jeudi 23 mars - par Alain Renaud

Y a-t-il un peuple français ?

S’il est un pays qui distingue ce qu’il est de son peuple, c’est bien la France.

Les Français sont-ils pour autant un peuple ?

Pour parler de la France d’aujourd’hui, il nous faut d’abord revenir à celle d’hier, et, seul un peu de réflexion historique nous permettra de répondre à cette question, a priori iconoclaste.

La France a été créée par les rois germaniques qui avaient envahi la Gaule, à la suite des conquérants romains. Auparavant, la France n’existait pas et chacun sait que nos ancêtres lointains ne sont pas des Français, mais des Celtes, que nos premiers envahisseurs romains ont appelé des Gaulois.

Tant et si bien que les Français n’ont pas toujours vécu sous ce nom. Et par conséquent, qu’ils existaient avant d’être Français.

L’ironie de l’histoire fait que ce sont les Germains, ceux que les Anglo-Saxons appellent encore « Germans », qui ont créé le nom d’un pays qui ne leur appartient plus ! 
L’État France fut donc une création de nos voisins et désormais amis allemands (les Allemands étant, comme chacun sait, une tribu germanique du sud). Progressivement ils le scindèrent avec leur propre royaume, réunion dont l’apothéose fut l’empire de Charlemagne.
Durant cette période, les Français n’existaient toujours pas. Ils étaient restés massivement les Gaulois qu’avaient conquis les Romains et les Germains qui s’étaient contentés de prendre le pouvoir en petit nombre.

Ce qui change la donne fut le partage, par les petits-fils de Charlemagne, de l’empire en 843, véritable date de création de la France. La division entre ces trois rois germaniques ne fut pas favorable à celui qui récupéra la partie ouest qui allait devenir la France. La zone centrale, la Lotharingie, qui s’étirait de la Hollande à Florence, revint rapidement au roi germanique qui possédait la fraction est de l’ex-empire, correspondant grosso modo à l’ouest de l’Allemagne actuelle.
Cette scission allait provoquer des siècles de guerre entre les descendants des rois germaniques de France et ceux d’Allemagne.

Mais le peuple qui occupe la partie ouest de cette nouvelle France ? Qui s’en soucie ? Est-il devenu pour autant germanique après être devenu romain. En rien. Il est resté principalement celte, c’est-à-dire gaulois. 
A l’époque gauloise, l’immense majorité de la population était celte, à l’exception de quelques ethnies et cultures différenciées, tels les Basques, les Grecs de Marseille ou de Nice ou un certain nombre d’Ibères dans le Sud-Ouest et de Ligures sur la Cote d’Azur d’aujourd’hui.

Ce qui modifia peu à peu les choses fut les conquêtes progressives de la France sur les territoires incorporés à l’empire germanique. Ces conquêtes, au départ, ne firent que rattacher à la France des peuples qui avaient été incorporés de force à la Germanie, mais qui étaient en fait des Gaulois de culture latine. Ainsi en fut-il des Provençaux dans leur majorité, et plus encore des Bourguignons, des Francs-Comtois ou des Lorrains de langue française.

Là où les choses se compliquèrent, ce fut lorsque les rois de France, puis les révolutionnaires commencèrent à s’attaquer aux territoires dont les peuples étaient restés ou étaient devenus de langue et de culture germanique.
En effet, si l’Est de la France actuelle était occupé par des tribus gauloises au début de la conquête romaine, les Germains les remplacèrent peu à peu à partir du IIIe siècle. Si bien que les Alsaciens et une partie des Lorrains sont majoritairement germaniques depuis cette époque. À cette minorité, on peut rajouter les Flamands de France.

C’est ce qui fait que la France a connu, du moins jusqu’au XIXe siècle, une homogénéité de population qui, sans être aussi prépondérante qu’en Allemagne, est nettement supérieure à celle de l’Espagne ou de la Grande-Bretagne.

Le déclin démographique produit essentiellement par la saignée de la Première Guerre mondiale et les mouvements migratoires qui s’en sont suivis, en provenance d’Europe, mais surtout d’Afrique à partir de cette période ont remis progressivement en cause cette homogénéité et pose les problèmes que nous affrontons désormais.

Si on compare la France à l’Allemagne, on s’aperçoit que la rupture a été encore plus forte au sein de ce pays qui n’a connu aucune conquête étrangère sur le long terme, à l’exception de la présence militaire américaine qui a libéré les Allemands d’un totalitarisme monstrueux. Depuis cette époque, l’Allemagne est également confrontée à des problématiques très importantes d’intégration de populations non germaniques qui, comme dans la majorité des pays de l’Ouest européen, font débat.

La conquête de l’Alsace et, dans une moindre mesure, de la Lorraine a posé à la France un véritable défi qui a éclaté au grand jour lorsque l’Allemagne a voulu récupérer cette province germanique en 1870. Les Français, qui, contrairement aux Allemands, avaient inventé le « désir de vivre ensemble » par la voix de Renan opposée à celle de Fichte, ne pouvaient plus s’appuyer sur une langue, une histoire et une culture commune. Il leur fallait pouvoir intégrer des « non-Gaulois ».

Après tout, les rois de France avaient bien fait de même avec les Basques, les Corses ou les Flamands. Avec la Révolution, ils allèrent plus loin en décidant de gommer les particularités régionales et les langues qui y étaient attachées. Ainsi, on supprimait les différences, en particulier linguistiques, en se rapprochant de l’exemple allemand, sans en avoir l’homogénéité de population.

Devenait Français celui qui parle français. Cette francisation imposée n’a cessé depuis lors, bientôt concurrencée par l’anglicisation.

Dans cette optique, les Wallons et les Suisses romands devraient être Français et la Suisse ne pas exister, puisqu’elle est le symbole parfait d’un pays qui repose essentiellement sur trois peuples : les Allemands, les Français et les Italiens. 
La domination par la langue comme par l’ethnie, se retrouve donc remise en cause par l’exemple suisse, qui, à lui tout seul, constitue un résumé parfait de ce que pourrait être l’Union européenne : une réunion de peuples présents sur leurs territoires depuis des siècles, unis par la lutte pour leur liberté, sans que, pour autant, l’un d’entre eux ait écrasé les autres, comme on a pu le voir en Espagne, en Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, en France.

Les Suisses reconnaissent l’identité de chacun de leur peuple, car tous se sont unis pour défendre leur « alliance entre égaux scellée par un serment », une alliance qui s’est faite contre l’oppresseur autrichien. Les cantons de langue, de culture, d’ethnie allemandes, françaises et italiennes se sont joints progressivement et volontairement à cette alliance. 
Ils auraient pu ne pas le faire et restés incorporés à l’Allemagne et à l’Italie morcelées à cette époque et à la France déjà unifiée.

Les Suisses romands et italiens sont-ils pour autant des Français et Italien ? Non, bien sûr, car même s’ils partagent avec eux leur origine ethnique, culturelle, linguistique et leur enfance historique ( ils ont été des Gaulois et des Germains ), ils s’en sont séparés volontairement pour se regrouper et s’unir dans une nouvelle nation dans laquelle ils ont établi une démocratie directe inégalée et un respect de l’identité de chacun.

Ainsi la France, fille de la Gaule, a, au cours de son histoire, incorporé des populations qui étaient germaniques, à l’exemple des Alsaciens, d’une partie des Lorrains et des Flamands, ou davantage marquées par leur latinité comme un certain nombre de Provençaux, d’Occitans, ou par leur germanité comme les Catalans, quand elles n’étaient pas totalement différenciées, à l’image des Basques, alors qu’ elle à perdu cette petite minorité que sont les Romands suisses et les Wallons belges.

On peut donc dire, sans risquer de se tromper, que les Français sont bien un peuple comme le sont les Allemands, mais qu’ils partagent avec les Italiens, le fait d’avoir absorbé une très faible minorité de peuples non français, pour ne pas dire non gaulois, dans leurs composantes ethniques, culturelles et linguistiques. Une minorité qui les différencie des Espagnols, qui pour une part beaucoup plus importante de leur population, ne sont pas précisément Espagnols, c’est-à-dire Castillans ou Aragonais, puisqu’ils sont Catalans, Basques ou Galiciens.

Mais l’histoire a fait que, comme pour la Suisse, ces populations étrangères, ont choisi, ont voulu, dans leur très grande majorité être françaises et l’ont montré magistralement par leur sacrifice et leur fidélité sans faille à leur patrie d’adoption lors des conflits européens et mondiaux à laquelle la France a été confrontée depuis le début du XIXe siècle.
Quel peuple aime autant la France que les Alsaciens !

Alain Renaud, auteur de La France, un destin, Ed.l'Harmattan, décembre 2016.

Blog : http://alain1renaud.over-blog.com/



65 réactions


  • Harry Stotte Harry Stotte 23 mars 12:40

    « Les Français sont-ils pour autant un peuple ? »



    Il y a des livres et des tas d’articles, écrits par des étrangers, qui expliquent en quoi les Français se distinguent par leurs moeurs, habitudes, us, coutumes, traditions, codes sociaux et rituels festifs, des compatriotes des auteurs. 


    Par ailleurs, il suffit que des gens éprouvent un sentiment exclusif d’appartenance à un territoire, pour former un peuple ipso facto.


    Quant à la Suisse, elle ne saurait servir d’exemple à l’U.E., parce qu’elle n’est pas le produit d’une décision politique arbitraire, improvisée et précipitée. La Suisse a mis 688 ans à se constituer, de proche en proche, par ajouts successifs mutuellement souhaités. 


    Ça c’est passé entre 1291 et 1979, lorsqu’un morceau de territoire a été détaché du canton de Berne (germanophone), pour former le canton du Jura (francophone). Et, à vrai dire, ce n’est pas encore tout à fait terminé puisque, le 17 juin prochain, la ville francophone de Moutier votera sur la question de son rattachement au canton du Jura.


    S’il y a des exemples applicables à l’U.E., c’est du côté de la Yougoslavie, de la Tchécoslovaquie et de la Belgique, qu’il faut aller les chercher.

    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 15:34
      @Harry Stotte Vous avez raison de bien distinguer le processus de formation millénaire de la Suisse de celle de l’UE. Elle est une adhésion volontaire de peuples d’ethnie, de culture et d’histoire différentes. Elle est un cas unique en Europe. Un modèle à l’opposé de ce qu’est aujourd’hui l’UE.

    • Harry Stotte Harry Stotte 23 mars 20:57

      @Alain Renaud

      «  Elle est une adhésion volontaire de peuples d’ethnie, de culture et d’histoire différentes. »



      D’histoire, je ne dirais pas... 

      Il y a un fait suisse bien avant que la Suisse ne soit un Etat.Dans une lettre au maréchal de Luxembourg du 20 janvier 1763, Rousseau écrit :


      "...les Suisses ont aussi tous à peu près les mêmes mœurs, mêlées de l’imitation des autres peuples et de leur antique simplicité. Ils ont des manières de vivre qui ne changent point, parce qu’elles tiennent pour ainsi dire au sol, au climat, aux besoins divers, et qu’en cela les habitants sont toujours forcés de se conformer à ce que la nature des lieux leur prescrit. Telle est, par exemple, la distribution de leurs habitations, beaucoup moins réunies en villes et en bourgs qu’en France, mais éparses et dispersées çà et là sur le terrain avec beaucoup plus d’égalité. Ainsi, quoique la Suisse soit en général plus peuplée à proportion que la France, elle a de moins grandes villes et de moins gros villages : en revanche, on y trouve partout des mai­sons ; le village couvre toute la paroisse, et la ville s’étend sur tout le pays. La Suisse entière est comme une grande ville divisée en treize quartiers, dont les uns sont sur les vallées, d’autres sur les coteaux, d’autres sur les montagnes. Genève, Saint-Gall, Neuchâtel sont comme les faubourgs...« 


      Or Genève, où est né Rousseau, est une République indépendante, Neuchâtel, d’où écrit Rousseau, est une principauté prussienne, et Saint-Gall est un sujet de Zurich. Ce qui démontre bien que les Suisses sont Suisses, en dépit de leur »hétérogénéité, avant la Suisse. Comme, au demeurant, les Allemands étaient Allemands avant l’Allemagne, et les Italiens, Italiens avant l’Italie.

    • Alain Renaud Alain Renaud 24 mars 22:15
      @Harry Stotte Au niveau culturel, vous avez totalement raison, mais pas au niveau politique.
      D’ailleurs, n’oubliez pas que les Suisses étaient des Gaulois eux aussi puisque c’étaient des Helvètes. Une tribu gauloise parmi les autres.

  • fred fred 23 mars 12:44

    Un peuple est sensé être soudé face à l’ennemi..ce qui n’est pas le K de la France qui se vend aux plus offrants !


  • Gasty Gasty 23 mars 13:02

    Le territoire qu’on appelle la France n’a pas été crée par les rois germanique.Il existait déjà.L’Amérique n’a pas été crée par Christophe Colomb ou les vikings, ce territoire existait aussi bien avant leur venues.
    Est-ce que les Français étaient un peuple, est-ce que les amérindiens étaient un peuple ? J’ai du mal à comprendre ou est le problème dans l’histoire de ce territoire qu’on appelle aujourd’hui la France...
    Vous voulez parler d’histoires de pouvoir peut etre ?


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 15:38
      @Gasty C’est exactement ce que je dis. « Les Français » , existaient auparavant sous l’appellation de Gaulois.
      Il faut bien distinguer le pouvoir politique et la continuité ethnique.

    • JC_Lavau JC_Lavau 23 mars 16:52

      @Alain Renaud. Il n’y a pas de preuves que les dits gaulois formaient la masse du peuple, essentiellement agricole. Qu’ils en formaient l’aristocratie guerrière, en revanche aucun doute.
      Un partie notable de la toponymie et de ses radicaux est anté-celtique.


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 17:37

      @JC_Lavau Bien sûr, des pré-celtes ont existés. Mais là on rentre dans la préhistoire et on n’en sait encore moins. Pour ma part, je ne me risque pas à remonter plus avant. A l’époque gauloise et gallo-romaine, les Gaulois étaient majoritaires. Il suffit de demander à Jules césar ce qu’il en pensait !


    • izarn izarn 23 mars 20:22

      @Gasty
      La France s’appelait au début ; regis francorum : Le royaume des francs.
      Roi, regis, était à l’origine un titre romain, comme dux...Mais donné à des chefs de peuples mercenaires qui défendaient l’Empire...Dont les francs. De franconie.
      « La grande majorité des Francs ethniques, répartis entre Saliens et Ripuaires, ont été confinés respectivement aux Pays-Bas, à la pointe nord-est de la France moderne et sur les rives du Rhin, à proximité du Main et de la Hesse. »
      Pour parler franchement, ce sont plutot les capétiens qui ont inventé le terme francia, la France.
      Pourquoi, parceque les capétiens descendaient surtout de l’ancienne aristocratie gallo-romaine, comme pratiquement toute la noblesse de France. D’ou le royaume de France, et non plus des francs. C’est a partir de cette base, qu’on ne parlera plus du peuple franc, mais du peuple français.
      Changement historique notoire ! Car ici la base ethnique a disparu au profit d’une nouvelle notion.


    • JC_Lavau JC_Lavau 23 mars 21:49

      @izarn. Regnum francorum.


      Rex, regs, déborde amplement le domaine romain, il est indo-européen. En inde c’est le Rajah. Et ce mot a un sens bien plus religieux que guerrier.

      La fragilité gauloise dont César a profité, était une transition historique et mouvementée, encore inachevée, vers une société royale, avec des rois guerriers, et bien moins tribale.

  • cathy cathy 23 mars 13:19

    Les grecs avait déjà nommés l’Europe, Europa. Est-ce que les européens se sont faits la guerre entre eux, pour le pouvoir, alors c’est oui. Grecs contre romains, romains contre celtes, germains contre romains. 


  • Ragazzon 23 mars 14:23

    L’Allemagne est essentiellement germanique mais la Grande Bretagne, la France, l’Italie ou l’Espagne ne sontpas homogènes ethniquement :

    - la Grande Bretagne est faite de brittons latinises et non latinises (celtes), de belges (celtes+germains) et d’une minorité de vikings

    - l’Italie est faite d’etrusques, ligures, grecs, celtes, latins, pheniciens, carthaginois, arabo berberes, normands et quelques germaniques latinises

    - l’Espagne d’iberes, celtes, carthaginois (berberes+phéniciens), arabo berberes et quelques germains latinises

    - la France de celtes, basques, quelques iberes et ligures, belges, quelques grecs et etrusques, de romains qui ont latinises tout le monde, de quelques vikings, de Bretons et de germains eux aussi latinises à part peut être en Alsace et Lorraine


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 15:44

      @Ragazzon Si vous lisez mon dernier ouvrage, vous verrez que je partage votre opinion, tout en précisant que la proportion des ethnies est fondamentale pour chaque pays. En France, les Basques n’ont jamais été aussi nombreux qu’en Espagne et les Celtes restent majoritairement le fond de notre substrat ethnique.


    • izarn izarn 23 mars 20:31

      @Ragazzon
      Tout ceci sur plusieurs milliers d’années non ? Pas sur 40 ans, OK ?
      Ce n’est pas du tout la meme chose !!


    • Ragazzon 27 mars 20:54

      @izarn

      Des milliers d’années ou pas c’est le nombre qui reste qui compte et comme les envahisseurs sont moins nombreux, leur génétique à moins d’influence sur la population conquise largement majoritaire et avec laquelle les conquérants se mélangent....
      Pour exemple : les turcs de Turquie (Anatolie actuelle) ressemblent plus à un mélange de grecs et de moyen orientaux qu’aux turcs du Turkmenistan, Turkestan et Mongolie.

  • kalachnikov lermontov 23 mars 14:34

    Il me semble qu’il faille prendre la chose différemment.

    Il y a une différence entre le mot et le concept ; un même mot peut désigner plusieurs concepts différents et non conciliables. Ainsi, celui de peuple peut désigner l’ethnie ou simplement la population ou relever du politique. Il en est de même du nom France qui désigne tour à tour le lieu, la République, etc.

    On discerne mal les concepts parce que très simplement, on parle mal. Par exemple, concernant la France de l’Ancien Régime, on devrait toujours s’appliquer à dire le royaume de France et concernant la France actuelle, la République française*.

    1789 constitue une rupture radicale, c’est la naissance d’un Etat-nation ; Etat-nation, cela signifie que ce qui constitue la nation, son identité, c’est son système politique (pour les Français, la République). Auparavant, la notion de peuple est strictement liée à l’idée de population ; le peuple de France sous la monarchie, ce sont des sujets ; il est totalement accessoire que ces sujets parlent la langue française, soient génétiquement liés aux ancêtres, etc ; au gré des annexions et conquêtes ou pertes de territoire, ce peuple/population croît ou décroît. Ainsi, un Lorrain est polonais le lundi, français le mardi, prussien le mercredi.

    Avec la République, cela devient différent : on peut être français de naissance et ne pas appartenir au peuple. C’est-à-dire que l’on est part de la population mais que l’on n’est pas mécaniquement part du peuple/entitépolitique. C’est ainsi qu’aux débuts de la République, il existe deux citoyennetés, l’une dite active et l’autre passive. Celle active donne le droit de vote contrairement à celle passive et elle donne en fait le sens du vote : il s’agit de comprendre la République et donc de voter en son sens**.
    Les conditions pour pouvoir bénéficier de la citoyenneté active sont simples : résider depuis plus de six mois sur le territoire français et avoir un certain niveau de revenu. L’exigence de revenus conséquents est conditionnée par le fait que la République/concept politique étant une abstraction, il convient d’avoir une certaine éducation pour pouvoir la comprendre ; or, à l’époque, seule une certaine caste sociale avait accès à l’éducation.
    De même, à cette époque la question de la nationalité, et de l’ethnie ne se posait pas ; ainsi un Français qu’on définirait aujourd’hui comme souchien était exclu du droit de vote tandis qu’un étranger, même de fraîche date y avait accès. Et ceci s’explique par le fait que précédemment la nationalité était toujours de circonstance, liée aux aléas et au système (castes avec fatalité de destin liée à la filiation), et parce qu’il n’y avait nul repli identitaire (qui n’est en fait rien d’autre qu’une sorte de chimérisme) lié à la concurrence ethnique***.

    *idem avec Vichy et la parenthèse de l’Etat français. On notera que sur les pièces de monnaie d’avant l’euro il était écrit République française et jamais France.

    **il s’agit de l’Interêt Général. Il ne s’agit pas de l’interêt majoritaire (celui d’une majorité contre une minorité) mais celui de tous, sans exception et cet interêt, c’est la République, tenu comme seul système pouvant apporter le Bonheur de tous. Cette notion de félicité est très présente lors de la Révolution, à travers des fromules comme Concorde, Harmonie, Malheur public, etc.

    ***sur les cartes d’électeur à cette époque, il était noté ’je n’écouterai aucune promesse’. On était censé voter alors non pas en fonction de son intérêt particulier mais de celui dit général, y compris et au besoin contre son propre interêt immédiat.


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 16:06
      @lermontov
      Votre analyse est très intéressante. Bien entendu, les Français n’étaient que des sujets sous l’Ancien Régime et sont devenus des Citoyens après la Révolution.
      Dans mon article je prends le mot peuple précisément en tant qu’ethnie et non de pouvoir politique.
      En tout été de cause, le mot France désigne un territoire sous la royauté qui a elle-même créé ce mot de France et une abstraction sous la Révolution.
      Hors l’histoire des Français commence bien avant l’histoire de la France politique et nous l’avons trop oublié pour comprendre la spécificité unique en Europe de notre pays.
      C’est précisément cette thèse que je développe dans mon dernier livre, « La France, un destin ».
      Une thèse qui s’appuie sur de grands historiens comme Fustel de Coulanges ou Renan et qui démontre que la France a bien une continuité ethnique et historique que beaucoup cherchent à nier aujourd’hui par pure démagogie.

    • izarn izarn 23 mars 20:40

      @Alain Renaud
      Les peuples se forment dans la durée...Les peuples germaniques de sang sentent bon le délire, car en Europe centrale il n’y a jamais eu un seul et unique peuple germain, mais des centaines de differents. On en voit encore encore les résultats dans les landers, et la différence entre l’Autriche et l’Allemagne. De fait meme la notion de peuple allemand ne veut pas dire grand chose, sauf sous le IIIeme Reich....


    • kalachnikov lermontov 24 mars 23:49

      @Alain Renaud

      Merci.

      En l’espèce, la Révolution, c’est tabula rasa, le guillotinage du Roi en étant le symbole ultime. Par essence, la République est indifférente à la dimension ethnique et c’est bien pour cela qu’on parle d’universalisme ; la terre de France n’est en fait que le berceau d’un monde nouveau, là où l’idéal dit français (celui de l’individu souverain) a pris germe et est né. S’il y a donc une continuité physique avec le passé, elle est liée à la question seule de l’endroit tandis que la rupture spirituelle et politique est totale et radicale*. Un élément illustre à merveille cela, c’est l’émancipation des Juifs et leur accession à l’égalité et à la citoyenneté**.

      On n’est jamais parvenu à définir ce qu’est une culture mais de fait, mondialistes et autoproclamés nationalistes aiment en colporter des visions simplistes et chimériques.

      *l’autre lien avec le passé, c’est que de fait la République est un antiabsolutisme, elle est construite contre, et que l’absolutisme est un implicite qui court dans toute la République.

      **"Je crois que la liberté de culte ne permet aucune distinction dans les droits politiques des citoyens en raison de leur croyance. La question de l’existence politique [des Juifs] a été ajournée. Cependant, les Turcs, les Musulmans, les hommes de toutes les sectes, sont admis à jouir en France des droits politiques. Je demande que l’ajournement soit révoqué et qu’en conséquence il soit décrété que les Juifs jouiront en France des droits de citoyen actif." [député A.Duport, à l’Assemblée]. Quelques semaines plus tard, une loi déclare les Juifs citoyens français.
      (nb:notons qu’en 1791 l’islam est déjà intégré à la République ; c’est à cette époque, je crois, que naît le wahhabisme.)


  • Frau Makrel Frau Makrel 23 mars 16:04



    Réflexion Zemmourienne sur la chute des nations et les invasions barbares : 

    « À bien lire l’Histoire, aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur, avant qu’il ne se soit préalablement suicidé. L’islam date ses éphémérides du quatorzième siècle de l’Hégire, et il est exact que nombre de ses fidèles vivent encore à l’époque de notre trecento… ce décalage chronologique constitue pour l’humanité le plus grave péril. La plupart de nos malheurs viennent de ce que les peuples, ne vivant pas à la même époque, n’obéissent pas ni à la même logique, ni à la même morale. Combien de guerres causées par ce dénivellement culturel ? 

    Tous les peuples désormais se touchent… des peuples que nous venons de voir séparés par des abîmes psychologiques et culturels devront vivre en étroite symbiose, cohabiter dans une maison commune aux parois soudain resserrées, aux cloisons abattues. »


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 16:11
      @Frau Makrel C’est ce qui fait que le barbare peut être aujourd’hui dans votre propre village alors qu’il se situait autrefois dans le village voisin.
      C’est un des plus grand défi à relever de notre planète mondialisée.
      Jusqu’à quand ?

    • Decouz 23 mars 16:54

      @Frau Makrel
      Pas que l’islam, le judaisme a un calendrier encore plus ancien, et les Chinois n’ont pas du tout la même chronologie.
      On a toujours une vision ethnocentriste, c’est d’ailleurs inévitable.
      Des historiens essaient de remettre en cause ce que certains ont appelé « le vol de l’histoire », c’est peut-être un peu injuste dans la mesure où chaque civilisation a son propre découpage et ses propres lorgnettes, simplement il y a eu sans doute au niveau mondial une prédominance de l’histoire vue par les Occidentaux, dans la mesure où ils dominaient le monde.
      Mais les Indiens d’Amérique remettent en cause la notion de « Découverte ». Selon eux, ils existaient avant d’être découverts par les Européens, ils revendiquent une identité propre non altérée par le regard européen.
      Tout découpage est plus ou moins artificiel, les siècles ça fait un chiffre rond, mais ce n’est qu’une mesure.
      Et dans les pays musulmans vous avez les deux calendriers, aussi bien pour l’histoire que pour l’année (calendrier solaire identique au notre + calendrier lunaire religieux).


    • Louve Louve 23 mars 18:22

      @Alain Renaud


      Sans homogénéité structurelle et civilisationnelle « être français » ne veut plus rien dire. Aucune nation ne peut être ouverte aux 4 vents. Deux peuples n’ont jamais fait un seul peuple. 

      Nous retrouverons la France si, et seulement si , nous démondialisons le système 

      « Il est temps de déconstruire les déconstructeurs » dit Zemmour dans le « Suicide français » 

    • Arcane Arcane 23 mars 18:25

      @Love

      Zemmour ? N’est-ce pas ce petit être aigri et phallocrate qui fut condamné pour provocation à la discrimination raciale ?


    • izarn izarn 23 mars 20:46

      @Frau Makrel
      C’est bien du blabla zemmourien, je n’ai rien trouver à répliquer tellement c’est vide...
      Certes le soleil chauffe et la mer est bleue, oui mais ensuite ?
      J’en conclus que les incas se sont suicidés face aux espagnols...
       smiley


    • @Arcane

      un peuple francais  : y en a pas §§§§

      UN PEUPLE DE VOYOUS POLITIQUES  OUI : MENTEURS VOLEURS PARJURES CUMULARDS

      TEL FILLON  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  • Ruut Ruut 23 mars 16:36

    Ce qui unis le peuple de France est sa langue qui forme son esprit et sa logique.
    La Force du peuple de France est qu’il n’et pas une race, mais un ensemble unis autour du Français.
    Car le Français en plus d’ètre le coeur de la Nation France est aussi son Ame.


    • cathy cathy 23 mars 16:42

      @Ruut
      Est-ce que les maghrébins sont une race ?


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 18:13

      @Ruut La langue est un élément fort, mais ne peut être le seul critère. Sinon, la Suisse, l’Espagne ou l’Inde ne devraient pas exister. Et, par contre, les Belges wallons, les Suisses romands ou les Québécois devraient être Français.


    • franc 24 mars 09:55
      @Ruut

       La langue est absolument insuffisante pour maintenir l’unité du peuple

      Les pires ennemis destructeurs de la France et de la République sont les islamistes qui parlent et écrivent très bien le français et le manient diaboliquement comme les sophistes

      C’est avant tout l’esprit du peuple qui est à la fois corps ethnique du peuple et âme philosophique du peuple qui peut maintenir l’unité et la force du peuple

  • Decouz 23 mars 16:45

    Les maghrébins sont de race blanche, s’ils sont d’origine arabe ou berbère, mais il y a pas mal de métissage au Maroc par exemple il y a eu des apports de population africaine sub saharienne.


  • Decouz 23 mars 17:27

    Il faut se rappeler l’époque pas si vieille où la France avait un empire colonial, avec des populations asiatiques et africaines, surtout dans la mesure où la situation actuelle est en partie la conséquence de cette période.
    Certes il y avait en somme deux situations, les Français qui jouissaient de la citoyenneté totale et les autres, mais en 46 , avant que la décolonisation devienne acquise, ces questions ont été discutées :
    Je mets un lien qui renvoie à l’étude de ces problèmes : «  Empire, droit et citoyenneté ».

    https://www.cairn.info/revue-annales-2008-3-page-495.htm

    "La question de la transformation d’un empire colonial en une France égalitaire, intégrationniste et multiple évoquait des références à différents modèles politiques : à Rome, mais aussi à l’URSS, aux États-Unis, à la Suisse, à l’empire austrohongrois, et au Commonwealth britannique".


  • velosolex velosolex 23 mars 18:02

    La France ne s’est pas faite en un jour. Vous donnez quelques dates importantes, il y en a d’autres. L’édit de Villers de Villers Cotterëts, par exemple qui impose que les actes notariés et légaux soient rédigés en bon français. Et puis il y a tout un tas d’événements intangibles. Fernand Braudel avait coutume de dire que le train avait fait davantage que la révolution pour donner une identité française à bien des provinciaux. L’histoire et les mythes se conjuguent. Au bout du compte même sans connaitre l’histoire l’identité est une évidence pour la plupart des gens qui habitent ce pays, qui pratiquent sa langue, et qui l’aiment, élément fondamental, tenant précisément à la culture, sous son sens large. Celle qui fait qu’on est reconnu comme français et qu’on reconnait ses semblables quand on est à l’étranger. De même, passez quelques mois au bout du monde, et vous considérerez un anglais ou un italien comme des voisins. La preuve qu’on a là aussi une culture commune, ce qui est une évidence en soi quand on connait l’histoire, et le glissement des frontières sur les autres, les langues ne faisant pas exception, l’anglais par exemple étant composé de 40% de mots d’origine française, venant de l’époque où la noblesse normande avait imposé le français à la cour de Londres.



    • franc 24 mars 10:05
      @velosolex
       
      Le s français ,les anglais et les italiens ont une même origine ethnique primitive germanique ;

      Tous les peuples européens sont issus des peuplades germaniques primitives du centre et de l’est de l’Europe qui se sont disséminés dans toutes les directions de l’Europe , nord ,sud ,est ,ouest.

       C’est pourquoi ils peuvent s’assimiler facilement en France qui est le pays central du métissage des peuples européens.

       Un européen souchien est un européen de souche germanique

    • Ragazzon 27 mars 20:50

      @franc


      Faux.

      l’anglais et l’allemand sont des langues germaniques, le français et l’italien sont des langues latines.
      Le latin et les langues germaniques sont des langues indo européennes mais en sont 2 sous-groupes.
      Pour le celte, il fait parti d’un autre sous-groupe dit « centum » des langues celtiques et italiques (latin, ombrien...etc) dont le germanique et un peu plus éloigné....un hybride excistait en belgique où les celtes et les germains cohabitaient mais les 1ers venaient d’Europe centrale, tandis que les 2nd étaient originaires du sud de la Scandinavie.

  • Arcane Arcane 23 mars 18:21

    Il y a des français de tout type et origine.
    C’est ça le peuple français.


  • velosolex velosolex 23 mars 18:26

    Mais je ne suis pas du tout d’accord avec vous quand vous dites que la France est une nation homogène, au niveau des groupes ethniques, comme l’Allemagne que vous citez en comparaison. D’ailleurs je ne vois pas le sens de cette déclaration. Si ce pays est centralisé, c’est justement que contrairement à d’autres, l’idée de nation n’est pas évidente, et qu’il a fallu fédérer l’espace avec des mythes.. La France ? Un patchwork de peuples n’ayant pas grand chose à voir les uns avec les autres ; et il suffit d’ailleurs de parcourir ce pays pour s’en convaincre. Du pays Catalan à la Bretagne, de l’Alsace au pays niçois, du nord et sud, on reconnait des coins d’Espagne, d’Angleterre, des Flandres, de l’Allemagne, de l’Italie qui s’enfoncent comme dans le territoire, vérifiant par là ses identités multiples....Le touriste étranger est surpris par cette variation, cette vue d’ensemble des pays d’Europe dans un seul espace national... Le refus de la France d’ailleurs de se rallier à la charte des langues minoritaires illustrent cette vieille peur de voir ce pays exploser sous des revendications identitaires. 

    Mais le socle national d’ailleurs est à peu près un mythe partout, quand on voit les pérégrinations des peuples, très peu révélés par l’histoire officielle. Quid de l’invasion Galloise en Bretagne, des wisigoths, des Huns qui ne firent pas que passer « en Brûlant l’herbe sous leurs pieds », des exodes dus aux guerres de religion...Sand compter évidemment l’immigration massive des arméniens, des polonais, des russes, des juifs, des italiens et autres espagnols avec les événements du vingtième siècle....etc....Pareil pour d’autres nations : Par exemple « des territoires allemands » avec les ravages de la guerre de sept ans, de l’Espagne sous domination musulmane..
    .Et pourtant, nous comme tous ces peuples nous avons réussi ce miracle de créer des identités , croisées. Et il me parait évident que nous partageons une autre culture commune, comme je partage avec d’autres la culture Bretonne, c’est celle de partager l’idée européenne : Le bouc émissaire idéal actuellement. Mais dans toute période de crise, la confiance et l’expansion, font place à la peur et à la régression. 


    • Alain Renaud Alain Renaud 23 mars 19:27
      @velosolex « Malheur à moi, je suis nuance » Frédéric Nietzsche.

      Je n’ai jamais dit que la France était aussi homogène que l’Allemagne.
      Mais elle l’est bien davantage que l’Espagne, par exemple.
      On peut être régional, national et européen, et même citoyen du monde !
      Il y a des pays très métissés et d’autres très peu, majoritaires d’ailleurs, comme le Japon ou ^la Chine.
      Je vous recommande de vous procurer mon dernier livre « La France, un destin » (Ed. L’harmattan ) et d’en reparler avec plaisir après que vous l’ayez lu.


    • JC_Lavau JC_Lavau 23 mars 22:00

      @velosolex. Il y a eu des partis agrariens dans des pays beaucoup plus homogènes dans leur agriculture (sylviculture aussi) que ne l’est la France : La Finlande (Uhro Kekkonen était agrarien), la Suède, la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas.

      Jamais vu cela en France. Pas d’objectifs communs « opérationnalisables ».

    • franc 24 mars 10:12
      @velosolex

       La France est un pays homogène ethniquement de souche germanique (et spirituellement) pendant des millénaires jusqu’au 19 è siècle compris ;c’est seulement au 20 siècle que la France devient moins homogène avec l’immigration massive extra-européenne africano-arabo-musulmane.

    • Alain Renaud Alain Renaud 24 mars 10:57
      @franc
      Juste une petite précision : l’ethnie majoritaire ( mais non exclusive à de la France est celte ( gauloise ) et non pas germanique.
      Les Germains sont nos cousins ( germains ! )

    • franc 24 mars 19:04
      @Alain Renaud

       je voulais dire que même les celtes sont des germains ,ceux-ci étant formés de plusieurs peuplades plus ou moins différents ,les angles ,les saxons sont aussi des peuplades germains.

    • Alain Renaud Alain Renaud 24 mars 19:54
      @franc Les Angles, les Saxons, les Francs... sont tous des Germains, certes. Mais les
      Celtes, c’est à dire les Gaulois pour ce qui a trait à la France, ne sont pas des Germains.
      D’ailleurs les Germains qui venaient du nord de l’Europe ont progressivement chassé les Celtes du territoire qui correspondait à ce qu’on a appelé la Germanie.


    • franc 25 mars 02:38
      @Alain Renaud
       ça dépend de ce qu’on appelle Germanie et ce qu’on n’y met

       je pense que les celtes font partie des peuplades de germains d’après ce que j’en ai appris je reconnais succintement à moins que me trompe ,,je ne suis pas spécialiste ,de toute façon si les celtes ne sont pas des germains ils y ressemblent énormément puisqu’ils viennent tous de peuplades primitifs du centre et de l’est de l’Europe ,ils sont au moins cousins comme vous le dites ,cousin germains

       La différences entre les celtes et les tribus ou peuplades germains serait du même ordre que la différences entre les tribus indiennes d’Amérique composées des sioux ,des comanches  ,des apaches ,des mohicans etc.... ou encore entre les ethnies africaines subsaharienne,congolais ,ivoiriens ,sénégalais etc...

  • alinea alinea 23 mars 21:52

    Le peuple français est un peuple politique, et pas du tout ethnique !
    C’est le peuple qui se rallie à Liberté Égalité Fraternité ; qu’il soit des Antilles, du grand Nord ou de l’océan Indien.
    C’est ce qui le différencie d’autres.
    Ses guerres d’annexion furent sanglantes, y compris bien entendu celles à l’intérieur de l’hexagone.
    La langue fut imposée à tous et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen l’unit.


    • Harry Stotte Harry Stotte 23 mars 22:24

      @alinea

      « ...la déclaration des droits de l’homme et du citoyen l’unit. »



      Depuis l’affaire Dreyfus, le peuple français n’a jamais été aussi divisé. Avec l’affaire algérienne et lors de la libération, l’union s’est faite contre les vaincus. 


      Aujourd’hui, c’est le peuple qui est divisé, notamment en raison de la question migratoire. Et les droits-de-l’hommistes sont loin d’être majoritaires. 


      C’est donc une situation totalement inédite par rapport à 1962 et 1945.

    • alinea alinea 23 mars 23:39

      @Harry Stotte
      Ça va dans le sens de ce que je dis ; le peuple de France est sous contrat, si j’osais ; pendant la guerre il y avait les résistants et les collabos ; aujourd’hui on retrouve les mêmes.
      Il n’y a aucun lien naturel ! et c’est bien logique ; toute la culture populaire qui à la longue avait uni ces gens-là, a été confisquée par les mondialistes ; ce n’est pas le sang qui unit, plus la culture construite peu ou prou ensemble ; il ne reste rien.


    • velosolex velosolex 24 mars 02:16

      @alinea
      Dans la résistance, il y avait des gaullistes et des communistes, des gens qui n’avaient rien à voir à priori les uns avec les autres, mais qui trouvaient des accointances communes : La lutte contre l’occupant et la résignation, l’intégrité, la morale, le sens de la discipline, le refus de la soumission, tous un tas de valeurs aussi de courage et d’engagement qui leur faisait entrevoir quelque chose au delà de leur petite personne. Un combat éternel, depuis les Thermophyles, et le refus du défaitisme. C’est qu’en on en est vraiment privé ,qu’on voit vraiment ce que sont les valeurs sur lesquelles on ergotait dans les salons auparavant. 

      Personnellement je ne vois pas là une culture populaire, mais plutôt des valeurs universelles, des attitudes mythiques, sans vouloir ergoter sur les mots. De même que la mondialisation de ces mêmes valeurs ne peut être que la seule porte de sortie. Car à l’heure où les problèmes sont mondiaux, l’envergure des combats ne peut être d’une autre nature. Mais bien sûr, on peut partir du local pour arriver au même résultat. Il faut faire l’apologie des petites gares, dont les voix débouchent sur les grandes lignes

    • velosolex velosolex 24 mars 02:30

      @alinea
      Vous n’ignorez pas le culte que je voue à Orwell, si l’on peut dire, lui qui n’aurait pas aimé cette idée. C’est que je vois en lui un type très humain, bourré de contradictions. Un type qui avait le sens de sa classe, encore plus que bien des britanniques. Il se situait dans la partie inférieure de la classe intermédiaire supérieure du pays...Sans doute lié à ces expériences d’étudiant boursier à Eton...Orwell adorait le jardinage, le bricolage, la solitude et la compagnie, celle de gens qui n’avaient parfois rien à voir avec les autres. Vu comme un communiste par les libéraux, comme un libéral de droite par les rouges, sa culture était pourtant encyclopédique, bienveillante, critique, comme tout le monde le sait ; Un poète qui détestait se faire berner, et qui adorait démonter la fabrique à mensonge. Surement pas un désenchanté pourtant.

      « Le capitalisme aboutit au chomage, à la compétition féroce pour les marchés, et à la guerre. Le collectivisme mêne aux camps de concentration, au culte du chef et à la guerre. Pour échapper à ce dilemme, il faut rétablir la notion de bien et de mal en politique« . Voilà , il écrivait bien, très clair, évitant les redondances. Tout un art. Il allait à l’essentiel. Et voilà une perle !. A l’époque des Fillon et des filous, il nous parle de la moralité. Peut être que les époques créent des exigences, ainsi que les combats. Et Orwell avait fait le front espagnol. Marcel Bloch remarquez, l’auteur de »l’étrange défaite"ne disait pas autre chose, avant de se faire fusiller par les allemands, dés lors qu’il eut renoncé à partir à son visa pour les états unis

    • franc 24 mars 10:31
      @alinea

       Malheureusement le peuple est sous un contrat artificiel qui n’ a pas la force d’un contrat naturel ethnique de tradition millénaire

       Un contrat basé à la fois sur les valeurs communes artificielles et sur le corps ethnique commun naturel est plus fort en terme d’unité que sur un contrat basé uniquement sur les valeurs communes artificielles ,car il ne faut jamais oublier la force psychique naturelle et extrêmement puissante de l’égocentrisme et plus encore de l’ethnocentrisme.

      Un exemple frappant qui montre la force incommensurable de l’ethnocentrisme est ce couple mixte rwandais ,pendant le génocide ;bien qu’ils se soient mariés depuis longtemps et aient vécu heureux ensemble ,au moment du déroulement du génocide tutsie par les hutus ,la femme hutu a poignardé son mari tutsie dans le dos .

    • franc 24 mars 10:44
      @alinea

       Les musulmans de l’Oumma islamique ne se rallient pas à Liberté Égalité Fraternité mais à la Charia ,Loi Coranique qui appelle à la haine ,à la discrimination ,au meurtre des non-musulmans et des mécréants et condamne à mort l’apostasie.

  • le peuple d afrique du nord vit du tourisme (tunisie ) et du divorce des mariages mixtes un marié blanc fait vivre une famille très nombreuse  ;.................. en afrique du nord !!!!
    et en france !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  • Ruut Ruut 24 mars 18:10

    Le peuple de France, n’est pas une race contrairement a d’autres nations.
    C’est un groupe d’humain qui vivent et partagent des valeurs communes qui sont la Liberté, l’égalité et la Fraternité. Ils partagent ces valeurs au travers du Français et cela fonctionne grâce au respect mutuel qu’impose la laïcité.

    D’ailleurs c’est au travers du Français que les Français se reconnaissent dans le monde.
    Car où qu’il se trouve un Français parle principalement en Français. Il n’utilise les autres langues que par respect de ses interlocuteurs, le même que la laïcité.


    • franc 26 mars 10:47
      @Ruut

      j’ai l’impression que vous rêvassiez un peu sur le peuple français comme partageant les valeurs communes de Liberté ,Egalité et Fraternité

      comme sur la fameuse « religion de Paix ,d’Amour et de Tolérance »dont le prophète est un voleur ,violeur et tueur. 

    • Ruut Ruut 27 mars 07:36

      @franc
      Non, je l’ai compris lorsque je me suis expatrié pour des raisons économiques.


  • Jean Keim Jean Keim 26 mars 13:31

    On peut donc dire qu’au début ni la France, ni l’Allemagne, ni la plupart des autres pays d’Europe et d’ailleurs n’avaient d’existance, la réalité est que des individus ont voulu, principalement par la force, s’approprier des terres avec ce qu’elles produisent et donc logiquement asservir les autochtones. 

    Nous pourrions parler de tout cela comme d’une calamité, mais l’histoires partisane, au service des puissants, en a fait une épopée glorieuse, une histoire crapuleuse est devenue un récit fabuleux faisant la part belle à des exploits guerriers.

  • Ragazzon 27 mars 13:22

    Bonjour,

    D’accord avec vous Alain Renaud pour le fait que les basques étaient pluß nombreux en Espagñe qu’en Gaule....à l’poque de César, c’est à dire à une époque où les celtes avaient colonisé le territoire depuis plus de 500ans. Après vous êtes spécialiste en la matière mais il me semble que les basques, commes les ligures possédaient un large territoire en Europe à la fin de la préhistoire avant l’arrivée des indo européens. ...et donc je pense que les celtes ne représentaient que la culture dominante de l’aristocratie.... On peut faire un parallèle avec les turcs en Asie Mineure où la population est génétiquement plus phrygienne que turcomongole, les envahisseurs étant généralement faibles en nombre. Quand aux ibères on ne sait rien d’eux sauf qu’ils étaient différents des basques et ne représentaient pas un peuple homogène


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