mardi 19 janvier - par Mervis Nocteau

Cinquante ans de morale (1970-2020)

Vers la fin du XXème siècle – âge des boomers, des soixante-huitards, des hippies, des rockeurs, des discos, des rappeurs old school, des enfants de la télé, et des investisseurs dans l'immobilier (qui peuvent ressortir de toutes les catégories précédentes sans exception, et ainsi de suite à s'intriquer toutes et s'emmêler) – … vers la fin du XXème siècle, disais-je, il n'était pas de bon ton de « faire la morale », « sermonner », « faire la leçon », « bassiner avec tes discours », « d'être moralisateur ».

À vrai dire, tout cela était même en passe d'estrèmdrwatisation. Une certaine façon de « lendemains qui chantent » était à l’œuvre, et « les bonnes mœurs » étaient « pour hier, passéistes, fachos ».

 


Source

 

Mais de nos jours, ces « bonnes mœurs » ne sont plus que « (néo)réacs », et des expressions telles que « c'est du pipi de chat » ou « c'est de la poudre de perlimpinpin » ont connu un « succès » fulgurant dans les joies centristes depuis 2017, car néoconservatrices + + + + + + + +. il faut voir aussi, le succès des films sur Mesrine, ou récemment les séries Ovni(s) et 3615 Monique ... Autant d'indicateurs que des mentalités perdurent.

On ne peut certes pas exclure la dimension « pasolinienne » SM de cette ambiance … reste que, au-delà, avec l'écologisme +, l'idéologie universitariste des droits + à tire-larigot tels que la lutte contre les « méchancetés » « miso|phobiques », l'indigénisme + +, le néoféminisme + + transgenriste +, le scientisme culturel + + ambiant (jusqu'à l'antispécisme et le transhumanisme +), l'animicentrisme + et le sécularisme + (comme disent les Anglo-Saxons concernant leur « laïcité multiconfessionnelle »), le célèbre « antifascisme » et tant d'autres … nous vivons dans une bonté orchestrée par des lâches + +, déniant les territoires + +, largement animée par des militances masse-médiatiques accréditées sociétairement dans quelques bureaux de communication. Vaste « guerre chaude » +.

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Enfin ! tout cela est d'éternelle morale des sociétés ! Tout cela définit un Bien et un Mal « en soi », « absolus », « suprémacistes », « universalistes », « expansionnistes » et « totalitaires », passeraient-ils pour des « progrès » et relèveraient-ils de ce qui aujourd'hui doit s'appeler « le progressisme » ! …

Comme on voit, ce « progressisme » est néoconservateur, et – tandis que « l'estrèmgowche » (elle n'a d'extrême que le nom) juge qu'un Macron « s'estrèmdrwatise » – il est parfaitement cohérent de juger qu'un Macron porte l'idéologie mélenchoniste, aussi.

« Méthodes de droite », « pensées de gauche », où le centrisme ... ce qui est désormais d'en-même-temporisation … donc, au juste, avant tout de temporisation, et finalement de fake politics à soft power, pour conserver le Pouvoir : dans son angélisme, c'est extrêmement malin : chrétien jésuite et affairiste protestant. Il y a de quoi en contracter une suppressivité française, et tout le monde de vouloir s'y endormir ou ébaubir « venez à moi les petits enfants ».

Pour l'anecdote : que les thèses de QAnon soient délirantes ou pas, dans ce contexte, il était en fait sociatriquement logique que des fantasmes antipédophiles contradictoires et anti-incestes se développent. Les « socioses » (psychoses et perversions sociales) règnent chaotiquement, dans ce barnum de néo-moralisations suppurantes. Vraiment, il y a de quoi devenir suppressif.
Tout est mis en œuvre, dans la veine d'Edward Bernays (père de la comm'), pour subvertir les résistances psychiques et imposer des angoisses entre le propre et l'étranger psychiques, ainsi que des positions sadiques et masochiques psychiquement, par des marioles bafouant l'honneur qu'ils devraient représenter et surjouant Freud.
C'est que la psychanalyse fonctionne, vous comprenez, et qu'on aurait tort de la précariser !

Bref, quand on est infantilisé, on devient angéliste-malin. L'espièglerie est distorse.

Quand le sociologue Gilles Lipovtsky diagnostiquait la « société humoristique » déjà dans les années 1980, que Philippe Muray raillait l'homme festif dès les années 1990-2000, ou qu'un Eric Zemmour rapporte ça dans sa démarche, à critiquer la dérision dans ses « 3D » aujourd'hui … quand ils font cela, tous autant qu'ils sont, ils reprochent à l'époque contemporaine de « faire la (néo)morale », « faire du moralisme » contemporain, sous couvert de ne pas en faire.

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Et c'est très réel, que tout cet angélisme-malin espiègle-distors prétend parler au nom du Bien-sans-discussion-ni-vegogne. Ses entre-soi masse-médiatiques et ses allants-de-soi communs, sont les préjugés du jour, c'est-à-dire ce qui sert de pré-jugements irréfléchis à tout bout de champ. Il s'imagine plus libre, de s'être fait papillonnant et jouisseur, mais il est toujours redoutable, car fielleux et perfide, dès lors qu'il simagine bafoué dans ses bonnes mœurs, or il lui en faut peu pour se l'imaginer.

Il défend « la bonne cause » : ce moralisme est un « causisme » (cause toujours !).
Dans son moralisme inassumé, il se vexe d'un rien : c'est un « vexisme » (où, bien entendu, il lui faut que des figures telles qu'Eric Zemmour, Donald Trump, Jordan Peterson ou Michel Onfray, passent publiquement, diplomatiquement, pour des personnes vexées sans véritables causes ou garants de causes perdues : indépendamment de la validité de leurs profils, cela permet au commun des mortels d'ignorer à quel point ces contre-discours frustrent les papillonnages et les jouissances infantiles).
Alors enfin, ce moralisme inassumé, trop fier de soi, impérialise « démoniaquement » son Bien sous forme de droits : à défaut de pouvoir le dire « droitiste » (encore qu'il le soit sur le fond ainsi, dans son centrisme) il est « drétiste » (ce que prône donc le gauchisme idéologique, même centriste) à vouloir tout penser dans de tels termes infrastructurants par le droit (donc piégeant) les énergies (comme dans Equilibrium, film illustrant cet article pour commencer).

Quiconque a le sens du tragique – c'est-à-dire la lucidité d'être mature au cœur du réacteur nihiliste – vit affligé parmi les hommes, archéofuturiste dans son genre (et qu'importent la gauche, le centre ou la droite avec prétendus « extrêmes » idoines). L'ère (post-)monothéiste + + + dans laquelle nous vivons, n'a pas fini de susciter cruautés et pitiés.
 

 

 

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59 réactions


  • Laconique Laconique 19 janvier 13:48

    Derrière la formulation quelque peu alambiquée de votre article, je retiens ceci : la transcendance évacuée par une société est toujours et inconsciemment transformée en morale immanente. Plus une société est sécularisée, plus elle est morale.


    • Gollum Gollum 19 janvier 14:54

      @Laconique

      Sauf que l’on n’observe pas cela.

      Le moralisme est bien présent dans le judaïsme des origines ne serait-ce qu’à cause du décalogue.

      Les observations des rituels, les sacrifices d’animaux, les prières, tout cela c’est du moralisme.

      Ce n’est donc pas la dialectique religion/séculier qui est en cause ici mais la gestion de la masse.

      Quand il y a masse il y a morale et moralisme car cela sert à policer les comportements. Et la religion fait partie de ces outils de gestion de la masse. C’est pourquoi elle fut instrumentalisée par les pouvoirs politiques quand elles ne dégénèrent pas elles-même en coercition politique.

      Bref, et pour le dire de façon crue : la véritable spiritualité est affaire individuelle et elle seule peut déboucher sur l’absence de morale. Mais absence de morale veut dire prééminence de l’éthique car l’éthique est affaire personnelle, dans son for intérieur..


    • Gollum Gollum 19 janvier 15:09

      Pour illustrer cette différence entre morale et éthique rien de mieux que d’en revenir à la Bhagavad Gîta, quand Krishna dit à Arjuna :

      Affranchis toi de toutes les lois même celles enseignées par Moi.

      On a ici un rejet clair de toute morale et de toute règle. Pourtant enseignées par le Seigneur Suprême lui-même. 

      Mais le verset suivant nous amène à l’éthique :

      Ce secret ne le dis qu’à des personnes de dévotion.

      Pourquoi ? Parce que pour les autres le rejet de la morale les entrainerait vers la satisfaction de leurs désirs et l’exacerbation des passions. Ils instrumentaliseraient immédiatement ce secret au bénéfice de leur ego.


    • Laconique Laconique 19 janvier 17:02

      @Gollum

      Je croyais que le méchant Dieu de l’Ancien Testament n’avait aucune morale, qu’il trucidait les Cananéens ? Faudrait savoir...

      Ce terme de morale est si vague qu’il faut préciser, sinon on ne peut pas s’entendre.

      Votre morale individualiste est quelque chose de récent dans l’histoire de l’humanité, c’est un privilège rare que vous pouvez vous offrir, fruit direct du message de liberté évangélique dont vous profitez tout en l’attaquant de façon ingrate. Les possibilités de vivre une morale individuelle ne sont pas les mêmes en France, aux Etats-Unis d’une part, et en Indonésie, en Inde ou même au Japon d’autre part.

      De façon générale, la morale se développe avec le rationalisme. Platon était très moral, le siècle des Lumières était très moral. Saint Thomas d’Aquin, nourri d’Aristote, est très moral. La Bible en revanche n’est pas morale (« Tout est permis » écrit saint Paul, 1, Co, 10, 23). Le décalogue n’est pas moral mais existentiel (« Faites ceci si vous voulez avoir une longue vie sur la terre que je vais vous offrir »). Ce n’est pas la même chose.

      Donc vous avez beau jeu de vous distinguer de la « masse », à l’âge du bronze c’était impossible, une morale individuelle était inimaginable à l’époque de l’Ancien Testament. Toujours votre tendance à tout aplatir, vos lacunes historiques et philologiques.

      La Bhagavad-Gîtâ est un texte récent, aux alentours de notre ère. C’est une adaptation de l’hindouisme par rapport au nouveau paradigme apporté par le bouddhisme. Dans les Védas, je ne pense pas que vous pourrez trouver « Affranchis-toi de toutes les lois ».


    • Gollum Gollum 19 janvier 17:30

      @Laconique

      Ben pour Yahvé trucider du cananéen c’est bien, c’est moral...

      On a le droit de ne pas être d’accord hein... Je ne me situe pas dans l’absolu sur ce plan. Toute morale est relative. 

      Je n’ai pas de morale individualiste, c’est contradictoire dans les termes. La morale est chose collective.

      Et je n’attaque pas le message évangélique sur ce plan là c’est l’Eglise surtout que j’ai dans le collimateur et vous le savez très bien.

      Quant aux évangiles j’ai déjà eu l’occasion de préciser qu’on peut y trouver du bon et du moins bon.. et même du carrément mauvais comme une paranoïa latente directement issue du judaïsme. L’accent mis sur la foi qui est une vraie régression et bien d’autres choses... Le manichéisme latent.. etc, etc..

      Sinon pour le décalogue vous pinaillez. Existentiel cela ne veut rien dire. Il y a des commandements et les commandements c’est moral par définition. En cas de transgression les sanctions de Yahvé sont équivalentes à des peines de prison dans le monde profane. What else ? smiley

      De façon générale, la morale se développe avec le rationalisme.

      Pour une fois quelque chose de très vrai. Cela va de pair en effet avec la recherche du vrai et le rejet du faux.

      Tout est permis écrit St Paul et juste après il dira l’inverse il va édicter des règles de conduite... Bon, bref... smiley 

      Sur la Gîta c’est en effet récent mais c’est bien la preuve que l’éthique individuelle n’est pas l’apanage du monde chrétien..


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 18:53

      @Laconique. Le progressisme est devenu néoconservateur, qu’est-ce qui n’est pas clair là-dedans, Laconique ? Vous n’aimez plus la raison dialectique ? ... Quant au biblisme, il veut un sens de la justice pour soi-même (le peuple du prétendu dieu unique). Si cela n’est pas de moralisme, je ne sais pas de quoi c’est. Néanmoins, les histoires bibliques, comme tout mythe, légende et roman, narrent des aventures parfois morales et parfois non ... en vue de la morale justicière pour le peuple dudit dieu. Qu’est-ce qui n’est pas clair là-dedans ? Pourquoi faire semblant de ne le pas voir ? Pour vendre le biblisme aux esprits faibles, évidemment. C’est sans parler du Coran.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 19:20

      Mais en faîte de justice, d’ailleurs, elle n’est édictée que dans les termes seuls du peuple du prétendu dieu unique, à l’exclusion de tous les autres, au prétexte d’un quelconque « universalisme », c’est-à-dire de son suprémacisme moral.


    • Laconique Laconique 19 janvier 20:32

      @Mervis Nocteau

      Vos commentaires sont plus clairs que vos articles. Ce texte, on dirait un prétexte à refourguer des liens vers vos anciens articles... Ne vous avais-je pas recommandé, naguère, de lire Les Liaisons dangereuses ?

      Si vous voulez vraiment parler de la morale et de la Bible en connaissance de cause, lisez Le Vouloir et le Faire de Jacques Ellul. C’est bien beau de balancer des invectives péremptoires, mais faut bosser un peu si vous voulez avoir les moyens de vos ambitions.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 22:08

      Votre commentaire est assez clair sur votre présomption.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 22:18

      J’ai beau le relire pour vous laisser une chance, je ne trouve aucun contre-argument de fond, et je songe que votre présomption est emblématiquement celle de tous les monothéistes, dans toute sa richesse sémantique.


    • Laconique Laconique 20 janvier 07:48

      @Mervis Nocteau

      La lisibilité d’un texte obéit à des lois objectives. L’accumulation de termes abstraits et de semi-néologismes fait que le lecteur décroche. Combien de commentateurs lisent vos textes de la première à la dernière ligne ? Ça ne vous surprend pas que sous vos articles on parle toujours du sujet mais jamais du texte ? La France a une longue expérience dans ce qui fait qu’un texte peut être lu, apprécié, compris. Si vous montriez un peu plus de respect pour ces règles de l’énonciation écrite, cela mettrait mieux en valeur vos qualités, qui sont sans doute réelles.


    • Gollum Gollum 20 janvier 12:39

      @Laconique

      Vous avez raison sur la lisibilité des textes de Mervis.. Je le lui ai déjà fait savoir mais il ne sait pas faire autrement..

      Emploi de néologismes rébarbatifs en effet qui oblige le lecteur a faire effort, ce qu’il consentira à faire pour un auteur renommé (Husserl par exemple particulièrement ardu à lire mais sachant à qui on a affaire on consent à cet effort) mais pas pour un obscur auteur dont on ne connait pas la valeur profonde.. (On a plus de chances d’avoir affaire à qqu’un de quelconque ou même ne maitrisant pas son sujet)

      Et en effet je zappe, je lis en diagonale, très vite... quand je lis..

      Et après je regarde les commentaires.

      C’est un peu dommage en effet. 


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 17:10

      Je comprends que cela représente pour vous une malchance, mais vos alter-égoïsmes me fatiguent, aussi. Si les articles passent, ils passent. Calmez vos angoisses circon-monothéistes serpentaires + + maintenant.

      Non seulement je ne vous ai pas demandé la charité, je ne fais pas appelle à des bénéficieurs, mais en plus c’est toujours particulièrement présomptueux en plus d’être fallacieux (Laconique rebondissait sur mon dernier article, où les gens n’ont pas parlé du fond ... parce que ça les intéressait plus de parler d’un élément de forme : en gros, l’assaut du capitole plutôt que des incohérences cultuelles de QShaman).

      Vous ne savez pas quelles étaient les intentions (les miennes ne sont pas spécialement bonnes pour ne pas paver l’enfer) ni les objectifs (on ne peut pas en vouloir à quelqu’un de faire un genre de recension ou de récapitulatif référentiel). Et ainsi de suite ...

      ... d’autant plus qu’au final, les échanges (tous les échanges) permettent d’éclairer le fond. Donc la vie est très belle, et bonjour chez vous.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 17:11

      Ou encore, dit plus crûment : rangez vos bites.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 17:14

      Mais je vous rassure, mes notions ne sont ni aussi précises, ni aussi difficiles à saisir, que celles d’un Husserl, je n’en ai pas besoin pour décrire des phénomènes sociaux. Parfois, d’ailleurs, je me dis que j’aurais pu parler de judiciarisme plutôt que drétisme, encore que judiciarisme évoque plutôt la multiplication des recours à l’américaine que l’expansion du domaine de la lutte des droits.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 17:17

      Ou encore, dit plus crûment : je ne joue pas aux têtes de bite.


  • Étirév 19 janvier 14:07

    « Cinquante ans de morale (1970-2020) », issus de millénaires de fausse morale et qui ont fini par mettre la débauche à la Direction de tous les pouvoirs, l’immoralité à la tête de toutes les puissances...
    Le Bien et le mal : Loi morale


  • Pour moi, le mal c’est très simple et se résume en peu de mots. Connais-toi toi-même. C’est quand l’inconscient devient conscient. Ce sont les aveugles qui nous conduisent à la catastrophe...


  • ZenZoe ZenZoe 19 janvier 15:18

    Pas d’accord avec le titre. Il ne s’agit pas de morale mais de bienpensance, aussi appelé le politiquement correct. Et c’est une certaine gauche qui l’a porté et le porte encore, fustigeant le contrevenant sous peine d’être traité de facho (ou nazi, ou zemmourien, ou bas-du-front etc.). Et c’est cette calamité qui fait couler le monde. Parce qu’en plus figurez-vous, les bienpensants, c’est faites ce que je dis, pas ce que je fais.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 18:59

      Autrefois, les non-conformistes s’en prenaient aux moralisateurs en crachant sur leurs vaines respectabilités. Aujourd’hui, pour être respectable, il faut être bienpensant, et bienpenser rendait autrefois respectable. Qu’est-ce qui n’est pas clair là-dedans ? La morale a toujours été la morale : ce que les mœurs définissent comme bien et mal, indépendamment de l’hypocrisie. Là où il y a de la morale, il y a de l’hypocrisie, parce qu’il y a société, et qui prétend pouvoir prôner en dehors de toute morale n’est qu’un hypocrite. Ce qui n’est pas clair pour vous, c’est qu’il n’y a pas une seule morale.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 19:01

      Le tout évidemment, étant de savoir quelle morale domine.


  • Différence entre amoral ; immoral et éthique. Exemple de ce qui est moral : ne pas causer de torts, dire la vérité, respecter ses engagements, témoigner du respect, etc.), A part ne pas causer de tort, le reste est très discutable. Certaines personnes ne méritent nullement le respect, respecter ses engagements (au mieux, mais parfois l’évolution de la situation peut faire qu’il y ait revirement) Dire la vérité : hum, d’abord la vérité est complexe et peut avoir plusieurs facettes (le psychologues parlent même d’interprétation sauvage quand on ne prend pas de gant pour faire prendre conscience de ce que la personne ne veut pas savoir). Ah la morale,... !!! L’éthique : ne tient pas compte de l’avis des autres, mais nous confronte à notre propre conscience et les expériences de notre vie. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Ce qui ne doit pas plaire au christianisme... 


  • Claude Simon Claude Simon 19 janvier 18:01

    La morale explique à la capacité là où elle doit s’arrêter. Et pour que cela fonctionne, l’idéal est la réciprocité. C’est une saine frustration, sauf si cela est détourné.

    Je ne sais plus quel médaillé CNRS expliquait que l’éducation religieuse entre 8 et 14 ans, âge de la maturation du cerveau limbique, était indispensable (au final pour aider le cerveau à se réparer, par la prière ou la méditation, peu importe).

    Il déplorait son remplacement par une instruction civique républicaine dans les écoles.

    Dès lors, les mass-merdias remplacent ceux qui ont loupé la marche, avec la grand messe de 20h, jusqu’à leur mort.

    A la messe, on chante, et on produit donc du cbd, et on peut respirer de l’encens, pour la santé mentale. On peut y faire son deuil. A la messe médiatique, on pleure, on rêvasse et on se fait peur. Méfions-nous des contrefaçons.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 19:03

      Il est clair que la morale acquise est de première éducation et d’instruction publique (dont, médias). Mais, ce qui n’était pas clair pour vous, c’est qu’il n’y a pas une seule morale.


    • Claude Simon Claude Simon 19 janvier 21:57

      @Mervis Nocteau

      Holà, vous vous égarez.
      j’ai du respect pour d’autres croyances, mais je suis extrêmement sélectif.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 22:09

      Si vous le dîtes.


    • Claude Simon Claude Simon 19 janvier 22:24

      je vous ai enquiquiné abusivement, je m’en excuse.

      Mais il est vrai qu’une maçonnerie celte chagrine mon fond culturel qui est breton(donc celte) et catholique.

      Pourquoi ? Car la maçonnerie (d’origine protestante) sert trop le pouvoir ou l’argent, en écartant d’autres croyances. ce n’est pas là que se trouvera quelconque spiritualité.

      Quoiqu’il en soit, la culture celte reste magnifique, trop opprimée par des pouvoirs centraux dont elle a essayée de se déjouer, mais qui au fond s’est jouée d’elle. Les influences ont suivi.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 17:19

      Je ne sais pas pourquoi vous vous ramenez avec ça ici, mais je vous invite à lire mes articles/interviews à ce propos.


  • pallas 19 janvier 19:37

    Mervis Nocteau

    ,.

    .

    Bonsoir,

    Le probleme de la morale est concédé envers les humains et non les déficients physiologiques, le terme humain n’existe pas dans ce cas la.

    Les pédophiles, et autres dégénérés sont du a des caractéristiques physiques, un cerveau déficient, via le cortex frontal.

    Les personnes qui ont des migraines et mal au ventre (problème gastrique), sont des signes de perturbations psychiques importants.

    Notre corps est adapté a la procréation, ceux qui en dérogent (pedophile, zoophile), sont des dégénérés, cela est biologique.

    L’Ancien Testament est un tabou absolu dans les trois religions du Livre, et dans ces quatre livres, la pédophilie et l’inceste a pour sentence une condamnation a mort.

    En d’autre terme, un pédophile ce revendiquant de tel ou tel religion commet un blasphème d’une part et son chatiment est l’exécution

    La Torah l’écrit de manière trés explicite, tout comme l’Islam, et La Bible.

    L’Ancien Testament voir Sodome et Gomorrhe

    Salut


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 janvier 22:10

      Même remarque qu’à @Mélusine ou la robe de saphir, sur les philosophes, ci-dessus.


    • Claude Simon Claude Simon 20 janvier 10:02

      @pallas

      Souvent en sexualité, l’attirance d’autrui est provoqué par ce qui est chez autrui
      Qu’est ce qui différencie l’enfance et l’adolescence de l’âge adulte ? Un système endocanabinoïde plus solide et un thymus plus grand.

      Je me permets d’émettre l’hypothèse qu’en renforçant celui-çi ou en stimulant celui là, cela permet à l’adulte d’être en meilleure santé et de ne pas tomber dans des déviances, toute autre considération (sociale, sexuelle, etc) devant être observée. Emotionellement, cela permet de retrouver « son âme d’enfant ». Cela passe par des omega3, des endocanabinoides (anandamide, cbd), et du calcium (idéalement du lait).

      La santé cérébrale( magnesium, vitamines B, chélation, etc), certes plus complexe, mais qui en découle, est également à portée de main, dans une certaine mesure.

      Il en va de même du tube digestif, qui par une hygiène alimentaire et de vie, permet d’aider les défaillants souvent victimes de la mal-bouffe ou de leur addiction au sucre.

      En l’état des connaissances actuelles, condamner ne résolvant pas les problèmes, la mercantilisation de nos sociétés, et notamment de la médecine, est un frein à ce type d’exploration. Risqué, certes, mais qui peut en valoir la peine.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 18:59

      Même remarque que précédemment.


    • Claude Simon Claude Simon 21 janvier 09:20

      @Mervis Nocteau

      « Dieu est mort », inutile de tirer sur le corbillard.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 janvier 13:06

      Puisque vous la jouez ainsi : Nietzsche précise que son ombre et sa putréfaction perdureraient encore un moment. S’il était parti en corbillard, tout ce serait plus simple. Mais nous vivons justement « le moment nihiliste » se cherchant de nouvelles valeurs.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 janvier 13:07

      Enfin, Nietzsche précisait aussi que ce sont des morales de la pitié, humanitaires post-chrétiennes, plus ou moins socialisantes, qui vont nous enferrer, et il tirait à boulets rouges dessus.


    • Claude Simon Claude Simon 21 janvier 14:12

      @Mervis Nocteau

      Je suis d’accord, le socialisme a remplacé le catholicisme social sous la royauté.
      J’avais l’habitude de dire à mes proches que l’état (puisque l’état français, de par l’administration, est particulièrement social) va nous protéger de tout, même de notre santé, et cela avant la crise.

      Et blam...

      Regardez le procès de Galilée. Sa thèse a été confirmée par Newton, l’un des tout premiers francs-maçons, contre l’Eglise.

      Et là, Einstein arrive, et met tout le monde d’accord, avec l’équivalence de référentiel. Bref, il est aussi vrai de dire que la terre tourne autour du soleil que l’inverse, la taille seule faisant la différence.

      Si le social catholique manquait de connaissances, le progrès tant vanté par le socialisme joue clairement aux apprentis-sorciers.

      A un moment, dans chaque culture, idéologie, ou philosophie, il faut savoir faire la part des choses.

      Dans l’attente, la tolérance et le recul doivent primer.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 janvier 17:21

      Mais la tolérance de même, est en quelque sorte de morale de la pitié socialisante, et d’ailleurs pas que socialisante. Nietzsche tirait aussi bien sur l’anarchisme que sur le travaillisme/capitalisme. L’anarchisme est clairement socialisant dans la démarche (il est largement de gauche, il en existe certes un de droite, mais beaucoup plus soit dans la posture esthétique soit dans des formes de hiérarchisations élitistes dynamiques et consenties). Le travaillisme/capitalisme, quant à lui, met tous ses œufs dans la providence des gains, ce qui s’est largement avéré (post)chrétien cf. Max Weber, ou même plus concrètement John Ford.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 janvier 17:27

      D’ailleurs, si l’on suit Joseph Schumpeter qui s’en désolait, le travaillisme/capitalisme finit en socialisme malgré lui. Ce que nous vivons largement dans notre genre, avec les grandes firmes et compagnies actuelles, qui aménagent le monde à coups de directives bureaucratiques establish-entrepreneuristes, vastes planifications en bureaux d’études, commissions et mondanités.


    • Claude Simon Claude Simon 21 janvier 19:00

      @Mervis Nocteau

      Quoiqu’il en soit, un système économique est une interdépendance. Il y a bien d’autres systèmes (j’en ai proposé un, du moins sur l’aspect monétaire), mais je vois mal une économie se développer sans un minimum de consensus sur ses règles et sa gestion.

      Le système actuel, mondialisé, est particulièrement pervers car il laisse libre cours à la concurrence libre et non faussée entre salariat et esclavage, infiltration des décisions par ceux qui tiennent des rôles économiques critiques, et bien plus, comme vous le soulignez.

      Pour revenir à Schumpeter, nous avons une critique actualisée ici : https://www.youtube.com/watch?v=DYkqgFl0VG8

      Quand bien même Gave ne fait pas complètement l’auto-critique de son camp, celui de la finance.


  • Liberté, égalité, fraternité, un bel idéal. Mais pour le mettre en pratique, il faudrait que tout individu ait atteint le stade le plus évolué de sa personnalité. Ce que Jung appelle : l’individuation (la capacité à élaborer sa PROPRE éthique sans tenir de l’environnement et de la société ou la famille, ni même un dogme religieux) et pour Freud avoir franchit l’Oedipe et intégré la castration (maturation). Dans la réalité, nous en sommes loin. Imaginez 60 millions de français passant l’épreuve d’un divan chez un psy (et encore, pas n’importe lequel,...). Restons dans le réel : impossible. Une moyenne statistique de la santé mentale : 20% de psychotiques. 30 % de structures perverses, 40% d’états limites alexythimiques, pensées instrumentale et concrète sans imaginaire) et 10 malheureux pourcent de névrosés dont 5 % bien dans leur peau. Combien d’années avant d’atteindre ce bel idéal ????


    • Claude Simon Claude Simon 20 janvier 11:33

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      « 40% d’états limites alexythimiques, pensées instrumentale et concrète sans imaginaire) »

      Ceux-là n’ont sans doute pas été poussés dans leurs derniers retranchements, n’ont sans doute pas frôlé suffisamment la mort ou pris de risques.

      Mon petit doigt me dit que les structures perverses forcent de trop sur les acides gras saturés ou les sucres, de surcroît transformés.

      Pour les autres, un cerveau carencé ou intoxiqué ne va pas très loin, et fragilise la personnalité.

      Après, les conditions de vie améliorées ont certainement des limites dans des milieux où les moeurs sont dégradées.


    • @Claude Simon La mort du père oedipifiant et séparateur (si je puis dire) date de la Révolution française avec la mort du Roi Louis XVI. Début de l’industrialisation et de l’alexythimie. ETATS-LIMITE : qui n’a pas d’éthique propre et d’imaginaire (c’est l’ETAT qui s’en charge). Là où Marcuse avait raison tout en se trompant totalement. l’industrialisation annihile l’individualité, la particularité, la généalogie, l’histoire personnelle (communisme : a bas la famille, on est entre frères,...camarade). https://collectiflieuxcommuns.fr/777-le-grand-refus-d-herbert-marcuse?lang=fr&forum=oui


    • Claude Simon Claude Simon 20 janvier 12:20

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Merci pour cette précision.


    • @Claude Simon La famille reste le PLUS grand ennemi de l’ETAT....


    • Claude Simon Claude Simon 20 janvier 13:32

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Pour occuper et diviser les gens sur des choses qui les desservent, je suppose.


    • @Claude Simon Trop complexe et long à développer... Une autre fois...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 20 janvier 18:53

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. « Liberté, égalité, fraternité » : cela fonderait, en effet, une morale. Seulement, avec les nuances que l’on peut donner à ces termes, je dirais même plusieurs. Et je pense qu’actuellement c’est entendu pour « accessibilité, médiocrité, mêmeté » : cela aussi, c’est une morale ...


  • Les héros culturels de Marcuse, ce sont Narcisse et Orphée :

    « (..) Surmontant le temps, ils unissent l’homme à Dieu, l’homme à la nature [1]. »
    « Il suffit d’énumérer et de rassembler ces représentations pour circonscrire le domaine qui leur est assigné : c’est celui de la rédemption du plaisir, de l’arrêt du temps, de l’absorption de la mort [2] ».
    « Les arbres et les animaux répondent au langage d’Orphée ; le printemps et la forêt répondent au désir de Narcisse. »
    « L’opposition entre l’homme et la nature, le sujet et l’objet est dépassée. »
    Orphée « fut mis en pièces par les folles de Thrace ». « Comme Narcisse, il [Orphée] proteste contre l’ordre répressif de la sexualité procréatrice. L’Éros orphique et narcissique est jusqu’au bout la négation de cet ordre, le Grand Refus  [3]. »

    Cette nostalgie du stade d’avant même la séparation en objet et en sujet et d’avant la conscience, ne renvoie manifestement pas au conflit œdipien qui consisterait pour l’adulte, dans une actualisation régressive [4], à garder la mère œdipienne pour soi et à rivaliser avec le père, — mais se refera bien plutôt à une régression des plus archaïques, à la nostalgie d’un impossible retour aux origines duale corps maternel où ce n’est pas soi qui posséderait la mère, mais bel et bien la mère qui posséderait quelqu’un – mais, à ce stade, qui ? — abandonné à une passivité totale ; se réfère à une régression à ce que nous avons défini dans la seconde partie de cet Essai comme étant le stade du Moi-Tout. A examiner les choses de plus près, il parait s’agir du fantasme d’une régression mixte au stade du Moi-Tout et au stade suivant de la fusion avec l’imago de la Mère « bonne ».
    Le Grand Refus est en effet un refus de grande taille, puisqu’il est refus de la réalité, refus du principe de réalité et du Moi, tentative d’ancrage dans une position idéologique psychotique non certes idyllique puisqu’elle est, chez un adulte, celle du mélancolique ou du schizophrène chez lesquels la réalité est refoulée, où l’Inaconscient envahit le Moi, eù le sujet n’est aucunement protégé des imagos maternelles mortifères et de leur projection (les « folles de Thrace » qui précisément déchirent Orphée, l’eau qui engloutit Narcisse – la mort).
    Comment interpréter ce fantasme [5] posé comme un idéal et dans lequel la mort est donnée à voir comme étant la plus haute vie, puisque les suprêmes valeurs deviennent le silence, le sommeil et la nuit, puisque le principe de Nirvâna explicitement relié par Freud à la pulsion de mort est froidement « envisagé comme la vie et non comme la mort » [6] ?


  • La finale fait froid dans le dos (et en rapport avec l’article de Dugué qui comme bien d’autre m’a censurée.... : 

    Charles Fourier. « Fourier est celui des socialistes utopiques qui est le plus près d’élucider le fait que la liberté dépend de la sublimation non-répressive [22]. » Cependant, constate Marcuse :

    « Les communautés ouvrières du phalanstère annoncent plutôt « la force par la joie » (Kraft durch Freude)  [23] que la liberté [24]]. »

    Résumons-nous : Marcuse utilise le système freudien pour préconiser une solution personnelle au conflit individu-société, solution dont Freud, Marcuse le reconnaît, avait averti qu’elle mènerait à la fin de toute civilisation.


  • Ecureuil66 20 janvier 12:53

    morale égale hypocrisie.....faites ce que je dis ,pas ce que je fais....une seule règle : ne pas faire aux autres ce que je ne veux pas qu’on me fasse ! tout est dit 


  • Je lis un livre très intéressant et qui permet la quadrature du cercle et un point de vue sur le futur de la civilisation : L’AMOUR de Fanchon-Pradalier-ROY. 


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