vendredi 15 février - par PRCF

En 30 ans 2/3 des maternités ont été fermées, 167 000 femmes sont à près d’une heure d’une maternité

Dans les campagnes, dans les banlieues, les travailleurs de France le savent, l’euro austérité détruit les services publics un à un. Sous prétexte de rentabilité, et pour mieux les remplacer par des concurrents privatisés, dans la santé, l’éducation, les transports, les télécommunications ou l’énergie, les services publics sont réduits ou fermés.

 

En 30 ans 2/3 des maternités fermées

Il est un domaine particulièrement frappant, celui de la Santé. Entre 1978 et 2016 le nombre de maternité a été réduit de près de 1400 à moins de 500. Une maternité pour 70 communes. En France, les femmes de 15 à 40 ans sont plus de 10 millions. De une maternité pour 7300 femmes en 1975, la vague d’euro fermeture a fait réduire dramatiquement ce chiffre à 1 maternité pour 20 000 femmes !

C’est ce qu’indique une note de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé (Drees), publiée en 2018 qui souligne que ce tsunami de fermeture de maternité s’est amplifié ces dernières années sous l’effet des euro réformes conduite par les gouvernements de Sarkozy, Hollande et désormais Macron. Elle frappe en premier lieu les établissements hospitaliers publics. A contrario le nombre de cliniques privées reste stable témoins de la privatisation en cours de l’Hôpital.

 Le nombre d’hôpitaux public s’est réduit à 1.363 en 2017 contre 1.458 sites en 2013 (-7%). Pour les établissements privés à but non lucratif la baisse aussi est notable : 680 en 2017 contre 712 sites en 2013 (-4%). Mais c’est la stabilité pour les cliniques à but lucratif : 1.001 en 2017 contre 1.022 entités en 2013 (-2%).

Deux fois moins de lits en maternité pour un nombre de naissance stable

En ce qui concerne les maternités, le bilan 2018 des établissements de santé démontre leur raréfaction : 1 369 en 1975, 814 en 1996, 498 en 2016 (une division par deux en vingt ans et par près de 3 en 30 ans). Et le nombre de lits d’obstétrique a lui été “quasiment divisé par deux depuis trente ans”, alors que la natalité “est restée dynamique au cours de toute la période, avec 710 000 à 800 000 naissances par an”. Car les fermetures de maternité ne s’accompagne d’une augmentation du nombre de places pour les femmes enceintes dans les établissements hospitaliers publics restant.

Les conséquences de ces euro réformes visant à privatiser l’hopital public et réduire l’offre public de soin sont dramatiques. L’étude publiée en janvier par la Drees démontre que 167 000 Françaises (1,5 % de la population) vivent dans un désert obstétrique,, avec peu de sages-femmes et situé “à quarante-cinq minutes ou plus de la maternité la plus proche”. “Cette proportion s’élève à 5,4 % en retenant le seuil à trente minutes”, ajoute l’organisme, soulignant que “le cumul d’une faible accessibilité aux unes [les sages-femmes] et d’un éloignement aux autres [les maternités] peut entraîner des difficultés de suivi de grossesse”.

Dans un département rural comme le lot, en 2018 c’est 17 accouchements qui ont eu lieu sur le bord de la route en raison de la fermeture des maternités de proximités.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/en-30-ans-2-3-des-maternites-ont-ete-fermees-167-000-femmes-sont-a-pres-dune-heure-dune-maternite/



7 réactions


  • Nicolas_M Nicolas_M 15 février 15:43

    C’est 17 accouchements qui ont eu lieu sur le bord de la route

    17 accouchement qui ont eu lieu sans soucis. Aucun premier enfant, où le travail dure plus longtemps et où on a le temps de voir venir. Donc des mères qui avaient déjà accouché et dans l’absolue n’avaient pas besoin de maternité du tout. En 2005 plus du tiers des femmes des Pays Bas ont accouché chez elles. Ce qui économise pour chaque accouchement 1000€ à leur sécu (pas de chambre d’hôpital, moins de matériel médical) sans compter que c’est bien plus confortable pour les mamans (les maternités et leur air surchauffé desséché, quel horreur ... sans compter les instituts de sondage à tout heure et les nourrissons qui hurlent dans les couloirs et empêchent les mamans fatiguées de se reposer).


    Avoir un enfant est un acte naturel qui ne nécessite pas de soin médicaux dans 90% des cas. Il existe des grossesses où l’on sait que l’accouchement peut être risqué, elles sont rares et mieux suivi. Il faudrait en finir avec ce culte de la maternité en France.


    • zygzornifle zygzornifle 16 février 12:59

      @Nicolas_M

       C’est 17 accouchements qui ont eu lieu sur le bord de la route


      Surtout pas de gilet jaunes pendant l’accouchement car si un véhicule de CRS ou de Gendarmes Mobile passe ça risque de mal se finir avec un plus une accusation d’exhibition sur la voie publique et d’attouchement sur un mineur , ils sont capables vu leur QI de balancer une grenade de désencerclement dans la bagnole de la maman qui accouche d’un futur petit révolutionnaire , hé oui car les nanas a fric n’habitent pas aussi loin des hôpitaux ou bénéficient de transport très rapides ....


  • Ruut Ruut 15 février 16:00

    Merci au PRCF pour leur appel au vote Macron....


  • Dom66 Dom66 15 février 21:24

    Non les riches ne sont à moins d’une heure....alors ils s’en foutent.

    C’est ça la macronie 2.0


  • zygzornifle zygzornifle 16 février 12:53

    Par contre on est toujours aussi proche des cimetières ....


  • Daniel0 16 février 17:41

    Bonsoir, c’est pas l’euro qui responsable des fermetures des services publics ou privés. C’est la numérisation qui a condamné les guichets pour faire des économies de personnel. L’état comme les grands groupes privés ont créer des plates-formes, par exemple les banques les assurances et les demandes d’actes administratives. Le secteur privé a dépecé toutes les missions rentables que l’état exerçaient notamment l’assistance technique aux communes. La spirale infernale avec les fermetures qui entraînent d’autres fermetures pour des raisons de difficultés de conserver une qualité de service et des compétences font que les efforts que l’état via les financements de l’Europe ne suffisent plus. Certaines régions, littorales notamment s’en sortent par le tourisme et l’apport d’argent des retraités dans le circuit économique local.


  • UnLorrain 16 février 21:27

    Pas lu excusez du peu.

    Docu TV,datant,une sage-femme parle,elle est russe ( communiste ? ) « cette façon en fera des individus forts » Cette façon, consiste a retirer le nouveau né de la proximité de sa maman,temporairement vraisemblablement, de le « saucisonner » quasiment dans une sorte de bandage ( le bébé devient instantanément muet,calme,cela produirait en lui l’effet du ventre de sa maman où il se sentait en sécurité ) il sera allongé a côté d’autres bébés ainsi fagotės et c’est une scène mignonne comme on imagine pas voir. Lui,regarde, paisible.

    Ici,le fils de mon frère, digne d’être au niveau d’un compagnon,maçon qui aurait certainement aimé la chance de vouloir ou pouvoir transmettre ses extraordinaires connaissances, va naître en maternité et une faute sera commise le résultat sera que l’enfant aura un cerveau éteint. Sa maman le portera pourtant...12 ...14 ans je ne sais plus bien. Elle sera libérée me dira une proche,au décès de son fils.

    Ici....c’est l’occident. ...on y meurt anormalement jeune je l’ai tellement constaté.


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