lundi 4 novembre - par cleroterion

Réforme de nos institutions

Interdiction de manifester, répression violente, instrumentalisation de la justice, intimidation des journalistes, contrôle des médias, surveillance des citoyens, déni de vote à l'Assemblée nationale. De fil en aiguille et de planche à repasser en pile de pont, notre pays est devenu une quasi-dictature. Comment en est-on arrivé là ? Comment a pu s'installer une telle violence institutionnelle ? Comment la Vème a-t-elle réussi à engendrer ce monstre au sang-froid qu'est Emmanuel Macron et comment y remédier ?

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Une réforme complète de nos institutions est nécessaire pour que de telles dérives ne soient plus possibles. Les vrais démocrates vous diront qu'avec l'élection, le ver est dans le fruit et que la situation dans laquelle nous nous trouvons n'est que l'aboutissement d'une tragédie annoncée. Le RIC et le tirage au sort sont associés à l'image de la démocratie mais ce sont des notions qui restent floues, insuffisantes pour fédérer. Cela peut convenir à un certain nombre de personnes, mais cela inspire méfiance et scepticisme au plus grand nombre, car on ne nous dit pas comment on gouverne avec le RIC et avec des tirés au sort, ni comment fonctionnerait une démocratie au quotidien. Plutôt que d'écrire la constitution en premier, il me semble qu'il faut d'abord débattre d'un schéma précis de nos institutions, puis bâtir la constitution autour. 

Le but de cet article est de dessiner les contours d’une démocratie, pour permettre de la visualiser, de s’approprier l’idée du changement, et de la rendre concrète et désirable. Comme chacun aura une vision différente, c’est également une invitation à se poser ses propres questions puis à dessiner son propre organigramme. 

Quatre objectifs principaux :

- Contrôler les élus et affaiblir le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux de tous.

- Donner au peuple le pouvoir législatif qui est le plus important de tous (car c'est de lui que découlent les autres pouvoirs).

- Assurer l'indépendance de la justice.

- Assurer l'autonomie financière de la démocratie pour la libérer de l'emprise de l'oligarchie.

 

Des questions à choix multiple : (Les possibilités sont classées par ordre croissant de préférence)

- Qui doit écrire la constitution ?

a) Une assemblée mixte d'élus et de citoyens tirés au sort

b) Une assemblée tirée au sort

c) Des conventions de citoyens

 

- Faut-il tirer au sort des citoyens :

a) Parmi un corps de citoyens volontaires

b) Parmi l'ensemble du corps électoral

 

- Combien faut-il d'assemblée ?

a) Deux assemblées : une qui rédige, une qui vote

b) Trois assemblées : une qui propose, une qui rédige, une qui vote

c) Quatre assemblées : une qui propose, une qui rédige, une qui vote, une qui évalue

 

- Qui doit être à l'initiative des lois ?

a) On ne change rien au système actuel : l'initiative revient en partie au gouvernement (projets lois) et en partie aux parlementaires - députés et sénateurs (propositions de loi)

b) L'initiative revient aux députés exclusivement. Dans ce cas, faut-il ou non introduire le mandat impératif ? (Rappelons que le mandat impératif est illégal en France actuellement, ce qui signifie que l'élu fait ce qu'il veut.)

c) A chaque début de législature, et/ou une fois par an (à définir), se réunit une grande conférence de citoyen qui fixe le cap pour la période à venir.

d) L'initiative revient à une Chambre d'Initiative Citoyenne (CIC) située en amont (l'équivalent actuel du CESE). C'est un mixte de personnes tirées au sort et d'acteurs de la société civile. Cette chambre fixe l'ordre du jour qui est transmit à l'Assemblée nationale.

 

- Qui doit écrire les lois ?

a) Une assemblée élue.

b) Une assemblée entièrement tirée au sort qui siègerait de manière permanente avec des commissions.

c) Une assemblée mixte avec des élus qui siègeraient en commission pour examiner les projets de loi, et des citoyens qui seraient tirés au sort (15 personnes) chaque fois qu’une proposition de loi viendrait de la CIC. (Un peu comme on convoque un jury populaire lors d'une cour d'assise). Les personnes tirées au sort seraient formées sur le sujet en question, puis assistées par des juristes neutres pour la rédaction de la loi.

d) Une assemblée de députés élus (90%) et de citoyens tirés au sort (10%) avec l'égalité politique pour tous.

Il convient à ce stade d'expliquer ce que l'on entend par l'égalité politique : pour toute proposition de loi (sauf exceptions), tout député ou groupe (élus ou tirés au sort) peut rédiger une loi. L'égalité politique implique de facto, la création d'une 2ème assemblée -forcément non élue - qui vote la loi. Cette 2ème assemblée serait l’Assemblée du peuple.

 

- Qui vote la loi ?

a) La même assemblée élue qui rédige la loi

b) L'Assemblée du peuple tirée au sort

 

- Quelle doit être l’étendue du pouvoir exécutif ?

a) Exécution des lois + initiative des lois dans tous les domaines

b) Limité à l'exécution des lois

c) Exécution des lois + initiative dans des domaines limités. Exemple : loi de finance

 

Des réponses et des commentaires sur l'organigramme proposé :

 

Scinder le pouvoir législatif apparaît comme une nécessité. Actuellement l'Assemblée nationale cumule tous les pouvoirs, le CESE et le Sénat sont des assemblées croupion. Les conflits d'intérêt sont partout, les disfonctionnements innombrables. On l'a vu récemment avec la loi de finance de la sécu que les commissions ne servent à rien, c'est l'exécutif qui impose sa volonté in fine. Bref le contraire de la démocratie.

Scinder le pouvoir exécutif en deux est également nécessaire. Cela permettrait d'élire une vraie personnalité comme Président de la République et non pas un chef de gang comme c'est le cas actuellement.

La séparation des pouvoirs doit être totale. L'exécutif est là pour exécuter et pas pour faire les lois (sauf exception). C'est le peuple, en dernier ressort qui doit avoir le dernier mot. La démocratie ce n'est pas l'assurance que toutes les décisions prisent sont les bonnes, c'est l'assurance que les décisions prises sont légitimes. Celles qui sont prises actuellement sont justes légales.

Quels sont les problèmes de l’élection ? Etienne Chouard a fait une excellente analyse à ce sujet. Cependant, il faut ajouter que si les élus sont dangereux, c’est parce que pendant toute la durée de leur mandat, ils n’ont pas de concurrence, ils n’ont pas de mandat impératif et ils ne sont pas révocables. Si les élus étaient mis concurrence entre eux et avec des citoyens tirés au sort, ils ne serait plus du tout les mêmes, qu’ils soient députés ou élus locaux, ils ne feraient plus de la politique de la même manière, ils n’auraient plus la même arrogance, ni ce sentiment de supériorité, surtout s’ils sont révocables à tout moment. C'est parce que égalité politique n'existe pas que les élus de la majorité se comportent comme des tyrans. Pour que l’égalité politique soit 100% efficace, il faut y ajouter des tirés au sort avec les mêmes droits (10% cela suffit amplement), comme ça au moins, on est sûr qu’ils ne vont pas magouiller entre eux pour s’accorder des avantages ou comploter contre le peuple. Adjoignez à l’élection un vote plurinominal et préférentiel qui assurerait la diversité des élus, et on se garantit une certaine sécurité. 

 

L’assemblée constituante : Elle ne siège pas en permanence, mais disons au moins une fois tous les 5 ans afin de réviser, évaluer et améliorer la constitution. Il ne peut pas y avoir d’élus dans cette assemblée ; ceux qui exercent le pouvoir ne peuvent pas être partie prenante dans la révision de la constitution. Elle est constituée de citoyens tirés au sort afin d’éviter les conflits d’intérêt. Toute modification de la constitution doit être approuvée par référendum. Tout citoyen membre de cette assemblée est inéligible à vie.

 

Les conventions de citoyens : Elles sont convoquées pour décider de certains grands choix de sociétés, notamment pour la rédaction initiale de la constitution. Pour rédiger la constitution, il est préférable d’avoir 5 conférences de citoyens qui travaillent séparément puis se réunissent ensuite pour aboutir à un consensus, plutôt qu’une assemblée d’élus - même égaux politiquement - qui écriraient une multitude de constitutions trop partisanes et forcement non démocratiques. La convention de citoyen qui se tient actuellement au palais d’Iéna n’est pas un exemple à suivre en matière d’encadrement. Du choix de la procédure dépend le succès de la convention. Jacques Testart l’a très bien expliqué dans son livre L’humanitude au pouvoir et il est évidemment à craindre que les conclusions ne soient déjà écrites et les citoyens tirés au sort instrumentalisés. Donc, méfions-nous des imitations et j’invite ceux qui veulent approfondir leur connaissance sur la convention de citoyen à lire ce remarquable ouvrage.

 

Tirés au sort : Tout citoyen inscrit sur les listes électorales est potentiellement candidat. Il peut accepter ou refuser, mais ce n’est pas basé sur le volontariat car un groupe politique ou des milliardaires pourraient acheter des volontaires en masse et prendre le contrôle d’une assemblée. Les 10% de citoyens tirés au sort au sein de l’Assemblée nationale ont un statut particulier : ils sont présents juste pour une seule loi et sont assistés de juristes qui les aident à la rédaction. À chaque nouvelle loi, on refait un tirage au sort. Les citoyens tirés au sort sont également présents au sein des commissions parlementaires.

 

Président de la République : Elu pour 5 ans au suffrage plurinominal et préférentiel (le candidat élu serait celui qui obtient la meilleure note globale pondérée).

Il doit exister des modes de scrutin - ou alors, c'est à inventer - qui tiennent compte à la fois des votes pour et des votes contre ce qui permettrait d'écarter les candidats trop clivants.

Il est le chef des armées et de la diplomatie, il signe les traités approuvés par référendum ; il est le garant de la constitution et de l’intégrité du territoire ; il nomme le ministre des affaires étrangères et approuve l’élection du ministre de la justice. Il est révocable par référendum. Il prête serment au moment de sa prise de fonction.

 

Premier Ministre : Elu parmi des candidats pour 5 ans par la CIC, il est la deuxième tête de l'exécutif, mais il n'est pas le chef de la majorité parlementaire ; il n'est pas responsable devant l'Assemblée nationale puisque mis à part la loi de finance, il ne propose pas de loi via ses ministres ; en revanche il est révocable par l'Assemblée du peuple. Il ne prononce plus de discours de politique général puisqu’il ne détermine plus la politique de la nation : c'est la CIC qui fixe le cap.

Il nomme les ministres (sauf celui de la justice et des affaires étrangères) et les préfets. Il assure la coordination des ministères pour l’application de la loi.

 

Garde des sceaux : Il est élu par l’Assemblée du peuple, ce qui garanti son indépendance. Son élection est approuvée par le Président de la République. Il peut être révoqué par un vote de l'Assemblée du peuple. Il nomme les principaux magistrats de la République. Il soumet ses projets de loi à l’Assemblée nationale. Il est le garant de l'indépendance de la justice. Il est le 2ème personnage de l'état. Il prête serment au moment de sa prise de fonction.

 

Ministre des Affaires Etrangères : Il est le relais du président de la République devant le Parlement. Il informe la commission parlementaire concernée et rend des comptes à cette commission. Tout engagement des forces armées dans la durée est soumis à un vote de l’Assemblée du peuple.

 

Le droit à la parole : C'est ce que les Grecs appelaient Isegoria, c’est-à-dire le droit à la parole pour tous, à tout moment et à tout propos devant une assemblée. Il faut réfléchir dans quelles conditions et devant quelle assemblée peut être mis en œuvre de ce nouveau droit car c'est un des marqueurs fondamentaux de la démocratie. Il permet de se protéger des oligarques et à tout citoyen d'alerter et d'être acteur de la démocratie.

 

L'égalité politique des représentants : Je défends ce projet dans le sens où cela révolutionnerait (le mot n'est pas trop fort) la manière de faire de la politique. Tous les groupes, quelles que soient leurs tailles auraient le droit de proposer leur propre texte (le seul avantage d'avoir un grand groupe serait d'avoir un temps de parole plus long devant l'Assemblée du peuple). Avec l'égalité politique, un seul député aurait quasiment autant de pouvoir que 100 députés. Cela peut paraître choquant de prime abord, car c'est totalement en dehors de nos habitudes. Mais, si une loi est jugée bonne, peu importe la couleur du maillot de celui qui l'a écrite, peu importe qu'elle ait été écrite par 1 ou 300 députés. Cela bouleverserait complètement la manière de faire de la politique ainsi que les élections. Les partis politiques deviendraient à l'écoute des citoyens et cela mettrait fin à la tyrannie du parti majoritaire. Les lois écrites dans un jargon incompréhensible seraient probablement rejetées.

Ce principe pourrait s'appliquer aussi à la démocratie locale. 

 

Projets de lois : Les projets loi proviennent de l'exécutif (notamment loi de finance et la loi de financement de la sécurité sociale) et sont présentés par les ministres. Les projets de lois vont directement en commission, sans passer par la case "égalité politique", avant d’être transmis à l’Assemblée du peuple pour vote.

NB : Les propositions de loi avec l'Egalité politique sont la règle ; les projets de loi sans Egalité politique sont l'exception.

 

Initiative citoyenne et propositions de lois : Ceux qui rédigent les lois ne doivent pas être les mêmes que ceux qui en prennent l'initiative. Si l’initiative appartient à des élus, certains sujet ne seront jamais abordés, ils pourraient s’octroyer à eux-mêmes des pouvoirs, faire des propositions de loi à caractère électoraliste afin de diviser les Français, ou demander une loi opportuniste qui colle à l'actualité.

L'initiative est le temps de la réflexion, pas celui de la petite combine politicienne, de la précipitation et de l'improvisation ; et le plus opportun est qu'elle soit prise par une assemblée citoyenne non élue comme la CIC, ou par des conventions de citoyens. Cette assemblée mixte composée de citoyens tirés au sort et de non élus désignés aurait pour mission de gérer les référendums d'initiative citoyenne (pour proposer ou abroger une loi, un référendum révocatoire). Elle travaillerait en commission et serait à l'écoute de la société et de ses différents acteurs (élus, syndicats, associations, simples citoyens). Les initiatives prises par cette assemblée seraient mises à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et soumise au principe d'égalité politique. Elle convoquerait des conventions de citoyens sur des sujets ponctuels.

 

Assemblée nationale (AN) : Composée en grande majorité de député élus (90%) elle comporte 10% de personnes tirées au sort. Pourquoi ce choix et pas plutôt une assemblée 100% tirée au sort ? Parce que grâce à l’égalité politique, la diversité des élus assure la diversité des propositions alors qu’une assemblée tirée au sort propose un choix unique.

L’AN serait composée de 3 commissions : finances, justice, affaires étrangères + 1 commission de la défense nationale dont les membres seraient soumis au secret défense, sachant que dans une démocratie le secret doit rester l’exception et la transparence la règle. En dehors du travail en commission, le rôle du député se limite à écrire la loi, et en vertu de l'égalité politique des élus, chaque député peut, s'il le souhaite soumettre sa propre loi à l'Assemblée du peuple. Les députés rapporteurs disposent d'un temps de parole devant d'Assemblée du peuple proportionnel à la taille du groupe qu'il représente.

 

L’Assemblée du peuple : Elle voterait préférentiellement sur les différentes propositions de loi (issues de l’égalité politique) et voterait pour ou contre les projets issus des commissions de l’Assemblée nationale. En cas de rejet d'un projet de loi, elle pourrait dessaisir la commission et demander qu'il soit soumis au principe d'égalité.

Elle peut demander l'ouverture d'une commission d'enquête pour contrôler le pouvoir exécutif. Elle peut voter la révocation d’un ministre ou du premier Ministre. Elle élit le Ministre de la justice. Elle approuve la nomination des ministres par le Premier ministre.

 

Contrepouvoir à l'égalité politique : Les élus peuvent opposer un veto à une loi votée par l’Assemblée du peuple (>75%). En cas de rejet, les porte-parole des députés ayant voté contre ont l'obligation d'expliquer devant l'Assemblée du peuple les raisons de ce rejet et de faire des propositions afin de trouver un consensus. En l'absence de consensus, l’Assemblée du peuple peut dissoudre l’Assemblée nationale (>75%)

 

Évaluation des lois : Une fois votée, et mise en application, toute loi doit être évaluée, jugée sur son efficacité et son applicabilité, et ceci à intervalles réguliers. La sagesse de la démocratie, c’est de pouvoir revenir en arrière à tout moment si on juge que l’on s’est trompé. Ce rôle pourrait être celui du Sénat. Cette assemblée - complémentaire de la première assemblée - pourrait donc proposer la révision ou l’abrogation d’une loi, avec retour à la case départ. Comme cette assemblée est, en quelque sorte un contrepouvoir à l'Assemblée du peuple, il serait préférable que cette assemblée soit majoritairement composée d'élus.

 

Conseil d’Etat : Il donne son avis sur les projets de référendums, ainsi que sur les propositions de loi avant et après leurs passages à l’Assemblée nationale. Il garde le même rôle qu'actuellement.

 

Conseil constitutionnel : Son rôle et le mode de désignation de ses membres restent inchangés.

 

La constitution : Toute politique s’inscrit dans le cadre du développement durable et de préservation des ressources, on ne peut consommer plus que ce que la terre peut produire. 

 

La banque centrale : Elle crée la monnaie après que l’Assemblée du peuple a validé la loi de finance et celle de la sécu. Elle collecte taxes et impôts. Elle détruit la monnaie pour contrôler l’inflation. L'état n'emprunte plus, il crée la monnaie dont il a besoin.

L'Etat ne manque donc jamais d'argent. Mais attention, cela ne veut pas dire que c'est la fête tous les jours. L'argent crée ne l'est pas pour financer des dépenses somptuaires, polluantes, ou irrespectueuses de l'environnement ou permettre à des gens d'aller 10 fois par jour chez le médecin (voir le commentaire sur La constitution).

La création monétaire sert à financer la reconversion pour une économie durable, circulaire et de proximité. Elle sert à financer la transition énergétique, une agriculture sans pétrole et sans pesticides. Elle sert à rétablir les services publics et les transports publics qui ont été massacrés dans les zones rurales, de même que les hôpitaux. Elle sert à donner du travail à tous en dernier ressort. Elle sert à relocaliser la production industrielle : actuellement un vêtement arrivé par porte conteneur du Bengladesh coûte 10 euros. Si ce même vêtement est fabriqué en France, il coûtera 100 euros, il faut donc distribuer un revenu minimum universel qui permettra à chacun de satisfaire les besoins du quotidien : alimentation, santé, éducation. Une retraite à 60 ans à taux plein après 35 années de cotisations, etc.

Il devient de plus en plus probable que notre mode de vie dans les 10 ou 20 prochaines années sera radicalement différent de celui que l’on connaît actuellement. La crise des GJ n'est pas prête de se calmer, et si on veut éviter une guerre civile, quelle autre solution que ce revenu universel qui n'est possible que si l'état (c.à.d. le peuple) retrouve la souveraineté monétaire ?

 

Nombreux sont ceux qui se posent la question sur la manière de réformer nos institutions. J'aimerais avoir votre avis sur la cohérence du système, l'initiative des lois, ainsi que le concept d'égalité politique qui selon moi est nouveau puisque je ne l'ai vu nulle part ailleurs. Je vais sûrement me faire contredire, mais je crois à la sagesse et à la responsabilité des citoyens qui voteront les lois.

J'attends vos propositions avec impatience.



176 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 novembre 10:55

    « - Contrôler les élus et affaiblir le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux de tous.

    - Donner au peuple le pouvoir législatif qui est le plus important de tous (car c’est de lui que découlent les autres pouvoirs).

    - Assurer l’indépendance de la justice.

    - Assurer l’autonomie financière de la démocratie pour la libérer de l’emprise de l’oligarchie. »


    ça ne serait pas une « réforme », mais une « révolution ».


    • Arogavox 5 novembre 09:48

      tirage au sort ?

      toujours aussi peu de réflexion responsable et honnête devant les prémisses de réflexion qui nous refourguent ce remède de Perlin-Pnipin qui empêche de devenir enfin créatifs et constructifs !


      >>> bis repetita : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tirage-au-sort-pour-le-climat-le-218968#forum5596777

      comme l’enfer est pavé de bonnes intentions, et que le diable se cache dans les détails, le propos de la raison des bonnes intentions du tirage au sort n’est pas traité dans ce texte !

       Un bouquin comme « la stochocratie » en disait bien plus, tout en oubliant lui aussi l’erreur essentielle de raisonnement (ou résonne-ment ?) ! …


    • ASTERIX 5 novembre 09:57

      @Séraphin Lampio

      Ca ne plus durer la MACRONIE ET SES COLONIES FRANCAISES
      violence avec les travailleurs et passe-droits pour la racaille des banlieues de PARIS MARSEILLES AUX ANTILLES

      PLUSIEURS MINISTRES DOIVENT ETRE VIRES LE CASTAGNEUR BUZYN BORNE GUILLAUME ET LE NOMBRE D’ ELUS PORTE A 1/3
       ou 290 deputes et sénateurs SUFFIRAIENT !!!!!!!!!!!!!!


    • ASTERIX 5 novembre 10:00

      @ASTERIX
      ca ne peut plus durer !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 novembre 10:56

    Article très intéressant, à conserver pour après la sortie de l’ UE, car l’auteur met la charrue avant les bœufs.

    Les Institutions sont différentes dans les divers pays européens, et pourtant, ils appliquent tous les mêmes politiques économiques et sociales, en application des Traités européens.

    80% de nos lois sont d’origine européenne, il n’y a plus de politiques intérieures nationales, le Droit européen est supérieur aux Droits des Etats, y compris dans le domaine constitutionnel, et la Constitution qui s’applique, c’est le Traité de Lisbonne. Fermez le ban.

    Le problème urgent c’est de retrouver l’indépendance et la souveraineté, en sortant de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN.

    Oui, de l’OTAN aussi, parce que nous n’avons plus de souveraineté diplomatique, ni militaire. Et que le Gouvernement nous embarque dans des guerres illégales.


    • Raymond75 4 novembre 11:15

      @Fifi Brind_acier

      A part radoter sans fin qu’il faut quitter l’Euro, l’UE et l’OTAN, et que les Ukrainiens sont des nazis, vous avez quoi à proposer à notre ’réflexion’ ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 novembre 11:15

      @Fifi Brind_acier

      de l’OTAN surtout et de tous les traités liés à l’OMC, au FNI et tous ces trucs mis en place par les financiers de Wall-Street et de la City.


    • kimonovert 4 novembre 11:29

      @Raymond75 Entre Calamity Jane et Buffalo Grill, c’est à qui flingue le premier... La calamiteuse adore la Gatling...elle en met de partout ! Le bison affûté est plus spécialisé en poudre noire à cause de la fumée...


    • Drugar Drugar 4 novembre 11:46

      @Raymond75
      Et vous, à part troller, vous avez quoi à proposer à notre réflexion ?
      Montrez-nous donc qu’il est du plus grand intérêt pour nous de rester dans l’Euro, l’UE et l’OTAN...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 novembre 11:47

      @Raymond75
      vous avez quoi à proposer à notre ’réflexion’ ?


      Très cher, nous avons à proposer le programme de libération nationale de l’ UPR, très complet, pour après la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN.

      Et ce sondage, que je laisse à votre méditation :
      « L’Europe ne fait plus rêver, seuls 29% y voient une source d’espoir »


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 novembre 12:00

      @Raymond 75,
      et que les Ukrainiens sont des nazis,

      Mais oui, mais oui, il y a des néos nazis à Kiev !
      La preuve, ils défilent sans se cacher dans les rues !

      Et pareil en Lettonie, qui est dans l’ Union européenne.
      Chaque année, ils fêtent la Waffen SS, sans que personne ne trouve rien à redire.

      Et ensuite, certaines euronouilles osent traiter l’ UPR d’Extrême-droite !?


    • Attila Attila 4 novembre 13:12

      @Raymond75
      On est aussi obligé de radoter sans fin que la Terre n’est pas plate et immobile parce que certains veulent encore y croire.
      Croire qu’on peut changer de politique tant qu’on est dans l’UE, l’Euro et l’Otan est aussi stupide que croire que la Terre est plate et immobile.

      .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 novembre 13:25

      @Attila

      pour autant, il serait naïf ou illusoire de croire ou penser qu’il suffirait de sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN pour que tout aille bien
      une condition nécessaire n’est pas forcément suffisante et le volet « sortir pour quoi faire » est rarement évoqué, si ce n’est sous la forme d’un retour au programme du CNR élaboré entre 1943 et 1945, certes impressionnant et préférable au programme du groupe Rothschild, mais daté et hors-sol (c’est-à-dire ne s’appuyant pas sur un ancrage social réel et des relais crédibles).


    • Drugar Drugar 4 novembre 14:21

      @Séraphin Lampion
      « pour autant, il serait naïf ou illusoire de croire ou penser qu’il suffirait de sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN pour que tout aille bien
      une condition nécessaire n’est pas forcément suffisante »
      En effet. Mais qui, parmi les partisans de la triple sorti dit que ce serait une condition suffisante ? Pas l’UPR en tout cas qui a un programme (voir le commentaire de Fifi un peu plus haut qui donne le lien) très étoffé à proposer, une fois cette sortie effectuée.

      La triple sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN n’est pas un but, mais un moyen indispensable, une condition sine qua non, un passage obligé vers un changement profond dont notre pays (mais que lui) a grand besoin. 


    • Drugar Drugar 4 novembre 14:38

      @Drugar
      erratum : ...(mais pas que lui)...


    • cleroterion cleroterion 4 novembre 17:18

      Bonjour @Attila Je ne suis pas contre les propositions de l’UPR que je trouve intéressantes. C’est un débat que je n’ai volontairement pas ouvert car ce n’est pas l’objet de cet article. J’ai bien conscience que cela ne sera pas simple. Mais il faut pas s’interdire pour autant réfléchir à un avenir démocratique plus souriant.


    • Attila Attila 4 novembre 20:34

      @cleroterion
      Je n’ai pas parlé des propositions de l’UPR mais de la réalité d’aujourd’hui : quel que soit votre projet politique, s’il diffère de la doctrine de l’Union Européenne, vous ne pouvez pas le mettre en œuvre dans le cadre de l’UE.
      Il ne s’agit pas seulement de l’éventualité d’un programme de gauche, mais même simplement le capitalisme régulé que nous avons connu pendant les trente glorieuses et qui a permit des avancées sociales au prix de luttes ne peut pas être mis en œuvre : rien que l’article 63 du TFUE interdit déjà le contrôle des mouvements de capitaux.

      .


    • cleroterion cleroterion 5 novembre 08:34

      @Attila

      Je suis bien d’accord avec vous. Le problème c’est que si on a le choix entre la révolution et l’homme providentiel, dans les 2 cas ça risque de prendre du temps.


    • JulietFox 5 novembre 08:48

      @Drugar
      Que l’on fiche le camp de l’Otan, OK, mais quitter l’UE -alors que la France en est la fondatrice, revenir au franc, ou pourquoi pas aussi à la sesterce, doux rêve.


    • Drugar Drugar 5 novembre 09:55

      @JulietFox
      Non, ce qui est un doux rêve c’est de penser que l’euro va perdurer et nous serait bénéfique. Voir la très bonne série de vidéo de Trouble Fait à ce sujet.

      Sans compter le coût de l’euro pour l’économie française selon cette étude allemande. J’ai constamment entendu la phrase « il faut sauver l’euro !! » mais jamais « l’euro nous a sauvé !! ». Donc pourquoi garder l’euro comme monnaie avec tous les énormes problèmes qui y sont attachés alors qu’un retour à une monnaie national serait une véritable bouffée d’oxygène pour notre économie asphyxiée ?

      La zone euro à une croissance économique famélique en ralentissement constant et vous voulez garder cette monnaie ?

      Quant au fait de rester dans l’UE car la France en serait un des pays fondateurs, si vous n’avez que cela pour nous convaincre de rester, c’est que vous confirmez qu’il est plus que temps d’en sortir.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 10:15

      @Raymond75
      Bonjour,
      Il y avait beaucoup de radoteurs pendant l’occupation allemande. Ils ne cherchaient pas à réformer le pétainisme. Ils n’ont jamais participé à des débats et à des assemblées démocratiques chargées de formuler des propositions dans ce sens. Ils n’envisageaient pas une autre forme d’occupation allemande. Ils radotaient sans arrêt. Ils ne voyaient pas d’autres solutions que de se libérer de ce carcan qu’était l’occupation allemande. Ils voulaient résister à cette puissance étrangère. Ils répétaient sans arrêt « libération » comme ces militants de l’UPR qui aujourd’hui répètent sans arrêt « Frexit ».

      Je vous laisse à vos réflexions si vous estimez qu’elles peuvent être constructives dans le cadre de l’UE.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 novembre 12:23

      @JulietFox
      Alors que l’ UPR explique depuis 12 ans que l’euro est une construction politique décidée à Washington, et que toutes les monnaies plurinationales finissent par exploser, parce que chaque pays a une économie différente, voici que le Gouverneur de la Banque Centrale de Hongrie, vient de publier un article expliquant que l’ euro a été une erreur !

      "Dans une « Tribune » publiée par le prestigieux « Financial Times » – le journal financier le plus lu dans les milieux financiers de toute de la planète – Gyorgy Matolcsy, Gouverneur de la Banque centrale de Hongrie, affirme : « NOUS
      DEVONS ADMETTRE QUE L’EURO ÉTAIT UNE ERREUR ».

      Le moment est venu de chercher un moyen de sortir du piège de l’euro. Il existe un dogme néfaste selon lequel l’euro était la prochaine étape « normale » vers l’unification de l’Europe occidentale. Mais la monnaie européenne commune n’était pas du tout normale, car presque aucune des conditions préalables ne fut remplie.

      Deux décennies après le lancement de l’euro, la plupart des piliers nécessaires à la réussite d’une monnaie mondiale – un État commun, un budget couvrant au moins 15 à 20% du produit intérieur brut total de la zone euro, un ministre des Finances de la zone euro et un ministère associé – sont toujours manquants....etc"



    • Eric F Eric F 5 novembre 18:52

      @Jean Dugenêt
      C’est un parallèle complètement abusif de comparer l’appartenance à l’UE avec l’occupation nazie, on n’est pas dans une situation de génocide, d’exécutions sommaires et de pénuries massives. A force de pousser cette métaphore, on voit dans les débats certains se prétendre résistants (en pantoufle devant leur clavier) et qualifier les intervenants qui ne suivent pas leurs objurgations de collabos, c’est une incommensurable usurpation intellectuelle.


    • un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 5 novembre 21:43

      @Fifi Brind_acier
      Bonjour,
      On te reproche(ra) de radoter. Je rétorque : tu ne fais que ce que tu as à faire : les interlocuteurs sont différents, la leçon n’est pas encore assez passée dans les esprits. Aussi simple que ça.
      Bon il reste 20% de mesures proprement françaises éventuellement possibles. Mais quand on voit le poids des puissants saigneurs de notre temps et la complaisance à leur égard de Maquereau, pardon macron-1er Freluquet de France....Y reste pas bésef.
      Cordialement.


    • un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 5 novembre 21:48

      @Séraphin Lampion
      Bonjour Séraphin, (4 nov. 11:15)
      Pouvez-vous le prouver ? SVP
      Pas d’ironie ni de cynisme mais je n’ai pas le temps que je souhaiterais
      pour m’informer plus, sans vouloir vous imposer non plus....
      Cordialement.


    • un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 5 novembre 21:52

      @kimonovert
      Bonjour,
      Il y a d’excellent westerns. De plus, en désuétude, la tendance télévisuelle les délaisse pour des réality-shows.
      Cordialement


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 22:39

      @Eric F
      L’histoire ne se répète jamais deux fois.
      Il est certain que la situation actuelle n’est pas exactement la même que celle de l’occupation allemande. Néanmoins la mise en parallèle est justifiée puisqu’il y a effectivement des points communs.
      Dans les deux cas, la France a perdu son indépendance confisquée par une puissance étrangère : l’Allemagne autrefois et l’UE aujourd’hui. Dans ces conditions, il n’y a aucune autre solution, dans les deux cas, que de se libérer de cette tutelle d’une puissance étrangère.
      Effectivement, et ne vous en déplaise, les résistants sont ceux qui se prononce pour la sortie de l’UE.
      Il faut d’ailleurs noter que la majorité des français est favorable à la sortie de l’UE. Macron lui même l’a avoué. On sait par ailleurs que la totalité des états majors des partis politique (hormis l’UPR) est opposée au Frexit. Il y a lieu de s’inquiéter du fonctionnement bien peu démocratique de tous ces partis dont les électorats ont un avis différent de celui des dirigeants. S’il y a effectivement des collabos ce ne sont donc pas les partis dans leur ensemble mais bien les dirigeants.
      Ce sont d’ailleurs les canailles politiciennes qui se sont arrangées dans le dos de leurs électorats pour annuler avec la procédure du congrès le choix de leurs propres électeurs exprimé lors du référendum de 2005.


    • Eric F Eric F 10 novembre 14:46

      @Jean Dugenêt
      Non, on ne peut pas banaliser l’occupation militaire nazie avec son génocide, ses exécutions, ses rafles, en lui comparant l’appartenance à l’UE.
      Par ailleurs, les Français ne sont pas majoritairement favorable à la sortie de l’UE (Macron avait évoqué un geste d’humeur à propos du referendum sur le brexit, évoquant un pareil résulat en France), un sondage donne 70% opposés à cette sortie.


    • cleroterion cleroterion 10 novembre 16:55

      @Eric F

      Je me souviens qu’en 2004, à l’annonce du referedum sur la constitution, celui ci était donné gagnant à une très large majorité. En France, l’exécutif ne prendra plus jamais le risque d’un referedum sur l’UE. Tant qu’un débat n’a pas eu lieu, un sondage a très peu de signification, il est plus là pour manipuler l’opinion. Si en 2004 un sondage avait donné le référendum perdant, il est probable qu’il n’aurait pas été publié.


    • Eric F Eric F 10 novembre 18:27

      @cleroterion
      je pense plutôt que si on demande, hors referendum, l’avis des Français, ils donneront leur opinion sans arrière pensée politicienne ; par contre s’il y a referendum, il y aura une certaine proportion de « votes sanction » contre les gouvernants, qui peut inverser le score (ce fut le cas en 1969 par exemple, alors que les Français étaient pour la régionalisation). C’est exactement ce qu’à voulu dire Macron dans son interview à un journal britannique : il considère que le vote du brexit a été « un vote d’humeur », et il suppose que cela pourrait être la même chose en cas de referendum sur le frexit. Il y a dans le principe du referendum présidentiel quelque chose de plébiscitaire, c’est pourquoi naguère la gauche y était hostile ...jusqu’à ce que Mitterrand l’applique pour Maastricht.
      En 2005, il est vrai qu’il y a eu un débat citoyen sur internet -le premier du genre-, qui a conduit certains électeurs à changer d’avis contre le courant politico-médiatique dominant.
      Concernant la sortie de l’UE et de l’euro, le RN y a renoncé après les présidentielles de 2017, certaines études ayant établi que cela rebutait une partie de l’électorat visé (Philippot a critiqué ce virage, puis quitté le RN).


    • Eric F Eric F 10 novembre 18:30

      @cleroterion
      ...par ailleurs, je pense que si les Français étaient vraiment motivés pour la sortie de l’UE, ils auraient plus massivement voté pour les listes UPR et Patriotes aux européennes. Je regrette du reste que leur score n’ait pas été supérieur, pour foutre un peu la frousse aux eurocrates.


    • cleroterion cleroterion 10 novembre 20:07

      @Eric F

      En fait, le référendum est l’exercice démocratique par excellence ; mais quand il se déroule dans un pays qui n’est pas une démocratie-comme la France il y a forcément anguille sous roche, cela signifie que l’oligarchie recherche un plébiscite avec la complicité des médias.
      Un référendum ne se déroule jamais bien dans une oligarchie, soit parce que les électeurs ne répondent pas à la question posée, soit parce que l’information délivrée par les médias dominants est totalement partiale.
      Le mélange des genres ne donne jamais rien de bon. C’est vrai également pour ce qui concerne les conférences de citoyens comme au palais d’Iéna ou l’on tente d’instrumentaliser les citoyens.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 novembre 20:15

      @Eric F
      Arrêtez vos salades, les électeurs français ne connaissent pas l’ UPR, ni ses analyses, ni son programme ! Asselineau est invité quelques minutes dans les médias, lors des campagnes électorales, o minute entre 2 élections.

      De plus les Français subissent des discours constamment anti Brexit, pour bien faire comprendre que la sortie de l’ UE = l’apocalypse !

      « Les résultats électoraux pour les Nuls »


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 novembre 21:31

      @Eric F
      J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pense des sondages que je n’utilise jamais. Ce qui est certain c’est que les sondages sont faits pour donner satisfaction à ceux qui les commandent et les paient.
      Pendant la dernière élection présidentielles ils donnaient tous Macron vainqueur de tous les débats avant même qu’ils soient terminés.
      Avant le référendum de 2005 ils donnaient tous le « oui » vainqueur.
      Vous me sortez un sondage qui voudrait nous faire croire que les français ont radicalement changé d’avis depuis 2005 et qu’ils pensent d’une manière radicalement différente que les anglais (ils n’ont peut être pas les mêmes neurones).
      Si ce que dit ce sondage était vrai, Macron lancerait immédiatement un référendum sur la question pour que cette adhésion massive des français à l’UE soit actée par un vote.
      C’est évidemment faux. Je maintiens que les français sont majoritairement pour le Frexit.

      Pour l’autre question, je ne banalise rien.
      Ce n’est pas parce qu’il y a des différences entre le nazisme et l’européisme qu’il est interdit de reconnaître qu’il y a aussi des ressemblances.


  • kimonovert 4 novembre 11:20

    Inutile de se perdre dans la littérature, l’organigramme parfaitement épuré suffit à convaincre de la nécessité du changement !


  • kimonovert 4 novembre 11:35

    Un seul mauxdordreu « Sortir » ! Sortir de l’UE, sortir de l’OTAN, sortir de l’Euro, sortir du nucléaire... Sortir le dimanche, sortir la semaine, sortir de derrière son clavier, sortir ses doigts du Q, sortir des solutions du chapeau !


  • lloreen 4 novembre 11:49

    Annonce au peuple français de la mise en place d’un tribunal populaire.

    Je vous invite à prendre connaissance de cette vidéo très importante et à la diffuser massivement autour de vous.

    https://www.youtube.com/watch?v=rA6e48ry0jM&feature=youtu.be


    • JulietFox 5 novembre 08:50

      @lloreen
      Des tribunaux populaires, il y en a eu à la Libération, on sait ce que ça a donné. Pourquoi pas revenir à la Terreur ?


    • Pere Plexe Pere Plexe 5 novembre 09:16

      @JulietFox
      Ne peut on pas trouver un équilibre entre tribunaux populaire et justice de classe telle qu’est notre justice à ce jour ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 10:29

      @JulietFox
      Et vous proposez quoi ? Faudra-t-il laisser impunis Macron, Arnault, Drahi, Squarcini... ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 novembre 12:29

      @JulietFox
      Des tribunaux populaires, il y en a eu à la Libération,

      C’est une légende urbaine..., aussi bien en France, et encore moins en Allemagne, il n’y a pas eu d’épuration.

      Annie Lacroix Riz : « La NON ÉPURATION en France ».


    • Eric F Eric F 5 novembre 19:03

      @Fifi Brind_acier
      il n’y a, en effet, pas eu d’épuration massive de toute l’administration et le secteur économique, mais il y a eu d’une part le jugement des principaux dirigeants et de collaborateurs hautement symboliques, et d’autre part des scènes d’épuration sommaires (règlements de comptes). Je suppose que c’est à ces dernières que faisait référence Julietfox.


    • un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 5 novembre 22:07

      @Jean Dugenêt
      Bonjour,
      Inpunis ? en général, je ne veux de mal à personne. Je propose simplement une mise devant un ou plusieurs faits accomplis. Je verrais bien l’un de ces tartuffes smicards en « zone de non-droit ».
      Là, par contre, moi qu’aime pas les réalitichauds, y’aurait matière à voir.
      Cordialement.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 23:10

      @Eric F
      Effectivement ce que dit Annie Lacroix Riz mérite d’être nuancé. C’est une stalinienne de choc qui défend Staline avec des arguments souvent grossiers mais de nous éloignons pas du sujet.
      Sur la période dont elle parle, il faut remarquer qu’elle cite, à juste titre, le cas de Couve de Murville qui avait rejoint De Gaulle vers 1943 comme un cas typique d’un défenseur de la grande bourgeoisie française qui avait pour cela d’abord soutenu Pétain et qui ensuite s’est mis au service de de Gaulle. C’est un bel exemple qui montre qu’il y a eu sous De Gaulle un recyclage de l’administration de Pétain. C’est ce qu’elle montre quand elle dit qu’il n’y a pas eu d’épuration mais l’expression qu’elle emploie alors est contestable. Je préfère dire à ce sujet que De Gaulle à recycler l’administration de Pétain. Ce qu’elle apporte de nouveau est important. Elle montre en effet que ce que nous pensions être des exceptions, comme le cas de Papon, a en effet été un phénomène massif.
      On perçoit bien cependant la politique qu’elle défend car elle dénonce Couve de Murville mais ne dit pas un mot sur Mitterrand qui était exactement dans le même cas. Elle couvre en effet la politique des socialo-communistes des premiers gouvernements du mitterrandisme d’après 1981.
      On perçoit aussi la politique qu’elle défend quand on voit qu’elle met entièrement ce recyclage des pétainistes sur le dos de de Gaulle sans rien dire du rôle du PCF à ce sujet. C’était à la libération le plus important des partis politiques. Elle oublie simplement de dire que le PCF ne s’est en rien opposé à cette politique de de Gaulle. Le PCF a appliqué la politique de Staline qui était lui même soucieux de faire respecter le statut quo des accords de Yalta et Potsdam. Autant dire que le soutien du PCF à de Gaulle était un ordre de Staline. Maurice Thorez qui venait de passer les cinq années de la guerre bien confortablement installé dans une datcha (villa) de la banlieue de Moscou s’est attelé à faire en sorte que cela soit bien fait et son épouse, Jeannette Vermeesch, qui est revenue avec lui s’est chargée de la politique féministe à sa façon en déclarant à propos de l’avortement que « les femmes des travailleurs ne voulaient pas des vices de la bourgeoisie ».
      Je le répète : les discours d’Annie Lacroix Riz doivent être écoutés avec précaution.
      Il y a eu effectivement « une épuration sauvage » sur laquelle il y aurait beaucoup de choses à dire. A propos des tontes des femmes, là encore Annie Lacroix Riz exprime à sa façon ses sentiments féministes en affirmant que quelques tondues ne s’étaient pas contentées d’une collaboration horizontale. Peut-être. Mais je serais pour ma part plutôt d’accord avec J P Sartre pour dire que « Eussent-elles été coupables des pires crimes que ce spectacle n’en aurait pas été moins écoeurant ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 23:33

      @un des P’tite Goutte
      Bonjour,
      Je suis assez d’accord avec toi. Je ne suis pas partisan de faire tomber des têtes. J’ai bien aimé le film sur « Le dernier empereur de Chine ». Celui-ci à fini sa vie comme jardinier en étant assez serein.


    • Eric F Eric F 5 novembre 23:44

      @Jean Dugenêt
      Plutôt que « recycler l’administration de Pétain », il s’agissait plutôt alors d’assurer la continuité du fonctionnement du pays -du reste, Pétain n’avait pas non plus changé l’ensemble des fonctionnaires ni des magistrats de la 3è république-. Couve de Murville -cité en exemple- a exercé des fonctions sous Pétain, il n’a pas pour autant été un zélateur de la collaboration avec le nazisme, pas plus que Mitterrand. Certes, il y a eu des cas très discutables -tel Papon- encore que tous les éléments du dossier n’étaient pas connus alors, il semble que l’utilité pour l’état ait prédominé, hormis les collaborateurs ostensibles.

      Je suis d’accord avec vos remarque concernant le positionnement de madame Lacroix Ruiz, qui parait l’historienne de référence de courants souverainistes et soviéto-nostalgiques, dont j’avais relevé les convergences dans un autre fil de discussion.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 novembre 02:02

      @Eric F
      Vous rejetez l’expression « recycler l’administration de Pétain » en affirmant qu’il s’agissait plutôt « d’assurer la continuité du fonctionnement du pays » comme s’il n’y avait pas eu d’autres façons de le faire.
      Or, précisément, différentes forces en présence avaient chacune leur solution pour assurer la continuité...
      Les américains au départ avaient prévu d’installer tout simplement une administration américaine qu’ils ont d’ailleurs commencé à débarquer en France avec des billets de banque « français » imprimés par leur soins en faisant disparaître toute référence à la république.
      Les résistants des réseaux et des maquis voulaient créer des comités de résistants. Ils voulaient refaire démarrer l’industrie avec des comités d’usine en fédérant les comités dans des comités de ville ou de régions... jusqu’à ce que le PCF, appliquant les consignes de Staline leur impose de faire tout le contraire en commençant par déposer les armes et à se mettre sagement à la disposition de De Gaulle.
      De son côté, dans les pays de l’Est, l’ancienne administration a été totalement supprimée. C’est de qu’Annie Lacroix Riz appelle une « épuration ».
      Finalement, les américains ont accepté la solution de de Gaulle qui leur paraissait être un bon compromis entre ce qu’ils voulaient (une administration entièrement sous leur contrôle) et ce qu’ils craignaient le plus (une mise du pays sous contrôle des résistants puis des travailleurs avec un système de comités proche des soviets). Ce n’était pas la seule manière possible d’assurer la continuité.
      Pour autant les américains n’ont jamais abandonné leur projet initial de faire de l’Europe une colonie américaine sans colons. C’est ce qu’ils ont enfin réussi à faire aujourd’hui avec l’UE. Les différentes étapes ont été : le plan Marshall, la CECA avec à sa tête le nazi Walter Hallstein qu’ils ont recyclé et l’action de Bonnet rémunéré par la CIA...


    • Eric F Eric F 6 novembre 21:10

      @Jean Dugenêt
      On ne crée pas ex nihilo une administration, un enseignement, une magistrature, sous peine d’une période de désorganisation et d’incapacité à assurer la vie quotidienne, la continuité a consisté à ce que la grande majorité des agents en place restent dans leurs fonctions, comme du reste le régime Pétain avait lui-même conservé la plus grande partie des gens en place antérieurement dans les services de l’état, hormis les maillons dirigeants.

      Le plan Marshall et la coopération inter-états de l’Europe de l’Ouest visaient à faire obstacle à l’extension du communisme, d’une part par l’évitement de conflits entre ces états, et d’autre part en relançant l’activité économique et le pouvoir d’achat. On peut acter que ça a plutôt bien marché pendant les 30 glorieuses. Hallstein était avant tout un juriste spécialiste de relations internationales, sa présence à une conférence germano-italienne en tant qu’expert n’en fait pas un cadre du nazisme. Du reste il a été envoyé sur le front avec un grade assez subalterne. Ce point me parait donc très surinterprété -par contre son pro atlantisme ultérieur est effectivement avéré- Un peu comme si on taxait Merkel de pro-soviétisme pour avoir fait partie de mouvements de jeunesse d’état en RDA (comme tout le monde).

      PS : je pense que vous vouliez mentionner Monnet plutôt que Bonnet, son pro-atlantisme est également avéré, dans la situation de « guerre froide » d’alors.
      Notons toutefois que les yankees sont devenus bien plus réticents à l’encontre de la CEE par la suite, qu’ils ont tenté de torpiller par britanniques interposés. Par la suite certains présidents US ont eu des attitudes diverses, par exemple Obama considérait l’UE comme un « attracteur » atlantiste, Trump la considère comme un concurrent économique.


    • Eric F Eric F 6 novembre 21:22

      @Eric F
      add : concernant l’’« épuration » des administrations dans les pays de l’Est, plus encore qu’une opération de dénazification il s’agissait d’une opération de soviétisation, qui a été rapide dans certains pays, plus progressive dans d’autres (Tchécoslovaquie par ex.)


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 novembre 21:44

      @Eric F
      Quand je parle d’un recyclage massif, je parle des hommes du sommet de l’état notamment les préfets et sous-préfets. Ceux qui avaient activement lutté contre les résistants ont seulement été déplacés pour être nommés dans un coin où ils n’étaient pas connus. C’est sur ce point qu’Annie Lacroix Riz a raison. Elle a fait à ce sujet une volumineuse enquête. Notons à ce sujet que Pétain a été condamné par des juges-parjures puisqu’il avaient auparavant prêté serment de fidélité à Pétain.

      Vous avez raison d’ajouter : "comme du reste le régime Pétain avait lui-même conservé la plus grande partie des gens en place antérieurement dans les services de l’état". Ceci est vrai à l’exception notable de ceux qui ont refusé de lui voter les pleins pouvoir et ceux (peu nombreux) qui ont démissionné. La lâcheté des hommes ne justifie pas les choix politiques de ceux qui dirigent. Le régime de la collaboration a été globalement un succès. Il a bien fallu pour cela une certaine adhésion de la population.


  • kimonovert 4 novembre 12:04

    Très bon projet à soumettre néanmoins au CC : https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-membres/la-question-de-constitutionnalite-ou-le-ravissement-du-constitutionnaliste

    Bientôt Noël pour les ravis de la crèche !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 10:30

      @kimonovert
      Faut-il demander à Macron d’exercer son droit de veto ?


    • kimonovert 5 novembre 12:00

      @Jean Dugenêt Bonjour monsieur, Pourquoi vous qui savez tout au point de l’écrire dans un livre, voulez vous que je réponde à une question Tweeter ? De plus, vous en feriez quoi, vous êtes un psychorigide et il est impossible de discuter avec vous, qui vous prétendez un des penseurs GJ alors que ce mouvement de foules et d’opinions (bien obligé de mettre des « s » de partout...) est incapable de faire émerger un corpus sur lequel les gens puissent réfléchir et se prononcer ! Il me semble clair qu’après un an, c’est ce qui est in fine recherché...Vous ne voulez pas jouer le jeu démocratique, vous êtes meilleurs penseurs que les grands philosophes grecs, latins et leurs enfants du siècle des Lumières... Conscient que je parle dans le vide...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 23:25

      @kimonovert
      Je ne vois pas ce qui vous permets de me décrire comme quelqu’un de prétentieux et psychorigide.
      J’ai des idées qui ne sont pas les vôtres et je les défends avec des arguments rationnels qui mettent en échec vos argumentations. C’est le jeu du débat démocratique qui me donne raison.
      Je suis désolé du peu de succès que vous rencontrez en essayant de faire exactement la même chose que moi. Cela ne justifie en rien vos accusations.
      Je ne vois nullement en quoi défendre avec succès ses idées serait une preuve de « psychorigidité » de quelqu’un qui ne veut pas « jouer le jeu démocratique ».
      Si vous attendez que je dise que vous avez raison de vous porter au secours de Macron, vous pouvez attendre longtemps. C’est pour vous la seule façon de ne pas être psychorigide.
      Pour stigmatiser ce que je pense des gilets jaunes vous vous sentez encore obligé de commencer par le verbe « prétendre » :

      "vous prétendez un des penseurs GJ alors que ce mouvement de foules et d’opinions (bien obligé de mettre des « s » de partout...) est incapable de faire émerger un corpus sur lequel les gens puissent réfléchir et se prononcer ! Il me semble clair qu’après un an, c’est ce qui est in fine recherché...

      "

      Je ne prétends rien du tout. Je communique des informations. Voici par exemple le communiqué adopté à l’unanimité par l’assemblée des assemblées des gilets jaunes réunie à Montpellier les 1, 2 et 3 novembre derniers :

      « L’ADA réunie à Montpellier ce jour estime, après une année de mobilisation acharnée, que la situation est à un tournant. L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui comme nous, n’acceptent pas.

      Il faut un rassemblement du peuple français dans toutes ses composantes : paysans, retraités, jeunes, artistes, personnes en situation de handicap, petits artisans, ouvriers, chômeurs, précaires, travailleurs du public comme du privé…

      Nous avons cette occasion à saisir, à partir du 5 décembre, date à laquelle des centaines de milliers de travailleurs seront en grève et en assemblées générales pour la reconduire jusqu’à la satisfaction de nos revendications.

      L’ADA de Montpellier appelle les Gilets Jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs Gilets bien visibles !

      La défaite du gouvernement sur sa réforme des retraites ouvrirait la voie à d’autres victoires pour notre camp.

      Tous dans la rue à partir du 5 décembre, en grève ou sur le rond-point ou en action de blocage ! »


  • Drugar Drugar 4 novembre 12:20

    Bonjour,

    article très intéressant. Une partie des propositions se base sur les principes posés par la démocratie athénienne, telle que l’avait décrit Etienne Chouard dans différentes conférences que l’on peut retrouver sur Youtube

    Ce qui ressortait de ces réflexions, c’est qu’il ne faut pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent absolument, car ils vont en abuser. D’où l’idée d’un tirage au sort pour mettre en place des assemblées ou chaque personne, individuellement, a peu de pouvoir.

    Il faut morceler le pouvoir afin d’éviter que ceux qui l’exerce soient tenter d’en abuser : le pouvoir corrompt et, ajoute Chouard, le pouvoir absolu corrompt absolument. Le pouvoir est un outil très puissant, nécessaire pour pouvoir agir dans les sociétés humaines qui sans cela resteraient immobiles mais il faut en user avec sagesse. 

    Quoi qu’il en soit, comme la souligné Fifi, une refonte profonde de nos institution ne peut avoir lieu que dans un pays souverain. Or, ce n’est pas le cas de la France tant qu’elle sera dans l’UE, l’euro et l’OTAN, puisque presque aucune décision importante et structurante pour la France ne vient de France, et encore moins du peuple français.

    La triple sortie est la clé ouvrant la grille de la prison retenant notre souveraineté. La souveraineté est la base de tout changement car elle est la condition sine qua non de tout désire du peuple d’évoluer puisqu’elle est l’expression du droit de chaque peuple de décider par lui-même de son devenir commun.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 novembre 12:44

      @Drugar
      Chouard le sait, il comprend très bien qu’il faut d’abord sortir de l’ UE.
      Il a appelé à voter pour la liste UPR aux élections européennes.

      Mais je ne crois pas, vu le faible score de l’ UPR, que tous les « gentils virus » aient bien compris le message, ni l’urgence de cette sortie...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 novembre 13:34

      @Fifi Brind_acier

      je vais émettre une banalité, mais « on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux » ou, dit autrement, « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains » (Péguy).


    • Drugar Drugar 4 novembre 14:07

      @Séraphin Lampion
      « on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux » 

      En effet. Nous somme bien d’accord qu’actuellement, l’essentiel de ces réflexions restent théoriques. Mais, on peut raisonnablement espérait que ce système à bout de souffle va finir par rendre son dernier soupir et il est important que des choses soient déjà prêtes quand cela arrivera : ce genre d’article et les réflexions attenantes, y contribuent.

      D’autre part, pour que le changement intervienne, ll faut également que la population, dans sa majorité, y participe consciemment. Et, pour ce faire, cette population a besoin d’être correctement informée et de ne pas être obligée d’avoir le nez dans le guidon, comme notre société nous y incite actuellement. L’UPR, et d’autre personnes/groupes de personnes de bonne volonté, y participe également, mais c’est un travail de longue halène...


    • cleroterion cleroterion 4 novembre 17:28

      Bonjour @Drugar

      Je vous remercie pour ces précisions qui sont en effet essentielles : La fragmentation des pouvoirs et la triple sortie.


    • cleroterion cleroterion 4 novembre 17:40

      @Drugar Effectivement, la démocratie est l’exercice d’une triple souveraineté : populaire, nationale et monétaire. Actuellement nous n’avons aucune des trois. C’est important de le souligner.


    • JulietFox 5 novembre 08:53

      @Drugar
      Quand on voit le b***l des Gilets Jaunes, pour se structurer, bon courage.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 novembre 09:01

      @JulietFox
      La question que vous soulevez en parlant de la structuration des gilets jaunes est importante. Il y a effectivement des difficultés mais j’entends, ici même, des demandes contradictoires. Certains (comme kimonovert) ne veulent entendre parler des gilets jaunes qu’en y voyant une quantité de courants et de tendances contradictoires. Ce genre de position permet de concilier le flot de calomnies déversé sur les gilets jaunes pendant des mois : c’était des racistes anti-migrants qui cumulaient antisémitisme et islamophobie... avec les revendications qui allaient complètement à l’opposé : RIC, défense en priorité des plus pauvres...

      Demander que le mouvement se structure c’est, à l’opposé, chercher à définir une orientation politique consensuelle. Je crois que, de ce point de vue, il y a un net progrès. Les quelques leaders reconnus par tous ont en effet beaucoup de points communs même si, fort heureusement, ils ne sont pas exactement pareils. Les textes adoptés par les quatre AG des AG définissent effectivement une position commune qui est sans aucun rapport avec les calomnies déversaient contre eux. Du coup, les partisans d’une multitude de courants chez les gilets jaunes en sont pour leur frais.

      De plus en plus, se met en place un niveau intermédiaire de discussion entre le niveau local (assemblée de ville ou assemblée de rond points) et le niveau national. C’est aussi un progrès dans la structuration du mouvement

      Je vois aussi, pour ma part, un progrès dans les choix politiques. J’approuve pleinement le communiqué concernant le 5 décembre. J’y vois un progrès par rapport à ce qui s’était fait pour le 5 février. Les gilets jaunes ne peuvent pas se substituer à l’ensemble du mouvement ouvrier ou prétendre en prendre la direction. Ce que j’avais de ce point de vue analysé comme une dérive « gauchiste » pour le 5 février ne se retrouve pas pour le 5 décembre. Je crois que les gilets jaunes sont sur la bonne voie.

      Il faut voir maintenant ce qui va se passer le 5 décembre.


    • kimonovert 6 novembre 18:53

      @Jean Dugenêt

      « Les quelques leaders reconnus par tous ont en effet beaucoup de points communs même si, fort heureusement, ils ne sont pas exactement pareils. » Qui sont-ils ? http://www.leparisien.fr/politique/un-an-des-gilets-jaunes-priscillia-ludosky-eric-drouet-jacline-mouraud-que-sont-devenues-les-figures-du-mouvement-31-10-2019-8183787.php


    • Eric F Eric F 6 novembre 21:33

      @Jean Dugenêt

      je pose la même question que Kimonovert, à savoir : qui sont les « leaders reconnus par tous » au sein des gilets Jaunes ? Les leaders historiques ont été pour la plupart désavoués, certains se sont présentés en ordre dispersé aux européennes (d’autres étant pour le boycott de toutes les élections), alors que deux mois plus tôt les sondages leur accordaient 10%.
      Le mouvement GJ n’a pas retrouvé depuis la rentrée l’ampleur du début de l’année, les syndicats ont repris la main sur la contestation dans la rue, avec des thèmes très classiques, notamment les avantages catégoriels des salariés du para-public ayant les capacités de bloquer le pays, en élargissant le thème pour faire bonne mesure (jeu de dupes, comme en 95).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 novembre 22:07

      @Eric F
      Il a fallu la conjonction de trois éléments pour qu’un leader apparaisse

      1. Il se fait reconnaître sur les réseaux sociaux
      2. Il est médiatisé
      3. Il ne se laisse pas corrompre

      Le point problématique est le fait qu’en grande partie ce sont les médias qui reconnaissent les leaders. Hors ces médias défendent par nature des intérêts opposés à ceux des gilets jaunes. Ils essaient donc d’inventer des leaders-traitres qui seront en fait au service du système milliardaires-Macron-Media et en même temps de corrompre ceux qui ont su rester purs et durs. A partir de là, on a vu tous le cas de figure comme Ingrid Levavasseur qui s’est à un moment laissé corrompre et a été immédiatement grillée auprès des gilets jaunes. On a vu aussi, à un moment, les médias inventer des leaders des gilets jaunes qui seraient des candidats aux européennes ce que les gilets jaunes rejettent complètement. Ils ont voulu aussi inventer comme leaders des réactionnaires qui auraient permis de valider les calomnies : gilets-jaunes fachos antisémites, racistes...

      Aujourd’hui les leaders qui subsistent sont Priscilla Ludovski, Eric Drouet, Maxime Nicolle, François Boulo et Jérôme Rodriguez.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 novembre 22:19

      @Eric F
      Compte tenu de ce que je viens d’expliquer je ne sais pas ce que vous appelez les leaders historiques.
      Les individus qui « se sont présentés en ordre dispersé aux européennes » n’ont jamais été reconnus comme des leaders des gilets jaunes. C’est le pouvoir qui a essayer de les imposer. Les gilets jaunes ne se sont pas laissés manipuler. Ils les ont rejeté.
      « d’autres étant pour le boycott de toutes les élections ». Cette question est débattue au sein des gilets jaunes. La position « gauchiste » qui consiste à rejeter toutes les élections, si elle existe, est très minoritaire.

      « Le mouvement GJ n’a pas retrouvé depuis la rentrée l’ampleur... »
      Cela fait un an qu’on entend cela.

      « les syndicats ont repris la main sur la contestation ... » 
      Le mouvement ouvrier traditionnel avec les syndicats fort heureusement existe toujours et il complète le mouvement des gilets jaunes.

      Les deux vont s’additionner pour le 5 décembre. Les gilets jaunes ont clairement indiqué qu’ils ne font pas concurrence aux syndicats et qu’ils veulent agir de concert avec eux. Voici à ce sujet un extrait de leur résolution pour le 5 décembre.

      "L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui comme nous, n’acceptent pas."

      Il n’y a aucune opposition mais plutôt une convergence.


  • foufouille foufouille 4 novembre 13:37

    c’est un peu mort vu le nombre de larbins qui veautent à chaque fois.

    il faudrait commencer par le début et aussi trouver le futur président avec zéro casserole et participation à des partis pourris.


    • Drugar Drugar 4 novembre 13:58

      @foufouille
      « ...trouver le futur président avec zéro casserole et participation à des partis pourris. »
      J’ai bien un nom en tête qui remplis ces critères, mais j’ai peur qu’il ne vous plaise pas...


    • foufouille foufouille 4 novembre 14:48

      @Drugar

      Ton nom à des casseroles comme les autres que ça te plaise ou pas.


    • Drugar Drugar 4 novembre 14:59

      @foufouille
      Lesquelles ?


  • kimonovert 4 novembre 13:51

    @ l’auteur de la nouvelle constitution « vrais démocrates » ! définition svp ? « Plutôt que d’écrire la constitution en premier, il me semble qu’il faut d’abord débattre d’un schéma précis de nos institutions, puis bâtir la constitution autour. » Ça ne m’inspire rien cette phrase ! « - Contrôler les élus et affaiblir le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux de tous. » Vous partez donc d’une démocratie élective ! Vous avec un préjugé malsain dès le départ ! Faites abstraction de votre ressenti personnel sur les vieilleries, quand on veut expliquer un concept nouveau, on ne fait pas partie de celui-ci ! Ça ne veut rien dire « affaiblir le pouvoir exécutif » ! Mais vous validez donc un pouvoir exécutif ! Encore une fois vous etes plus militant que constitutionnaliste !

    « - Donner au peuple le pouvoir législatif qui est le plus important de tous (car c’est de lui que découlent les autres pouvoirs). » Vous analysez en dépit du bon sens : en classant le législatif après l’exécutif votre analyse n’est pas objective ni structurée !

    « - Assurer l’indépendance de la justice. » Par définition, c’est inutile ! Mais vous validez l’existence d’un pouvoir judiciaire indépendant !

    « - Assurer l’autonomie financière de la démocratie pour la libérer de l’emprise de l’oligarchie. » La Démocratie que vous n’avez pas jugé utile de nous définir n’est pas une affaire de finance ! Par définition une oligarchie existe car une oligarchie est une forme de gouvernement où le pouvoir est détenu par un petit groupe de personnes qui forme une classe dominante. On peut distinguer les oligarchies institutionnelles et les oligarchies de fait. On discutera à perte de souffle sur « petit groupe », car ce groupe sera toujours inférieur au nombre d’assujetis c’est à dire le Peuple ! Le reste c’est même pas du rêve car ce sera le bordel d’ou la nécessité d’une synthèse des avis pas le filtre d’une hiérarchisation des revendications du Peuple jusqu’à l’organe décisionnel quel qu’il soit !

    « Des questions à choix multiple : (Les possibilités sont classées par ordre croissant de préférence) » Pas la peine de faire des QCM si vous imposez démocratiquement s’entend et de prime abord votre hiérarchie, la seule correcte de votre point de vue je suppose !

    Vous êtes des le départ partisan et votre conclusion est de l’intox : " Nombreux sont ceux qui se posent la question sur la manière de réformer nos institutions. J’aimerais avoir votre avis sur la cohérence du système, l’initiative des lois, ainsi que le concept d’égalité politique qui selon moi est nouveau puisque je ne l’ai vu nulle part ailleurs. Je vais sûrement me faire contredire, mais je crois à la sagesse et à la responsabilité des citoyens qui voteront les lois.

    J’attends vos propositions avec impatience." Bref une réflexion entre Gilles et John, dans un rond-point barré qui tourne en rond...point barre.


    • cleroterion cleroterion 5 novembre 08:37

      Bonjour @kimonovert Pourriez-vous me dire quel est votre projet. ? Vous vous énervez beaucoup mais vous ne faites aucune proposition.


    • JulietFox 5 novembre 08:55

      @kimonovert
      Ca va se faire par fesses bouc, snapeu chatte, touitter, ou quoi. Parce que vu le niveau des français, ça promet.


    • kimonovert 5 novembre 09:24

      @cleroterion Mon projet si tant est qu’il puisse réunir les citoyens conscients de cela c’est de reprendre démocratiquement le pouvoir démocratique ! Qu’est ce que cela veut dire ? Le pouvoir démocratique a été délaissé, c’est un étendard tombé au sol faute de volontaire pour le porter en avant du Peuple... Ce Peuple où est -il ? Il est absent au moment où il doit exister : lors des élections. Donc il ne peut se compter...non, il ne se compte pas dans dans une abstention fourre tout, il se compte sur des objectifs, il est pour, il est contre mais il n’est pas au mieux indifférent...La Démocratie c’est un citoyen, français de plus de 18ans, qui vote...Une élection, ce n’est pas un sondage avec une case « Ne se prononce pas »...La Démocratie c’est un principe depuis Athènes 8 siècles avant JC...La République ce sont les moyens d’appliquer le principe démocratique, Si on ne comprend pas ce cadre il n’y a pas émanation du Peuple...Il est nécessaire de comprendre les devoirs du citoyen AVANT de discuter des droits du citoyen...La Liberté n’existe que quand il existe la Conscience citoyenne...Donc si le Peuple n’est pas derrière « La République » portant l’étendard de la Liberté, il continuera d’errer d’erreur en erreur ! Cela dit, vos appréciations sur mon état d’énervement ne relèvent pas de la Démocratie ! Je suis Libre, et cela me suffit !


    • kimonovert 5 novembre 09:27

      @JulietFox

      Bonjour, Je viens d’en dire un mot ! Un mot...pour expliquer ce que un citoyen doit maîtriser du concept ! C’est sur que ce« mot » fait plus de 140 caractères...


    • Arogavox 5 novembre 10:18

      @kimonovert
      incompatible avec le concept vrai de démocratie (étymologique !) :
      « Il est absent au moment où il doit exister : lors des élections.  »
        un peuple qui ne doit exister que « lors des élections » n’a rien a voir avec un peuple censé avoir le pouvoir tout le temps !
       De plus pour que des élections soient (ou deviennent) honnêtes il serait nécessaire qu’elle respectent l’étymologie du mot ’vote’ (vœu ! …) : ce qui est indissociable d’une exigence première de liberté. (1° : Liberté 2° égalité (en dignité !) 3° fraternité )  cf ’du Contrat saocial’  :

      « Trouver une forme d’association qui défende & protège de toute la force commune la personne & les biens de chaque associé, & par laquelle chacun sʼunissant à tous, nʼobéisse pourtant quʼà lui-même & reste aussi libre qu’auparavant »


    • kimonovert 5 novembre 16:54

      @Arogavox « un peuple qui ne doit exister que « lors des élections » n’a rien a voir avec un peuple censé avoir le pouvoir tout le temps ! » Bonjour, Convenez qu’on est au mieux sur Terre, embarqué dans un ensemble de systèmes, dont le système disons français, et qu’on ne peut intelligemment que le faire évoluer, faute comme dans tout véhicule, de pouvoir sauter en marche sans se faire quelques éraflures ! Ici je vais employer l’image de la galère, navire d’une grande autonomie, mu par la force humaine, qui avait deux moyens pour être dirigé : un gouvernail, aux mains d’un individu, pas forcément apprécié des rameurs (pour fixer les idées sur le casting appelons-le EM)...et deux bancs de rameurs qui d’une facon ou d’une autre peuvent influer sur, à la fois (d’aucun dirait « en même temps »), la vitesse et la direction de l’esquif. Si chaque banc de rame est synchronisé, disons pour fixer les idées un banc tribord souquant ferme au rythme d’un tambour martelé par un individu appelé MLP et un banc bâbord souquant tout aussi ferme au rythme d’un tambour martelé par un individu appelé JLM, il y aura une poussée conséquente de chaque côté du bateau mais même synchronisé par côté, rien de correct dans la manoeuvre ne sera obtenu si un banc rame à l’envers de l’autre...Sans compter que dans le rang tribord il y a une jeune blonde appelee MM et dans le banc babord un têtu chauve nommé TG et une blonde nommé CA qui ont tendance à ramer à leur cadence propre... Suivant les cas le bateau va vers l’avant, tout droit rarement en loivoyant le plus souvent, tournsouquant ferme au rythme d’un tambour martele par un individu appelé ML ! Je reviens à mon propos...Donc l’outil, une sorte de rame que chacun possède de droit pour faire évoluer la « galère », ce sont les élections ! Je n’ai rien dit sur la suite, une suite participative au système de motorisation ou de direction, c’est à dire sur la façon de faire pour continuer d’agir à chaque instant sur l’ensemble des rames par l’intermédiaire des rameurs, pour diriger la galère où ils le veulent, pouvoir que l’institution donne aux gens mais dont ils prétendent abruptement qu’il n’existe pas...( c’est plus facile de ne pas ramer et par impéritie, laisser la direction de la galère à un individu au gouvernail ou à des individus latéralisés, en venant se plaindre que le bateau fonce sur les recifs...mais qu’on n’y participe pas !). D’où l’idée de reprendre ce pouvoir ! Disons qu’il n’est pas confisqué, mais qu’il est vacant...

      Comment faire ? Pour être satisfait de son effort dans la participation à un projet collectif, il faut que ce projet ne soit pas trop ambitieux et que chacun y trouve sa place ! En bref, il faut reprendre le pouvoir à la base du système démocratique par délégation, n’est à dire s’investir dans la petite communauté démocratique qu’est une commune...puis remonter par palier vers le pays tout entier... Imaginer les choses dans l’ordre croissant, de la Pensée du Peuple vers le Pouvoir du Peuple en agissant sur l’existant... La politique c’est comme la cuisine, ça ne s’invente pas, ça se revisite ! Il y aura ainsi toujours quelque chose de comestible si on y met les bons ingrédients de la cuisine de grand’mère...


    • Arogavox 5 novembre 21:55

      @kimonovert
       Eh bien, qui vous dit que quelqu’un qui respecte le concept vrai de démocratie puisse convenir de votre perspective osée d’un peuple de galériens qui se laisseraient berner par l’oxymore « système démocratique par délégation » ?!
        
       Déléguer à des « représentants’ ceux qui aboieront les ordres pour faire ramer plus ’à Droite’ ou plus »à Gauche" vers un azimut fixé par eux-mêmes qui prétendent réduire la Volonté Générale à leur propre prétention à déterminer un objectif absolu sur une surface sans épaisseur dont ils oublient qu’elle est refermée sur elle-même ! ( l’Est et l’Ouest changeant au fur et à mesure des évolutions - à tel point qu’aller trop à l’Est équivaut à aller à l’Ouest !)
       Décidément je ne conviens que d’une chose : vous ne pouvez pas savoir (puisque votre vision dite ’démocratique’ se contrefiche d’en évaluer une mesure) quel pourcentage des citoyens du peuple se verront à une position d’où ils considèreront (en toute légalité) que vous voulez trop les faire dériver complètement ... à l’ouest !


    • cleroterion cleroterion 6 novembre 07:37

      @kimonovert Par définition, l’élection n’est pas démocratique, elle est aristocratique. Ce que je propose c’est un modèle qui combiné les 2. On délégue aux élus ce que le peuple ne peut pas faire lui même. Mais les élus, on les surveille comme le lait sur le feu.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 novembre 09:03

      @cleroterion
      Son projet c’est de défendre Macron.


    • kimonovert 6 novembre 11:55

      @cleroterion « Par définition, l’élection n’est pas démocratique, elle est aristocratique » Je vois que Wikipedia est votre amie ! https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection « Dans les cités de l’antiquité, l’élection est à l’origine un concept et une pratique aristocratiques ; le choix des membres du peuple pour l’exercice de la fonction de magistrat (de « commandeur ») s’effectue normalement par tirage au sort et non pas par vote ou élection. » https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Aristocratie « Le terme aristocratie vient des racines grecques aristoi (άριστοι), les meilleurs, et kratos (κράτος), pouvoir, autorité, gouvernement. À partir de la Révolution, aristocratie a été employé à tort pour désigner la noblesse exclusivement, ce qui lui a fait perdre son sens plus général, surtout en français. » Donc dans l’antiquité et on y serait encore ? Je conçois que votre article est un vrai travail, certes orienté voir focalisé, ce qui n’est pas de la capacité du premier venu ! En ce sens, vous prétendez être une autorité de pensée...ce qui n’est pas interdit, mais admettez que votre niveau d’écriture et assurément de parole démontre une pensée intelligente et que par là, vous émanerez du Peuple lors d’un article, d’une prise de parole et que vous serez ainsi quelqu’un à qui on déléguera une représentation de ma part de gens moins doués pour écrire, parler et penser ! Vous aspirez donc à l’aristocratie par définition... Peut être l’avez vous fait ou non, mais je suis allé à titre d’observateur dans deux réunions :
      - une première dans une commune voisine dans le cadre d’un débat organisé par des gens ouverts au concept du Grand Débat...ce qu’il en ressort c’est que même si des groupes ont été formés sur les 4 thèmes, il est difficile de discuter c’est à dire déjà établir les sous thèmes et donner la parole à chacun des 15 à 20 participants du groupe dans l’objectif d’avoir pour résultat de la clarté sur le fond du sujet et une synthèse idoine dans un temps de 3 a 4 heures...  : une seconde, à l’initiative du président de la région ARA, dans un essai régional de contre Grand Débat, où Wauquier puisqu’il s’agit de lui, avait convoqué des élus de la circonscription triés sur le volet dans le but de faire valoir son bilan...Hors ma personne qui n’était pas invitée du fait que je n’avais pas la qualité de ces élus locaux, personne n’a posé de questions aux 2 députés délégués à la manoeuvre, sur les sujets pouvant exister dans ma circonscription... Que vous le vouliez ou non, le Peuple est une représentation mentale plus qu’une réalité !


  • L'Astronome L’Astronome 4 novembre 14:12

     

    Dernière vexation des citoyens : la dictature alimentaire. Obligation est faite aux cantines scolaires de servir au moins une fois par semaine un repas végétarien. Le vendredi, peut-être ? Et l’obligation de boire du Coca à chaque repas, c’est pour quand ?

     


  • Initiativedharman Initiativedharman 4 novembre 19:11

    Que nous sommes malheureux en France ! On a quand même le droit de dire ce qu’on veut sur Agoravox ou ailleurs non ? On peut tout faire sur le deep web. On a wikileaks. J’ai pas l’impression de vivre en dictature. Vous savez ce que c’est que de vivre en dictature ? Vous êtes déjà allés à Cuba ? Non ? Alors allez y et vous aurez un autre regard sur la France.


    • samy Levrai samy Levrai 4 novembre 19:29

      @Initiativedharman
      Tu as du avoir tes 13 ans cette année pour nous pondre autant de profondeur d’analyse d’un coup d’un seul... c’est du haut vol , fais gaffe a l’atterrissage ! 


    • cleroterion cleroterion 6 novembre 07:41

      @Initiativedharman Ce n’est pas parce qu’il existe des pays plus merdique que la France qu’on doit se satisfaire de ce qu’on a. Mon idéal n’est pas la médiocrité.


  • Initiativedharman Initiativedharman 4 novembre 19:54

    Fais donc un petit voyage à Cuba ou dans un autre pays pauvre et dictatorial et tu penseras autrement qu’un enfant gâté.


    • Gasty Gasty 5 novembre 08:31

      @Initiativedharman

      Faites un test simple. Inserez-vous dans une manifestation et dites haut et fort que vous n’êtes pas d’accord avec la politique du gouvernement. C’est frappant vous allez voir.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 novembre 10:35

      @Initiativedharman

      Dans le classement de la liberté de la presse fait en 2019 par « Reporters sans frontières » la France apparaît en 32ème position derrière la Jamaïque (8ème), le Costa Rica (10ème), l’Uruguay (19ème), le Surinam (20ème), Samoa (22ème), la Namibie (23ème), le Cap-Vert(25ème), le Ghana (27ème), l’Afrique du Sud (31ème)…

      Cela fait un bon paquet de pays ou, pour ce qui est de la liberté de la presse, les choses vont mieux qu’en France.


    • Eric F Eric F 5 novembre 23:55

      @Jean Dugenêt
      il faudrait connaitre les critères du classement par RSF des pays en fonction de la liberté de presse, j’ai de très gros doutes sur certains pays cités. C’est comme les classements d’Amnesty, certains pays ne sont pas mentionnés ...parce qu’on n’a aucune information sur les violations des droits de l’homme qui s’y commettent, et d’autres pays sont accablés sur des broutilles parce qu’il y a transparence.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 novembre 02:08

      @Eric F
      Je ne suis pas mieux renseigné que vous sur le processus de RSF pour faire ce classement et certainement que certains points pourraient être contestés comme pour Amnesty. Cependant, il me semble que leur avis mérite d’être pris en considération.
      En cherchant sur le web, nous aurions certainement des précisions.
      Je suis enclin à leur faire confiance... mais bien sûr...


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 novembre 20:23

    Je n’ai rien contre les initiatives pour améliorer la vie politique du pays mais cette constitution ne réponds pas à de nombreuses question, et surtout elle ne répond pas aux problèmes soulevés par le passé.

    Par expérience, on peut dire que si le pouvoir corrompt, la fragmentation de celui-ci engendre de nombreux problèmes comme l’engorgement législatif dû à la lenteur des procédures. De plus, quand le pouvoir est morcelé, au final il n’est exercé que par une partie des ayants droits qui au final s’arrogent la totalité de la puissance publique.

    Car c’est dans la nature humaine : personne n’aime exercer un droit qu’il n’a pas voulu, surtout s’il prend du temps car ne vous faites pas d’illusions : on ne dirige pas une nation en appuyant sur trois boutons au hasard. Il faut passer des heures et des jours pour creuser la question et se déterminer en fonction des risques et des conséquences que chaque décision apportera. Qui peut se permettre cela quand on passe 8 heures au boulot et 2 autres dans les transports ?

    Mais prenons les problèmes dans l’ordre :

    - Qui doit écrire la constitution ?

    L’idéal est une assemblée représentative des courants politiques du pays afin de ne pas se couper d’une partie de la population qui aura beau jeu de considérer l’inéquité de la chose si les équilibres ne sont pas respectés.

    Mais il ne faut pas croire que cela garantira le succès. L’Islande est un bon exemple : la constitution écrite par une assemblée cityoenne tirée au sort a fini à la poubelle car les citoyens dans leur ensemble n’ont pas daigné se déplacer le jour du vote de confirmation.

     

    - Faut-il tirer au sort des citoyens :

    Choisir au sort un citoyen qui ne veut pas travailler à la politique n’a aucun sens. Donc uniquement les inscrits. mais là on court le risque d’aboutir à un corps non représentatif de l’ensemble de la population.

     

    - Combien faut-il d’assemblée ?

    3 ou 4 ? Inutiles. Cela rallonge les délais sans raison valable. Il est inepte aussi de séparer discussion et vote. Le consulat montre aussi qu’une telle configuration est inutile et antidémocratique.

     

    - Qui doit être à l’initiative des lois ?

    Le corps législatif et l’exécutif selon les besoins et l’urgence.

     

    - Qui doit écrire les lois ?

    Ceux à l’origine de la proposition, aidés de juristes pour garantir la constitutionnalité et l’applicabilité des lois.

     

    - Qui vote la loi ?

    Les assemblées. Hors de question de laisser une vague populiste composée d’intérets particulier gêner ce qui peut profiter à tous pour le confort de quelques uns.

     

    - Quelle doit être l’étendue du pouvoir exécutif ?

    L’exécution des lois et la gestion des crises potentielles.


    • cleroterion cleroterion 4 novembre 21:26

      Bonjour@Mmarvinbear
      Vous parlez de l’engorgement lié à la lenteur des procédures. Il est possible en effet qu’une procédure qui passe par 3 assemblées prenne plus de temps. Mais ne vaut -il pas mieux prendre son temps que de gouverner par ordonnances  ?
      On ne peut pas laisser des élus écrire la constitution, si je suis un élu et que j’écris moi-même les règles auxquelles je dois me soumettre, il y a un conflit d’intérêt rédhibitoire.
      Je pense qu’une assemblée représente statistiquement mieux les Français que n’importe quelle assemblée de partis.
      Dans le système que je propose, la séparation discussion / vote, est obligatoire, sinon l’égalité politique n’a aucun sens

      A la question - Qui vote la loi ? vous dites :

      "Les assemblées. Hors de question de laisser une vague populiste composée intérêt particulier gêner ce qui peut profiter à tous pour le confort de quelques uns."

      Je pense que c’est sûr ce point ou vous tromper le plus : les citoyens qui composent une assemblée tirée au sort représentent la diversité. Comme ils ont des intérêts divergents , ils sont donc obligé de trouver un consensus qui répond non pas à des intérêts particuliers mais à l’intérêt général.


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