mercredi 7 août 2013 - par Laurent Herblay

Energie : le coût du renouvelable

L’éolien et le solaire ont toujours eu bonne presse. En partie à raison : il s’agit d’énergies renouvelables et peu polluantes, alors que les hydrocarbures ne sont pas renouvelables et beaucoup plus polluants. Problème, leur coût considérable est un peu trop souvent ignoré dans le débat.

 
Une facture colossale
 
Deux de nos voisins le paient cher. L’Espagne, comme le rapporte un article de The Economist, consacre la bagatelle de 12 milliards d’euros (plus d’1% de son PIB) à subventionner le solaire, une somme qui pose problème doublement. D’abord, en pleine rigueur budgétaire, il est tentant de couper dans les subventions, ce qui créé une instabilité législative peu propice à l’investissement. Ensuite, l’Etat espagnol a payé jusqu’à douze fois le prix du marché à des opérateurs privés qui en retirent de juteux bénéfices. Ne serait-ce pas à l’Etat de réaliser ces investissements pour éviter des rentes ?
 
 
L’Allemagne paie cher également ses investissements dans le domaine. Cet article de Christian Stoffaes dans la Tribune fait une comparaison effarante entre le nucléaire français et les énergies renouvelables allemandes : nos voisins ont investi 120 milliards d’euros pour 75 milliards de Kwh quand la France a payé 96 milliards (selon la nouvelle estimation, revue à la hausse, de la Cour des Comptes) pour 410 milliards de Kwh, 5 fois plus ! La raison : « les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an (sur les 8760 que compte une année)  ». Cet article de Contrepoints chiffre l’effort de l’Allemagne à plus de 16 milliards d’euros en 2011 et la bagatelle de 28 milliards en 2015.
 
Une France plus conservatrice
 
Comme le rappelle ce papier du Figaro, notre pays a été beaucoup moins volontariste, puisque les énergies renouvelables ne représentent que 13% de notre consommation. Et encore, la majorité vient des barrages et non de l’éolien et du solaire. Résultat, la facture est bien moindre : 3,3 milliards de 2005 à 2011. Néanmoins, la Cour des Comptes a publié un document qui s’alarme sur le montant de la facture puisque Paris y consacrera 8,6 milliards d’euros en 2020 (bien moins que Madrid ou Berlin). Elle souiligne le surcoût du solaire (jusqu’à 11 fois plus cher que le nucléaire) et de l’éolien (jusqu’à 2,3 fois) et appelle à « contrôler les abus  » dans le versement des subventions aux opérateurs privés.
 
Malgré tout, le caractère renouvelable et non polluant de ces énergies fait qu’il faut investir mais on peut penser que notre pays a bien fait de le faire de manière plus modérée tant que les écarts de coût restent importants. Le différentiel se réduit de plus en plus, comme même Christian Stoffaes le reconnaît. En outre, on peut considérer qu’il s’agit d’une priorité absolue tant pour échapper à la dépendance aux hydrocarbures non renouvelables que pour limiter les émissions de CO2. Mais est-ce une bonne idée de faire payer une transition aussi chère aux citoyens en pleine crise ? Et plus encore, les mécanismes de subventions aux entreprises privées posent d’immenses problèmes.
 
S’il faut absolument préparer la transition énergétique, en revanche, il est dommage que le débat actuel ignore trop souvent deux zones d’ombre : le coût colossal de cette transition (même si l’on approche du moment où ces technologies seront rentables) et surtout les modalités de cette transition. Les problèmes posés par les subventions démontrent à nouveau que l’énergie relève du service public.


84 réactions


    • juluch juluch 7 août 2013 12:02

      je suis du même avis.....


      sans parler de la pollution sonore et visuelle de ces gros ventilateurs.

    • Enpassant 7 août 2013 12:24

      Je tenais à rappeler que pour les éoliennes il existe (contrairement à d’autre moyen de production) le Décret no 2011-985 du 23 août 2011 définissant les garanties financières du démantèlement et la remise en état du site, ainsi que l’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution des garanties financières.

      Pour information les spécialistes évaluent le temps de retour énergétique (qui prend en compte la fabrication, installation, fonctionnement et démantèlement) entre 6 mois et 3 ans en fonction de la production. Un parc produisant minimium 20 ans ...


    • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 12:27

      La densité du nucléaire au thorium permet depuis les années 60 d’avoir une énergie propre, sûre, abondante n’en parlons pas, sans déchets (transmut).

      Pourquoi donc s’enfoncer dans ces énergies écolos si peu denses, qu’elles ne permettent pas, si elles étaient généralisées, de dessaler de l’eau de mer en grande quantité, et plus généralement de disposer d’un max d’énergie pour développer le monde ?

      A oui, pardon, j’oubliais : les spéculateurs n’ont pas encore été mis hors course !


    • amiaplacidus amiaplacidus 7 août 2013 13:53

      Maintenant, des faits, pas des on-dits.

      J’ai fait poser, il y a un peu plus d’un an, 32 m2 de capteurs photovoltaïque, j’en ai tiré environ 7500 kWh en une année, dans un climat pas forcément optimal (Haute-Savoie) et dans une année pourrie.

      Financièrement, mon retour sur investissement va être de l’ordre d’une dizaine d’années pour une durée de vie des capteurs, garantie sur contrat de 25 ans. Cela veut dire que pour moi, je vais avoir, au minimum, 15 ans de bénéfice pur, enfin, quand je dis moi, ce sera peut-être mes héritiers compte tenu de mon âge.
      Pour la collectivité, à laquelle je revends l’énergie produite, le retour sur investissement sera fait en une vingtaine d’années, au delà, c’est également bénéfice pur.
      Bien sûr, je suis gagnant, mais il faut bien me récompenser de faire un effort en faveur des énergies dites « douces ».

      Sur le plan du bilan énergétique, les capteurs utilisés (pas des chinois, allemands, parce que, maintenant, trouver des capteurs français ...) restitueront intégralement l’énergie utilisée pour les fabriquer et les détruire en fin de vie, en un peu plus de 3 ans. C’est à dire, qu’il va y avoir plus de 22 ans de production d’énergie nette.

      Alors, oui, de prime abord, le photovoltaïque parait plus couteux que le nucléaire. Mais ces couts incorporent déjà le démantèlement.
      Alors que pour le nucléaire, on « démantèle » depuis plus de 27 ans une centrale (Brennilis), sans avoir encore touché au coeur et les couts sont déjà 20 (vingt) fois plus élevés que ce qui était prévu et provisionné. Alors, à terme, le nucléaire va être cher, très cher, très très cher. Les récentes hausses du prix de l’électricité en France, c’est du pipi de minet en comparaison de ce qui nous attend.

      Bien sur, il ne faut pas penser photovoltaïque en terme de centrale, mais plutôt en terme de petites unités de production (sur les toits bien orientés par exemple). reliées entre elles par un réseau finement maillé. C’est infiniment plus rentale, financièrement et énergétiquement que de grosses machines.
      Mais, évidemment, cela veut dire que le pouvoir échapperait aux pontes des grandes entreprises pour revenir au particuliers, alors ...

      Pour la petite histoire, j’ai fait un petit héritage, et plutôt que de le dépenser stupidement, je l’ai investi en modernisation de ma maison : isolation, pompe à chaleur géothermique, photovoltaïque. Maintenant, je suis totalement autonome en énergie, plus même, avec la production de ma maison, déduction faite de toutes les consommations, j’arriverai à rouler 1000 km par année avec ma bagnole, quatre ou cinq fois plus si j’avais une bagnole électrique.


    • perceval78 7 août 2013 17:16

      les constructeurs d’eoliennes sont obligés par la loi de provisionner l’argent nécessaire a leur démontage , ce n’est pas le cas pour le nucléaire


  • perceval78 7 août 2013 11:48

    Laurent,


    Votre article ne tien pas compte de 2 choses :
    - le cout du demantelement du nucleaire
    - le cout en cas d’accident

    le cout du demantelement du nucleaire n’est pas pris en compte simplement parce qu’on est incapable de le chiffrer . La centrale de Brennilis arrete il y a 40 ans n’est toujours pas demantelé.

    les 2 mammelles de la france etant l’agriculture et le tourisme , je n’ose même pas imaginer le coût d’un accident sur le territoire francais .

    • rotule 7 août 2013 18:13

      > Est ce qu’on sait simplement comment s’y prendre pour démanteler une centrale nucléaire ?

      On va bientôt se résoudre à la seule solution : les ensevelir sous un mont de terre, pour les protéger contre les actions extérieures, les cacher. Les mines de charbons ont bien leurs terrils fleuris et boisés.....


    • Karash 7 août 2013 19:18

      Démanteler une centrale nucléaire, ça n’a rien de compliqué, c’est juste fastidieux, comme de désherber un hectare de terre à la main. Au pire, une fois qu’on a viré le circuit primaire et autres installations très contaminées, si on n’a pas les moyens, on peut laisser toute les structures de confinement (béton) en friche.


    • sylvie 12 août 2013 18:17

      karash et on commence quand ?


  • interlibre 7 août 2013 12:41

    On ne peux pas comparer le nucléaire et les autres énergies, pour la bonne raison que personne ne connait le cout du nucleaire et même si un jour on prend en compte les assurances, les dégats éventuels en cas de catastrophe (proportionnel au nombre de catastrophes par exemple), les conséquences de l’extraction de l’uranium (mines, guerres...) et le démantèlement des centrales il reste les dechets, vous m’expliquez comment on peux quantifier le cout de tonnes de déchets radioactifs que l’on va devoir traiter pendant des milliers d’années ? C’est IN-QUANTIFIABLE.
    Le nucléaire (actuel, avec déchets) c’est une dette in-quantifiable que l’on prend sur le dos de nos enfants. C’est le court-termisme dans toute sa stupidité et son irresponsabilité.


    • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 13:24

      "il reste les dechets, vous m’expliquez comment on peux quantifier le cout de tonnes de déchets radioactifs que l’on va devoir traiter pendant des milliers d’années ? C’est IN-QUANTIFIABLE."

      Ola, mon ami, la question de la matière première a été... traitée :) Exemple ici ici

      Le seul blocage est financier. Pour ça, faut http://www.couperlesbanquesen2.fr


    • interlibre 7 août 2013 13:55

      J’aimerai tant que vous ayez raison mais non, dans vos liens le réacteur en question produit tout de même des déchets. (type ? quantité ?) Et que fait on des dechets existants ?
      Le fait de produire moins de déchets n’a rien a voir avec le traitement de la radioactivité qui a ce jour n’a pas de solution sinon il ferait désormais bon vivre à Fukushima.
      Le problème est loin d’être traité.

      Voici des infos récentes au sujet des déchets :

      http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-dechets-radioactifs-doublement-leur-volume-ici-2030-40024/ ?


    • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 16:26

      "dans vos liens le réacteur en question produit tout de même des déchets. (type ? quantité ?) Et que fait on des dechets existants ?« 

      C’est le principe du traitement par transmutation qui y pourvoit.

       »le traitement de la radioactivité qui a ce jour n’a pas de solution« 

      Vous confondez traitement des déchets (c’est là qu’entre en jeu l’enjeu de l’industrialisation de la transmutation) et la radioactivité à proprement parler.

      Sur la radioactivité, et son éventuelle dangerosité ou ses bénéfices, connaissez-vous le principe de l’hormésis ? Connaissez-vous l’histoire dite des  »irradiés de Taïwan" ? Je vous propose aussi de découvrir la ville de Ramsar, en Iran, ou la plage de Guarapari au Brésil... des lieux rayonnants de bien-être... !

      Un site instructif de manière générale : http://www.ecolo.org

      Quant au lien que vous donnez, effectivement vous avez raison, c’est pas ces organismes qui risquent de faire évoluer le débat et d’expliquer la transmutation : c’est l’oligarchie du nucléaire qui les tient : la gestion du statut quo scientifique est leur gagne-pain ! :)


    • interlibre 7 août 2013 16:57

      Les déchets nucleaires sont génants parcequ’ils sont radioactifs, je ne confond pas. Si ils ne l’etaient pas on pourrait s’en servir pour remplir les bacs à sable des parcs. Pour les rendre inerte il faut bien traiter la radioactivité.
      Au sujet de la transmutation, c’est marrant mais j’y crois autant que les alchimistes qui expliquaient il y a des centaines d’années pouvoir transmuter le plomb en or. Je suis comme St Thomas, qu’on me le montre. Qu’ils aillent à Fukushima transmuter toute la zone.
      Et pour finir vous expliquer qu’un peu de radioactivité ne fait pas de mal. OK... sauf que beaucoup vous tue pour des siècles...et dans les centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve...


    • amiaplacidus amiaplacidus 7 août 2013 17:08

      Je vous suggère d’aller vivre dans les environ de Fukushima, lorsque vous y serez depuis une année, nous parler des bienfaits de la radioactivité.
      Aucun problème pour y trouver du boulot, ils cherchent des volontaires (très très bien payés) pour tenter de trouver le début du commencement du prémisse d’une solution. Vous pouvez aussi participez au pompage des eaux radioactives, très bien payé aussi.
      Je m’étonne d’ailleurs que vous n’y soyez pas déjà.

      Au fait, vous souvenez-vous de quoi est morte Marie Curie, ou les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, etc ?


    • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 19:18

      "Les déchets nucleaires sont génants parcequ’ils sont radioactifs, je ne confond pas. Si ils ne l’etaient pas on pourrait s’en servir pour remplir les bacs à sable des parcs. Pour les rendre inerte il faut bien traiter la radioactivité.« 

      Oui, tout à fait d’accord, bien sûr

       »Au sujet de la transmutation, c’est marrant mais j’y crois autant que les alchimistes qui expliquaient il y a des centaines d’années pouvoir transmuter le plomb en or.« 

      Ah ça, c’est sûr : si vous êtes mystique, c’est mal barré :)

       »Et pour finir vous expliquer qu’un peu de radioactivité ne fait pas de mal. OK... sauf que beaucoup vous tue pour des siècles...et dans les centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve..."

      Eh bien si vous creusez le sujet, vous verrez que les taux de radioactivité de Ramsar, Guarapari, ceux dans lesquels ont vécu les irradés de Taiwan ou même, beaucoup plus simplement, si vous allez en Bretagne, dépassent de trèèèèès loin les taux à l’intérieur d’une centrale. Et les populations se portent très bien, merci pour elles :)


    • Rincevent Rincevent 7 août 2013 23:12

      si vous allez en Bretagne, dépassent de trèèèèès loin les taux à l’intérieur d’une centrale. Et les populations se portent très bien, merci pour elles :) N’importe quoi ! comparer les émissions de roches granitiques avec le cœur d’un réacteur...


    • Ruut Ruut 8 août 2013 08:48

      Combien de centrales ont été 100 % démantelées ?

      Et lesquelles ?
      A quel coût ?


    • Roosevelt_vs_Keynes 8 août 2013 09:23

      @rinceven

      Je répondais à « et dans les centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve... »

      et non à « et dans les réacteurs des centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve... »


  • Bulgroz 7 août 2013 13:41

    "En outre, on peut considérer qu’il s’agit d’une priorité absolue tant pour échapper à la dépendance aux hydrocarbures non renouvelables que pour limiter les émissions de CO2. "

    Dépendance aux Hydrocarbures :
    Allemagne : 79,5%
    Espagne : 79,9%
    France : 51,0%

    Émission CO2 par tête de pipe : CO2/Population (t CO2/capita) :
    Allemagne : 9,16
    Espagne : 6,17
    France : 5,49


    • Croa Croa 7 août 2013 22:32

      Aucun de ces pays ne fait des efforts pour la seule solution qui vaille, à savoir d’arrêter les gaspillages !

      Ces résultats en attestent.


    • Ruut Ruut 8 août 2013 08:46

      Le CO2 n’étant pas un polluant...


  • Bulgroz 7 août 2013 13:46

    Cour des Comptes, 25 Juillet 2013, rapport sur « La politique de développement des énergies renouvelables »

    « Entre 2012 et 2020 (9 ans), sans bouleversement de la politique menée jusqu’à présent, le volume global de la CSPE liée aux énergies renouvelables pourrait atteindre environ 40,5 Md€, directement supportés par les consommateurs d’électricité, particuliers ou professionnels, contre 3,3 Md€ au total entre 2005 et 2011 (7ans).
     »


  • Deneb Deneb 7 août 2013 13:47

    Aujourd’hui c’est cher, certes.
    Si, il y a vingt ans, on vous aurait dit que dans vingt ans, tout le monde aurait un ordinateur, vous aurez sans doute objecté : mais où vont-ils trouver l’argent pour s’acheter les ordinateurs ?

    Connaissez-vous la loi de Moore ?

    Si elle s’applique aux énergies renouvelables (très probable), dans 10 ans on aura du photovoltaïque et de l’éolien 100 fois plus efficace, stockant l’énergie sur place dans ses supercapacitors avec une capacité 100 fois plus importante.

    Mais je suis de plus en plus persuadé que le problème énergétique est un faux problème. De l’énergie, il y en a en abondance, mais les énergies autorisées sont uniquement celles que l’Etat peut taxer. Nikola Tesla s’est fait avoir par ses investisseurs quand il leur a présenté une énergie gratuite, accesible librement à tout le monde. Ils se sont empressés de détruire son étude.

    Le problème avec les énergies libres c’est qu’à terme tout le monde pourra fabriquer sa propre énergie, ce qui le rendra indépendant des réseaux mis en place par l’Etat. Ce dernier va donc tout faire pour retarder l’avènement des productions individuelles. Ils se sont déjà fait avoir par l’internet, qui leur a explosé la propriété immatérielle. Aujourd’hui ils sont comme un chat échaudé qui craint l’eau tiède. D’ailleurs, cet article pourrait très bien être dans la lignée des découragements programmés : laissez tomber, c’est trop cher !


    • amiaplacidus amiaplacidus 7 août 2013 17:14

      Tout à fait raison Deneb. Le prix du photovoltaïque, par kWh produit a été divisé par deux en 10 ans.

      Et tu mets exactement le doigt où cela chatouille :
      "Le problème avec les énergies libres c’est qu’à terme tout le monde pourra fabriquer sa propre énergie, ce qui le rendra indépendant des réseaux mis en place par l’Etat. « 

      Simplement, je mettrais à la place de l’État, et pour paraphraser Eisenhower, »le complexe étatico-industriel". Parce que les grosses boîtes se taillent la part du lion dans le nucléaire, et l’État se contente de financer sans un retirer un centime de bénéfice.


    • Roberton 8 août 2013 11:39

      La loi de Moore est valable uniquement pour l’électronique, l’aviation en 50 ans a divisé par trois sa consommation de 10 à 3 l par passager/100km, l’automobile bien moins. L’éfficacité énergétique ne c’est améliorée que de 30% en 50 ans pour l’ensemble des procédés industriels. Retournez voir Carnot !!!! 


  • interlibre 7 août 2013 14:18

    Il y a énormément de recherches et de découvertes sur l’énergie solaire. Les panneaux photovoltaïque n’étant qu’une étape. C’est beaucoup plus simple de faire des recherches dans ce domaine car ce n’est pas dangereux (pas de radioactivité) et étant donné l’age relativement récent de la techno il n’y a pas de lobby pour brider le travail des chercheurs.
    Je pense que c’est la qu’on trouvera une solution à nos problèmes énergétiques sans doute avec ce genre de technos :
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-photovoltaique-record-rendement-boites-quantiques-40758/


    • Deneb Deneb 7 août 2013 14:56

      De toutes façons, pour l’énergie comme d’ailleurs pour bien d’autres problèmes il y a une solution miracle : les nanotechnologies. Les chinois, et même les iraniens et les nord-coréens s’y mettent à fond. En France, il y a de la resistance de la part des écolos intégristes vieillissants et acariâtres, que l’on reconnait facilement par leur bonnet anti-ondes et leur électrosensibilité.


    • interlibre 7 août 2013 15:34

      Solutions a tout nos problèmes effectivement, par la destruction totale de ce qu’il nous reste.
      Non, j’exagère, mais la liste des pays que vous faites parle d’elle même, les nanotechnologies ne sont pas développées pour le civil ou pour le bien commun mais bien pour en faire des armes de destruction ciblé/massive ou de contrôle général. Alors effectivement beaucoup d’avancées technologiques civiles sont du aux recherches militaires (et accessoirement, aux millions de morts) mais je doute qu’on ai besoin de nouvelles armes de nos jours et des millions de morts qui vont forcement avec. Pour moi, la réticence est bien a ce niveau la, je ne suis pas anti-technologies mais quand on voit ce qu’on en fait j’aurai même du mal à laisser un fer à souder entre les mains de la plupart des gouvernements actuels.


    • Deneb Deneb 7 août 2013 15:53

      La science militaire est à la science ce que la musique militaire est à la musique.


  • unandeja 7 août 2013 14:54

    en effet, à part le geothermique et l’énergie marémotrice, les énergies renouvelables reste très discutables....le cout carbone d’une éolienne (construction, démentèlement mais aussi entretien et réparations) est apparement + élevé que l’économie carbone faite en utilisant des éoliennes plutot que d’autres énergies....

    ...mais bon il faut bien explorer des psites pour les améliorer ensuite. Le solaire et l’éolien en font partie.


  • luxo 7 août 2013 15:13

    Le photovoltaïque est rentable ,voir le projet de Mr BUFFET dans le désert de mojave
     
    projet A V S P 1300’hectares de panneaux , charges équipements 3,5 millions us le MW
     nucléaire 5,5 millions us le MW
     EPR 6,5 millions us le MW
     charges de fonctionnement nucléaire20 dollars us
     solaire 1-2 dollars us


  • reveil reveil 7 août 2013 15:26

    Les lecteurs noteront qu’à l’heure où la situation à Fukushima est totalement hors de contrôle, c’est à dire menaçant la moitié du Japon et les ressources en eau de tokyo, on trouve encore des crevettes de sous préfecture totalement irresponsables pour vanter les mérites du nucléaire. Je propose que toutes les personnes corrompues ou stupides, politiques ou autres assurant la promotion des centrales nucléaires engagent personnellement leur responsabilité et soient dûment répertoriées en tant que telles. C’est trop facile de se barrer à l’autre bout de la planète quand tout va commencer à aller mal, c’est à dire bientôt, et de laisser les pauvres gens mourir sur place.


  • Ronny Ronny 7 août 2013 16:14

    @ auteur

    Vous lancez un débat intéressant mais dangereux, tant le nucléaire a mauvaise presse.

    On peut comparer les avantages et inconvénients de chaque mode de production. A vrai dire, je ne suis pas sur que l’un surpasse l’autre de façon incontestable. Le nucléaire actuel a le gros avantage d’un coût modéré, même en incluant les estimations de déconstruction et deux autres gros avantages additionnels : la compacité de la source d’énergie (autrement dit le peu de matière nécesaire à produire des grandes quantités d’énergie) et un coût carbone (y compris extraction du minerai, retraitement, construction et déconstruction des centrales) équivalent à celui des éoliennes de grandes capacités. Les inconvénients sont connus : des déchets difficiles à retraiter (et encore que partiellement) et à stocker, et des conséquences très lourdes en cas d’accident majeur. Ajoutons à cela la bétise de certains, qui souhaitent tout faire pour créer un accident, afin de pouvoir éventuellement justifier de la dangerosité du process : j’avoue que l’idée de déboulonner des lignes HT ou de faire dérailler des trains de combustibles retraités, outre que cela ne produira pas d’accident comme espéré, est une connerie sans nom, mais qui ne m’étonne plus de la part de sombres crétins... 

    Sur un autre sujet, les calculs fait par certains sur le rendement des photovoltaiques ne tiennent la route que parce que l’énergie leur est rachetée au prix fort, pour des raisons réglementaires, mais ce système n’est économiquement pas viable.

    Des pistes intéressantes existent pour constituer un mix énergétique dans lequel - de toutes façons - on ne pourra se passer pour le moment du nucléaire (et également dans le futur) : géothermie sous exploitée, champ éolien en mer, énergie thermobarique, etc.

    Un des intervenant mentionne le choix des filières nucléaire au thorium. Il a bien raison et je ne comprends pas pourquoi celles-ci ne sont pas développées davantage. Il faut aussi poursuivre sur la voie de la fusion qui reste pour le moment qu’hypothétique.

    Enfin, comme je le dis souvent, ma meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Les économies d’énergie ont toutes leur place dans le futur. Il faudrait même accélérer le processus. mais soyons clairs, j’ai fait ré-isoler ma maison, installer un chauffage bois à haut rendement, changer portes et fenetres, et j’ai économisé environ 25% de consommation d’énergie électrique. Si je regarde l’aspect coût de revient, je ne rentabiliserai jamais ces investissements qui bénéficieront en fait aux prochains propriétaires. Il faut donc réfléchir sur le ong terme et faire que les économies d’énergie soient beaucoup mieux prises en charge par la collectivité, peut être en fonction d’un barême de revenus. Le problème est que cette attitude ne sinscrit pas dans une civilisation de la consommation mais de la décroissance out tout au moins de la sobriété, concept qui a du mal à faire son chemin !


    • CN46400 CN46400 7 août 2013 21:42

      La solution Thorium correspond à la génération 4 des centrales nucléaires (EPR= génération 3). Il faut du thorium (aussi courant que le plomb) et du plutonium (déchets actuels). Les centrales seront plus simple que les génération 2 (pression atmoshérique au lieu des 150 bar actuels), beaucoup moins de déchets. Mais il y a un mais, le fluide caloporteur du circuit primaire ne peut être de l’eau car la quantité d’énergie à évacuer est telle que seuls le plomb ou le sodium (liquide entre 100 et 900° mais qui explose au contact de l’eau et s’enflamme au contact de l’air ) peuvent être utilisés. Le surgénérateur phoenix, qui fonctionne au sodium, sert à étudier le pb en France.


  • Rincevent Rincevent 7 août 2013 16:19

    Ne serait-ce pas à l’État de réaliser ces investissements pour éviter des rentes ? Oui, pourquoi pas ? Sauf que rien ne nous garantit qu’il aurait une logique radicalement différente du privé…

    Mais est-ce une bonne idée de faire payer une transition aussi chère aux citoyens en pleine crise ? Autrement dit attendons que ça s’arrange. Mais 1) rien ne dit que ça va s’arranger - 2) nous n’avons pas tout le temps devant nous, entre pollution et épuisement des ressources. C’est une position de comptable, rien d’autre.


    • Croa Croa 7 août 2013 22:57

      Ce n’est pas nouveau, les bonnes idées ont toujours été détournées par les escrocs de grands chemins, que ce soit par la voie des privatisations (systèmes libéraux) ou celle d’une oligarchie centrale (faux socialismes). Le pouvoir est une bonne filière d’accès au pognon... Il faudrait que les états européens retrouvent leur indépendance et redeviennent démocratiques pour que cessent ces rentes illégitimes.

      Ce n’est hélas pas demain la veille ! smiley

      Dans l’attente nous pouvons, à la manière du colibri, devenir micro-producteurs avec nos toitures et ce sera toujours ça que les bandits n’auront pas ! smiley


  • lejacasseur 7 août 2013 16:20

    Simple témoignage local. Dans mon petit village du Nord Bourgogne, le maire et ses confrères des villages voisins sont en train de s’emballer sur un projet éolien. La mode... Ici, l’environnement est fait de valons, collines, forêts, un vrai régal. Autant dire que les éoliennes, pour la destruction du paysage, c’est un désastre annoncé. Quant à l’étude de rentabilité vis-à-vis des vents, elle conclue à seulement 17%. Mais qu’à cela ne tienne, Monsieur le maire s’entête. Pourquoi ? Parce que curieusement, les implantations prévues vont rapporter aux propriétaires des terres agricoles environ 3000 euros par an. Et curieusement, parmi ceux là des membres du conseil municipal ou des proches. Dans un village à 500 votants, les accointances sont vite repérées. Je ne suis pas contre l’éolien, mon père habite la Beauce, en plein vent, grand espace de culture triste à souhait. Les éoliennes ont trouvé rentabilité et intégration.
    Mais dans le cas présent, c’est juste une affaire de pognon.
    Je ne suis pas naïf, les énergies renouvelables sont une source de profits pour l’industrie du secteur et instrumentalisent le système. Autre exemple : les crédits d’impôts qui ont simplement servi à alimenter de bonnes marges pour les fabricants et installateurs.
    Au moment d’installer la production d’eau chaude chez moi, j’ai fait l’effort de m’intéresser au solaire, sachant que j’installais moi-même. Coût des fournitures après recherche : 10 fois plus cher que la simple installation chauffe-eau que j’ai faite. Bien entendu, les études ne font jamais apparaître non plus le remplacement du matériel car un appareil qui chauffe de l’eau, ça vieilli et meurt également.
    Je suis convaincu du bien fondé des technologies solaire/éoliennes/marée-motrice, etc... Mais je suis également convaincu que c’est du bon business... Et qu’il s’agirait de faire le ménage dans ce secteur. Tout comme l’alimentation bio qui est bien souvent une véritable arnaque dès lors qu’on regarde un peu les prix de vente.

    En fait, de l’arnaque pure et simple.


  • Denzo75018 7 août 2013 17:44

    C’est bien connu les gens de Gauche et encore moins d’extrême gauche (les verts..écolo) se foutent de combien ça coûte, de toute façon ils sont là pour ruiner la France !


  • abelard 7 août 2013 18:57

    Bonjour à tous,

    Même si je ne partage pas toutes les orientations de cet article, il a le grand avantage de lancer un débat qui devrait être prioritaire dans notre pays aujourd’hui.
    A ma grande joie je constate qu’à part les trolls habituels qui ont oublié leur cerveau dans le taxi les réactions sont très intéressantes...

    Pour ma part, je pense qu’une transition énergétique réelle ne peut s’opérer qu’à condition d’oublier les solutions miracles.
    Nous n’avons pas fini de payer la folie des illuminés du « tout nucléaire », nos arrières petits enfants non plus... Il ne faudrait pas tomber dans le même travers en cherchant une solution unique de production énergétique.
    D’autre part, les centrales de grande production posent un problème rarement évoqué, celui de la perte d’énergie en ligne... Eh oui, l’electricité ne se transporte pas très bien, surtout sur de longues distances...
    Comme pour l’industrie, une bonne vision à long terme des solutions énergétiques implique la relocalisation et la diversification des modes de production.
    Chaque région possède des atouts particuliers qu’il conviendrait d’exploiter au mieux.
    Dans ma région, berceau de la « houille blanche », en dehors des grands barrages il existe de nombreuses chutes d’eau qui pourraient être équipées par des turbines de nouvelle génération afin d’alimenter des villages ou des petites villes...
    La géothermie, qui est l’une des pistes les plus intéressantes, pourrait se développer dans le massif central ou en Alsace.
    Le solaire concernerait surtout, bien sûr, le sud de la France.
    L’énergie éolienne devrait se développer en mer, au large des côtes atlantiques, sans défigurer aucun paysage. De nouvelles turbines à haut rendement ont été expérimentées au Japon avec des résultats prometteurs...
    L’énergie marémotrice a encore de beaux sites d’équipement possible...

    Je signale l’une des possibilités dont on ne parle jamais, il s’agit de « L’énergie Thermique des Mers » (ETM)... Une idée poétique due à la plume de Jules Verne et développée par d’Arsonval qui consiste à utiliser la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes des océans. Une source d’énergie illimitée qui a de plus l’avantage de produire de l’eau douce...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_thermique_des_mers


    • joletaxi 7 août 2013 19:18

      votre commentaire prouve au moins une chose :

      vous n’y connaissez rien, vous n’avez pas la moindre idée de ce dont vous parlez, mais vous avez une excuse, vous êtes très nombreux dans ce cas,.
      L’autre jour ,j’entendais Mme Lepage nous donner un avis « éclairé » sur la soi-disant indispensable transition énergétique.
      Elle a au moins une excuse.elle est avocate,elle peut donc dire les pires idioties.
      Quand je pense au c’est ce genre de zozos qui vont déterminer notre futur énergétique, ....


    • abelard 7 août 2013 20:17

      Ah tiens... Zozo dans le taxi... Toujours pas retrouvé ce cerveau, alors... Vous avez pensé à regarder dans le cendrier ?

      Après vous avoir lu défendre l’atome et le DDT j’ai pensé à un nouveau slogan pour vous : « Zozo dans le taxi, heraut des toxiques ! »

      Comme devoir de vacances, vous nous écrirez :
      - Une ode à l’amiante.
      - Une sonnet dédié aux bienfaits de la dioxine commençant par « Seveso mon amour... »
      - Une recette de poisson au mercure.


    • joletaxi 7 août 2013 21:33

      mais oui, mais oui...

      comme vous ne pouvez argumenter sur le fond, reste juste à servir vos habituelles plaisanteries idiotes.


  • BA 7 août 2013 20:07
    Mercredi 7 août 2013 :

    A Fukushima, 300 tonnes d’eau contaminée se déversent chaque jour dans le Pacifique.

    Voilà des mois que les informations sur les fuites d’eau radioactive issue de la centrale de Fukushima sortent graduellement au grand jour, sans que soient révélés officiellement leur ampleur ou leur impact sur l’environnement. 

    Le gouvernement japonais a finalement rendu publique une estimation de leur quantité, mercredi 7 août : ce sont 300 tonnes d’eau contaminée qui se déversent chaque jour dans l’océan Pacifique, plus de deux ans après la catastrophe nucléaire causée par un séisme et un tsunami, en mars 2011.

    Qualifiées de « situation d’urgence » mardi par l’Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA), ces fuites ont été estimées par l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), en termes de radioactivité, à vingt à quarante mille milliards de becquerels entre mai 2011 et juillet 2013.

    Le premier ministre, Shinzo Abe, un conservateur favorable à la relance de l’énergie nucléaire, a évoqué « un problème urgent qui suscite beaucoup d’inquiétude dans la population », et s’est engagé à accentuer les efforts du gouvernement pour contenir ces fuites – que le gouvernement prévoit de limiter à 60 tonnes par jour à partir de décembre.

    POISSONS RADIOACTIFS

    A la fin du mois de juillet, Tepco était revenu sur sa théorie selon laquelle l’eau chargée de tritium, de strontium, de césium et autres éléments radioactifs stagnait sous terre, avouant qu’elle atteignait l’océan. A la suite de cet aveu, l’autorité nucléaire japonaise a prévu d’enquêter sur les causes de ces fuites et de surveiller la contamination de l’océan.

    Ces rejets dans le Pacifique n’étaient cependant un secret pour personne. En janvier par exemple, un poisson pêché près de la centrale présentait un niveau de contamination radioactive plus de 2 500 fois supérieur à la limite légale – au grand dam des pêcheurs de la région.

    Et alors que Tepco assurait encore que l’eau restait bloquée dans les sous-sols, l’opérateur avait enregistré, dans un puits situé entre les réacteurs et la mer, un niveau de radioactivité de plusieurs dizaines de milliers de fois supérieur à la dose limite admise pour de l’eau de mer – niveau qui grimpait encore au mois de juillet.

    CUVES, PRODUIT CHIMIQUE ET FILETS

    Ces fuites d’eau radioactive sont issues du refroidissement des réacteurs ravagés. De l’eau douce y est injectée en permanence pour les maintenir à une température inférieure à 50 ºC. Chaque jour, ces opérations produisent 400 tonnes d’eau hautement radioactive, dont une partie est stockée dans des réservoirs souterrains. Tepco a reconnu que certains d’entre eux fuyaient.



    • joletaxi 7 août 2013 21:36

      cet article du monde montre que soit le journaliste n’a rien compris, soit il se livre aux habituelles manipulations habituelles de l’immonde quand il s’agit de l’atome.

      Vous n’avez visiblement rien compris non plus à la problématique.
      Et vos affirmations ne sont en rien conformes à ce qui est mesuré sur place, mais c’est habituel.


    • joletaxi 7 août 2013 21:38

      cool, pas de panique,il n’y a plus d’augmentation des t° globales depuis 17 ans, et ces 5 dernières années, ce serait plutôt une baisse.
      Et tous les modèles climatiques sont dans les choux,complètement à la ramasse.

      Tiens, on a eu un hiver rigoureux, et on a un été chaud et ensoleillé.
      ce changement climatique est une vraie catastrophe non ?


    • Croa Croa 7 août 2013 23:14

      Tout à fait, lorsqu’on va dans un mur la manette d’urgence est le frein et rien d’autre !

      Il faudrait donc arrêter les gaspillages d’énergie et mettre carrément en place un rationnement.

       ******
      Et la transition ?

       smiley smiley Elle viendra, mais  APRèS ! smiley smiley


  • antyreac 7 août 2013 21:55

    La France a raison d’être pas pressé pour accepter des nouvelles énergies 

    Elle un parc des centrales qui lui donne une avance sur les autres pays et une tranquillité pour plusieurs années encore et d’ici là elle a le temps de voir venir
    Entre temps une invention ou des améliorations des techniques lui permettra d’aborder le tournant dans des bonnes conditions

  • BarbeTorte BarbeTorte 7 août 2013 23:16

    Elle souiligne le surcoût du solaire (jusqu’à 11 fois plus cher que le nucléaire) et de l’éolien (jusqu’à 2,3 fois) et appelle à « contrôler les abus » dans le versement des subventions aux opérateurs privés.

    Et bien évidemment, vous avez pris dans le cout du nucléaire le démantèlement des centrales ? et le stockage pendant minimum 100.000 ans des déchets ultimes ?
    Ah bah oui, on s’en fout, c’est les générations futures qui vont payer....


  • tinga 8 août 2013 05:29

    La transition énergétique, il fallait la faire il y a 40 ans, maintenant, avec l’inertie du système, il est trop tard, la france devra gérer dans le meilleur des cas au moins un accident de type tcherno/fuku dans les 10 ans à venir, la prolongation des réacteurs qu’on ne sait pas vraiment démanteler entraîne des dysfonctionnements de plus en plus fréquents, les solutions sont multiples pour d’autres sources d’énergies, il fallait y penser avant.


    • Croa Croa 8 août 2013 09:16

      Il n’est jamais trop tard. Le pire aspect de cette solution tardive c’est surtout son faible potentiel.


  • Ruut Ruut 8 août 2013 07:17

    Pour le nucléaire comment garantissez vous l’inviolabilité des sols sur 4,5 milliards d’années ?

    ça fait quel coût un site inutilisable pour 4,5 milliards d’années ?
    En cas de catastrophe comme au japon, un pays irradié pendant 4,5 milliards d’années, ça coûte combien (sols inutilisables, poisson impêchables etc ...) ?

    Une production pour 30 ans et des emmerdes sur 4.5 milliards d’années... pas rentable c’est évident.

    Les centrales nucléaires ça sert juste a faire des armes nucléaires.



  • CN46400 CN46400 8 août 2013 08:10

    Les données ce matin (8 aout) à 8heure :


    -Solaire = 0 MW
    -Eolien = 757 MW
    -Charbon = 1724 MW
    -Hydraulique = 6677 MW
     -Nucléaire = 41644 MW
     -Exportation = 12476 MW (Suisse, Italie, Bénélux, GB, Espagne, Allemagne, dans l’ordre)

    • amiaplacidus amiaplacidus 8 août 2013 17:30

      Mes données personnelles en juillet 2103 :

      Ma production photovoltaïque : 955,15 kWh
      Ma consommation électrique totale : 126,32 kWh
      Voiture : environ 25 litres de gazole.

      Pas d’autres consommation d’énergie, pas de gaz (cuisson des aliments à l’électricité).


    • amiaplacidus amiaplacidus 8 août 2013 17:55

      Bon, le mois de juillet, c’est facile, le photovoltaïque est au maximum de sa forme .

      Mais pour être vraiment objectif, il faut tabler sur l’année entière, de juillet 2012 à juillet 2013, année particulièrement pourrie au printemps :

      Ma production photovoltaïque : 7569,61 kWh
      Ma consommation électrique totale : 6720,46 kWh
      Voiture : plus difficile, je n’ai pas conservé les chiffres, mais, environ 12.000 km à 5,5 l / 100km => 660 litres de gazole.
      Chauffage : la consommation de la pompe à chaleur (géothermique, forage à 210 m) est comprise dans la consommation électrique donnée plus haut.

      En 2013, j’ai donc fourni 849,15 kWh d’électricité, et n’ai consommé aucune autre énergie que les, environ, 660 litres de gazole pour les déplacements.


  • Ruut Ruut 8 août 2013 08:40

    La période de l’uranium-238 est de 4,5 milliards d’années. Celle de l’uranium-235 qui disparaît plus vite n’est « que » de 700 millions d’années.



  • Stof Stof 8 août 2013 09:12

    L’ecolo-bashing est à la mode ces derniers temps. Je pense que la raison principale est que la plupart des gens refusent d’admettre qu’ils ont eu tort.
    Les Verts ont raison depuis 40 ans sur à peu près tous les sujets ? D’un coup l’écologie devient l’affaire de tous, ce qui justifie de ne pas voter pour eux...
    D’après le dernier rapport de la cour des comptes (une institution de bobos et de hippies bien connue), les coûts réels du nucléaire s’approchent désormais de l’éolien.
    Alors ? Alors rien, attaquons juste le solaire.
    C’est surement à cause des bobos de Pékin que la Chine est devenue championne du photovolataïque.
    La France a toujours une guerre de retard et s’accroche au nucléaire, vieille technologie des 30 glorieuses. Et refuse d’imaginer le 21ème siècle.
    Siècle qui verra la disparition du pétrole, notemment.
    La seule source de croissance et de gain de productivité qui reste pour la France, désormais, réside dans les économies d’énergie et la filière verte (liée à l’agriculture). Si on refuse de comprendre celà, on s’enfoncera dans la crise inexorablement en s’accrochant à des chimères et en sacrifiant tout le reste (salaires, sécu, retraites etc.).
    Selon moi le problème de fond est moins le réchauffement climatique, que la fin du pétrole bon marché, dont on voit déjà les effets au niveau de ce que l’on nomme « la crise ».


    • joletaxi 8 août 2013 11:01

      vous êtes dur hein ?
      même si l’éolien était à la moitié du prix du nucléaire, cela ne résoudrait pas le problème de la production erratique.
      Pourquoi croyez-vous que les Allemands construisent des centrales au charbon ?
      Et ils n’en ont fermé aucune, malgré des investissements colossaux dans le renouvelable.Ils commencent même à brûler du bois.

      Vous ne voulez pas comprendre qu’un réseau électrique doit impérativement être équilibré entre demande et production, et que en aucun cas, les renouvelables ne peuvent répondre à cette condition.
      Vous parlez de croissance
      vous feriez bien de regarder ce qui se passe en Allemagne, qui pour préserver son industrie a reporté les surcoûts du renouvelable sur les particuliers(pas sur que l EU ne les mette pas à l’amende d’ailleurs)

      Pour ce qui est des territoires condamnés pour 4.5 milliards d’années, on a des exemples:Nagasaki, Hiroshima
      A force de lire vos éternelles idioties, je fatigue.


    • Stof Stof 8 août 2013 19:55

      La production erratique a les mêmes inconvénients que la production linéaire.
      Or, avec le nucléaire on a résolu le problème par la surproduction. Il suffirait de faire de même avec l’éolien. Sans compter qu’il existe des solutions de stockages (pas très efficaces, je l’admet, au stade actuel).
      Mais vu le peu de production renouvelable, on est encore bien loin de ce problème.

      Je ne suis pas « dur », juste patient smiley


  • Roberton 8 août 2013 11:37

    La loi de Moore est valable uniquement pour l’électronique, l’aviation en 50 ans a divisé par trois sa consommation de 10 à 3 l par passager/100km, l’automobile bien moins. L’éfficacité énergétique ne c’est améliorée que de 30% en 50 ans pour l’ensemble des procédés industriels. Retournez voir Carnot !!!! 


  • Cassiopée R 8 août 2013 12:35

    Les énergies renouvelables sont trop marginales même pas 5%, et dans les pays industrialisés elles sont délocalisés en Chine, qui n’est pas connu pour son exigeance environnementale.

    A ce stade, l’emballement du réchauffement climatique continuera, le réchauffement climatique est en train de modifier la chimie de la Terre par le cycle océan-atmosphère. C’est droit dans le mur...


    • joletaxi 8 août 2013 12:54

      vous êtes bornés ou quoi ?

      il n’y a plus d’augmentation des t° globales, quel que soit la référence,depuis 17 ans !

      point barre.

      des enclumes


  • cadou 8 août 2013 13:20

    Petit rappel historique : le nucléaire français est né en 1945 sous l’initiative du général De Gaulle qui y voyait un bénéfice à la reconstruction de la France ainsi qu’à la Défense nationale. Les cendres d’Hiroshima et Nagazaki étaient encore chaudes lorsqu’il créa le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en octobre 1945. La France devait rester dans La course au nucléaire si elle voulait conserver un poids géopolitique considérable. La crise du canal de Suez en 1956 a d’ailleurs été un bon catalyseur qui a définitivement convaincu les derniers réticents que la France devait posséder la bombe, au moins comme force de dissuasion.

    La question du démentèlement des centrales sur le long terme n’a probablement jamais dû effleurer l’esprit grandiose de nos scientifiques à l’époque quand ils se sont attelés à la tâche. C’est ainsi qu’on se retrouve aujourd’hui avec un problème insoluble sur les bras.

    Problème d’autant plus insoluble que le nucléaire français appartient à AREVA (monopole)et que ses dirigeants ne sont pas du tout pressés de tordre le cou à leur poule aux oeufs d’or. Les profits engendrés sont tellement colossaux que cette situation ubuesque les pousseront à camper sur leur position jusqu’à qu’un Tcherno ou un Fuku viennent frapper notre mère patrie. Et encore... Pas sûr qu’un tel drame les arrête définitivement car il y aura toujours des personnes mal avisées pour nous rassurer et nous désinformer (voir ce qu’il se passe actuellement au Japon).

    Le nucléaire, c’est bon, mangez-en !


  • interlibre 8 août 2013 14:04

    Bonjour,

    J’aimerai faire un petit point sur le changement climatique.

    Alors déjà ce serait bien de fournir des liens vers des articles de sites SCIENTIFIQUES.
    Sérieusement vous pensez que des sites libéraux comme Contrepoints sont objectifs à ce sujet ? C’est comme demander une etude sur les méfaits de la publicité à Tf1.

    Le réchauffement climatique pour les libéraux c’est comme le cancer pour les cigarettiers ou l’obésité pour MacDonald. Ça fout en l’air tout leur business et leurs théories du coup on désinforme et/ou on se voile la face. On va chercher le 1% des scientifiques qui réfutent les thèses admises par les 99% restants...
     
    On arrête la désinformation svp.

    Voila objectivement ou on en est :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverses_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

    Je cite :

    « l’existence du réchauffement climatique : au sein de la communauté scientifique, l’existence n’est plus mise en doute, mais l’ampleur du réchauffement l’est davantage, notamment par rapport à d’autres périodes de réchauffement plus anciennes. »

    Ci dessous des informations supplémentaires récentes :
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/oceanographie-ocean-arctique-emet-methane-atmosphere-38396/
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-davantage-inondations-cause-rivieres-atmospheriques-47992/ ?
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-fonte-groenland-elle-acceleree-depuis-2000-47885/ ?
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/changement-climatique-gaz-effet-serre-ils-changent-bien-circulation-atmospherique-47415/ ?
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-climat-france-cours-xxie-siecle-46922/ ?
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-changement-climatique-laisse-son-empreinte-stratosphere-46647/ ?


    • interlibre 8 août 2013 15:02

      Histoire d’en rajouter un peu, une info d’aujourd’hui :
      http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/oceanographie-impact-rechauffement-ocean-mondial-enfin-mesure-48204/
      Autrement dit les poissons et mammifères marins ,eux, s’adaptent déjà au réchauffement alors que nous, espèce soit disant « supérieure » (en connerie ça c’est clair) on en est encore à se disputer pour savoir si le réchauffement existe vraiment....

      Moralité :

      Poissons > Hommes (en tout cas à certains hommes...)


    • jipebe29 jipebe29 9 août 2013 16:29

      Aucun des sites que vous citez n’a une qualification scientifique sérieuse en ce qui concerne le climat.


    • interlibre 10 août 2013 11:55

      Et bien si effectivement ces sites ne sont pas des sites de publications scientifiques officiels ils sont plus neutres et objectifs et sont plus crédibles que des sites pseudo économiques ventant une idéologie. Ils ont aussi l’avantage d’être plutôt accessible et lisible, ce qui est rarement le cas avec des publications scientifiques qui ne sont pas destiné au public. Mais j’attends avec impatience que l’on me donne le lien d’un site de publications scientifiques officiel et neutre montrant que le réchauffement climatique n’existe pas.


  • cadou 8 août 2013 15:09

    "je vous remets le lien

    c’est en français, ça devrait le faire....
    lisez avec le doigt, c’est plus sur"

    Quelle gentillesse Jo smiley Je ne m’attendais pas à voir ton fiel couler sur mon premier post. Tu me fais trop d’honneur ! Tu dois surtout être bien malheureux pour être aussi méprisant envers des inconnus. Tu m’excuseras si je ne monte pas dans ton taxi mais les relents de croquette sur ta banquette arrière sont plus que nauséabonds.

    Il n’y a qu’un lien qui fonctionne au passage (oui, j’ai pris la peine de vérifier).


  • Stof Stof 8 août 2013 19:57

    Pour la première fois, le pôle nord a fondu au mois de juillet....


  • jipebe29 jipebe29 9 août 2013 16:10

    Et voici, en complément à cet article, un petit document sur les EnR et leurs nombreuses tares :
    http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=138539


  • jipebe29 jipebe29 9 août 2013 16:19

    Non polluantes, les EnR ?

    L’auteur de cet article ferait bien de se renseigner sur les pollutions des terres rares (indium, néodyme) largement utilisées dans les EnR.

    L’extraction et le traitement des terres rares se font essentiellement en Chine, et les dégâts sur la santé publique et l’environnement sont considérables. mais nos khmers verts n’en ont rien à cirer, car, n’est-ce pas, il faut sauver la planète des effets cataclysmiques du méchant CO2 anthropique (en oubliant qu’il n’y a plus de RC depuis 1997, que l’action présumée du CO2 sur T est une hypothèse non prouvée, mise à mal par son absence de signature en zone tropicale et par deux publications de physiciens, et enfin en oubliant que l’augmentation du CO2 a pour causes essentielles des processus naturels...). Mais chut, omerta sur tout ce qui dérange le dogme du RCA et l’hystérie des escrologistes....


  • alain38 10 août 2013 11:00

    Deux compléments importants à cet article qui démontre l’aberration économique de l’éolien et du PV : 

    - le gouvernement consacre environ 4 milliards d’€ à subventionner le PV (chinois) qui n’a permis d’économiser que moins de 1/1000 de l’énergie fossile. La même somme utilisée pour subventionner l’isolation des bâtiments, donc les économies d’énergie, aurait permis d’isoler 400 000 logements par an, donc d’économiser beaucoup plus d’énergie tout en créant des emplois dans le bâtiment.
    - éolien et PV sont des énergies « intermittentes », qui ne produisent que suivant les caprices de la météo. Leur introduction dans le « mix énergétique » déstabilise le réseau (il faut compenser leurs variations aléatoires), et au delà de 20 à 30% on risque la panne générale (ou black-out). C’est ce qui va bientôt arriver en Allemagne. Ne suivons donc pas son chemin, et investissons plutôt dans la recherche sur des moyens de lutte contre cette intermittence (dispositifs de stockage de l’énergie).
    En attendant, profitons de nos centrales nucléaires, non intermittentes, non polluantes, 100% françaises et produisant un kWh à coût imbattable ! 

    • sylvie 12 août 2013 18:13

      « non polluantes, 100% françaises et produisant un kWh à coût imbattable ! »
      plus c’est gros mieux cela passe,


  • sylvie 12 août 2013 18:12

    N’oubliez pas svp d’écrire « énergie, le coût du nucléaire » et bon courage...


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