jeudi 14 janvier - par C’est Nabum

La Laïcité, une exception menacée

Regards croisés sur un principe républicain.

Il n’est point besoin d’être grand clerc pour comprendre que cet ouvrage collectif instigué par Jean-François Chalot n’aura pas l’heur de recueillir l’adhésion de tous en ces temps de profondes distanciations idéologiques. C’est même tendre le bâton pour se faire battre que de revendiquer un principe de tolérance au chœur même d’une époque qui se voue corps et âme à la polémique véhémente et à l’intolérance belliqueuse. C’est à ce titre qu’il convient de mettre un peu d’huile sur le feu afin d’oindre cet ouvrage aussi indispensable que nécessaire tout en repoussant l’idée de la redondance par un résumé incomplet. En faire l'exégèse s’avère d’autant plus nécessaire qu’elle enfonce le clou de ceux qui prétendent nous réserver le pilori.

Si les regards sont croisés, le présent recueil n’est pas écrit par des croisés en route vers les chemins de la rédemption et du grand pardon. Le glaive n’a pas sa place dans les différentes démonstrations, témoignages ou synthèses qui font appel à la raison, une valeur mise à mal par tous ceux qui pensent par procuration, confiant leurs codes de lecture à une entité évanescente réputée infaillible. L’abolition du doute est la pierre angulaire de ce ferment de discorde que constitue la religion dès lors qu’elle quitte le champ de l’opinion personnelle pour entrer dans celui de la conviction publique et séculaire.

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La Laïcité à la française se donne pour mission sacrée de ne pas accorder de place prépondérante sur l’Agora à ce qui relève du divin, domaine exclusivement restreint aux seules consciences individuelles. Ce n’est pas non plus repousser ou plus encore nier le phénomène mais se borner à lui octroyer une place parfaitement délimitée tout en donnant l’occasion à tous les enfants d’en percevoir les limites au travers d’un enseignement du fait religieux qui le replace dans son contexte conflictuel, culturel et historique.

La loi gravée dans le marbre ou les tables éponymes ne peut en aucun cas prendre en considération les incessantes variations qu’impose l’évolution de nos sociétés. Confier au passé par le truchement d’une autorité suprême et évanescente l’écriture définitive des codes gérant nos existences est une hérésie tout autant qu’une folie pure. Hélas, dénoncer cet anachronisme manifeste est blasphématoire tout autant qu’offensant pour les fous d’un Dieu qui prétend dicter tous les principes de nos existences de manière intemporelle et définitive.

Le Grand Architecte a tout prévu et dès avant le septième jour durant lequel il prit enfin la peine de se reposer. Auparavant et dans la précipitation il avait prévu tous les codes sont figés pour toujours par un guide de bonne conduite qui donne droit à un aller simple pour la béatitude éternelle. Contre cette extraordinaire perspective, la laïcité a voulu abattre les préjugés, détruire les idoles, réduire en poussière le carcan des superstitions pour faire place à la raison. On se doute que le défi est immense et suppose encore et pour longtemps des combats idéologiques qui ne supposent aucune faiblesse à la petite semaine.

Car les adversaires ne restent pas tapis dans l’ombre. Ils s’affichent, portent haut et fort les marques de sa soumission à une essence par définition supérieure à celle des humains. Il ne peut y avoir de concession dans l’application de la laïcité car tout recul est vécu comme une défaite, la démonstration de la supériorité de Dieu sur les humains. Combattre pour la laïcité c’est ne jamais céder aux sirènes du consensus mou.

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La tolérance ne peut pas être que la croix exclusive des laïcs qui devraient toujours baisser pavillon devant les oukases des croyants en mettant deux genoux à terre devant leurs rodomontades sacrées. Eux aussi défendent l’intangible, le permanent, l’incontestable. Seule la laïcité est immanente et en ce sens, elle ne peut être remise en cause, atténuée, galvaudée pour complaire à ceux qui au bout du compte n’ont qu’un objectif, la réduire en poussière. Perdre sa tête dans ce combat n’est pas qu’une menace en l’air. Nous savons qu’en face un Dieu prétendument de miséricorde a armé des mains et endurci des cœurs disposés à toutes les abjections pour que gagnent ses théories. Défendre la laïcité c’est se faire soldat de la vie sur Terre, la seule qui soit certaine et qu’il importe de vivre dans la paix et le partage.

Laïquement vôtre.

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42 réactions


  • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 09:43

    Salutaire rappel.

    Même si le principe de laïcité, fût elle « à la Française », n’a visiblement pas la même signification pour tous.

    L’ironie de l’histoire est sans doute que se sont les opposants de toujours à cette laïcité, ceux qui ont voté les lois l’ont affaiblie, qui aujourd’hui en réclame une application stricte et liberticide.


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 09:49

      @Pere Plexe
      La marque la plus tangible à cette dérive est sans doute le terme « d’islamo-compatible » qui n’est qu’une forme méprisante de dire « respectueux de la laïcité. »


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 janvier 15:22

      @Pere Plexe

      Voter une loi désormais ce n’est pas vouloir améliorer la situation, c’est simplement communiquer à destination d’un groupe de pression.
      D’où l’affaiblissement permament de la législation 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 17:14

      @Pere Plexe

      Non. Dire qu’en France aujourd’hui un individu, ou un groupe ou, plus grave encore, des gouvernants, se montrent islamo-compatibles, ce n’est pas la même chose que de mépriser la laïcité.

      C’est mettre en lumière leur démagogie et leur lâcheté - ou encore, admettons, leur ignorance cultivée - qui consistent à nier le bien réel volet criminogène de l’islam, lequel dit très explicitement que le ("seul vrai“) Dieu Allah a commandé, et continue de commander, “des bonnes violences pour des bonnes raisons qu’il faut bien comprendre et bien interpréter“.

      Plus précisément des “bonnes maltraitances“ et des “bons meurtres“.

      Dans l’état actuel de sa théologie, l’islam n’est pas compatible avec la République, avec la laïcité et, tout simplement, avec la démocratie.


  • Étirév 14 janvier 09:47

    L’histoire de la laïcité c’est l’histoire des luttes séculaires contre le pouvoir religieux, une lutte d’hommes à hommes motivée par la conquête du pouvoir spirituel, alors qu’aucun des deux parties n’y avaient droit.

    Pendant que les plus audacieux s’emparaient du pouvoir religieux, d’autres formaient un parti d’opposition, un pouvoir laïque, en perpétuelles luttes avec les premiers, et toujours leurs discordes avaient pour prétexte « la Vérité » que ni les uns ni les autres ne possédaient.

    Les Prêtres prétendaient l’enseigner, en se basant sur une tradition qu’ils avaient altérée. Les laïques leur montraient leurs erreurs et voulaient substituer à leurs dogmes des dogmes nouveaux, fondés sur des hypothèses forgées de toutes pièces dans leur imagination et qu’ils enseignaient au nom de la raison, quoique ces dogmes laïques, instables du reste, n’avaient pas plus de valeur que ceux des Prêtres. Ils en avaient même moins parce que, au fond du dogme religieux, on retrouvait la science antique, l’Absolu féminin, tandis que dans la science des hommes cet Absolu, quand on l’apercevait, était condamné au nom de la raison de l’homme qui créait le relatif. En réalité, ces luttes n’avaient qu’un but : conquérir le pouvoir en dirigeant l’Instruction publique et en enseignant aux jeunes générations que le gouvernement des vainqueurs était le meilleur des régimes.

    Et il faut bien remarquer que c’est toujours quand la Vérité est altérée, cachée, quand l’erreur triomphe, qu’on en impose l’étude à la jeunesse.



  • bonnot 14 janvier 09:57

    Je viens de trouver cela

    https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/59335

    La présentation du livre est bien faite


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 10:51

    Cet article, comme apparemment le livre, souffre du même défaut (du même manque) que celui qu’entretiennent inconsciemment les athées les moins antireligieux : la croyance en Dieu y est traitée (ici simplement évoquée) comme un tout sans frontière interne. Or il y a une énorme frontière au sein des religions : celle qui sépare la croyance pacifiante de la croyance criminogène.

    Dans le christianisme par exemple, la frontière qui devrait être mise en lumière est celle qui existe entre la mission que s’est donnée Jésus de Nazareth, jusqu’à accepter d’en mourir (convaincre ses coreligionnaires que Dieu n’est qu’amour) et l’enseignement des théologiens fous qui, 2000 ans après l’auto-sacrifice de ce Jésus, continuent de justifier et transmettre la croyance en “une bonne violence voulue par Dieu pour de bonnes raisons“ exprimée dans l’Ancien Testament.

    La laïcité, qui ne tient pas compte de ce mauvais traitement, doit être  modifiée.


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 14:58

      @Pierre Régnier
      "Or il y a une énorme frontière au sein des religions : celle qui sépare la croyance pacifiante de la croyance criminogène

      "
      Ce n’est pas mon avis.
      Mais surtout ce n’est pas le sujet.
      La laïcité c’est justement que l’état n’a pas a juger ou préjuger d’une croyance ou d’une philosophie. En revanche elle juge et si besoin punit les individus et leurs actes.
      La laïcité est seule garante de la liberté religieuse.


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 janvier 15:24

      @Pierre Régnier

      Pourvu que Dieu me pardonne, pour le diable c’est déja fait !


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 16:34

      @C’est Nabum

      Ce n’est pas possible, puisque nous sommes, vous et moi, d’une région où il n’y a rien de diabolique.

      Et Dieu, j’en suis convaincu, vous pardonnera.

      Ceci dit, vous l’aurez sans doute remarqué, j’ai saisi, ici, une occasion de faire avancer la réflexion sur un objectif très sérieux, dans lequel je suis engagé depuis des dizaines d’années, et que je ne suis nullement décidé à laisser tomber : la désacralisation de la violence religieuse.

      Exactement comme, par ailleurs, je milite pour un socialisme (un “solidarisme“) sans violence. Je suis sûr que les deux objectifs sont parmi les nécessités vitales pour que l’humanité puisse, dans le futur, vivre sur la terre une vie pacifique.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 16:49

      @Pere Plexe

      Ce que je combats c’est l’habitude prise, par des athées antireligieux, de présenter leurs convictions de l’absence d’un Dieu (ou d’un dieu, comme on voudra) comme leur donnant le droit d’établir, dans la société où ils vivent, un pouvoir spirituel et politique satisfaisant leurs convictions philosophiques.

      Que cette tricherie soit présentée par eux, depuis un siècle, comme allant de soi, n’est pas une preuve de son bien-fondé.


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 17:40

      @Pierre Régnier
      Et moi ce que je combat c’est l’habitude prise, par des croyants, de présenter leurs convictions religieuse comme leur donnant le droit d’établir, dans la société où ils vivent, un pouvoir spirituel et politique satisfaisant leurs convictions philosophiques.
      Que cette tricherie soit présentée par eux, depuis des siècles, comme allant de soi, n’est pas une preuve de son bien-fondé.
      Heureusement la laïcité ignore les divers croyants mais reconnais les citoyens égaux en droit quelles que soient leurs convictions.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 18:27

      @Pere Plexe

      Vous avez raison de combattre, comme moi, l’habitude prise, par des croyants, de présenter leurs convictions religieuses comme leur donnant le droit d’établir, dans la société où ils vivent, un pouvoir spirituel et politique satisfaisant leurs convictions philosophiques.

      Cette mauvaise habitude a été justement condamnée, en 1905, par la mise en place de la laïcité républicaine, ce qui fut, sur ce point précis, un réel progrès.

      Il faut maintenant détruire la déformation qui, dans les faits, a suivi : l’habitude prise de ne pas considérer vraiment les citoyens comme égaux selon qu’ils ont ou non des convictions religieuses.

      La République laïque doit veiller à ce que les convictions religieuses pacifiques aient le même droit d’expression dans la sphère publique que les convictions athées pacifiques.


  • Jonas Jonas 14 janvier 12:22

    En niant son héritage chrétien et en acceptant des millions d’immigrés musulmans en l’espace de 40 ans au nom de la tolérance, du vivre-ensemble, du métissage, de la « Liberté, l’Égalité, la Fraternité », la république et la laïcité ont introduit l’islam et son idéologie mortifère misogyne, antichrétienne et antisémite, incompatible avec les valeurs de notre culture et identité européennes.

    Déjà, la république avait condamné Samuel Paty parce qu’il avait commis « une erreur » et ne « maîtrisait pas les règles de neutralité et de laïcité » selon l’inspection académique.

    Samuel Paty faisait partie de ces enseignants gauchistes qui ont endoctriné au moins deux générations de Français à la haine de soi, au multiculturalisme, au métissage, à « la religion de paix et de tolérance » islamique (il a par exemple participé à une formation de promotion de l’Islam à l’Institut de Monde arabe), au vivre-ensemble, et ont cru qu’ils pouvaient impunément manipuler et se moquer des musulmans, en pensant être protégés par les « valeurs de la République ».

    L’affaire s’était sérieusement envenimée, il aurait sans doute été obligé de quitter l’établissement, la FCPE avait suggérer aux parents d’élèves se porter plainte contre cet ignoble mécréant qui salissait l’islam et les musulmans, voire même sous le harcèlement incessant qui s’amplifiait, de quitter le territoire.

    Mais l’inspection académique et la FCPE ont été devancées par Abdoullakh Abouyezidovitch. Un soulagement pour les islamistes qui se sont débarrassés d’un mécréant, et pour la république qui s’est vue délivrée d’un problème épineux dont elle ne savait plus que faire.

    Aucune personne mentalement saine d’esprit n’ira jamais manifester à La Courneuve ou à Roubaix avec des caricatures de Mohamed, car elle sait qu’elle ne tiendra pas 10 minutes en vie. Samuel Paty a tout simplement été confronté à la réalité de l’Islam, et constaté avec effroi que dans un quartier islamique, les « valeurs de la République » sont en carton, et que non seulement elle ne l’ont pas protégé, mais elles l’ont carrément enfoncé, la plupart de ses collègues l’ayant dénigré.

    Même l’armée n’arrive plus à protéger Mila, la jeune fille est harcelée depuis qu’elle a critiqué publiquement l’islam, la république l’a abandonné face aux lois de la charia islamique proférée par les millions de musulmans qui se sentent maintenant suffisamment nombreux pour affirmer ses principes.

    C’est la laïcité et ses principes, qui sont destructeurs de notre civilisation millénaire.
    La leçon n’est d’ailleurs toujours pas retenue, un professeur d’histoire-géographie à Aix-Marseille est poursuivi en justice pour avoir critiqué l’islam.
    Finira-t-elle comme Samuel Paty ?


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 janvier 15:25

      @Jonas

      Le grand remplacement 

      Bon, je vous laisse la place 


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 15:45

      @Jonas
      Je crois que c’est vous qui avez un sérieux problème avec l’histoire
      La liberté de penser et de culte est depuis plus de deux siècles intimement liée à notre pays.
      Ce qui ne remet pas en cause son passé.
      Mais en fait ce qu’il est vraiment : du passé.
      Vous crachez au visage de S Paty comme le ferait son bourreau et les fanatiques qui le soutiennent.
      Mais c’est normal vous êtes comme eux : vous niez la République ses lois et ses valeurs. Et vous réjouissez de la mort de ceux qui ne pensent pas comme vous.

      Votre dogmatisme obscurantiste vous fait confondre sa soif de connaissance et du militantisme.Son ouverture d’esprit et son appétence à faire comprendre à de la trahison.
      Son attachement à la liberté d’expression à du blasphème.
      Vous êtes ignoble


    • Jonas Jonas 14 janvier 20:22

      @Pere Plexe « Vous crachez au visage de S Paty comme le ferait son bourreau et les fanatiques qui le soutiennent. »

      Ce n’est pas moi qui crache au visage de Samuel Paty,
      La plupart de ceux qui ont fait communion avec de grands discours larmoyants autour de sa tombe parce qu’il a été décapité « au nom de la laïcité » sous le couteau d’un islamiste, sont les mêmes progressistes qui le considéraient comme un paria et étaient prêts à le démettre de ses fonctions quelques semaines plus tôt.
      Et c’est la même omerta pour tous ces enseignants obligés de se taire, de s’auto-censurer sur des sujets sensibles comme l’islam, voire de démissionner parce que la république est non seulement incapable de les protéger, mais pire, elle les abandonne et les condamne car « il ne faut pas faire de vagues ».


    • Jonas Jonas 14 janvier 20:23

      @C’est Nabum « Le grand remplacement. Bon, je vous laisse la place. »

      Merci.


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 14:19

    Il n’y a pas des intimes convictions de citoyens croyants qui ne devraient s’exprimer que dans la sphère religieuse et des intimes convictions de citoyens athées ou agnostiques qui auraient, elles, un droit légitime de s’exprimer dans la sphère publique.

    Toutes les convictions intimes doivent avoir un droit égal à l’expression dans la sphère publique, sauf celles qui font appel à la violence et à la haine.

    Cette réserve doit s’appliquer à toutes les convictions exprimées. Il faut en finir avec la tricherie qui, depuis l’existence proclamée de la laïcité, donne en France, très hypocritement, un droit préférentiel à l’expression des citoyens qui ne croient pas en Dieu.


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 15:13

      @Pierre Régnier
      Toutes les convictions intimes doivent avoir un droit égal à l’expression dans la sphère publique, sauf celles qui font appel à la violence et à la haine.
      Oui
      Et ça tombe bien
      C’est justement le cadre juridique que fixe la laïcité.
      Le politique peut trouver ces sources dans la religion ( par exemple pour/ contre l’avortement) et alimenter le débat.
      Mais in fine ce sont les lois de la République qui s’appliquent à tous.
      En aucun cas une religion ne peut ni ne doit imposer la sienne.
      Elle peut en revanche demander à ses fidèles qui y consentent et dans la mesure ou cela ne contrevient pas aux lois de notre pays d’appliquer les règles qu’elle préconise.



    • C'est Nabum C’est Nabum 14 janvier 15:26

      @Pierre Régnier

      Le fait religieux relève uniquement de la sphère privée sinon il déborde 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 16:19

      @C’est Nabum

      Nous sommes ici très clairement en désaccord.

      Le fait religieux doit être considéré, dans l’Histoire, exactement comme tous les autres faits, quelle que soit la philosophie à laquelle, éventuellement, ils peuvent être rapprochés.

      Dont ils peuvent être, même, un résultat.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 18:07

      @Pere Plexe

      Le cadre juridique qui fixe la laïcité n’est pas bon. Je considère qu’il est même désastreux, et largement responsable des tricheries manifestes qui, depuis maintenant plusieurs décennies, sont la base de travail (du militantisme) de tous ceux qui, consciemment, islamisent la France. Ceux qui, inconsciemment, acceptent cette islamisation, doivent se réveiller et exiger que ça s’arrête. Et, plus encore, qu’on revienne sur ce désastre des dernières décennies.

      Pour prendre conscience que la définition de la laïcité doit être modifiée, lisez le début de la Constitution de 1958. On y dit que “La France respecte toutes les croyances“. Je prétends que c’est une folie : les croyances criminogènes ne sont pas respectables. Si on n’est pas conscient du caractère inacceptable de ce “respect“ c’est précisément parce qu’on ne fait pas, comme je le demande depuis des années, la distinction entre croyance inoffensive et croyance criminogène.


    •  C BARRATIER C BARRATIER 14 janvier 18:22

      @Pierre Régnier
      C’est précisément ce que font les laïques, qui considèrent que le fait religieux est un fait parmi d’autres, qui mérite le respect comme la critique éventuelle en toute courtoisie.Prônant la liberté de conscience, l’égalité, la fraternité, la laïcité ne met pas toutes les façons de penser sur le même plan : Les mafieux financiers, politiques, philosophiques, ne sont pas à la hauteur de l’ humanisme universel d’autres groupes humains. Toute shoa ne peut qu’être combattue par les laïqies qui savent aussi être des résistants.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 janvier 18:49

      @C BARRATIER

      Pour être totalement d’accord avec vous je préciserais, dans votre texte, que nous parlons de “ceux des laïques interprétant correctement la laïcitéqui considèrent... etc

      Mais, je pense que vous l’avez compris, ces laïques-là doivent, selon moi, exiger comme moi une amélioration de la définition de la laïcité dans la Constitution, afin que cessent les mauvaises interprétations, et mauvaises pratiques, de ceux des athées qui sont avant tout antireligieux.


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 janvier 19:19

      @C BARRATIER
      la laïcité ne met pas toutes les façons de penser sur le même plan 
      Si 
      Sans doute par facilité car à ce jour il n’est pas possible de savoir ce que pense tel ou tel citoyen. Ce qui ne l’empêche pas de condamner certains discours certains prosélytisme certains actes. 
      Mais l’état laïque se moque de se que vous pensez.
      Vous pouvez être nécrophile belgophobe et adorer Baphomet : tant que vous respectez la loi vous n’avez rien à craindre.
      Par contre une société laïque, comme tout autre, peut exprimer des avis sur ces sujets et tout autre quelle jugera utile. 


    •  C BARRATIER C BARRATIER 14 janvier 19:45

      @Pierre Régnier
      les athées qui sont anti religieux ne sont pas laïques. Il y en a, par exemple chez ceux qui se disent seuls libres penseurs alors que les croyants le sont aussi. Lisez Henri Péna Ruiz, que je crois athée et que je sais fondamentalement laïque. Une référence comme des chrétiens parfaitement laïques sont aussi des références, idem pour des juifs, je ne saurais en citer parmi les musulmans, mais il doit y en avoir en particulier chez les algériens qui ont souffert des assassins du Fis.


    • C'est Nabum C’est Nabum 16 janvier 09:07

      @Pierre Régnier

      Le désaccord nourrit le débat 

      Il ne se règle pas à coup d’anathèmes ou d’armes blanches 


  • karim 14 janvier 20:44

    De l’avis même des partisans de la laïcité, celle-ci n’est rien d’autre qu’une nouvelle religion et une façon sournoise pour combattre le monothéisme et laisser le champ libre à l’athéisme. A quoi bon me libérer d’une divinité pour me soumettre à une autre, car l’Etat a pris la place de Dieu et a fait de l’école son lieu de culte. Mais, le pire dans cette nouvelle religion c’est qu’elle est imposée à force de Loi.


  • bonnot 15 janvier 07:28

    Ces « partisans de la laïcité » n’ont rien compris, ils ne sont pas laïques.

    l’Etat n’est pas ni une divinité, ni un substitut . Il garantit la liberté de conscience, l’égalité des droits et sa séparation avec les religions....


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 janvier 08:49

      @bonnot

      Non. En France, actuellement, l’État ne garantit pas l’égalité des droits des croyants.

      Il veille à ce que les croyances criminogènes soient acceptées comme les autres par la République laïque.

      Il veille aussi à ce que les croyances religieuses pacifiques ne puissent être exprimées dans l’espace public comme toutes les autres croyances pacifiques.

      Il faut en finir avec cette très mauvaise laïcité, défendue par les athées antireligieux, mais pas du tout anti-violence religieuse.

      Il faut mettre fin à ce processus qui s’aggrave depuis un demi-siècle.


    • Le421... Résistant Le421 15 janvier 09:47

      @Pierre Régnier

      Il veille à ce que les croyances criminogènes soient acceptées

      Je vais peut-être vous surprendre mais ceci vient en partie du fait que la droite est au pouvoir.
      En effet, réfléchissez...
      Quand les musulmans, par exemple, commettent des attentats ou foutent le bordel, à qui cela profite électoralement parlant ?
      Donc, la droite n’a in fine aucun intérêt à combattre les intégrismes religieux et les exactions qui en découlent.


    • C'est Nabum C’est Nabum 16 janvier 09:08

      @bonnot

      le denier de l’inculte 


  • Le421... Résistant Le421 15 janvier 09:43

    Il est toujours important de rappeler que le premier opposant à la loi de 1905 et aux règles de laïcité, c’est l’Église.

    Les cathos ne peuvent avaler leur perte (voire !!) de mainmise sur le gouvernement français.

    Enfin, on voit bien quand même que la messe reste prioritaire sur le théâtre, plus d’un siècle après cette loi...


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 janvier 14:13

      @Le421

      Vous avez raison sur ces deux points : c’est surtout l’Église qui a résisté à la mise en place de la laïcité et à la perte de son pouvoir sur l’État, et la Droite ne combat pas les intégrismes religieux.

      Mais vous avez tort d’en rester à cette manière étroite de réfléchir sur une situation gravissime  : à qui elle profite électoralement  ?

      Laissez cela aux politiciens de tous bords qui ne militent que pour l’obtention d’une situation personnelle avantageuse, et voyez cette réalité spirituelle  : lorsqu’il s’est créé, il y a 14 siècles, l’islam a sacralisé cette croyance : le “vrai Dieu“ Allah commande des “bonnes maltraitances“ et des “bons meurtres“, pour de bonnes raisons, et ça restera valable jusqu’à la totale domination de l’islam sur le monde. Sacré, ça signifie que ce ne sera jamais modifiable.

      Le résultat c’est que des croyants de l’islam maltraitent et tuent, aujourd’hui encore, “pour de bonnes raisons“. C’est simplement logique et banal.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 janvier 08:03

      Pierre Régnier

      Précision utile :

      La nouvelle tricherie d’Abdennour Bidar, dont je viens de prendre connaissance sur France Inter, ne change rien aux réalités exposées ci-dessus dans mes différentes interventions.


    • C'est Nabum C’est Nabum 16 janvier 09:08

      @Le421

      Merci 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 janvier 13:51

      @C’est Nabum

      Je passe l’essentiel de mon activité intellectuelle, ou mieux encore spirituelle, à lutter contre l’anathème. Plus précisément, contre la monstrueuse théologie de l’église catholique qui continue de justifier l’épouvantable conception de l’anathème dans l’Ancien Testament : Dieu y déclare « anathèmes » les cananéens qui ne veulent pas laisser leurs cités à ses adeptes auxquels il a “promis” la possession de ces cités… et cela justifie que “son armée“ massacre ces cananéens jusqu’au dernier.

      Ce n’est pas seulement une vieille histoire. C’est une monstrueuse conception, transmise à l’islam, que certains membres mettent encore en application, très logiquement, en maltraitant et massacrant massivement.

      Oui, quand il a lieu, le désaccord nourrit le débat. Mais il y a un débat indispensable refusé par les citoyens les plus médiatisés, qui trichent, comme je le dis ci-dessus à Abdennour Bidar.


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