mercredi 7 novembre 2018 - par Michel DROUET

Carburants : changer nos comportements, qu’ils disent !

C’est bien beau, tout ça, mais comment changer ces comportements quand la ville et la campagne ont été façonnées à l’ère du tout voiture, que les quatre voies construites à l’époque pour amener tout ce petit monde en ville s’avèrent aujourd’hui des pièges à véhicules et de grosses pourvoyeuses de pollution ? Comment faire alors que les financements des projets de transports en commun se sont taris au fil du temps ? Et pourquoi toujours taper sur le carburants alors que d’autres sources de productions de gaz à effets de serre (agriculture, industrie, transports de marchandises, les logements mal isolés) bénéficient d’une grande mansuétude ?

La réponse est avant tout fiscale ou financière

Pour nous faire changer de comportement, on taxe le plus grand nombre en espérant que ces amputations de pouvoir d’achat feront réfléchir « ceux qui clopent et qui roulent au diesel » comme le dit le si méprisant Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Pour les solutions alternatives à la voiture individuelle, démerdez-vous.

C’est un fait, lorsque vous faites un plein de 60 euros à la pompe, 40 vont dans la poche de l’Etat (TICPE et TVA). Cela fait réfléchir, effectivement, mais pas forcément comme nos « technocrates du vide » du gouvernement le souhaitaient.

Pour ces schizophrènes balançant entre équilibre budgétaire et les exigences de Bruxelles, le choix a été vite fait : faire marcher la pompe à finances en nous disant que si la planète se porte mal, c’est de notre faute, nous les automobilistes, et nous seuls.

Sur les 37.7 Milliards de recettes qui seront collectées en 2019 avec la fiscalité sur l’essence, le fuel, le gaz et l’électricité, seulement 7.2 sont affectés à la transition écologique, 6 aux Départements et Régions (pour compenser les dotations qui ne sont plus versées) et 1.2 aux transports collectifs. Les 17 milliards qui restent vont dans la grande lessiveuse au budget général, ce qui tend à prouver que les taxes « écologiques » pour « anticiper le changement climatique » ne sont en réalité qu’une grosse arnaque alors que « en même temps » les riches se voient exonérés de l’ISF et qu’on estime à 100 Milliards l’évasion fiscale. Sans compter les fraudes fiscales (TVA, Impôts sur les sociétés, URSAFF, ...)

Une politique de fainéants et/ou de classe.

Les lobbies ne sont pas étrangers à la situation

On peut noter l’importance des industriels de l’automobile et celle de la profession agricole qui influent directement sur nos modes de déplacements, les premiers en nous offrant des véhicules de plus en plus performants, avec au passage des études truquées sur les émanations de GES et de particules fines sans que le gouvernement y trouve à redire, les seconds en défendant bec et ongles la moindre parcelle agricole quand bien même celle-ci ne contient plus aucune vie en raison des traitements massifs au Glyphosate et autres saloperies qui tuent les abeilles.

Pour les industriels de l’automobile, on a trouvé la martingale avec le véhicule électrique sauf qu’on ne sait pas trop comment seront recyclées les batteries en fin de vie, mais ce n’est pas grave, on connait la même situation avec les déchets nucléaires dont on ne sait pas trop quoi faire, sauf les refiler aux générations futures.

Deux réserves toutefois pour le véhicule électrique, la première tient au coût et suppose que tout le monde ne pourra pas s’en acheter, et si c’était le cas, le problème des embouteillages n’en seraient pas résolus.

Pour l’agriculture, c’est simple, on nous promet sans cesse du bio qui est davantage présent médiatiquement que dans l’assiette, et là, comme pour la voiture électrique, c’est actuellement un luxe que tout le monde ne peut pas se payer. Le bio est devenu l’excuse qui permet de ne plus « confisquer » de terrain agricole pour créer de nouvelles infrastructures de transport en commun ou tout simplement des pistes cyclables alors que la culture bio ne représente qu’une partie infime sur des territoires périurbains (9.5 % sur le territoire de Rennes Métropole, par exemple et 10 % seulement des exploitations).

Donc, pendant que les intercommunalités signent des protocoles fumeux avec les Chambres d’Agriculture tendant à geler les terres agricoles totalement plombées à la chimie contre le développement de quelques actions médiatiques (la valorisation des circuits courts par exemple), ces mêmes intercommunalités sont totalement inertes en matière de développement des transports en commun.

On est partis pour vingt ans de ce discours lénifiant en disant que demain, c’est sûr, on se passera du glyphosate, en feignant d’oublier que cela fait vingt ans qu’on nous « amuse » avec les déjections porcines et les algues vertes qui polluent les plages de l’Ouest.

Changer de comportement, donc…

Une fois les choses posées, c’est-à-dire que les exigences des lobbies (et il n’y a pas que les deux cités ci-dessus) sont bien intégrées et ne sont plus négociables, il ne reste plus à nos gouvernants qu’à dire aux citoyens : « tout ce qui arrive, c’est de votre faute, avec votre manie de rouler en voiture », donc vous devrez supporter l’écologie punitive, celle qui taxe l’essence, le gasoil, (et le fuel et les autres énergies pour vous chauffer), qui vous interdira bientôt de circuler dans les villes si vous n’avez pas la bonne vignette crit’air, qui vous soumet à des contrôles techniques toujours plus coûteux et qui vous oblige à faire un emprunt pour acheter une voiture propre, parce que pour vous (et vous êtes nombreux), en l’absence de transports en commun performants, vous n’avez pas d’autres solutions pour aller bosser.

Vous devez être mobiles et faire preuve d’agilité comme nous le serinent nos gouvernants, mais cette mobilité se traduit surtout par toute une série de propositions qui sont plutôt des contraintes.

Comment faire ?

En lisant le document de préparation du futur PDU (Plan de Déplacements urbains) de Rennes Métropole, valable pour les dix ans à venir (ça doit être la même chose ailleurs), on s’interroge sur la quasi absence de projets en matière de transports collectifs afin de régler les flux de circulation et la pollution qu’ils engendrent.

On parle donc beaucoup de « déplacements doux », c’est-à-dire le vélo (électrique, ou pas), des bienfaits de la marche à pied, dispositions qui répondent bien aux problématiques des zones urbaines mais pas à celles des habitants des zones périurbaines ou rurales.

Pour ces derniers, compte tenu de l’impossibilité de consommer de nouvelles terres agricoles, on conseille le covoiturage « massif » en prévoyant même des voies réservées, c’est-à-dire prises sur les voies existantes, ce qui ne manquera pas de pourrir un peu plus la vie de ceux, nombreux qui ne peuvent pas envisager cette solution en raison de la flexibilité de leurs horaires de travail ou des obligations en matière de scolarité des enfants.

Il y a aussi le recours aux « applis » qui vous dirons de prendre un autre chemin et d’aller polluer plus loin ou vous permettront de trouver quelqu’un de sympa qui vous covoiturera en parlant de bio.

Dans l’agglomération de Rennes Métropole, il y a des choses qu’on ne partage pas, comme le métro par exemple, qui circule intra rocades sur lesquelles les habitants des autres communes viennent buter le matin et il y a des choses qu’on partage, comme le plan local d’urbanisme qui prévoit une densification des constructions dans ces communes périphériques, avec comme corollaire l’accroissement des problématiques de transports : allez comprendre !

La contrainte a-t-elle un avenir ?

Si l’on en juge par les réactions des automobilistes, il va falloir se pencher rapidement sur le problème des déplacements et ne plus les considérer comme simple vache à lait fiscale.

Un fléchage plus important de la fiscalité vers le subventionnement de transports collectifs performants en site propre, même dans des zones agricoles « sanctuarisées » serait la moindre des choses.

Pour calmer les esprits, on ne pourra pas se contenter de « chèques transports », financés par ailleurs par les collectivités territoriales pour éviter de taper dans la cagnotte fiscale destinée à subventionner les riches (ISF) ou à déverser des milliards sur les entreprises qui ne créent pas d’emplois (CICE).

Depuis sa prise de fonction, le Président Macron, s’est employé à faire le vide autour de lui en mettant de côté les corps intermédiaires (Syndicats, élus locaux, associatifs,…). Il en fait les frais aujourd’hui avec cet exercice de démocratie directe avec les citoyens mécontents de la hausse des carburants et la diminution des pensions de retraite.

Il « assume » son offensive fiscale : les gilets jaunes ne passeront pas !

Son « itinérance mémorielle » qui a tous les attributs d’un plan com est en train de se transformer en parcours du combattant. La célébration du centenaire de la fin de la guerre 14/18 méritait mieux.



120 réactions


    • Désintox Désintox 11 novembre 2018 11:46

      @julius 1ER
      Entièrement d’accord ! Il n’est pas normal que les voitures pèsent une tonne et demi.

      Et pour cela, mettons le gazole et l’essence à 5€ le litre ! Il faudrait que la mesure soit annoncée et progressive. Par exemple, une augmentation régulière pendant 10 ans, le temps que le prix passe de 1€50 à 5€.

      Il faudrait aussi que le permis B soit réservé aux véhicules de moins d’une tonne, à partir d’une certaine date. Ensuite, le seuil pourrait être progressivement abaissé.

      Les constructeurs auraient vite fait d’alléger les véhicules !


  • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 2018 16:57

    Si une voiture pouvait fonctionner avec toute la connerie des politiques tout partis confondus elle pourrait faire des millions de millions de kms sans refaire son plein ....


  • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 2018 17:01

    Changer de bagnole pour du moins polluants d’accord mais ou est l’offre ?

    Un 3 cylindre 1000cc de merde sans couple qui mouline sur l’autoroute a 130 et qui sera fichu au bout de 50 000 km qui en plus bouffe au minimum 3 l de plus qu’un diesel , une électrique qui coute un bras , un rein et un poumon tout juste capable de faire réellement 200 bornes si on n’utilise ni clim ni chauffage ni allume cigare , c’est ça l’offre ?....

    On nous prend vraiment pour des demeurés .... 


    • Désintox Désintox 11 novembre 2018 11:50

      @zygzornifle
      "Un 3 cylindre 1000cc de merde sans couple qui mouline sur l’autoroute a 130 et qui sera fichu au bout de 50 000 km qui en plus bouffe au minimum 3 l de plus qu’un diesel"

      Vous vous trompez. Prenez le moteur puretech 82 ch de PSA, qu’on trouve sur de nombreux modèles. C’est un super moteur. On commence à en trouver pas mal en occase.

      Je pense que le TCE 90 ch de Renault est équivalent, mais leurs voitures sont + lourdes.


    • Ruut Ruut 12 novembre 2018 07:35

      @Désintox
      PSA tu parle de la marque bas de gamme où les pneus se dégonfles tout seul et ou rien n’est sous garantie.

      Testé sur une 207, et plus jamais je ne recommencerais cette erreur.
      C’est poussif et tout le temps en panne.
      Sympas la voiture qui s’arrête toute seule au milieu du carrefour cause filtre pollution erreur.

      Et qu’a fait le garage il a pressé la pédale a fond, au prix du diesel, super l’anti pollution ......

       Le 80 c’est pour flinguer tous les filtres anti pollution qu’ils s’encrassent faute de vitesse suffisante ?


  • lloreen 8 novembre 2018 19:32

    "Changer de bagnole pour du moins polluants d’accord mais ou est l’offre ?

    "

    Dans les coffres-forts et au secret.

    https://teslauniverse.com/nikola-tesla/patents


  • Alain 8 novembre 2018 19:38

    Et toi, l’auteur de cet article à la con qui ne voit pas le mal que tu fais :

     la pollution de l’air tue en France 48 000 personnes par an. Et ceux qu’elle ne tue pas, elle les blesse. La France compte 4 millions d’asthmatiques et 2 millions de BPCO (insuffisance respiratoire chronique). Leur état de santé est aggravé par la pollution de l’air. Qui écoute leur souffrance ? Qui tient compte de leurs difficultés ?

    Les automobilistes contestent une hausse du prix des carburants. L’augmentation de la TICPE sur le gazole est de 6 centimes. Combien vaut une vie ? Combien valent 48000 vies arrêtées en plein vol chaque année. Combien valent les millions de vies gâchées des malades ?


  • Alain 9 novembre 2018 08:35

    J’ai lu l’article et il ne propose rien : il dénonce une situation (je suis un pauvre automobiliste taxé) mais ne propose pas d’alternatives.

    Le prix de l’essence est chère ? tu parles, 4 centimes de moins qu’en Allemagne. La bas, on ne gueule pas. Les ventes de vélos à assistance électrique sont presque 3 fois plus élevés qu’en France, et on en fait tous les jours. En France, à part la bagnole....

    Vous pleurez pour quoi ? Vous pleurez qu’on vous taxe mais vous vous complaisez dans vos bagnoles. Qui fait la vélorution ? qui se bat pour les trains ? Qui conteste les projets autoroutiers ? Qui écrit à son député, son conseiller général ? A part pleurer, vous ne savez rien faire pour la plupart d’entre vous.

    Et puis, vous pleurez sur de l’essence, alors que la gaz augmente dans des proportions gigantesques et que personne ne semble s’en émouvoir.


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 novembre 2018 09:20

      @Alain
      Je confirme : soit vous n’avez pas tout lu, soit vous n’avez pas compris. Je vous invite à relire les deux derniers paragraphes et surtout essayer de voir que l’alternative des transports collectifs est explicitement exposée ainsi que les freins à son développement.
      PS : mon article concernait avant tout les carburants, mais je fais également allusion au chauffage.
      Quand on n’a pas le temps de tout lire, il faut éviter de faire des commentaires à l’emporte pièce en insultant ceux qui prennent le temps d’écrire.


    • Eric F Eric F 9 novembre 2018 10:21

      @Alain
      le gaz augmente moins que le fuel domestique, son prix est un des seuls qui reste « administré », on ne sait pourquoi.


    • foufouille foufouille 9 novembre 2018 10:39

      @Eric F
      le fioul est acheter par les agriculteurs ..........


    • Eric F Eric F 9 novembre 2018 14:22

      @foufouille
      Je voulais dire que le prix du gaz est fixé administrativement, ce qui n’est pas le cas du fuel domestique.
      Je ne sais pas ce qu’il en est du fuel agricole ni s’il se distingue de celui de ma chaudière, je sais qu’ils le mettaient jadis dans leur 404 diésel malgré le colorant, il y avait alors une certaine tolérance implicite (le moteur « indenor » de la 404 équipait aussi des tracteurs Renault)


    • Croa Croa 9 novembre 2018 15:02

      À Eric F.
      Il n’existe qu’un seul fuel (prononcer fioul.) Il est très proche du gazole, la principale différence c’est qu’il contient une teinture rouge.


    • Eric F Eric F 9 novembre 2018 18:47

      @Croa
      donc le fuel du tracteur est le même que celui de la chaudière, merci de cette confirmation (mais je n’essaierai pas d’en siphonner pour mettre dans ma bagnole, les moteurs sont désormais bien plus pointus que du temps des 404 : - )


  • velosolex velosolex 9 novembre 2018 15:15

    Changer de comportement= Aller vous faire foutre

    On pourrait leur conseiller la même chose. Derrière la montée des taxes, la compensation des impôts locaux. J’en avais eu l’intuition il y a quelques temps, je l’ai vérifié ce jour... https://bit.ly/2JPpqwN 

    VIDEO. Carburant : La hausse des taxes est-elle destinée à compenser la taxe d’habitation ?

    Bien sûr, la loi sur le 80 km :h s’installait déjà dans cette dynamique de bandits manchots L’injustice patente de discrimination du territoire est donc potentialisé à un point omega, les ruraux devant financer les infrastructures urbaines dont ils ne profiteront jamais, comme celle « du grand Paris », et le déménagement coûteux de nos élus, toujours de plus en plus nombreux, et ayant besoin de plus en plus d’indemnités et d’égard. 


  • tibidi 9 novembre 2018 15:46

    Depuis que les prix à la pompe sont à des niveaux stratosphériques, je ne vois aucun changement sur les routes ; toujours autant de monde ...


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 novembre 2018 16:06

      @tibidi
      C’est normal, il faut bien aller au boulot et tant qu’il n’y a pas d’alternatives en matière de transport en commun, ill faudra bien continuer à payer des taxes.


    • Eric F Eric F 9 novembre 2018 18:57

      @tibidi
      il ne s’agit pas non plus de niveaux stratosphériques, mais d’une forte hausse qui grève le pouvoir d’achat et pénalise l’économie.

      Un point nébuleux est que le prix hors taxe du gazole a augmenté depuis janvier de 10 centimes de plus que celui de l’essence, les compagnies pétrolières encaissent ces 10 centimes, profitant certainement du climat de haro sur le diésel


    • kenique 10 novembre 2018 15:38

      @Eric F

       En quoi les prélèvements fiscaux pénalisent-ils l’économie ?
       Tout l’argent des taxes est dépensé (la preuve : le déficit) et contribue donc à la formation du PIB. Les revenus privés, au contraire, sont partiellement épargnés, ce qui « pénalise » l’économie, comme vous dites.
       Vu l’état de notre balance commerciale, si l’État s’arrêtait de dépenser, nous serions en récession. Avant 1973, il avait recours, pour ce faire, à la planche à billets, mais depuis, il n’y a plus que trois solutions : la récession, comme je viens de l’écrire, le déficit (mais pas trop pour ne pas être asphyxié par l’envolée des taux d’intérêt) et l’essorage du contribuable. Les voitures modernes consommant de moins en moins de carburant, l’État est bien obligé d’augmenter d’autant la TICPE, et de l’augmenter plus sur le gazole que sur l’essence, les moteurs Diesel consommant moins que les moteurs à essence, ce qui prouve que le réchauffement climatique n’est qu’un prétexte, puisque, du fait de cette différence, les moteurs Diesel, à puissance équivalente, émettent moins de CO₂ que les moteurs à essence (bien que la combustion d’un litre de gazole émette plus de CO₂ que celle d’un litre d’essence : 2,6kg contre 2,4kg).
       Même remarque à propos de cet autre prétexte qu’est la pollution : pourquoi, si le gazole et le fioul domestique contribuent à faire 48 000 morts par an, la TICPE est-elle de 59,40c/l sur le gazole et seulement de 15,62c/l sur le fioul ?...
       Dernier point : si elle repose vraiment sur un souci climatique et sanitaire, la fiscalité carbone pesant sur le SP95, selon qu’il s’agit du E5 ou du E10 est complètement incohérente. En effet, en 2018, la composante carbone de la TICPE sur l’essence est de 10,70c/l. Si elle ne frappe que la partie fossile du carburant à la pompe, elle doit donc être de 10,70*0,95=10,17c sur le litre de E5 et de 10,70*0,90=9,63 sur le litre de E10 (je rappelle que le E5 contient 5% de biocarburant et le E10, 10%). Il devrait donc y avoir une différence de 10,17-9,63=0,54c entre la TICPE de l’un et celle de l’autre. Or, nous avons 68,29c sur le litre de E5 contre 66,29c/l sur le litre de E10, ce qui fait 2c de différence. On est en droit de se demander pourquoi...


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