samedi 2 juillet - par Robin Guilloux

Bac 2022 : Revient-il à l’Etat de décider de ce qui est juste ?

Bac philo 2022 : Revient-il à l'Etat de décider de ce qui est juste ?

Sur le plan juridique, "l'État peut être considéré comme l'ensemble des pouvoirs d'autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir l'intérêt général, le bien public ou le bien commun".

L'Etat de Droit repose sur le respect de la hiérarchie des normes. L'égalité des citoyens devant la loi. La séparation des pouvoirs et l'indépendance des juges.

Revient-il à l'Etat de décider ce qui est juste ?

Que peut-on entendre par "ce qui est juste" ? Ce qui est conforme à la justice ? Ce qui est conforme au bien, à l'équité, ce qui apparaît fondé, légitime ?

Mais qui peut et qui doit décider de ce qui juste ou de ce qui n'est pas juste ? Est-ce l'Etat ? Est-ce la société ? Est-ce un "comité d'éthique" ? Des institutions internationales supra-étatiques ? Est-ce une partie de la société : la majorité, mais une majorité peut se tromper et décider que ce qui est juste ne l'est pas, ou une minorité, au risque que la justice s'exerce au dépens d'une partie de la société ?

Si la justice ne s'exerce qu'au nom de la majorité, alors la ou les minorités risquent de s'estimer lésées. Si la justice ne s'exerce qu'au nom d'une minorité, peut-elle encore être considérée comme la justice ?

C'est toute la difficulté de la notion de "volonté générale" chez Rousseau. Qui va décider en dernière instance de ce qui est juste et de ce qui ne l'est pas ? 

Les critiques de l'Etat : 

Selon l'analyse marxiste, la classe dominante organise la société en protégeant du mieux possible ses privilèges. Pour cela, elle instaure l'État, l'instrument politique de sa domination : une police et une armée chargées de maintenir la sécurité et l'ordre public, l'ordre "bourgeois". L'état "bourgeois", selon Marx décide de ce qui est juste en tenant compte des intérêts de la classe dominante.

Le libertarianisme incarné par Robert Nozick et Murray Rothbard est une philosophie politique, développée aux États-Unis et dans plusieurs pays anglo-saxons. Cette philosophie repose sur l'idée qu'une société juste est une société dont les institutions respectent et protègent la liberté de chaque individu. Issue du libéralisme, elle prône au sein d'un système de propriété et de marché universel, la liberté individuelle en tant que droit naturel.

La liberté est ainsi conçue par le libertarianisme comme une valeur fondamentale des rapports sociaux, des échanges économiques, du système politique et par conséquent, de la démocratie. 

Pour John Locke, le pouvoir de la société, ou du pouvoir qu'elle institue (l'Etat), ne peut jamais être censé s'étendre au-delà de ce que requiert le bien commun.

Dans son essai La désobéissance civile, Henri David Thoreau envisage une réforme morale de la société par la non-collaboration aux injustices des gouvernements. Thoreau affirme qu'il est juste de ne pas payer l'impôt à l'Etat tant que subsisterait l'esclavage.

Pour Thoreau, ce n'est pas à l'Etat de décider de ce qui est juste, mais à la conscience individuelle. C'est pourquoi "Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins".

Dans une société démocratique, l'Etat ne décide pas seul de ce qui est juste :

On peut prendre comme exemple les lois encadrant les pratiques dans le domaine de la bioéthique : l'assistance médicale à la procréation, le diagnostic prénatal, les droits de la personne, les caractéristiques génétiques, le don et l'usage d'éléments et produits ou sous-produits du corps humain, la recherche sur l'embryon, les cellules souches, le clonage thérapeutique et des questions émergentes posées par les neurosciences et les nanobiotechnologies.

Le pouvoir exécutif auquel il revient de faire appliquer la loi n'est pas le seul acteur dans ce domaine. Les problèmes sont trop complexes pour être maîtrisés par quelques individus, aussi compétents soient-ils.

La Chambre des députés et le Sénat éclairés par le comité national consultatif d'éthique auquel a été associé des représentants de la société civile, ont voté une révision de la loi de 2018-2019 en 2021.

L'Etat a donc décidé in fine de ce qui était juste et de ce qui ne l'était pas en matière de bioéthique.

En 2021, le Sénat a adopté le projet de loi relatif à la bioéthique sans l'ouverture de la procréation médicale assistée aux femmes célibataires et aux femmes en couples lesbiens.

Elle était fondé sur le principe de "non patrimonialité du corps humain", autrement dit sur le fait qu'on ne pouvait pas con1981sidérer le corps humain et ses produits comme une marchandise, la PMA (Procréation Médicalement Assistée) impliquant aussi la gestation pour autrui, c'est-à-dire le fait que des femmes autres que la mère auraient été autorisés à porter l'embryon ("mères porteuses") et rémunérés pour ce "service". 

Cette décision d'exclure la PMA, alors qu'elle est autorisée dans d'autres pays, est-elle juste ? 

Autre exemple : les lois dites "sur le mariage pour tous". La Loi ouvrant le mariage aux couples de personnes du même sexe a été promulguée le 17 mai 2013.

Son adoption a suscité de vifs débats entre partisans, défenseurs du principe d'égalité, et ses opposants, inquiets d'une remise en cause des fondements de la famille.

L'Etat a décidé de ce qui était juste en matière d'ouverture du mariage aux couples du même sexe. Le principe d'égalité des citoyens devant la loi l'a emporté sur la coutume. 

De même, l'assemblée nationale a décidé que la peine de mort n'était pas juste et l'a aboli en France en 1981. 

Pour prendre un exemple récent, on peut se demander si la cour suprême des Etats-Unis a pris une décision juste en limitant les droits des femmes à l'avortement.

La notion de droit naturel : 

Que peut-on entendre par "ce qui est juste" ? Ce qui est conforme à la justice ? Ce qui est conforme au bien ?

Mais qui peut et qui doit décider de ce qui juste ou de ce qui n'est pas juste ? Est-ce à l'Etat ? Est-ce à la société ? Qui va décider en dernière instance de ce qui est juste ?

Cette question renvoie à la notion de "droit naturel" (jus naturalis).

L'Etat est fondé sur le droit, mais le droit positif (l'ensemble des lois écrites ou orales) exige un élément fondateur qui n'est pas lui-même et que l'on appelle le droit naturel auquel on se réfère pour juger qu'une loi est juste ou ne l'est pas.

Les règles de droit contenues dans les Lois, les Décrets et les règlements, celles qui sont tirées des acquis de la jurisprudence et des travaux de la doctrine appartiennent au "droit positif".

Le droit naturel s'oppose au droit positif, qui est le droit en vigueur, qui est modifié en fonction de l'évolution des mœurs. Le droit naturel est l'ensemble des droits que chaque individu possède du fait de son appartenance à l'humanité et non du fait de la société dans laquelle il vit.

Le droit naturel, qui comprend notamment, le droit à la vie, et à la santé, le droit à la liberté, comme le droit de propriété ; il est inhérent à l'humanité, universel et inaltérable, alors même qu'il n'existe aucun moyen concret de le faire respecter (d'après le Dictionnaire de Droit privé de Serge Braudo).

En dernière instance, c'est à l'Etat de faire appliquer ce qui est juste :

Revient-il à l'Etat de décider de ce qui est juste ? Le droit naturel, l'éthique, la société civile peuvent décider de ce qui est juste, mais ne peuvent faire appliquer ce qui est juste.

Dans un Etat de Droit, l'Etat comporte le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif et suppose la séparation des pouvoirs.

Il ne saurait y avoir de justice dans une tyrannie, là où un seul individu ou une oligarchie détient la totalité des pouvoirs sans séparation des pouvoirs et sans liberté de la presse. 

Il faut distinguer entre le fait de décider ce qui est juste et faire appliquer ce qui est juste.

Il revient en dernière instance, mais seulement en dernière instance, au pouvoir exécutif de faire appliquer ce qui est juste. 

L'Etat décide de ce qui est juste, en promulguant les lois mais à l'issu d'un processus démocratique de concertation impliquant des représentants de la société civile et, le cas échéant, un comité consultatif d'éthique.

Le pouvoir "transcendant" de décision de l'Etat ne doit s'appliquer qu'en dernière instance après que la société civile ait été consultée et associée aux décisions finales.

Ce pouvoir de l'Etat peut cependant prendre un aspect coercitif, notamment en matière de ce que Michel Foucault appelle la "biopolitique" et lorsque des mesures sont prises dans l'urgence et dans une certaine incertitude. L'Etat moderne investit depuis longtemps des domaines comme la santé ou l'environnement dont il ne s'occupait pas auparavant.

Exemple récent : l'instauration du passe sanitaire obligatoire, mesure d'incitation à la vaccination contre le COVID a divisé les Français entre ceux qui considéraient qu'il appartenait à l'Etat de décider de ce qui est juste pour préserver leur santé et ceux qui voyaient dans cette mesure une atteinte à leur liberté.

Conclusion :

Dans une société démocratique, l'Etat ne décide pas seul de ce qui est juste. Le droit positif ne peut se fonder lui-même. Il doit être fondé sur le droit naturel. La société civile, en se fondant sur l'éthique et en se réclamant du droit naturel, peut décider de ce qui est juste, mais ne peut faire appliquer ce qui est juste. Cependant, le pouvoir "transcendant" de décision et d'exécution de l'Etat ne doit s'appliquer qu'en dernière instance après que la société civile ait été consultée et associée aux décisions finales.



64 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 08:53

    La formulation « droit naturel » est en elle-même un oxymore ou oxymoron puisqu’elle rapproche deux termes que leurs sens devraient éloigner. Nture et culture ne sont pas antinomiques, mais l’homme considère qu’il est sorti de sa condition animale en sortant des lois de la nature par le développement de la culture (sciences, arts, structures sociales, mœurs , etc.).

    Pour ce qui est de l’indépendance des juges, la cour suprême des Etats-Unis vient de faire une démonstration de l’influence de minorités sur cette corporation qui impose SA loi à la majorité, à tous, en fait.

    En ce qui , la meilleure définition est encore celle d’Engels : « «  une bande d’hommes armés  ».


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 08:59

      @Séraphin Lampion

      reformulation du dernier § :

      En ce qui concerne « l’état » , la meilleure définition est encore celle d’Engels


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 09:02

      @Séraphin Lampion

      Tout se passe comme si dans cette formulation de « droit naturel », le mot « naturel » venait remplacer le mot « divin » au sens de « transcendant », dans un environnement idéologique où il est mal vu d’évoquer une divinité, on préfère régresser vers un animisme qui de s’assume pas.


    • Clocel Clocel 2 juillet 09:10

      @Séraphin Lampion

      « régresser vers un animisme » ???

      Aurais-je raté une évolution majeure ? smiley


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 09:22

      @Clocel

      je parlais simplement de « chronologie » et pas de « progrès »


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 juillet 10:16

      @Séraphin Lampion

      Tout à fait d’accord au sujet des problèmes que pose la notion de « droit naturel ». Les Dix Commandements révélés sur le Mont Sinaï à Moïse, puis à son peuple, relèvent du droit divin, d’une révélation et non de la nature qui est tout à fait indifférente à l’éthique. 


    • Clocel Clocel 2 juillet 10:35

      @Robin Guilloux

      On a quand même gagné du temps sur les adorateurs du veau d’or ! 

      Comment trouvez-vous le retour de Mammon ? smiley


    • mmbbb 2 juillet 12:59

      @Séraphin Lampion grand maitre avec toute ma déférence « 
       » Le droit naturel s’oppose au droit positif, qui est le droit en vigueur, qui est modifie en fonction de l’évolution des moeurs. Le droit naturel est l’ensemble des droits que chaque individu possède du fait de son appartenance à l’humanité et non du fait de la société dans laquelle il vit. Le droit naturel, qui comprend notamment, le droit à la vie, et à la santé, le droit à la liberté, comme le droit de propriété ; il est inhérent à l’humanité, universel et inaltérable, alors même qu’il n’existe aucun moyen concret de le faire respecter.

      "

      Ce droit naturel a ete l oeuvre de l ecole de SALAMANQUE en italie durant la renaissance et repris par Rousseau
      Sauf que c est un droit biaise et pueril comme l affirmait Stendal puisque c est le droit positif qui garantit par exemple le droit à la sante a la proprieté
      Quant à l évolution des moeurs , idem avec les groupes de pression ( PMA pour toutes GPA , LGBQ et X au carré etc ect parce que nous sommes dans l ere ou le le citoyen exige de plus en plus de droits naturels ) , c est le droit positif qui apporte la garantie du droit . Je suis un patron, je refuse d embaucher un transgenre , je serai inculpé
      .
      Quant à nous , le même groupe de pression veut faire introduire le droit d avortement dans la constitution
      Comme le disait M Carcasonne Guy , spécialisé dans le droit constitutionnel helas disparu , le droit s affaiblit à force de trop légiférer et de trop le triturer La constitution est une loi organique ; la porte est ouverte pour faire rentrer n importe quoi , demain une moi contre le réchauffement climatique !

      Je vous ai interrompu grand maitre Merci de votre obligeance !


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 juillet 14:23

      @Clocel

      Pas enrichissant, en ce qui me concerne !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 15:26

      @mmbbb

      « Le droit naturel, qui comprend notamment, le droit à la vie, et à la santé, le droit à la liberté, comme le droit de propriété ; il est inhérent à l’humanité, universel et inaltérable, alors même qu’il n’existe aucun moyen concret de le faire respecter. Ce droit naturel a été l’œuvre de l’école de SALAMANQUE en Italie durant la renaissance et repris par Rousseau. »

       Salamanque est en Espagne, et Schumpeter lui a attribué indument bien des notions qui sont anachroniques.

      En ce qui concerne Rousseau, ce ne serait-ce pas lui, par hasard, qui aurait commencé le premier paragraphe de la deuxième partie du « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes » en écrivant :

      « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblable. Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne." ?

      Il ne parle pas de « droit naturel » ! Vous semblez ne vous intéresser qu’à la première phrase de cette citation mais vous négligez les passages que j’ai mis en gras. Autrement dit, vous faites dire à Rousseau le contraire de ce qu’il a écrit.


    • mmbbb 2 juillet 16:36

      @Séraphin Lampion «  Le premier qui, ayant enclos un terrain .... » Rousseau n avait t il pas une propriete « Les Charmettes » Une belle proprieté qualifiee de demeure bourgeoise ?
      Et sa maison etait elle en lévitation, non elle etait bati sur la terre ( la terre n’est à personne

      ) !

      https://www.philolog.fr/rousseau-et-la-question-du-droit-naturel/

      il n y a pas une seule oeuvre ou l ambiguite n est pas entretenue

      C est dans l expose


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 17:23

      @mmbbb

      Celle-là, on me l’a déjà faite je sais pas combien de fois !

      Quand j’ai pu m’acheter (avec mon salaire) un magnétophone de bonne qualité pour enregistrer les copains, ma sœur ainée m’a dit : « je vois que tes idées anrchistes ne t’empêchent pas d’aimer le luxe ! ».

      Beethoven a écrit des chefs après qu’il soit devenu sourd !

      La liste des contradictions entre la vie privée des auteurs et leurs écrits serait longue.

      Est-ce que ça remet en cause leurs analyses ?

      Rousseau ne vivait pas dans la société qu’il espérait contribuer à construire. Fourier ne vivait pas non plus dans un phalanstère : il n’y en avait pas !


    • mmbbb 3 juillet 10:32

      @Séraphin Lampion " Beethoven a écrit des chefs après qu’il soit devenu sourd !

      «  cela n a strictement rien à voir et la comparaison est nulle
      mais je prefere ecouter du Beethoven notamment ses sonates pour piano que de lire Rousseau .La 32 eme sonate est une pure merveille

      Quant à moi je préfère être avec une personne réactionnaire conservatrice qui ne cache pas son mode de vie , ses idées , qu avec des anarchistes des gauchistes ou autres qui passent leur temps à nous les gonfler avec leur moraline ( la ils sont tres forts ) et in fine adoptent la vie de la premiere catégorie mais tous en se défendant de s embourgeoiser . Des » tartuffos " un bel exemple par exemple le chanteur Renaud ou cette génération de 68 devenu de bons entrepreneurs dans la publicite ect


    • Christophe 3 juillet 15:28

      @mmbbb

      Le droit naturel s’oppose au droit positif, qui est le droit en vigueur, qui est modifie en fonction de l’évolution des moeurs. Le droit naturel est l’ensemble des droits que chaque individu possède du fait de son appartenance à l’humanité et non du fait de la société dans laquelle il vit. Le droit naturel, qui comprend notamment, le droit à la vie, et à la santé, le droit à la liberté, comme le droit de propriété ; il est inhérent à l’humanité, universel et inaltérable, alors même qu’il n’existe aucun moyen concret de le faire respecter.

      Peut-être est-ce là le point d’achoppement, quelle est la limite du droit positif qui n’entre pas en conflit avec le droit naturel.

      Le droit est quelque chose de très spécifique qui ne peut qu’être soumis au jugement individuel. C’est du moins mon interprétation des écrits de Annah Arendt, principalement dans son ouvrage « Responsabilité et Jugement ». Elle a longuement réfléchie aux phénomènes qui ont mené à son concept de banalité du mal ...

      Le droit naturel repose sur le fait d’être soi-même et d’en assumer toutes les conséquences, comme Socrate en son temps pour citer un cas extrême, penseur jugé subversif pour la jeunesse grecque mais n’ayant pas voulu renier ses valeurs.

      Le droit à la propriété n’est pas un droit naturel si nous nous référons aux écrits d’anthropologie comme ceux de Malinovski dont la notion de propriété n’existe pas vraiment dans les sociétés tribales qu’il a étudié (Région du pacifique) ; l’intérêt général étant tout autant la règle d’une tribu que d’une société, normalement.

      La loi basé sur sur les mœurs ne peuvent être que des lois soumises à l’altération du temps, les mœurs étant eux-mêmes soumis à la fluctuation temporelle.

      Les lois sur l’histoire comme le négationnisme sont par contre très dangereuses car l’histoire est souvent revisitée et il est toujours dangereux de punir ceux qui doutent d’hypothèses ou de faits reposant sur des hypothèses.

      Vous abordez par contre les systèmes d’influence ou de pression, principalement les lobbies qui sont eux totalement anti-démocratiques car défendant des intérêts très ciblés d’une communauté très minoritaire mais qui se donne les moyens d’être écoutée.

      La question que je me pose aujourd’hui est d’une autre nature. N’avons nous pas pléthore de lois pour compenser l’abandon de la connaissance et de l’émancipation ?


    • mmbbb 4 juillet 14:25

      @Christophe le droit naturel est un droit qui ne peut pas être appliqué , il n y pas de tribunal du « droit naturel »
      Il existe des juridictions pour faire appliquer le droit positif . Tribunal d instance de grande instance ect
      L usage a été une des sources du droit Du droit naturel puisque par nature la propriéte est un droit fondamental et par le droit poisitif l acte de propriéte garantit la jouissance de son bien .
      Il est à noter que le droit naturel est un notion récente issu des écoles de pensées et non pas de la doctrine du droit
      Faire référence à l anthropologie et un raisonnement spécieux puisque d autre civilisation notamment les mésopotamiens tenaient déja des registres ( écriture cuneiforme ) sur les récoltes ect

      La banalité du mal cité par Annah Arendt correspond à l expansion d idéologies mortifères qui a pris naissance ( le fascisme et le communisme ) dans une europe en crise economique sociale et idéologique ..
      Cette banalité du mal a été institutionnalisée par ces régimes .

      Quant à votre conclusion , ce sont les politiques qui n ont plus de retrait et légifèrent à chaud sous le coup de l emotion Faire voter une loi donne l impression d agir
      Notre pays a aussi une propension à la réglementation a l légiferer à outrance .
      Un lacis de lois souvent inapplicables

      Je ai cité les féministes veulent faire rentrer la loi pour l avortement dans la constitution une absurdité


    • Christophe 6 juillet 20:38

      @mmbbb

      Il existe des juridictions pour faire appliquer le droit positif . Tribunal d instance de grande instance et L usage a été une des sources du droit Du droit naturel puisque par nature la propriéte est un droit fondamental et par le droit poisitif l acte de propriéte garantit la jouissance de son bien .

      Je ne dis pas que cela n’existe pas, mais quelle est la part du naturel et quelle est la part du créé conceptuellement ?

      Faire référence à l anthropologie et un raisonnement spécieux puisque d autre civilisation notamment les mésopotamiens tenaient déja des registres ( écriture cuneiforme ) sur les récoltes ect

      Spécieux ??? alors le fait que cela existe doit être écrasé par d’autres que nous préférons ? Est-ce ainsi votre approche ? Je vosu dis juste que la notion de propriété est un notion très variable voire inexistante dans certaines cultures.

      La banalité du mal cité par Annah Arendt correspond à l expansion d idéologies mortifères qui a pris naissance ( le fascisme et le communisme ) dans une europe en crise economique sociale et idéologique


      Non, la banalité du mal consiste à mettre en évidence qu’en faisant son devoir sans réfléchir à la morale sous-jacente rend une personne responsable d’actes répréhensibles alors qu’il n’en a pas conscience. Les idéologies mortifères dont vous parlez se réfèrent plus aux écrits d’Annah Arendt sur le totalitarisme. Mais en aucun cas les deux sont liés.

      Quant à votre conclusion , ce sont les politiques qui n ont plus de retrait et légifèrent à chaud sous le coup de l emotion Faire voter une loi donne l impression d agir

      L’immédiateté, le temps présent, vous pouvez l’appeler comme vous voulez mais il est évident que les réactions sont uniquement dans l’instant présent sans prise de recul. Prendre des décisions structurelles pour des évènements exceptionnelles pose un sérieux problème mais nous sommes dans une société de l’instantané.

  • chantecler chantecler 2 juillet 09:33

    Ce n’est pas à la religion et à ses représentants de dicter les normes et les lois dans une société laïque .

    L’éthique , la loi est l’affaire de tous , croyants et non croyants .

    Dans le cas contraire il s’agirait de théocratie .

    Et derrière on voit poindre assez rapidement le fanatisme , la violence .

    Ce n’est pas à un groupe religieux , qui plus est à majorité masculine , cad non directement concernée , d’interdire ou non l’IVG , mais aux femmes de régler le problème en fonction de leurs analyses , de leurs statuts , de leurs intérêts.

    Et le croyant fait ce qu’il veut sur le plan individuel .

    S’il pense que l’IVG c’est mal , il s’en abstient , mais n’impose pas ses interdits aux autres .

    Le code civil n’est pas un code religieux .


    • Jonas Jonas 2 juillet 10:34

      @chantecler « S’il pense que l’IVG c’est mal , il s’en abstient , mais n’impose pas ses interdits aux autres »

      On ne vient pas au monde dans un environnement vierge. Il a été façonné pendant des siècles par des générations qui se sont sacrifiées pour que vous puissiez aujourd’hui jouir du confort de votre appartement, de l’eau courante et du chauffage même en période hivernale, de l’ordinateur, du smartphone, de l’écriture, de l’art, de la musique, de la littérature.
      Vous avez donc des droits pour profiter de tout ceci, mais aussi des devoirs si on veut que la civilisation continue de prospérer.
      En effet, ce miracle n’a pu avoir lieu que parce que ce bien commun à pu fructifier à travers les âges par la transmission des connaissances d’une génération à l’autre, par le bien le plus précieux : les enfants.
      On ne peut donc pas faire n’importe quoi avec les enfants, les éliminer de manière industrielle comme c’est le cas actuellement n’est pas un droit, c’est un crime : plus de 220 000 avortements sont pratiqués par an en France.
      Quand une civilisation tue ses enfants en masse en refusant le « miracle qui sauve le monde » par lequel Hannah Arendt désignait la naissance, elle finit soit par s’éteindre, soit par être submergée.


    • mmbbb 2 juillet 10:53

      @chantecler tu agites des vielles chimères , l eglise n a plus de pouvoir , c est une voix parmi d autres .
      Quant à l avortement actuel ( 200 000 par an ) , l esprit de la loi Veil a été dévoyé , c est devenu un moyen de contraception de substitution
      De surcroit la France va etendre le délai legal de l avortement
      En Angleterre c est 24 semaines , regarde un foetus 24 semaines !
      Je ne suis pas in intégriste mais dans ce cas c est une forme humaine que tu occis


    • Jonas Jonas 2 juillet 11:02

      @mmbbb « En Angleterre c est 24 semaines , regarde un foetus 24 semaines ! »

      En France, l’avortement peut-être effectué jusqu’à la 36ème semaine (IMG) si la mère présente « une détresse psycho-sociale », sans que l’on sache réellement de quoi il retourne précisément.
      Autrement dit, il est légalement possible à la naissance d’étouffer un enfant en bonne santé pour qu’il meurt si sa mère est déclarée en souffrance psychologique, ce qui caractérise un assassinat.


    • Jonas Jonas 2 juillet 11:28

      @chantecler « Ce n’est pas à la religion et à ses représentants de dicter les normes et les lois dans une société laïque »

      Les concepts des droits de l’homme et de la laïcité, sont dépassés et ne sont plus adaptés au monde d’aujourd’hui tout simplement parce qu’au nom de la tolérance, du vivre-ensemble, du multiculturalisme et du métissage, on ne fait plus de différence entre le bien et le mal, car tout se vaut. Toutes les religions sont mises sur le même plan, comme si elles étaient toutes égales !
      Ces idéologues de la république et de la démocratie pensent que l’homme est fondamentalement bon par nature, qu’il n’a pas besoin de Dieu pour s’épanouir et lui fixer des limites, donc on lui dit oui à tout.

      Tu veux construire une mosquée ? Prends, on te la paye même, avec tes imams misogynes, antichrétiens et antisémites !
      Tu veux des repas adaptés aux musulmans dans les cantines scolaires républicaines ? OK !
      Tu veux porter le voile islamique dans l’hémicycle ? Mais bien sûr !
      Tu veux installer des kebabs à la place des charcuteries, épiceries et boulangeries ? Mais fait !
      Installer des campements de migrants par milliers dans les rues de Paris et en banlieue parisienne ? Il faut accepter car la diversité est une richesse !
      L’abattage rituel islamique est maintenant codifié par l’état français, la certification halal est délivrée officiellement par le ministère de l’agriculture pour les imams des mosquées de Lyon, Paris et Évry. (ouvrir document "Guide pratique « Aïd-el-Kébir - Modalités d’organisation et d’encadrement de l’abattage »)
      C’est le gouvernement français laïque et républicain qui dicte aux musulmans quelle viande est licite (halal) et quelle viande est impure (haram) !

      Résultat, c’est le délitement de la Nation, parce qu’elle n’a plus son schéma directeur qui l’a guidée et unifiée pendant des siècles, l’Église Catholique.


    • Joséphine Joséphine 3 juillet 18:11

      @Jonas

      C’est assez incroyable ces gens « moralement » issus du camp du « Bien » (donc de la gôche)  qui nous disent comme ça, le plus calmement du monde, que l’avortement est « un droit de la femme » , ou encore que c’est quelque chose de « normal » et même de « moral » ! Mouarf.... Ceux-là mêmes qui prônent le droit de zigouiller des enfants en devenir dans le ventre de leurs mères sont les premiers à refuser la peine de mort pour des criminels et des assassins. C’est ainsi que les choses se passent dans le camp du Bien.

      D’autant plus qu’ils oublient que nous parlons aujourd’hui s’agit aujourd’hui d’avortement de masse. Plus de 200.000 avortement en France par an depuis la loi Veil , c’est un génocide, aucune guerre dans l’histoire de l’humanité n’a fait autant de mort. . Et avec des délais de plus en plus longs ,l’OMS a validé dernièrement l’avortement jusqu’au neuvième mois, il n’yaura bientôt plus de limite dans le temps. C’est carrément un infanticide. Imaginez un peu la boucherie que c’est de broyer un enfant de 6, 7 , 8 ou 9 mois dans un ventre pour l’en évacuer ! 

      Citation du père de la génétique moderne : 

      « À l’âge réel d’un mois, l’être humain mesure quatre millimètres et demi. Son cœur minuscule bat déjà depuis une semaine, ses bras, ses jambes, sa tête, son cerveau sont déjà ébauches. À deux mois d’âge, il mesure de la tête à la pointe des fesses quelques trois centimètres. Il tiendrait replié dans une coquille de noix. À l’intérieur d’un poing fermé, il serait invisible, et ce poing fermé l’écraserait par mégarde sans qu’on s’en aperçoive. Mais ouvrez votre main, il est quasiment TERMINÉ, mains, pieds, tête, organes, cerveau, tout est en place et ne fera plus que grossir. Regardez de plus près encore, avec un microscope ordinaire, et vous déchiffreriez ses empreintes digitales. La génétique humaine se résume à un credo élémentaire : Au commencement il y a un message, ce message est LA VIE. Et si ce message est un message humain, alors cette vie est une vie humaine. »

      Professeur Jérôme Lejeune


      Dans une société normale, on ferait une politique de natalité digne, comme en Hongrie où les jeunes femmes hongroises reçoivent des aides généreuses de l’état pour élever les petits hongrois . Ah oui c’est vrai, la Hongrie est un pays « d’extrême droite ». 


  • Jonas Jonas 2 juillet 10:28

    « Cependant, le pouvoir »transcendant« de décision et d’exécution de l’Etat ne doit s’appliquer qu’en dernière instance après que la société civile ait été consultée et associée aux décisions finales. »

    La France est fondée pendant 15 siècles sur le christianisme, un équilibre entre le pouvoir temporel du Roi et le pouvoir spirituel du Pape.
    Le Roi hérite de père en fils de la couronne en tant que bras légal du Christ sur Terre, depuis l’allégeance de Clovis auprès de Saint Rémi.
    Le Roi se doit de servir le peuple dans la justice, la vérité, le bien commun, l’humilité et la charité, car telles sont les lois morales de l’Esprit imposées par Jésus Christ.
    Le Roi ne peut se départir de ce serment et des lois du Christ, sinon, il est sanctionné, comme à Canossa, où le Roi a du s’agenouiller devant le Pape, le Vicaire du Christ sur Terre.

    Avec la déchristianisation progressive de la société, entamée dès le XIVème siècle sous Philippe Le Bel contestant l’autorité du Pape, les dirigeants tentent peu à peu de se défausser des lois du Christ pour gouverner avec les seules lois des hommes.
    L’apogée sera la révolution française de 1789, où la papauté sera mise à l’écart face à la puissance des Jacobins, des Girondins, du Directoire, puis de l’Empereur.
    Peu à peu, les hommes au pouvoir pécheurs font régner leurs lois au détriment de celles de Dieu : corruption, mensonges, terrorisme, la toute puissance de l’humain sans Dieu, qui n’est rien d’autre que l’oeuvre de Satan.
    On est même arrivé à une situation apocalyptique de totalitarisme soft, en 2020, où une poignée d’individus qui ne rendent compte à personne se réunissent en secret (Conseil de Défense), et prennent la décision de vous interdire arbitrairement de sortir de chez vous, d’aller au restaurant, au cinéma, à la piscine, si vous refusez de recevoir l’injection d’un poison causant attaques cardiaques, thromboses, AVC, myocardites, péricardites, déclenchements de cancers, paralysie faciale, paralysie des membres, tremblements..., vendu à coups de centaines de milliards de dollars par Pfizer, une firme multi-condamnée par la justice américaine pour escroquerie en bande organisée, extorsion, fraude, corruption, production de fausses données et de faux documents, intimidations et menaces.
    Je lis de la science-fiction depuis des décennies, je n’avais jamais cru un scénario pareil imaginable.
    La lobotomisation des esprits par le relativisme, est la conséquence de la perte de tout repère religieux solide, Rome ayant été infiltrée par la franc-maçonnerie lors du Concile Vatican II (1962-65) non seulement ne joue plus le rôle protecteur qu’elle devrait assumer, mais au contraire se soumet au Nouvel Ordre Mondial.
    Il reste heureusement une communauté catholique qui résiste, avec en tête de proue l’archevêque Carlo Maria Viganò.

    « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. »
    Galates 5:1


    • Yann Esteveny 2 juillet 11:01

      Message à Jonas,

      Très bon commentaire.
      Un peuple qui se soumet à des maîtres maléfiques se condamne lui-même et devient esclavage de ses propres mensonges. Ceux qui préfèrent s’imaginer être libre en dépit de cette réalité sont dans une croyance de déni paresseux.

      Respectueusement


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 juillet 11:15

      @Yann Esteveny
       
       ’’ Un peuple qui se soumet à des maîtres maléfiques se condamne lui-même et devient esclave de ses propres mensonges ’’
       
      Là où ça devient insupportable, c’est quand des pemile nonos prétendent harceler et psychiatriser les résistants.


    • Yann Esteveny 2 juillet 12:17

      Message à Francis, agnotologue,

      Les esclaves produisent le discours que leur maître attend d’eux. L’harcèlement et la psychiatrisation à l’encontre des dissidents était la méthode employée en URSS. Par conséquent, ils sont aussi trop paresseux pour innover !

      Respectueusement


    • Xenozoid Xenozoid 2 juillet 12:22

      @Yann Esteveny

      les russes n’ont rien inventé,c’est dans ta têtes que seuls les communistes harcelle leurs adversaires, demande a jésus... smiley ou a spartacus...etc etc etc


    • Xenozoid Xenozoid 2 juillet 12:28

      @Xenozoid

      d’un autre coté les romains savait qu’il ne falait pas de camps, il fallait faire le camps, et attendre que l’hopital sois prit en charge par les fous...cf massada


  • mmbbb 2 juillet 10:38

    " Revient-il à l’Etat de décider de ce qui est juste ?

    «  L etat légifère désormais sous la pression des groupes catégoriels . La PMA pour toutes ( ces femmes ne veulent plus de rapport naturel et plus elles se libèrent plus elles se rapprochent de la condition bovine ; une mécanisation de la reproduction payée par le contribuable ) Quant à la GPA , Cette dernière pratique est un retour a l esclavagisme du corps de la femme, et ce n est pas la femme » bourgeoise « du XVI arrdt qui offrira ce service payant de gestation pour autrui Elle ne risquera non seulement d avoir les incertitudes liées à la grossesse et aussi d abimer son corps , Pierre Berger un grand humaniste avait résume » Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence

    « .

    Par ailleurs un enfant né sous GPA à l étranger est reconnu par le droit français .

    Ce qui n est pas juste chez nous et qui peut révulser les moeurs et néanmoins accepter de facto par le droit .

    Je vais monter une sociéte d import d enfants né sous GPA venant d UKKRAINE !

    Ce ne sera qu une évolution du droit naturel et une réponse à une demande d un marché . L évolution du droit droit naturel amène à ce résultat .

    De surcroît, demain ces mêmes groupes de pression, exigeront un enfant sur catalogue puisque les avancees de la génétique et la manipulation du génome le permettront, Un généticien chinois l a fait avec les ciseaux moleculaires . Est ce juste , oui puisque nous voulons » un produit " parfait et de facto nous pratiquons déjà un eugénisme.

    Dans un autre domaine , les intellos , ces faiseurs d opinions, ont imposé le droit d ingérence ce qui implique que ces guerres sont justes .

    In fine nous allons massacrer des populations et nous déstabilisons l ordre mondiale par des interventions militaires sous l egide d etat democratique.

    L Etat n est plus un pouvoir trancendant apres que la société civile a été consulté , cette assertion est fausse puisqu en France le référendum n est pas une pratique d usage. La société civile ne présente plus un lieu ou le débat est possible . Mme Aginscinki Sylviane , philosophe, n a pas pu débattre sur les pratiques de la PMA et de la GPA à l’ université de Bordeaux , elle fut refoulée .

    Le dogmatisme est la règle désormais et ce sont les groupes de pression qui sont influents et imposent leur diktat .

    D autre part l etat francais n a plus de légitimité propre puisqu il a décide de déléguer son autorité à Bruxelle C est ici sous la férule des groupes de pression que les décisions se prennent et s imposent aux etats ( exemple le charivari autour des transgenres , agenres , LGTQ X I ) la promotion des femmes voilées puisque le droit europeen et par essence un droit anglo saxon.


    • Jonas Jonas 2 juillet 10:55

      @mmbbb « Je vais monter une sociéte d import d enfants né sous GPA venant d UKKRAINE ! »

      Ça existe déjà.
      Pour 45 700 euros, vous pouvez acheter un gamin via internet en quelques clicks de souris comme un vugaire meuble IKEA. La désacralisation de la créature de Dieu par la marchandisation des corps.


    • mmbbb 2 juillet 11:57

      @Jonas je m entends , je ne suis pas un dogmatique religieux mais je constate simplement l effet de l evolution du droit naturel ( moeurs ) sous les coups de boutoirs des prometteurs du libertarianisme ( d essence anglo saxon , nous en sommes pas à un paradoxe près , puisque la gauche dure n a de cesse de critiquer l Amérique ) dont la doctrine est " Le libertarianisme veut limiter les obligations imposées par le pouvoir au profit du libre choix de chaque individu.

      « 

      Comme l individu veut de plus en plus de droits en s affranchissant des moeurs d usage issu de la tradition jugées soit fascistes ( est fasciste celui qui contredit la non acceptation de ces évolutions ) ou rétrogrades pour les plus modérés , nous aboutissons à une rétroaction de l histoire , ou tout devient marchandise .
      La marchandisation des corps , l eugénisme, la promotion de l etre augmenté ( le transhumanisme de demain pour une elite mondiale ) ne sont que le résumé de la pensée des regimes totalitaires décrite par Huxley le meilleur des mondes et aussi par G Orwell .

      PS d ailleurs en complément , a Grenoble , IEP , un prof a été proscrit ( cela se passe aussi aux USA avec ces timbres promouvant le wokisme ) , Hollande , son livre a ete jete et saccagé à Lille ( je deteste ce president mais je m interdis de lui couper la parole ) sont des actions que les SA ne renieraient pas !

      Cet auteur est gentil , mais sa copie est conventionnelle
      Ce sont les enfants de Karl MARX qui ont liquides les fondements de la » sociéte bourgeosie "

      Famille Travail Patrie , tout cela n existe plus

      Ils veulent des droits, une vie hédoniste et tres individuelle


  • Laconique Laconique 2 juillet 11:37

    Les références sont intéressantes et éclairantes, mais l’élève s’est abstenu de s’interroger sur la notion de « justice », et les tentatives philosophiques de faire émerger une notion objective de la justice depuis la République de Platon. Il est ainsi passé en grande partie à côté du sujet, qui consistait à examiner la tension entre l’objectivité de la justice et la lutte des intérêts particuliers subjectifs régulés au sein de l’Etat de droit.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 juillet 11:56

      @Laconique

      Je prends bonne note de vos remarques ! Pouvez-vous proposer un corrigé complet du corrigé qui ne soit pas trop « laconique » ? smiley


    • mmbbb 2 juillet 13:25

      @Robin Guilloux vous devriez reprendre la defintion du droit naturel , L existence de ce droit est tres récent , le droit positif est né lors de l emergence des civilisations , le plus ancien est le Hammourabi sous les mesopotamiens Un corpus de regles de droit servant a regenter la vie des citoyens
      Seraphin est a cote de la plaque !


    • mmbbb 2 juillet 13:25

      @mmbbb « le code Hammourabi »


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 juillet 14:15

      @mmbbb

      Oui je connais le code d’Hammourabi : « si une maison construite par un architecte s’écroule et tue l’enfant du client de l’architecte, on tuera l’enfant de l’architecte. »

      Je suis pense aussi que le « droit naturel » est une fiction.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 juillet 12:33

      @mmbbb

      Autrement dit, la loi du Talion.

      C’est plus récent que la loi de la jungle, mais moins que le code Napoléon.


  • christophe nicolas christophe nicolas 2 juillet 14:45

    Si les états étaient tous justes, il n’y aurait pas de guerre or il y en a justement une qui s’est déclenchée au moment où la présidence de l’UE revenait à la France qui n’a pas su dénoncer les iniquités des stratèges néoconservateurs des USA. La lâcheté de Macron, young leader de la French-Américan Foundation, une organisation terroriste, se paye à la pompe pour nous et dans le sang pour les Ukrainiens qui se sont fait fourrer par Zelensky.

    Vous voyez, facile... :)


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 juillet 17:45

      @christophe nicolas

      c’est trop simple et pas correct politiquement, alors faut pas dire ça sinon la meute va vous écharper par tous les moyens : dérision, rhétorique, graphiques, courbes, sondages, études, etc. et puis, en cas de danger imminent, Monsieur Tutues après deux sommations !


  • SAVING-Private-ASSANGE 2 juillet 20:49

    Question bateau d’évitement... un classique de la roulette russe ! (mauvais souvenirs).

    De toutes façons, vu ce que le Chef de l’État a fait du Referendum populaire de 2005 à quoi bon évoquer des principes surfaits (justice etc...).

    -Vu le 911,

    -vu les propos attibués à La Mitte sur un Lobby très puissant et néfaste...

    Il faudrait être sacrément cynique pour oser enfumer les élèves avec ce type d’interrogations.

    Heureusement, ils ne sont plus dupes aujourd’hui même s’ils sont très mal formés dans les matières essentielles


  • Lynwec 2 juillet 20:50

    Ce n’est bien entendu absolument pas acceptable quand les personnes en charge de faire fonctionner l’état sont des menteurs compulsifs corrompus, malveillants, pervers ( la liste est trop longue, vous compléterez,il suffit de recenser les politiques concernés et on trouve facilement ).

    Une personne injuste ne peut pas être en charge de « dire la justice » ,du moins pas dans un pays qui se dit une « démocratie » (rires jaunes...)

    Note en passant : tout prétendant au bac qui appuierait cette vision de la réalité de la justice et de l’état dans notre pays courrait probablement au désastre, quelle que soit la qualité de son écrit.


  • Hervé Hum Hervé Hum 3 juillet 00:20

    Dans la réalité l’Etat ne peut pas décider, c’est totalement absurde car strictement impossible, pour la simple raison que l’Etat n’est pas une personne mais un objet, Or, un objet obéit toujours à son utilisateur, même lorsqu’il ne sait pas s’en servir.

    L’Etat est donc l’objet, le moyen pour celui qui détient les attributs du pouvoir d’imposer sa volonté.

    Autrement dit, les fonctionnaires sont les êtres réduits à l’état d’objet vis à vis de celui ou ceux qui détiennent le pouvoir de décision, qui est toujours le fait d’un être vivant et jamais d’un objet, même une IA. Le sujet de l’ancien régime est devenu le contribuable du nouveau, mais seule la forme à changé, pas le fond invariant. A l’exemple d’un Macron.

    Fondamentalement, l’être en tant que tel décide des finalités, but qu’il se propose d’atteindre, y compris les valeurs morales ou éthiques qu’il entend suivre, mais pas des moyens, ces derniers étant le fait de la causalité dans la réalité (pas dans l’imaginaire).

    Ainsi, définir des lois en tant que moyens, implique, donc impose de respecter la causalité, qui veut que pour faire appliquer une loi quelconque, il faut absolument détenir la force dominante, car la loi est toujours celle du plus fort. Qui veut que la loi doit s’appliquer de la même manière à tous ceux qui y sont soumis sous peine de s’effondrer. Raison pour laquelle ceux qui ont les attributs du pouvoir font en sorte de toujours diviser la société en différents niveaux pour appliquer une loi différente sans sembler déroger au principe d’application de la loi.

    De fait, il n’existe pas de droit dit naturel, c’est une escroquerie intellectuelle qui n’a de valeur que dans l’imaginaire, mais pas cours dans la réalité. Le droit est toujours positif, car il dépend de celui qui détient la force pour le faire appliquer. Peu importe qu’ il s’agisse d’une personne, une minorité, une majorité ou même la totalité des individus composant la société, le droit est toujours le fait de la volonté des êtres et qui se font alors le devoir de le faire appliquer envers eux même.

    La force étant le devoir d’application du droit. Ainsi, tout droit implique un devoir correspondant et tout devoir applique un droit, celui du plus fort !

    bref, tous les poncifs qui vous servent pour penser sont du pur sophisme, fait pour tromper les cogito.


  • zygzornifle zygzornifle 3 juillet 09:27
    Bac 2022 : Revient-il à l’Etat de décider de ce qui est juste ?

    Juste pour qui ?
    L’état n’est qu’une machine qui écrase sans état d’âme ceux qui sont en dehors de sa manière de voire les choses .....


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 juillet 09:50

      @zygzornifle

      une machine ne pense pas, n’a pas d’âme, ce sont ceux ou celui qui en a le contrôle qui peut ou non écraser.

      Sinon, un criminel devrait toujours pouvoir se dire innocent en accusant l’arme d’être l’auteur du crime.

      Bref, c’est ce qu’on appelle confondre le marteau avec la main qui le tient.Le faire gober à un jeune enfant est compréhensible, mais à des adultes, surtout s’ils prétendent à l’honnêteté intellectuelle ?


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 juillet 10:45

      @zygzornifle
       
       ’’L’état n’est qu’une machine ... ’’
       
      Non, ce n’est même pas une organisation, c’est une institution. Nuance. Il ne faut pas tout amalgamer au gré de sa fantaisie. N’est pas Humpty Dumpty qui veut !
       
       
      « Une organisation est un assemblage de personnes qui s’unissent pour entreprendre un objectif commun, dirigé par une personne ou un groupe.
      Une institution est décrite comme une forme d’organisation créée pour une cause éducative, religieuse, sociale ou professionnelle. »


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 juillet 12:14

      @Francis, agnotologue

      Changer la forme ne change pas le fond. Que ce soit une organisation ou une institution, cela reste fondamentalement des outils, machineries.

      Reprenez ce que vous écrivez pour décrire une « institution », vous parlez de forme d’organisation, donc, c’est fondamentalement une organisation qui est « un assemblage de personnes ».

      L’Etat en tant qu’organisation dites institutionnelle, est un assemblage de personnes pour entreprendre un objectif commun, dirigé par une personne ou un groupe. Peu importe que l’objectif soit une cause éducative, religieuse, sociale ou professionnelle, cela reste une organisation.

      L’Etat en tant que tel est fondamentalement un outil, un objet, une machine dont l’usage dépend totalement de celui ou ceux qui en ont le contrôle.

      Ici, il faut prendre en compte l’effet d’échelle, qui veut que les personnes ayant un rôle d’exécutant font partie intégrante de la machine, sont des outils vis à vis de celui ou ceux qui ont le contrôle de la machine. Ils perdent donc dans l’exercice de leur travail leur statut d’être humain. Un fonctionnaire se doit d’obéir avant toute chose. Comme le rappelait Chevenement « un ministre, ça exécute ou ça démissionne ». Un soldat ne peut pas être poursuivi pour avoir obéit à un ordre quel qu’ill soit, seulement d’avoir désobéit car instituer le droit de désobéissance à l’ordre pour raison de violation de la loi donnerait à chaque soldat la qualité d’objecteur de conscience, ce qui n’est pas acceptable dans un système fondé sur la relation de domination.

      L’avantage de parler de « personnalité juridique » est de pouvoir, selon les circonstances, faire accuser le marteau plutôt que la main qui le tient.

      Une multinationale est tout autant que l’Etat un outil, une machine qui obéit à son ses propriétaires, mais en parlant de « personnalité juridique », permet à ces derniers de ne jamais pouvoir être accusé de quoi que ce soit. Le seul risque étant de perdre plus ou moins de la propriété et des revenus tirés de l’exploitation de l’outil. Mais ils ne sont jamais considérés comme la main qui tient le marteau, ici, seul le marteau peut être poursuivi judiciairement. Je vous met ainsi au défi de trouver un seul cas où les actionnaires majoritaires d’une multinationale ont été poursuivis pour des faits dû à leur propriété. Le dirigeant de l’outil peut être poursuivi, mais vis à vis des actionnaires il fait toujours parti de l’outil, même s’il est lui même un actionnaire majoritaire, c’est seulement sa fonction en tant que dirigeant qui peut être poursuivi, pas en tant qu’actionnaire..


  • PascalDemoriane 3 juillet 11:20

    Je voulais amicalement expliquer qu’Il y a de l’ambiguïté dans vos articles, M.Guilloux. Ambiguïté qui vous dépasse évidement. Commençons par le commencement ! Au lieu de partir dans des commentaires hors sujet comme c’est de coutume sur AVox.

    Quoi ? Je crois comprendre et j’apprécie qu’un prof de lettre sympathique publie et propose sa version d’une épreuve de lettre donnée récemment, à titre d’exemple ou de contribution à la réflexion publique. Du moins je crois comprendre que c’est l’objet et le projet de l’article ici publié. Mais c’est pas dit ! Pas annoncé, pas clair.
    Si c’est une proposition de résolution d’une épreuve scolaire de rédaction et de réflexion, de construction littéraire du BAC2022, bon, ok cette version est peut-être dans les critères attendus. Si en plus c’est une libre réflexion personnelle, parfait ! Rien à dire. Mais il eut fallu mentionner l’exact libellé du « sujet » de l’épreuve et du format attendu, et préciser l’intention de cette rédaction. Bon. Quand on est enseignant on s’oblige à un peu de rigueur, non ?

    Car si c’est de fait une épreuve de connaissances, en l’espèce de science politiques et de droit constitutionnel (rôle de l’état), élargie à de la philosophie des sciences sociales et ou morales (justice, justesse), eh bien, je ne suis pas sûr de la qualité du projet entrepris ! Ni du projet de l’épreuve, ni du projet de l’article. Je suis plutôt sûr de sa perversion discrète.

    Je dis cela car du point de vue prioritaire de l’élève, du lycéen, il y a ambiguïté très problématique sur ce qu’on attend de lui (ou elle) : une maîtrise trop ambitieuse en science po, en philo ? ou attend-on juste une maîtrise de l’expression écrite et construite sur la culture générale d’un futur bachelier moyen ? Or le thème proposé l’excède de toute évidence, à commencer par sa confusion.
    Vu les problèmes de délabrement du niveau moyen, je doute autant du bagage culturel que de la maîtrise de la langue des lycéens requise pour ce type de sujet ! Surtout d’un tel sujet fumeux !

    Maintenant regardons le thème : « Revient-il à l’Etat de décider de ce qui est juste ? »
    Thème stupide dans ces deux termes associés, sans contexte et sans objet réel. N’importe quoi ! C’est pas sérieux ! On ne peut en dire que des conneries !


    Reformulons le comme suit du point vue subjectif de l’élève intelligent :
    « revient-il à un lycéen de traiter de ce que l’état doit ou peut faire ? »
    La réponse de l’élève intelligent est d’évidence :
    « non ! L’état fait et décide de ce que de droit, point ! Et pas de ce que je pense en savoir ou souhaite ou imagine. Je ne suis pas (encore) étudiant en droit public, c’est pas mon problème ».

    Et l’élève intelligent poursuit : « pourquoi, via cette épreuve littéraire de langue écrite, l’état m’interrogerait-il faussement sur ses propres prérogatives, sachant que ce n’est pas l’objet de ma formation, ni de l’évaluation en cours ? ».
    N’est-ce pas là un piège sadique, une tricherie, une mise en échec préméditée ? Comme la
    dés-éducation anti-nationale à le génie de le faire ?
    C’est à dire d’interpeller les élèves sur
    des problématique qui ne sont pas (encore) les leurs et en leur pouvoir pour ne surtout pas leur en enseigner les connaissances afférentes.
    N’est-ce pas là l’aveu institutionnel d’une politique de l’ignorance cultivée et valorisée, de l’expression subjectiviste, de l’opinion individuelle, tenant lieu et place du travail de fond, de la rigueur intellectuelle et de l’appétit de connaissance ?
    Donc l’aveu d’une
    anti-culture de l’invitation à l’ignorance bavarde, au « selon moi, je pense que... », manière de faire incuber par l’élève l’expérience de son infériorité cognitive mais de sa revendication narcissique.

    Bref en un mot n’est-ce pas là le signe de la confusion mentale entretenue dès l’école entre un travail disciplinaire soutenu et un bavardage pseudo-journalistique, entre une étude humble et un article prétentieux, entre connaissance discursive et communication spontanéiste illusoire !
    Finalement entre travail et bricolage communicant, éducation fragile sans instruction solide.

    Les copies d’élèves publiées et moquées tous les ans ne sont de ce point de vue qu’évaluation de l’imposture scolaire contemporaine dont les jeunes sont finalement les victimes.

    Ce sujet du Bac 2022, est une saloperie anti-pédagogique.


    • Laconique Laconique 3 juillet 11:35

      @PascalDemoriane
      Vous touchez juste. Il y a une grande ambiguïté dans cette publication. Si on la juge selon les critères des correcteurs du bac, elle ne répond manifestement pas aux exigences : pas de plan dialectique (thèse, antithèse, synthèse), pas de réelle argumentation, les conventions de l’intro (annonce de plan, problématique) et de la conclusion ne sont pas respectées, etc. Ce n’est proprement pas une copie de bac de philosophie. L’auteur s’est saisi du sujet de philo de cette année pour énoncer des théories, des références, certes très intéressantes, mais qui ne peuvent en aucun cas constituer un « corrigé d’épreuve ». Il s’agit d’un développement libre sur un sujet donné, parfait pour donner à réfléchir sur Agoravox, mais pas d’un corrigé, l’étiquette est trompeuse.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 juillet 15:28

      @PascalDemoriane

      « Ce sujet du Bac 2022, est une saloperie anti-pédagogique. »

      Qui conçoit ces sujets ? Qui les rédige ? Des martiens ? Le concierge du ministère ? La police de la pensée ?


    • PascalDemoriane 3 juillet 17:31

      @Séraphin Lampion
      Roôh, Vous n’y êtes pas cher Lampion, c’est la Rosemar qui les conçoit sur proposition du Rakoto ! vous savez bien.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 juillet 18:02

      @PascalDemoriane

      Et c’est Gruni ou Fergus qui les rédige ?


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 juillet 16:36

    Puisqu’il est question de droit naturel, donc de droit en général : tout le monde s’accorde pour dire qu’il n’y a pas de droits sans devoirs. Mais les questions auxquelles il convient de répondre sont : Droits de qui sur qui ? Devoirs de qui envers qui ?

     

    Le petit d’homme qui vient au monde n’est pas équipé pour survivre seul. De là découle le droit naturel, càd un ensemble de droits dont le premier est le droit à la vie. Les autres sont à l’avenant. Et ces droits sont garantis par les parents ou la société des humains à laquelle le petit d’homme appartiendra de fait qu’il devra à son tour respecter les droits naturels d’autrui.

     

    On peut donc dire que le droit naturel découle de la dette inter-générationnelle laquelle est le fondement du droit naturel. L’État sort de son rôle quand il ne respecte pas le droit naturel des individus. Si le Procès de Nuremberg a interdit les expériences médicales sur les êtres humains, c’est au nom du droit naturel des individus.

     

    Bakounine a écrit : « Si les savants ne peuvent pas faire des expériences sur le corps des hommes individuels, ils ne demanderont pas mieux que d’en faire sur le corps social, et voilà ce qu’il faut absolument empêcher »

     

    Or nous avons vu l’État imposer une expérience de vaccination à tous les individus, dans l’intérêt du corps social. La question est : dans quelle mesure l’État peut-il violer les droits naturels des individus au nom du corps social ? Dit autrement : l’argument de l’intérêt collectif est de la foutaise dès lors qu’il conduit à violer les droits individuels.

     


    • PascalDemoriane 3 juillet 17:44

      @Francis, agnotologue
      Oui Francis, vous avez raison. C’est pour cela que je parlais de sadisme de ce « sujet du bac 2022 » posé aux jeunes après l’ignoble expérimentation pseudo-pandémique injustifiable qui devrait fonder à condamner l’état autant globalement comme institution, que chacun de ses membres pénalement.
      Notons que ce forfait redonne corps à la notion certes paradoxale de « droit naturel », y compris pénal ! et renvoi l’état à la fiction abusive de la pseudo-légitimité de sa fondation. La seule légimité de la fondation étatique c’est la violence, le mensonge et l’hypocrisie. On y revient toujours quand on creuse. 


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 juillet 19:15

      @PascalDemoriane

      « condamner l’état autant globalement comme institution, que chacun de ses membres pénalement. »

      J’ai l’impression que vous confondez « état » et gouvernement.

      Vous avez des circonstances atténuantes, parce que nos gouvernants eux-mêmes se prennent pour l’état alors que Trump, lui, ne confondait pas ce deux réalités, quand il parlait d’ »état profond ». La question est de savoir si c’est l’état qui est soumis au gouvernement ou le contraire. Les hauts fonctionnaires sont appelés « serviteurs de l’état » et les présidents ou rois « chefs d’états », mais on a souvent l’impression d’un certain hiatus entre ce quii se passe sur la scène et dans les coulisses.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 juillet 19:24

      @PascalDemoriane
      bonsoir,
       
       je pense en effet comme vous que ce sujet du bac dans le contexte actuel, relève du sadisme, et je dirai même de la perversion.
       


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 juillet 19:26

      @Séraphin Lampion
       
       ’’nos gouvernants eux-mêmes se prennent pour l’état’’
       
       Sauf erreur, c’est Louis XVI qui disait : l’État c’est moi. C’est aussi ce que doit penser EM.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 juillet 22:08

      @Francis, agnotologue

      C’était Louis XIV, et j’ai lu quelque part que son accent ressemblait plus au canadien actuel qu’au parigot, si bien que ça sonnait comme : « l’état, c’est moué ! »

      Pour ce qui est de Tartifiole, vivement qu’il débarrasse le plancher. Les seules citations qui resteront de lui porteront sur les illettrées et la facilité à traverser la rue pour trouver du travail.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 juillet 22:12

      @Francis, agnotologue

      Mélenchon, lui s’identifie à la République. Chacun son truc.


  • Jean Keim Jean Keim 3 juillet 21:02

    Un être humain sain d’esprit n’a aucune envie de posséder la terre et ce qu’elle produit, notamment l’eau et l’air, cette évidence nous renseigne parfaitement sur l’état d’esprit et donc sur le mode de penser de ceux qui accaparent les richesses et/ou qui nous gouvernent.


    • baliste 3 juillet 21:13

      @Jean Keim
      Vous en connaissez des êtres humains sain d’esprit ??
      Par ce que je n’en connais pas un qui ne veut pas son petit bout de terre .... Mais on ne vit peut étre pas sur la même planète .
      Les vautours qui veulent tout et qui détruisent tout , c’est autre chose . Mais possédé un bout de terre et ce qui est produit dessus faut remonté au nomade pour trouvé quelqu’un ( de sain d’esprit ) qui n’en voudrait pas ...


    • Jean Keim Jean Keim 4 juillet 09:09

      @baliste

      Le mot clé est ‘posséder’ c’est-à-dire avoir un droit inaliénable sur ce que l’on possède ; cette disposition était peut-être tolérable avant les milliards d’habitants sur la planète mais maintenant il faut raisonner plus globalement, la communauté humaine doit s’organiser dans une logique de solidarité sinon les guerres résoudrons les problèmes.

      Quand aux gens sains d’esprit qui s’appellent ‘êtres humains’, il y en a probablement une poignée par siècle, c’est insuffisant pour influencer toute la communauté, je ne prétends pas en faire partie, mais j’en suis conscient ; nous ne savons pas ce que c’est qu’un esprit sain, mais nous pouvons rejeter ‘ce qu’il ne peut pas être’, vouloir posséder ou dominer le monde est un exemple de ce qu’est un esprit malsain.

      J’habite une petite maison avec un bout de terrain d’environ 400 m2 ce qui fait de moi un privilégié, c’est chez moi et le restera tant que j’y résiderait, après ce n’est plus mon problème.


    • baliste 8 juillet 07:22

      @Jean Keim
      « J’habite une petite maison avec un bout de terrain d’environ 400 m2 ce qui fait de moi un privilégié, c’est chez moi et le restera tant que j’y résiderait, après ce n’est plus mon problème. »
      ..... ?

      Du coup le début de votre message ?? Comprend pas ? Faut pas possédé mais moi , bon ... moi je possède .....
      La terre pourrais , mais bon ... Elle pourrait permettre a 7 milliards d’habitants d’avoir leur bout de terre (suffit de voir la taille des élevages ou des champs ..., plantations ) .
      Ma solution , attendre un peu , la médecine moderne s’écroule ( a cause d’elle ) et la population chute ... Pari ouvert !


  • BA 7 juillet 12:50

    Enseignants : les jeunes ne veulent plus faire ce métier.


    Une crise inédite du recrutement enseignant se fait jour. Plus de 4 000 postes n’ont pas été pourvus à l’occasion des concours organisés en 2022 sur un total de 27 332 postes ouverts par l’éducation nationale dans le public et le privé, a annoncé le ministère, jeudi 7 juillet.


    Au niveau national, le taux de postes pourvus dans le premier degré public est de 83,1 %, alors qu’il était de 94,7 % en 2021.


    Pour les collèges et lycées, le taux de couverture, hors listes complémentaires, se situe à 83,4 % pour la présente session alors qu’il était de 94,1 % en 2021, a précisé la Rue de Grenelle dans un communiqué.


    Cette crise se traduit « par un renforcement du recrutement de contractuels afin de préparer dans de bonnes conditions la rentrée 2022 et préserver les capacités de remplacement dans les académies », a affirmé le ministère de l’éducation nationale.


    Comme attendu, les résultats des concours enseignants du premier degré dévoilent de sérieux déficits de recrutement dans les académies franciliennes. Ainsi dans l’académie de Créteil, les différents concours permettront de recruter un peu plus de 900 candidats sur les 1 665 postes ouverts. « Le différentiel de postes sera couvert par des enseignants contractuels », a affirmé le ministère.


    Dans l’académie de Versailles, un peu plus de 900 candidats ont été admis pour 1 600 postes mis au concours. « L’académie a par ailleurs procédé au renouvellement de plus de 400 personnels contractuels et 600 nouveaux professeurs contractuels ont d’ores et déjà été recrutés », selon le ministère.


    Dans le second degré, dans un certain nombre de disciplines à forts effectifs, tous les postes ouverts sont pourvus (notamment en histoire-géographie, espagnol, sciences de la vie et de la Terre – SVT –, éducation physique et sportive).


    En revanche, certaines disciplines demeurent « sous tension », comme les lettres classiques, où 57 % des postes sont pourvus, ou l’allemand (55 % des postes pourvus, contre 70 % à 81 % durant les trois années précédentes).


    Certaines disciplines présentent des taux d’admission « insuffisants », comme la physique-chimie, où 66,7 % des postes sont pourvus (80 % à 100 % durant les trois années précédentes), les mathématiques, où 68,5 % des postes sont pourvus (contre 84 % à 92 % durant les trois années précédentes), ou encore les lettres modernes, où 83,5 % des postes sont pourvus (contre 98 % à 100 %).


    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/07/07/plus-de-4-000-postes-d-enseignants-non-pourvus-aux-concours-en-2022_6133765_3224.html


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