mercredi 5 août - par Sylvain Rakotoarison

Le courage exceptionnel de deux centenaires : Daniel Cordier et Hubert Germain

« Nous étions des braises, la flamme était en nous, elle a jailli. » (Hubert Germain).



Quand on cherche des modèles, des exemples de vie, on peut facilement les trouver, car il y en a. Hubert Germain et Daniel Cordier font partie de ces personnalités que j’admire pour une simple raison, le courage, le courage qui a laissé une trace dans l’histoire, pas la petite, la grande histoire de France. Ils atteignent maintenant le seuil exceptionnel de 100 ans d’âge, respectivement ce jeudi 6 août 2020 et le lundi 10 août 2020. Mais devenir centenaire n’est qu’un exploit involontaire, conséquence peut-être de choix de vie, mais plus probablement du hasard, de la chance. Surtout que dans les choix de vie, ils auraient au contraire eu tendance à écourter leur vie. À 20 ans.

Avoir 20 ans en 1940, cela nécessitait quelques réflexions : eux, ils ont réfléchi, mais surtout agi. Ils se sont engagés dans la Résistance et ils sont maintenant parmi les très rares survivants des Compagnons de la Libération qui ne se comptent même plus sur tous les doigts d’une main. Ils sont encore quatre, le doyen est Edgard Tupët-Thomé qui est centenaire depuis le 19 avril 2020, et le p’tit jeune, c’est Pierre Simonet, seulement 98 ans (il aura les 99 ans le 27 octobre 2020).

Deux résistants et deux vies très différentes, par la suite, mais la même communauté de vue : lorsque la France est en danger (j’insiste sur le sujet, "la France" et pas "la patrie" qui semblait être une notion bien trop abstraite pour Hubert Germain, voir plus loin), il faut réagir. Quand je vois que certains aujourd’hui osent se prendre pour des "résistants" parce qu’ils refusent de porter un masque obligatoire, douillets et capricieux comme ils sont, sans se rendre compte qu’ils contribuent (involontairement) à la circulation du coronavirus (déjà plus de 700 000 décès et la courbe n’est hélas pas encore à son sommet), je me demande ce que serait l’Occupation nazie aujourd’hui. Ce sont peut-être les mêmes qui refusent de mettre des préservatifs pour un premier rapport, même s’ils ont le sida ? ou qui refusent de mettre la ceinture de sécurité, même celle de leurs enfants, pour leurs trajets de vacances ? Résistance, mot galvaudé par des honteux sans amour et sans humanisme. Retournons aux sources !

J’ai déjà évoqué l’année dernière la vie de ces deux honorables résistants Hubert Germain et Daniel Cordier. Dès la défaite de la France, dès l’arrivée de Pétain qui s’est couché devant la défaite et les nazis, les deux n’ont pas hésité, ils sont allés rejoindre De Gaulle à Londres dès juin 1940. Ils furent affectés selon les besoins de la France libre.

Hubert Germain a eu ensuite une vie politique dans la période gaullo-pompidolienne. Proche de Pierre Messmer, un autre remarquable résistant, Hubert Germain fut élu député gaulliste de Paris et fut même ministre dans les gouvernements qui furent dirigés par son mentor en politique, Pierre Messmer. Il était à la tête de l’antique ministère des PTT (Postes et Télécommunications) à une époque, entre 1972 et 1974, où la demande d’avoir sa ligne particulière avait explosé (il fallait à l’époque plusieurs semaines pour en avoir une, et souvent grâce au piston).

Dans un documentaire réalisé par Frédéric Roumeguère sur Bir Hakeim en 2012, Hubert Germain a confié : « Si vous demandez une définition de la Patrie, personne ne vous la donnera. Nous avons chacun une définition de la Patrie. Je suis allé il y a deux ans à une promotion à Saint-Cyr de Pierre Messmer, les jeunes étaient là ainsi que leurs parents. On sentait bien qu’ils ne savaient plus ce que c’était. J’ai été amené à intervenir et je leur ai dit : Je vais vous donner ce qu’est ma définition de la Patrie. Lorsque nous avons débarqué sur les côtes de Provence, j’étais là en attente sur un bateau hollandais (…). Au moment de débarquer, nous avons plongé dans les landing-craft, et nous nous sommes dirigés vers la côte, moi-même j’étais en tête du bateau. La trappe s’abaisse, l’officier de marine qui commandait le landing-craft nous dit "Go !", nous nous sommes précipités et tout d’un coup, je me suis dit : mais qu’est-ce qui se passe ? Mes jambes ont fléchi, je suis tombé à genoux. Il y avait l’odeur des pins, le bruit des cigales… un peu affolées les cigales, quand même, et j’ai pleuré. La Patrie, c’était une odeur retrouvée, la Patrie, à ce moment-là, c’était aussi une chanson, le chant des cigales. ».

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Quant à Daniel Cordier, après la guerre, il a complètement "zappé" son rôle dans la Résistance (j’y reviens juste après), pour devenir un galeriste, marchand d’art et même artiste lui-même (mais il n’a pas beaucoup insisté dans ce registre). Il fut donc collectionneur d’art et fut même, dans les années 1970, l’un des conseillers références du Centre Pompidou lors de la constitution de la collection permanente du musée. Ce n’est que par la suite qu’après des déclarations de certains résistants qui insultaient la mémoire de Jean Moulin que Daniel Cordier a commencé un véritable travail d’historien sur le tas, spécialisé dans la vie et l’action de Jean Moulin pendant la guerre. Il avait quelques raisons d’en savoir plus que les autres puisqu’il a été son secrétaire particulier et à ce titre, son bras droit, son homme de confiance, qui le rencontrait parfois plusieurs fois par jour. Jean Moulin lui a aussi donné le goût de l’art contemporain dont il ne comprenait alors rien. Jean Moulin, lui-même dessinateur talentueux, était même un galeriste dans sa fonction couverture à Lyon.

En ce moment (cet été), la chaîne parlementaire LCP rediffuse souvent le téléfilm "Alias Caracalla, au cœur de la Résistance" de 180 minutes, diffusé la première fois sur France 3 les 25 et 26 mai 2013, réalisé par Alain Tasma avec quelques acteurs connus comme Éric Caravaca (Jean Moulin), Julie Gayet (Marguerite Moret), Laurent Stocker (Pierre Brossolette), etc. On ne peut pas dire que ce téléfilm soit du grand art (il manque notamment les émotions) mais c’est un peu à cause du genre, un peu trop démonstratif, celui d’adapter une biographie à l’écran, celle de Daniel Cordier, "Alias Caracalla" sortie chez Gallimard le 15 mai 2009.

Dans ce livre référence de ce qu’a vécu Daniel Cordier le résistant au jour le jour, on peut y lire ainsi son éducation artistique. Le 8 mai 1943, par exemple, au détour d’une réunion, Jean Moulin n’hésitait pas à en parler : « Il m’interroge à haute voix sur les expositions à Paris et me livre l’intérêt provoqué à Lyon par certains artistes modernes et contemporains dont les noms et les œuvres me sont inconnus. La plupart du temps, j’écoute en perdant pied rapidement, faute d’images pour me repérer. Pour la première fois, il évoque les expositions qu’il souhaite visiter à Paris. Je ne suis encore jamais entré dans une galerie et, surtout, je n’ai guère de temps à gaspiller dans ce qui m’apparaît comme une farce pour des "oreilles" ennemies. ».

Mais ce n’était pas vraiment du divertissement : « Selon Rex [Jean Moulin], je me trompe : "Pour authentifier vos fonctions, visitez des galeries lorsque vous êtes dans le quartier des Beaux-arts". Perçoit-il ma réprobation muette ? Il ajoute : "Achetze ‘Comœdia’. Vous y trouverez des comptes-rendus d’expositions. Cela vous permettra de faire semblant". Il est vrai qu’à Lyon, ces conversations sur des sujets fictifs faisaient partie de la couverture enseignée en Angleterre pour protéger notre clandestinité. Elles ne m’avaient pas étonné et m’avaient même diverti. Aujourd’hui, même si cette fiction reste sans doute protectrice, je n’ai pas une minute à lui consacrer au cours de journées déjà trop courtes. Paris est une ville démesurée, et nous sommes tous épuisés par les heures de métro et de galopades aux quatre coins de la capitale. J’accepte toutefois son conseil sans broncher. ».

"Ces galopades aux quatre coins de la capitale" comme aux quatre coins de Lyon, c’était le job de Daniel Cordier : il prenait ainsi mille risques par jour d’être arrêté et torturé par la Gestapo, pour récupérer un courrier, envoyer un télégramme, convoquer un membre d’une réunion, financer des actions clandestines, etc. Pour lui, sortir dans les rues, c’était comme sortir dans les rues en période de confinement où le risque épidémique est majeur, sauf que le virus-là était mortel à 100%, et il touchait surtout les plus jeunes.

Revenons à l’art. Dans la soirée du 27 mai 1943 (voir plus loin), Jean Moulin a poursuivi l’éducation artistique de Daniel Cordier. Il faut bien comprendre que Daniel Cordier n’était même pas au courant de la couverture de Jean Moulin (marchand d’art) : « Après avoir tant de leçons sur l’art moderne, je suis confronté à Vassily Kandinsky, l’un des artistes qu’il évoque parfois, avec passion. La galerie expose un ensemble de ses gouaches. Ce sont les premières œuvres d’un artiste moderne que je vois. (…) L’ensemble me paraît enfantin. N’étant jamais entré dans un musée, je ne connais rien à la peinture. Je reviens vers Rex : "Alors ?" me demande-t-il, les yeux brillants. J’ai si peur de le décevoir en lui disant la vérité que je réponds à côté : "C’est plaisant" (…). J’ai rarement vu Rex aussi détendu. Cela me rappelle notre première soirée à Lyon. "Kandinsky est un vieux peintre russe. C’est l’inventeur de l’art abstrait. Il a quitté la Russie après la Révolution pour s’installer à Munich, puis à Paris, où il vit encore. D’autres peintres sont venus à l’abstraction par d’autres voies, comme Piet Mondrian, qui fut d’abord cubiste. Kandinsky a transfiguré la réalité en signes abstraits. Il a le mérite d’être le premier". Je ne comprends rien à son exposé. ».

Daniel Cordier a apporté un éclairage intéressant bien que subjectif de cette partie d’histoire de France qu’est la France libre, qu’il différencie de la Résistance : « Après avoir quitté Rex au rond-point, je repense à cette boutade et je m’étonne d’avoir défendu avec passion la Résistance. Comme les autres Free French, je ne confonds pas la Résistance et la France libre. De même, il existe pour nous deux résistances : celle des militants et celle des chefs. L’une est faite des équipes de filles et de garçons qui nous entourent et qui accomplissent, avec bonne humeur et dévouement, les tâches les plus ingrates. À l’inverse, nous nous moquons des chefs, qui ne ressemblent en rien à nos supérieurs dans l’armée que nous admirons. Il est vrai qu’il s’agit d’une frange minime de la Résistance. Curieusement, Rex, en dépit de son irritation permanente, est plus indulgent à leur égard, cependant qu’il réserve sa sévérité aux services de la France libre, dont il dépend techniquement. » (18 mai 1943).

Dans son livre, il est également intéressant à lire le témoignage de Daniel Cordier sur la principale "œuvre" de Jean Moulin, à savoir le Conseil National de la Résistance, dont l’objectif, fixé par De Gaulle à Londres, était de réunir toute la classe politique d’avant-guerre ainsi que les mouvements de résistance pour avoir un organe représentatif de la France libre. C’était difficile car la plupart des mouvements de résistance refusaient d’inclure dans cet organe les représentants des vieux partis qui ont failli et qui n’ont pas forcément réagi à la première heure. Mais Jean Moulin, habile politique (c’était un brillant préfet, avant la guerre), avait compris que l’objectif de De Gaulle n’était pas négociable et a dû donc trouver des représentants de ces "vieux" partis qui ne "déméritaient" pas.

Le 17 mai 1943, Jean Moulin devait encore convaincre deux représentants de partis de centre droit, Joseph Laniel (futur Président du Conseil) et Louis Marin (député de Nancy) : « Depuis son retour à Paris, Rex multiplie les négociations avec les mouvements, les partis et les syndicats. Le grand jour approche, maintenant qu’il a réduit les obstacles majeurs. Presque tous les représentants sont désignés, à l’exception de ceux de l’Alliance démocratique et de la Fédération républicaine, bien que leurs partis en aient accepté le principe. Rex me demande d’organiser un rendez-vous avec Joseph Laniel pour le premier et Louis Marin pour le second. ».

Joseph Laniel : « Dès l’armistice, Laniel a participé au travail du groupe clandestin créé à Lyon par Paul Bastid. C’est par son intermédiaire que j’organise le rendez-vous avec Rex, à la sortie du métro Rue du Bac, au carrefour des boulevards Raspail et Saint-Germain. Ils traversent tous les deux le boulevard Saint-Germain et entrent dans le premier bistrot de la rue du Bac. Après explication de Rex, Laniel donne son adhésion sans réserve au projet de Conseil et accepte d’y représenter son parti. ».

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Louis Marin : « Le dernier rendez-vous est avec Louis Marin. Bien qu’il ait décliné à plusieurs reprises l’offre du Général d’aller à Londres, il a accepté le principe du Conseil de la Résistance. Mais il y a quelques jours, il a refusé in extremis d’y siéger, sous prétexte qu’il était trop vieux, et a recommandé le marquis de Moustiers pour le remplacer. Malheureusement, Rex ignore la façon de le joindre. On le dit en Belgique. Aurons-nous le temps de le trouver et de le faire venir à Paris pour la réunion ? C’est un représentant d’autant plus précieux qu’il a été l’un des rares membres des partis à avoir voté contre Pétain en juillet 1940. ».

Problèmes le 22 mai 1943 : « Parmi les lettres que j’apporte, il y a deux mauvaises nouvelles : l’une révèle que Laniel a voté en faveur de Pétain en juillet 1940. Rex l’ignorait. Il ne comprend pas que personne ne l’ait averti : "Quel cadeau pour les communistes ! Pourquoi ne m’a-t-on pas mis en garde ? Bastid m’a assuré qu’il était le seul présentable à l’Alliance démocratique. Que doivent être les autres ?". L’autre message annonce que Moustiers vit en effet en Belgique et qu’il refuse de se déplacer. "Évidemment, dit Rex, quand il y a du danger… Il faudra attendre la Libération pour assister à la bousculade !" ».

Finalement, Joseph Laniel resta membre du CNR et, le 26 mai 1943, Jacques Debû-Bridel a remplacé Louis Marin et le marquis de Moustiers au CNR.

Heureusement, une bonne nouvelle : « J’ai gardé pour la fin le message tant attendu du Général De Gaulle. (…) La mauvaise humeur de Rex se dissipe. Le manifeste de De Gaulle est rédigé sur son papier à lettres à l’en-tête du 5 Carlton Garden. (…) Durant la lecture, son attention est extrême. "C’est parfait, dit-il. Comme toujours, il va à l’essentiel". Puis, semblant se raviser : "Peut-être aurait-il pu insister sur la réforme des partis". Finalement, il rayonne et répète : "C’est parfait !" (…). Rentré chez moi, je ne résiste pas à la curiosité de lire le message de De Gaulle. Évidemment, tout y est : "La formation du Conseil de la Résistance, organe essentiel de la France qui combat, est un événement capital". Je suis heureux de cet hommage à Rex qui en est l’inventeur et le réalisateur. Comme toujours, j’admire la prose du Général (…). Je suis séduit par ce texte du Général, si présent au combat que nous menons. J’en retiens surtout deux mots, qui représentent notre but à tous : "colossale révolution". ».

Sur l’habileté politique de De Gaulle [confronté à la rivalité avec le Général Giraud] : « Ayant suivi au jour le jour l’évolution du projet de Rex, j’admire la conclusion du Général, sa manière de récupérer la caution de ces chefs qui dénoncent chaque jour sa politique "annexionniste" et refusent en fait son autorité. C’est une leçon de tactique politique, qui le sacre chef authentique de la Résistance. Par un formidable tour de passe-passe, il leur assigne une place majeure dans des institutions qu’ils refusent de créer… » (22 mai 1943).

Le 23 mai 1943, Daniel Cordier a retranscrit la pensée de Jean Moulin sur la première réunion du CNR : « Cette séance doit consacrer la légitimité républicaine du Général. C’est la première réunion d’une assemblée représentative de la France résistante, la première également depuis la trahison de l’Assemblée nationale le 10 juillet 1940. C’est une date fondatrice pour la Quatrième République. Tous les représentants des anciens partis doivent être physiquement présents, comme le seront ceux des mouvements et des syndicats. (…) Depuis Vichy, nous ne leur avons rien demandé. Aujourd’hui, ils doivent faire leurs preuves. Avant-guerre, la pratique a souffert, entre autres, de l’absentéisme et des votes par procuration. Si nous voulons refaire une République militante, il nous faut être intraitable sur son fonctionnement. Les ouvriers sont tous les jours à l’usine, pourquoi les parlementaires ne sont-il pas à l’Assemblée ? ».

La première réunion du CNR s’est finalement tenue le jeudi 27 mai 1943 à 14 heures au 47 rue du Four à Paris, dans la plus grande clandestinité. C’était Daniel Cordier qui a joué le rôle d’agent immobilier pour trouver, en toute discrétion, l’appartement servant à accueillir la réunion historique. Cependant, les conditions de sécurité n’étaient pas vraiment acquises : « Morlaix a signalé à Rex que la cuisine ouvrait sur le toit d’une cour intérieure, d’où l’on pouvait s’enfuir. Mais il n’y a pas d’issue sur une autre rue. Comme toujours, nos mesures de sécurité sont en trompe-l’œil. ».

Cette réunion capitale a été la grande œuvre de Jean Moulin, mais aussi, celle de Daniel Cordier, car elle donnait les bases de la légitimité politique de De Gaulle. Quelques jours plus tard, le 21 juin 1943, lors d’une réunion à Caluire, Jean Moulin, probablement trahi, fut arrêté par la Gestapo, il fut ensuite torturé à mort…

Tous mes vœux de bonne santé accompagnent ces deux jeunes centenaires exceptionnels, Hubert Germain et Daniel Cordier, qui sont la fierté de tous les Français libres d’aujourd’hui. J’ai bien conscience que sans eux, ma propre vie aurait été très différente et je leur en suis reconnaissant…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (02 août 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le courage exceptionnel de deux centenaires.
Libération de Paris.
18 juin 1940 : De Gaulle et l’esprit de Résistance.
Hubert Germain.
Daniel Cordier.
Le programme du Conseil National de la Résistance (CNR).
Stéphane Hessel.
Daniel Mayer.
Roland Leroy.
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Antoine de Saint-Exupéry.
Joseph Kessel.
Premier de Cordier.
Daniel Cordier, ni juge ni flic.
La collection Cordier.
Georges Mandel.
Jean Zay.
Simone Veil.
Antisémitisme.
Maurice Druon.
Général De Gaulle.
Joseph Joffo.
Anne Frank.
Robert Merle.
L’amiral François Flohic.
Jean Moulin.
André Malraux.
Edmond Michelet.
Loïc Bouvard.
Germaine Tillion.
Alain Savary.
Être patriote.
Charles Maurras.
Philippe Pétain.
L’appel du 18 juin.
Marie-Jeanne Bleuzet-Julbin.
Raymond Sabot.
François Jacob.
Pierre Messmer.
Maurice Schumann.
Jacques Chaban-Delmas.
Yves Guéna.
Général Leclerc.

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9 réactions


  • Septime Sévère 5 août 11:51

    Sylvain Rakotoarison a écrit : « certains osent aujourd’hui se prendre pour des résistants parce qu’ils refusent de porter un masque obligatoire »

    _

    Oui papa...

    _

    Mais que veux-tu, l’histoire se répète, d’aberrations en aberrations.

    2020 : tout le monde porte un masque alors que dix articles d’Agoravox prouvent que c’est inutile. M. Huysmans l’affirme hautement et M. Cabanel nous invite à pour le moins nous interroger. 

    1940 : personne ne porte de masque, alors qu’il en aurait fallu pour ne surtout pas attirer l’attention de la Gestapo. 


  • samy Levrai samy Levrai 5 août 12:01

    Hommage du vice à la vertus, c’est quoi déjà ceux qui osent tout ?


  • Clocel Clocel 5 août 12:12

    Z’avez pas mal aux couilles mon brave Roko...

    Faire un sermon sur la résistance et « en même temps » soutenir les collabos au pouvoir qui sont en train de brader nos valeurs, notre patrimoine et notre culture.

    J’en sais qui ont eu droit à une coupe gratuite pour beaucoup moins que ça.


    • troletbuse troletbuse 5 août 12:15

      @Clocel
      Rototo est de tous les partis et de tous les bords à la fois. Il illustre parfaitement le "En même temps’ de Tarlouzette 1er.


    • Clocel Clocel 5 août 12:20

      @troletbuse

      Mouais... Sur une autre planète plus saine, on appellerait ça de l’Agitprop.


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 août 20:46

    « …Quand je vois que certains aujourd’hui osent se prendre pour des « résistants » parce qu’ils refusent de porter un masque obligatoire douillets et capricieux comme ils sont, sans se rendre compte qu’ils contribuent (involontairement) à la circulation du coronavirus (déjà plus de 700 000 décès et la courbe n’est hélas pas encore à son sommet), je me demande ce que serait l’occupation nazie aujourd’hui. Ce sont peut-être les mêmes qui refusent de mettre des préservatifs pour un premier rapport, même s’ils ont le sida ? ou qui refusent de mettre la ceinture de sécurité, même celle de leurs enfants, pour leurs trajets de vacances ? Résistance, mot galvaudé par des honteux sans amour et sans humanisme. Retournons aux sources ! … »

    Je croyais que votre article avait pour objet un hommage à deux résistants dont l’évocation suscite chez nous un légitime sentiment de fierté et nous rappelle que l’honneur et l’engagement passe quelquefois par la désobéissance quand la classe dirigeante brade les intérêts du pays. Dommage d’éprouver le besoin de faire cette amalgame de commère.

    Par contre, retourner aux sources et évoquer le Conseil National de la Résistance me va tout à fait.

     

    Un documentaire très instructif est disponible en podcast sur Arte centré sur la constitution progressive du CNR avec les rôles de Jean Moulin, Passy et Brossolette.La gauche et la droite n’ayant pas cédé à la résignation et au déshonneur mêlées afin de combattre l’occupant et son régime. Chacune des composantes a ses raisons propres, poursuit ses propres intérêts et pourtant ils se rassemblent sur les priorités immédiates et un plan d’action qui les fédère. C’est vital pour le général De Gaulle afin d’être reconnu comme le chef de la France libre contre la sujétion recherchée par les américains par le biais du général Giraud. On connaît la suite à la libération et après. Les identités et les intérêts n’ont pas été dissous. N’empêche, le programme du CNR a donné lieu à des transformations économiques et sociales radicales qui ont structuré en profondeur le pays, les mentalités, son redressement et au-delà. Dommage qu’il ait fallu un effondrement et l’occupation du pays pour créer ce sursaut et savoir qui était qui.

     

    Il n’est pas difficile de voir que des forces  travaillent à dissoudre les repères démocratiques et sociaux, leurs ancrages institutionnels qui solidarisent encore nos sociétés avec beaucoup de persévérance et de moyens. Tout en disant le contraire.

    Peut-être que instruits par l’expérience , confortés par le niveau socioculturel de notre pays, le niveau de formation personnelle et professionnelle de ses habitants, la vigueur de ses réseaux associatifs et culturels, nous pourrions nous rassembler afin de développer une société plus démocratique à même de réguler ses besoins, ses attentes et ses conflits, qui se reconnaisse dans ses institutions et leurs fonctionnements et qui se donne les moyens du pilotage et de la maîtrise de son économie.Cela fait du bien de le dire.Merci de m’en avoir donné l’occasion.


  •  C BARRATIER C BARRATIER 6 août 11:33

    merci pour cet utile rappel

    Je suis passionné par ce sujet

    voir en table des news ;

    République trahie

    http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=308

    et

    Résister , héritage ardechois http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=305


  • Jonas 11 août 10:00

    J’ai eu le privilège , de rencontrer , ce grand homme , ce grand « Résistant » un des derniers compagnons de « Libération ». et de discuter avec lui, quelques minutes lors de la présentation et de la dédicace de son livre « Alias Caracalla. »

    Merci a vous Rakotoarison, de rappeler ce que fut ce grand « Résistant » un vrai, « Résistant » . Car a l’époque être pris comme « résistant », c’est la torture et la mort sans parler de la prise d’otages pour détruire toute velléité et l’exécution de ceux-ci. L’exécution des otages , pris au hasard , est un des plus grands crimes de l’humanité . Voir Oradour -sur -Glane.

    Aujourd’hui le terme de « Résistance » est démonétisé et mêlé a toutes les sauces un peu partout dans le monde. Même les terroristes se prennent pour des « résistants » pourtant une fois arrêtés , font appel , à la Ligue des Droits de l’homme, et aux ONG bienveillantes.

     


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