoire du jour où tout a commencé à basculer. 
 
 


29 réactions


  • Jeekes Jeekes 27 avril 17:14

    « Les 10 points que Marine doit gagner sur l’actuel 60/40 sont à portée de main. Encore 10 jours et l’impensable, à défaut d’être souhaitable, devient possible. »

    Ha ouais ?
    Et c’est sûrement en s’abstenant que ça va se produire !


  • BA 27 avril 17:26

    1- La France d’en haut :

    Dimanche soir, pour fêter la victoire d’Emmanuel Macron, trois banquiers de la banque Rothschild étaient au premier rang.

    Lisez cet article du Canard Enchaîné :

    Macron et ses groupies de la banque Rothschild.

    Dimanche 23 avril, deux associés gérants de la banque d’affaires Rothschild, avec lesquels Emmanuel Macron a travaillé durant près de quatre ans (de septembre 2008 à mai 2012), se pressent au premier rang du QG du Parc des expositions, porte de Versailles, pour filmer avec leurs téléphones portables l’arrivée du vainqueur du premier tour.

    Accompagné de Laurent Baril, star des fusions-acquisitions de la banque d’affaires, Olivier Pécoux, co-président du comité exécutif du groupe Rothschild & Co, est un brin gêné d’être repéré par une journaliste du Canard Enchaîné.

    « Je suis ici incognito », insiste le bras droit de David de Rothschild, alors qu’il fait partie des récidivistes. Le 13 juillet 2016, Olivier Pécoux avait déjà assisté au premier meeting parisien d’Emmanuel Macron.

    Ce 23 avril, Baril et Pécoux retrouvent un ancien camarade de la maison Rothschild : Lionel Zinsou, ex-conseiller de Laurent Fabius à Matignon et ex-premier Ministre du Bénin.

    Les trois banquiers s’émerveillent à l’idée que Macron, qu’ils ont connu « bébé », puisse l’emporter. Il serait le second Rothschild, après Georges Pompidou, à gravir sous la Ve République les marches de l’Elysée.

    L’Histoire – et les vraies gens – en marche …

    Source : Le Canard Enchaîné, mercredi 26 avril, page 2.

    2- La France d’en bas :

    Chômage : catégorie A, B, C, D, E :

    6 567 000 personnes inscrites à Pôle Emploi.

    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle_stj17emm.pdf


  • agent ananas agent ananas 27 avril 17:31

    Après « l’anecdote » Whirpool, il se pourrait bien que Macron disparaisse dans le vortex d’où il n’aurait jamais du émerger ... tournicoti, tournicoton ...


    • Onecinikiou 28 avril 02:42

      @agent ananas


      Il se pourrait tout aussi bien - et c’est même le plus probable - que « les gens » de gauche, assaillis et culpabilisés par l’injonction morale à l’antifascisme d’opérette opérée par le système de domination médiatico-politique qui veut se survivre, se rallient en rase campagne au « Front des pourris » pour faire élire dans un chausson le banquier euro-mondialiste de chez Rothschild !

      Evidemment, ces « gens » ne se doutent pas un instant de la consternation et de la pitié qu’ils pourraient susciter s’il advenait qu’ils y succombent.

  • Trelawney Trelawney 27 avril 18:41

    Marine est arrivée à Amiens pendant que son staffs briffait quelques ouvrières pro FN de chez Whirpool. Ils ont tous eu droit à un petit déjeuner et une explication de texte. Lorsqu’elle est arrivée devant la porte de l’usine, ces ouvrières sont sorties et la com a commencé. Pendant ce temps là les autres ouvrières restées à l’intérieur de l’usine « occupée » (car si elles sortaient le patron fermait les grilles et plus personne ne rentrait) cherchaient à s’informer de ce qui se disait à la CCI d’Amiens avec les délégués syndicaux.

    Conclusion
    En apôtre du populisme, Marine marche sur la tête des dirigeants et des syndicats pour s’adresser au bon peuple (enfin celui choisit par elle). Et fait un exercice de com électorale pour nous dire que si elle est présidente Whirpool restera à Amiens et n’ira pas en Pologne. De la façon dont elle va s’y prendre personne ne le sait et les dirigeants Whirpool en rigole déjà
    Macron quant à lui a discuté et n’a rien promis, car il a encore les images de Hollande sur un camion à Florange dans la tête et ne veut pas se retrouver dans la même situation pour des ouvriers que certains considèrent comme « anecdotiques »

    Les employés de Whirpool Amiens ont singulièrement évolué par rapport à ceux de Florange. Ils savent que pour eux, avec Lepen ou Macron, c’est direct pole emploi.

    • Yaurrick Yaurrick 27 avril 20:09

      @Trelawney
      C’est être pragmatique que de ne pas faire de promesses, car au final c’est bien Whirlpool qui aura le dernier mot.
      Parce que si c’est pour promettre la lune à grands coups de subventions et de dettes, les emplois potentiellement sauvegardés (et pour combien de temps ?) le seraient pour un prix astronomique.


    • Trelawney Trelawney 28 avril 08:17

      @Yaurrick
      Il ne faut surtout pas oublier que Macron quand il était ministre a fait passer une loi (Macron 2)qui dit en substance :

      Lorsqu’un groupe qui fait des bénéfices décide de fermer une usine pour délocaliser, il doit trouver un repreneur sérieux et négocier avec lui les conditions de la reprise à l’avantage des repreneur pour la conservation de l’emploi.
      Cet article a été amendé sans résultat par les républicains et notamment Fillon qui était monté au créneau à ce sujet. On savait déjà à l’époque pour qui il roulait.
      Si les frondeurs se sont abstenus c’est en parti à cause de cet article.
      Si, à Whirpool, il y a des négociations avec les syndicats, la direction et Amiens c’est à cause de cet article de loi qui oblige la direction à négocier.

      Rien n’est blanc et rien n’est noir. juste un peu clair obscur 



    • Dzan 29 avril 11:58

      @Trelawney
      +1000
      Pourquoi Le pen n’avait elle convoqué que BFM TV ? Donc, mis dans le coup.
      Quand j’entends dire la Jeanne d’Arc de Saint Cloud, prétendre qu’elle nationalisera cette usine, et que les pauvres ouvriers désespérés, gobent « ça », j’ai envie de vomir.

      Les désillusions seront à la mesure de l’espoir.


  • Arcane Arcane 27 avril 19:41

    L’extreme-droite a besoin de la misére, du chômage et du terrorisme pour se développer.
    C’est pourquoi elle n’a pas voté contre la loi travail et n’a pas voté pour les lois anti terroristes !

    Voter blanc ou s’abstenir fait le jeu de l’extreme-droite !


    • Pere Plexe Pere Plexe 28 avril 16:13

      @Arcane
      Voter blanc ou ne pas voter c’est...faire porter la responsabilité de leurs votes à ceux qui souhaitent voter.
      Rien de plus rien de moins.
      Celui ou celle qui sera élu le sera parce ce que des gens ont votés en sa faveur.
      Qu’ils assument
      Je serai de ces hors compte et ne serai en rien responsable, voir coupable, du choix des électeurs.


    • Phalanx Phalanx 28 avril 16:15

      @Arcane

      l« extreme droite » n’a pas besoin du chomage et du terrorisme. 

      Elle vous a mis en garde et vous n’avez pas écouté.



    • Dzan 29 avril 12:01

      @Arcane
      Je voulais voter blanc, mais après le ralliement de Gnagnan, je vais voter avec une pince à linge sur le nez, et des gants, pour Macron.
      Malgré mon âge, par la suite, s’il faut, je serai dans la rue et pas que moi. C’est ce qui se décide autour de moi.


  • Buzzcocks 28 avril 09:30

    C’est quoi cette histoire « au beau milieu de sa région natale » ?
    Le Pen est née à Neuilly, et la région « haut de France », elle n’y va juste que pour s’y faire élire, elle n’en a rien à foutre des bourricots qui peuplent le coin.
    Le père se présente dans le sud est, le compagnon dans le sud ouest et elle dans le Nord... mais toute la mafia vit bien en région parisienne. 


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 avril 10:57

      @Buzzcocks

      il voulait parler de Macron peut-être (qui vient d’Amiens)


    • Pere Plexe Pere Plexe 28 avril 16:17

      @Buzzcocks
      au delà du cas de la famille Le Pen ce serait une avancé que ces pratiques d’un autre age cessent.
      Que chacun puisse se présenter là ou est sa résidence principale et là seulement.
      Avec un délai de carence en cas de changement.
      Plein le c..des parachutages pour raison de carrière politique...


  • velosolex velosolex 28 avril 09:56

    « Elle a pris tout le monde par surprise et est arrivée telle une Madone sur le parking des Whirpool, »

    La ménagère de plus de 50 ans à encore frappé, avec son chariot de supermarché plein de promotion. 
    Elle adore les gens en crise, les gens au bord de la crise de nerfs ! C’est là qu’elle est le plus efficace, qu’elle se prend pour Marianne en tenue d’infirmière. C’est pas le samu, même pas une ambulance, juste un corbillard repeint en blanc.
    Elle ne se risque guère dans sa vieille Bretagne, dans le port de Lorient. On la connait de trop au pays ! Gast !
    C’est que les gens du cru détestent qu’on les prenne pour des Bécassine. 
    Elle rêve d’enfermer la France dans un filet pélagique, où même de faire de la pêche au gros, au nez de l’Europe, en leur montrant son cul comme bannière. 
    « Gwen ah du » ! Le noir et le blanc. C’est le « stars en stripes »breton. 
    Le grand rêve, ce serait de retirer le blanc du drapeau, et de mettre ses couleurs à la place. Pas très propre. Tout le monde n’a pas les exigences de la mère Denis. 
    « Ca c’est bien vrai alors » Nous disait celle ci dans un slogan de plus d’age. Plus personne au lavoir. C’est comme ça qu’on voit qu’on a changé d’époque. Et Marine tient maintenant un pressing.
     Faut pas croire la belle photo d’elle avec un battoir et des bulles de savon.

  • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 avril 10:40

    il faut raison garder. Si on est pro Macron, on dira qu’il a été courageux....1 partout.

    la seule inconnue c’est l’ampleur de la victoire de Macron (large ou « normale »), et le taux d’abstention/votes blancs qui promettent d’être faramineux.

    Tout ça vient bien bien trop tard :

    après avoir couru derrière Fillon pendant 2 mois, sur injonction d’une « base » qui n’a pas digéré le virage social et anti européen, après avoir promis « la France apaisée », après avoir promis « la priorité à la souveraineté » et être passé à « interdiction du voile dans la rue ».

    Même un ralliement de Dupont-Aignan ne changera pas grand chose :
    c’est il y a 1 an et demi, dans l’idéal, lors des régionales de 2015, qu’il aurait fallu crever l’abcès d’une éventuelle alliance, pas dans l’urgence entre les deux tours. Bayrou en sait quelque chose.

    Trop tard, encore trop tard, bien trop tard pour 2017.

    PS : sur l’ampleur du vote ouvrier, il me semble avoir lu que Sarkozy était derrière Royal en 2007.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 avril 11:38

      @Olivier Perriet

      Cela dit, il ne faut pas voir que le verre à moitié vide :

      « l’UMPS », les partis à primaires qui se pensaient seuls propriétaires de l’Etat, n’ont ressemblé que 25% des voix, et ça c’est déjà inespéré.


    • Pere Plexe Pere Plexe 28 avril 19:28

      @Olivier Perriet
      Effectivement virer une classe politique médiocre est plutôt satisfaisant.

      Sauf que ceux qui sont en passe de remplacer semble plus médiocre encore... 

    • Dzan 29 avril 12:04

      @Pere Plexe
      Hélas comme disait « mongénéral »


  • Lugsama 28 avril 13:09

    Aujourd’hui Macron remonte dans les sondages, où plutôt dans le seul ou il avit baissé, et qui viens de l’institut le moins precis au premier tout. Pour le moment rien ne bascule.


    • Pere Plexe Pere Plexe 28 avril 16:22

      @Lugsama
      L’indicateur le plus fiable des intentions de vote est le cours de la Bourse et l’indice Cac40.
      « Ils » ont les infos les plus fiables qui soient et réagissent le plus vite possible.


  • eric 28 avril 14:28

    Le cirque d’ Amiens n’est pas uniquement un cirque.

    Côté cirque :

    Vous reprenez les éléments de langages de Macron sur les 20 minutes de selfies par rapport à l’heure de discussion sérieuse.

    Mais c’est faux. Il y a plusieurs interview de locaux disant que les élus du front sont à leur ôté depuis le début, viennent les voir, etc...Vérifier demanderait des recherches ; Qui cela intéresse-t-il ?
    Mais on peu voir aussi que ce sont des ouvriers locaux qui appellent Marine, et un Journaliste qui signale à Macron qu’il se passe quelque chose.

    Côté réel : Perrineau à laisser échapper pendant les commentaires chez Calvi que la réalité locale, c’est que 20% des élus FN sont ouvriers.

    Qui dit mieux ?

    Pas Mélenchon, pas le NPA qui en a un à exhiber, pas Macron qui réserve encore ses choix de « candidature paritaires issues de la sociétés civile » et des ralliés potentiel.

    Il y a un moment ou la cohérence ne se mesure pas uniquement aux discours et à qui est le premier sur un coup.

    Au niveau des élus, le FN est LE parti qui connaît une vraie mixité sociale. Le seule à présenter vraiment des prolos, autrement que pour la galerie, comme aux meeting d’Arras de Macron.

    Bien sur, on peut penser que « ces gens là ne savent pas... » Et puis ils ne sont pas toujours très esthétiques, vous savez, les dents, tous ça...


    • Lugsama 28 avril 14:43

      @eric

      On peux voir aussi qu’elle est venu pendant la pause déjeuner et qu’elle ne semble pas très entouré par contraste avec a séquence Macron. Difficile de croire que ce ne sont pas ses sympathisants qui sont restés..

      A un moment fait arrêter de nous prendre pour des idiots.


    • Dzan 29 avril 12:10

      @eric

       Les ouvriers sont désespérés, et n’ont plus de parti, qui les représente.
      Mélanchon et la France Insoumise, ne sont « sur le marché » que depuis si peu de temps, alors que la secte Lepen sévit depuis 1972.
      Mais, le réveil sera brutal, si par malheur la blonde devenait présidente.
      Les promesses ? Voir celles de Trompe.


  • Buzzcocks 28 avril 14:51

    Amendement du sénateur Racheline lors de l’examen de la loi travail au sénat : réduction à deux mois pour une entreprise en difficulté de trésorerie pour lui ouvrir le droit à procéder à des licenciements économiques.

    Et qui est Racheline ? Et bien le nouveau président du FN.

    Le programme du FN, c’est surement attrayant pour les gogos... mais c’est plus instructif d’examiner ce que font les élus FN quand ils siègent et quel type de loi, ils proposent en commission. Ca, c’est du concret.


  • Buzzcocks 28 avril 16:14

    Projet de loi européenne visant à associer les salariés lors d’une restructuration ou d’un licenciement boursier ou les associer plus étroitement à la stratégie de l’entreprise. Devinez un peu ce qu’à voter les élus FN.... contre bien entendu.

    Mais chuuut.... Les cons de Whirlpool qui l’applaudissent comme des biquets ne sont pas au courant. Ils matent les anges de la téléréalité....


  • Buzzcocks 28 avril 16:17

    Projet de loi européenne de janvier 2017 visant à créer un socle de protection sociale au niveau européen... qui vote contre ??? Le groupe FN bien entendu.


  • troletbuse troletbuse 28 avril 16:22

    Projet de loi européenne visant à associer les salariés lors d’une restructuration ou d’un licenciement boursie
    C’est quoi ca ? Leur donner l’adresse de Pole emploi ?
    Socle de protection = langue de bois


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